Ce long-métrage, porté par le duo Anne Hathaway (encore elle ^^) et Ewan McGregor, met en scène une famille nucléaire et un quartier résidentiel américains du début des années 80 qui, un beau jour, se retrouvent mystérieusement téléportés dans un lieu inconnu, hostile et sauvage où règnent des dinosaures (bouh !). Pour essayer de survivre, les parents – en pleine crise conjugale – et leurs enfants vont devoir se serrer les coudes : l’union fait la force ! Face aux épreuves, cette famille fragile parviendra à resserrer ses liens.
La Fin d'Oak Street est un divertissement estival. C’est un mélange de drame familial, d’humour, de science-fiction, d’« horreur » (car un peu gore par moments), d’action, d’aventure…
Ce film a un côté rétro, « kitsch » et régressif. J.J. Abrams est un admirateur de Steven Spielberg et il y a des clins d’œil aux productions
Amblin des années 80.
Il y a également des réflexions relatives à la famille, à l’individualisme, à notre place au sein de la société, à la fragilité de ce que nous construisons, etc.
Sur le plan visuel, c’est correct, sans être parfait ou magnifique. (Détail : À la suite de l’événement cosmique, la zone téléportée prend la forme d'un disque. J'ai bien aimé le plan aérien qui met en valeur cette forme géométrique.

)
Sur le fond, cela manque de profondeur. Je ne me suis d’ailleurs pas vraiment attachée aux différents personnages. Heureusement qu’il y avait un chien, et encore… ^^ Bien qu’il y ait quelques bonnes idées, le scénario reste relativement simple, parfois maladroit, et certaines scènes manquent de logique, de cohérence ou de vraisemblance, voire se révèlent – peut-être volontairement – absurdes et farfelues. À la fin du film, certaines questions demeurent sans réponses.
Si ce sont surtout les dinosaures qui vous intéressent, il va falloir faire preuve d’un peu de patience avant de les voir apparaître à l’écran.
Par ailleurs, si les dinosaures existaient, je pense qu’ils surmonteraient certains obstacles et nous rattraperaient plus rapidement que cela, par exemple. En outre, il est bizarre que des coups de fusil n'aient que peu d'effet sur un dinosaure, alors qu’un simple coup de massue suffit à le mettre à terre. Du reste, si des dinosaures encerclaient ma maison, je pense que certains sujets – comme la perte d’un emploi – ne me traverseraient pas l’esprit à ce moment-là. ^^
Certaines scènes sont particulièrement cruelles, violentes et sanglantes : membres arrachés, corps déchiquetés, individus dévorés, etc. Toutefois, ce film ne m’a pas paru véritablement angoissant. La tension ressentie était loin d’être continue. Deux ou trois scènes m’ont surprise, mais pas beaucoup plus.
Pour ce qui est de ce genre d'humour, je crois que ce n’est pas forcément celui dont je raffole et qui me fait beaucoup rire : humour pipi-caca, dinosaures qui font l’amour en prenant appui sur le toit d’une maison, etc. J’ai peut-être dû rire brièvement à deux ou trois reprises, mais à des moments qui n’étaient pas censés être drôles, car certaines scènes me semblaient trop ubuesques ou invraisemblables.
À mes yeux,
La Fin d'Oak Street est un film regardable mais pas mémorable, en somme. Je préfère voir des dinosaures sur un écran de cinéma, mais excepté cela, nous aurions tout aussi bien pu le regarder un samedi après-midi à la télévision. Quoique… Nous aurions peut-être changé de chaîne avant la fin… ^^ Je ne sais pas si le terme « série B à budget conséquent » est totalement adéquat, mais il y a un peu de cela, selon moi.