Matos Musical : Vos joujoux à vous

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Caligula
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Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Caligula » mar. 12 mai 2015 23:34

Ce sujet ce veut le versant instrumental de Matos musical : harmonie, théorie, bouquins et cætera.
Plus que de faire la promotion d'un certain type de matériel, je pense ce topic comme un moyen d'expliquer ce qui est plaisant dans la pratique d'un instrument pour les lecteurs qui auraient du mal à choisir tout en voulant se lancer, et éventuellement comment choisir son instrument. Bref plus que de longues explications, j'ouvre le topic en donnant l'exemple.

Coup de bol pour les curieux, il se trouve que je pratique 3 instruments : mon premier (celui de ma formation musicale) c'est le saxophone, vinrent ensuite la basse et la guitare. Pour des raisons pédagogiques je commence par la guitare, puis ce sera la basse, et le saxophone.

I-Guitare

Pour écarter tout de suite la question du matériel j'ai une Epiphone Les Paul (black, mais je l'aurais bien prise bleue roi), et une électroacoustique Nash (format Jumbo). La deuxième est un cadeau, ma première guitare. Très raide pour un débutant.

a) Caractèristiques et choix de l'instrument (bases)

Quelques trucs à savoir sur la guitare avant que j'explique mes choix. Les guitares ont des caractéristiques propres qui influent sur la facilité de jeu:
-La première c'est la taille des frettes (les cases qui divisent le manche), plus elles sont grandes plus il faut écarter les doigts, et donc plus il est difficile de jouer.(Et si vous êtes comme moi, il arrive que les frettes soient parfois trop petites)
-La deuxième c'est le duo action/tension des cordes. L'action c'est l'éloignement des cordes par rapport au manche, plus elles sont éloignées plus on évite le frise (la corde fait un bruit pas cool du tout), mais plus il faut appuyer pour jouer la note. Et si les cordes sont très tendues, il faudra encore plus appuyer. D'où l'intérêt d'essayer l'instrument avant de l'acheter. (Toutefois, sur une guitare électrique, l'action peut généralement se régler en faisant monter ou descendre le chevalet, qui tient les cordes.)

Ensuite, il faut savoir ce qu'on veut faire avec la guitare (donc pour des guitariste déjà un peu expérimentés, ou les psycho-rigides). Par exemple pour une guitare folk ou une électroacoustique, il faut savoir quel type de jeu on veut. Si on veut plutôt jouer du blues ou du jeu soliste, mieux vaut alors s'orienter vers un petit format (plus simple à jouer rapidement), ou alors si on veut jouer plutôt une rythmique d'accompagnement les gros formats (type Jumbo ou Dreadnought) sont plus adaptés (bien que plus raides).

Pour les guitares électriques c'est un peu plus compliqué. Le type de jeu dépendra à la fois de la lutherie, des micros et de l'ampli. On peut toutefois différencier ce qui est propre à la guitare et ce qui est propre à l'ampli.
Pour faire simple, on va distinguer les guitares actives et passives. Les guitares actives fonctionnent avec un pile parce que le micro effectue une pré-amplification du signal. La différence de qualité du son dépend plus du micro que du type de micro (mais c'est bête d'être bloqué par manque de pile). De plus la lutherie (qualité du bois, forme de la guitare) influence aussi la qualité du son, ainsi que le sustain (ou soutien, c'est à dire la durée maximum d'une note).

Voila déjà quelques éléments à prendre en compte pour choisir sa guitare.

b) Mon matos, et pourquoi je l'ai choisi

J'ai choisi de conserver la Nash, parce qu'elle est effectivement pratique pour jouer une rythmique, qu'elle se transporte plutôt bien, et qu'elle a une projection du son plus que satisfaisante.

Au niveau électrique, j'ai choisi la Les Paul pour son sustain et sa bonne adaptation au bues et au rock. J'ai pris le modèle d'Epiphone pour une question de prix. L'Epiphone et la Gibson ont la même lutherie, la différence tient essentiellement à l'électronique. En général, on prend une Epiphone pour ensuite changer les micros, ce qui permet d'étaler les dépenses et d'avoir une guitare d'excellente qualité.
J'ai choisi de l'associer à un ampli Laney Cubase. Il s'agit d'un ampli à lampes (les amplis à lampes ont un sont plus chaud que les amplis à transistors, saturent mieux, et sont donc généralement plus chers). C'est juste un délice de retrouver le son rétro des premiers guitaristes de hard rock, en gardant un son assez propre et vivant pour jouer des titres plus modernes de manière intéressante.

II-La basse

a) Le choix de l'instrument

Choisir une basse c'est exactement comme choisir une guitare électrique (cf donc le paragraphe du choix pour les guitares pour plus de détails). Il faut donc regarder la taille des frettes, les micros, l'action et la tension des cordes. Les frettes sont plus larges que sur une guitare, mais il existe des basses aux frettes plus rapprochées qui sont plus pratiques pour les débutants (bien que souvent moins justes au niveau des notes). Et il y a un choix en plus, qui est celui du nombre de cordes. Il existe en effet des basses à 4,5 et 6 cordes (voire plus, mais il y a un moment où il faut arrêter la frime). Et il n'y a pas de différences fondamentales pour les débutants (si ce n'est le prix de l'instrument). Personnellement, je pensais que commencer à 4 était naturel, et je me suis rendu compte que le nombre de cordes devenait vite limitant.

b) Mon matos

J'ai commencé sur une Cort EvlZ4B, qui a des frettes plutôt réduites, mais dont le son est un peu limité. Et j'ai rapidement changé pour une Blackbird Sixx Signature (Epiphone). Les micros (Deep Sixx) rendent un son chaud avec des graves profondes et de bonnes performances dans les aigus. Toutefois la basse n'a pas d'égaliseur ou de potard, juste un levier on/off (les micros sont actifs). Ce n'est pas gênant, puisque je l'utilise avec un ampli K ustom (à transistors) dont le pré-ampli possède un égalisateur. J'avais choisi l'ampli pour sa polyvalence, il peut amplifier le son d'une basse, d'un synthé, ou d'un micro captant n'importe quel instrument analogique avec une excellente qualité.
J'ai de plus rapidement équipé mes basses de cordes ayant un tirant supérieur (leur diamètre est plus gros, et elles nécessitent donc une tension supérieure pour être jouées), afin de gagner en puissance et en expressivité.

c-Comparaison du jeu basse-guitare

Il va sans dire que la guitare a un jeu beaucoup plus rapide que la basse. Mais la différence ne s'arrête pas là. Je trouve, à titre personnel, que la basse est beaucoup plus expressive et lyrique que la guitare. Techniquement, la basse est aussi un instrument beaucoup plus statique. Il est plus facile d'utiliser un passement de corde (jouer une corde au dessus ou en dessous), que de décaler la position de la main (d'où l'intérêt d'augmenter le nombre de cordes). C'est vrai aussi pour la guitare, mais il est beaucoup plus fréquent de se décaler sur le manche lors des soli. La basse rend également beaucoup mieux en slap (quand on maîtrise la technique), mais moins bien en accords.
Enfin, la première fois que j'ai joué de la basse, je l'avais contre moi sans ampli, et je l'ai sentie vibrer. La sensation est très appréciable. Et c'est clairement pour cette raison que la basse est mon instrument de prédilection.

