Dépistage autiste - asperger

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...
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Miss souris
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Miss souris »

Euh ? Il n'y a que moi qui trouve l'article à la fois fourre tout et pas creusé ? (en plus d'être à charge...)

J'édite : je sais pourquoi : c'est le contraste avec l'analyse du travail de Mottron dans le lien de Judith. Pas le même degré de recherche. Si ça se trouve j'aurais trouvé l'article de Sciences et Avenir très bien, sans la lecture de l'autre...

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Jean-Louis
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Jean-Louis »

Hors-sujet
"La définition actuelle du TDAH est superficielle, c'est un fourre-tout, déplore le psychiatre Louis Vera, auteur de Tous précoces, tous hyperactifs, vraiment ? , paru en 2019. L'inattention, l'agitation, l'impulsivité, qui sont les trois critères d'identification, se retrouvent chez n'importe quel enfant fatigué !" Ou immature.
Me fait particulièrement bondir.

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altima
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par altima »

Hors-sujet
Clairement, l'absence de nuances dans les propos cités, alors que s'il est un domaine qui l'exige particulièrement, c'est bien celui des troubles de la personnalité, me laisse sans voix.
Comme d'hab, ceux qui veulent réfléchir creusent et se font leur propre avis à partir de différentes sources, mais pour l'abonné Sciences et Vie qui croit en son magazine, ça laisse pas beaucoup de perspectives... Comme d'hab, informer ou désinformer, il faut choisir... guerres de chapelles, clans, lobbys... tout ça n'est pas nouveau. Welcome back dans la confusion.
ça me renforce dans ma conviction qu'il ne faut laisser à personne le soin de nous dire qui nous sommes (basse évidence, n'empêche que).

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Hanuman
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Hanuman »

O'Rêve a écrit : mer. 29 avr. 2020 23:18 Concernant le dépistage/diagnostic, j’ai découvert hier une étude relative au surdiagnostic de l’autisme (aspect déjà évoqué un peu plus haut dans le fil) dans les liens qui font suite à ces podcasts mentionnés sur cet autre fil : viewtopic.php?f=63&t=10665
(ou lien direct vers les podcats : https://www.metadechoc.fr/shocking-16-s ... bertin-hpi)
L’étude citée par la psychologue qui intervient dans le podcast numéro 3 est celle-ci :
http://www.psychomedia.qc.ca/autisme/20 ... lence-avis
Si certains sont intéressés par les échanges du podcast relatifs à l’autisme, mais ne veulent pas écouter la totalité de l’intervention, ils sont abordés entre les 10 et 20 minutes du podcast numéro 3. L’intervenante y évoque que certains aspects chez les hauts potentiels (en particuliers, les intérêts restreints, et difficultés sociales) peuvent rejoindre l’autisme.
Elle y mentionne aussi les différences entre haut potentiel et autisme. Elle donne également l’exemple d’une femme, diagnostiquée autiste suite à un premier diagnostic qui a été invalidé lors d’un second diagnostic.

En abordant cet aspect du surdiagnostic, loin de moi l’idée de susciter une polémique et de mettre en doute le diagnostic des personnes qui ont été diagnostiquées. C’est dans un objectif de compréhension et cheminement personnel que j’en viens à évoquer le podcast et l’article.

[…]

Ce qui m’amène à ces différents questionnements :

-Dans l’article cité au début du message, j’ai du mal à comprendre ce que sont les pratiques diagnostiques mentionnées dans cette phrase :
« Les critères pour diagnostiquer l’autisme n’ont pourtant pas changé au cours des années qui ont vu cette différence s’étioler. Ce qui a changé, croit le Dr Mottron, ce sont les pratiques diagnostiques. »
Je ne comprends pas ce qui distingue les critères pour diagnostiquer l’autisme (qui n’ont pas changé) et les pratiques diagnostiques (qui auraient changé). Et ce, malgré l’exemple donné par l’auteur. Savez-vous de quoi l’auteur parle, à quoi fait-il mention ?

