Airs en vrac

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Tamiri
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Message par Tamiri »

Bonsoir, c'est un topic façon playlist de plus, mais cette fois pour de l'opéra, de la comédie musicale et autres formes voisines, et ceci par airs séparés, en rebond de l'hommage à José van Dam initié dans l'autre topic où nous mettons habituellement plutôt des critiques de spectacles complets.

Pour le coup, l'écoute d'extraits d'opéras occupe la plupart de mes trajets quotidiens, au retour seulement (à l'aller : je somnole en regrettant mon lit).

Pour le moment :
https://youtu.be/KLnxtCwL09k?si=muZKwvccPvVh-Mob
Simona Šaturová, soprano tchèque qui, je trouve, mérite d'être connue. Dans le spectaculaire "Palesar vorrei col pianto" extrait du Bellerofonte de Josef Mysliveček. Chef d'orchestre : Václav Luks.

Ici :
https://youtu.be/_zsJB7cHDfI?si=ETb1xAxZzINCalGj
Une version abrégée du même air se trouve dans le film Il Boemo de Petr Václav, pour l'ambiance du public napolitain particulièrement réactif selon les témoignages des contemporains, à l'époque où l'opera seria était le genre théâtral le plus populaire d'Europe.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Tamiri
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

En songeant à José van Dam, deux autres éminents barytons qui me sont revenus en tête et que je viens donc de m'empresser de réécouter. Comme van Dam, tous deux excellents "diseurs" en langue française :

Gérard Souzay, dans Castor et Pollux de Rameau (enregistrement de 1972, chef d'orchestre : Nikolaus Harnoncourt), pouvant semblant un peu maniéré avec le recul, mais maîtrisant en réalité jusque dans le moindre détail la prononciation du français théâtral tel que transmis jusqu'au milieu du vingtième siècle.
https://youtu.be/Uz1lZPHPvKI?si=5rAFSzeWtsBe2Cdw

Camille Maurane dans Les Indes galantes du même Rameau (enregistrement de 1942, chef d'orchestre : Maurice Hewitt).
https://youtu.be/L59aS4k_vvU?si=2bZs0qyAhO1rinwo&t=190
(Lien Youtube calé sur "Brillant soleil" que j'ai, seul, en CD. Si vous revenez au début, vous aurez le début de l'invocation au soleil ("Soleil on a détruit tes superbes asiles").
Hors-sujet
Pour qui serait dérouté par les accompagnements orchestraux de ces deux extraits qui ne correspondent plus aux standards actuels, voici le même extrait tiré d'un enregistrement cette fois au goût du jour : Thomas Dolié, sous la direction de György Vashegyi en 2019. C'est excellent mais le chanteur n'a certes pas la caractérisation des voyelles de son ainé.
https://youtu.be/Ni9FPYzueUY?si=LpnT_zMfDbdXgkl9
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Venu d'un autre monde, un de mes barytons préférés de tous les temps, Lawrence Tibbett. C'était un baryton "Verdi" américain qui était aussi acteur (jusqu'à la nomination aux Oscars), grande gloire du Metropolitan Opera malgré des origines très populaires : fils du shérif d'une bourgade de l'Ouest, il avait été ouvrier et soldat avant de passer au chant et jouait très bien de cette expérience dans son apparence et ses compositions scéniques. Il était très alcoolique, cela s'entend parfois et sa prononciation n'a rien à voir avec celle d'un Van Dam. Mais :favorite: :favorite: :favorite: .

Je ne mets pas forcément ce qu'il a fait de mieux, mais ce qui m'a le plus marquée chez lui. Tout est à écouter de toute façon.
Je conseille de regarder le deuxième clip, pour apprécier le jeu d'acteur de Tibbett.

Rigoletto, dans la malédiction des courtisans.

Cortigiani, vil razza, dannata

Escamillo, dans une mise en scène... intéressante.

