Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

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un Phoenix
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Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par un Phoenix »

Bonjour !

Grosse remise en question à l’approche de la rentrée. Mon fils de 3 ans et ½ est inscrit pour la prochaine rentrée, ce 2 septembre.
Ça fait deux ans que je veux pratiquer l’IEF (Instruction en famille)… Mais j’ai cédé. « il sera bien mieux à l’école », « cet enfant a besoin de voir du monde », « sociable comme il est, ce serait bénéfique pour lui qu’il ait des copains »… j’en passe et des meilleures…
Moi, je surkiffe l’idée de pratiquer l’IEF.
J’aime être avec lui, discuter, reconnaître ses besoins de connaissance, lui proposer des activités en fonction de ce qu’il aime, jouer à faire les glands du matin au soir, écouter ses émotions, quelques qu’elles soient…
Oui.
Mais c’est aussi pour d’autres raisons :
Je déteste l’éducation nationale pour de multiples raisons. (je respecte tout à fait le choix des autres parents de mettre les enfants à l'école, je ne juge pas du tout. Ce sentiment à l'encontre de l'éducation nationale est tout à fait personnel et est le résultat d'un mal être que j'ai traîné toute ma scolarité.)

Aussi : j’aime notre routine qui n’a très que très peu d’impératifs quotidiens (juste des tranches horaires pour les repas, et les temps de ménage et de temps calme (pour lui et pour moi)). Cela nous convient à tous les deux.
Je n’aimerais pas devoir me lever très tôt, le réveiller, stresser pour qu’il mange, se prépare, se dépêche sur le chemin (il nous faut en moyenne 3h pour décoincer le matin)… ne le voir que 5h à 6h par jour, et pas pour les meilleurs moments, loin de là !
Alors… Pourquoi je n’appelle tout simplement pas l’école pour annuler ?
Parce que…
Je ne sais pas quoi leur dire, je ne sais pas comment ils vont le prendre (si si, ce genre de choses me paralysent), je ne sais pas si je suis très objective, est-ce vraiment la meilleure solution pour lui ?, s’il reste à la maison il va bien falloir que je rencontre des gens car moi je peux vivre isolée mais pas lui… peut-on faire l’IEF quand on a un fort degré d’anxiété sociale ? qu’on souffre d’hyperesthésie ? Que les cris d’enfants deviennent parfois si douloureux que je doive m’isoler et mettre un casque ? Quand on a un enfant hypersensible et très demandeur de temps, de disponibilité, de contact, quand on est soit même très solitaire ? que le toucher devient douloureux ? Que de simples questions de sa part semblent être des poids qui m’écrasent, m’étouffent… ? Comment faire pour qu’il s’épanouisse quand sortir de chez soi relève du parcours du combattant et que cela nécessite plusieurs heures (voire jours) de préparation puis de récupération (je peux dormir un à 2 jours d’affilée après une rencontre sociale)
Évidemment, chaque jour n’est pas ainsi, bien heureusement. Tout va bien… quand je ne vois personne, que ma routine est respectée, qu’il n’y a pas (ou du moins pas trop) d’imprévus.
Je veux trouver des possibilités de concilier tout ça…
J’espère sincèrement lire des expériences similaires qui ont réussi, et surtout avoir des outils pour aider !

Merci de m’avoir lue !

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enufsed
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par enufsed »

Ce qui me frappe avant tout dans ton message c'est qu'il est au fond très peu question de ton enfant et que tu sembles surtout évoquer ce dont tu as besoin ou plutôt ce dont tu as peur. Et manifestement ce qui ressort ici c'est, malgré ce que tu dis par ailleurs de la solitude, une réelle peut d'être seule.
Ici il me semble que la question de sa scolarisation devient une simple extension, douloureuse à envisager, de ta phobie sociale, et que partant, tu développes des arguments justifiant la possibilité de ne pas le scolariser qui sont en vérité essentiellement tournés vers ton confort, du moins ta sécurité. Quand tu parles du cri des enfants, par exemple, c'est assez incongru dans la mesure où tu n'aurais à les supporter que le temps d'aller déposer et reprendre ton fils.
Je ne connais pas la structure de ton foyer et je porte un regard bienveillant sur tes difficultés personnelles qui sont, j'en suis certain, source de grandes souffrances, mais relis juste ton message en te posant la question : "de qui je parle au juste ici ?" et peut-être auras-tu déjà quelques éléments de réponses.
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W4x
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par W4x »

