Antidépresseurs

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Loefen
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Antidépresseurs

Message par Loefen »

Bonjour,

je viens vers vous, non pas pour me faire conseiller tel ou tel antidépresseur, mais plus parce que je suis à la recherche de témoignages sur l'effet des antidépresseurs.

Ma psy vient, bien à regret, de me conseiller d'en prendre.

Je souffre de TAG, je pense, (il y a un topic fort éclairant dessus). Je n'arrive pas à en venir à bout et, depuis ces derniers temps, l'anxiété et la peur me paralysent, me mettent à mal, m'empêchent de faire face sereinement à mes problèmes quelque qu'ils soient. Le plus petit grain de sable prend l'apparence d'une immense montagne qui va m'écraser.

Pire, alors que tout va bien, que je m'occupe, l'angoisse vient m'étreindre sans que je ne sache pourquoi, sans que je n'arrive à l'enrayer.

Je n'en peux tout simplement plus.

La psy m'a donc expliqué que les antidépresseurs me permettraient de prendre du recul, de recommencer à faire des choix sans craindre que la foudre ne me tombe sur la tête, d'avancer dans ma vie au lieu de piétiner.

L'idée d'en passer par la camisole chimique me terrorise. L'idée de ne pas avoir en moi les ressources pour passer au-dessus de mes soucis me chagrine.

Un antidépresseurs (dosé et recommandé par un psychiatre bien entendu), est-elle une solution qui peut vraiment aider ?

Cela ne nous change-t-il pas ? N'en devient-on pas dépendant ? Le risque n'est-il pas de rentrer dans un cercle vicieux pour ne plus en sortir ?

J'écris et, cette année, j'ai eu la chance incroyable de gagner un concours et d'avoir eu une nouvelle publiée... j'écris encore et toujours, plus que jamais. Un antidépresseur ne va-t-il pas m'empêcher de jouir de toutes mes capacités de réflexion, ne va-t-il pas bloquer mon imagination ?

Je remercie par avance ceux qui ont connu les antidépresseurs de leur témoignages que j'espère rassurants.

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Napirisha
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Re: Antidépresseurs

Message par Napirisha »

Pour ma part, je n'ai pas vécu ça comme une camisole. Je n'ai pas eu l'impression d'être au ralenti, ou que mes émotions étaient muselées. Au contraire, même : la chape d'anxiété qui m'oppressait s'est relâchée, les réactions exacerbées qui pouvaient me submerger se sont espacées. Je n'ai pas eu l'impression que ma personnalité était affectée, plutôt qu'elle pouvait à nouveau s'exprimer. La réflexion, en ce qui me concerne, est plus fluide si je ne suis pas engluée dans des ruminations incessantes
Après, c'est pas miraculeux (c'est resté une période très compliqué et douloureuse), ça ne change pas les sources extérieures de problème, et c'est pas évident de se sentir dépendant d'un comprimé pour ne pas aller trop mal... Mais ça m'a permis de prendre un peu de recul pour réfléchir et avancer.
Le sevrage est allé sans encombres.
Tout ça n'est qu'un témoignage personnel, les réactions peuvent varier bien sûr, ça ne dit pas ce que ça donnerait pour toi.

Bref, de mon point de vue, c'est un outil, parmi d'autres, à utiliser à bon escient... Si tu es bien accompagnée médicalement, ça peut être un élément de solution. Bon courage !
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Re: Antidépresseurs

Message par soazic »

Je n'ai jamais vécu cela comme une camisole, ce sont plutôt les troubles qui sont enfermants et empêchent de se mobiliser. j'en prends et suis en thérapie pour pouvoir faire face à ma situation actuelle. Et pour ce qui est des capacités, je pense être plus disponible à la création justement du fait de pouvoir me détacher de la situation.

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Loefen
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Re: Antidépresseurs

Message par Loefen »

Merci Napirisha et Soazic pour vos retours encourageants.

Je viens juste d'en discuter avec une copine de marche qui m' avoué en avoir pris. Elle l'a très bien vécu également. Cela suffit à me donner l'aplomb nécessaire pour franchir le cap.