III-Le saxophone

a) Le choix de l'instrument

Pour le saxophone il n'y a pas de secret (ou presque). L'instrument doit être essayé pour savoir s'il correspond à vos attentes en terme de timbre et de confort de jeu. Toutefois, le choix de l'embouchure joue un rôle particulièrement important. L'embouchure comporte trois pièces : le bec, l'anche et la ligature.
Le bec est la partie la plus volumineuse et sert de support aux deux autres. Il y en a deux types principaux, les becs en métal (généralement en acier) et les becs en ébonites (les plus répandus). Le bec en métal est en général recommandé pour les jeux très "guindés" type classique, et parfois jazz. Le bec en ébonite est le plus polyvalent mais aussi le moins personnel.
L'anche est la pièce en bois qui se place sous le bec. C'est elle qui en vibrant donne sa voix au saxophone. Il en existe de différentes forces (qui correspondent à leur épaisseur). Plus l'anche est forte plus le son est beau et plus il est facile d'utiliser le sur-aigu, mais plus est difficile de la faire vibrer.
La ligature est la bague qui enserre l'anche pour la maintenir sur le bec. Il en existe de nombreux types. La variation se situe essentiellement au niveau de la partie qui maintient l'anche. Les différentes formes et matières sélectionnent les modes de vibration de l'anche, ce qui modifie les caractéristiques du son.
L'embouchure se place sur le bocal (la partie coudée), qui se place lui même sur le corps (la plus grosse partie).

Il existe 4 types courants de saxophone: l'alto, le ténor, le baryton et le soprano. On commence généralement par jouer du saxophone alto, les anches ne sont pas trop fortes, et sa tessiture s'étend suffisamment entre les graves et les aigus pour se familiariser avec les différents registres et être un instrument polyvalent. Le ténor a une tessiture légèrement plus grave que le saxophone alto, et est particulièrement approprié pour le blues. Le saxophone baryton, le plus grand, est beaucoup plus grave, et utilise des anches épaisses, il est donc utilisé par des saxophonistes confirmés. Le saxophone soprano est le plus petit, généralement droit, il demande une bonne maîtrise de la pince (la tenue de l'embouchure) pour être joué, et, est donc utilisé par des saxophonistes confirmés.

b) Mon matos

Je possède un saxophone alto Yamaha. La qualité des saxophones Yamaha varie énormément de l'un à l'autre (en général on leur préfère les Selmer). Je l'utilise généralement pour jouer un répertoire classique avec un bec en acier et des anches fortes (généralement 3 et 1/2). J'obtiens un son très rond, proche du violon qui est très agréable.
J'ai également un saxophone soprano Brancher. C'est un excellent milieu de gamme. Brancher est un acousticien et la qualité sonore de ses instruments est impressionnante. Il est possible de choisir la perce du bocal de l'instrument (puisqu'il est livré avec 3 bocaux différents). Pour un jeu classique ou traditionnel (folklorique irlandais par exemple), j'utilise un bec en ébonite avec une ligature soliste et une perce réduite. Pour un jeu jazz, j'utilise un bec en ébonite (tenue lâchement) avec la même ligature soliste et une perce ouverte.
Et c'est là pour moi l'intérêt du saxophone, on tient là un instrument polyvalent, dont le seul défaut est d'être traditionnellement exclu des orchestres classiques.
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par pixelvois » dim. 17 mai 2015 20:18

Caligula a écrit :saxophone ( ... ) dont le seul défaut est d'être traditionnellement exclu des orchestres classiques.
« Exclu » : tu y vas un peu fort, non :D ?
Il se trouve que la naissance ( invention par Adolphe Sax, milieu XIXe ) coïncide avec la fin de la période dite « classique », qu'on la considère au sens large ( depuis la renaissance -- début XIVe -- aux romantiques -- jusqu'à fin XIXe ) ou non :
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Dès le début de son histoire il a été utilisé dans un certain nombre d'oeuvres pour orchestres classiques, comme Ravel et son Boléro, Bizet et ses suites Carmen, ou chez Berlioz entre autre ( des Français, mais Sax était Belge : il fallait bien laisser le temps à l'instrument d'être (re)connu au delà de la francophonie européenne ), bien que et dans la mesure de ses balbutiements :
► Afficher le texte
Pour aller ( encore ) plus loin à propos du saxophone, un article plutôt pas mal sur le site de France Culture : Saxophone : itinéraire d'un instrument singulier; et un document ( mémoire / pdf ) non moins intéressant trouvé sur le site du cefedem rhone-alpes ( centre de formation des enseignents de la musique ) : Le/les son(s) du saxophone : classique, jazz... ( Réflexion sur le son et son enseignement ).

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Pour ma part, mon instrument est ( était -- je ne le pratique plus ) le trombone à coulisse. Je ne saurais en parler aussi bien que tu l'as fait des tiens, juste de façon très personnelle ( ce que je vais faire; cela incitera peut-être d'autres musiciens à nous parler de leur instrument, sans se sentir tenu d'être aussi précis que tu l'a été ;) ) : c'est un instrument de la famille des cuivres, qui m'a touché par son son ( qui n'est pas si éloigné de celui du saxo' d'ailleurs, ce dernier aurait pu me faire de l'oeil si le trombone ne l'avait précédé ) et son registre. En effet, de manière générale, c'est dans le registre des basses que les instruments me touchent le plus, quelle que soit leur famille, jusqu'à la voix ( qui est un instrument aussi ). Techniquement, à l'instar des autres cuivres ( le saxo' n'en étant pas un -- famille des bois ), c'est un instrument à embouchure : c'est la vibration des lèvres, amplifiée par le corps de l'instrument, qui produit le son. Plus l'instrument est grave, plus il est gros, ainsi que son embouchure, et selon la taille de cette dernière ce n'est pas la même lèvre ( supérieure ou inférieure ) qui est la principale à vibrer... d'où des techniques de bouche ( très ) proches pour les cuivres graves ( trombone, tuba, etc. ) ou aigus ( trompette, cor, etc. ).