Par ailleurs, l'école représentant aussi (et même pour bonne partie) une expérience sociale ainsi que tu le dis, c'est difficile de se prononcer sans avoir essayé. L'aspect développemental sous-jacent est non-négligeable de mon point de vue, bien que je ne cherche nullement à influencer ton choix. Je rejoins le message d'enufsed, et en attendant as-tu parcouru les sujets de cette sous-section connexes à ton questionnement ?
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Fu
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Fu »

Hello,

J'ai le même sentiment qu'enufsed en lisant ton message.
De plus ton message donne l'impression que la décision est un peu prise « à la légère » (je peux me tromper bien sûr) et ça m'a rappelé ce message lu il y a quelques années sur un autre forum : http://www.zebrascrossing.net/t11777-ma ... nstruction
Le gars avait tout un programme, il m'a impressionné. C'est un vrai projet, et je ne sais pas ce que c'est devenu depuis. Mais c'est à envisager avec un minimum de préparation, me semble-t-il. :)

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Fanetys
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Fanetys »

En te lisant, j'ai eu l'impression que tu nous faisais une petite crise de panique :clin: (rien de condescendant dans mes propos, je serais bien mal placée !) Tu as eu un vécu difficile avec l'école, tu souffre d'anxiété sociale, donc c'est bien normal qu'à l'approche de la date fatidique, tu aies des sueurs froides.
Mais ton petit loulou, lui, qui dit qu'il ne s'éclatera pas à l'école ? Son expérience ne sera pas la même que la tienne. Vous pourriez peut-être faire un essai... Tu sembles être un peu dans l'impro concernant l'école à la maison, donc cela peut te laisser le temps de mûrir ton projet. Rien ne presse, il a trois ans... Tu passeras moins de temps avec lui s'il est scolarisé, mais il aura plein de choses à te raconter, et vous pourrez partager des moments peut-être encore plus riches...
PS : quand je lis : " de simples questions de sa part semblent être des poids qui m’écrasent, m’étouffent… Comment faire pour qu’il s’épanouisse quand sortir de chez soi relève du parcours du combattant et que cela nécessite plusieurs heures (voire jours) de préparation puis de récupération (je peux dormir un à 2 jours d’affilée après une rencontre sociale)", je me dis que ce serait peut-être un nouvel équilibre que vous pourriez créer, avec ton bout de chou... Et prends soin de toi, si ton anxiété est si forte, j'espère que tu te fais aider, y compris par un médecin ? :tourne: :tourne: :tourne:

Oups, erreur de manip... alors je rajoute ça : Image
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Armie
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Armie »

Bonjour Un Phoenix,
Peut-être que la scolarisation te paraît difficile à envisager pour ton garçon parce que tu anticipes déjà ce qu'elle signifie pour toi: contacts sociaux deux fois par jour, "small talk" à la sortie de l'école avec les autres parents, contacts obligatoires avec l'instit' et l'administration, sans compter la socialisation de ton fils lui même: l'emmener aux anniversaires des copains, éventuellement fêter les siens chez toi etc.
Je comprends que ça soit très anxiogène étant donné ta situation... Et l'école à la maison te permettrait d'éviter tout cela. Certes c'est une solution à court terme. Mais ensuite?....
Comme Fanetys, je me demande si tu reçois de l'aide pour ce mal-être qui semble fort et pour lequel il existe des soins. (la phobie sociale ça se soigne, c'est pas inéluctable! :f: <-- espoir dans la nuit)

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un Phoenix
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par un Phoenix »

[mention]Fanetys[/mention]
[mention]enufsed[/mention]
[mention]Fu[/mention]

Oups... encore une fois j'ai du mal à me faire comprendre :)
Je vais être plus précise :
J'ai des intérêts restreints, dont l'un est l'éducation (je lis beaucoup de choses sur l'IEF, les différentes pédagodies...). J'ai opté depuis longtemps déjà pour du unschooling, et un peu de Montessori. Je crée des fiches d'activité, anticipe ses demandes (en me plantant parfois mais c'est le jeu :p), répond à ses demandes ...
Moi, je suis convaincue que, si la sphère familiale est riche en expérience et en échanges, c'est bien mieux qu'une scolarité à un âge si tendre.
J'ai inscrit mon enfant à l'école sans conviction, parce qu'on me répétait que "ça serait bien pour lui, il se ferait des copains", que "j'aurais plus de temps pour moi" etc... et surtout, parce que j'avais peur de ne pas savoir gérer mes angoisses sociales (car dans le cas de l'IEF, on est bien plus amené à nouer des liens avec des gens, et plus fréquemment, plus en profondeur que dans le cas de l'école)

En fait, je cherche des conseils pour parvenir à concilier IEF et phobie sociale + hyperesthésie.
Je veux croire que c'est possible!