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Grabote
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Re: Antidépresseurs

Message par Grabote »

Le terme de camisole me choque aussi, personnellement j'ai pris du millepertuis par cure de 3 semaines pendant une petite année et je dois dire que j'ai regretté de ne pas en avoir pris plus tôt. J'ai traversé une grosse dépression et je peux témoigner que ça fait la différence, même si les effets sont subtiles (quand c'est la bonne molécule pour soi). Je peins et je n'ai sentie aucune incidence négative sur ma créativité ni sur ma réflexion, au contraire, la baisse d'anxiété a libéré de l'énergie. J'avais un à priori négatif comme toi, aujourd'hui, je pense que nous avons de la chance de vivre à une époque dans laquelle ces médicaments existent et qu'il est fort dommage de ne pas les utiliser (à bon escient). Par contre, il me semble important de suivre en parallèle une thérapie dont on sent des effets concrets (si non, mieux vaut changer de thérapeute) et/ou mettre en oeuvre des changements dans sa vie pour ne plus en avoir besoin à un moment donné (si possible).
J'ai une personne sérieusement malade dans ma famille et les antidépresseurs l'aident à vivre au mieux tous les bons moments qu'elle peut vivre et je trouve ça génial. Elle n'en prenait pas dans les premiers temps de sa maladie et elle était complètement déprimée ce qui parait bien normal quand on reçoit son genre de diagnostique. Elle en prendra certainement jusqu'à la fin de sa vie et tant mieux si ça lui permet de profiter de ce dont elle peut encore profiter. ! De plus ça lui permet de ne pas se décourager et de pratiquer tous les exercices qui ralentissent le développement de sa maladie.
En bref, ça fait pas tout le boulot mais ça aide grandement à le faire !
Hé, @Loefen bravo pour ta publication, c'est génial, je suis contente pour toi,
si jamais tu as envie de la partager avec nous, je suis preneuse
ps: reconnaitre sa vulnérabilité et ses limites, ça fait aussi partie du processus de résilience amha
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Swinn
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Re: Antidépresseurs

Message par Swinn »

Bonjour @Loefen ,
J'ai fait 2 cures d'antidépresseurs de 1 an et demi chacune, seroplex 10 mg pour le citer.
Si je n'avais pas fait notamment cette deuxième cure, je ne saurais pas où j'en serai aujourd'hui.
Ce médicament joue sur la re-capture de la sérotonine dans les connexion synapsiales. Si les médecins ont clairement identifié la sérotonine comme une hormone indispensable dans le traitement de l'humeur, ils ne connaissent pas encore véritablement quel en est le processus de régulation ce qui est assez amusant, mais ils ont constaté que cela fonctionnait.
Ce n'est pas du tout une camisole chimique. Les antidépresseurs sont souvent confondus avec les anxiolytiques types Tranxène ou Lexomil, qui n' agissent ni sur les mêmes problèmes ni de la même façon. Les anxiolytiques ont pour fonction de calmer les angoisses en te décalant ou te déconnectant du réel, un peu comme si on ralentissait tes processus cognitifs et en te faisant dormir. Tu peux presque considérer cela comme un somnifère qui maintient éveillé. La pression psychique et physique de ces médicaments est très forte, l'accoutumance rapide et le sevrage long et difficile à faire, un peu comme un somnifère justement.

L'antidépresseur lui fonctionnera différemment. Tu peux avoir les premiers jours de la prise de fortes bouffées d'angoisse, à réguler ou pas avec les axiolytiques (le médecin peut t'en prescrire.) mais si tu sais que cela ne durera que 2 ou 3 jours et que cela disparaîtra naturellement tu peux peut-être t'en dispenser.
Pendant une dizaine de jours, ensuite, il y a une fatigue réelle qui s'abat derrière tes yeux avec des crises de bâillement intempestifs comme si tu devais te débarrasser d'une gène située à l'arrière de ta mâchoire.
Cela finit par disparaître également.
Au bout de 3 semaines, le traitement commence à faire vraiment effet. Il t'aidera à relativiser les problèmes qui t'assaillent, c'est-à-dire que, au lieu d'y penser 24 heures sur 24, tu n'y penseras plus que 22 heures sur 24, puis 20 heures et ainsi de suite. Même si cela parait schématique, c'est un peu comme cela que ça fonctionne, les AD permettent de faire de la place dans ta tête pour y placer des choses plus douces que la dépression, te permettant ainsi de relativiser peu à peu tes soucis.
Si tu te fais prescrire ce médicament, je ne peux que te conseiller de lire la posologie très bien faite pour voir éventuellement quels sont les effets indésirables notamment. En ce qui me concerne rien de bien méchant hormis une légère baisse de la libido.
Au bout de plusieurs mois, tu pourras ressentir une "certaine satisfaction" qui d'une certaine façon te paraîtra totalement réelle, mais dont tu te rendras compte qu'elle est due à la molécule.
Tout cela se régule jusqu'à obtenir l'équilibre dont tu as besoin pour continuer d'avancer.

