Quand il rentre de chez ses amis après une longue soirée passée à s'amuser, à discuter, rire et vivre ensemble, c'est dans la nuit et à vélo qu'il le fait.
Parfois la nuit est claire et il peut même sous un ciel dégagé éteindre ses lumières pour admirer la route et campagne autour, baignée de la grise lumière de la pleine Lune. Or, bien souvent le ciel est couvert, la Lune pas encore levée, ou couchée depuis longtemps selon l'heure, et la nuit est sombre. Mais il lui prend tout de même l'envie de tout éteindre et de s'arrêter dans le noir complet.
Il pose alors le vélo près du fossé, et s'assied sur la route en regardant au Nord Ouest. Au loin la ville répand dans le ciel et les nuages au-dessus d'elle une aura blafarde teintée de jaune, d'orange... Un éclairage doucement insuffisant. Il s'allonge sur l'asphalte. En été le sol encore chaud est agréable, mais en hiver c'est de lui qu'émane la chaleur lorsqu'en haut de la côte il s'allonge doucement sur la route et sent le sol froid pénétrer dans son dos.
Personne.
C'est fou comme c'est calme, ici. Depuis toutes ces années, à trois heures du matin, vraiment personne ne passe par ici.
Personne excepté lui.
Depuis toutes ces années à prendre le même chemin pour rentrer, il pourrait faire le trajet les yeux fermés. Les lumières sur son front ou son vélo, c'est pour être vu. Ces lignes droites et ces virages, la moindre montée, la moindre bosse sur la route, tout est gravé dans sa tête et défile logiquement sous les roues au fur et à mesure qu'il rentre de chez ses amis.
Sous les roues, parce que c'est à vélo qu'il le fait et, parfois, que la nuit soit claire ou sombre, que l'asphalte ou son corps soit chaud, il éteint ses lumières pour continuer un peu les yeux fermés, sentir la nuit l'envahir doucement, s'allonger sur la route où personne ne passe excepté lui à trois heures du matin.
Il prend une grande respiration.
Allez InMedio, allez !
On arrête de se flageller et on termine ce défi Artober 2019 !
Non mais.
Vous ne pouvez pas prouver que quelque chose n'existe pas, mais vous pouvez conclure qu'il n'y aucune raison de penser que ce quelque chose existe.
Richard Monvoisin
[mention]nemo[/mention] : Je trouve tes dessins parfaits sur Artober et Inktober!
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles… William Shakespeare, (Comme il vous plaira)
Une frêle âme brave la pénombre,
tel un être qui sombre
à la quête d'un espoir
celui d'un lendemain revoir
robin (Copier).jpg
Vous n’êtes pas autorisé à consulter les pièces jointes insérées dans ce message.
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages. J. Richepin
Quoi de mieux qu'un manteau ample
Qui cache et donne du mystère
Avec des longues manches et des poches
Et dont on peut relever le col
Pour se protéger du froid
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles… William Shakespeare, (Comme il vous plaira)
Alors que l'hiver se drape de blanc,
La corneille se grise et fait mine
de se manteler d'une hivernale hermine
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Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages. J. Richepin