Walter Elias Disney, son petit studio d'animation et les quelques bandes dessinées s'en inspirant

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Judith
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Re: Walter Elias Disney, son petit studio d'animation et les quelques bandes dessinées s'en inspirant

Message par Judith »

Tamiri a écrit : mer. 28 janv. 2026 21:58 Larson a-t-il revendiqué une parenté avec le travail de Steinlen ?
Pas que je sache. La source de mon affirmation, trop rapide j'en conviens, est une image où on le voit travailler sur Figaro, avec à ses côté un recueil de Steilen. Pardon pour la taille de l'image, je n'ai pas trouvé mieux.

Image

On voit qu'il utilisait beaucoup de matériel photographique : il est possible que Steilen ait influé davantage sur les chats qu'affronte Figaro dans Gai, gai, baignons-nous, par exemple, que sur le chaton lui-même, mais je ne sais pas qui les a animés (ça doit pouvoir se trouver).
Tamiri a écrit : mer. 28 janv. 2026 21:58 Figaro aurait survécu et on ne m'avait rien dit ? Que faut-il que je voie ?
La boutique de Minnie (Minnie's Bow-Toons, série débutée en 2011, encore en cours). Il y apparaît assez régulièrement, mais ce n'est pas terrible. Je te mets le lien d'un épisode où il est confronté à un... je ne sais pas comment le qualifier.

Figaro's friend
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Tamiri
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Re: Walter Elias Disney, son petit studio d'animation et les quelques bandes dessinées s'en inspirant

Message par Tamiri »

Je ne suis pas le public-cible, mais ce n'est pas terrible. Le sujet de la jalousie entre animaux de compagnie est un ressort courant dans le format classique du cartoon dans lequel il aurait été bien plus exploité dans un but humoristique, or le cartoon est intrinsèquement trans-générationnel puisque destiné aux premières parties de séances cinématographiques. Je ne sais pas pourquoi on estime aujourd'hui, au contraire, que l'enfance a besoin d'une déclinaison spécifique des mêmes personnages, en conservant uniquement le côté mignon mais en évacuant toute dimension humoristique. Peut-être y a-t-il une raison pédagogique réelle à cela, ou alors simplement une opportunité commerciale ; mais dans tout ça, en revanche, je ne vois pas quelle "bonne" raison il peut y avoir à faire visuellement pauvre en dehors du besoin de faire bon-marché et rapide à produire.

Or je serais bon public s'il n'y avait qu'un chaton mignon et rien d'autre, mais ce Figaro-ci n'est qu'un reflet bien raide de l'original, il y a une animation numérique vite faite qui ne lui donne qu'une fraction de la souplesse et de l'expressivité habituelle.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Judith
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Re: Walter Elias Disney, son petit studio d'animation et les quelques bandes dessinées s'en inspirant

Message par Judith »

Tu étais prévenu.e.
Le seul élément qu'on pourrait éventuellement sauver est la relation tumultueuse entre Figaro et Cuckoo-Loca, le canari mécanique qui succède à Frankie dont il est, lui aussi, une version mignonne et inoffensive. Peut-être aussi le développement de Clarabelle en alter-ego féminin de Dingo : lorsqu'elle apparaît, les épisodes sont plus énergiques et contiennent un peu de vrai burlesque.
Sinon que veux-tu, c'est pour petites filles... Il y a un équivalent "masculin" qui ne vaut pas mieux et que je t'épargne, d'autant plus que Figaro n'y est qu'un invité très épisodique.
Disney a produit énormément de "vite fait mal fait" mais je pense qu'on atteint un sommet avec ces séries. :cry:

Plus intéressant, il y a le Mickey Mouse de Morrow, Rudish et Springer, avec ses suites Le monde merveilleux de Mickey (The Wonderful World of Mickey Mouse) et les Saisons de Mickey, de Paul Rudish. Tu dois les connaître : ça remet en scène le trio Mickey-Donald-Dingo et y adjoignant Minnie et Daisy dans de vrais rôles, et ça reprend des graphismes hérités des premières années des personnages avec une touche absurde intéressante. On y retrouve l'aspect trans-générationnel qui tu indiques. Je crois que Figaro y intervient, mais j'ai oublié dans quel épisode...

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, je recommande pour le coup, et pour se faire une idée...

Croissant de triomphe.
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Re: Walter Elias Disney, son petit studio d'animation et les quelques bandes dessinées s'en inspirant

Message par Tamiri »

Je ne connaissais pas et pour l'instant je n'accroche pas du tout.
Partant d'un univers graphique tendant à mettre de la rondeur partout, on semble ici vouloir à tout prix rajouter des angles vifs ; il y a apparemment un parti-pris consistant à en faire encore plus que l'original en ce qui concerne le surjeu des expressions faciales, en ajoutant les proportions largement gonflées des têtes et une grammaire de perspectives cubistes. Le trait épais et les surfaces des personnages ainsi que des éléments animés réalisés en aplats stricts me donnent l'impression que ces éléments sont encore plus "plats" que dans les films techniquement sommaires des années 1928-1930. Le refus de la rondeur et de la fluidité va jusqu'à faire maigrir Mickey (mais pas sa culotte rouge désormais trop large).
Mais surtout, ce qui me hérisse le poil, c'est ce problème de rythme. Cela dure la moitié de la durée d'un cartoon d'une bobine et pourtant il s'en passe autant voire plus, tout geste semble être devoir exécuté de manière brusque (j'en ai regardé deux ou trois autres où la vitesse n'est pas en elle-même le centre du scénario et c'est pareil) et la musique absolument omniprésente se fait un devoir d'en rajouter systématiquement sur le mode frénétiquement rythmé. J'ai l'impression qu'il y a une peur du vide qui se traduit forcément par un "toujours plus" dans toutes les directions possibles. Alors d'accord, c'est le retour du burlesque et de l'absurde, mais avec autant de curseurs poussés au maximum, cela semble moins maîtrisé qu'il y a presque cent ans, un comble... Ou alors quelqu'un s'est dit : aujourd'hui on n'a plus le temps de passer sept minutes devant un cartoon, il faut refaire Mickey en plus énervé.
Judith a écrit : ven. 30 janv. 2026 07:15Sinon que veux-tu, c'est pour petites filles... Il y a un équivalent "masculin" qui ne vaut pas mieux
J'accordais le bénéfice du doute à ce grand vide en me disant qu'il y avait peut-être une raison qui m'échappe totalement, en matière d'adaptation pédagogiquement raisonnée aux besoins des plus jeunes, etc... Mais si cela donne dans la séparation des productions "pour fillettes" et "pour garçons", alors non, ça n'est finalement qu'un peu plus de bullshit.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
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Re: Walter Elias Disney, son petit studio d'animation et les quelques bandes dessinées s'en inspirant

Message par Judith »

J'entends tout à fait tes réserves. C'est un peu Mickey sous cocaïne, je suis d'accord, et l'on peut détester ça. J'aime bien pour ma part : je trouve plutôt intelligent le traitement des thèmes obligés de la série, et le mélange de nostalgie et d'irrévérence envers le matériau de départ me plaît, mais c'est subjectif. C'est parfois très laid sans raison, je te le concède.
Tamiri a écrit : ven. 30 janv. 2026 19:05 Mais si cela donne dans la séparation des productions "pour fillettes" et "pour garçons", alors non, ça n'est finalement qu'un peu plus de bullshit.
Hélas, oui. Je t'épargne les sous-sous-sous-produits autour de la petite sirène et compagnie, mais Disney est capable d'atteindre des profondeurs de stupidité insoupçonnées, surtout lorsqu'il s'adresse aux filles.
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