Le complexe de l'Albatros

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.
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Zebraika

Le complexe de l'Albatros

Message par Zebraika »

Voilà, on a tous lus l'article de gauvrit sur le complexe de l'Albatros. Très bien. Intéressant et relativement "spectaculaire" (dans le sens où l'effet de l'inhibition était intense).

Et maintenant, dans le concret de notre vie et/ou de notre entourage, qu'en est-il ? Je suis preneuse de cas réels (autres que ceux rapportés par Gauvrit) d'inhibition intellectuelle détectée et levée : facteur déclenchant ? Facteur d'entretien ? QI de départ et QI d'arrivée ? Qui a établi le diagnostic, à quelle occasion et comment a été diagnostiquée l'inhibition intellectuelle ? Comment repérer un sujet HQI qui s'auto-mutile inconsciemment (puisque le test de QI ne sera pas signifiant car < 130 voir <<130) ? Quid des THQI ? Sont-ils/elles plus fréquemment sujet-te-s à ce complexe de l'albatros en raison d'un plus grand écart à la moyenne (un test de 130 et quelques pouvant ne pas être signifiant, puisque le QI réel est en fait (très) au dessus) ? Comment cette inhibition intellectuelle a t-elle été traitée ? Une psychothérapie est-elle la voie majeure pour lever une inhibition intellectuelle ?

J'ai lu ailleurs, dans un commentaire, que le complexe de l'albatros serait réversible également chez l'adulte. Qu'en est-il ? J'aimerais consulter (au moins) une référence biblio sur l'adulte.... D'autant plus que je n'ai trouvé aucune autre référence sur l'inhibition intellectuelle en dehors de la publication de Gauvrit, et que je n'aime pas me fier à une source unique...

J'ai entrevu, également ailleurs, une piste intéressante sur une éventuelle relation entre inhibition intellectuelle et complexe d'oedipe. En clair, le sujet s'interdirait inconsciemment de "dépasser" son père (surtout si celui-ci est un sujet brillant et impressionnant/autoritaire). Autrement dit, bien que devenu adulte et en principe affranchi de l'emprise parentale, on resterait encore quelque part un enfant sous influence...

Pleins de questions, et on va encore me demander où je veux en venir. :angel4:

Tout m'intéresse (y compris d'autres publication que gauvrit).
Je vous laisse donc réponse à ce qui vous interpelle et apporter les éléments que vous souhaitez.

Tous azimuts ! :cheers:

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TourneLune
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Re: Douance et psychothérapie (complexe de l'Albatros)

Message par TourneLune »

mmmh je crois que déjà on pourrait remettre le texte de Gauvrit pour ceux qui ne l'auraient pas lu.
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/garsep/gauvrit.htm
► Afficher le texte

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sinon je ne comprends pas bien si tu souhaites parler de l'inhibition intellectuelle ou de la psychothérapie associée aux surdoués, ce qui représente 2 thèmes différents non?

Pour ma part, je ne vois pas trop pourquoi l'inhibition intellectuelle ne toucherait que les gens aux alentours de 130 de QI. Elle doit logiquement pouvoir toucher toutes les tranches de la population.
Qui plus est, il faut faire la distinction entre les "underachievers" qui n'arrivent pas à faire quelque chose de leur potentiel mais le QI est tjr représentatif et l'inhibition intellectuelle dans laquelle le QI est inférieur au potentiel réel de la personne.


Te souviens-tu d'où tu as entrevu cette piste au sujet du complexe d'Oedipe?
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Douance et psychothérapie (complexe de l'Albatros)

Message par TourneLune »

Après avoir relu le texte, je voudrais insister sur un point précis.

Le QI des enfants dont on parle dans l'article n'est pas un QI par répartition statistique selon une loi de Gauss mais un QI en âge mental.
d'après http://douance.org:
QUE SONT LES TESTS EN REPARTITION ET LES TESTS EN AGE MENTAL ?


* QI en répartition :
QI calculé de façon à indiquer le rang où se situe le testé dans la population (Courbe de Gauss). Ne permet pas de distinguer directement l'âge mental. Cette approche, mise au point par Wechsler, permet également de tester les adultes (pour qui l'âge mental ne signifie pas grand chose !). Un QI en répartition avec un Ecart-Type de 15 et une moyenne de 100 est dit Standard.