La fin dans les 2 cas a été très simple, au bout d'un an et demi environ il m'arrivait de plus en plus d'oublier de prendre mon comprimé le matin, c'est que je n'en avais plus besoin de cette béquille pour éviter de re-sombrer dans la dépression, j'étais redevenu autonome et je re fonctionnais par moi-même.
Le sevrage dure une dizaine de jours, il n'y a strictement rien de notable ni sur l'humeur, le sommeil, l'appétit ou quoique ce soit, la seule chose que tu ressentiras sont comme une sorte de "décharge électrique" dans le cerveau ni douloureuse ni désagréable. Certains s'en plaignent, mais personnellement, je trouvais cette sensation plutôt rigolote.
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Chat-Ours
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Re: Antidépresseurs

Message par Chat-Ours »

J'ai eu une réaction plus mitigée face aux antidépresseurs. je crains que cela ne varie beaucoup d'une personne à une autre et qu'il faille trouver la molécule qui convienne le mieux (ne pas hésiter à en essayer d'autres).
J'étais en forte dépression (donc pas un TAG) et j'ai été mise sous seroplex (mentionné dans un post précédent). Sans parler des effets secondaires (je les ai presque tous eu à un niveau ou un autre, on peut en reparler), je confirme que le traitement fut efficace pour alléger l’étau de la dépression, et donc utile : je ne parvenais pas à trouver une autre voie pour remonter la pente.
Par contre, pour revenir sur son effet, c'est comme si j'étais dans du "coton" que je ne ressentais plus les choses aussi fortement (avec une distance ? une atténuation ?), avec les avantages et les inconvénients. Avantage pour traiter les symptômes de la dépression, arrêter de tournoyer dans cette spirale infernale. Inconvénient car mon cerveau, mes émotions, étaient aussi en sourdine. Tout est amorti, le positif comme le négatif, j'ai eu l'impression d'être plus spectatrice qu'actrice, détachée, un peu plus vide qu'avant.
Ce n'est pas quelque chose qui arrive du jour au lendemain, c'est progressif et donc pas violent ou stressant. Cela a été complètement réversible lors du sevrage, donc pas de panique.
Personnellement, je me suis fais la réflexion après le sevrage que je ne vivais plus vraiment, je ne ressentais plus vraiment, et je me refuse à imaginer que je doive un jour "vivre" sous antidépresseur (aucun intérêt).
Ce qui m'aide aujourd'hui véritablement à gérer mes tendances dépressives (mais non suicidaires), c'est la démarche TCC (thérapie cognitivo comportementale), qui institue plutôt une sorte de gymnastique / hygiène psychologique (pour moi des exercice et des réflexes dérivés de la méditation pleine conscience). Elle s'est doublée, après la fin du traitement médicamenteux, d'une introspection sous le spectre de mon HPI nouvellement diagnostiqué, qui m'a beaucoup aidé à trouver une sorte d'équilibre (je susi du style à avoir des problèmes existentiels insolvables). La TCC est venue en complément des médicaments, quant j'ai pu commencer à reprendre pied grâce à eux, je ne sais pas si cela pourrait être applicable aussi à ton TAG (apprendre à se gérer soi-même est très important pour moi, la TCC me le permet en partie au moins).
Pour finir, j'ai eu beaucoup de mal avec les effets secondaires qui ont nécessité une montée très très mesurée du dosage, et un sevrage très très très progressif sur de longs mois (goutte par goutte, pour ceux qui connaissent le seroplex sous forme de gouttes), toujours liés aux effets secondaires (maux de têtes en particulier, somnolence, perte d'attention, je ne parle pas d'autres effets secondaires tout au long du traitement mais qui n'ont pas d'effets aussi handicapants - yeux très secs, libido inexistante etc.), d'autant plus que j'ai poursuivi mon activité professionnelle tout du long. Mon psy a toujours tenu compte de mes retours et a su adapter cela très progressivement pour en limiter le niveau. Parce que justement j'étais très sensible, et que j'avais reporté ma grande sensibilité aux anxiolytique aussi, et aux somnifères hypnotiques (stillnox... quelle saleté ce truc), il n'a pas voulu tester d'autres molécules potentiellement moins tolérées (qui sont réputées pour leurs effets secondaires encore plus gênants). Mais il y a tout un éventail de molécules de différentes familles qui existent.

