S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

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Tamiri
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Tamiri »

Au risque de centrer mon propos sur ma petite personne, le témoignage de quelqu'un qui marche, sur ce point, au « tout ou rien ».

Sur la question de départ (« est-ce bien sérieux ? »), si par sérieux on entend validité scientifique, alors je crois que tout a été dit. Pour ma part j’ai du mal à voir en quoi ça pourrait donner quelque-chose de crédible - sauf dans le cas d’un scientifique de la discipline qui tenterait de se prendre lui-même comme sujet d’étude : au moins saurait-il quelles erreurs et quels biais il devrait tenter d’éviter.

Sur l'idée selon laquelle on ne passerait pas une WAIS « par hasard » :

La psychologie est, par excellence, l'un des domaines pour lesquels je n'avais aucune attirance, et envers lesquels j'éprouvais, pour tout dire, une grande méfiance. Je ne risquais certes pas, de ce fait, de me lancer dans la lecture d'un livre « grand public » provenant d'un quelconque rayon de psychologie de la Fnac (à plus forte raison parce que dans ce type de librairie, ça voisine voire se confond avec le rayon de « développement personnel » ou autres appellations peu attrayantes), et encore moins du fameux ouvrage de JSF dont le titre seul, d'emblée, m'aurait immédiatement évoqué un risque de généralisation hâtive. On va dire que seule la prise de conscience de l'existence des notions de neurobiologie et d'éthologie avaient un peu commencé à m'inciter à porter un intérêt à ce qui peut bien se passer dans un cerveau.

Il y a quelques années, face à des difficultés se cristallisant dans le cadre professionnel, je me rends compte que je suis en train de suivre les traces, à peu de choses près, d'une personne qui se reconnaîtra peut-être et qui, pour sa part, avait fini par consulter. Du coup j'en arrive à me dire que l'avis d'une discipline au sujet de laquelle je suis particulièrement inculte ne pourrait pas me faire de mal, et qu'éventuellement j'apprendrais des choses. Le petit jeu des similarités avec le parcours de la personne susnommée et la persistance de quelques stéréotypes dont j'étais fatalement un peu au courant (vu qu'ils ont infusé dans la société), du genre facilités scolaires insolentes ou encore la fameuse « hypersensibilité », m'empêchent de conserver un regard totalement vierge sur la question de la douance, mais je pars du principe que je ne peux certainement pas dire quoique ce soit sur moi-même, et encore moins avec les outils d'une science dans laquelle ej suis tout particulièrement inculte. Voulant tant que faire se peut rester sceptique et méthodique, je prends rendez-vous avec une psychologue sans évoquer la question, je reste à la description la plus factuelle possible de mes difficultés présentes et la praticienne me pose en retour des questions dont certaines ne me semblent avoir aucun rapport. Elle m'indique la WAIS comme faisant partie de la batterie de tests la plus habituelle qui soit en toutes circonstances, et c'est parti – avec la dose irrépressible de mauvaise foi qui me taraude tout en me donnant mauvaise conscience : à ce stade, non seulement j'espère profondément qu'on me répondra « vous n'avez aucune particularité, contentez-vous de changer de contexte et de boulot » ; mais peut-être encore plus, j'espère que ça va donner un résultat tellement hétérogène que ça (me) prouvera que ça n'est pas très sérieux.

Et donc j'en sors avec un diagnostic, que par réaction de défense je prends initialement sur le ton de la plaisanterie, parce qu'il me dérange profondément et me donne l'impression de devenir « un cas pour la médecine ».

Je débarque ensuite ici en n'ayant absolument rien digéré, avec une inculture crasse en la matière (dans les premiers temps on m'avait même fait remarquer sur le tchat que j'avais un vocabulaire totalement désuet pour aborder les choses de la psychologie, j'en étais encore au dix-huitième siècle, en substance). Je ne dirai pas que depuis je m'intéresse vraiment à la question (et à la discipline toute entière), mais disons que la fréquentation du forum a fait rentrer ces considérations dans le champ de ma curiosité ordinaire (et que je suis donc un peu moins inculte).

Pour moi, la part de hasard là-dedans, c'est la survenue de difficultés personnelles à un moment donné, et le fait de connaître quelqu'un qui avait rencontré des difficultés assez similaires ; sans ça, je n'aurais pas même eu connaissance de ces histoires de diagnostic.

