[hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (dernier jour)

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Napirisha
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[hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (dernier jour)

Message par Napirisha »

Tentative de 2e sujet... Vous avez jusqu'à dimanche 30 pour y contribuer.

Ma question est tirée d'un cas réel : que diriez vous à des amis qui pensent faire tester un enfant de 10 ans. quels arguments en faveur d'un test précoce, quelles mises en garde éventuelles, que suggereriez-vous pour la suite?
Que vous soyez parents, testés enfants, testés adultes, tous les points de vue sont les bienvenus.
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madeleine
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-7)

Message par madeleine »

Point de vue très totalement subjectif, basé sur le cas familial et quelques familles croisées à l'Afep locale (bonjour l'échantillon :D)
Si les adultes ne savent pas quoi faire du diagnostic, il a bien des chances d'être au mieux inutilisable par l'enfant, au pire destructeur.
Il me paraît plus honnête de la part des parents de bien faire le tour de ce qu'est exactement la douance (et de faire le deuil de leurs projections et préjugés divers) AVANT d'envisager de faire tester leur enfant, et je trouve que le mieux c'est qu'ils commencent par se faire tester eux-mêmes :) ça leur évitera peut-être de psychiatriser la question ...
Le temps de digérer le diagnostic pour soi, de revoir sa vie et en particulier son enfance et les problèmes rencontrés, ça permet de s'en distancier assez pour ne pas être tenté de croire que la vie de son enfant sera une sorte de remake de la sienne, et lui laisser le loisir de trouver ses propres solutions.
Je vois à l'Afep des parents fascinés par leur enfant au point de le laisser devenir un petit tyran aux pieds d'argile, d'autres qui en profitent pour les contraindre à une réussite scolaire qui se fait au prix de leur vie sociale, d'autres qui se font plus bêtes qu'ils ne le sont et quêtent sans cesse des avis et conseils qu'ils ne suivent pas ...
C'est donc plus que jamais que l'enfant est le père de l'homme :)
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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romu
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-7)

Message par romu »

Bon ben je prends la plume à Madeleine :P...

Je dirais à ces amis que si il y a des doutes....il faut tester.... Il n'est, à mon sens, pas bon de laisser planer le doute, et ce forum regorge de personnes pour qui une absence de diagnostic précoce est à l'origine d'un profond mal être et d'autres conséquences peu enviables (mais ne généralisons pas, tous ne sont pas mal dans leur peau avec une absence de diagnostic précoce hein :)).

Un diagnostic précoce permet aux parents de mieux appréhender les difficultés qu'ils risquent de rencontrer avec leur bambin, de mieux gérer ses questionnements, enfin brayf, de comprendre leur progéniture quoi :).

A mon sens, un diagnostic précoce est donc potentiellement une très bonne chose, néanmoins, il m'est avis qu'une fois diagnostiqué, il est essentiel de veiller à ne pas tomber dans certains travers :
-Un saut de classe ne doit pas être systématique : le bambin est HQI et se sent bien dans sa classe.....fichons lui la paix, il n'est pas rare que les parents tiennent absolument à ce que leur gamin saute une classe alors même que pour lui,
tout va bien.... c'est, je pense potentiellement néfaste pour le petit
-Ne pas résumer son enfant à son haut potentiel... Il est surdoué, ok, cela est une part de sa personnalité, mais en aucun cas il faut assimiler uniquement le petit à son potentiel intellectuel, il n'est pas qu'un cerveau sur pattes, il a le droit d'échouer, ce n'est pas une honte, et son potentiel ne fera pas tout pour lui et ne doit pas devenir une excuse à tous ses comportements...
-Il faut le stimuler si il est en demande, mais veiller aussi à ne pas trop le stimuler au risque de le dégoûter des apprentissages....
-Pour finir..... le laisser être un enfant.... car même un zébrillon (j'aime ça :P) a besoin de s'amuser, se divertir.... Il faut lui permettre de rencontrer des enfants "comme lui", afin qu'il puisse s'identifier à des pairs, mais aussi veiller à ce qu'il ne s'enferme pas uniquement dans ces relations avec des enfants à haut potentiel, car ce n'est que 2%
de la population, il devra aussi communiquer, échanger avec des personnes qui raisonnent différemment de lui

Pour la suite, je suggérerais que comme tout enfant, il doit grandir, faire ses expériences, et découvrir le monde par lui même, vivre comme tout les autres enfants et ados, car dans le fond, avant d'être surdoué, c'est un enfant.

Au plaisir de vous lire.
romu :).
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Charles Baudelaire (l'Albatros.).