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Loefen
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Re: Antidépresseurs

Message par Loefen »

il me reste à trouver THE psychiatre qui saura déterminer ce dont j'ai besoin...

Je n'ai clairement pas envie d'être spectatrice de ma vie comme tu l'as vécu Chat-Ours avec tes médicaments !!! Je le suis déjà un peu au naturel, n'en rajoutons pas ;-) C'est justement l'effet secondaire que je crains le plus... cette atténuation de tout.

J'en discuterai avec la personne qui me suivra.

Merci pour vos retours précieux...
Hors-sujet
@Grabote : j'ai gagné un concours de nouvelle pour une anthologie SF / Fantastique / Fantaisie. L'éditeur c'est Le grimoire, la collection Mille saisons. Le thème c'était "Revenir de l'avenir" C'est d'ailleurs le titre de l'anthologie ^^ Nous avons été 21 sélectionnés sur plus de 500 participants ! Je suis allée au salon du livre, j'ai signé mes premières dédicaces... du délire ! L'anthologie est très chouette, avec des nouvelles très originales. Il y en a même qui se sont frottés aux sauts dans le temps et qui ont réussi à faire quelque chose de neuf. Perso, je ne m'y étais pas risquée. En pure fan de Retour vers le Futur, je ne voyais pas comment faire mieux :? Chaque nouvelle bénéficie d'une illustration et d'un mini film (1 à 5 minutes ) !!!!! Ce fut une belle expérience.

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Swinn
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Re: Antidépresseurs

Message par Swinn »

@Chat-Ours je suis assez d'accord avec toi, je sais qu'il y a des personnes qui sont très sensibles aux effets secondaires liés au seroplex, la notice est assez explicite à cet égard.
Mais tu as raison de souligner que cela est propre à chacun, pour moi la baisse de libido fut réelle mais en pleine dépression, cela ne change pas grand chose au final. J'ai eu les yeux secs au départ du traitement, cela s'est rapidement arrangé.
Je suis plus surpris en revanche de la difficulté que tu as éprouvé à te sevrer du produit. Cela est en général peu évoqué, d'où certainement pour toi l'importance d'une thérapie de complément type TCC.
Malgré cela, e pense que, (je ne suis pas médecin) cette médication mérite d'être tentée, en effet pour la plupart les bénéfices (à ce que j'en ai pu discuter) sont supérieurs au désagréments. En tout cas, le suivi de ce traitement pour moi fut un réel soulagement.
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Re: Antidépresseurs

Message par Chat-Ours »

Swinn a écrit :
ven. 3 mai 2019 18:15
J'ai eu les yeux secs au départ du traitement, cela s'est rapidement arrangé.
Je suis plus surpris en revanche de la difficulté que tu as éprouvé à te sevrer du produit. Cela est en général peu évoqué, d'où certainement pour toi l'importance d'une thérapie de complément type TCC.
Ah les yeux secs, j'ai aussi donné... au point de réussir à me ficher (planter) un petit cil dans l’œil sans rien faire de particulier, sous plusieurs couches de séreuse : mon ophtalmo a finalement réussi à me l’ôter heureusement car c'était insupportable ("mais comment c'est possible ?" - Il avait peur de devoir m'envoyer à l’hôpital pour une intervention plus "musclée" :) ).
Il faut juste savoir que ça arrive et penser au sérum physiologique quand on a une gène et ça se passe très bien : je n'avais pas mémorisé cet effet secondaire là et il m'a causé plusieurs problèmes que j'aurai pu prévenir. J’imagine que si on utilise des lentilles, cela peut être plus gênant par contre, si le port devient impossible..
Pour le sevrage, ce n'étaient pas les effets "antidépresseurs" diminués qui posaient problèmes (je pense que la TCC y est pour beaucoup), mais bien les effets secondaires (maux de têtes et étourdissements/ tête qui tourne ), peu compatibles avec la vie professionnelle et familiale... Il semble que modifier le dosage, même de façon minime, les majoraient dans mon cas. Cela arrive, même si cela était particulièrement prononcé chez moi.
Je ne suis pas sure que ce soit propre au séroplex, je pense que c'est plus liés à des sensibilités variant d'un individus à l'autre, quelque soit la molécule (sa famille).