Toreador

Mephisto (celui de Gounod)

Le Veau d'Or est toujours debout
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

Judith a écrit : sam. 7 mars 2026 07:31Je conseille de regarder le deuxième clip, pour apprécier le jeu d'acteur de Tibbett.
C'est un régal et un témoignage. Ce qui, s'il était le fait d'un metteur en scène d'aujourd'hui, serait une accumulation de clichés, relève ici de la solide maîtrise d'un "emploi", par lequel l'interprètemet en œuvre sa connaissance de l'archétype, de manière autonome à partir de simples indications sténographiques ; il est alors plus que probable que l'ensemble des attitudes, expressions, postures et gestes appartiennent non pas à un spectacle précis, mais au répertoire expressif de l'acteur. Le "Met" étant alors l'un des conservatoires des usages théâtraux traditionnels, on imagine la polyvalence demandée à un artiste à la fois rompu à ce savoir-faire en déclin et à la nouvelle manière cinématographique.


Passant par association d'idées à une autre vedette du Metropolitan Opera des années 1930, l'australienne Marjorie Lawrence, ici dans le rôle de Brunehilde dans Sigurd d'Ernest Reyer :
https://youtu.be/T60FJH0Gxoc
"Salut, splendeur du jour" (acte II, troisième tableau), enregistré en 1934 sous la direction de Piero Coppola.

Pour cause de soucis de santé, j'ai manqué l'an passé l'une des rares productions de Sigurd et donc ça me fait râler. Cette œuvre opulente et très peu jouée de nos jours (mais fréquemment montée jusqu'au milieu du XXe siècle) s'inspire du Chant des Nibelungen sans chercher spécialement de concurrence avec Wagner. Le traitement musical et dramaturgique est ici celui d'un "grand opéra" au format traditionnel, n'intégrant comme nouveauté qu'un usage limité du "Leitmotiv".

Pour ne pas rester que dans les vieilles cires qui grattent :
https://youtu.be/rhkk7TfL_TU
"Le bruit des chants s'éteint..." / "Esprits, gardiens de ces lieux vénérés" (Acte II deuxième tableau) par Roberto Alagna en 2014 (direction : Yvan Cassar).
Le malheur étant que personne n'a pensé à lui proposer le rôle titre quand il était encore temps : il ne restera probablement que cet unique extrait pour imaginer ce qu'il aurait pu en faire.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Ah oui, Sigurd, c'est une œuvre à découvrir. Je l'ai raté moi aussi à Marseille, c'est bête. Dommage en effet pour Alagna, mais l'air enregistré est très beau, c'est toujours ça.

Une autre chanteuse infiniment chère à mon cœur, un peu l’opposé d’un Tibbett, dont elle est en partie contemporaine, par ses origines, son style et son parcours : Leila ben Sedira.

A la différence du baryton américain, toutes les fées s’étaient penchées sur son berceau. Née dans une grande famille d’intellectuels et d’artistes algériens au tout début du XXème siècle, c’est une enfant prodige, d’abord comme pianiste : Saint-Saens en personne lui dispense ses tout premiers cours 8o , puis elle devient l’élève de Lazare-Lévy au Conservatoire de Paris (ça fait rêver…) : c’est ce dernier qui la convainc de se tourner vers le chant, alors qu’elle a dix-sept ans.
C’est une des artistes les plus consommées de son temps, avec un chant d’une clarté et d’une tenue exceptionnels. Je l’ai découverte et je suis tombée sous son charme, comme un peu tout le monde je suppose, dans le Pelléas et Mélisande de Désormière où elle tenait le rôle du petit Yniold.

Ici dans un duo avec Michel Etcheverry ( :favorite: ) extrait de l’œuvre, une des scènes les plus dérangeantes de l’opéra français, où Golaud oblige son très jeune fils à espionner sa mère adoptive au moment où elle se couche.

Nous allons nous asseoir ici

Ben Sedira a servi tant de compositeurs que le choix est difficile. Pour faire plaisir @Tamiri , voici l’Air de la poupée d’Offenbach (encore une scène troublante, mais bon).