Oui, j'ai beaucoup parlé de moi dans ce texte. Pourquoi? Car je pense qu'un enfant peut difficilement faire le choix, à 3 ans, d'aller ou non à l'école. C'est trop jeune. Par conviction, je préfère le prendre en IEF. Mais c'est bien MOI qui fait obstacle à ce choix de vie malheureusement!
Lui? Ben... au bout d'1h30 à 2h il est dépassé quand il est dans un groupe. Il ne s'amuse pas, mais subit. Il a peur des "gros bruits", déteste les cris, est hypersensible, et ne comprend pas quand il se fait agressé, s'agace de ne pouvoir discuter avec les enfants de son âge, ne supporte pas d'être interrompu dans une activité, supporte très très très très mal les frustrations et les injustices, a de gros gros gros besoins d'attention... Bref. Pour lui, je pense que l'IEF est la meilleure solution.

aussi, pour répondre aux questions sur mes angoisses sociales, oui, j'y travaille :p

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InMedio
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par InMedio »

Salut Un Phoenix, c'est un sujet qui m'intéresse aussi, domaine dans lequel j'ai fait des études et un peu travaillé, donc j'ai très envie de donner mon avis.

Tu nous parles souvent de conviction pour faire un choix ou l'autre, mais la conviction est-elle le seul axe de décision que tu envisages ? (C'est-à-dire que tu feras le choix de l'IEF car tu es convaincue que c'est mieux pour ton enfant et toi et c'est d'ailleurs, il me semble à te lire, une décision déjà prise)
J'ai pensé à la compétence (réelle et ressentie) : qui est le plus compétent entre l'équipe enseignante de sa future école et toi, qui se sent compétent et serein ? Je veux pas te mettre la pression mais chez les profs, cette semaine, ça se divise en 4 catégories (je généralise un max à partir de mes connaissances. Qu'on me tape sur les doigts si ça ne va pas à quelqu'un) :
  • - les débutants qui savent dans quelle école ils vont, quelle classe ils ont. Mais ils galèrent à préparer leur rentrée parce qu'ils sont débutants.
  • - les plus expérimentés dans le même cas, mais ils galèrent un peu moins, et par extension, les très expérimentés qui savent ce qu'ils font d'une année sur l'autre. Ces gens-là abordent la rentrée des classes avec une sérénité relative, je te laisse imaginer la différence d'accueil d'enfants de 2 à 3 ans qui découvrent l'école avec des enseignants pas sereins.
  • - les débutants qui viennent d'apprendre leur affectation ou qui ne la connaissent pas encore. Ils sont pas prêts, ils pleurent tous les soirs et font des nuits bl... ouais c'est un peu exagéré, mais tu vois que la sérénité est partie en vacances et qu'elle sera pas là à la rentrée.
  • - les expérimentés qui n'ont pas encore de poste fixe et qui ne connaissent pas leur affectation. Plus ils ont d'expérience, plus ils aborderont leur rentrée sereinement.
Le mot-clé c'est la sérénité (toute relative quand on est prof, c'est vrai) au moment de la rentrée, et d'ailleurs tout au long de l'année. Ma conviction personnelle c'est qu'il est préférable pour un enfant quel qu'il soit, qu'une personne suffisamment sereine fasse son instruction, scolaire ou non.

Tu as compris, donc je ne vais pas te poser la question "est-ce que tu te sens suffisamment sereine pour faire cette première rentrée ?"

Sinon tu peux faire un tableau à huit cases :
  • Selon moi et pour moi, les avantages de l'IEF
  • Selon moi et pour moi, les avantages de l'école
  • Selon moi et pour moi, les inconvénients de l'IEF
  • Selon moi et pour moi, les inconvénients de l'école
  • Selon moi et pour lui, les avantages de l'IEF
  • Selon moi et pour lui, les avantages de l'école
  • Selon moi et pour lui, les inconvénients de l'IEF
  • Selon moi et pour lui, les inconvénients de l'école
("selon moi" : tu ne lui demande pas son avis, c'est ton avis puisque c'est ta décision.
"pour moi/lui" : il y a deux intéressés dans la décision. Selon toi, les intérêts de ton enfants sont-il identiques aux tiens ?
"avantages / inconvénients" : il s'agit d'être simple quand tu écris ça. Deux exemples : selon moi et pour lui, avantage de l'IEF "je connais un peu la pédagogie Montessori" ; selon moi et pour lui inconvénients de l'école "il risque de subir la vie de classe bruyante et imprévisible"
Ensuite si vraiment tu ne te sens plus de joie à faire ce tableau, tu peux mettre des valeurs à chaque item, sur une échelle de 1 à 10 par exemple. Et puis tu fais une analyse statistique de ton tableau : modes, moyennes, médianes...
Et dans le cas où tu serais vraiment véner, tu fais au jugé des probabilités (au feeling, Fermi-style) que ces avantages / inconvénients soient réellement effectifs. Ou plutôt un degré de ta conviction en ces items. Mais c'est si t'es vraiment véner des tableaux et des stats
)