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Grabote
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Re: Antidépresseurs

Message par Grabote »

WHAOU ! Loefen !! La classe ! :clap:
Pour revenir dans le sujet, tu pourrais commencer par du Millepertuis, molécule naturelle dont les propriétés antidépresseurs ont été prouvé scientifiquement et qui n'a pas ou très peu d'effets secondaires, par contre il y'a des contre-indications.
Si ça se trouve, ça te suffirait pour talonner le fond de la piscine et remonter en surface !!
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Re: Antidépresseurs

Message par Napirisha »

Je me permets de préciser, concernant les contre indications du millepertuis : il y a des interactions avec d'autres traitements médicamenteux, en particulier la pillule.
https://ansm.sante.fr/S-informer/Commun ... llepertuis
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Re: Antidépresseurs

Message par Grabote »

et aussi, si je me souviens bien l'exposition au soleil.
Je n'ai pas développé pour inciter à faire une recherche précise sur le sujet.
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Re: Antidépresseurs

Message par Loefen »

En fin de compte, les psychiatres du bout de ma campagne étant pris d'assaut (pas de RDV possible avant des mois voire... des années !!!!) je me suis adressée à mon médecin généraliste.

Après discussion, il a diagnostiqué un burn out. Je m'en doutais un peu, mais c'est dur d'admettre qu'une situation nous échappe.

Comme il ne me reste qu'un mois et demi à tenir avant les vacances, je n'ai pas voulu d'arrêt de travail. Il m'a prescrit un anxiolytique et ça a été suffisant pour que je reprenne pied, pour le moment. Il va s'en dire que je me sens très fragile et que je vois un peu au jour le jour, mais au moins, je n'ai plus la boule au ventre quand je vais au taf, j'arrive à dormir de nouveau et à manger un peu mieux.

Côté intellectuel, j'ai l'impression que mon cerveau c'est de la marmelade. Comme c'était le cas avant que je prenne cet anxiolytique, le médecin m'a expliqué que cela était une conséquence du burn out.

Son verdict : il faut que je change de métier à tout prix. J'y travaille, mais c'est compliqué.

Merci pour vos conseils, en tout cas.

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Re: Antidépresseurs

Message par Swinn »

Tu dis que ton médecin t’a prescrit un anxiolytique, on est bien d’accord il ne s’agit
pas d’antidepresseur n’est ce pas ;) ?
Les anxiolytiques effectivement mettent le cerveau en compote ce qui n’est pas toujours le cas avec les AD.
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Re: Antidépresseurs

Message par Loefen »

Oui oui, Swinn ^^

Les anxiolytiques ne sont là que pour réguler, selon besoin, mon anxiété le temps que les vacances arrivent et que je puisse enfin me reconstruire loin du taf.

Le cerveau en compote, cela fait depuis un petit moment que je l'ai : perte de mémoire, difficulté à me concentrer... c'est dramatique pour mon écriture. Mais c'est une conséquence insidieuse du burn out qui me mine depuis plusieurs années, apparemment.

Mon lexomil, je le garde juste sous le coude. J'évite de le prendre... c'est un garde de fou. Vivement les vacances ^^

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Re: Antidépresseurs

Message par Huge »

J'ai dit que je reviendrai pour participer quoiqu'il arrive.
Loefen, je pense que tu as un bon généraliste. les antidépresseurs sont délicats à manier. Il en existe deux grandes familles, les IRSS, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, neurotransmetteur qui va renforcer la capacité à faire des efforts pour obtenir une récompense, et les agonistes de la dopamine qui vont augmenter l'envie d'obtenir cette récompense, le coût devenant secondaire. Les addictions jouent avec les pics de dopamine qu'elles provoquent.
Le risque majeur que néglige trop souvent les généralistes et parfois malheureusement les psychiatres est le risque de virage maniaque; vous passez d'un état dépressif à un état d'excitation plus ou moins aigu en deux semaines.
L'usage d'un anxiolytique, sur un temps court(addictif) est une bonne solution.
Je peux dire aussi que l'usage de ces médicaments ont un côté négatif important. En effet, ils masquent le problème. j'ai stoppé somnifère et benzodiazépine pour pouvoir identifier les causes de mes insomnies et angoisses. Pénible pendant la recherche, une fois identifiées les causes et les stratégies validées, alors vous vous êtes débarrassé d'au moins deux dépendances aux médicaments.
N'oubliez jamais, tous ces traitements ne ciblent pas l'affection; il y a des dommages collatéraux. Le pire étant la prise d'antidépresseurs qui va provoquer le suicide du patient.
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Re: Antidépresseurs