Côté pratique, je l'ai toujours envisagé en dilettante, juste « pour le plaisir » ( hors de question d'en faire mon métier, mon truc à moi c'était le dessin, un point c'est tout ), en délaissant plus que fortement le solfège qui me gonflait profondément quand bien même que nécessaire. Le paroxysme de mon plaisir fut atteint les dernières années où j'en faisait un tant soit peu régulièrement, en faisant partie d'un orchestre philharmonique ( amateur certes, mais avec quelques concerts tout de même )... J'ai commencé par le découvrir en classe d'orchestre au conservatoire, avec la déception de voir le désinvestissement des autres élèves qui ne l'envisageait que comme un cours de plus ( l'heure sonne, on se barre même si on est au milieu d'une partition ) : alors le côté amour de la racine de « amateur » a pris tout son sens ;) ...

Et puis, coup de bol, dans la plupart des oeuvres classiques où il y a des parties de trombones ( les cuivres sont des instruments relativement récent, et s'ils ont bénéficié d'une meilleure intégration dans l'orchestre que le saxo', il n'en reste pas moins peu présents comparés aux autres familles d'instruments -- cela dit les romantiques leur ont fait la part belle : Wagner, Berlioz, Beethoven, etc. ), elles sont relativement réduites, et relativement simples quand cela concerne le registre des basses, ce qui s'accommodait bien avec ma déficience solfégique :1cache: ... ce qui est nettement moins le cas en harmonies ( j'ai tenté d'y revenir par ce biais y'a 4 ou 5 ans; et puis c'était pas le moment, et c"était pas évident : harmonie amateur aussi, mais d'un niveau sérieux ) ou en musique de chambre ( quelques -- rares -- expériences en ensemble de cuivres qui ont néanmoins été fort tripantes, bien que requérant une bonne préparation et un travail certain en amont ). Bon, comme les parties de trombones manquent parfois, et que nous n'avions pas de cornistes, je me suis néanmoins mis à faire un peu de transposition à vue pour jouer leurs parties de temps à autres ( ce qui m'a permis de prendre conscience de mon erreur d'avoir délaissé autant le solfège ^^ ).

Alors je ne sais pas... ça fait toujours partie de moi, et il n'est pas impossible qu'au détour de la bonne occasion je m'y remette un jour. Mais je ne fait rien pour aller dans ce sens :tmi: !
Hors-sujet
Accessoirement, j'ai un deuxième instrument, qui n'est pas que « de musique » : l'ordi'.
C'est mon outil / support de prédilection, pour la création en général, à commencer par l'image, puis par extension pour le multi-média... ainsi, pendant un paquet d'années ( mes études aux Beaux-Arts, puis les années suivantes ), j'ai fait du son, pas mal d'heures de compositions ( au sens pictural ) de sortes de collages sonores... Mais vu que je refuse encore et toujours de considérer que ce soit tout à fait de la musique ( même s'il faut en parler en ces termes ), je laisse à d'autres le soin de présenter / parler des instruments électroniques :P ( dans ce topic en tous cas )
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Caligula » dim. 17 mai 2015 21:35

En effet, j'ai amplifier la réalité concernant le saxophone et l'orchestre. On peut faire des choses sympathiques dans un orchestre (d'harmonie ou symphonique), mais il ne faut pas s'attendre à s'intégrer sur du Mozart ou du Bach.
Dans mon soucis de faire simple (si si, j'ai essayé), je me suis dit que l'approximation était acceptable.
Mais en effet, l'histoire du saxophone est riche, et passionnante (d'autant plus que l'école mondialement reconnue est française !). Mais ce n'est pas le sujet de ce topic (puis je la raconterais très mal).
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Colombe » lun. 18 mai 2015 02:34

Ben moi, je joue de la flûte à bec!

Il convient de sortir de l'image déplorable qu'ont imprimée dans nos esprits de très longues années de massacre de cet instrument dans les collèges où il était "enseigné".

Pour commencer, il existe tout une gamme de flûtes à bec (comme pour les saxophones par exemple). Elle va de la sopranino, la plus aigüe, à la basse, voire même la contrebasse, plus rare. Personnellement, je possède des flûtes d'étude, c'est-à-dire de qualité modeste mais correcte: une sopranino, une soprano (celle que vous avez peut-être utilisée au collège), et une alto en bois, ainsi qu'une ténor et une basse en plastique.

Le bec de la flûte à bec permet de souffler facilement, mais cela demande quand même une bonne gestion du souffle et de la colonne d'air, comme pour tous les vents, je suppose. Une des difficultés de cet instrument, c'est qu'il n'y a pas ou peu de clés (sauf pour les basses), et donc ce sont les doigts qui bouchent les trous pour obtenir les notes; et pour obtenir la gamme chromatique, il y a des doigtés parfois un peu délicats! :P
En plus, il faut changer de doigtés quand on change de flûte, la soprano et la ténor sont en Do alors que la sopranino, l'alto et la basse sont en Fa.

La flûte à bec a un son doux et chaud (sisi!) qui convient particulièrement à la musique de chambre, mais totalement inefficace en grand orchestre. C'est une des principales raisons pour lesquelles elle a été abandonnée à la fin du 18ème siècle, et difficilement redécouverte au début du 20ème.
Et donc, le principal répertoire de la flûte à bec, c'est la musique renaissance et baroque, même si un certain nombre de compositeurs du 20ème ont écrit pour elle, dont des japonais! C'est surtout la flûte alto qui était utilisée, mais aussi la soprano et la ténor, et des flûtes intermédiaires comme la flûte de voix.

A l'époque baroque, le diapason n'était pas le même qu'aujourd'hui, et variait selon les pays. Pour les instruments à cordes, c'était plus facile de s'adapter, mais pour les instruments à vents.... On pouvait difficilement changer la longueur!
Mes flûtes sont en 440 (ce qui veut dire que le La est à 440 Hertz)qui est le diapason moderne, mais je viens de commander à un facteur une flûte alto au diapason 415, qui est celui que la plupart des "baroqueux" ont choisi pour jouer ce répertoire.

En général, les facteurs reprennent en les adaptants plus ou moins des modèles de flûtes du 17ème ou du 18ème siècle, créés par des artisans connus à l'époque, et dont les originaux sont dans des musées. Pour débuter, on peut acheter des flûtes de marques allemandes comme Möeck ou Möllenhoer, ou même en plastique de qualité chez Yamaha ou Aulos.

Dans l'ensemble dont je fais partie, je joue avec d'autres flûtes à bec, et aussi violon, violes de gambe, clavecin, et des chanteurs( le chant baroque a aussi ses particularités). Je m'accroche, et ça finit toujours par du plaisir partagé, et de temps en temps quelques petits concerts. ^-^

Alors, aussi, je joue du whistle irlandais. C'est le petit cousin en métal, il n'a que 6 trous et c'est un instrument diatonique, c'est à dire qu'il ne peut jouer que 2 tonalités (comme l'harmonica, ou l'accordéon diatonique).
je n'ai que des whistle en Ré, c'est la tonalité la plus couramment utilisée en musique irlandaise; un whistle en laiton, fait par un américain, et un low whistle (plus grave) en aluminium. Quand je vais le vendredi soir en session au pub, je ne prends que le plus aigu, le low ne fait pas le poids en volume sonore.