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Algaron
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-7)

Message par Algaron »

Je suis tout à fait d’accord avec les dires de romu. Mais tu ne parles que d’une situation : Un enfant dont les parents décident de procéder à un diagnostic et dont celui-ci se révèle positif. Or il existe d’autres cas de figure. Mais si la question du "Dois-je faire diagnostiquer mon enfant de 10 ans ?" apparaît, il est certain qu’il faudra apporter une réponse à la question. Or, voici les autres cas de figure que romu n’évoque pas :

- Si les parents décident de ne pas le diagnostiquer, et qu’il s’avère qu’il ne comporte pas ce HQI.
Dans ce cas, la question va persister dans la tête des parents avec toujours cette interrogation. Mon enfant est-il précoce ? Ils vont certainement essayer de le pousser à certaines de ses limites pour en connaitre plus sur lui et ainsi répondre d’une manière ou d’une autre à leur interrogation. Ou alors ils ne feront rien. Dans ce cas de figure, mieux vaut les inciter à abandonner l’idée que leur enfant est potentiellement précoce. Car sinon, ils mettront tout en œuvre un jour ou l’autre, pour avoir une réponse à leur question. Et plus l’attente sera longue, plus il se peut qu’il y ait une certaine "déception" (je reviens sur ce principe de déception plus tard).

- Si les parents décident de ne pas diagnostiquer, et qu’il s’avère que l’enfant est précoce :
Comme l’a dit romu : "Il n'est, à mon sens, pas bon de laisser planer le doute, et ce forum regorge de personnes pour qui une absence de diagnostic précoce est à l'origine d'un profond mal être et d'autres conséquences peu enviable".
C’est le problème, si les parents finissent par ne pas faire passer de diagnostic à leur enfant et se persuadent que cela n’a pas d’importance, il se peut que celui-ci en souffre plus tard. Parce qu’il peut leur reprocher ce fait. Et la prise en charge de certains enfants précoces dès le plus jeune âge peut être une nécessité. Sans ça, il se peut, comme le dit romu, qu’il y ait des répercussions négatives à l’avenir, bien que cela ne concerne qu’une part des enfants et ne regroupe pas l’ensemble des HQI.

- Si les parents décident de diagnostiquer et que leur enfant n’est pas précoce :
Il est sûr que si la question se pose, alors la réponse est attendu, et passer un test à leur enfant, permet effectivement, de mettre les choses au clair en quelque sorte. Donc les parents se sentent alors plus sereins. Ils savent donc comment mieux prendre en charge leur enfant. C’est un soulagement pour eux. Bien que le résultat soit positif ou négative au moins il y a un résultat. Si celui-ci est négatif : Il se peut que les parents en prennent conscience et se rendent compte que leur enfaite est "comme la plupart". Et envisager ensuite l’éducation qu’il leur semble la plus adaptée. Mais certains peuvent voir en cela une sorte "d’échec". Si la question du "mon enfant est-il précoce ?" se pose, alors c’est que certains signes peuvent le faire penser. Du moins pour la plupart des cas il me semble. Donc bon, les parents peuvent ressentir une sorte de déception. Et engendrer une sorte de dégout envers leur enfant : "Je croyais que notre enfant était précoce, enfaite ce n’est pas le cas. A quelque chose prêt il aurait pu l’être, c’est dommage". "Dommage", comme pour dire que finalement, mon enfant aurait été mieux autrement. Car après il y a la question de ce qu’il est préférable d’être ou ne pas être dans notre société. On ne choisit pas qui nous sommes bien entendus, mais certains profils sont tout de même plus acceptés que d’autres aux yeux de "la masse populaire". Et pour les parents, avoir un enfant intelligent peut être un facteur de fierté et de réussite.

Bref, tout ça pour dire, qu’il y a plusieurs possibilités lorsque l’on se pose la question de "Dois-je faire diagnostiquer mon enfant ?".

Il est sûr que la réponse n’est pas évidente. Cela dépend des parents et de ce que l’entourage préconise.
Pour ma part, je dirais qu’à partir du moment où la question se pose, il me semble légitime d’avoir une réponse.

Je conclurais donc en disant que oui, je vous conseille alors de mettre les "choses au clair", mais ne n’en attendez rien. Le résultat est ce qu’il doit être. Peu importe ce que cela donne, votre enfant reste votre enfant avec ses qualités et défauts. Il faut l’accepter comme il est. Pour ce qui est du dernier cas, celui du "Si les parents décident de diagnostiquer et que le résultat est positif", je conseille de lire attentivement ce que romu a écrit juste au-dessus.