Message par Unesoprano »

Huge a écrit :
mar. 18 juin 2019 21:33
Le risque majeur que néglige trop souvent les généralistes et parfois malheureusement les psychiatres est le risque de virage maniaque; vous passez d'un état dépressif à un état d'excitation plus ou moins aigu en deux semaines.
Ce risque n’est pas pour tout le monde, il existe pour des personnes bipolaires. C’est un cas particulier.
« Nos têtes sont rondes pour que nos idées puissent changer de direction. »Francis Picabia

«Ne méprisez la sensibilité de personne; la sensibilité de chacun, c’est son génie. » Charles Baudelaire

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Re: Antidépresseurs

Message par Huge »

Le risque majeur, scandaleusement fréquent, de la prise d'antidépresseurs est bien le virage maniaque.
Le pire est est le suicide du patient. Ces médicaments arrosent l'ensemble du cerveau.
Ce patient peut être un dépressif unipolaire ou simplement un surdoué qui a un coup de blues. Il est plus simple et plus rapide de rédiger une ordonnance que de faire son métier correctement. Parfois ces prescriptions s'avèrent rentables. "Les professeurs Philippe Even et Bernard Debré publient un livre critique envers les antidépresseurs."
La chambre disciplinaire de l'ordre des médecins d'Ile-de-France, estime que les auteurs du « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » ont manqué de confraternité dans leur ouvrage. c'étaient leur premier livre, Evin a été sanctionné, dans un premier temps, d'un an d'interdiction d'exercer. Finalement juste un blâme.
Par ailleurs j'ai travaillé pour une entreprise de communication médicale, c'est édifiant. Enfin, j'ai subi les fautes graves de certains médecins avant d'être récupérer à Sainte-Anne dans un état lamentable. Le médecin qui a mis moins de vingt minutes pour effectuer le diagnostic et poser le traitement a juste soufflé un "n'importe quoi!" en découvrant mes trois années d'ordonnances délirantes. Même ceux qui valent le coup ne bougeront pas le petit doigt pour dénoncer un cher confrère mortellement dangereux.
Le savoir m'a rendu plusieurs fois un immense service. Je me suis fait roulé à l'âge de 19 ans par ignorance, plus jamais après 21 ans et aujourd'hui mon médecin ne me sert que pour les ordonnances.
Enfin les seuls bipolaires représentent de 2 à 3% de la population sans distinction de race ou de genre. Cela permet de mesurer l'ampleur du "cas particulier".
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Unesoprano
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Re: Antidépresseurs

Message par Unesoprano »

@Huge J’entends parfaitement ta colère, légitime, suite à la prise en charge inadaptée dont tu as été victime il y a 20 ans. Je peux absolument comprendre que cette colère soit d’autant plus grande que le médecin qui t’a mal soigné n’a pas été visiblement impacté par cette erreur. Je connais suffisamment le sujet de la bipolarité pour savoir que c’est toi, en l’occurence, qui peut ou pouvait en porter le risque au long cours car cela peut rendre la stabilisation plus compliquée voire moyennement réussie.

J’ai pu constater de manière récurrente que les antidépresseurs sont prescrits rapidement, souvent dans un dosage excessif (un proche encore il y a quelques temps) et sans demander ou rechercher que le patient soit actif à trouver ses propres ressources pour faire face à la crise traversée. Je te rejoins dans la question qu’il est facile de faire une ordonnance. Néanmoins, méditer, faire plus de sport n’est pas non plus possible pour tout le monde lorsqu’on est en dépression, et le risque de suicide existe dans la dépression sans qu’il y ai prise d'antidépresseurs. Par ailleurs, je viens de regarder sur le net, le risque de virage maniaque pour un dépressif unipolaire n’est quand même pas fréquent. Aussi loin de moi l’idée de minimiser le fait que faire partie d’une minorité est accessoire, que le risque maniaque pour une dépression unipolaire l’est également, mais je pense cependant que résumer les antidépresseurs aux risques qu’ils font encourir n’est pas non plus exact.

