J’ai fini
Breakfast at Tiffany’s, de Truman Capote. C’est bien écrit, fluide, sans circonvolutions, j’aime bien son style. Sur l’histoire elle-même, je me suis fait la réflexion en lisant que c’était un thème mainte fois lu et relu : le narrateur, témoin discret, introverti et admiratif de la vie exubérante d’une personne qui brûle la chandelle par les deux bouts. Il y a plein de très bonnes histoires de la sorte, des aventures de Sherlock Holmes à
Gatsby le Magnifique, mais ce n’était pas ce genre d’histoire que j’avais envie de lire en ce moment : j’étais dans une attitude un peu rebelle par rapport au livre, à refuser de « tomber amoureux » de la personne dépeinte, de rire de ses caprices, d’être témoin de son égocentrisme, de jalouser sa confiance inébranlable en elle-même, de faire partie du cortège des admirateurs.
Pour changer j’ai commencé
Neuromancer, que j’ai déjà lu plusieurs fois en français (
Neuromancien, donc), de William Gibson. C’est beaucoup plus adapté à mon humeur actuelle : sale, plein de doute, douloureux et désespéré, humain et déshumanisé à la fois.

Et cette fois-ci je me suis aussi procuré les deux autres tomes de la trilogie, que je n’ai jamais lus avant. Miam.