* QI en âge mental :
QI calculé de façon à déterminer le rapport de l'âge mental sur l'âge réel, le tout multiplié par 100 (formule de STERN). Remarque : les QI en âge mental plafonnent à 16 ans.
Peut-être que si ces enfants avaient été testés avec des tests par répartition, on n'aurait pas mis de tels écarts en évidence.
En tous cas, ce qui est certain, c'est que les conclusions de cet article ne sont pas vraiment transposables à partir du moment où on utilise le QI par répartition.
Ce qui ne signifie pas qu'il soit sans intérêt.
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Zebraika

Douance et complexe de l'Albatros

Message par Zebraika »

TourneLune a écrit :Sinon je ne comprends pas bien si tu souhaites parler de l'inhibition intellectuelle ou de la psychothérapie associée aux surdoués, ce qui représente 2 thèmes différents non?
Qu'est ce que je disais ! :rock: :D

Bon, explicitons un peu mieux : je souhaite parler du complexe de l'albatros et évoquer le rôle que joue la psychothérapie dans son diagnostic et/ou sa résolution.
TourneLune a écrit :Pour ma part, je ne vois pas trop pourquoi l'inhibition intellectuelle ne toucherait que les gens aux alentours de 130 de QI. Elle doit logiquement pouvoir toucher toutes les tranches de la population.
Tout à fait d'accord avec toi : cette question ne concerne pas que les surdoués ! :wink:
Mais comme on est sur un forum douance et que Gauvrit se limite au cas des surdoués dans sa publication, je fais de même... :angel4:
TourneLune a écrit : Qui plus est, il faut faire la distinction entre les "underachievers" qui n'arrivent pas à faire quelque chose de leur potentiel mais le QI est tjr représentatif et l'inhibition intellectuelle dans laquelle le QI est inférieur au potentiel réel de la personne.
C'est vrai. Sauf mauvaise interprétation de ma part, les underachievers savent qu'ils ont un QI (un potentiel) élevé et ne parviennent pas à l'employer : c'est un blocage d'une autre nature, mais intéressant à évoquer aussi si qqun dispoose d'informations précises sur le sujet.

Pour ma part, je faisais bien allusion à l'inhibition intellectuelle : des personnes qui ont tellement bien intériorisé leur inhibition qu'elle passe inaperçue pour eux-même et pour leur entourage, au point qu'un simple test de QI ne veut plus rien dire car le résultat n'est pas celui qui devrait être atteint.

Exemple : 105 perçu au lieu de 135 réel par exemple. La personne n'est pas considérée comme surdouée, alors qu'elle l'est en réalité. Comment démêler le vrai du faux ???

Je ne parle pas pour moi en particulier : je m'interroge en général sur le phénomène et souhaite en savoir PLUS. Et comme je ne veux pas me résigner aux seuls écrits de Gauvrit (tout comme je ne réduis pas la douance aux écrits de Jeanne Siaud-Fanchin...), et souhaite transposer la question de l'inhibition intellectuelle aux adultes et aux tests par répartition (et non en âge mental), j'ouvre le débat ! :cheers:
TourneLune a écrit :Te souviens-tu d'où tu as entrevu cette piste au sujet du complexe d'Oedipe?
Un échange de mail, suite à une phrase lue sur un autre forum...

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TourneLune
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Re: Douance et psychothérapie (complexe de l'Albatros)

Message par TourneLune »

Va falloir creuser tout ça.
Déjà, le Dr Gauvrit cite des noms dans son article, ça peut être un point de départ?
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par daydream »

J'ai pas tout lu dans les détails mais deux choses m'interpellent dans tout ça, peut-être pourrez vous éclairer ma lanterne de votre savoir:

-cet article laisserait entendre qu'un QI peut évoluer, se "travailler", et progresser... j'ai toujours entendu dire le contraire, que le QI était globalement une donnée génétique fixe et n'évoluait pas significativement, sauf pathologie ou évènement grave. Quid?

- Zebraika, tu suggères qu'un surdoué peut obtenir un résultat de 105 par exemple, et donc échapper complètement à la détection (WAIS je suppose). Soit, mais alors une telle marge d'erreur discrédite complètement les tests et me laisserait à penser que tout ceci est bâti sur du vent. Il me semblait que le passage du test prenait en compte justement l'état émotif et l'inhibition intellectuelle du moment. De plus, ce genre de cas, si tu me confirmes qu'il est possible, est la porte ouverte à tous les fantasmes et les interprétations et donc tout le monde peut s'autoriser à se croire surdoué, quel que soit le résultat du test. A l'inverse, tous les diagnostiqués surdoués peuvent douter de leur surdouement...