Mon avis perso, je te le donne tu en fais ce que tu veux :
À moins que tu n'aies une expérience dans l'enseignement et plus précisément dans l'enseignement individuel (différent de l'enseignement en classe de l'Éducation Nationale),

à moins que tu ne soies vraiment prête à consacrer plusieurs heures par jour à l'éducation et l'instruction de ton enfant, j'entends par là des heures avec lui et des heures de préparation (on est bien tous d'accord ici que ça ne s'improvise pas, tout ça, hein ?) qui comprennent la conception de séances d'apprentissage ou d'ateliers si tu vas vers du Montessori, avec des objectifs en accord avec ce que demande l'Éducation Nationale car c'est une obligation pour l'école à la maison, tu dois déjà le savoir (pour ma part je ne sais pas ce que demande l'EN pour l'école à la maison, je ne me suis pas renseigné), qui comprennent de la recherche pédagogique et didactique pour te former et t'adapter à ton seul et unique élève, qui comprennent si je ne me trompe pas des évaluations à envoyer à ton rectorat (il me semble que ça fait partie des obligations de contrôle que tu fais bien l'école à la maison et que tu suis bien le programme),

à moins que tu te sente capable à deux-trois jours de la rentrée, d'appeler l'école pour en retirer l'inscription de ton enfant et libre à toi de leur donner des explications ou pas,

laisse ton enfant aller à l'école,

parce qu'on a la chance en France d'avoir une école maternelle au lieu d'un jardin d'enfants,

parce que je suis d'accord avec ce qu'on te dit "ça va lui faire du bien, il va voir du monde",

parce qu'il a toute la vie devant lui et tu vas voir que non seulement il grandit vite, mais en plus ce n'est peut-être pas du tout la même personne à la maison et à l'école (enfin tu ne le sauras pas exactement, mais quand on te dira "oui madame vot' fils il est comme ci à l'école" et que tu répondras "ah mais j'comprends pas, à la maison il est comme ça" tu verras de quoi je parle),

parce que dans la théorie de l'attachement, y'a aussi un moment où on s'éloigne de sa figure d'attachement pour y retourner ensuite. Enfin bon je suis pas calé là-dessus, mais c'est bien je trouve, qu'un enfant parte en exploration le plus clair de son temps pour retrouver la sérénité de la maison avec maman de temps en temps.
Voilà mon avis à deux-trois jours de la rentrée.

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Fanetys
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Fanetys »

Merci pour tes éclaircissements Un Phoenix. A te lire, ta décision semble prise. Je ne pourrai pas t'aider en ce sens. Peut-être parce que j'ai eu une scolarité sans heurts majeurs, peut-être aussi parce que je suis prof :clin: , j'ai toujours fait confiance à l'école pour apporter à mes enfants tout ce que je ne pensais pas pouvoir leur donner à la maison. Et puis, honnêtement, être 24h/24 avec mes chérubins, je ne l'envisageais ni pour eux, ni pour moi... J'aime mes enfants d'un amour inconditionnel, mais je ne saurais pas quoi faire d'une relation aussi fusionnelle...
Le lien que donne Fu est intéressant, et je respecte totalement la décision de personnes qui pensent, comme toi, que l'instruction à la maison est ce qu'il y a de mieux pour leur enfant. Et j'admire l'investissement conséquent que cela va te demander.
Ceci dit, nous qui savons que les HPI ont souvent des difficultés à comprendre et accepter les codes sociaux, n'est-ce-pas rajouter à la difficulté à venir de nos enfants que de ne pas les habituer tout petits à fréquenter leurs semblables ? (toujours en prévoyant un plan B en cas de souffrance)
Je suis totalement de l'avis précédent :
InMedio a écrit : jeu. 29 août 2019 08:42
parce qu'il a toute la vie devant lui et tu vas voir que non seulement il grandit vite, mais en plus ce n'est peut-être pas du tout la même personne à la maison et à l'école (enfin tu ne le sauras pas exactement, mais quand on te dira "oui madame vot' fils il est comme ci à l'école" et que tu répondras "ah mais j'comprends pas, à la maison il est comme ça" tu verras de quoi je parle),