Les oiseaux dans la charmille


Et puis un extrait de Mireille de Gounod, parce que j’adore Mireille et que c’est une œuvre oubliée.

O légère hirondelle
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Re: Airs en vrac

Message par homer »

Quand Tamiri et Judith discutent d'opéra, je m'assied et je savoure, avec popcorn (je ne mangerai pas le popcorn pendant les morceaux, promis)
C'est un type qui rentre dans un bar et qui dit "salut c'est moi !"; et en fait c'était pas lui.
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Message par Judith »

homer a écrit : mar. 10 mars 2026 12:49avec popcorn
Disons que ça peut gâcher un peu l'écoute, déjà que les disques anciens craquent... :D
La glace au chocolat, par contre, je recommande. C'est agréable avec la voix d'un ténor très languide, Sergeï Lemeshev par exemple

dans du Bizet, La romance de Nadir (en russe, comme ça pas de problème de prononciation du français).

Ou dans du Tchaïkovski, ce n'est pas mal non plus.

Kuda, kuda... (air d'adieu de Lenski dans Eugène Onéguine).

Si c'est trop de suavité, tu peux essayer la glace au café ou le sorbet au citron, pour relever l'ensemble.
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

Evidemment : :favorite: Ben Sedira :favorite:

J'ajoute l'un de ses grands rôles, Lakmé :
https://youtu.be/5h0ZhvMC--A

Egalement à son aise dans la tessiture beaucoup plus centrale de Cherubino (Les Noces de Figaro), ici dans la version opéra-comique de Jules Barbier et Michel Carré :
https://youtu.be/3Zm2lXKFNa4

Une curiosité trouvée en farfouillant Youtube : un extrait de Ô mon bel inconnu de Reynaldo Hahn. Sauf que normalement c'est un trio : ici Ben Sedira chante principalement le rôle de Marie-Anne, mais au besoin elle passe aussi sur les parties d'Antoinette et de Félicie.
https://youtu.be/faAvR8dS3cc
Hors-sujet
Pour référence, la version "complète" :
https://youtu.be/ntaWgdjzoio
Olivia Doray (Marie-Anne), Véronique Gens (Antoinette), Eleonore Pancrazi (Félicie), Orchestre national Avignon-Provence, Samuel Jean
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Airs en vrac

Message par homer »

Hors-sujet
Judith a écrit : mar. 10 mars 2026 16:00
homer a écrit : mar. 10 mars 2026 12:49avec popcorn
Disons que ça peut gâcher un peu l'écoute, déjà que les disques anciens craquent... :D
La glace au chocolat, par contre, je recommande. C'est agréable avec la voix d'un ténor très languide, Sergeï Lemeshev par exemple
Oui la glace au chocolat me parait un bon point de départ merci Judith. Je ferais attention au bruit en ouvrant le tiroir du congélateur :grin:
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

homer a écrit : mer. 11 mars 2026 12:58 Je ferais attention au bruit en ouvrant le tiroir du congélateur :grin:
Tiens, un air de personnage secondaire d’opéra napolitain.
https://youtu.be/Uhc4cbBOquM
Le public transalpin du dix-huitième siècle n’était pas spécialement discret et il n’était pas exclu de discuter ou de manger pendant les interventions des personnages secondaires. Donc là si tu veux, popcorn, frigo, etc.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Un chanteur que j'aime énormément, décédé trop tôt, et que je réécoute souvent : Henri Ledroit. Il n'a pas eu le temps d'enregistrer beaucoup, mais tout de même, on peut l'entendre encore

chez Haendel (Rinaldo)

Sulla ruota di fortuna

Dans la très belle

déploration sur la mort de Monsieur de Lambert (Dubuisson)

En Arnalta, berçant la future impératrice Poppée chez Monteverdi

Adagiati Poppea
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Re: Airs en vrac

Message par Douteur »

