Choisir un "psy" pour un diagnostic (QI+bilan)

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Bradeck
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Re: Choisir un "psy" pour un diagnostic (QI+bilan)

Message par Bradeck » mar. 4 sept. 2018 19:30

Simplet a écrit :
mar. 4 sept. 2018 17:57
J’imagine que tu as également des retours positifs au sujet des psy dont tu donnes les noms
Réponse publique car tu ne dois pas être la seule à te poser la question : Oui ceux dont nous avons l'adresse sont ceux pour lesquels nous avons eu des retours positifs. Mais cela ne veux en rien dire que ceux dont nous n'avons pas entendu parler sont moins bon, ni que ceux que nous conseillons conviendrons à tout le monde.
Et dans la liste il y a des pratiques totalement différentes (passation en une fois, en trois fois, etc...) c'est pour cela que l'on conseille d'appeler, car l'aspect relationnel est certes moins important pour une "simple" passation de test psychométrique que pour un suivi, mais cela reste important.

De même un rendez-vous avec un neuropsy est totalement différent d'un rendez-vous avec une psy qui à été formée à la passation de test.

Mais bon :
Simplet a écrit :
mar. 4 sept. 2018 17:57
Bon. Ok. J’ai choisi en fait, c’est ça ?
Si toi même tu as une préférence pour une des deux formules, effectivement, tu sembles avoir choisi.
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Re: Choisir un "psy" pour un diagnostic (QI+bilan)

Message par Simplet » mar. 4 sept. 2018 21:48

Tu pourrais développer la différence entre un psy et un neuropsy s’il te plaît ? (Sauf si le sujet a déjà été abordé, ce qui est possible...)

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Bradeck
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Re: Choisir un "psy" pour un diagnostic (QI+bilan)

Message par Bradeck » mar. 4 sept. 2018 23:44

N'étant pas un spécialiste, je vais exposer ce que j'ai compris, quitte à me faire tacler par la suite :
- Neuropsy : spécialiste des maladie d'origine neurologique, et maitrise très bien les test psycho-métrique, qui font partie de ses "outils de base". Il a donc obligatoirement des connaissance en psychologie, mais sa compétence principale réside dans le diagnostique, le suivi et le traitement éventuel de maladie d'origine neurologique. Par exemple, pour la maladie d'Alzheimer tu vas voir un neuropsy pour le diagnostique et le suivi de la maladie, mais pas pour le suivi de ta "santé mentale" au sens de "comment vis-tu ta maladie psychiquement parlant".
- Psychologue : La on est donc plus dans la psychologie, les bobos de l'esprit, et non du cerveau. Pour faire passer le WAIS ils doivent recevoir une formation "complémentaire", les tests psychométrique n'étant pas de leur ressord "à la base", contrairement à des tests projectifs de personnalité. Et là tu pourra travailler sur ton vécu "psychique" d'une maladie neurologique.

L'approche est donc différente, certainement qu'à la base la sensibilité du praticien l'est peut-être également. Il n'y en a pas un "mieux que l'autre" pour la passation du WAIS, mais les approches différentes peuvent influer sur le ressenti du client.
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Traum
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Re: Choisir un "psy" pour un diagnostic (QI+bilan)

Message par Traum » mer. 5 sept. 2018 07:09

Je vais effectivement me permettre d'apporter un amendement aux propos de Bradeck, de ma position de psychologue clinicienne. Il est possible que ce que je dise au sujet des neuropsychologues (ce que je ne suis pas, j'ai donc un regard extérieur forcément biaisé) soit sujet à caution par quelqu'un dont c'est le métier.

En fait, si, les psychologues qui ne sont pas neuropsychologues sont aussi formés à la passation de tests, le plus souvent. L'approche est différente d'un neuropsychologue. Le neuropsychologue est le grand spécialiste de l'évaluation et de la rééducation de l'ensemble des fonctions cognitives, de manière fine et détaillée. Il peut intervenir notamment dans le champ des troubles neuropsychologiques (troubles dys, TDAH), des troubles du spectre de l'autisme, des troubles neurologiques. La neuropsychologie est une discipline clinique.
Certains neuropsychologues ont en plus une activité de thérapie, mais souvent elle est acquise au cours de formation complémentaire.