-On sort du cadre des questions sur le diagnostic, mais je pose ces derniers questionnements ici, car ils sont liés à ce qui précède dans le message. Selon la psychologue qui intervient dans le podcast, Laurent Mottron serait « une pointure » concernant l’autisme. J’aurais aimé savoir si vous partagez cette position, à savoir est-ce une personne incontestablement reconnue dans ce domaine ? Dans la continuité, quelles sont les personnes/personnalités qui portent/vulgarisent les informations scientifiques relatives à l’autisme adulte ? Enfin, est-ce qu’il y a des mythes pour l’autisme (comme pour la douance)?
L'article en lui-même repose sur un biais puissant puisqu'il postule que les critères n'ont pas changé mais que la pratique du diagnostic si. Hors la nosographie fixe les critères mais aussi leur appréciation et donc leur utilisation => c'est le DSM-5 qui fixe la pratique et effectivement elle s'est élargie pour reconnaître au sens large les traits autistiques. Parce que c'est une réalité scientifique : c'est un génotype répandu, pas une exceptionnelle anomalie. En revanche la notion de seuil de déclenchement thérapeutique est conservée et être autiste ce n'est pas le cas de tous les neuroatypiques et l'appréciation de l'autisme reste basée sur l'expression phénotypique.

L'approche de Mottron est classique et basée sur le DSM-4 et les sous-types, que dans sa théorie il a réagencés à sa sauce. La somme de l'article ne reporte que cela : comment fait maintenant Mottron avec ses années de recherche puisqu'entre deux on a changé le paradigme et pas dans le sens qui le favorise. Il est coincé et du coup ça râle "Vous avez changé les règles !". Oui, effectivement. So what ? Bref un coup de com' pour que l'on retourne à l'ancien système.


Quant à la partie HP, c'est à mon sens l'enfumage habituel. Le HP n'est reconnu qu'en psychologie et encore dans certaines écoles de pensée. Essentiellement celles qui en vivent. En médecine il n'y a pas de HP. En génétique il y a des caractéristiques cristallines propres à l'agencement neuronal, efficace en termes de rendements énergétique et global. Mais pas de caractéristiques associées telles qu'énoncées par les écoles de pensées psy qui vivent du truc : hypersensibilité, etc. Ces traits on les range ailleurs en tant que marqueurs d'autres troubles, identifiés eux (autisme, tdah , etc.). En conclusion l'habituel débat des gens qui défendent leur steak devant un public qui n'a pas les clefs pour comprendre ce qui se joue.
Comme on dit entre autistes : "On se marre bien. Mais c'est très intérieur."
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TourneLune
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par TourneLune »

Alors pour votre infos, j'ai trouvé l'article sur le facebook de Nicolas Gauvrit, donc il adhère à la restranscription, qu'il y a eu de ses propos. Je trouve cet article choquant et méprisant, sans aucune nuance.
Autant je trouve qu'il pose une bonne question et qu'il y a des choses à dire, autant dit comme ça, c'est assez pitoyable même. On dirait qu'on règle des comptes personnelles ou des batailles d'égo, ça semble étrange tellement c'est vide.

JSF a convié Gauvrit, Ramus et d'autres qui ne vont pas dans son sens mais au final, elle dit oui on est d'accord, tout comme elle continue sosn discours. Ca fait longtemps qu'elle fait ça. Dès le début, elle a écrit que ###Charcutier-zingueur en reprise d’études ### = surdoué, c'est juste un mot pour les enfants . Idem, elle a tjr dit qu'il fallait des tests de QI et pourtant elle fait sans aussi et accueille à bras ouverts les ###Dragons de Komodo sociopathes oui mais des Panzani### autodiagnostiqués....
Donc bon, elle invite Ramus et Gauvrit mais faut voir comment elles considèrent leurs propos, à se demander si elle les comprend... Hier elle a même attribué à Ramus un livre qu'il a jamais écrit, a persisté à mal prononcer le nom de Gauvrit tout en le taclant à la fin. C'est à mon avis essentiellement une façon de répondre aux critiques sans rien changer au business plan qui quand même fonctionne bien...
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Chuchumuchu
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

[mention]altima[/mention] C'est [mention]baptiste[/mention] qui a déterré ce sujet car il se questionnait sur l'utilité d'un diagnostic TSA. Donc merci à lui.