Un baryton qui me file la chaire de poule.
Avec un bon pianiste, c'est toujours agréable.
Schubert - Ständchen - Fischer-Dieskau / Moore 1958

[https://m.youtube.com/watch?v=ndWOc1qLL ... 4Bo7VqN5tD]

Je ne saurais dire si je suis hors sujet, si c'est le cas, n'hésitez pas à me le signifier.
“ Quand on sait ce qu'il en est de vivre de l'esprit, on sait aussi ce qu'est la faim dévorante du doute, et que le douteur est tout aussi affamé du pain quotidien de la vie que de la nourriture de l'esprit. ”
Søren Kierkegaard, Crainte et Tremblement (1843).

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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Ah oui, Fiescher-Dieskau... :favorite: :favorite: :favorite:
Pourquoi serait-il hors-sujet? 8o

On l'oublie parfois, mais il a chanté Wagner, Wotan pour Karajan et Kubelik. C'est un peu une curiosité, et pas ce qu'il a fait de mieux, mais c'est le premier Wotan que j'aie entendu.

Avec Oralia Dominguez en Erda (plutôt pour la chanteuse, d'ailleurs, puisque Wotan n'a que très peu de texte dans ce passage).

Weiche, Wotan, weiche Karajan 1968.

Et surtout

les adieux à Brunehilde. Kubelik 1978.

C'est beau. Mais mon Wotan préféré reste

Hans Hotter. :cheers:

On appréciera la différence. :D Après, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet, donc je vais prudemment m'abstenir.
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Re: Airs en vrac

Message par Douteur »

Judith a écrit : sam. 14 mars 2026 09:03 Ah oui, Fiescher-Dieskau... :favorite: :favorite: :favorite:
Pourquoi serait-il hors-sujet? 8o
Mon interrogation concernant le hors-sujet n'était pas sur Fischer-Dieskau, mais sur la forme lied.
Je n'étais pas certain que ce genre de pièce puisse entrer dans le sujet souhaité par Tamiri.

Toujours dans le même registre, j'ai l'intégrale des lieder de Schubert par Matthias Goerne, j'aime beaucoup.

Un extrait de Winterreise :
Gute Nacht avec Christophe Eschenbach.

[https://m.youtube.com/watch?v=mZ6ZcbdEg4c]
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Ah, je comprends. Il faut voir ce qu'@Tamiri entendait exactement par "autres formes voisines". J'avoue ne pas m'être posé la question pour ma part : j'ai posté des mélodies chantées par Henri Ledroit, par exemple, et j'en avais mis également dans le message d'hommage à Van Dam.
La mélodie de cour française et le lied sont assez éloignés de l'opéra, évidemment, encore qu'on puisse en débattre. A suivre donc. :help:
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Re: Airs en vrac

Message par Douteur »

Oui, c'était bien le "autres formes voisines" qui me posait question.
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

Ah oui au départ je ne me référais qu'aux formes théâtrales et à celles qui usent des ressorts du théâtre musical sans lui appartenir exclusivement (genre l'oratorio ou la cantate française), et donc je n'avais pas pensé au Lied ou à la mélodie (que je n'écoute pour ma part que très marginalement) ; mais il est vrai qu'ils ont pour partie les mêmes interprètes voire les mêmes compositeurs, de même d'ailleurs que la musique sacrée occidentale. Donc j'ai envie de répondre l'inévitable ça dépend, pour ma part je trouve que quand c'est pour illustrer l'activité d'un artiste lyrique, ce n'est pas du tout hors-sujet ; dans les cas où on ne sait pas où ça va, il y a au pire un topic "musique classique" mais c'est par définition un fourre-tout. Or je n'ai pas l'impression que le niveau d'activité actuel du forum justifie la création d'un topic séparé mais bon, je laisse justement aux amateurs du genre d'en décider. Sinon, toujours au vu du niveau d'activité du forum, ça peut tout aussi bien rester ici.
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

OK, je vais faire attention de mon côté. C'est vrai que comme je voulais rédiger un message sur Ledroit, les possibilités étaient assez limitées sur Youtube, mais j'aurais pu me donner un peu plus de mal (et j'adore la mélodie de Dubuisson que j'ai mise :$). Au temps pour moi.