Voilà, ce n’est que le fruit de ma réflexion personnelle et ceci n’est tiré sur aucune réflexion scientifiques quelconques, juste moi et ma petite tête ! :)
"La vraie connaissance est de connaître l'étendue de son ignorance."

- Confucius -

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Miss souris
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-7)

Message par Miss souris »

Bonjour !
Romu : J'ai beaucoup aimé ta façon de résumer, et surtout la façon pratique dont tu abordes le truc. Je trouve aussi comme Madeleine qu'il serait souhaitable de s'informer avant le test, sous peine de voir les résultats sombrer dans l'inutile.

Je copie colle (et complète aussi) ici une réponse faite l'autre jour sur le fil "tester la fratrie". Je trouve que mon témoignage correspond assez à ce qui est dit au dessus. Si quelqu'un trouve qu'il faut déplacer ...

Chez nous, ça s'est passé comme ça : repérage de l'aîné (qui n'allait pas bien) à 10 ans. Petite soeur, 3 ans de moins. Très épanouie, extravertie, no problem. Guidés par l'avis de la psy du moment "votre fils est précoce, ça va bien avec les autres, [ben oui il fait semblant] donc il n'y a rien de particulier à faire" [si, il aurait fallu changer de psy, il aurait fallu qu'on comprenne de quoi on parlait exactement], nous avons laissé poussé l'aîné, et constaté que notre cadette nous paraissait simplement plus vive et rapide dans ses apprentissages.

Puis tout le monde a grandi, l'aîné a continué la crise d'adolescence entamée à ses cinq ans ... et un soir, Cadette a craqué : "j'en ai marre de faire semblant de sourire pour que tout le monde soit bien, dans ma tête il y a des grands tiroirs avec des idées toutes noires et ils s'ouvrent tous en même temps"...Justement je venais de découvrir en suivi psy l'existence du faux self, ça a fait tilt.(pas de hasard)
Retour à la case psy. (un autre. La collègue du mien.) Et deuxième enfant repérée.

Repositionnement de tout le monde, re accompagnement de l'aîné, détricottage permanent des réactions de tout le monde : rien d'anodin dans les résultats quand ils sont expliqués, compris, et mis en regard avec les situations familiales où personne ne comprend personne. Et ouf ! une porte de sortie du tunnel ...

Depuis j'ai lu (chez Fabrice Bak je crois mais c'est pas sûr) qu'il valait mieux tester toute une fratrie en même temps, pour que chacun sache, et je rajouterais pour ne pas créer entre enfants des complexes bizarres. Notre cadette par exemple ne voulait pas être précoce, elle a refusé le psy (du moins consciemment) parce qu'elle disait "les précoces ont des problèmes, moi non". Et elle est sortie ravie de sa restitution, "je suis précoce, mais je vais très bien !". [et elle n'a pas sauté de classe. Elle est très bien avec ses copines, même si tout n'est pas parfait dans sa relation avec l'école.]

Donc pour toutes ces raisons, je dirais oui, test pour tout le monde. Des fois les enfants HP, ça fait très très bien semblant d'aller bien ...
Et pour cette question du que dire si le test est négatif, ça me rappelle aussi un post de Ladyspace, je crois, qui disait que sur ses enfants, tous ne sont pas précoces, et qu'à l'annonce des résultats, un HP avait dit à son frère "ah cool, tu es juste très intelligent sans les problèmes autour"... J'adore cette histoire. (j'espère d'ailleurs ne pas l'avoir déformée amplifiée ou attribuée au mauvais membre. Ce qui est toujours possible. Je m'en excuse si c'est le cas...)

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Wal
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-7)

Message par Wal »

Etant en plein dans ce questionnement actuellement (pour des enfants plus jeunes), j'aurais tendance à dire: ne rien faire si l'enfant n'exprime pas de mal-être ou ne rencontre pas de difficulté particulière.
Peut-être n'aura t-il jamais de souci et deviendra un adulte épanoui et heureux (comme la majorité des surdoués "ordinaires").
Par contre, être particulièrement vigilant et présent pour l'accompagner au mieux et, comme le dit Madeleine, être bien informé pour réagir avec les bons outils en cas de pépin.
N'utiliser le test qu'en ultime recours si certaines alertes se déclenchent ou si le l'enfant exprime clairement le besoin de savoir.
Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient. (Confucius)

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Bradeck
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Ancien Membre de l'équipe

Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-7)

Message par Bradeck »

Lorsqu'un nouvel arrivant en plein questionnement arrive sur le forum, il me semble que la meilleure question qu'il doive se poser est : "Pourquoi est-ce que je veux savoir si je suis surdoué ?"
Lorsque l'on se pose la question, c'est souvent pour résoudre d'autres questionnement. On estime que la douance est LA réponse à quelque chose, pour s'apercevoir quelques temps (longtemps ?) après, qu'au fond, le surdon n'est qu'un élément de ladite réponse. Quelque chose qui a pu colorer notre vécu, qui nous à peut-être embarqué vers une voie, mais on aurait tout aussi bien en prendre une autre. Ainsi, la douance seule n'est responsable de pas grand chose, même si elle est bien sûr présente dans beaucoup de choses que nous faisons, puisqu'elle est partie intégrante de nos processus de réflexion.