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[mention]O'Rêve[/mention] Pour ce qui est de ta question sur les critères et les pratiques diagnostiques, ça revient certainement à ce qu'on a pu dire plus haut dans la conversation : les critères diagnostics de l'autisme n'ont pas changé, certains ont pu être fusionnés avec les autres mais ce sont toujours les mêmes : les troubles de la communication, les troubles relationnels, les stéréotypies (routines) et les intérêts restreints. Mais si ces critères n'ont pas changé, les pratiques diagnostiques des professionnel.le.s ont elles pu évoluer. Il pourrait s'agir d'un biais menant à diagnostiquer l'autisme plutôt qu'un autre trouble parce qu'il a été mis sur le devant de la scène ces dernières années. Ou une tendance à qualifier d'autiste un sujet qui ne rassemble pas tous les symptômes décrits plus hauts... Ce genre de choses. Edit : Et je ne dis pas que ces pratiques existent réellement, surtout que d'après ce que dit Hanuman qui a posté entre temps ça n'a pas l'air d'être aussi simple. Ce que je veux dire c'est que c'est certainement le point de vue défendu par Mottron.

Je ne connais pas bien Laurent Mottron donc je n'ai pas d'avis très consistant sur la question. Il a l'air assez connu dans le domaine de l'autisme mais c'est tout ce que je puis dire, et ce n'est pas forcément un gage de pertinence suffisant. Pour les autres personnalités publiques s'exprimant sur l'autisme, il y a les livres de Tony Attwood et Temple Grandin, si Attwood est réputé je connais un peu moins Grandin. Il y a Schovanec, qui peut en général être pertinent sur la question mais dont j'aurai tendance à me méfier suite à une interview récente pour le moins perturbante. Il y a aussi Julie Dachez, qui est notamment assez calée sur l'autisme au féminin. Et j'aurai tendance aussi à conseiller Alistair, qui vulgarise ce sujet sur YouTube. Toutes ces personnes n'ont pas forcément une formation en psychologie, mais elles sont toutes autistes (sauf Attwood).

Pour les mythes sur l'autisme, ça dépend de ce que tu qualifies de mythe. La BD de Julie Dachez "La différence invisible" revient sur pas mal de stéréotypes fréquents concernant l'autisme : "iels ne peuvent pas regarder dans les yeux", "iels ne parlent pas", "iels se tapent la tête contre les murs", "iels sont dans leur bulle, loin du monde réel". Il y a aussi les mythes qui veulent que l'autisme soit causé par les vaccins, ou par une "mère réfrigérateur". Les mythes proches du HPI qui considèrent les autistes uniquement sous l'angle de leur intelligence réelle ou supposée et de leur expertise dans un domaine, due souvent aux intérêts spécifiques.

Bon j'arrive peut-être complètement à la traîne car je vois que d'autres m'ont devancée.

Edit orthographique
Je ne prétends ni à l’exhaustivité, ni à une parfaite objectivité, deux qualités qui dans mon métier relèvent de l’illusion et du vœu pieux. — (Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons, Seuil, 2005, page 17)

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O'Rêve
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par O'Rêve »

Merci pour vos retours.