Pour le contre-ténor du jour donc, à savoir Deller, il va falloir creuser un peu, mais ça doit pouvoir se faire. On sera coincés entre Purcell et Britten, mais bon, il y a pire dans la vie. :D
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Je change mon fusil d'épaule pour aujourd'hui, et je propose une mini "critiques de disques", enfin d'interprétations, avec trois chanteurs très dissemblables dans un extrait que j'aime beaucoup du Songe d'une nuit d'été de Benjamin Britten.

L'opéra est une adaptation de la pièce de Shakespeare, dans laquelle le rôle du roi des Elfes, Obéron, dont la querelle avec son épouse Titania perturbe la nature et par contre-coup, les activités humaines, est chanté par un falsettiste (je choisis ce terme à dessein pour ne pas entrer dans le débat haute-contre versus contre-ténor).

Voici donc I know a bank... , l'un des airs les plus marquants du rôle, où la voix de tête masculine déploie tous ses sortilèges, dans trois interprétations.

Alfred Deller

James Bowman

Jakub Josef Orlinski

Les trois versions ne peuvent pas se comparer aisément puisque leurs époques et leurs conditions d'enregistrement sont assez éloignées les unes des autres, mais on perçoit tout de même bien les différences. Personnellement, mon classement serait, sans l'ombre d'une hésitation : Bowman-Deller-Orlinski.
D'autres avis?
Hors-sujet
Pour la petite histoire, le grand musicologue Antoine Goléa jugeait Deller indécent et voulait le faire censurer par la police. C'était dans Purcell, mais son exclamation de pur dégout : "cet homme qui chante avec une voix de femme, c'est... c'est... c'est... enfin vous voyez ce que je veux dire!", restée fameuse, vaudrait sans doute pour l'interprétation de Britten. 8o :pale: :D
Je me souviens d'avoir entendu Goléa quand j'étais enfant, et j'en ris encore en écrivant ces lignes.
Πόλλ' οἶδ' ἀλώπηξ, ἀλλ' ἐχῖνος ἓν μέγα (Le renard sait beaucoup de choses, le hérisson n’en sait qu’une grande).
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Tamiri
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