Mais le fait de savoir n'est pas la panacée qui fait que dès le lendemain, tout va bien.
Le diagnostique est malgré tout souvent cathartique, surtout car il permet parfois de changer le regard que l'on porte sur soi, de mieux s'accepter, donc de mieux s'assumer. Une fois cela fait, il est plus aisé de pouvoir travailler, ou faire avec, ce qui nous posait problème et qui nous a amené à se poser la question.

Donc pour des parents qui veulent faire tester leur enfant, je leur dirais la même chose : Pourquoi ?
Absolument pas pour les décourager, mais pour que leur réflexion ne s'arrête pas à : "Mais comme cela on saura pourquoi il est comme ça / il a tel et tel problème / cela ne se passe pas bien à l'école".
Donc je rejoins Madeleine lorsqu'elle dit que les parents doivent avoir déjà quelque part fait le cheminement, qu'ils sachent ce qu'ils mettent derrière la douance, pour ne pas projeter à fond des trucs sur leur enfant, qu'ils ne voient pas le surdon comme une réponse qui solutionnera tout.

Pour tout dire, je trouverais dommage que les parents se disent qu'ils devront agir différemment avec leur enfant si le test est positif.
Mais je pense là aussi que passer le test, s'ils se posent la question, est un moyen de dépasser la question de la douance de leur enfant, pour revenir sur la globalité de l'enfant lui-même, et revenir sur les raisons amenant à cette question.

Et surtout qu'ils en discutent avec l'enfant, de ce que cela représente pour eux, pour lui, qu'il ne s'agit pas de supériorité (cf. topic de la semaine 1 :P), qu'il est intéressant de le savoir car cette particularité peut provoquer des décalages sur certains points avec sa classe d'âge, qu'il est important d'en être conscient pour pouvoir en discuter sereinement et libérer la parole. Mais qu'il ne faut pas focaliser dessus car c'est un élément parmi d'autre. Par exemple, il finira peut-être plus vite ses exercices, tout comme il y a des enfants qui courent plus vite que lui.

Mais bon, c'est à prendre avec des pincettes, vu que je ne connais absolument rien à l'élevage :P
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Korrigan
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-6)

Message par Korrigan »

Savoir est pour moi le premier étage de la fusée comprendre. Or pour élever un enfant c'est quand même top de le comprendre. Ce qui n'est d'ailleurs pas toujours le cas loin s'en faut!! :lol: :(

Cette logique, je me la suis déjà appliquée. J'ai eu un besoin irrépressible de savoir pour commencer à comprendre mon parcours. Je suis d'accord avec Bradeck savoir ne fait pas tout, mais c'est à mon sens une pièce importante du puzzle qui permet d’éliminer une certain nombre d'autres pistes.

Concernant plus spécifiquement les enfants, nous avons décidé de faire le test pour notre aînée pour savoir où nous allions. En revanche nous ne souhaitons pas lui faire sauter de classe car elle est très équilibrée socialement et on arrive à gérer son ennui pour le moment. De plus elle a déjà quasiment un an d'avance... De plus elle ne sait pas exactement quel est le test qu'elle a fait, on lui a expliqué que c'était pour mieux se connaitre et mieux appréhender ce qu'elle aimait faire et ce en quoi elle était forte. En conclusion elle sait qu'elle est forte sur différents points mais que pour autant il y a aussi des domaines à améliorer. Je pense que c'était important pour sa confiance en elle car beaucoup de résultats pouvaient être valorisants : la logique, le large vocabulaire, mais qu'en revanche elle pouvait faire des progrès en concentration, en ténacité.

Plus généralement je suis partiellement d'accord avec Jul, être vigilant fait partie du rôle éducatif mais pour notre cas nous pensons que nous pourrions être "mieux" vigilant en sachant, en connaissant les points de vigilance. Même si tout le monde n'est pas d'accord sur les caractéristiques, les spécificités à attribuer aux HP (cela fera probablement l'objet d'un débat futur sur le thème de la semaine), il est quand même intéressant de savoir qu'il est possible que notre enfant ait un mode de pensée différent (ou identique dans le cas d'une famille partiellement ou totalement HP) qu'il peut ne pas appréhender des situations avec la même intensité, etc...

