Le monde des hommes

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Bulle d'o
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Message par Bulle d'o »

Bien le bonjour ici-bas...

Je guette, je quête les sujets qui auraient à trait aux peuplades humaines. Et je n'en vois remonter que rarement.

Serions-nous craintif d'aborder les sujets car le sujet est trop vaste et en même temps, ne parait plus être au cœur des sujets même, de par une actualité de masse qui nous arrive sans que nous ne regardions plus ce qui fait une part de notre humanité, le fait d'être homme et naît quelque part.

J'ai envie de vous parler de ce (ceux) que j'ai croisé et ceux pour qui je me suis posée tant de questions, la plupart du temps pour réussir à décrypter leurs codes afin de voir plus loin, et d'extraire ce que nous avions de commun, afin de les soutenir dans un bout de leurs voyages, souvent, migratoires.
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Aujourd'hui:

Pour Frédéric :

Fred était un ami, lorsque j'avais 16 ans, qui m'a appris à être moins sérieuse, à écouter les Doors en cours et me parlait de la vie de ses parents et son arrivée en France. Originaire de Sarajevo, croate, il était là depuis 5 ans, en France et il m'a raconté une réalité différente, une chaleur et un sens du choix radical que j'ignorais, il surfait donc sur une grande profondeur et une légèreté incroyable.... Mais si je le connaissais lui, son peuple, réalité de vie là d'où il provenait, je ne savais pas trop.

Les peuples des Balkans :

C'est à cause de Goran Bregovic que j'ai repensé à cette période :

[BBvideo=560,315]https://youtu.be/Ymx8U1hOY48[/BBvideo]

Allez, c'est parti durant l'écoute, ce que j'en sais pris à droite et à gauche :

Les peuples des Balkans sont situés dans la péninsule des Balkans, croisement entre Afrique, Europe et Asie (par le moyen orient), intégrés administrativement pour la plupart en Europe (UE) mais ce fut difficile. J'ai eu à traverser avec certaines personnes, dont les bulgares, ces attentes de périodes probatoires où ils avaient le droit de circuler mais aucun accès aux droits, ni celui de travailler pour subvenir à ses besoins. Ils se transformaient parfois dans leurs impossibilités à vivre en France en arlésienne, on parlait d'eux mais ils n'avaient pas d'existence au réel.

[image]http://www.cosmovisions.com/cartes/Balkans-Pays.png[/image]

Dans l'histoire récente (dernier siècle), on pouvait tenter d'identifier une cohérence sur ces peuplades variées, avec en teinte de fond une discrimination qui est tout à la fois vertigineuse à lire pour nos représentations et en même temps indicateurs de la pluralité restant ancrée aujourd'hui voire des découpages qui ont eu lieu dans les pays, des levées d'identité sous fond de guerre civile ou de brimades qui n'ont pas dit leurs noms. Des gens plutôt bruns et pourtant où on retrouve nombre aussi de cheveux blond. Une corpulence en fonction des pays allant d'Hommes de petites tailles à au contraire élancés... Pas de type pour ces gens, issus d'un brassage entre slaves et hellènes, si l'on pouvait résumer (on ne le peut jamais vraiment!).

https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010 ... _169_10225
: Les peuples des Balkans [compte-rendu]
d'après E. Pittard

Le peuple Balkan pourrait s'étudier sans frontière incluant neuf pays et dans ce champ de peuple, peu de dominance d'une nationalité bien que les Grecs soient majoritaires et vont se définir par une appartenance légitime à la Grèce antique, bassin de culture dont celle du commerce. La seconde population la plus courante va s'arrêter sur les Serbes, émanant du peule slave.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal ... 7/document
LE PEUPLEMENT BALKANIQUE, UN KALÉIDOSCOPE GÉOPOLITIQUE [The Balkan settlement, a geopolitical kaleidoscope]
Gérard-François Dumont

Le cas de la Ex-Yougoslavie et du peuple serbe :

un détour par la guerre civile qui a séparé les peuples sous fond, assez accoutumé, d'opposition et de montée de haines les opposant. Puis finalement pour en arriver à une indépendance, celle de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine et du Kossovo, dans une vive douleur.

https://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759 ... _33_1_2489
Le conflit national en Yougoslavie [article]
Catherine Lutard

Un peu de lecture dans le corps de texte, particularité de la Serbie :

Code : Tout sélectionner

La Serbie est donc présentée comme bipolaire par les intellectuels. Et les deux parties dont elle est composée sont engagées dans une lutte où l’une des deux doit l’emporter.
« Eux ou nous ». Cette crispation du discours autour de l’altérité est caractéristique des périodes de crise. Nous avons déjà évoqué la polymorphie des bouleversements qui secouent la Serbie dans les années 90 suite à la chute du communisme, mais plus encore avec l’implosion de la Yougoslavie. S’y greffent ensuite, non seulement les effets des guerres de Croatie, de Bosnie-Herzégovine puis du Kosovo, mais aussi les mesures de rétorsion prises
par la Communauté internationale. Ce contexte de crise est certes un élément d’explicationmais d’autres facteurs, communs à l’ensemble de la Yougoslavie, ont rendu le discours manichéen assez fort pour déboucher sur une solution belliqueuse.


https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01263663/document
La bipolarité de la société serbe : héritage, essence ou illusion ? Les manifestations belgradoises 1991-2008
Laëtitia Delamare
Hors-sujet
Une pause musicale à ce stade ????? allez, qui ne connait pas le réalisateur Emir Kusturica, ancien bassiste d'un groupe punk? oui, aussi! :)

[BBvideo=560,315]https://youtu.be/nxQjGXVxM_U[/BBvideo]
Une identité chez les peuples des Balkans : https://www.cairn.info/revue-cites-2003-2-page-91.htm#
LE RÔLE DES RELIGIONS DANS LES CONFLITS BALKANIQUES
Paul Garde

Les peuples se définissent plutôt par l'appartenance à leurs religions, au sein même des états. Mais la pratique religieuse n'est pas forcément tant une valeur portant ses dogmes en soi plutôt qu'un moyen qui permet de se reconnaître, parfois plus que ce que peut rassembler une langue commune. Encore une fois cela réfère à cette pluralité.

