La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

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ounyska
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La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par ounyska »

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La science nous apprend que le fait d'être à haut potentiel intellectuel a pour seule conséquence certaine et systématique le fait d'avoir des capacités intellectuelles significativement au-dessus de la norme (pour faire court). Étant donné que la notion de haut potentiel est en fait actuellement une construction ad hoc, on devrait même inverser la causalité et dire que le fait d'avoir des capacités intellectuelles hors norme est la définition du haut potentiel. Je fais bien sûr référence à la célèbre formule « l'intelligence, c'est ce que mesure mon test » d'Alfred Binet. Il y a bien sûr beaucoup plus à dire ici mais vous me pardonnerez les approximations vu la longueur de ce qui suit ;) Lorsqu'on essaye d'échapper à cette circularité, la littérature nous offre deux options, mutuellement exclusives : (1) le HP est associé à une multitude d'autres caractéristiques psychologiques, sociales, etc. (Jeanne Siaud-Facchin, Monique de Kermadec, ...) ou bien (2) le HP n'est associé à aucune différence qualitative claire et systématique (Nicolas Gauvrit, Franck Ramus, ...).

Comme je le précise dans mon texte de présentation, je suis un scientifique dans l'âme et ma confiance s'oriente naturellement vers la seconde thèse. Pourtant, je n'arrive pas à me reconnaître pleinement dans la description scientifique – fut-elle rigoureuse – du haut potentiel. Cette idée selon laquelle on aurait défini une catégorie qui n'aurait pas de réalité au-delà de sa propre définition me paraît déjà étrange mais ce n'est pas tout. Je vois un paradoxe dans le fait que la science nous dise qu'être HP, c'est être « très intelligent » et rien d'autre, alors que nombre de personnes se découvrent appartenir à cette catégorie à bords flous par d'autres chemins que la voie intellectuelle. Pour ma part, j'ai été, très tôt, affectueusement traité « d'extra-terrestre » par mes proches. On retrouve cette expression et d'autres termes similaires dans de nombreux témoignages du forum. Ces dénominations, parfois utilisées intuitivement bien avant que la notion de haut potentiel ne soit même connue, semblent traduire quelque chose de plus général qu'une simple différence intellectuelle.

Une première solution à ce paradoxe ressenti serait que les différences non-intellectuelles hypothétiquement dues au haut potentiel, quoique communes, manqueraient trop de constance d'une personne à l'autre pour être saisies par la méthode scientifique. La quantification objective d'une grandeur est plus aisée et moins sujette à débat que l'identification d'un comportement écologique particulier, d'un trait de caractère ou d'une caractéristique psychologique dont les contours peuvent être flous et en partie arbitraires, avec une reproductibilité faible du fait de nombreuses interactions avec l'environnement, distinctes pour chaque individu. Dans ce cas, il serait permis de se demander si l'impossibilité d'identifier des différences de façon rigoureuse est pour autant la preuve de leur non-existence. Je ne suis néanmoins pas convaincu par cette explication car les mêmes causes produisant les mêmes effets (toutes choses étant égales par ailleurs), les scientifiques devraient être capables – en théorie du moins – de saisir de telles différences systématiques et cohérentes, mêmes faibles et bruitées, liées au haut potentiel.

Une seconde solution, qui a ma préférence pour le moment mais pourrait demeurer impossible à prouver, est qu'il n'existerait effectivement pas du tout de différences propres au haut potentiel, hormis celle qui le définit, mais qu'il existerait tout de même des spécificités, des singularités, potentiellement différentes chez chaque personne, induites par le haut potentiel. En clair, il serait impossible de lister des généralités au sujet des personnes HP mais chacune d'entre elles porterait bel et bien des « particularités HP ». L'explication pourrait être que, au-delà d'un certain seuil de QI qui pourrait lui-aussi dépendre en partie des individus, l'interaction de l'intelligence avec les autres caractéristiques de la personne pourrait produire des effets visibles spécifiques. L'avantage de cette hypothèse est qu'elle expliquerait naturellement une certaine convergence dans les singularités supposées des personnes HP (les mêmes causes produisant les mêmes effets, bis !), sans ignorer toutefois la diversité psychologique qui existe clairement dans le « groupe HP ».