Maintenant pour répondre à la question que diriez vous à des amis...: Cela dépend des amis. En effet il y en a qui ne l'envisagent que par orgueil et donc pour eux et d'autres qui le font pour leurs enfants. En d'autres termes, je pense qu'il ne faut le faire que dans l'intérêt de l'enfant, et surtout pas pour en faire une bête à concours.

En conclusion je pense qu'un enfant ne se caractérise pas uniquement par son HP, mais il s'agit indéniablement d'une de ses caractéristiques qui est pour moi bonne à connaître.
Korrigan

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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-6)

Message par Lili0000 »

Suite à mon expérience avec mes propres enfants, j'aurais tendance à dire que, surtout à 10 ans, il faut que l'enfant soit lui-même déjà en questionnement (à son niveau bien-sûr) et perçoive dans la passation de ce test quelque chose de positif pour lui (et pas pour ses parents). Un moyen d'apporter des réponses à une souffrance ou à un décalage par exemple. S'il n'a aucun problème, pourquoi le test?
Personnellement, pour mes enfants, je craignais la "case" précoce qu'ils risquaient de se voir assignée tout au long de leur scolarité si les résultats allaient dans ce sens, et, surtout, j'avais peur qu'ils aient l'impression de décevoir s'il s'avérait que les tests ne révèlent aucune particularité liée à la précocité. L'hypersensibilité étant un trait de caractère fréquent chez les HQI, je pense que c'est un paramètre à ne pas négliger.
Je suis donc de l'avis de Bradeck. Il est à mon sens nécessaire que les parents se questionnent sur l'intérêt du test pour leur enfant. Qu'est ce que les résultats leur apporteraient en terme de connaissance de leur enfant qu'ils ne pourraient pas acquérir par le dialogue avec lui et son observation?
Et, une fois certains qu'ils le font pour les bonnes raisons, obtenir l'adhésion de l'enfant après lui avoir expliqué notre propre cheminement et l'avoir rassuré sur l'inexistence de l'échec.
Personnellement, à 10 ans, je présenterais encore le test comme une exploration de la façon de penser de l'enfant et pas comme un test de QI. Ca exclut la notion d'échec/réussite en ramenant le test du quantitatif au qualitatif.
Et sinon, dans la vie, tu fais quoi?

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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-6)

Message par baptiste »

Pour partager mon ressenti de la chose, je dirais que mon dépistage précoce à été plus que traumatique.

J'ai été diagnostiqué aux alentours de 8-9ans et ma vie à changé brutalement.

Pour commencer on m'a arraché à ma place douillette a coté du radiateur pour me coller au premier rang ou je n'étais plus libre de rêvasser tranquillement.

Mon instit a eu la bonne idée de faire part de ma "particularité" aux autres élèves. Du coup je suis passé instantanément de "bon camarade" (puisque j'avais toujours des supers idées de jeux) à "mec bizarre".

Je me suis retrouvé instantanément isolé.

Mes parents n'ont pas su gérer la chose, pour eux j'étais juste plus intelligent que les autres et j'avais donc obligation de réussir. D'où punitions si je n'étais pas le meilleur, obligation de rester à la maison pour faire des exercices, plutôt que de jouer dehors...

J'ai finis par entrer en rébellion, négation de mon hpi. Et finalement je suis passé du côté obscur de la douance.

Au vu de ce que j'ai vécu, je ne souhaite à aucun gamin de vivre ça.

Mais pour moi au delà du diagnostique précoce ou non, c'est surtout la manière dont l'entourage va gérer cette découverte qui va poser problème ou non
A cause de mon mode de vie mon accès internet est sporadique donc pas de panique

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Valdemort
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-5)

Message par Valdemort »

Dur ce que tu as vécu Baptiste...