Les Bulgares font exemple singulier dans la pluralité et le territoire mouvant qu'englobe les Balkans, la Bulgarie a cette place particulière en ce sens, que son peuple est lui, concentré majoritairement dans les frontières de la dite-Bulgarie.

être slave, ca serait quoi?

ici nos illusions d'occident et pourtant....

https://www.persee.fr/doc/slave_0080-25 ... _49_1_2006
Naissance et développement d'un mythe ou l'Occident en quête de l'âme slave [article]
sem-linkMichel Cadot

et le peuple hellène?

Littéralement grec et descendant de cette Grèce antique.... on ne pourra tout noter sur ces années d'histoire qui constitue une âme ou une identité.... un petit extrait alors par leurs oppositions :

Code : Tout sélectionner

Avant d’aller plus loin je voudrais m’arrêter quelques instants sur les Grecs hellénophones et les Grecs turcophones, les rumeï et les urumy. Les uns et les autres manquent rarement l’occasion de marquer qu’il existe une différence entre eux. Pourtant cette distinction n’a rien d’administratif puisque d’après le système des passeports soviétiques, tous les Grecs d’Union soviétique furent inscrits sur leurs passeports en tant que « Grecs »13. Il ne s’agit pas non plus d’un simple discours. Ainsi, il est intéressant de constater qu’aujourd’hui, il n’y a pratiquement pas de mariages entre les Grecs hellénophones et les Grecs turcophones14, alors que les uns et les autres sont en fait russophones et que les mariages mixtes avec les Russes et les Ukrainiens sont très fréquents. De même, dans toute la région, les villages grecs sont soit hellènes (hellénophones) soit tatars (turcophones), avec une population russe et ukrainienne plus ou moins importante mais il n’y a pratiquement pas de village où on trouve à la fois des hellènes que des tatars.
https://journals.openedition.org/remi/379?lang=es
Les Grecs de Mariupol (Ukraine). Réflexions sur une identité en diaspora
Kira Kaurinkoski


Tout un résumé qui ne saurait décrire la réalité mais qui a au moins intérêt à faire explorer et à inviter à continuer, exploration d'un après-midi...

Ça m'a surtout donné envie de relire "le périple de Baldassar" d'Amin Maalouf.
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colhine
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Re: Le monde des hommes

Message par colhine »

Bonjour Bulle d'o
Ce sont des sujets qui m'intéressent, mais je suis absolument novice dans le domaine. J'ai cherché des lectures mais comme je n'y connais pas grand chose j'ai du mal à trouver des documents pour me lancer (de mon niveau quoi !). Tu aurais des recommandations ? Livres, sites,...?

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Bulle d'o
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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

[mention]colhine[/mention] Je cherche beaucoup, sur le net, quand je pars là-dedans des définitions dans les encyclopédies, les dictionnaires, le Littré pour me faire une idée, voir ce qui se dit en large puis j'explore quelques bouts d'histoire avec des articles par mots clefs choisis (je mets toujours un biais donc) puis je navigue au gré de ce que je croise. Pour les articles, j'utilise beaucoup "cairn" et "la nouvelle revue de psychosociologie" ou "persée" qui sont des sites d'articles des sciences sociales principalement. Ce sont des données sures, qui se sont confrontées à leurs disciplines. Plus rarement, je regarde ce qui se fait dans la littérature grise donc dans les thèses publiées. Et ensuite, quand j'ai lu des articles ou des débuts d'exploration, je les intègre à un tout, les truffant parfois des musiques actuelles ou de choses qui me font plaisir en lien avec le thème. En gros.

Souvent, ça me prend une journée. Je n'oublie pas de souligner le caractère ludique et non professionnel. C'est un patchwork, pas un exercice de sciences. Le but est d'inviter à la découverte, pas de répondre à des questions.
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colhine
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Re: Le monde des hommes

Message par colhine »

Merci bulle d'o ! C'est vraiment de l'investigation et je vois l'aspect ludique de ta démarche. Je vais de ce pas consulter les sites que tu mentionnes !

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Bulle d'o
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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

Aujourd'hui :

Pour celle qui sèche mes pleurs!

Presque ma mère mais pas tout à fait, quoi qu'il en soit, elle m'a élevé en partie. Elle m'a encouragé pas à pas dans les démarches que j'ai pu faire pour me connaître, dont celle qui me place parmi vous ici. Pas Syrienne, (et c'est de ce peuple-ci que j'ai envie de parler), mais pas si loin, le Liban. Elle a apporté la chaleur qui manquait dans mon environnement et m'a traduit des duretés de vie que je savais existantes. Elle est le témoin positif de chaque dépassement que j'imagine dans la vie. Alors, car nous avons parlé, analysé, et que j'ai puisé auprès d'elle une traduction pour comprendre parfois, dans un cadre professionnel, le fonctionnement des autres; ce sujet aujourd'hui est pour elle.

Le peuple syrien :

La Syrie... Hummmm, j'ai passé une année où j'ai découvert ces gens car ils sont au cœur de l'actualité mondiale. Et j'ai appris à déconstruire mes préjugés, mes prénotions pour "rencontrer réellement", c'est à dire : entendre ce que les gens sont pour leur permettre de se situer, ici, là où nous sommes et avec ce que nous sommes. Je ferai un détour par le contexte politique-état de guerre actuel mais sans m'y plonger. Déjà car c'est très complexe à exposer, très complexe à comprendre et très difficile de ne pas riper sur un "positionnement" et donc, pas le lieu!

Mais à chaque fois que des gens me touchent, soient ils rencontrés dans ma partie de vie professionnelle, ça n'est plus tant leurs grandes histoires de vie que j'ai envie de voir, mais les petites choses qui constituent encore leur quotidien, leur habitude. Et du coup aussi, par d'autres média que l’échange direct, chercher à en connaître d'avantage sur les coutumes, les chansons, les singularités rencontrées, la vie qui anime cette partie de territoire.

Allez, je vous dépose ici un son enveloppant pour nous accompagner dans un premier temps de lecture. Si vous n'avez jamais entendu un récit doux-amer, je vous propose ce chant de Lena Chamayan, Syrienne d'origine Arménienne. C'est plus sucré qu'amer mais les quarts de tons des musiques arabes parlent toujours en demi-teintes, comme cela qu'elles résonnent en moi.