Voilà, j'espère que vous en savez un peu plus sur mes joujoux, je suis prête à répondre à ceux qui voudraient en savoir plus. :)

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Chacoucas
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Chacoucas » lun. 18 mai 2015 09:07

Oh ben si le topic s' enrichit dans l' approche... Je me jette ^^. Le post génial de Caligula m' avait découragé de faire aussi bien et détaillé sur le plan du matériel...

Je vais passer les guitares bien que ça soit mon instrument principal, ainsi que la basse déjà abordés plus hauts. J' aimerais beaucoup avoir un Oud et un Sitar, mais ça n' est pas encore venu.

Dans mes joujoux il y des harmonicas, on en trouve deux types principaux, le chromatique, un peu plus volumineux et équipé d' une tirette/pressoir à gauche qui permet de jouer toutes vos notes ainsi que les altérations de la gamme tempérée, à savoir toutes les notes utilisées en musique occidentale avec une tessiture de 3 octaves(diapason 440 on peut surement en trouver aux autres diapasons). Un bon outil à travailler avec un joli son. Mais mes petits préférés sont les diatoniques, très couramment utilisés dans le blues ou la country, permettant le fameux "bend" (tirer la note, comme sur une guitare afin de la baisser ou la remonter). Ces petits instruments (par ailleurs économiques et on fait difficilement plus discret à transporter) jouables dans une seule tonalité sont extrêmement intuitifs et simples (chaque case permet 2 notes, une en soufflant, une en aspirant, et celles que l' on aspire permettent d' amples modulations). Par contre pour s' adapter à toute tonalité... eh bien il faut en avoir plusieurs et parfois calculer un peu celui qui permettra d' utiliser les notes les plus expressives, dans une tonalité voisine (les notes aspirées vont varier suivant la tonalité ... Parfois il est plus sage d' éviter une ou deux notes mais avoir celles que l' on va préférer triturer. Ajouté à ça la possibilité de souffler ou aspirer 2 à 3 notes en même temps, suggérant un accord et un accompagnement minimaliste).

On trouve aussi un melodica, clavier de 2 octaves/2 octaves et demi en plastique dans lequel on souffle, soit à plat, embouchure reliée au clavier par un petit tuyau, soit comme une flûte à bec. Très utilisé dans le dub jamaïcain à une époque, rappelant un peu le son de l' accordéon, tessiture réduite mais parfois ça peut être très amusant.

Une flûte traversière, instrument un peu compliqué à prendre en bouche au début, dont la maîtrise des 3 octaves demande un peu de pratique et de musculation des lèvres, mais dont le doigté n' est pas très éloigné des autres bois (saxo-clarinette etc...) de l' orchestre européen. Son son précis et aérien, gracile, avec un volume déjà très intéressant en fait un instrument agréable pour se reposer ou méditer.

Dans la même classe il y a selon les pays une grande variété de flûtes traversières en bois, dont on pourra peut être préférer le son, plus chaud, plus texturé que le métal parfois. Par contre la précision, mais surtout la variété de notes sera souvent revue à la baisse, certaines musiques fonctionnant avec des harmonies différentes. On trouvera souvent des flûtes basées sur une simple gamme pentatonique (la gamme à 5 notes des solos de guitare blues ou rock, des flutes d' amérique du nord aussi, qui peut prendre des couleurs plus asiatiques (japon/chine) suivant l' utilisation que l' on en fait). En continuant sur le tour du monde des flûtes il y a au moins 3 ou 4 types de flûtes intéressantes en Chine, dont une à coulisse (on retrouve ce principe en Irlande, moins directement dans le trombone). Ou des instruments amusants comme les flûtes à nez ou les flûtes à 2 corps l' un d' eux faisant une note fixe, en bourdon, l' autre permettant l' improvisation modale... Monde fascinant que celui des instruments à vent de toute façon... Et la flûte est un moyen sympathique pour s' y plonger, son faible coût et ses tailles en général raisonnables en faisant un instrument facile à transporter, et généralement les doigtés ou l' embouchure permettent de passer assez facilement de l' une à l' autre (pas besoin de réapprendre totalement un nouvel instrument).


Un didgeridoo (bois creusé naturellement par les termites traditionnellement dans lequel on souffle en "prrrrrrt" comme dans une trompette, mais lèvres détendues. C' est essentiellement un instrument rythmique que l' on peut apprendre à jouer "en continu", inspirant par le nez tout en gardant assez d' air entre les joues pour ne pas couper le son... On module la pression de l' air et l' espace buccal pour articuler des rythmes. On peut aussi utiliser ses cordes vocales... Instrument fascinant je trouve. Au son très pénétrant et planant, mystérieux presque. J' utilise parfois un simple tube en PVC piqué à un vieil aspirateur, qui sonne déjà très bien pour s' entrainer.

La trompette, embouchure comme celle du trombone, dans la quelle on "pète" avec les lèvres, le son étant amplifié dans les circonvolutions du cuivre. On trouve 3 pistons qui permettront de jouer disons communément sur 2 octaves/2 octaves et demi, la musculature nécessaire pour aller plus haut demandant un bon entrainement. Le principe est relativement simple, chaque position de piston module la longueur parcouru par l' air, donc la hauteur du son (comme sur une flûte). Et suivant la pression donnée par les lèvres on joue d' harmonique en harmonique... En d' autres mots chaque position permet de jouer une note, puis sa quinte, puis son octave, puis sa tierce majeure, puis sa quinte etc (on les entend dans le son de trompette de cavalerie par exemple)... Une coulisse permet de corriger la justesse qui n' est pas stable suivant la hauteur... Superbe instrument à jouer mais avoir un beau son, fluide stable et juste demande pas mal de travail. Mais j' adore les intonations que l' on peut trouver.

J' ai testé un peu le violon, étant fasciné par le son des cordes frottées (probablement encore plus le violoncelle ou la contrebasse...) et le fait que ça sonne ou se joue presque comme on chanterait... la recherche de justesse se passant de la même manière, "à tâtons" n' ayant aucun repère visuel sur le manche et le moindre millimètre de décalage entrainant une note "fausse". Paradoxalement à ce que j' ai entendu dire je ne trouve pas que ça soit si difficile d' accès... Si on s' est déjà entrainé à chanter un peu... Ben c'est pareil. Et le travail de l' archet, pour commencer, n' est pas inaccessible non plus, même plutôt amusant et agréable. Le fait d' être guitariste a surement aidé un peu quand même. Instrument très agréable... J' aimerais beaucoup tester le violoncelle, dont la tessiture est encore plus proche de la voix humaine.