[mention]Chuchumuchu[/mention] :
Quand j’ai découvert le haut potentiel, je me suis fiée aux lectures recommandées par la psychologue qui m’a fait passer le test Wais : entre autre JSF, Arielle Adda.
A cette époque, naïvement, je percevais les psychologues spécialisés dans « la douance » comme des experts (je pouvais leur accorder ma confiance ; s’ils étaient spécialisés dans la douance, c’était qu’ils avaient la compétence de leur domaine, avec la rigueur scientifique qui se devait de les accompagner).
Quelques années plus tard, je me rends compte que ce que j’ai lu dans ces bouquins, ce ne sont pas des vulgarisations scientifiques, mais ce sont des lectures de cliniciens (ce que je lisais n’avait finalement pas de support scientifique, juste une appréciation clinique).
Qui plus est, je découvre que ces lectures sont biaisées et que les caractéristiques évoquées (celles dans lesquelles pourtant je me reconnaissais) ne peuvent scientifiquement pas être corrélées au haut potentiel (autrement dit, ce sont à ce jour des mythes).
Aujourd’hui je ne veux pas reparcourir un même cheminement au sujet de l’autisme.
J’entends que certaines personnes sont dites spécialisées dans l’autisme. Ma question principale reste la même. Est-ce que les propos des personnes citées (ex : Tony Attwood, Julie Dachez) relèvent de discours/lectures de cliniciens (comme JSF ou Arielle Adda pour le haut potentiel) ou est-ce que ce sont des discours qui s’appuient sur des études scientifiques (pour la parallèle, citons Nicolas Gauvrit pour le haut potentiel).

[mention]Hanuman[/mention] quand tu évoques « En revanche la notion de seuil de déclenchement thérapeutique est conservée et être autiste ce n'est pas le cas de tous les neuroatypiques et l'appréciation de l'autisme reste basée sur l'expression phénotypique », est-ce que cela signifie qu’il y aurait plus de diagnostiqués neuroatypiques (mais pas autistes)? Ou est-ce qu’il y aurait plus de diagnostiqués « autistes » mais pas forcément plus de prises en charge thérapeutiques (autrement dits certains diagnostics d’autisme ne donneraient pas lieu à une prise en charge « remboursée »? En France, à l’étranger ?)
J’ai besoin de comprendre plus précisément ce point, car concernant les classifications du DSM-5, on découvre aussi que l’évolution du DSM a été fortement influencée par des enjeux qui occupent les Etats unis (assurances), qu'on comprend mal cliniquement en France mais qui s'expliquent dans le monde anglo-saxon. Aux États Unis, le paiement des soins est pris en charge par des assurances (absence de sécurité sociale nationale) qui encadrent fortement les pratiques médicales (la multiplication des catégories sont autant de repères qui donnent des moyens aux assurances). On en a parlé ici : https://www.adulte-surdoue.fr/viewtopic ... 8fc6ea7f16
Quand je lis qu’il y a de nouvelles classifications dans le DSM-5, pour ma part, j’ai besoin d’apprécier ce qui relève des évolutions liées à de nouvelles études scientifiques (et de remonter aux sources) et ce qui relève d’autres enjeux (économiques).
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

[mention]O'Rêve[/mention] Hum, très franchement, je ne sais pas si je pourrais t'en dire beaucoup plus à ce sujet (c'est très nouveau pour moi). Je crois (mais avis à celleux qui en savent plus) que les données sur l'autisme sont tout de même relativement fiables, et qu'on peut avoir confiance en Attwood. Pour les autres personnes évoquées, leur contribution au sujet de l'autisme est pour ce que j'en connais plus de l'ordre du témoignage. Peut-être que [mention]Hanuman[/mention] aurait plus de matière pour te répondre sur les chercheurs et spécialistes intéressants.
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Melokine
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Melokine »

Pour l'autisme au féminin mais pas que, parmi les références intéressantes il y a les travaux de la chercheuse en science cognitives Fabienne Cazalis et ceux de la doctorante Adeline Lacroix (elle-même autiste).
Edit : je n'ai pas l'énergie de mettre des liens précis, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.

cocody
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par cocody »

J'ai hésité à intervenir.