"Damas" "sha'mat"

[BBvideo=560,315]https://youtu.be/satgbZHF450[/BBvideo]

Pour l'avoir recherché, je vous mets même la traduction prise sur la translittération arabe-anglais.
► Afficher le texte

Un bout d'histoire pour un lieu singulier :


Damas, dont parle la chanson, la capitale du pays, avant de parler de la ville, un petit tour historique sur le pays.

Difficile tour car l'histoire est parsemée de trous. Cela restera un vaste vol imprécis mais voici ce que j'ai trouvé, par l'apport de Maurice Sartre qui aura fait figure de référence pour la question historienne qui concerne la Syrie, d'abord.

Pour la Palmyre,
"Au temps de sa splendeur (Ier-IIIe siècles ap. J.-C.), Palmyre se situe dans l'Empire romain, qui y entretient garnison et poste de douanes.
Elle n'en fait pas moins figure de ville originale par sa culture où se mêlent les apports araméens, arabes et gréco-romains, ce qu'illustrent notamment les cultes célébrés dans la ville. Centre caravanier de première importance, Palmyre a fondé sa richesse sur son rôle d'intermédiaire dans le commerce
entre l'Océan Indien et la Méditerranée. Les invasions perses en Syrie au IIIe siècle poussent ses notables à agir pour protéger la province, non sans succès. Mais la tentative de Zénobie d'imposer son fils comme empereur romain tourne au désastre et, après 273, la ville,sans disparaître, perd l'essentiel de son importance économique"


Pour Damas,

La citadelle de Damas, site archéologique fortement conservé, permet d'en savoir plus sur la nature même de l'existence des peuples et de la force des royaumes qui se sont succèdés. (empire....).

La forteresse aura vu passer :
Les Zenghides : membres d'une dynastie turque qui a régné sur l'Orient musulman de 1127 à 1222
puis les Ayyoubides : famille kurde et descendante d’Ayyoub. À l’origine ce sont des officiers des émirs Zengi puis Nur ad-Din. Ensuite, Saladin prend le pouvoir en Égypte en 1170, puis unifie la Syrie contre les Francs
puis aurait été placée sous le contrôle des Mamelouks : membres d'une milice formée d'esclaves affranchis au service de différents souverains musulmans, milice qui a occupé le pouvoir à de nombreuses reprises
et les Ottomans : empire fondé à la fin du xiiie siècle au nord-ouest de l'Anatolie, dans la commune de Söğüt (actuelle province de Bilecik), par le chef tribal oghouze, Osman Ier. (pour les détails voir ci-après.
► Afficher le texte
Je vous invite à lire ce lien également qui va proposer un résumé : https://www.assasmondearabe.fr/lhistoir ... ied06f1f23

A travers les siècles, la Syrie semble un pays dont la population est un agrégat de peuplades venues, les unes après les autres, emmenées par leurs pouvoirs politiques, conquérir, annexer, envahir le lieu, et qui sont restées. La place géographique, est, quoi qu'il en soit, un passage. D'abord ce passage commerçant.

Image

et aujourd'hui :

Image

Elle est située en Asie et au croisement des continents africain et européen.

Les gens de Syrie :

Une voix d'homme, pour continuer :

[BBvideo=560,315]https://youtu.be/DJxSmH-D5_k[/BBvideo]

J'ai envie de vous parler d'un fonctionnement singulier, entre nomadisme-villageois et citadins, les gens de Syrie, ceux que j'ai rencontré... Voilà qui m'a semblé intéressant même si la référence n'est pas nouvelle :

Dussaud René. Jean Sauvaget. — Esquisse d'une histoire de la ville de Damas. In: Syria. Tome 17 fascicule 1, 1936. pp. 94-95;
https://www.persee.fr/doc/syria_0039-79 ... 094_0000_2

En attendant l'étude détaillée qu'il nous promet, l'auteur a été bien inspiré de publier les conférences qu'il a données à Paris en 1935. Personne ne connaît comme lui la ville qu'il étudie ; il la connaît sur le terrain et dans les textes. Et il n'est pas de ceux qui croient pouvoir traiter de géographie humaine, en Syrie, sans s'appuyer sur la connaissance de l'antiquité. Sa préoccupation de retrouver l'antécédent antique — que ce dernier subsiste encore ou ait été remplacé par un fait nouveau — donne à son étude toute sa valeur.
M. Sauvaget a bien vu que l'histoire de l'oasis de Damas est fonction de deux éléments généralement opposés, le sédentaire syrien et le nomade du désert.
Ce dernier facteur est le plus difficile à situer dans l'histoire. Il faut éviter, sous l'influence du spectacle moderne, d'enserrer le nomade dans un diptyque où il fait figure, d'un côté, de « pauvre diable famélique » qui se glisse dans la ville pour y troquer les produits de ses troupeaux contre du blé et des objets manufacturés, et de l'autre, où il se présente en « maître impitoyable, rapace et destructeur ». Il y a aussi le nomade qui,surtout aux époques prospères, loue ses services au sédentaire et finit, repoussé souvent par des tribus ennemies, par se fixer au sol. Il y a le nomade caravanier qui, si les circonstances le favorisent, dirige de grandes entreprises commerciales, développe sa puissance militaire pour garder les routes et assurer l'exécution des traités de commerce avec ses voisins. A force de pénétrer pacifiquement chez ces derniers, il leur fait accepter une
véritable suzeraineté. Il suffira, pour marque l'importance de cette évolution, de constater que telle fut, vers la côte, l'action
des Phéniciens partis du Sud désertique de la Syrie, et, vers l'intérieur, le rôle des tribus araméennes de l'époque assyrienne, puis des Nabatéens et des Palmyréniens. En ce qui concerne le développement de Damas, le rôle du nomade a été considérable, souvent déterminant. La constitution du royaume araméen de Damas est due à la fixation de tribus araméennes.
L’extrait parle de lui-même, le peuple syrien que l'on rencontre aujourd'hui, est issu de ce double mode de vie. Une ville faite d'un peuple mi-sédentaire mi-nomade. Les villes se découpent pour accueillir les notables au cœur et les villages alentours, constitué par familles, subsistent dans la coexistence de et avec la grande métropole.