Bonus pour conclure, une analogie (qui a ses limites comme toutes les analogies) : la taille
► Afficher le texte
Que pensez-vous de tout cela ? Est-ce que j'enfonce des portes ouvertes ou serait-ce là une façon de réconcilier nos connaissances scientifiques et les ressentis individuels ? À supposer qu'il y avait quelque chose à réconcilier :lol:
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Bulle d'o »

Je suis incapable de nourrir ce débat mais je le suivrais certainement avec un plaisir certain.
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Fanetys »

Pas sûre d'en être capable non plus, et je manque de temps. Globalement, je serais plutôt d'accord avec ce que tu proposes, mais mon avis perso à moi n'a que peu d'intérêt scientifique ! :$
Juste une question : t'es-tu intéressé aussi à la vision originale de Carlos Tinoco, pour qui les HP sont ceux qui n'adhérent pas au récit commun (celui que la majorité adopte pour faire face à l'angoisse de la finitude) ?
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ounyska
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par ounyska »

Merci Bulle d'o pour ce commentaire positif à défaut d'une contribution ! J'ai tellement hésité avant de poster le texte de ce premier sujet... comme pour mes mille et un autres projets en cours et jamais achevés finalement :honte:

@Fanetys Je ne suis pas sûr de proposer beaucoup plus qu'un avis non plus. Dans le défrichage, toutes les contributions peuvent être intéressantes ! ;) Mais je comprends tout à fait ton manque de temps, je ne sais même pas où j'ai trouvé celui d'écrire ça ! J'ai effectivement découvert Carlos Tinoco par hasard cet été dans un cycle de conférence en Suisse trouvé sur le net (peut-être un peu HS mais pour les lecteurs de passage, je mets le lien en question : https://vimeo.com/398185618). Je trouve aussi sa vision des choses très originale et intéressante et j'avoue que même avec mon bouclier anti-Barnum activé à plein régime, j'ai été touché. Je ne suis pas sûr de faire complètement le lien avec le haut potentiel mais j'ai l'impression qu'il met le doigt sur quelque chose d'important. As-tu lu un de ses livres ? J'en avais l'intention mais des commentaires assez négatifs m'avaient (peut-être bêtement ?) découragé.
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Fish »

Pour savoir si certains aspects non intellectuels sont également particuliers chez les HPI, il faut envisager une étude en bonne et due forme, notamment en évitant les sempiternels biais de recrutement qui affectent bon nombre d'études. C'est compliqué. Il me semble que le nombre d'aspects non-intellectuels qui ont pu être testés est extrêmement retreint. Dans la majorité des cas, on ne sait rien parce qu'aucune étude n'est venue confirmer ni infirmer une hypothèse. Sur le peu de paramètres qui ont pu être testés rigoureusement, on se rend compte que bien souvent il n'y a aucune différence quand on réalise une étude sans biais de recrutement, ou alors il y a une différence mais dans le sens contraire (sur l'anxiété par exemple).
nombre de personnes se découvrent appartenir à cette catégorie à bords flous par d'autres chemins que la voie intellectuelle.
Oui, mais par exemple, on prend l'idée que les HPI sont malheureux.
- des gens malheureux vont faire le test, ils se découvrent HPI, ils en parlent ici ou ailleurs.
- des gens malheureux vont faire le test, résultat négatif. Ils n'en parlent pas.
- des gens malheureux HPI ne vont pas faire le test, on n'en parle pas.
- des gens malheureux non HPI ne vont pas faire le test, on n'en parle pas
- des gens heureux HPI ne vont pas faire le test, on n'en parle pas
- des gens heureux non HPI ne vont pas faire le test, on n'en parle pas

Dans cette liste, les seuls dont on parle, c'est les gens malheureux qui se découvrent HPI en passant le test.