On n'est pas dans la merde!

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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par Monsieur Noir »

Il faut faire le différence entre les capacités en elles-même, et ce qui est mesuré par l'outil qu'on a à disposition : le test. L'idée est qu'on ne peut pas faire "plus" que son potentiel maximum, qui lui semble en très grande partie inné, mais on peut faire moins. Comme pour beaucoup d'outils de mesure, à fortiori de mesure d'un truc abstrait, le risque d'erreur n'est pas nul, ni négligeable. L'ennui, c'est qu'on n'en a pas d'autres.
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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par Saul »

Il me semble que l'inhibition se voit à travers les tests par le manque d'effort, l'abandon de la tâche, le comportement...
Je pense qu'un praticien aguerri peut la déceler et soit trouver le moyen de liberer le potentiel, soit passer par d'autres tests déchargés de l'angoisse de la mauvaise réponse, ou attendre que la personne soit prête.
La véritable inhibition avec un tel écart de point reste exceptionnelle.
"L'homme est quelque chose de sacré pour l'homme." Sénèque

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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par Mlle Rose »

oui... ne pas confondre l'outil que n'importe quel débile venu peut faire passer et l'interprétation des résultats, qui procède d'une analyse fine corrélée au reste du bilan (notamment à l'entretien), avec derrière cela un cursus d'études spécifique et une certaine pratique clinique...

@daydream : tes questionnements font partie d'un ensemble plus vaste que nous travaillons à éclaircir, quitte à aller débusquer quelques spécialistes fameux dans leur tanière...
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par daydream »

Oui, Mlle Rose, je parlais bien sûr de tests effectués par des praticiens formés et compétents et bien évidemment liés à leur analyse et interprétation.
Et certes, Mr Noir, l'outil n'est pas infaillible mais hélas comme tu le dis, il reste le seul critère technique et à peu près scientifique sur lequel on peut se baser.
L'ennui,et je me répète, c'est que si un tel delta d'erreur était avéré dans les résultats des tests, ils ne vaudraient guère plus que les auto-évaluations "au feeling" que l'on voit fleurir un peu partout.

Encore une fois, il semble que l'évaluation de la douance soit balbutiante et qu'il faille être très prudent.
C'est sans doute à cause de ça qu'on assiste à toutes ces dérives..
tes questionnements font partie d'un ensemble plus vaste que nous travaillons à éclaircir, quitte à aller débusquer quelques spécialistes fameux dans leur tanière...
Je suis impatient de partager et de suivre vos travaux d'éclaircissement à ce sujet.

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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par TourneLune »

Les écarts de score viennent à mon avis surtout du fait qu'il s'agit de QI en âge mental , pour des enfants et non par répartition.
Difficile d'en conclure quoi que ce soit sur des éventuels écarts de score d'un QI standard ( par répartition) pour des adultes.

Sinon, comme le dit Monsieur Noir, le QI ne mesure pas directement l'intelligence mais ce qu'elle est capable de produire à un moment donné.
S'il est quasi impossible d'être supérieur à son potentiel, on peut carrément sous-performer pour un tas de raisons. C'est là que le psy doit savoir s'en rendre compte ( erreurs sur des questions faciles et pas des difficiles, fatigues, "flemme" de répondre, première réponse ok puis se trompe, etc.....)

D'après douance.org, les tests de QI sont considérés comme fiables à 70% au moins, ce qui laisse néanmoins une bonne marge d'erreur.
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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par Monsieur Noir »

Il faut tout de même garder à l'esprit qu'un faux négatif est beaucoup plus probable qu'un faux positif.
Donc si le sujet "passe la barre", à priori, peu de raison de douter. C'est l'inverse qui est plus problématique.
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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par TourneLune »

De toutes façons, vu qu'on ne sait pas définir exactement l'intelligence, je ne vois pas trop comment on peut donner une marge d'erreur en fait....
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Re: Douance et complexe de l'Albatros

Message par Colonel Moutarde »

Tu peux toujours définir une marge d'erreur pour la méthodologie que tu emploies... On mesure ce qu'on peut, dans des conditions strictement délimitées, avec un intervalle de confiance de tant... la marge d'erreur est relative à cette mesure et c'est tout. Mais, comme le QI dans son ensemble, il ne faut pas lui faire dire plus que sa signification, c'est tout.