Proposer une médication à un patient se fait normalement en ayant évalué le bénéfice et la prise de risque encourus, et il devrait être en partie proposé et envisagé en dialogue avec le patient. Les soignants ne sont pas toujours dans cette dynamique et c’est pour moi le vrai problème.

J’ai connu le versant inverse: un médecin qui, par peur de médicaliser, m’a laissé m’enfoncer dans une dépression : je peux témoigner que cette situation n’est vraiment pas la panacée. C’est la même, de fait, que donner une médication inadaptée : elle est également dangereuse. J’ai perdu beaucoup de temps, (cela se chiffre en mois), une grande confiance en moi, je me suis retrouvée en danger. Mon arrêt de travail et la crise personnelle traversée n’auraient jamais dû durer ce qu’ils ont duré si j’avais eu un médecin efficace et compétent (ou capable de reconnaître sa limite) en face de moi. L’évitement de la médication a été une erreur et elle était vraiment dangereuse. Cela m’a pris également du temps pour me reconstruire car pendant tout ce temps, la dépression faisait son travail et ses conséquences se propageaient. La reconstruction est passée également par envisager différemment le lien avec mon médecin traitant, qui bien sûr, n’a plus été le même après cet épisode. Cependant, je ne le résume pas à celui qui fait des ordonnances. Aujourd’hui, j'échange avec celui que j’ai choisi sur les « pourquoi » et les « comment » des analyses qu’il me fait faire, ou des bénéfices/risques des traitements car il s’agit de mon corps, de ma vie. Cet épisode m’a appris à devenir une personne plus responsable, plus active au sein du chapitre « santé physique et psychique » de mon existence.
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Mariesand
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Re: Antidépresseurs

Message par Mariesand »

Je crois qu'effectivement, on ne peut avoir d'avis tranché sur la question, chaque cas étant différent.

Pour ma part, je suis toujours très réticente à la prise d'antidépresseur, je n'aime pas prendre des médicaments, je repousse toujours le plus loin possible et j'essaye de trouver des alternatives : thérapie, méditation, marche, etc....

MAIS, lorsque je sens que je dérape trop, j’étudie ce fameux bénéfice/risque, et si je vois que je perds pieds alors j'accepte la béquille médicamenteuse.
Cet hiver, j'ai eu une période d'insomnie insupportable, au début je m'endormais pas trop mal et me réveillais vers 1h du matin pour ne plus retrouver le sommeil, puis plus d'endormissement du tout.
J'ai essayé bcq de choses, naturelles, qui n'ont pas fonctionné.
J'étais une vraie bombe à retardement, une cocotte minute prête à imploser ! a tel point que je sentais mon corps vibrer et mon cerveau bouillir...

Mon médecin généraliste m'a donné un antidépresseur et un régulateur de l'humeur, à faible dose, pour réguler mon sommeil et ma tète.
Le plus : j'ai retrouvé en partie le sommeil, je suis bcq plus calme et apaisée. Je peints aussi et cela n'a pas altéré ma créativité (juste au début un manque de motivation lié au besoin de dormir et de me poser), j'avoue que j'apprécie beaucoup le fait d’être plus détendue, plus sereine, je suis moins impulsive et m'emporte moins pour des broutilles.
le moins : les effets secondaires bien sur : j'ai souvent des mots de tètes, l'impression, comme cité plus haut, d'avoir le cerveau dans du coton, et la libido très en baisse....

J'en conclue qu'effectivement, ce ne sont pas des traitements anodins, qui comme tout médicaments a ses désagréments et ses avantages. Ce n'est pas miraculeux, mais bien nécessaire quand on traverse des périodes difficiles. J'aime le mot de béquille : qui nous aide à avancer quand on est boiteux et en difficulté mais qui ne dure qu'un temps, le temps de la récupération, qui sera selon chacun, plus ou moins longue.

Et bien sur, en parallèle, il est indispensable d'avoir un accompagnement en thérapie (comme la kiné pour la béquille :clin: ) et un bon psy ou MG qui ne prescrit pas n'importe quoi à tort ou à travers !