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Pascalita
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Pascalita »

ounyska a écrit : ven. 5 nov. 2021 16:30 Une seconde solution, qui a ma préférence pour le moment mais pourrait demeurer impossible à prouver, est qu'il n'existerait effectivement pas du tout de différences propres au haut potentiel, hormis celle qui le définit, mais qu'il existerait tout de même des spécificités, des singularités, potentiellement différentes chez chaque personne, induites par le haut potentiel. En clair, il serait impossible de lister des généralités au sujet des personnes HP mais chacune d'entre elles porterait bel et bien des « particularités HP ». L'explication pourrait être que, au-delà d'un certain seuil de QI qui pourrait lui-aussi dépendre en partie des individus, l'interaction de l'intelligence avec les autres caractéristiques de la personne pourrait produire des effets visibles spécifiques. L'avantage de cette hypothèse est qu'elle expliquerait naturellement une certaine convergence dans les singularités supposées des personnes HP (les mêmes causes produisant les mêmes effets, bis !), sans ignorer toutefois la diversité psychologique qui existe clairement dans le « groupe HP ».

C'est à peu près l'hypothèse que j'ai bâtie moi aussi, pour moi-même, à partir de mes réflexions et de ma recherche sur ce que pouvait bien impliquer cette "nouvelle" donnée pour moi, dans ma vie, mon histoire, mes relations avec les autres, ma façon de concevoir et de ressentir le monde.

Je pense que le hpi a un effet sur la construction identitaire, en lien avec tout ce qui rentre dans la construction identitaire de n'importe qui, mais d'une façon qui peut mener à des caractéristiques différentes. Mais je crains aussi qu'il ne soit jamais possible de mettre cela en évidence, parce que si ça joue, c'est à la fois très intimement au sein de chacun et en lien étroit et entremêlé avec tout ce qui fait ce que nous sommes - ou pas... Et justement, le "ou pas" entre probablement aussi en compte : il doit y avoir des gens chez lesquels la donnée "hpi" ne mène à aucune caractéristique observable ou sensible ; des gens qui se sentent comme tout le monde, qui n'identifient eux-mêmes aucune différence - à part l'intelligence. Et sans doute aussi des gens qui ressentent une différence, laquelle cependant demeure invisible de l'extérieur - et ces personnes pourront être celles qui disent ne pas pouvoir définir clairement ce qui les distingue des autres.

Comme le dit Fish, pour le savoir, il faudrait pouvoir faire des études dans lesquelles tous les biais seraient laissés de côté. Mais tous les biais... c'est en somme faire abstraction de toute la vie... Impossible donc. Et finalement une sorte de raisonnement par l'absurde, parce que nous sommes un tas de biais, si on y regarde bien.

Je crains qu'on ne puisse pas apporter de réponse, effectivement... Mais l'hypothèse me semble cohérente.

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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Holi »

:wait: Et tu as oublié les gens heureux HPI qui vont faire le test et n'en parlent pas, parce que tout va bien... :clin:
Je suis sûre qu'il y en a aussi, j'en connais, si, si.

Édit après avoir lu @Pascalita
Ayant déjà pas mal parcouru le forum quand je me suis inscrite et présentée, je me suis cru obligée de préciser que je n'étais pas malheureuse, ni introvertie, ni en difficulté sociale etc... Je ne me sentais pas dans "la norme" et n'ayant pas encore passé le test je doutais sérieusement d'être concernée par le HPI. Comme quoi les idées préconçues...
À force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.
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Fanetys
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Fanetys »

A propos de Tinoco, @Fabs le vaurien avait relayé la possibilité de lui poser des questions ICI Je l'avais lu, il y a déjà longtemps, on doit bien en parler quelque part sur le forum... Je ne sais pas trop quoi penser de sa théorie, (la psychanalyse et la philosophie ne me sont pas assez familières), mais j'aime l'entendre la défendre, je trouve que c'est assez jouissif intellectuellement parlant.
Pascalita a écrit : ven. 5 nov. 2021 20:58 Je pense que le hpi a un effet sur la construction identitaire, en lien avec tout ce qui rentre dans la construction identitaire de n'importe qui, mais d'une façon qui peut mener à des caractéristiques différentes. Mais je crains aussi qu'il ne soit jamais possible de mettre cela en évidence, parce que si ça joue, c'est à la fois très intimement au sein de chacun et en lien étroit et entremêlé avec tout ce qui fait ce que nous sommes - ou pas...
Totalement d'accord avec Pascalita :clin:
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ounyska
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par ounyska »