Je ne suis quasiment pas intervenue sur ce forum depuis mon inscription.
Je ne me reconnaissais pas dans les questionnements, je n'avais rien à contribuer dans les thèmes abordés.
Ce que je suis, je ne voyais pas la nécessité de tenter de l'exposer.
Ce que je suis, je ne savais pas le dire, avec le langage commun.
Je savais que aucune étiquette ne pourrait me donner un sentiment d'appartenance.
Je savais que aucune étiquette ne pourrait effacer le douloureux sentiment de ma singularité.
Takiwatanga.
C'est le mot maori qui a été forgé récemment pour désigner l'autisme.
Pendant longtemps, les Maoris se sont passés du mot.
Ils n'avaient pas besoin de mot pour désigner, pointer du doigt, des personnes qui vivent parmi eux depuis toujours avec leur façon singulière d'être au monde.
Takiwatanga: "In his or her own time and space" (dans son propre espace -temps).
J'aime ce mot. Il est descriptif, il n'est pas évaluatif.
Pour autant il a été créé pour désigner une catégorie de personnes auxquelles attribuer des aides et des services spécifiques dans le domaine de la santé, de l'éducation ou dans le milieu professionnel.
Il a été créé pour étiqueter.
L'étiquette sert à repérer.
Sans l'étiquette, les institutions ne savent pas attribuer les aides.
Dons les Maoris aussi ont fabriqué l'étiquette.
Il y a des autistes qui s'éprouvent dans leur singularité.
Il y a des autistes qui éprouvent le besoin d'une étiquette.
Il y a des autistes étiquetés qui éprouvent le besoin d'une aide.
Il y a des autistes étiquetés qui se sentent toujours sans appartenance.
Pour des raisons très diverses.
Parce qu'ils sont Takiwatanga.
Parce que l'étiquette n'est qu'un mot.
Parce que chaque être humain est unique.
"Ce n'est que lorsque vous êtes Unique que vous pouvez avoir avec autrui des rapports sur la base de ce que Vous êtes"
Max Stirner, l'Unique et sa propriété.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par O'Rêve »

Melokine a écrit : jeu. 30 avr. 2020 16:51 Pour l'autisme au féminin mais pas que, parmi les références intéressantes il y a les travaux de la chercheuse en science cognitives Fabienne Cazalis et ceux de la doctorante Adeline Lacroix (elle-même autiste).
Edit : je n'ai pas l'énergie de mettre des liens précis, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.
J'ai trouvé ces premiers liens : https://www.youtube.com/watch?v=I5PddNgIBq8
https://www.youtube.com/watch?v=BqsB4lsPdsw
https://femmesautistesfrancophones.com/ ... -autistes/

J'ai regardé le premier lien. Ça correspond aux types de ressources que je peux rechercher. Merci!

Par rapport à mon questionnement à propos de la classification du DSM, concernant le passage du DSM-IV au DSM-5, quelques précisions sont apportées dans la troisième conférence (à 5 minutes).
https://femmesautistesfrancophones.com/ ... -autistes/
Passage d'une approche catégorielle à une approche dimensionnelle : autisme de bas et haut niveau, basé sur le critère du QI, sachant que ce critère là ne serait pas un critère solide scientifiquement pour déterminer si des enfants sont en bas ou en haut du spectre de l'autisme (selon l'intervenante).