J'ai toujours entendu dire qu'un faux positif était impossible, à moins que le sujet ne viole les conditions de validité de l'expérimentation en s'étant entraîné...

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Yniel
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Re: Le complexe de l'Albatros

Message par Yniel »

Bon c'est un vrai déterrage de topic, mais vu que j'allais ouvrir un sujet sur l'automutilation intellectuelle, je me suis dit que cela serait mieux puisqu'il y a déjà des sources que je voulais citer, comme l'article de Gauvrit.

D'après le site Douance .org, http://www.douance.org/psycho/automuti.htm,l'automutilation intellectuelle c'est le " Fait pour un enfant surdoué non reconnu de se limiter intellectuellement pour essayer de ressembler aux autres. JC TERRASSIER parle d'effet Pygmalion négatif, c'est-à-dire de pression à la conformité.
L'automutilation intellectuelle est plus grave que le simple jeu de rôle : l'enfant lui-même se croit souvent idiot, ce qui ne serait pas le cas s'il jouait un rôle consciemment. Elle peut aller jusqu'à provoquer une chute du QI, ce qui peut en rendre le diagnostic direct (avant psychothérapie) impossible.
Il s'agit donc d'un des grands risques qui menacent l'enfant surdoué non reconnu."

Le texte de Gauvrit répond à certains points de mes interrogations, mais j'ai lu pas mal de choses contradictoires sur d'autres.
Notamment au niveau des résultats aux tests : dans un article à propos de la différence de réaction dans l'enfance entre les filles et les garçons pour se protéger des problèmes posés par la précocité, article (que je ne retrouve pas...) qui le premier m'a fait connaître le problème, il était dit qu'une fille souvent s'inhibe intellectuellement, s'automutile pour se "cacher". Et que si le problème n'est pas analysé et qu'elle n'est pas aidée, il peut y avoir perte apparente de QI, environ un point par année de scolarité. Mais ailleurs, que ce problème d'automutilation intellectuelle peut se repérer grâce à des résultats hétérogènes avec un faible ICV devant l'IRP qui semble conserver son niveau, et plus de référence à une baisse générale du QI.
Qu'en est il d'après vous du "diagnostic" d'automutilation intellectuelle, peut on effectivement le voir à partir des tests, et comment à ce moment là ?

Et en dehors des tests, comment peut on le repérer ? j'ai lu que les filles qui s'y soumettaient pouvaient être de bonnes élèves sans aucune vague toute leur scolarité répondant à la demande scolaire, est réel ? N'y en a-t-il pas pour qui c'est au contraire carrément un échec, une absence totale d'intérêt, de réaction envers les connaissances ?

Si certains d'entre vous l'on vécu, en aviez vous conscience, est ce qu'à un moment quelconque cela a changé chez vous, avez vous eu un "déclic", un moment où cette attitude a disparu ? Est ce que ça a eu un impact sur votre manière d'être ou sur vos vies ?
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Re: Le complexe de l'Albatros

Message par le31 »

Ça me parle beaucoup ce que tu dis. Je me suis toujours mis des barrières. J'ai toujours voulu être comme les autres. Je commence tout juste à "déployer mes ailes" comme dirait ma psy. Mais j'ai encore du mal à y croire. Je ne sais pas vers qui me tourner pour demander si ma psy. ne s'est pas trompée dans le "diagnostic". J'ai honte en fait. Il faut que je le fasse pour que vous me disiez ce que vous en pensez:

ICV 143; IRP 130; IMT 117 et IVT 126. Elle m'a donné un chiffre sans l'écrire: QI 138.

Mais a-t-elle eu raison de le faire? En fait je n'ai pas de QI c'est ça? Je me sens tellement inculte et pas du tout très intelligente !!! J'ai même peur que la neuro-psy. ait gonflé ma note...Et où se cache mon intelligence ?! Je m'autorise depuis le bilan à m'intéresser plus à des questions existentielles ( philo. psycho. astronomie...) Je me sens différente mais pas plus intelligente! Comment pourrais-je tester cette intelligence?

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