Fish a écrit : ven. 5 nov. 2021 19:21 Pour savoir si certains aspects non intellectuels sont également particuliers chez les HPI, il faut envisager une étude en bonne et due forme.
Eh oui, c'est justement là l'origine de mon questionnement et la raison pour laquelle j'aurais tendance soit (1) à rejeter l'idée même de ce post en faisant mon auto-critique, et donc il n'y aurait vraiment aucune différence (autre qu'intellectuelle) entre les HP et le reste de la population et je fais fausse route, soit (2) à rejeter ma première hypothèse comme je le fais ici. Il s'agit peut-être d'une question d'ordre épistémologique : comment peut-on être sûr qu'un fait soit scientifiquement accessible ? Certes, d'aucuns prétendent que n'est réel que ce qui peut être mesuré et je comprends l'intérêt de cette position, mais est-ce possible de mesurer quelque chose qui se manifesterait (parfois) de façon concrète mais différente chez chacun ? C'est l'objet de ma seconde hypothèse ou je fais le pari (osé) qu'on est là dans l'angle mort de la méthode scientifique actuelle. @Pascalita (merci !) traduit bien avec ses mots ce que j'ai essayé de dire avec les miens, je crois.
Fish a écrit : ven. 5 nov. 2021 19:21 Dans cette liste, les seuls dont on parle, c'est les gens malheureux qui se découvrent HPI en passant le test.
Je me suis fait à peu près la même remarque en écrivant le passage que tu cites, j'ai donné le bâton pour me faire battre :devil: ...mais je l'ai laissé pour pouvoir en discuter justement. En passant, il me semble que dans tes combinaisons, soit il en manque, soit il y en a en trop mais je pinaille, je comprends bien ton commentaire. Sûrement que certaines personnes ont initialement passé un test pour d'autres raisons que des considérations intellectuelles sans savoir qu'elles étaient HPI, mais comment être certain que les autres raisons qui les ont motivées initialement étaient elles-mêmes indépendantes du haut potentiel ? Je ne sais pas, on en revient à mon paragraphe précédent.

@Holi Il se trouve que j'étais (je suis) à peu de chose près dans le même état d'esprit que toi dans mon rapport au haut potentiel ! Rétrospectivement, j'aurais dû me douter de quelque chose mais je n'aurais certainement pas parié beaucoup avant le test sur le fait que je puisse (pusse ?) être HP (et je ne parle pas du résultat :huhu: ).

@Fanetys Merci pour l'info, je jetterai un œil. C'est vrai qu'il y avait cette dimension psychanalytique dans son propos, avec laquelle je ne suis pas familier du tout non plus. Il faut s'accrocher pour suivre son train de pensée (qui frôle en permanence le déraillement) mais c'est effectivement quelqu'un d'assez étonnant à écouter !
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Taem
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Taem »

J'ai personnellement choisi le déni. Mes problèmes sont attribuables à ma personnalité et à mon environnement, car les études sur le haut potentiel ne ressortent rien de consistant qui pourrait aller dans ce sens.

Mais des fois ça fait tilt, quand un mec un peu étrange vous balance à la gueule "ça se voit que t'es neuroatypique" alors que j'ai aucun dys-, autisme, tdah... :) et que je le connais à peine.

Donc je mets mes œillères et je bosse sur moi, faisant le pari que chaque problème à sa solution, et qu'on peut trouver un traitement efficace même si on ne sait pas encore comment il marche (et donc peu importe son nom : hpi, problème de personnalité, problème psychosocial, etc) !

Mais faut pas trop me titiller là-dessus c'est clair :D

Ice
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Re: La non-différence des HP : paradoxe ou bon sens ?

Message par Ice »

La question de la ou des différences entre HP et non HP est très intéressante.

Dans la mesure ou les capacités cognitives (dont nous estimons avoir connaissance et pouvoir mesurer) des HP sont différentes de celles des non HP parler de non différence me semble paradoxal.

Cependant identifier dans quelle mesure, sur quels aspects, ces capacités modulent et influent le comportement, le ressenti, les perceptions, les réflexions me paraît impossible en l'état actuel de nos connaissances.

De plus il faut ajouter à cela l'ensemble des facteurs liés à l'environnement.

La question est elle de savoir si il a une différence autre qu' intellectuelle ou quelles sont les conséquences de cette différence ?

En tout cas j'ai hâte d'avoir des réponses ☺
ἐλευθερία

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