Dans les mêmes années, d'autres auteurs apportent les mêmes constats de la démographie locale. De cette alliance et allers-retours entre la ville et le désert :

Thoumin Richard. De la vie nomade à la vie sédentaire. — Un village syrien : Adra. In: Revue de géographie alpine, tome 21, n°3, 1933. pp. 569-589;
https://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121 ... _21_3_5372

Les pistes qui conduisent de Damas à Adra traversent les potagers, les vergers, les olivettes qu'arrosent les dérivations du Tora, bras du Barada. Elles coupent ensuite les vignobles de Douma et de Misraba. A mesure que l'on s'avance vers l'Est, les arbres se font de plus en plus rares : ils se présentent en îlots, de loin en loin, près d'un village ou d'une ferme.
.......
Ces mares témoignent des marécages que tendent en février les eaux du Barada, époque où les propriétaires des environs de Damas laissent les
dérivations couler à pleins bords sans irriguer leurs biens. La lagune d'Euteïbé limite cette région et la sépare du désert. Adra se situe entre ces eaux à niveau variable et les pentes du Kalamun. Au Sud du village, des nomades dressent leurs tentes : les Bédouins contournent la lagune par le Nord et s'approchent des terres cultivées. Pour le sédentaire, Adra marque l'extrême limite de la culture, le dernier point vers l'Est où l'on puisse bâtir une maison. Au delà, on ne rencontre que les nomades.
.
Le nomadisme réfère au désert quand les "villageois" sont ceux qui font zone tampon entre ce paysage infini de sécheresse et la "cité".

Sur ce fond de brassage et sur ce fond de conquête, pour la place stratégique, si aujourd'hui les enjeux peuvent prendre des intérêts autres (incluant la question des ressources du sous-sol dans la grande région), on comprend que l'histoire charge ce pays d'appartenances. et ces appartenances sont encore en jeu. La localisation géographique est déterminante dans sa place géo-politique entre trois continents.

Aujourd'hui, les Syriens fuient, ont fui.

Sans analyse pour moi, un détour sur ce qui en est traduit par Karim BITAR :
Bitar Karim Émile, « La Syrie, foyer de déstabilisation régionale ? », Confluences Méditerranée, 2014/2 (N° 89), p. 67-79. DOI : 10.3917/come.089.0067. URL : https://www.cairn.info/revue-confluence ... age-67.htm
J'ai essayé de rechercher des éléments, exclusivement par le web, sur le mode de vie en Syrie actuellement et avant la guerre débutée en 2011. Mais le sujet est encore si en flamme que nous n'avons aujourd'hui que les références antiques ou à la guerre qui ressortent.
Alors, outre quelques témoignages par ci, par là, que je peux faire (et que je dois limiter) je vous propose plutôt de voir en partie les photos de l'exposition qui a été faite à l'institut du monde arabe sur les cités millénaires "voyage virtuel de La Palmyre à Mossoul".

https://www.imarabe.org/fr/expositions/ ... illenaires

Et pour finir, car nous n'aurons pas le temps d’évoquer la force libre, la conviction... Je voulais citer, pour m'être assise au café avec, les femmes syriennes du quotidien, fumant leurs cigarettes sur un tapis, voilées laissant apparaître des yeux d'une clarté que nous envions, ces femmes qui choisissent pour leur époux la seconde épouse et qui feront avec elle, la gouvernance familiale et donc l'influence à bas mots mais assurées.... seconde épouse qui sera ennemie et amie dans le temps et dans le voyage actuel.

Et pour évoquer cette figure féminine, je voulais renvoyer vers une autre femme, différente de celle que je décris pour en arriver à cette conclusion, l'envie de lire son ouvrage :

Samar Yazbek, la voix des Syriennes
Par Annick Cojean
Publié le 22 octobre 2019, Le Monde
Dans son dernier livre, « 19 femmes », l’écrivaine syrienne exilée en France donne longuement la parole à ses compatriotes qui ont vécu au plus près la « révolution » et la guerre dans leur pays.

Elle brûle, Samar Yazbek. Et le feu qui, à la fois, la consume et l’anime, vous captive, vous atteint. Elle brûle des souvenirs atroces rapportés de Syrie, son pays tant chéri, aujourd’hui moribond. Elle brûle de colère, d’indignation, d’écœurement. Et de fatigue aussi.

Les larmes affleurent fréquemment, et elle s’agace quand il arrive qu’un sanglot mal contenu interrompe ses phrases saccadées. Elle s’en excuse. Et reprend d’une voix forte, cherchant des mots qui claquent, des mots de journaliste qui cernent la vérité, des mots de romancière qui savent la faire vibrer, agacée qu’ils ne coulent pas aussi facilement en français qu’en arabe, sa langue natale, alors que des torrents d’images, d’histoires rugissent dans sa tête, qu’elle voudrait partager.

Comment faire ? Elle sait que les gens détournent désormais la tête quand on évoque la Syrie, trop complexe et si déprimante. Mais quand même, dit-elle, ce qui s’y est passé depuis 2011 et les débuts d’une révolution qui se voulait pacifique est si « dantesque » qu’on n’a pas le droit de le laisser sombrer dans un de ces trous noirs de l’histoire qu’on renonce à comprendre et expliquer. « Pas le droit ! », répète-t-elle d’une voix brune probablement acquise au fil de ses nuits blanches en fumant clope sur clope devant l’ordinateur qui la relie, depuis Paris, lieu de son exil, à ses frères et sœurs syriens.
Voilà pour mon tour d'horizon de ce jour, toujours pas scientifique, je choisis mes citations mais cela ne constitue pas un savoir, seulement une exploration..... en espérant que celle-ci vous ait plu.

et si vous voulez rester encore un peu..... un autre apport de culture : la poésie arabe et le poète Nizar Kabbani, représentant du monde syrien, un podcast :

https://www.franceculture.fr/emissions/ ... s-de-syrie
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Re: Le monde des hommes

Message par pandamonium »

Je viens de parcourir ce sujet passionnant. Merci beaucoup Bulle d'o. Je ne connais que très peu la culture syrienne et j'ai vraiment été happée par l'exploration que tu en as faite. J'aurai plaisir à venir faire un tour régulièrement sur ce sujet, tant il est dense (merci pour tous les liens) et j'aimerais éventuellement proposer une exploration sur les cultures que j'ai moi-même un peu explorées.