Sans être très percus à la base, j' ai des bongos, ces deux petits tambours sud américains à caler entre les genoux, chacun possédant 3 "frappes" de base (aigu, medium, grave) suivant où l' on tape. Ainsi qu' un djembé. Pratique pour bosser quelques rythmes, ou à filer à quelqu' un pendant qu' on joue de la guitare par exemple... Je ne m' y suis jamais plongé puisque les percussions se travaillent vraiment en groupe je pense (en tout cas pour aborder les rythmes traditionnels, il faut plus de 2 bras et apprendre à trouver sa place dans une polyrythmie). Pareil avec une batterie électrique qu' un ami m' avait laissé 2 semaines, instrument vraiment passionnant, complexe au niveau coordination et toucher (puisque tout le corps joue en fait) mais les voisins me trouvent déjà un peu bruyant ^^ Ca c'était trop pour eux.

Je finis avec le plus passionnant: la MAO, Musique assistée par Ordinateur. En fait avec un ordinateur portable, une carte son permettant de brancher un micro ou un instrument, il ne manque plus qu' un logiciel séquenceur et hop... on est en studio ^^. C' est de loin l' instrument le plus magique de tous puisqu' il peut tous les utiliser et moduler/arranger les sons à volonté. On peut faire n' importe quoi... On ouvre des "pistes" chacune desquelles sera occupée par un enregistrement (par exemple la guitare, puis piste 2 la basse, piste 3 batterie, piste 4 voix etc...) on peut moduler chacune de ces pistes avec un ou plusieurs effets (la reverb est le léger écho de la salle de bain, du couloir, église etc..., le delay répète les sons, la distorsion les sature et les rend bruyants, l' égalisation permet de découper les fréquences afin de mieux faire ressortir l' instrument au sein de ses pairs, ou de couper certains sons mal venus (le frottement des cordes par exemple) etc... il y a une infinité d' effets possibles et les matheux ou acousticiens adoreront la synthèse de sons en jouant avec des oscilloscopes ^^. On peut aussi enregistrer des instruments virtuels (l' électro, le rap utilisent beaucoup ça...) en général on rattache un clavier midi, qui ne sert que de contrôleur, et on lui attribue par exemple un son de violon, comme sur un synthé. Chaque touche donnera une des notes. On peut ainsi reproduire un orchestre au complet etc... Le jeu est de trouver des sons de qualité via internet, ou de les créer soi même. La liberté est juste infinie... On peut aussi bien entendu travailler à partir de mp3 divers, le fameux "remix"... On est assez loin de la pratique instrumentale à proprement parler :) Mais on transcende tout ce qu' on peut faire avec un seul d' entre eux... Extrêmement enrichissant pour la composition.

Voilà... Si ça a motivé quelqu' un à quelque chose ^^. Je réponds aussi aux questions.

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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par pixelvois » lun. 18 mai 2015 09:23

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Chacoucas a écrit :Oh ben si le topic s' enrichit dans l' approche... Je me jette ^^. Le post génial de Caligula m' avait découragé de faire aussi bien et détaillé sur le plan du matériel...
Tu t'en sors plus qu'honorablement je trouve ! Comme quoi : on a souvent tort de se retenir juste parce qu'on a été impressionné et qu'on ne pense pas pouvoir faire aussi bien / mieux... Après tout, on est pas là pour un concours ;)

Merci pour vos contributions :clap:
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Fu
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Fu » mer. 21 mars 2018 15:30

Allez hop ! Je déterre un vieux sujet. :)

Les guitares ont déjà été abordées, je vais simplement indiquer celles dont je dispose. Je ne suis pas féru de matos, étant plutôt passif comme joueur de musique : j'ai pris des trucs que mes profs ou amis m'ont conseillé, trucs qui rentraient dans mon budget. J'ai une folk de marque Yamaha achetée en 1987, un peu raide, avec une caisse assez grosse. Je ne connais pas le modèle, il faudra que je vérifie.
J'ai aussi une guitare électrique Aria Pro II achetée en 1986, la seule électrique sur laquelle j'ai joué, je suis maintenant incapable d'en changer. Je n'ai plus d'ampli depuis des années, je me contente de multi-effets avec modélisation d'amplis. J'ai un Line 6 Pod 2.0 pendant des années, et l'an dernier je suis passé sur Zoom G3n qui offre plus d'effets, mais aussi une boîte à rythme et la possibilité d'enregistrer des boucles.
J'ai aussi une guitare classique achetée plus récemment, en 2004, mais d'une marque lambda. J'ai commencé par jouer du classique sur une petite guitare, que je n'ai plus depuis longtemps.

La flûte irlandaise (tin whistle) a aussi été présentée. Je trouve que c'est un instrument à vent très abordable, dans tous les sens du terme. J'en ai depuis tout petit, une en Ré et une en Do. Il y a une dizaine d'années j'ai acheté cette méthode comprenant livre, CD et instrument pour un prix dérisoire, histoire de connaître un peu la théorie sur cet instrument que je pratiquais intuitivement depuis des années. C'est un très bel instrument à jouer.

Depuis peu je me suis remis aux synthétiseurs, avec la série des Yamaha Reface : j'ai les modèles CP et CS, je me tâte pour le YS pour faire des reprises de Deep Purple. Ce sont de minis synthétiseurs au look formidable qui recréent le son d'instruments légendaires des années 70-80, sur des claviers mini-touches à trois octaves (clavier dynamique dans le cas du modèle CP), et avec plein de potards partout pour faire les réglages en live. Un point qui partage pas mal de musiciens : à part sur le modèle DX, il n'y a pas de mémoire où sauvegarder vos patches (les sons que vous avez fabriqués). Changez les réglages et votre son a disparu. Il existe des moyens externes de les sauvegarder, comme SoundMoundo. Mais cette absence de mémoire est aussi un argument en faveur de la créativité : au lieu de rester campé sur des sons préenregistrés l'utilisateur est encouragé à explorer tout le temps. Ces appareils sont extrêmement agréables à utiliser, d'utilisation assez facile pour des résultats immédiats. J'ai été un peu perdu la première fois face au CS, mais je commence à mieux le maîtriser et à enregistrer avec. Cette série de synthétiseurs est plutôt conçue pour la performance live : très faciles à transporter, pouvant fonctionner sur piles, avec des réglages accessibles immédiatement puisqu'il existe un potard pour chaque type de réglage. Pour de la composition pure et dure, il vaut mieux se tourner vers la MAO (cf. le message de Chacoucas, ou deux paragraphes plus bas), ça revient beaucoup moins cher.

Pour pratiquer le piano de façon un peu plus académique, j'ai un Yamaha Piaggero NP-32, un long clavier (soixante-seize touches) qui est léger, pas très cher et facile à ranger. Dès que l'on pose un doigt sur les touches on réalise qu'elles sont très bon marché, mais la résistance, la taille et le son sont corrects.