parce que dans la théorie de l'attachement, y'a aussi un moment où on s'éloigne de sa figure d'attachement pour y retourner ensuite. Enfin bon je suis pas calé là-dessus, mais c'est bien je trouve, qu'un enfant parte en exploration le plus clair de son temps pour retrouver la sérénité de la maison avec maman de temps en temps.
Opter pour la scolarité à la maison va te demander de gros efforts de sociabilisation, nous expliques-tu. C'est un choix courageux mais ne risques-tu pas de le faire "payer" à ton loulou, en étant plus à cran, plus fatiguée... que si tu pouvais garder ta dose de solitude choisie et l'accueillir avec le sourire au retour de l'école ?
Mais tu sembles avoir déjà fait ton choix, et j'espère que tu viendras nous raconter ton expérience. Je te souhaite plein de bonheur avec ton fils !
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Gail
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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Gail »

Je me permets d'ajouter ma petite pierre à la discussion, même si ma vision des choses est proche de celle des derniers messages.

A mon avis, l'éducation doit viser à accompagner et préparer l'enfant à devenir un adulte autonome qui vit "le mieux possible. " ( dans le sens de l'épanouissement, pas de la morale ou autre règle stricte). Donc, elle doit lui permettre d'acquérir, en plus du savoir et de l'autonomie, l'adaptabilité.
Découvrir que tout le monde n'est pas comme nous, que notre façon de vivre n'est pas universelle, que ce que l'on pense n'est pas la vérité mais notre perception de la réalité, permet d'avoir de l'ouverture d'esprit mais aussi l'esprit critique.
Et en maternelle, découvrir que untel va à l'église, que la maman de bidule porte un voile, que chez untel y a des pubs à la télé (on n'a que Netflix, le concept de chaine tv où on doit s'adapter aux horaires de diffusion et supporter la pub a beaucoup surpris mon fils :lol: ), ça fait déjà se poser beaucoup de questions!
Concernant ton fils en particulier Un Phoenix, lui montrer qu'il y a plusieurs façons de vivre les interactions sociales, lui apprendre à gérer la frustation plutôt que de lui éviter peut être intéressant.

Personnellement, je n'ai jamais eu de problème à l'école mais j'étais tétanisée par la garderie, le centre de loisirs et, encore plus, dès qu'il fallait passer une nuit sans mes parents. Pour limiter mon stress, mes parents ont évité à chaque fois que c'est possible la situation, je n'ai donc jamais été ni en colo ni au centre de loisirs. Sauf que j'en ai déduit que j'étais plus nulle que les autres vue que je n'étais pas capable d'y aller ( avec pour preuve le fait que mes parents ne m'ont pas demandé d'essayer !!)
Pour mon fils, qui me ressemble beaucoup, je préfère le pousser un peu, avec beaucoup de préparation et en lui rappelant régulièrement que le courage, ce n'est pas ne pas avoir peur mais surmonter sa peur. Et je vois son estime de lui s'améliorer avec le temps!

Malgré tout, l'école à la maison peut être géniale, mais je pense qu'il faut, dans ce cas, des temps importants de socialisation quotidien ou au moins hebdomadaires. Je me souviens d'avoir vu il y a longtemps un reportage sur une maman HP qui faisait l'école à sa fille d'environ 4 ans, notamment à cause de son vécu de sa scolarité. Elle lui faisait un programme génial avec visites régulières à l'espace des sciences et plein de voyages. Mais, au grand désarroi de sa mère, la petite voulait aller à l'ecole pour jouer avec les autres enfants dans une cour de récréation..

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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Pascalita »

Sans avis à exprimer et n'étant pas du tout concernée, j'ai lu la question et les différentes réponses, et une chose me semble paradoxale, ou alors il y a un quiproquo :
un Phoenix a écrit : mer. 28 août 2019 20:10 (car dans le cas de l'IEF, on est bien plus amené à nouer des liens avec des gens, et plus fréquemment, plus en profondeur que dans le cas de l'école)
Pourquoi ? Pourquoi l'IEF mène à nouer plus de liens avec les gens, et pourquoi plus en profondeur ?

Mais donc, si je suis correctement ton propos, tu crains en choisissant l'IEF de limiter la sociabilisation de ton fils à cause de tes propres difficultés à assumer des contacts sociaux. Donc le mettre à l'école t'éviterait cette pression d'avoir à nouer/assumer plus de contacts sociaux que tu n'en es capable, et préviendrait donc ce danger qu'il soit trop isolé à cause de ton propre isolement. C'est ça ?