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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

oh mais oui, mais oui..... moi j'adorerai. C'est pour ça que j'ai lancé le topic entre autre!

la prochaine exploration que je vous fais, c'est la France car je veux absolument que vous voyiez mes biais, même si je garde une réserve et une pudeur dans ce que j'écris, je n'ai aucun doute sur le fait que c'est auto-ethno-biaisé comme façon de faire. Donc comment mieux vous le traduire que de vous envoyer notre propre cliché dans une exploration!

Mais pas pour l'instant... J'ai pas le temps.
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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

Pour tout ceux qui m'entourent :

80% Français, 20 % d'ailleurs...Et parmi les français au moins 20% le sont par naturalisation. C'est à peu près la proportion qui est réelle pour moi, ceux qui m'entourent seraient distribués comme cela. Et ça n'est pas anodin. Je vis dans une espèce de lieu mêlé, mélangé, surpeuplé, dans la promiscuité mais qui me permet de ne pas m'exposer à la vue de l'autre. Ici je ne suis personne parmi d’autres et c'est cette étrangeté au milieu de celles des autres qui fait que je me sens appartenir à un premier tout, dans un territoire hexagonal puis à un autre, celui qu'englobe une bonne moitié de la planisphère.

Pour tous ceux qui m'entourent, je circonscrirai mon approche puisque comme promis, je vais vous parler ce-jour, d'un nouveau peuple :

Du peuple français :

Allez on commence par ça :

[bbvideo]https://youtu.be/H-aWh_7pijs[/bbvideo]

mais bon, pour d'autres, ça serait plutôt ça, j'en conviens :
Vous-voyez-elle-ca-la-conduit-a-la-Bourboule.mp3
un extrait du film "Un singe en hiver", avec la voix non-moins emblématique de Gabin.

Gabin, une des images flottant sur fond d'un machisme fort à la française (celui exposé par Verneuil ici), et pourtant également épris pour sa femme, rustre et profond dans ces épisodes. Un modèle français qui pourrait semblé tangible et représentatif de cette époque, filmé en 60. Et ces icônes reproduites à l'infinie surfant sur les dialogues d'Audiard. On aime ou on aime moins, mais c'est une partie du patrimoine français, car il représentait une France d'un certain milieu (populaire, plutôt rustre à ses heures) et d'un certain temps.

Parlant d'autres icônes, j'ai un attachement pour ce monsieur :

[bbvideo]https://youtu.be/vpW_eBJKw74[/bbvideo]

Bon, bon, reprenons, nous avons chacun nos images d'Epinal.... nous en sommes tous emprunt, choisissez les vôtres.

Le peuple français, n'est pas que celui actuel ou d'il y'a peu. Il a construit son identité différemment à travers les âges comme l'explique l'auteur, ici :
Avant la Révolution française, la patrie n’existait pas comme on la
(re)connaît aujourd’hui. Bossuet, qui enseignait au Dauphin l’histoire
de France, disait «l’État». Et celui-ci s’incarnait dans la personne du
roi. [...] La patrie est une âme. Cela lui donne des
propriétés spécifiques : elle est unique ; elle est vouée à l’immortalité ;
elle est le pivot de l’esprit de la nation. [...] Elle est l’invariant de la France.
[...] La patrie est une identité. Une identité de nation... Le patriotisme transcende le biologique.
La patrie est ce dont hérite un citoyen s’il s’en saisit. Le patriotisme est une identité que
l’on choisit. [...] La patrie est une religion et le patriotisme est son culte. À la
Révolution française, l’Église avait accompagné l’État royal dans
sa chute. Un nouveau culte devait naître, laïque et républicain. [...]
Le patriotisme est une force morale. Malraux écrivait de Jeanne d’Arc
qu’«elle portait la France en elle de la même façon qu’elle portait sa
foi». Il en est du patriotisme comme il en est de la foi : un mélange
émouvant d’illusion et d’espérance. [...] Le patriotisme peut être un obstacle
au développement d’une nation au-delà des limites du sol qui l’a vu naître.
Il est aisé de dire, comme Charles Péguy, «notre patrie» à Paris ... mais il l’est déjà moins
dans les provinces éloignées, insulaires ou ultramarines, lesquelles opposent parfois leurs
propres langues et leurs propres cultures dans une posture indépendantiste.
-----------------------
https://www.cairn.info/revue-inflexions ... age-37.htm
SPÉCIFICITÉS FRANÇAISES
Patrick Clervoy, Armée de terre | « Inflexions », 2014/2 N° 26 | pages 37 à 41

200 ans ne suffiront pas à tout résumer mais pour l'exercice, cela servira de base. Comme le note l'extrait du texte - texte pris sur des éclairages en sciences sociales, depuis les observations de l'armée. La notion de patriotisme prend donc tout son sens ici - L'identité du peuple s'est construit par affaissement de l'image première rassemblée autour d'un roi. La reconstruction de la notion forte de patrie a distribué de nouvelles appartenances, conditionnées à une adhésion de chacun - plus ou moins ancrée à la nation. C'est ce qui rassemble de facto, des traits communs, s'appelant ainsi "peuple".

Il manque donc quelques éléments pour comprendre un peu plus loin ce peuple :
La tradition française
Il faut aller chercher la philosophie du modèle français dans l'héritage laissé par la Révolution de 1789 : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est une prétention du droit français à l'universalité. Elle repose sur l'individu et non sur le groupe : c'est l'égalité de tous les individus devant la loi qui est fondatrice du pacte politique de la société issue de 1789. La France est un pays uni¬ taire, à tradition jacobine, fondée sur l'idée et la pra¬ tique de la citoyenneté individuelle. En contrepartie d'un accès relativement aisé à cette citoyenneté française (droit du sol), la France a toujours exigé des étrangers une adhésion aux lois et aux valeurs françaises ; elle a entretenu l'idée qu'elle avait une mission universelle et proclamé que ceux qui utilisaient sa langue, partageaient sa culture et ses idéaux poli¬ tiques, symbolisés par les valeurs de la Révolution, pouvaient être intégrés à la collectivité nationale en tant que «citoyens ». Il n'y a donc pas contradiction dans une pratique républicaine qui respecte la tradition de générosité pour l'homme, mais qui l'empêche de devenir un acteur politique en dehors des règles fixées par la nation, puisque l'universalité des lois est fondée sur l'adhésion de tous les individus.
Le modèle français d'intégration est-il en crise ?, Hommes & Migrations Année 1996 1203 pp. 6-12, Fait partie d'un numéro thématique : Intégration et politique de la ville
https://www.persee.fr/doc/homig_1142-85 ... 203_1_2770

Ces éléments sont issus d'une autre interrogation, je vous laisse donc la référence pour un regard complet sur les indications apportées en terme d'intégration (et difficile intégration en France). Mais le seul extrait pris, est là pour expliquer la façon de penser l'unité nationale, et en cela, de constituer un peuple, régit par cette adhésion, parfois incertaine, au pays même et amenant à la dénomination même de "peuple français".