Pour finir je rejoins @Chacoucas à propos de la MAO : c'est abordable gratuitement pour toute personne équipée d'un ordinateur, avec de nombreux programmes gratuits comme LMMS. Il est tout de même plus pratique de disposer d'un clavier maître, c'est-à-dire un clavier à brancher sur l'ordinateur qui vous permettra d'éditer la musique plus facilement. J'ai acheté un Akai LPKO25, abordable et qui se range partout. Ça se branche en USB, pas de pile ni rien. On peut trouver des tonnes de VST gratuits sur certains sites (VstPlanet, Vst4Free) qui donnent une palette quasiment infinie de sons.

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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par pixelvois » mer. 21 mars 2018 17:57

Fu a écrit :
mer. 21 mars 2018 15:30
programmes gratuits comme LMMS
Hé, hé... j'en parlais encore hier irl à propos des logiciels que j'ai eu utilisé pour mes "peintures sonores"... Après avoir longtemps utilisé Cakewalk armé d'une SoundBlaster AWE32, puis plus tard d'une Guillermot MaxiSound64, je me suis remis relativement récemment à la création son pour "habiller" sonorement l'exposition d'un pote sculpteur et d'un ami à lui photographe : réinstaller des vieux Window pour pouvoir faire tourner mon vieux matos afin de réutiliser mes banques de sons s'averait être une belle gajeure ( et puis j'avais pas trop envie d'y revenir à Window, après avoir largement consomé ma conversion à Linux ), donc j'ai fini par trouver LMMS qui a satisfait toutes mes attentes dont essentiellement celles de me passer de hardware pour récupérer et utiliser mes sfx et de me passer de Cakewalk pour rester sous Linux... je n'en demandais pas beaucoup plus. Après, je ne l'ai pas trouvé vraiment intuitif ( m'enfin, je n'ai pas vraiment persévéré ), mais ça m'a suffit pour honorer ma pseudo-commande, et le garder en mémoire pour si je devais y reviendre ou conseiller quelqu'un sur le choix d'un outil au bon potentiel, tournant sous Linux et gratuit ^^

Sinon, les points clés de l'historique de mes outils ( et de mon parcours de production son, qui n'est qu'une facette de mon parcours de plasticien virtuel -- au sens d'utilisation d'outils et support numériques, donc dématérialisés ), pour ceux à qui ça parlerait :
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Fu » jeu. 22 mars 2018 10:17

Hors-sujet
Pour la MAO, j'ai commencé sur… Amstrad CPC 6128, dans les années 80, je faisais des musiques pour mes jeux ou pour du demomaking. J'ai commencé par Music Pro mais il n'était pas pensé pour ce genre d'utilisation. Ensuite je suis passé sur SoundTrakker, beaucoup mieux pour cet usage.

À cette époque, je me rappelle que l'Atari ST était très réputé et très utilisé dans les studios d'enregistrement.
Je ne connais pas encore très bien LMMS, et je ne l'ai pas trouvé intuitif non plus. Il y a quelques années j'ai utilisé Kristal Audio Engine, sans avoir besoin du moindre tutoriel, mais je ne sais pas s'il est encore disponible.

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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Tamiri » mer. 5 sept. 2018 22:37

Encore une exhumation en réponse à une contribution fort ancienne à cette question.

La raison en est que je me tâte, actuellement : étant vraisemblablement à l'orée d'une période transitoire où il se peut que j'aie un peu plus de temps libre et moins de compagnie, je réfléchis assez sérieusement à l'idée de refaire un peu de musique. Pour ça, il faut que je surmonte un blocage que je ne détaille pas (ce n'est pas le propos ici) consistant à faire le deuil d'une forme de perfectionnisme peu compatible avec certains présupposés de la pratique amateur : limites de temps, de moyens, et limites humaines (mon niveau instrumental et vocal doit avoir littéralement fondu depuis ; je ne puis également exiger la même intransigeance vis-à-vis des autres, qui auront les mêmes contraintes que moi). En gros il faut que je parvienne à acquérir le goût de faire au lieu de ne rechercher que le résultat, icelui ne pouvant plus être conforme à mes rêves ou à mes modèles.

Et donc, la question que je me pose actuellement, serait de racheter un ou des instruments. Pas tous en même temps, finances obligent !

Et donc aussi :
Colombe a écrit :
lun. 18 mai 2015 02:34
Ben moi, je joue de la flûte à bec!
Ben, moi aussi je « viens » de la flûte à bec. À l'heure actuelle je possède quatre instruments de ce type, mais qui doivent être totalement « rincés » et/ou qui nécessiteraient un sérieux rodage pour sonner de nouveau de manière optimale. Les « bois » sont des instruments qui vieillissent mal et ne se conservent pas très bien dans le temps, étant soumis à des alternances entre humidité et séchage, raison pour laquelle d'ailleurs on ne joue jamais sur des exemplaires originaux, mais sur des copies, contrairement à ce qu'il est possible de faire avec les autres familles instrumentales (y compris les cuivres de manière plus marginale). Et donc :

Deux des instruments sont issus d'une fabrication en série (Moeck), à savoir une soprano en buis et une alto en ébène de série « Rottenburgh » au diapason A=440. L'alto en ébène avait été un coup de cœur quand je l'ai essayée chez le vendeur, le bois très dense faisant perdre en rondeur ce que l'on gagne en mordant, avec un son riche en harmoniques aiguës, des attaques précises, incisives. Une moindre perméabilité à l'humidité fait probablement de cette flûte l'instrument qui devrait être resté le plus convenable après tout ce temps.

Pour le reste je possède une alto en buis A=415 d'un artisan néerlandais, mon instrument principal pendant toutes mes études, et d'une « personnalité » d'ailleurs fondamentalement opposée à l'alto en ébène : rondeur, chaleur, un léger souffle perceptible et peu de volume sonore. Lors de ma première visite à l'atelier, le facteur m'en avait d'ailleurs fait une démonstration peu convaincante, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il soufflait systématiquement comme une brute dans les instruments de sa propre fabrication. J'avais donc envie de m'enfuir au début, et j'ai totalement changé d'avis quand j'ai commencé à les essayer moi-même. Comme quoi les premières impressions... Par la suite cet instrument à répondu l'immense majorité de mes besoins vu que le gros du répertoire concerne l'alto en fa. Pour les besoins des ensembles auxquels je participais au sein du conservatoire, je me faisais prêter une alto en sol par l'établissement.