Si oui, il me semble que c'est un argument à prendre en considération, effectivement. Pour lui.

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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Calvinethobbes »

Ayant quelque expérience en matière d'IEF, je me permets de faire un petit point sur les obligations de l'IEF (même si quand j'ai commencé, l'instruction n'était obligatoire qu'à partir de 6 ans): une déclaration à la mairie et au rectorat comme quoi l'enfant est instruit en famille. Puis un contrôle annuel par l'inspecteur/ inspectrice d'académie, avec un/une conseillère pédagogique et éventuellement une/un psychologue scolaire, au domicile de l'enfant ou dans les bureaux de l'inspection. Et un an sur deux, un contrôle social de la mairie.
Dans les textes, il y a obligation de résultats et pas de moyens, c'est à dire que l'enfant doit avoir acquis les connaissances demandées dans le socle commun de compétences à la fin de chaque cycle. Libre aux parents d'utiliser la pédagogie, les supports, etc...qu'ils souhaitent. Les enfants ont un entretien en tête à tête avec le conseiller pédagogique (les parents peuvent bien sûr demander à être présents), avec présentation des cahiers s'il y en a, quelques questions ou exercices pour voir où l'enfant en est...Les parents ont un entretien avec l'inspecteur, portant sur leurs motivations, les méthodes mises en place etc...
La question de la sociabilisation revient fréquemment.
Les inspections se passent bien...ou mal. Tout dépend de l'inspecteur et des parents :)

Voilà. Après, je n'ai pas spécialement d'avis sur la question, Un Phoenix, je peux juste parler de mon expérience (de 3 à 6 enfants instruits en famille suivant les années, de la MS maternelle à la troisième selon les enfants, depuis 6 ans maintenant...et pour des raisons toutes différentes les unes des autres)...Mais si tu as des questions "pratiques", n'hésite pas (si je peux y répondre)

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Re: Ecole à la maison ou école tout court... Oulala... la décision commence à urger un peu!

Message par Fu »