Comme l'indique le texte, la fermeture des frontières ne s'impose réellement qu'en 1974. Et avant cela, la création des frontières ne sont établies qu'au XXème siècle. Ainsi, dans un pays de commerce, d'change politique, dans un pays de conquête et des droits de l'homme, nombre sont ceux qui sont venus constitués le peuple français et l'agrégat est resté une tradition de "droit de sol" et de "droit de naturalisation". Le peuple est donc très mixte.
La notion de frontière au sens actuel, qui succède à celle de confins, est associée au développement de l'État moderne, tel qu'il s'est développé en Europe à partir des xiiie et xive siècles. À cette époque, des pouvoirs étatiques centraux se réaffirment. Le Prince impose des lois et des impôts sur un territoire bien délimité. La notion prend tout son sens avec l'apparition du modèle westphalien, issu des traités de Westphalie (1648). Progressivement, les progrès de la cartographie permettent aux dirigeants de mieux prendre conscience de leur territoire et de mieux le contrôler8. Avec la Révolution française l'idée prend une intensité nouvelle : les révolutionnaires veulent donner à la France un territoire unifié et précisément délimité, et supprimer toutes les enclaves et exclaves qui compliquent le dessin du territoire national. Le territoire national doit être linéaire et les frontières intérieures abolies.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re

Dans la configuration de ce peuple, il y'a donc des relents de cette déclaration, universelle aujourd'hui :

Image
► Afficher le texte
Bon, mais voyez également où ce peuple se situent donc t-il : ici et là

Image

Et là aussi, un petit flash-back des années 80!

[bbvideo]https://youtu.be/Z8wrvbs9l8Q[/bbvideo]


Je vous propose un tour exhaustif du territoire en chanson et en image

sur le territoire :

En bas de l'hexagone :

[bbvideo]<iframe width="756" height="605" src="https://www.youtube.com/embed/Xpge7PshQT8" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>[/bbvideo]

A l'ouest:

[bbvideo]https://youtu.be/sUPCNFM-070[/bbvideo]

A l'Est :

Image

Au nord; y'avait .....

[bbvideo]https://youtu.be/rygifBeBKUU[/bbvideo]

Et puis encore d'autres villes, d'autres paysages :

Lyon,Fort de France,Marseille,Lons-le-saunier,Nouméa, Lilles, Saint-Denis...
photo de villes.png
Et des langues et dialectes

Image

et cette langue là aussi, qui varie selon les régions du globe mais garde une trace commune.

[bbvideo]https://youtu.be/irUVhd-P7o8[/bbvideo]

De la richesse donc pour une pluralité.

Sa capitale qui semble diviser car elle est éloignée des réalités des autres régions. Elle même fut traversée, et ses habitants avec par différentes périodes, quelques exemples des dernières :

[bbvideo]https://youtu.be/1wBCIqH51Pc[/bbvideo]

Et puis :

[bbvideo]https://youtu.be/xlQ4AxeRIo8[/bbvideo] (c'était ça ou Pigalle)

à aujourd'hui,



Le peuple français semble aussi mouvant , mobiles à l'intérieur de ses frontières :

Exode rurale et exode urbaine actuelle :

https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010 ... 346_0000_1

et cette carte surprenante ou pas, de l'exode vers un ailleurs, en tout cas ... (le solde migratoire parisien est négatif, on compte donc plus de personnes qui en partent que de personnes qui y vont).

Image

Mais un peuple est aussi fait de ses clichés. Voici une partie des nôtres, mais aussi certaines de nos réalités :

ce que nous mangeons

fromages

Image

vins
et aussi .... escargots, huîtres, grenouilles, pétafine...

Ce que nous faisons

manifestations

Image

tous les jours : métro-boulot-dodo / auto-boulot-apéro /auto-boulot-dodo, dodo, dodo, dodo.....

Ce qui nous divise aussi

Le rassemblement national... (aïe!)

https://www.francetvinfo.fr/elections/m ... 93865.html

Supports des montagnards aux migrants qui traversent :

ici, traversée des cols

voilà une image d'un peuple français, dont je fais partie... En espérant que vous aurez pris plaisir à lire, en attendant de vous lire toujours dans ce topic, vos peuples, ceux que vous avez envie de montrer.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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Bulle d'o
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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

Pour celle qui affirme ne pas vouloir du père de l'enfant, seulement l'enfant, car elle a besoin de se vivre ...

A celle qui pour être protégée, n'est pas allée indiquer tout de sa vie, juste l'orientation qu'elle souhaitait y défendre. A celle à laquelle j'ai souri, en disant, "bienvenue, on essaiera d'être un coup de main là-dedans, le reste sera à vous de faire.".

Je voudrais explorer ce jour, le Mali que j'ai tant rencontré depuis 20 ans, au travail, en amitié, en encadrant, en copains de mes enfants, ceux qui partagent mon quotidien et ne sont jamais invisibles.

Veuillez m'excuser pour ce presque cliché, mais je commencerai par ce monsieur que j'ai entendu la première fois en 1994 et qui, outre le fait d'avoir créé un des hymnes populaires d'Afrique, a intégré ma vie quotidienne par cette même chanson, Salif KEITA :

https://youtu.be/OLLjQcyK4eU

Mais l'hymne du Mali semble être pour de vrai, celui-ci :

https://youtu.be/6hGxUvxrOyA]Hymne du Mali

On commence par où? Allez, où?

Image ici-même et là pour être moins précis :

Image

encadré par le Niger et la Mauritanie, en dessous de l'Algérie, et entouré du Sierra Léone, Burkina Faso, la Guinée, la côte d'Ivoire et le Sénégal.