Ici j'ai été la première à être testée, il y a deux ans, ma fille était en deuxième enfantine (elle avait 6 ans, je ne connais pas les équivalences avec le système français), ma position était que tant que tout se passait bien au niveau scolaire, pas nécessaire de lui faire passer des tests, un peu réticente au risque d'étiquetage, pas fan des diagnostics, toussa. Mais j'avais la puce à l'oreille. Les choses se sont très vite détériorées au passage en primaire, ennui profond, comportement à l'avenant, et des enseignantes très peu à l'écoute, en mode remarques incessantes et punitions.
Du coup on a fait la démarche l'an dernier (elle avait 7 ans donc), les tests se sont avérés positifs et les conséquences principales ont été les suivantes:
- saut de classe, très bien vécu (d'une part elle changeait d'enseignantes, d'autre part elle retrouvait des amis dans la nouvelle classe et de manière générale l'ennui a diminué, même si c'est encore très difficile pour elle d'entrer dans les apprentissages de manière très scolaire, de faire ses devoirs, etc.)
- valorisation personnelle: elle apprend à reconnaître ses forces, à identifier ses faiblesses, elle comprend qu'elle fonctionne différemment; le point noir, pour elle, c'est de ne pas vraiment pouvoir partager ça avec ses pairs, parler de son HPI, etc. On en a pas mal discuté et elle a compris que c'était quelque chose qu'on pouvait aborder à la maison, mais que c'était difficile pour ses copains de son âge de comprendre ce que cela voulait dire. De coup elle fait un peu profil bas à l'école à ce sujet.
- meilleure compréhension entre elle et moi: on parle de nos fonctionnements respectifs, cela crée de la complicité, cela nous aide dans notre quotidien (on vit seules depuis sa naissance, c'est pas tous les jours la fête :mrgreen: )

Donc voilà pour notre cas particulier. Et chaque cas le sera, les motivations des parents, les difficultés des enfants, les parcours respectifs, la situation familiale, etc., doivent être pris en compte.
« Il faut encore avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse. » (Nietzsche)

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Choupinne
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-5)

Message par Choupinne »

C'est un sujet qui me touche particulièrement, puisque la grosse majorité de mes problématiques actuelles sont liées à ce diagnostic précoce. Je me permet donc de raconter un peu mon histoire à ce sujet.

Déja pour un peu de contexte, je suis né dans une famille avec des super parents, vachement attachés à leur enfants et qui ont toujours essayé de faire le maximum pour eux.

C'est d'ailleur pour ça qu'après discussion avec le directeur de l'école, qui se désolait de me voir foutre le bordel en classe de CE2, ils ont prit contact avec une association de parents d'enfants EIP, et je suis parti avec ma mère à trouzemillions de kilomètres me faire tester. Officiellement pour moi c'était un examen pour savoir si je pouvais sauter une classe, officieusement c'était un WISC 3.

Bref, résultat positif, on en discute tous ensemble, et finalement on prend la décision de me faire passer en CM2, avec des cours un peu adaptés, notamment en maths, et en anglais, en vue de me faire sauter la 6ème. Il faut savoir que j'avais déja sauté le CP, car je savais déja lire à la sortie de maternelle, et que je suis en plus de la fin de l'année. Donc en gros, arrivé en 5ème, j'avais que 9 ans.

A partir de là, ça a été à la fois compliqué et facile pour moi. Compliqué parce que quand on a 2-3-4 ans de moins que les autres, au collège et au lycée c'est compliqué de s'intégrer, et facile parce que j'étais très timide, et j'ai toujours eu une certaine empathie, ce qui me permettait de connaitre rapidement les gens, et de m'adapter en fonction de mon entourage pour être bien intégré. Du coup, j'ai toujours plus ou moins été "populaire". Je met des guillemets parce que quand bien même beaucoup de gens m'aimaient bien, ils m'aiment plus comme leur petit frère que comme leur ami, et ça, ça pèse. A partir de mon deuxième saut de classe, j'ai mis facile 10-12 ans pour me débarasser de mon complexe sur mon age ^^'

C'est pour dépasser un peu ce statut de petit frère que je me suis mis a pas mal consommer de l'alcool au lycée (à partir de 12 ans donc). Ca me permettait de dépasser ma timidité, de déconner, d'être reconnu et de faire la fête comme les autres. Consommer de l'alcool en grande quantité aussi jeune, ça laisse des marques, et 10 ans plus tard je me suis retrouvé avec un alcoolisme sévère qui impactera toute ma vie. Ce n'est pas la conséquence seule de mon diagnostique précoce, mais celui-ci à tout de même joué un grand rôle (ou plutôt le fait d'avoir sauté 2 classes).

Concernant mon éducation, j'ai pas mal été chiant, parce que prétentieux, égocentrique, même si je le gardait pour moi, je me sentais tout le temps supérieur aux autres intellectuellement parlant. Mes parents ont bien essayé de me faire dépasser ça, mais ça n'a pas été évident.

