FéeNyx a écrit : lun. 7 juil. 2025 04:35
Je ne sais pas s’il est très pertinent de calculer l’écart / la différence qui existe entre le QI global estimé à l'issue du test de QI (WAIS IV, par exemple) que l'on a passé chez un professionnel et le « QI » mesuré dans le cadre du test en ligne dont il est présentement question. En effet, ce dernier ne concerne qu’un type spécifique d’exercice : les matrices logiques, qui ne représentent qu’un seul subtest parmi d’autres dans la WAIS-IV. Un peu comme si le test en ligne estimait notre « QI » relatif aux matrices uniquement. Avant de passer le test en question, on peut d’ailleurs lire ceci :
Pascalita a écrit : lun. 7 juil. 2025 08:30
Comme le dit le passage mis en exergue par FéeNyx, il ne s'agit pas de la totalité du test mais seulement des matrices, un subtest sur dix. Donc même si tu récoltais ici suffisamment de réponses pour que la comparaison soit valable, elle ne porterait que sur cet item en particulier, et non sur le diagnostic global.
Il s'agit d'une composante des tests d'intelligence, mais il s'agit de la composante qui mesure le mieux ma définition de l'intelligence. Les autres composantes devraient être corrélées à cette composante. Les vrais tests s'égarent selon moi à mesurer maladroitement des aspects qu'ils attribuent maladroitement à l'intelligence sans aucune exhaustivité.
En fait, les exercices visuels mesurent réellement l'intelligence selon moi. Pour mesurer la vraie intelligence, il faut faire attention à ne pas intégrer le facteur culturel. Tous les exercices qui consistent à manipuler des mots sont à exclure.
On me demande : "si A a cassé la voiture de B, qu'il s'excuse à B, est-ce que A a fait quelque chose
qu'il n'aurait pas dû faire?". Je demande : "est-ce que A a fait exprès, mais le cache à B?". Je demande aussi "est-ce que B en veut quand même toujours autant à A ?". On refuse de me répondre ou on me répond partiellement. Est-ce qu’on me demande si s’excuser est quelque chose de mal ou si casser la voiture de quelqu’un est mal ? Est-ce que j’ai vraiment besoin d’expliquer que je pense que casser la voiture de quelqu’un est mal ? Sinon pourquoi on me le demande ? Alors, je réponds : "A n'a pas fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû faire, s'il n'a pas fait exprès". Des inconnus que j'ai croisés rapidement à l'aéroport par exemple ou des connaissances me disent souvent que j'ai une intelligence "émotionnelle" (que je suis empathique ou que j'ai un bon sens de l'écoute). Pourtant, je lis dans le rapport de l'évaluation qu'on me compare à un autiste, parce qu'on m'a posé des questions qui me semblaient tellement évidentes que je suis passé à côté de l'évidence. L'évaluateur refuse de me répondre pour que l'évaluation reste juste pour tous. Au final, je me sens comme à l'école où je manquais souvent les questions les plus faciles, parce qu'elles étaient idiotes ou orientées.
En fait, je ne comprends pas en quoi les questions qu'on me pose servent à mesurer mon intelligence, alors je suis très peu motivé à y répondre. Je pose des questions justement pour comprendre ce que l'exercice essaye de cerner chez moi, mais on ne me répond pas. L'évaluateur ne sait probablement lui-même pas ce qu'il évalue.
Les exercices numériques ont la propriété de mesurer réellement l'intelligence, mais ils comportent aussi un certain biais, parce que certains sont plus habitués que d'autres à travailler avec des chiffres dans la vie de tous les jours. Par exemple, un caissier est plus porté à faire du calcul mental qu'un ingénieur, parce que l'ingénieur compte plus souvent sur des outils informatiques pour être sûr de ses résultats. Les mathématiques d'un ingénieur se soucient peu du calcul mental, ils se soucient d'être capable d'aboutir à des relations complexes entre des paramètres et de trouver des solutions pratiques pour calculer des valeurs numériques.
Bref, je ne pense pas que le WAIS IV mesure l'intelligence avec la précision qu'on lui accorde. Je pense qu'il y a un grand facteur de biais culturel. Il y a aussi un facteur de complicité entre l'évaluateur et l'évalué. Bien que test que je vous propose de passer ne soit qu'un aspect du WAIS IV, il est selon moi l'aspect qui est le plus en corrélation avec l'intelligence d'un individu.
Je pose le postulat que les tests en ligne sont plus précis que les vrais tests. Je cherche à contredire mon postulat. Il suffit que la majorité des gens soient au centre de l'intervalle de confiance pour que mon postulat soit faux. Cependant, si la majorité des gens n'y sont pas, alors je ne pourrais rien conclure en soi, mais je saurais qu'il y a un grand décalage entre les deux tests. Ceux dont le bilan est positif diront que c'est de la faute des tests en ligne. Ceux qui ont un bilan négatif diront que c'est la faute des vrais tests. Comme j'ai un autre postulat selon lequel les vrais tests n'évaluent pas la vraie intelligence, vous savez pour quelle hypothèse je risque de pencher.