Je botte en touche avec Russell Oberlin.
Le compositeur avait certes destiné le rôle à son compatriote Deller qui assure la création de l'œuvre en 1960 ; cependant, dès l'année suivante, pour l'entrée du Songe d'une nuit d'été au répertoire de l'Opéra royal à Covent-Garden, c'est l'américain Russell Oberlin qui reprend le rôle puis le fait connaître sur son continent d'origine.
Deller, étant le chambriste raffiné qu'on sait, dispose d'un timbre tout à fait particulier associé à une technique d'émission spécifique, très peu vibrée. Il est dans le même temps moins à à sa place sur une scène d'opéra : ses différents registres sont très peu homogènes et notamment son aigu sonne étroit et très peu puissant. Je me souviens par ailleurs avoir lu qu'il était piètre comédien (mais ne retrouve pas la source).
Oberlin montre pour sa part une technique vocale qui paraîtra probablement bien plus générique du monde opératique - ne serait-ce que par la projection et le vibrato. Je conçois donc que rétrospectivement, l'on puisse lui préférer la singularité de Deller, moins "terrestre". Cela étant dit, Britten n'a à ma connaissance pas désavoué la prestation d'Oberlin, qui n'est donc pas hors-sujet sur le plan historique, et pour ma part je trouve que c'est un chanteur impressionnant par la qualité de la fusion des registres. Ce sont en revanche deux incarnations très différentes et je puis concevoir que les admirateurs du britannique trouvent l'américain trop terre-à-terre.
Je remarque au passage qu'Orlinski, qui chante par ailleurs de l'opéra italien, s'emploie ici à alléger pour évoquer beaucoup plus Deller qu'Oberlin, ce qui dit quelque-chose de l'étendue de ses possibilités.
Judith a écrit : dim. 15 mars 2026 17:26le débat haute-contre versus contre-ténor
A priori, de nos jours il n'y a au moins plus ambiguïté sur le vocable "haute-contre" qui, dans l'usage actuel, désigne de nouveau, comme aux XVIIe et XVIIIe siècles, le ténor aigu spécifique à l'opéra français. Il est vrai qu'il y a eu des confusions dans la manière de s'exprimer au moins jusqu'aux années 1990. Sur "contre-ténor", on pourrait certes débattre sans fin sur les acceptions historiques ; en revanche l'usage désormais stabilisé, dans le monde francophone, est de réserver ce terme aux altos et mezzos masculins tels qu'on les entend depuis le milieu du vingtième siècle.
Judith a écrit : dim. 15 mars 2026 17:26 Pour la petite histoire, le grand musicologue Antoine Goléa jugeait Deller indécent et voulait le faire censurer par la police. C'était dans Purcell, mais son exclamation de pur dégout : "cet homme qui chante avec une voix de femme, c'est... c'est... c'est... enfin vous voyez ce que je veux dire!", restée fameuse, vaudrait sans doute pour l'interprétation de Britten.
Je me souviens d'avoir entendu Goléa quand j'étais enfant, et j'en ris encore en écrivant ces lignes.
De nos jours Goléa serait peut-être difficilement perçu comme un musicologue au sens de la recherche actuelle, ne serait-ce que parce qu'il s'asseyait joyeusement (ou plutôt dans son cas : rageusement !) sur les données historiques ; ainsi, en dépit des preuves archéologiques et matérielles difficilement contestables (comme au hasard : les instruments à vent conservés...) il considérait que jouer à un diapason autre que le standard 440Hz, c'était jouer faux :rofl: D'où une autre de ses sorties fameuses où il avait dit que la messe en si au diapason 415Hz, ça lui vrillait les oreilles, que ça devenait une messe en si bémol. Je ne retrouve plus la citation exacte. Quel phénomène... Bon, il faut dire que pas mal de gens écoutaient probablement La Tribune des critiques de disques en attendant avec impatience que ça s'écharpe un peu, et les protagonistes avaient beau jeu d'assurer le spectacle...
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Ah oui, Oberlin :favorite: :favorite: :favorite: .

Pour Goléa, oui, bien sûr : il a écrit et proféré un nombre incalculable d'énormités, mais tout n'est pas à jeter dans sa vaste production. Sur Schönberg par exemple, il y a de bonnes choses. Quoi qu'il en soit, tu as raison de rappeler que
Tamiri a écrit : lun. 16 mars 2026 20:39 pas mal de gens écoutaient probablement La Tribune des critiques de disques en attendant avec impatience que ça s'écharpe un peu, et les protagonistes avaient beau jeu d'assurer le spectacle...
Que oui : c'était le cas chez moi, et mon père avait pieusement enregistré les passages les plus savoureux de l'émission (dont celui sur Deller). Nous les réécoutions en famille pendant les vacances et Goléa nous enchantait immanquablement. :D Nous étions de fervents admirateurs de Deller, je le précise pour ne pas créer de malentendus.
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Re: Airs en vrac

Message par Tamiri »

Un disque qui m'accompagne depuis longtemps :
Arien aus der Berliner Operngeschichte, récital de Jochen Kowalski (1987)
Orchestre de chambre de Berlin sous la direction de Max Pommer
Édité par Eterna / VEB Deutsche Schallplatten Berlin (vinyle d'origine, photo ci-dessous), repris en CD chez Edel / Berlin Classics (mais également épuisé).
IMG_7562.jpeg
Si vous cliquez dessus vous voyez la photo dans le bon sens et n'oubliez pas d'admirer le chat au passage.