Enfin je possède une soprano à perce cylindrique, instrument « pêchu » bien adapté au répertoire des XVe et XVIe siècles. Instrument issu... d'une double complicité d'abus de bien social et d'espionnage industriel ! Il y a prescription, je suppose :D . En fait, à la demande du facteur d'instruments que j'évoquais plus haut (et avec, également, la complicité de mon professeur), je lui avais fait parvenir une flûte de la série « Kynseker » de la firme Moeck, du parc instrumental du conservatoire. L'artisan a pratiqué une rétro-ingénierie en prenant scrupuleusement les mesures de l'instrument, s'appropriant ainsi les ajustements réalisés par la maison Moeck par rapport à la simple copie d'instrument original (cette firme met un point d'honneur à vendre des instruments « clefs en mains », faciles à jouer, ce qui implique par exemple que les doigtés doivent être standardisés tant que faire se peut). Ceci étant dit, le facteur a aussi pratiqué ses propres petits réglages, ce qui fait qu'en substance, il a pu lancer une fabrication de la flûte soprano « d'après Kynseker » sans avoir à se déplacer pour étudier l'original dans un musée... Cet aveu étant fait, j'espère que vous viendrez m'apporter des oranges en prison :D

Deux remarques générales sur les flûtes à bec pour compléter la contribution de Colombe :

En dehors des productions en grande série, ces instruments matériellement simples peuvent exiger une adaptation au cas par cas s'éloignant partiellement des doigtés « universels » : en plus de l'ajustement permanent de la vitesse d'air inhérente aux flûtes à bec, certains instruments peuvent exiger que l'on aménage un peu les doigtés pour assurer la justesse de certaines notes sous certaines conditions, notamment en personnalisant les « doigtés en fourche », en rusant pour la réalisation de certains ornements...
C'est le lot commun pour les instruments dits anciens, on finit par prendre l'habitude du fait qu'il n'existe pas de doigté absolument universel. Selon ce que l'on veut faire et ce que l'on connaît de son instrument, on peut être amené à aménager un peu les règles. De la même façon, mais ceci est une autre question, qu'on se doit aussi d'adopter une vision infiniment plus souple de la notation musicale qui, comme l'orthographe dans les textes, était moins rigide jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Deuxième remarque : historiquement la flûte à bec a connu un « revival » centré sur l'Europe du Nord, tout au long du XXe siècle, un peu à la faveur de l'intérêt croissant pour la musique ancienne et beaucoup en raison de sa simplicité matérielle. On peut facilement en industrialiser la fabrication, en promouvoir largement la pratique auprès des amateurs, et pourtant le haut de gamme des productions industrielles reste viable pour un usage professionnel. La flûte a bec a donc connu une surexposition culturelle et son enseignement s'est répandu plus vite que celui de bien d'autres instruments rattachés à l'instrumentarium « baroque ». Pour le « marché » des ensembles et des orchestres, qu'ils soient amateurs ou professionnels, dans un certain sens, il y a « trop » de flûtistes (et également légèrement trop de gambistes) alors que pour les mêmes ensembles, par exemple, les trompettistes jouant sur trompette naturelle ne courent pas les rues. Pour ma part, j'ai investi pas mal de temps, comme autodidacte d'abord puis en prenant des cours, dans la flûte à bec. Je n'ai de regrets ni en ce qui concerne l'apprentissage musical proprement-dit, ni la pratique de musique de chambre. Mais pour ce qui est de l'orchestre, c'est une autre affaire. Voulant me porter candidat pour un projet d'orchestre, on m'avait expliqué que les places en flûte à bec seraient chères : forcément, dans un orchestre, on ne va prendre qu'un à trois praticiens de chaque instrument à vent, et là où se présentait un hautboïste ou un corniste « qualifié » sur instrument « ancien », débarquaient facilement trois fois plus de flûtistes à bec. Résultat, les responsables du projet ont fini par prendre principalement des hautboïstes et flûtistes (traverso) jouant également la flûte à bec, tandis que mon propre « deuxième instrument », la clarinette, n'avait pas d'intérêt immédiat pour un ensemble centrant son répertoire sur Charpentier et Lully...


Et justement, tiens : les clarinettes. La clarinette en si bémol a été le premier instrument que j'ai abordé, mais pratiquement abandonné suite à un souci médical, c'est alors que j'ai basculé complètement vers la flûte à bec initialement abordée en autodidacte. Je possède toujours une clarinette d'étude, de production industrielle Yamaha, qui malgré son prix modique s'était avérée très satisfaisante, et en tous cas au moins égale aux gammes courantes de facteurs plus réputés sur le plan de la seule qualité du son (ses défauts résidant principalement dans la qualité de fabrication et la fiabilité du clétage). Instrument qui, encore plus que les flûtes, mériterait à l'évidence un remplacement ou une révision poussée s'il devait reprendre du service.

Sur le plan des lubies :
À un stade de mon étude de la clarinette, j'avais suivi assez docilement une voie conventionnelle dans le milieu de la musique dite classique jouée sur instruments dits modernes, à savoir : des becs assez ouverts associés à des anches dures, soit l'esthétique symphonique du moment, avec un son droit, rond, stable jusqu'aux extrémités de la tessiture, et ceci au prix d'un jeu toujours plus "sportif" au niveau du souffle. Entre temps j'ai eu le souci médical qui m'a interdit de persévérer dans cette voie quoique mon professeur ait essayé de me convaincre de "remonter la pente" ; mais ceci a également correspondu à la période où je commençais sérieusement à m'intéresser à la question des instruments dits anciens. De mon côté, donc, et sans en parler au prof, je faisais chez moi la chose suivante : j'abordais le répertoire fin XVIIIe ou tout début XIXe siècle, je reprenais des anches moins dures, et avec un tournevis... je démontais une partie des clefs, bouchant les trous devant le rester avec de petits bouchons en liège soigneusement taillés, pour ne travailler que les doigtés à "fourches" et me passer du confort moderne. Deuxième étape, j'ai essayé de démonter les anneaux du "système Boehm" (ce principe utilisé depuis le milieu du XIXe entre autres sur les flûtes traversières, puis transmis aux clarinettes, hautbois, saxophones...). Mon objectif étant de retrouver le toucher "direct" et l'absence de résistance mécanique (ressorts) que je connaissais déjà sur les flûtes à bec. Hébin moralité : démonter le système Boehm sur un instrument conçu avec, ça ne marche pas ! Fin de l'expérimentation et conclusion provisoire : pas de salut sans l'acquisition d'une vraie clarinette "ancienne" (donc une copie), ce qui à l'époque de mes premières interrogations personnelles sur le sujet, restait un objet fort rare.




Et donc, maintenant, pour le coup, les instruments que j'ai presque envie d'acheter pourraient être les suivants :

Une ou des flûtes à bec en remplacement des instruments les plus fatigués ;

Ou supposer que les soucis médicaux anciens sont atténués et seront moins handicapants dans une pratique modérée sur instruments exigeant moins de pression, et maintenant que ça se trouve tout de même plus facilement qu'avant, me procurer une clarinette de type fin XVIIIe ou début XIXe chez les quelques facteurs qui en produisent (j'ai repéré au moins un artisan en Bretagne et un autre en Autriche, et d'ailleurs c'est généralement moins cher qu'un instrument "moderne"), le moins cher restant une clarinette à cinq clefs du genre viennois ; mais un type un peu moins primitif (tout en restant pré-Boehm) permet d'étendre le répertoire tout en gardant le naturel du son et la variété de l'articulation quand on joue des répertoires plus anciens.
Ou tout simplement, casser un peu plus la tire-lire et partir sur une clarinette de basset qui permet de se coltiner le concerto de Mozart (à supposer que je redevienne capable de le jouer :D ).