Les psychologues cliniciens (pour faire simple j'appelle ainsi « psychologue clinicien » ceux qui ont suivi une formation en psychologue clinique et psychopathologie) ont une formation plus sommaire en neuropsychologie et neurosciences, mais bien plus approfondie en psychopathologie et prise en charge psychothérapeutique. On est apte à faire passer des tests pour évaluer les fonctions cognitives de manière globale (les échelles d'intelligence s'y prêtent bien) mais aussi ce qu'il en est de la dimension affective, de la personnalité (MMPI, Rorschach, TAT, test Z de Zulliger). L'évaluation psychométrique fait donc bien partie de notre ressort de base. (À l'heure actuelle, on tend à l'oublier.)
Qui dit évaluation globale des fonctions cognitives dit que l'on n'est pas spécialiste, que si on peut suspecter un trouble dys, un déficit neurologique (parfois avec beaucoup de pertinence et de finesse), etc., on n'a souvent pas les capacités d'aller investiguer plus loin et il nous faut laisser la main. Bon, parfois, certains racontent carrément des conneries, du genre : si grand écart entre l'ICV et l'IRP, c'est forcément un trouble dys… euh… ben… non.
La remarque concernant sur la formation des psychologues cliniciens aux tests est valable pour les psychologues du développement.
On comprendra en fait aussi que ces diverses disciplines de la psychologie se recoupent sur certains points et sont complémentaires. Et par la formation continue (ou parfois en acquérant un deuxième master), il est possible d'avoir une double spécialité. Au total, on a tous le titre de psychologue, et seulement de psychologue. C'est celui qui est encadré par la loi.

En pratique, la formation aux tests psychométriques chez les psychologues cliniciens peut demeurer assez sommaire et il faut approfondir ensuite (lectures, conférences, formations plus complètes, etc.), mais ça dépend du cursus théorique de la fac et des stages.
Pour ma part, la formation à la passation des tests cognitifs était très, très modeste dans ma fac. J'ai dû beaucoup travailler ensuite sur le sujet, et j'étais démesurément prudente au début (peur de laisser passer quelque chose d'important). (Aujourd'hui, je reste prudente, mais le travail, le temps et l'expérience ont fait leur travail, — ce qui n'empêche pas de se poser des questions.) En revanche ma formation aux tests projectifs était franchement poussée et nous permettait de valider une première année de DU si on le souhaitait. (Il existe des DU de projectives en deux ans, celui de Descartes étant le plus réputé.)

L'approche est donc effectivement différente entre les deux types de formation initiale, mais elle sera au moins autant due à la formation initiale qu'à la sensibilité de chaque psy.
En formation sur les troubles dys, le formateur pensait qu'il était mieux d'effectuer un bilan dans un premier temps chez un psychologue non neuropsychologue pour avoir un regard plus global et de poursuivre si nécessaire chez un neuropsychologue. Ça se défend tout à fait.
Je sais que, pour ma part, quand les gens soupçonnent un trouble des apprentissages en sus d'une douance, j'ai plutôt tendance à leur parler de neuropsychologue. Certains préfèrent, pour avoir une évaluation cognitive d'emblée plus fine (le risque est que ce soit trop à la loupe et que la dimension affective et psychique puisse être mise un peu de côté), rencontrer un neuropsychologue d'emblée, d'autres me voir moi (ou un collègue non neuropsychologue) quitte à être, le cas échéant, réadressé vers un neuropsychologue.
Il faut aussi savoir que le psychologue comme le neuropsychologue peuvent être amenés à renvoyer vers d'autres professionnels pour évaluations complémentaires : orthophoniste, orthoptiste, neurologue…
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » Mark Twain

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Re: Choisir un "psy" pour un diagnostic (QI+bilan)

Message par Simplet » jeu. 6 sept. 2018 16:57

Merci Traum une nouvelle fois pour tes explications.

En gros, le neuropsy est le nerd des psy, quoi ;-)

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