En consultant l'autre fil autisme, réflexions et découvertes, j'ai consulté le site du groupe de recherche évoqué par Madeleine.
viewtopic.php?p=218946#p218946

Pour compléter les propos de l'intervenante précédente :
Concernant l'évaluation du quotient intellectuel des enfants autistes en âge préscolaire : http://www.autismresearchgroupmontreal. ... ol7_FR.pdf

J'y ai aussi trouvé des informations qui peuvent compléter et aider à comprendre l'hypothèse de surdiagnostic de l'autisme. http://www.autismresearchgroupmontreal. ... ol8_FR.pdf

Et où les auteurs précisent bien ceci:
"Un autre point doit être particulièrement précisé, car il a fait l’objet d’incompréhension. Il ne s’agit pas d’écarter les autistes d’intelligence élevée, ou encore les syndromes d’Asperger, de la recherche en autisme. On peut être « très autiste » et « très intelligent ». Il ne s’agit pas non plus d’écarter de la recherche les personnes relativement bien adaptées à la société majoritaire : on peut être « très autiste » et dans certain cas bien adapté. Il s’agit de faire de la recherche sur des participants avec des diagnostics clairs, et indubitables, et qui ne comportent pas d’autres conditions avec lesquelles on pourrait confondre l’autisme."
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baptiste
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par baptiste »

Bonjour à tous et merci pour vos réponses, je ne m'attendais pas à avoir autan d'avis et à voir autan de personnes participer.

J'ai mis un peu de temps à répondre parce que clairement je suis pas dans une des meilleures périodes pour moi.

Aujourd'hui le problème principal pour moi, c'est que je vit en campagne, j'ai du renoncer à voir un psy parce que la seule dans un rayon de 50km à passé trois séances à essayer de me vendre ses séances de groupes pseudo mystiques. J'ai rien contre le prosélytisme mais pas quand je dois payer pour ça. Et impossible de trouver un psy qui accepte les séances à distance.

C'est sur qu'il faudrait que j'aille en ville, le problème c'est que c'est une réelle phobie pour moi, trop de gens, trop de stimulus, trop de mouvements. La dernière fois que j'ai été dans la ville locale (30000 habitants), pour acheter le cadeau d'anniversaire de ma compagne, ça c'est terminé en crise d'angoisse et en fuite sous le coup de la panique. Si je dois aller dans une ville plus grande, je pourrais sûrement le faire, avec quelques semaines de préparation, mais je sais très bien que je vais me fermer devant mon interlocuteur donc le résultat sera nul.

Pour le bénéfice, clairement avancer sur la connaissance de moi serais un point positif, même si je commence depuis le temps à avoir une idée de comment je fonctionne, des pièges à éviter et de la manière de me comporter.

Pour la reconnaissance du handicap je sais clairement que je n'oserais jamais sauter le pas, surtout parce que je m'oriente vers une installation à mon compte, dès que j'aurais réussi à surmonter ma peur de téléphoner et que j'aurais trouvé le courage de remplir les papiers
A cause de mon mode de vie mon accès internet est sporadique donc pas de panique

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

[mention]baptiste[/mention] C'est dur de lire ça :( Et cette psy que tu as vu mériterais d'être signalée (mais je ne sais pas à quel organisme on peut signaler ça), c'est carrément indigne de surfer sur le mal-être des gens de cette manière. Bon courage tout de même dans tes démarches, notamment en tant qu'indépendant, et j'espère que tu arriveras à adapter ton environnement comme tu peux.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Fabs le vaurien »

baptiste a écrit : dim. 3 mai 2020 07:14....., dès que j'aurais réussi à surmonter ma peur de téléphoner et que j'aurais trouvé le courage de remplir les papiers
Je connais bien ça..
Pour ma part , ce n est pas de courage dont j 'ai besoin pour les papiers mais de compréhension.
En général, je ne comprends pas ce qu'on me demande et interprète parfois mal..
Je me sens vite dépassé et ne m en occupe tout bonnement pas..Ce qui me vaut parfois des problèmes administratifs..
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par O'Rêve »

O'Rêve a écrit : ven. 1 mai 2020 19:53 Par rapport à mon questionnement à propos de la classification du DSM, concernant le passage du DSM-IV au DSM-5, quelques précisions sont apportées dans la troisième conférence (à 5 minutes).
https://femmesautistesfrancophones.com/ ... -autistes/
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Je rajoute cette étude qui est (pour le moment) celle que je trouve la plus complète au niveau explications :
https://www.larecherche.fr/sant%C3%A9-n ... s-autistes