La dernière option (mais la première, chronologiquement) restant en fait... de commencer par reprendre le chant. Manière peu couteuse de voir si j'arrive à me convaincre moi-même de refaire un peu de musique, avant de prendre le risque d'investir des sous :P

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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par W4x » jeu. 6 sept. 2018 15:27

Tamiri a écrit :
mer. 5 sept. 2018 22:37
De mon côté, donc, et sans en parler au prof, je faisais chez moi la chose suivante : j'abordais le répertoire fin XVIIIe ou tout début XIXe siècle, je reprenais des anches moins dures, et avec un tournevis... je démontais une partie des clefs, bouchant les trous devant le rester avec de petits bouchons en liège soigneusement taillés, pour ne travailler que les doigtés à "fourches" et me passer du confort moderne. Deuxième étape, j'ai essayé de démonter les anneaux du "système Boehm" (ce principe utilisé depuis le milieu du XIXe entre autres sur les flûtes traversières, puis transmis aux clarinettes, hautbois, saxophones...). Mon objectif étant de retrouver le toucher "direct" et l'absence de résistance mécanique (ressorts) que je connaissais déjà sur les flûtes à bec.
8o Ah oui quand même ! Effectivement c'est un peu rude comme méthode mais ça valait certainement le coup d'essayer. Je suis du même avis que toi quant à la préférence des doigtés à "fourche", nécessaire lors de certains enchaînements mais qui nécessitent alors de compenser par l'embouchure la justesse moyenne du son. Petite anecdote à ce sujet, vers la fin de mes "études" musicales, mon prof me faisait jouer de l'aigu et du suraigu sans la clé de 12e, juste avec l'embouchure... hé bien ça marche ! Il faut juste une sacrée pince, et une anche de bûcheron genre 3,5 ou 4 si l'on veut que ce soit juste.
Je ne m'attendais pas à trouver un clarinettiste ici, c'est amusant ^^ Pour ma part j'ai fait l'intégralité de mes gammes si je puis dire sur une Noblet en ébène qui fête ses 50 ans cette année. Par curiosité je testerais bien une clarinette "ancienne" comme tu dis sans tout le système de clés, qui cependant simplifie souvent l'existence !
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Re: Matos Musical : Vos joujoux à vous

Message par Tamiri » jeu. 6 sept. 2018 18:55

L'instrumentarium "ancien" suppose habituellement d'adapter constamment l'instrument au répertoire, mais un amateur pas spécialement fortuné a rarement la chance de posséder autant d'exemplaires d'un instrument qui a subi des modifications conséquentes pratiquement deux ou trois fois par siècle depuis son apparition, qui se fait en plusieurs tonalités. Je me dis pour ma part qu'une clarinette en la ou en sib à cinq clefs donne accès à une bonne partie du répertoire jusqu'aux années 1830, qu'une treize/quinze clefs permet de jouer une bonne partie du répertoire romantique tout en ne dénaturant pas fondamentalement le répertoire baroque et classique.
Sur le mode "qui peut le plus, peut le moins", la clarinette de basset type Stadler (tessiture étendue vers le bas avec un ré et un do supplémentaires, au moyen de clefs au pouce droit) permet d'aborder des oeuvres majeures à commencer par le concerto KV 622 qui me passionne suffisamment pour avoir envie d'y consacrer pas mal de temps, les parties de clarinette obligée dans la Clémence de TItus, mais aussi, évidemment, tout le reste du répertoire ne sollicitant pas ces deux notes supplémentaires.
W4x a écrit :
jeu. 6 sept. 2018 15:27
Par curiosité je testerais bien une clarinette "ancienne" comme tu dis sans tout le système de clés, qui cependant simplifie souvent l'existence !
À mon sens (c'est-à-dire au sens d'un rejeton du mouvement "baroqueux", mais cependant pas intégriste en la matière), les avantages sont les suivants :
Des instruments conçus pour des pressions d'air moins importantes, la perte de puissance est compensée par la précision des attaques - un instrument qui répond vite, avec peu d'inertie, qui exige peu de force. Tout pianiste qui passerait d'un grand Steinway de concert à un pianoforte du XVIIIe ressentirait cette différence d'une façon assez similaire. En ayant moins de clefs, on supprime également la résistance des ressorts et on gagne un toucher très direct, très sensuel si j'ose dire. Les clefs restantes sont conçues pour assurer l'étanchéité sous une pression légèrement moindre, les ressorts sont donc souvent moins durs.
Sur des critères bien plus subjectifs parce que c'est une question de goût en même temps qu'une question historique : un son qui perd en rondeur et en puissance ce qu'il gagne en saveurs fruitées. Moi qui ai joué sur une flûte à bec en ébène, j'ai dans le même temps fort envie de me mesurer à une clarinette en buis.

Sur un tel instrument, de toutes façons, on ne demande jamais les extrêmes dont les instruments modernes sont capables, pas plus qu'il n'est question de jouer indifféremment dans n'importe-quelle tonalité. Les oeuvres de l'époque sont écrites en fonction de l'instrument et des tonalités dans lesquelles il joue juste sans effort surhumain.
La justesse restant une attention de tous les instants qui demande une faculté d'adaptation au cas par cas, ce que partagent de toutes façons tous les "souffleurs" sur instrument ancien.

Quant à la motivation première, ça reste l'honnêteté intellectuelle vis-à-vis du répertoire, démarche consistant à explorer une littérature musicale vieille de 200 ans en moyenne sans projeter sur elle des clefs de compréhension anachroniques. Ceci sort évidemment du strict cadre de ce topic où chacun décrit ses "joujoux" actuels, passés, futurs ou rêvés.
Hors-sujet
Mais en gros, je me reconnais dans ce courant de pensée qui estime que l'intérêt des oeuvres ne peut en aucun cas être réduit aux seules notes écrites et intègre tout le reste : son et caractéristiques des instruments pour lesquelles elles ont été écrites, liberté de de l'interprète (un domaine où l'on joue en permanence avec l'équilibre entre règles de goût historiques et personnelles), articulation, attaque, usage du vibrato, ornements etc. Il ne s'agit en aucun cas de figer le répertoire dans une approche archéologique mais au contraire de le lire sans faire de contresens pour s'en approprier la lettre et l'esprit. C'est dans ce sens là également que, dans un autre domaine, dans mon topic sur l'opéra, je défends régulièrement l'approche associant étroitement honnêteté musicologique et interrogations scéniques contemporaines. Mais là, pardon, je sors encore du sujet.

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