Mon extrait préféré
et l'accès à la playlist complète de l'album

Cet album, comme l'indique son titre, propose dix airs issus de l'histoire de l'opéra à Berlin, mais plus précisément du dix-huitième siècle sous les règnes de Frédéric 1er et Frédéric II de Prusse. La sélection comporte principalement des œuvres dont on sait qu'elles ont été jouées à Berlin pendant cette période par des troupes locales ou de passage. Il s'y trouve d'ailleurs une composition de Frédéric II qui était un bon musicien amateur. Le récital est composé à partir de sources provenant de bibliothèques berlinoises et saxonnes.
Comme l'indique le logo présent sur la pochette, cet album est l'un des produits dérivés officiels des festivités des 750 ans de la ville de Berlin en 1987. À l'époque de sa sortie, la totalité des extraits de ce disque étaient totalement inédits, les opéras dont ces airs avaient été tirés n'ayant jamais été enregistrés. Depuis, plusieurs d'entre-eux ont retrouvé le chemin des théâtres.

Avis aux oreilles sensibles, le style, en particulier celui de l'accompagnement orchestral, a vieilli...


Jochen Kowalski, notre héros, est né en 1954 non loin de Berlin. Il se destine initialement à une carrière de ténor et étudie en ce sens au conservatoire Hanns Eisler de Berlin, avant de "découvrir" sa véritable tessiture (il chantait, officieusement en coulisse et avec facilité, les parties de ses consœurs altos et mezzo-sopranos) et d'achever de se former auprès de Marianne Kupfer-Fischer, enseignante et cheffe de chant par ailleurs mariée au grand metteur en scène Harry Kupfer qui dirige alors l'Opéra-Comique de Berlin.
Il fait ses débuts publics au Festival Händel de Halle en 1982 dans le rôle-titre de Muzio Scevola (opéra "collectif" dont Händel n'a composé que le troisième acte) puis en Didimus dans Theodora de Händel. Il intègre ensuite la troupe de l'Opéra-Comique où il fait ses débuts en 1983 dans des productions de Kupfer : Boris Godounov de Moussorgski (rôle de Fiodor) puis Giustino de Händel (rôle-titre).
En 1985, il décroche son premier engagement à l'international, à Hambourg (avant la réunification allemande, c'était techniquement l'étranger pour un ressortissant de l'Est), jouant le rôle de Daniel dans Belshazzar de Händel, suivi de La Clémence de Titus de Mozart (rôle de Sesto). En 1986, il débute à l'Opéra Garnier de Paris en Tolomeo dans Giulio Cesare de Händel, puis en 1987 le rôle d'Orlofsky (La Chauve-souris de Johann Strauss) lui ouvre les portes de Vienne.
Cette même année, il connait sa consécration et enregistre par la même occasion son meilleur disque avec l'Orphée de Gluck dans sa version italienne, monté à Berlin dans une mise en scène signée Harry Kupfer qui fera date : la transposition d'Orphée en chanteur de rock à blouson de cuir et guitare électrique n'était alors pas quelque-chose d'habituel - depuis, les actualisations sont devenues courantes pour le meilleur comme pour le pire. Le spectacle est rapidement repris à Londres, où il a été capté en vidéo, et dans le reste de l'Europe.
Dans ces années 1980 où il devient l'un des contre-ténors les plus demandés, Kowalski apparait plusieurs fois à la télévision, y compris dans l'émission de variété Ein Kessel Buntes de la télévision est-allemande. Je me souviens l'avoir entendu raconter une anecdote dans une interview ultérieure : il avait donné l'une de ses pires prestations, passablement démotivé, devant un parterre d'officiels au Palast der Republik pendant que, sur le parvis même du palais, se tenait l'une des manifestations qui devaient conduire à la chute du Mur en novembre 1989.
Les rôles s'enchaînent jusqu'au milieu des années 2000, toujours beaucoup de Händel, Farnace dans Mitridate de Mozart, l'astrologue dans Le Coq d'or de Rimski-Korsakov, Akhnaten de Philip Glass, Obéron dans Le Songe d'une nuit d'été de Britten, Ottone dans Le Couronnement de Poppée de Monteverdi, Tancredi de Rossini, etc. Orlofsky (La Chauve-souris) le conduit à plusieurs reprises jusqu'à New-York.
La carrière de Kowalski sur les scènes d'opéra est désormais virtuellement terminée, ses dernières apparitions remontent à 2018 (en Arnalta dans Le Couronnement de Poppée à Vienne), l'usure de la voix étant désormais irréversible. Pendant toute sa carrière, il a par ailleurs consacré une partie de son activité au répertoire de la chanson de la première moitié du vingtième siècle, dans lequel sa technique de chanteur lyrique est affaire de goût...
Il n'a malheureusement participé qu'à peu d'enregistrements intégraux d'œuvres lyriques : l'excellent Orfeo de Gluck en 1987 sous la direction de Hartmut Haenchen, et trois Händel : deux avec Nikolaus Harnoncourt, Samson et Theodora, et un avec Rolf Reuter, L'allegro, il pensereroso ed il moderato. Restent une vingtaine de disques : musique sacrée, cantates, récitals divers.