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Louise »

Mottron intervient dans une vidéo Youtube, où, si je trouve qu'au début il y a quelques petites pointes limite niveau condescendance, la suite est plus claire, et plus explicite et argumentée sur son avis qu'une citation dans un article mainstream. Ce qu'il dit est assez représentatif de ce que je lis chez les chercheurs (hors purs psychas et hors purs comportementalistes) (et que j'entends chez les cliniciens d'ailleurs).
https://www.youtube.com/watch?v=nwtPjOYOJgo

Il reprend également peu ou prou le point ci-dessous
O'rêve a écrit :"Un autre point doit être particulièrement précisé, car il a fait l’objet d’incompréhension. Il ne s’agit pas d’écarter les autistes d’intelligence élevée, ou encore les syndromes d’Asperger, de la recherche en autisme. On peut être « très autiste » et « très intelligent ». Il ne s’agit pas non plus d’écarter de la recherche les personnes relativement bien adaptées à la société majoritaire : on peut être « très autiste » et dans certain cas bien adapté. Il s’agit de faire de la recherche sur des participants avec des diagnostics clairs, et indubitables, et qui ne comportent pas d’autres conditions avec lesquelles on pourrait confondre l’autisme."

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O'Rêve
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par O'Rêve »

Merci [mention]Louise[/mention] pour la vidéo. C'est intéressant, et j'y reviendrai (je réécouterai) car il y a des points que je trouve assez compliqué à appréhender (en première écoute).

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Mikirabelle
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Mikirabelle »

Hors-sujet
J'ai passé l'ADOS-2 cette semaine et du coup je suis un peu en mode "post-passation de WAIS", c'est-à-dire en train de chercher des infos sur cette évaluation (ce que le psy est censé observer, comment...). Au fil de mes pérégrinations, je suis tombée sur cette vidéo. C'est hors sujet, mais ça m'a bien fait rigoler, donc je partage ici...
"Bref, je suis aspie..."
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par O'Rêve »

Je suis en train de suivre ce Mooc : https://www.coursera.org/learn/troubles ... diagnostic
Il y a deux liens intéressants, il me semble accessibles sans inscription (avec vidéo, traductions et transcriptions pour ceux qui préfèrent en support écrit) concernant les différences entre DSM4 et DSM5.
https://www.coursera.org/lecture/troubl ... sm-5-ev3RQ
https://www.coursera.org/lecture/troubl ... ntes-SVxBP
Je trouve la vidéo et l'entretien très clairs, plus complets et plus explicites que les précédents liens que j'ai partagés à ce sujet.
Je n'ai suivi que le module 1 pour le moment (je l'ai trouvé intéressant et ça me donne envie de poursuivre).

Edit : je rajoute ce lien (du module 2) qui complète les deux précédents en expliquant ce qui a motivé les changements du DSM4 au DSM5.
https://www.coursera.org/lecture/troubl ... isme-ONkIM
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Traum »

[mention]O'Rêve[/mention], rapidement : Tony Attwood est une référence plus que sérieuse sur le syndrome d'Asperger.
Quant à Julie Dachez, je n'en connais que la BD, La différence invisible, que j'aime beaucoup, et le blog qu'elle a écrit. Dans la BD, elle y relate son expérience de vie et du diagnostic au travers d'un personnage qui s'appelle Marguerite.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

[mention]Traum[/mention] J'ai beaucoup aimé cette BD moi aussi, mes parents l'ont acheté, c'est un bon outil de vulgarisation sur l'autisme (en tout cas au féminin). Julie Dachez a aussi une chaîne YouTube où elle a parlé un peu d'autisme. Elle a aussi participé à quelques conférences-témoignages sur l'autisme, et elle a aussi été interviewée dans ce webdoc sur le Syndrome d'Asperger, aux côtés de plusieurs autres autistes. Le webdoc est très sympa (par contre il met toujours beaucoup de temps à charger, c'est normal).
Je ne prétends ni à l’exhaustivité, ni à une parfaite objectivité, deux qualités qui dans mon métier relèvent de l’illusion et du vœu pieux. — (Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons, Seuil, 2005, page 17)