Message de la jardinerie :
Nous copions ici un bout de discussion issu de cet autre sujet, il sera plus à sa place ici.
Fanetys a écrit :
Traum a écrit : dim. 29 août 2021 11:41 Et ici, on pense aussi fortement à l'IEF pour notre premier qui approche de l'âge de la scolarité obligatoire. On regrette simplement que ce soit soumis dès 2022 à autorisation.
J'ai cessé depuis longtemps d'avoir confiance en l'Éducation nationale, et je n'ai pas envie d'avoir le sentiment de jouer à la roulette russe tous les ans, en me demandant si mon fils aura un.e instituteur.rice bienveillant.e, ou non. Ça, et les 30 enfants par classe (avec tout ce que ça implique), et le manque de moyens… Mes propres souvenirs de scolarisation ne me poussent pas à vouloir faire subir la même chose à mon fils (pourtant, bonne élève dans l'ensemble, mais un ennui mortel jusqu'au supérieur, comme si on m'avait laissée végéter… par contre, du harcèlement scolaire et de la maltraitance de la part de certains enseignants).
Tes réflexions sur l'Education Nationale ne pouvaient que m'interpeller :clin: Je ne crois pas que tu te sois exprimée sur le fil L'école et le HPI : regards croisés
Aurais-tu envie d'y partager ton expérience et tes projets ? Une question que je me pose : qu'est-ce qui pourrait te faire opter pour une scolarisation classique ? Si je te disais "dans ton école de secteur, on ....", que devrais-je mettre à la place des pointillés pour que cela te convainque de tenter l'aventure pour ton fils ? Pas que je sois une militante anti IEF, mais parce qu'en tant qu'enseignante, je veux croire qu'il est encore possible d'améliorer l'école pour qu'elle joue correctement son rôle de service public (oui, je suis une grande rêveuse :$ )
Judith a écrit :
Traum a écrit : dim. 29 août 2021 11:41 Et ici, on pense aussi fortement à l'IEF pour notre premier qui approche de l'âge de la scolarité obligatoire.
Je pense que c'est une bonne idée : le problème, je crois, c'est qu'il faut pouvoir apporter l'investissement nécessaire en temps et en attention, surtout pour de très jeunes enfants, et ne pas se rater sur les acquis indispensables. Mais si c'est possible dans ta famille, quoi de mieux?
Je n'ai pas été confrontée à la question, mais je sais que si je l'avais été, c'est une option que j'aurais sérieusement envisagée.
Ouinon a écrit :
Judith a écrit : mar. 31 août 2021 09:17Je pense que c'est une bonne idée : le problème, je crois, c'est qu'il faut pouvoir apporter l'investissement nécessaire en temps et en attention, surtout pour de très jeunes enfants, et ne pas se rater sur les acquis indispensables.
C'est très juste et c'est précisément ce point qui nous a fait basculer. Depuis la naissance de notre fille aînée, nous envisagions l'IEF comme une voie naturelle, un prolongement des choix que nous avions fait jusque là. Finalement, je me rends compte que ce choix était nourri pour ma part uniquement du rejet de l'Education Nationale sous sa forme actuelle mais que je n'étais pas animée par l'envie "pure" d'instruire mes enfants en famille. A partir de là, le projet riche et familial perdait de son sens.
Une question que je me pose : qu'est-ce qui pourrait te faire opter pour une scolarisation classique ? Si je te disais "dans ton école de secteur, on ...."
La question ne m'est pas adressée mais je me permets de répondre également puisque je me suis posé ces mêmes questions et que ma fille fera finalement sa première rentrée à l'école vendredi.
Elle n'ira toutefois pas à l'école de secteur. Chez nous les élèves de petite section sont 34 par classe. Voilà. C'est juste impensable pour n'importe quel enfant (et adulte d'ailleurs) d'après moi, que ce soit en terme de rythme, de stimulations sensorielles, de lien avec l'enseignant.
L'école pour laquelle nous avons opté et nous aimerions que l'école publique le propose aussi :
- un effectif "raisonnable" que ce soit du côté des élèves et de l'équipe, permettant de conserver quelques idéaux didactiques et pédagogiques sans être écrasés par le poids de la "réalité de terrain"
- un cadre avec un minimum de nature, que les enfants aillent dehors même quand la météo est mauvaise (plusieurs écoles ici privilégient les films dès qu'il pleut, en Normandie je vous laisse imaginer)
- Des classes à plusieurs niveaux, pour le contenu mais aussi pour les aspects sociaux (en ce qui nous concerne : TPS/PSM/MSM puis GSM/CP/CE1, je suis moins sûre pour la suite mais je crois que c'est CE2/CM1, les CM2 seuls)
- une école "ouverte" qui intègre pleinement les parents (projets portés par les familles, sollicitation des compétences de chacun, participation à l'entretien des locaux, etc.).
La liste pourrait être plus précise et infiniment plus longue, mais les éléments principaux sont là !
Traum a écrit :
Fanetys a écrit : dim. 29 août 2021 17:51Tes réflexions sur l'Education Nationale ne pouvaient que m'interpeller :clin: Je ne crois pas que tu te sois exprimée sur le fil L'école et le HPI : regards croisés
Aurais-tu envie d'y partager ton expérience et tes projets ? Une question que je me pose : qu'est-ce qui pourrait te faire opter pour une scolarisation classique ? Si je te disais "dans ton école de secteur, on ....", que devrais-je mettre à la place des pointillés pour que cela te convainque de tenter l'aventure pour ton fils ? Pas que je sois une militante anti IEF, mais parce qu'en tant qu'enseignante, je veux croire qu'il est encore possible d'améliorer l'école pour qu'elle joue correctement son rôle de service public (oui, je suis une grande rêveuse :$ )
En effet, il faut que je lise ce fil. J'ai eu moins de temps pour passer sur le forum ces derniers temps. Je pense que je répondrai là-bas à tes questions. Ma remise en question est très globale, jusqu'à la façon dont sont construites les journées (trop longues pour le rythme des enfants, mais ça permet aux parents de travailler, hein), dont sont conduites les évaluations et la manière même de concevoir l'enseignement par matière. (J'ai cru comprendre que c'était quelque chose qui avait été remis en question en Finlande et, en tout cas, qui se retrouve dans l'unschooling.)
Ça va bien au-delà de l'école de secteur. Et pourtant, j'ai été (j'ai cessé de l'être, moins par idéalisme que par pragmatisme) une grande rêveuse et fondamentalement j'aimerais encore croire en l'école publique. Mais j'ai cessé de boire la messe soupe républicaine depuis longtemps. La découverte de mon propre HPI n'a pas aidé, puisqu'elle a aussi mis en lumière à quel point pour moi l'école avait été défaillante. (Je m'y suis adaptée, j'ai « fonctionné », fait mon travail d'élève, mais à quel prix psychique… Je n'ai rien retenu, j'ai beaucoup lu et fait en fonction de mes envies et durant une partie de ma scolarité, c'est ce qui m'a permis de réussir. Aucun souvenir d'une leçon révisée avant très longtemps.)
J'ai enseigné dans le supérieur, j'ai donné des cours particuliers. J'ai aimé enseigner. Mais je rêve de quelque chose d'encore plus ouvert. Et je regrette parce que je vois à quels point les étudiants sont formatés, à quel point la curiosité est secondaire par rapport à « il faut faire quoi pour avoir une bonne note ? »… Et ça me tue. Et j'ignore si c'est réconciliable à l'heure actuelle avec une scolarisation classique. Je ne pense pas…