Comme on l'entendra dans le disque proposé ci-dessus, Kowalski n'a rien d'un grand virtuose et il n'excelle pas dans la vocalise (rien que sa réalisation des trilles est rudimentaire) ; en revanche il disposait d'un timbre riche et faisait preuve d'un engagement théâtral remarqué. À ma connaissance, au moins deux captations vidéo, qui ont été diffusées en DVD (je ne sais pas si ça se vend toujours), en témoignent : une captation de l'Orfeo de Gluck à Londres dans la fameuse production de Harry Kupfer (cependant le CD du même spectacle enregistré à Berlin est préférable pour la dimension musicale), et une de Mitridate de Mozart, mis en scène par Graham Vick, également à Londres.
Vous n’êtes pas autorisé à consulter les pièces jointes insérées dans ce message.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

Beau disque, que je ne connaissais pas du tout, merci pour la découverte. :)

Sinon, oui, Kowalski était formidable, quelles qu'aient été ses limites (dont certaines ne lui sont pas imputables, à mon avis, mais tiennent à l'époque où il a enregistré ses disques).
Tamiri a écrit : jeu. 19 mars 2026 21:52 Le spectacle est rapidement repris à Londres, où il a été capté en vidéo, et dans le reste de l'Europe.
C'est une de mes mises en scènes préférées d'Orfeo ; pour les curieux, ou pour ceux qui voudraient admirer les qualités d'acteur (réelles) de Kowalski, on peut la voir/l'écouter sur ce lien.
Tamiri a écrit : jeu. 19 mars 2026 21:52 n'oubliez pas d'admirer le chat au passage.
C'est Eugénie? Elle n'a pas l'air emballée par le disque. 8o
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Re: Airs en vrac

Message par FéeNyx »

Merci d’avoir ouvert ce fil ; je vais le suivre. :) Pour ma part, ce n’est vraiment pas ce que j’écoute le plus. En général, mes oreilles apprécient moins les voix d’opéra, qui me touchent également moins sur le plan émotionnel. Peut-être notamment à cause de l’aspect théâtral, d’ailleurs. Je peux être davantage touchée par des prestations très naturelles/authentiques, acoustiques et dépouillées.
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« Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur,
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Re: Airs en vrac

Message par Judith »

FéeNyx a écrit : ven. 20 mars 2026 18:23 En général, mes oreilles apprécient moins les voix d’opéra, qui me touchent également moins sur le plan émotionnel.
Rien n'est perdu : tout s'apprend, en musique comme ailleurs. Toutefois, le fil n'est pas pédagogique : les voix qu'il présente ne sont pas forcément les plus séduisantes d'emblée, pour une oreille non formée. Bon courage. :)
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