Au final, avec le recul, je pense que faire un test précoce est quelque chose d'important, pour mieux comprendre son enfant, mais qu'il y a des écueils à éviter. Savoir que son enfant est précoce, ça permet de mettre l'accent sur d'autres aspects de l'apprentissage "Oui Choupinne, tu as la bonne réponse, mais tu dois expliquer clairement comment tu as fait pour la trouver !" "Quoi ? Mais on s'en fout, c'est ça, c'est tout !". Ca permet de mieux comprendre et donc de mieux réagir.
Le saut de classe peut être d'une bonne aide, si l'enfant s'ennuie, par contre, je ne peux clairement pas être en faveur de 2 sauts de classes. Peut-etre que dans certains cas c'est une bonne idée, mais ça aura été beaucoup trop destructeur pour moi pour que je puisse le conseiller à qui que ce soit.
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Za
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-4)

Message par Za »

Pour moi, un test à 10 ans ne me semble pas "précoce" du tout... c'est plutôt le test adulte qui me paraît tardif ! :D

Un test de QI relève du domaine médical. Par conséquent, il fait normalement suite à un problème, une plainte. A cet âge, en général un problème d'ordre scolaire. Ou une souffrance ressentie par l'enfant.
Et si problème il y a, et que la douance peut en être une/la cause, là, ça me semble important de faire le test, à moins que des aménagements puissent être prévus sans.

A titre d'exemple, j'ai sauté le CP sans aucun test (je pense que mes parents ne le souhaitaient pas), car c'était possible à l'époque, mais il me semble qu'à présent c'est bien plus compliqué.
Et ne pas sauter cette classe aurait sûrement eu des conséquences néfastes par la suite.

J'ai d'ailleurs été testée plus tard dans l'optique de me faire passer dans une classe adaptée : le test était nécessaire, et c'était donc parfaitement justifié, j'étais vraiment mal à l'école à ce moment.

Mais si ça n'avait servi qu'à "savoir", merci bien ! personnellement ça m'avait plutôt déprimée, et ma mère semblait avoir pris un grand coup de massue sur la tête. Il fallait vraiment qu'il y ait un but concret, ou une raison claire (malaise ou souffrance). A 10 ans, le côté "développement personnel" ne me semble pas une raison suffisante... mais bon, quand on se pose la question, c'est souvent qu'il y a lieu, non ?
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (J-3)

Message par -Olivier- »

À l'instar de Choupinne ce sujet m'interpelle.
J'ai été diagnostiqué tardivement et franchement, pour moi, il était temps ! La vie me semble tellement plus simple maintenant et surtout si agréable. :)

Mais là n’est pas le sujet. Il s’agit de conseiller à des amis de faire diagnostiquer leur enfant ou non.
Au vu de mon expérience, je serais tenté de dire qu’il est indispensable de réaliser le test, pour donner à l’enfant une chance de comprendre sa différence et à l’accepter. Essayer de ne pas contrarier le potentiel, mais sans vouloir l’exploiter. Laisser l’enfant s’apprivoiser et vivre libre de ses pensées.

Sauf que, je suis aujourd’hui l’ami à conseiller.
Mon fils de 6 ans est certainement concerné et nous ne savons pas quoi faire sa maman et moi. Il y a deux ans, sa maîtresse (de formation psy) avait effleuré le sujet sans plus. À la fin de cette année, elle nous demande tranquillement comment nous avons géré sa précocité ??? Au cours de l’année, un très bon camarade de notre fils, a sauté une classe parce qu’il savait lire. Il y a une semaine, j’ai discuté avec mon petit de la lecture et je lui ai demandé de lire sur un emballage de je ne sais quoi. Il m’a dit « non, je ne sais pas lire ». Six mois auparavant, il savait (il sait toujours). Je lui ai demandé si le fait que Louis ait changé de classe parce qu’il savait lire lui avait fait peur, il m’a répondu « oui, je ne veux pas changer de classe ».
Bref, l’animal se camoufle déjà et cela me fait un peu peur.
Je crois que je vais me conseiller de me faire conseiller. :vgeek:
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (dernier jour)

Message par Troglodyte-mimi »

Hello à tous,

Sujet passionnant mais pas évident du tout. Je suis comme Olivier un peu perplexe moi-même...

J'hésite entre me dire que le moment venu ce test peut donner aux enfants une clef pour se comprendre mieux et donc les aider à progresser et le risque qu'au contraire, ce soit la clef qui refermera sur eux une case bien étiquetée où ils risquent de se sentir coincés et donc entravés.

Et franchement, je ne saurais pas quoi conseiller parce que, je n'arrive pas à trouver comment on peut "deviner" à l'avance de quel côté l'enfant va basculer ni comment on peut l'accompagner dans cette découverte de façon à ce que la clef soit une aide et non une contrainte...

Du coup, ma position n'est pas vraiment tranchée et je conseillerais donc aux parents de faire ce qu'eux pensent le mieux pour leur enfant me disant que "l'instinct" (spontanéité ou autre nom qu'on puisse donner à cette idée première ressentie par les parents) parental n'est certes pas infaillible, mais quand même souvent donne une direction qui fait sens dans le contexte familial.