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par yokainoshima »

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Traum »

Yokainoshima, c'est marrant, c'est une BD que j'ai dû mentionner à certains patientes, que je soupçonne d'être Asperger. Je l'ai même prêtée à une patiente, pendant quelques temps. J'ignore où elle en est de son parcours (je ne me sens aucune légitimité dans le domaine de l'autisme, même si je prends le temps de me documenter petit à petit, surtout sur le syndrome d'Asperger).
Je n'ai pas encore lu Je suis né un jour bleu, de Daniel Tammet, mais ça ne saurait tarder.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Pascalita »

[jard]Une discussion parallèle s'étant développée dans ce fil a été déplacée vers celui-ci[/jard].

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Mikirabelle »

[jard]Nous remettons en copie ici ce message d'[mention]O'Rêve[/mention] portant sur le diagnostic, qui a été transféré avec le reste de la discussion sur HPI/TSA sur ce fil.[/jard]
O'Rêve a écrit : mar. 9 juin 2020 11:12 Concernant les premiers murmures et la peur de l’effet barnum, on peut aussi réinterroger d’un peu plus prés les aspects relatifs à son propre développement, avant d’envisager des démarches vers le dépistage (puis le diagnostic).
De ce que j’ai pu lire et visionner pour le moment, je retiens qu’il y a des signes/symptômes tout le long du développement des personnes appartenant au TSA, avec certes une hétérogénéité des signes selon l’âge (on ne présente pas les mêmes signes à 6 mois à 6 ans, adolescent, adulte). Mais en tout cas, si les signes sont apparus à 6, 12, 15, 20, 30 ans, sans présence de signes durant la petite enfance, il me semble que la piste du TSA est à mettre en arrière plan, et sans doute est-il alors préférable de creuser d’autres pistes.

Cependant je me questionne sur les signes d’autisme durant la petite enfance et l’enfance, accompagnant le développement des filles/femmes. Il semble que les filles sont diagnostiquées globalement plus tardivement que les garçons (les signes d’autisme seraient donc moins perceptibles chez certains bébés/petites filles autistes.)
J’ai lu/entendu qu’il existe des différences très précoces chez les nourrissons entre filles et garçons, mais sans trouver plus de précisions.
► Afficher le texte
J’ai également lu/entendu des différences entre filles et garçons (en âge scolaire/adolescence, adulte) sur les intérêts restreints, sur les difficultés dans les relations sociales, sur le camouflage, sur les problèmes plus internalisés (anxiété, dépression).
On trouve l’évocation de l’hypothèse de facteurs biologiques protecteurs chez les filles/femmes. J’ai vu également mentionné que « les filles sans déficit intellectuel ou sans retard de langage pourraient être sous-diagnostiquées, possiblement en raison d’une représentation clinique atténuée des difficultés sociales et de communication » (Rivet et Matson 2011).
► Afficher le texte
La seule certitude que j’ai aujourd’hui, c’est qu’il faut bien se renseigner sur le(la) professionnelle qu’on est amené à choisir lorsqu’on décide de se lancer. Et quand on est une femme, un(e) (des) pros connaissant le TSA, mais pas que…connaissant les particularités féminines…mais pas que…rigoureux(se) et sans complaisance (si on n’est pas dans le spectre, le pro doit être en mesure de l’assumer), car j’ai quand même cru comprendre qu’il existe quelques personnes (sans doute pas si nombreuses) mais qui semblent un peu légères sur le diagnostic (et à qui il est reproché de surdiagnostiquer).
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