Pascalita a écrit : lun. 7 juil. 2025 08:30
Je pense que ça t'importe encore, puisque tu nous demandes de nous prêter au jeu pour pouvoir indirectement te situer par rapport à ceux qui auront répondu. Mais d'une part, l'échantillon ne sera pas suffisamment grand pour être représentatif, et d'autre part, la comparaison ne me semble pas pouvoir être pertinente.
En fait, je veux dire que je ne me soucis plus d'avoir la reconnaissance des autres. Je cherche à me faire un avis personnel peu importe s'il ressemble à du déni.
Pascalita a écrit : lun. 7 juil. 2025 08:30
Tu dis aussi que "
les tests en ligne te stimulent", d'où je déduis que tu en as fait plusieurs. Or il y a un effet d'apprentissage sur ces tests-là, donc très vite, les résultats sont faussés. C'est comme si tu étais dopé : les capacités de base sont là mais elles sont boostées. Et les capacités de base, tu les as sûrement ; les gens qui se posent la question de la douance sont en général des gens intelligents...
La première fois que j'ai passé un test de QI en ligne, j'avais 12 ans. J'ai obtenu un score de 126 (ou 128 je sais plus trop). J'étais surpris d'un résultat aussi élevé. Je faisais le test sans trop comprendre les questions. Je répondais instinctivement. Le test me transcendait comme s'il ramenait à la conscience ce qui m'est habituellement inconscient en me stimulant. Évidemment, je n'ai pas pris le résultat au sérieux. Je pensais qu'il était largement surestimé, parce que j'avais fait n'importe quoi selon moi.
J'ai ensuite passé à nouveau des tests vers mes 17-18 ans pour le défi. Je ne prenais toujours pas mes résultats au sérieux même si j'aimais croire que mon QI réel puisse s'en rapprocher. Lorsque je me suis intéressé par hasard à la douance, je savais qu'on parlait de moi. Chaque aspect me correspondait. Il y en avait qui me parlaient moins, mais à travers des flashs je revoyais à quoi il référait par rapport à mon vécu.
Je n'ai rien dit au psychologue pour éviter de le biaiser. Durant notre première consultation, avant même que je n'envisage l'hypothèse de la douance, j'avais déjà expliqué que je me sentais comme un "alien" sans qu'il n'y prête attention. Alors, j'ai répété à nouveau cette phrase clé. La séance suivante, il m'a immédiatement confié qu'il soupçonnait chez moi de la "Douance". Puis, j'ai vu un psychiatre. Dans ses recommandations, il me suggère de passer un test de QI, après seulement 3 heures d'entretien. Le psychologue m'explique que le psychiatre lui-même soupçonne de la Douance chez moi, alors je l'accuse de lui avoir passé le mot, mais j'apprends qu'il n'en est rien. La conclusion du psychiatre lui appartenait.
Certains de mes professeurs semblaient aussi soupçonner de la Douance chez moi même s'ils ne me l'ont pas exprimé clairement. À 8 ans, mon institutrice était surprise de se rendre compte que je connaissais tous les grands évènements historiques du monde occidental. À 12 ans, une autre institutrice confie à ma mère qu'elle pense que je suis "très intelligent". Il y a plein d'autres détails qui ne seront pas pertinents à expliquer ici, parce que l'explication de leur contexte serait trop longue.
Le test de Mensa Norvège est le premier test que j'ai passé depuis que j'ai passé le WAIS IV. Je m'attendais à bien rigoler avec un faible score. Je me serais dit : "tu as mal performé, mais tu t'en foutais de toute manière, c'était juste pour t'amuser". Parce que toutes ces histoires de douance me passent par-dessus la tête depuis. Pourtant, j'obtiens un score élevé. Ce score a particulièrement attiré mon attention, parce que ce test est l'un des plus crédibles que vous pourriez trouver en ligne actuellement (à l'époque, il y en avait +).
J'ai certes passé plusieurs tests en ligne, mais ils sont étalés sur presque 15 ans. Je ne m'amuse pas à enchaîner les tests. En fait, lorsque j'enchaîne les tests, c'est l'inverse qui se produit : je performe moins bien, parce que je m'en lasse. Je pense que mon parcours académique a plus d'impact sur mes résultats que les tests eux-mêmes. Ce n'est donc pas un facteur de biais important.
Pascalita a écrit : lun. 7 juil. 2025 08:30
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Désolé, tout ça est très long et mal écrit, j'avais besoin de le mettre en contexte.