La seule chose qui me ferait faire autrement, ce sont des contraintes d'argent. Et c'est le nerf de la guerre.
Judith a écrit : mar. 31 août 2021 09:17Je pense que c'est une bonne idée : le problème, je crois, c'est qu'il faut pouvoir apporter l'investissement nécessaire en temps et en attention, surtout pour de très jeunes enfants, et ne pas se rater sur les acquis indispensables. Mais si c'est possible dans ta famille, quoi de mieux?
Je n'ai pas été confrontée à la question, mais je sais que si je l'avais été, c'est une option que j'aurais sérieusement envisagée.
J'ai une vision très « relax » du développement de l'enfant. Ce qui fait qu'ici, on part plutôt de sa curiosité et ses compétences que de l'idée qu'il faut le stimuler et lui apprendre des choses. C'est ce qui nous a guidé dans l'idée de la motricité libre et de la DME, par exemple. On aurait pu aller jusqu'au bout avec l'idée de l'HNI dans sa vision restrictive du « sans couche » (c'est un peu plus complexe que ça, et plus simple aussi), mais on a fait de manière plus « classique ». (Quoique je n'ai aucune prétention à lui apprendre une quelconque continence.)
Partant de là, je n'ai pas d'angoisse sur lesdits acquis fondamentaux dont je me demande au fond lesquels ils sont vraiment.
Ça n'empêche pas d'être vigilant au cas où il y aurait un grain de sable qui viendrait gripper la machine.

Bref j'irai poster sur le fil idoine.
On a au mieux un an devant nous pour Zébulon, et c'est déjà bien.
Judith a écrit :
Traum a écrit : jeu. 2 sept. 2021 15:17 Partant de là, je n'ai pas d'angoisse sur lesdits acquis fondamentaux dont je me demande au fond lesquels ils sont vraiment.
Ce n'est pas moi qui pourrais te répondre là dessus ; je crois juste qu'il y a quelques points sur lesquels il vaut mieux être attentif: peut-être l'acquisition d'une lecture correctement voisée, la motricité fine, le maniement des nombres ou le développement d'un vocabulaire suffisant et d'une syntaxe élaborée, pour éviter d'éventuels blocages ultérieurs. Les "troubles dys" si à la mode actuellement ont une étiologie complexe, pour ce que j'en comprends. Mais il faudrait voir avec quelqu'un qui s'y connaisse, ce qui n'est pas du tout mon cas.
Si tu es à l'aise tant mieux, j'espère que tu pourras mettre en place ce que tu souhaites.
Traum a écrit :
Judith a écrit : jeu. 2 sept. 2021 16:02Ce n'est pas moi qui pourrais te répondre là dessus ; je crois juste qu'il y a quelques points sur lesquels il vaut mieux être attentif: peut-être l'acquisition d'une lecture correctement voisée, la motricité fine, le maniement des nombres ou le développement d'un vocabulaire suffisant et d'une syntaxe élaborée, pour éviter d'éventuels blocages ultérieurs. Les "troubles dys" si à la mode actuellement ont une étiologie complexe, pour ce que j'en comprends. Mais il faudrait voir avec quelqu'un qui s'y connaisse, ce qui n'est pas du tout mon cas.
Si tu es à l'aise tant mieux, j'espère que tu pourras mettre en place ce que tu souhaites.
En fait, je suis aussi tranquille parce que de première formation, je suis psychologue, et que j'ai aussi un bagage de cinq ans de médecine derrière moi (enfin, encore devant moi, j'espère, pour la médecine, et pour le reste). C'est vrai que je ne suis pas orthophoniste, ni psychomotricienne, mais les drapeaux rouges, je les ai en tête pour une bonne part. Une autre partie de ma confiance en moi, dont j'espère qu'elle ne relève pas juste de la prétention, c'est l'entrée brutale que j'ai eue dans le postpartum où j'ai dû affronter deux choses souvent niées, ou minimisées, par les médecins, et si je n'avais pas suivi mon intuition et fait confiance, ça aurait été beaucoup plus compliqué pour mon fils et moi.
Au demeurant, Zébulon a (seulement) deux ans et demi. À chaque âge ses problèmes. Là, c'est plutôt la rencontre avec le futur bébé.

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