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Huge
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Re: Antidépresseurs

Message par Huge »

@Unesoprano merci d'avoir réagi. Je me rends compte que j'ai été contre-productif. Je voulais proposer mon aide et finalement je m'emballe sur le forum. Prendre en exemple mon cas très particulier est ridicule. je pense que je vais poser quelques questions au bon endroit avant de revenir pour filer un coup de main. S'il y a bien des personnes capables de comprendre et surtout d'appliquer ma méthode, c'est ici que je vais les trouver. Je n'ai jamais osé la proposer sur les forums de bipolaires et les potes à qui je l'ai expliquée m'ont regardé comme un extra-terrestre. Par ailleurs, si j'ai envie de me payer les médecins incompétents que j'ai eu le malheur de croiser, alors j'ai 24 ans de données à rédiger.
@Mariesand je me suis vraiment mal exprimé. Je pense que les antidépresseurs sont utiles s'ils sont prescrits par un spécialiste qui aura fait un travail de recherche des difficultés du patient. Certains MG sont aussi très compétents. Malheureusement, beaucoup trop distribuent antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères comme des bonbons.
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Mariesand
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Re: Antidépresseurs

Message par Mariesand »

@Huge
@Mariesand je me suis vraiment mal exprimé. Je pense que les antidépresseurs sont utiles s'ils sont prescrits par un spécialiste qui aura fait un travail de recherche des difficultés du patient. Certains MG sont aussi très compétents. Malheureusement, beaucoup trop distribuent antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères comme des bonbons.

Non non, tu t'es bien exprimé, je confirmai ton point de vue ;-)

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Unesoprano
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Re: Antidépresseurs

Message par Unesoprano »

Huge a écrit :
mer. 19 juin 2019 23:31
Prendre en exemple mon cas très particulier est ridicule.
Ridicule, non. :) mais peut-être que ton témoignage manquait simplement d’un peu de recul, était encore trop dans la réaction d’un vécu vraiment très personnel. Ici, les témoignages vont dans le sens du partage. Ceux pour prêter « à prendre connaissance » sont appréciés. Peut-être relire ces fils (voire bien cette section) peut t’aider pour écrire une intervention car tu es récent sur ce lieu. viewtopic.php?f=3&t=81 Et viewtopic.php?f=3&t=8175

Pour ma part, je prends vraiment du temps, ici, lorsque je pose des mots. Quitte à faire un (voire des) brouillons si j’ai besoin de sécurité pour me relire, vérifier l’adéquation à mon idée, à ce que je ne me sois pas trop « emballée »... communiquer via un forum est une richesse, mais il manque le lien de la réalité physique, tangible : regards et tant de choses qui nous font adapter notre discours, nos dialogues dans la vie. Aussi, prendre son temps est important, surtout lorsque ce que l’on va dire nous tient à cœur.

Les pistes personnelles que tu as pu trouver pour avancer sur ton chemin sont à partager, et ouvriront certainement à échanges. Prends ton temps, et non, tu n’es pas ridicule, vraiment.
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Rood
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Re: Antidépresseurs

Message par Rood »

Bonjour,

Je poursuis ce fil sur les anti-dépresseurs en espérant que cela sera constructif ; quand on parle d'AD, il est souvent fait état des plus connus fonctionnant en tant qu’inhibiteur sélectif de recapture de la sérotonine (ISRS).
J'ai pris ce type de molécule (Fluoxétine puis Cymbalta) et au final les effets positifs sur la dépression ont été très amoindris par l'effet secondaire négatif sur la libido. J'ai donc décidé d'arrêter les AD et de les "compenser" par des benzodiazépines pour une courte période mais ça n'a pas arrêté l'agitation mentale et les changements d'humeur jusqu'à la "rupture" il y a un mois.

Mon psy m'a conseillé un AD n'ayant pas d'effet sur le sérotonine mais bien sur la dopamine, le Wellbutrin mais je suis limité passé par une phase "maniaque" (il paraît qu'il est pas top pour certains HP) avec prises de tête, ruminations et irritabilité du matin au soir, jusqu'à l'épuisement physique et nerveux. Devant ce constat d'échec, il m'a préconisé de diminuer la dose de Wellbutrin (pour conserver le "boost" au niveau physique) et d'y ajouter une dose de mirtazapine (pour calmer le mental) afin donc d'agir sur la dopamine, la noradrénaline et un récepteur spécifique de la sérotonine.

Quelqu'un aurait-il déjà eu de l'expérience avec un de ces principes actifs (seul ou combiné avec un autre AD) ?

Je vous remercie d'avance de vos retours et, ayant lu le contenu des liens viewtopic.php?f=3&t=81 Et viewtopic.php?f=3&t=8175, j'espère que mon texte est en accord avec l'esprit du forum.
Soyez indulgents, il s'agit de mon premier post ;).

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