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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (dernier jour)

Message par Pimprenelle »

Je trouve tous vos témoignages très intéressants, sensés et pertinents, fruits de longues réflexions sur le sujet...
Je me permets d'y ajouter ma petite réflexion me venant d'une position de maman et aussi enseignante, donc en contact quasi permanent auprès d'enfants !
Je ne sais pas répondre à cette question de test ou pas test... et vous avez tous très bien développé tout un tas de points à cerner pour appréhender au mieux cette décision.
Mais je dirais que si test il y a, il serait important (fondamental) d'expliquer à l'enfant que ce n'est qu'une particularité parmi tant d'autres, sachant que toutes les particularités ne peuvent pas se tester.
"Tu penses différemment des autres mais untel à aussi sa façon de penser, tel autre encore une autre différente, etc."
En lui expliquant bien qu'il ne s'agit pas de hiérarchiser toutes ses particularités mais de chercher à se connaître (un peu) mieux pour mieux s'accepter, mieux accepter les autres et vivre avec eux.
Et se connaître "un peu" mieux car comme il est souvent écrit ici : "les caractéristiques du HP ne lui sont pas réservées tout comme il peut ne pas les présenter".
Et qu'un individu ne se résume pas à ses capacités cognitives (en adaptant la formulation en fonction de son âge, évidemment), ses particularités s'inscrivent dans une histoire, familiale, culturelle, parfois aussi des conditions de vie confortables ou très difficiles, etc...
Bon j'enfonce un peu des portes ouvertes, mais ça me semble très important de parler, en appuyant avec des exemples,
autant de tout ça avec l'enfant concerné que de la seule caractéristique HP/précoce/surdoué.
Ça permet de relativiser un peu...
ça dépend, ça dépasse... et c'est tant mieux :P !

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Niarky
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Re: [hebdo topic 2] Diagnostic des enfants (dernier jour)

Message par Niarky »

Je sais que quelque part il avait été évoqué de faire un résumé des hebdos topics alors je me lance pour celui-ci.

Questions de l'hebdo topic 2 : Diagnostic des enfants
Quels arguments en faveur d'un test précoce, quelles mises en gardes éventuelles, que suggériez vous pour la suite ?
Les points importants qui ont été soulevé avant de faire passer le test à l'enfant :
1 - Il a été conseillé aux parents de faire le tour du sujet de la douance : comprendre les mécanismes, avoir un oeil "intérieur" du sujet sans les "préjugés" extérieurs. Pourquoi pas se faire tester eux mêmes avant d'envisager le diagnostique pour leur enfant. Cette démarche a été envisagé afin que les parents ne se retrouvent pas avec un résultat inutilisable pour l'enfant, qu'ils puissent en comprendre l'intégralité et pouvoir en tirer les conclusions adaptées au bien être de l'enfant.

2- Se poser LA question : Pourquoi faire le test ?
Et ainsi se demander en tant qu'adulte : Est ce vraiment pour le bien être de mon enfant ? Que soulèvera comme changement le résultat du diagnostique ? L'enfant exprime t-il un mal être ou des difficultés particulières ? La douance est-elle vraiment le sujet qui va l'aider ?

Arguments et réponses aux questions du sujet :
1- Il a été recommandé de ne laisser aucun doute prendre place afin de mieux appréhender les difficultés présentes et futures rencontrées avec les enfants.

2- S'adapter à chaque situation. Les enfants sont tous différents et chaque expérience aussi. Savoir se détacher de son expérience personnelle pour prendre en compte le besoin de son enfant.

3- Ne pas limiter l'enfant au résultat du diagnostique (positif ou négatif), il reste un enfant qui doit grandir aussi avec ses propres expériences et ses propres besoins. Il a besoin de jouer et de s'épanouir en tant qu'enfant.

En conclusion :

De chaque expérience personnelle qui a été décrite dans le sujet, on remarque qu'il n'y a pas de réponse type à ces questions, qu'il faut savoir écouter les besoins de son enfant, ses difficultés éventuelles, les différents parcours des acteurs (enfants et parents), et la situation durant laquelle se pose l'éventualité du test.
Enfin, poser le résultat du diagnostique permettra de mieux comprendre son enfant tout en gardant en tête qu'il ne le caractérise pas dans sa globalité, il s'agit juste d'un morceau du puzzle de la connaissance de son enfant.

Hors-sujet
Voilà j'espère avoir réussi à résumer tout en ne déformant pas les propos de chacun :pale:
-"Il ne suffit pas de se mettre une plume dans le cul pour ressembler à un coq."

Verrouillé