Il n'y a PAS d'océan au Mali, il y a un bout de désert important, du Sahara : les 2/3.

Le désert, illustré en 1987 par Souleyman CISSE, avec cette bande-annonce pour une envie d'exploration :

https://youtu.be/H1J8n3JnLEE

Et des peuplades variées qu'on a instauré dans un pays taillé à la règle.

Un bout d'histoire?

Oh, pourrions-nous être en pleine translitération si nous devions parler d'histoire, de réécriture, de réappropriation de cette dite histoire, quand on sent un attachement au temps et au déroulé différent, dans l'inter-culturel? J'ai aimé cette exploration-ci car elle situe une partie d'écriture de l'histoire africaine, à vous d'envisager la poursuite de la lecture :

"I. TEMPS MYTHIQUE ET TEMPS SOCIAL Le mythe ou représentation non rationnelle du passé tenait une large place dans l'approche africaine de la société. Souvent, les coutumes s'imposaient aux acteurs sociaux sous la forme d'un prototype exemplaire venu d'un au-delà du temps et auquel tous, à commencer par le monarque devaient conformer leurs moindres faits et gestes. Le mythe gouvernait l'Histoire qu'il était chargé par ailleurs de justifier. Deux caractéristiques ressortent de ce type de pensée historienne : son atemporalité et sa dimension essentiellement sociale. Quand le temps n'est pas mesuré strictement, il semble qu'il englobe et intègre l'éternité, aussi bien dans le passé que dans l'avenir. Il s'agit, non point d'un fleuve à la source et au courant bien défini, mais d'un océan sans rivages. Dans ces conditions, l'action peut partir de partout et se répercuter partout. Quand l'empereur du Mali Kankou Moussa (1312-1332) fit demander au roi Yatenga de se convertir à l'Islam, ce dernier lui répondit qu'il devait au préalable consulter ses ancêtres par des sacrifices. On voit ici comment le passé est un agent direct du présent. Les rêves des rois interprétés par des ministres spécialisés, déclenchaient des actions concrètes dans le futur sans que, dans le présent, des événements réels pouvant les motiver se soient produits. Dans un tel temps « sus-pendu », l'action peut même s'exercer du présent sur ce qui est considéré comme passé, mais qui pour les gens reste contemporain. Le sang des sacrifices d'aujourd'hui réconforte les ancêtres d'hier. Plus profondément encore, certains récits mettent au compte d'un temps mythique des progrès réalisés dans un temps historique qui, n'étant pas perçu comme tel par chaque individu, est pris en charge par la mémoire non historique du groupe. ".

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000071777,
Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique,
Ki-Zerbo, Joseph.

J'ai cette idée en tête que la première fois où j'ai eu à soutenir une femme malienne dans mon espace professionnel, j'avais 19 ans et un naturel qui ne pesait pas lourd. J'ai dû avec elle remplir le document de recensement de la population et à la question "où êtiez-vous il y a 10 ans?", elle ne savait me répondre et je ne savais pas pourquoi. Mais je voulais aider à remplir ce document, et le temps de 10 ans, a été, pour l'heure "le temps depuis la naissance de son fils".... là, nous trouvions un espace commun de compréhension.

Un empire, extrait d'histoire, du XVème et XVIème siècle :
Le XVe siècle marque, en Afrique Occidentale d’une façon générale et dans les pays mandingues en particulier, un tournant important. Nation commerçante, les Mandingues se trouveront en contact avec les négociants de la plus grande puissance maritime de l’époque, le Portugal. En effet, depuis la prise de Ceuta en 1415, la course vers les contrées africaines est ouverte. L’enjeu était d’importance. Au bout des peines se trouvaient l’or du Soudan et les épices de l’Inde, pour l’acquisition desquelles les Européens étaient obligés de passer, jusqu’ici, par les intermédiaires peu faciles qu’étaient les Arabes. De gros moyens techniques sont mis en œuvre, et malgré les difficultés rencontrées au début, la progression sera assez rapide. En 1434 le cap Bojador est franchi, ouvrant la voie la reconnaissance des côtes du Djolof et de la Gambie. Le chameau du désert se trouvera fortement concurrencé par la caravelle atlantique. Le centre d’intérêt du commerce en Afrique de l’Ouest se trouve déplacé vers la côte.

Nous comprenons dès lors que les témoignages arabes sur le Soudan deviennent assez rares. Il y a d’ailleurs une rapide décadence littéraire du monde maghrébin dès cette époque. Au XVe siècle, nous n’avons sur le Mali aucune source arabe notoire. Au contraire, les relations de voyage des Portugais se multiplient nous donnant des renseignements précieux. Grâce au trafic atlantique, le Mali du XVe siècle, était encore un empire souverain et puissant dans ses provinces occidentales.


Image
► Afficher le texte
Il ne s'agit que d'une introduction, mais vous avez le document ici : https://www.persee.fr/doc/sfhom_1768-71 ... el_5_2_964 par Madina Ly, Publications de la Société française d'histoire des outre-mers Année 1981 5-6-2 pp. 595-612.

Le pays a sa propre histoire et celle que la France a croisé aussi par la colonisation. Loin de n'être qu'une entrée en matière exclusive pour le Mali, on observe ici ce qui a trait aux rencontres et aux conséquences sur la question des liens persistants entre les protagonistes.

https://www.cairn.info/revue-materiaux- ... age-22.htm

Les questions de société qui en découlent, entre représentation et enjeux d'implémentation pour part de l'immigration en France, restent encore en vigueur. Dans une interview du magasine "Humanité", réponse de Samuel SIDIBE, directeur en 2010 du musée national du Mali à Bamako.
Le Musée national du Mali est situé paradoxalement sur la colline du pouvoir, non loin du palais présidentiel, à Bamako. De l’autre côté du fleuve que i les Bamakois appellent la vallée de l’ignorance, se dresse celle du savoir où sont édifiés le palais de la culture et l’université. Monsieur Samuel Sidibé, directeur du Musée national du Mali, nous engage à une véritable conversion du regard sur une réalité africaine souvent fantasmée, occultée ou ignorée.
MOREAU Jean, « Entretien avec Samuel Sidibé », Humanisme, 2010/3 (N° 289), p. 87-90. DOI : 10.3917/huma.289.0087. URL : https://www.cairn.info/revue-humanisme- ... age-87.htm

Les peuples maliens :

Je ne peux pas parler des peuplades, sans faire ouïr celle qui calme mes nuits, l'impressionnante Sona Jobarteh, écoutez, simplement, j'aime cette femme.

https://youtu.be/fRB06MjfecU

les principales sont les Bambaras, les Bobos, les Bozos, les Dogons, les Khassonkés, les Malinkés, les Miniankas, les Peuls, les Sénoufos, les Soninkés (ou Sarakolés), les Sonrhaïs, les Touaregs, les Toucouleurs.
c'est la wiki qui le dit, moi je connais des :

Peuls : "Les paisibles pasteurs que nous avons vu s’installer timidement près des villages malinkés vont se révéler de farouches guerriers aux XVe et XVIe siècles et mettront en péril l’empire du Mali, dont ils précipiteront la chute. Les provinces sénégambiennes devront se défendre seules, presque sans le secours du pouvoir central, trop affaibli par les guerres contre les Touaregs et les Songhoy."

Une de mes cheffes me disait, "bon, je me suis peut-être trompée, mais le peul est fier!" :) J'aimais sa poigne et timidité à la fois dans cette phrase.

Bambaras : malheureusement je trouve peu d'article accessible pour transmettre une nouvelle curiosité, mais j'ai le souvenir de ce monsieur aux trois boulots qui me disait "bambara, je suis, et toi tu vas m'aider, je le sais.".
Il se tuait littéralement au boulot, et la seule fois où j'ai eu la sensation de l'aider, ca a été quand je lui ai dit "mais enfin, tant travailler jusqu'à cette crise cardiaque, je ne peux pas vous regarder faire!". Il essayait de rattraper le temps perdu dans l'immigration.
Le bambara est une des langues parlées avec le français le plus couramment au Mali.

Soninkés : "à origine culturelle différente - je suis Soninké, moi - c'est incroyable pourtant que nous ayons toi et moi, eu la même mère infernale! :huhu: ". C'est une de mes plus chères interlocutrices actuelles qui m'a dit ça.

Image

Je voudrais aussi vous parler des traditions de transmissions orales, et j'aimerai en faire un roman, mais pour ce soir, j'abandonne la plume,

rapidement, juste ça sur la tradition orale, des heures à apprendre de savoirs faires : https://www.persee.fr/doc/cea_0008-0055 ... 6_144_1867
La tradition orale en question [article] Seydou Camara
Cahiers d'Études africaines Année 1996 144 pp. 763-790

Pas lu en entier mais je pense cependant l'avoir lu y'a 6 mois à 7h du mat' me demandant comment transmettre par voix orale, quelle organisation, quelle structure trouver pour mieux "parler" à mes stagiaires.

Mais j'aurais encore envie d'explorer, alors je laisse en lecture un dernier article, je n'y ai moi-même pas jeté un oeil, mais qui me tient à coeur et M. KEITA, encore Salif en bruit de fond avec cela :

Article persée : Les réponses des hommes valent-elles celles des femmes ? Une double collecte sur les questions génésiques et matrimoniales dans une population du Mali et c'est ce que je traduirais peut-être un jour à la dame initiale pour laquelle j'ai ouvert ce post-ci.

Merci pour celle-ci :rock: ! ma préférée : https://youtu.be/QDIUL6T5GQU Mandjou!

ou celle-là? https://youtu.be/Q-nVpxxSv_M : nou pas bouger

ou?

allez, j'arrête!
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Re: Le monde des hommes

Message par madeleine »

Merci Bulle :)
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

à noter, je me suis trompée Sona Jobarteh n’est pas malienne mais gambienne, pays situé derrière la Mauritanie. Mais elle est inscrite dans les sujets comme faisant partie des femmes ayant ouvert l’inscription de ces dernières dans l’accès à la maitrise du Kora, l’instrument de musique qu’elle joue. Et elle est re appropriée comme une figure du Mali. Je trouve que ça renforce l’idée de cette histoire qui a impacté cette zone. Les pays ont été délimité au gré des représentations d’un autre continent, peut être plus que de la façon dont les peuples se perçoivent.

Cela amènerait la réflexion sur vivre le temps mais aussi l’espace différemment selon son entrée en matière : parlons nous de territoires, de sédentarité ou parlons nous de peuplades et parfois de ce que je crois, les européens nomment nomadisme.

Mais ça n’est qu’une supposition.
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Re: Le monde des hommes

Message par GraineDeNana »

@Bulle d'o ce topic est magnifique, je vais y consacrer mon week-end !
Quand on arrive au monde, la vie est déjà commencée. C'est pour ça qu'on ne comprend rien à l'histoire.
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Re: Le monde des hommes

Message par homer »

Mais quel sujet @Bulle d'o ! Le matériau très dense de tes textes est impressionnant, j'y vois une invitation à se promener librement dans ce que tu as écrit; et le fait qu'à chaque texte tu partes d'une personne importante pour toi, j'ai trouvé ça si émouvant et touchant, ça teinte immédiatement tes mots d'une humanité qui dépasse le savoir encyclopédique, et qui met les gens au centre de ton propos, avec je crois l'idée qu'on ne peut pas tout en comprendre mais qu'on peut de toute manière s'intéresser à qui ils sont... Les bras m'en tombent et je te remercie !
EDIT : orthographe et grammaire...
C'est un type qui rentre dans un bar et qui dit "salut c'est moi !"; et en fait c'était pas lui.

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Re: Le monde des hommes

Message par Miss souris »

Et moi je remercie Homer, parce que tu exprimes fort exactement ce sur quoi je n'arrivais pas à mettre un mot. Je déambule dans tes textes avec grand plaisir, @Bulle d'o aux confins de l'histoire, de la sociologie, de l'histoire familiale...et de ce qui fait notre commun.

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Re: Le monde des hommes

Message par Bulle d'o »

merci beaucoup tous 🤗. Mes textes ne sont que l’emprunt de ceux des autres, que je visionne et orchestre de transitions, au gré de l’exploration. L’humanité est certainement un bout de la mienne. 🙄

merci beaucoup si ça vous parle.
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