Une fois cette dimension acceptée (plus ou moins de bonne grâce), en revanche, c'était tout ou rien : diagnostic passé de manière rigoureuse dans le cadre des connaissances actuelles, ou pas de diagnostic. À cette période, le principe d'une « auto-évaluation » m'aurait été à la fois odieuse et absurde : comment peut-on envisager d'utiliser sur soi-même les mots et les critères d'une discipline qu'on ne connait pas ? Je n'y aurais vu que la porte ouverte à tous les biais de confirmation de l'univers, et en conséquence, en admettant que j'obtienne un résultat, il m'aurait semblé invérifiable et donc impossible à créditer de la moindre confiance que ce soit.

Avant je me fichais bien de savoir. Ensuite j'ai eu des soucis et il a fini par me sembler logique de vouloir comprendre ce qui m'échappait – et donc j'ai fini par vouloir savoir. Et une fois que je veux savoir, je ne vais certainement pas rajouter une angoisse de plus sous la forme de l'approximation.

Si à l'inverse j'avais découvert les gens qui composent ce forum « par hasard », j'aurais très bien pu ne jamais passer de tests, et rester ici sur le simple constat qu'il m'est plaisant et facile de discuter avec les gens (sur le mode : je ne sais pas trop ce que sont les surdoués sinon que j'ai plaisir à les fréquenter) et ça aurait suffi à mon bonheur. Sauf que le serpent se mord la queue puisque je n'aurais pas eu l'idée de chercher un forum de surdoués, et que cette seule dénomination à fondement psychologique aurait eu pour effet de m'éloigner.

Et si la difficulté avait été le financement de la consultation, je ne vois pas comment un « auto-diagnostic » aurait pu jouer un quelconque rôle de compensation, même partielle ; au contraire, il n'aurait alimenté que plus d'incertitude. Donc je n’aurais sans-doute rien entrepris du tout.
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[mention]TourneLune[/mention] : Comment ça, moi j’ai toujours cru que les meilleurs spécialistes de la maladie de Lyme, c’étaient les pilotes. Ça fait partie de leur cursus, comme le patinage artistique chez les charcutiers et l’astronomie chez les cardiologues.

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Dicizit
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Dicizit »

Bulle d'o a écrit : lun. 18 mars 2019 00:17 C'est donc si courant que ça?
Youpla a écrit : lun. 18 mars 2019 00:20 : Je viens de lire le message de Bulle d'o et je ne connais moi non plus personne qui s'auto-diagnostique en le criant à tout va.
Pour ma part, et sans chercher vraiment dans ma mémoire, je peux citer déjà 3 personnes dans mon entourage qui n'ont pas de doutes en ce qui concerne leur HQI, sans avoir été testées et sans vouloir l'être. 2 d'entre-elles ont des enfants concernés et testés. Je ne connais pas assez la troisième pour savoir d'où cette idée lui est venue. La dernière en date est dans la phase "découverte" et ne soit plus que par ce prisme, avec une accumulation de clichés que j'ai un peu de mal à supporter...

Je ne mets pas en doute leurs intuitions, elles ont peut-être raison et d'ailleurs ça m'est égal. Mais ce qui me gêne c'est leur facilité de mettre la notion d'incertitude de côté. Et de ne voir aucune différence entre ma situation et la leur (elles savent que je suis HQI testée.), c'est à dire le doute écarté!
Encore une fois je m'en moque, et l'une est une amie de longue date. Je n'arrive tout bêtement pas à me mettre à sa place sur ce point. (Rhooo pourtant avec toute l'empathie et l'intelligence dont je suis censée faire preuve :D )

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par enufsed »

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Le plus drôle que j'ai vu jusqu'à maintenant c'était une nana qui appuyait sur son statut de pilote de ligne pour parler de la maladie de Lyme....... :lol:
C'est normal c'est une spécialiste des ac-aériens B)
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Rianne »

Connaitre autant de hpi me sidère un peu, surtout vu le % qu'on devrait représenter. Ou alors il y a effet d'attirance? Perso j'en connais peu et seulement au boulot pas perso, a part chez mensa évidement et on est pas si nombreux chez mensa (dont une partie pas testée).

Proxima
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Proxima »

Une petite infographie pour éclairer les débats (humour bien sûr)
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Dicizit
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Dicizit »

Rianne a écrit : lun. 18 mars 2019 21:34 Connaitre autant de hpi me sidère un peu, surtout vu le % qu'on devrait représenter. Ou alors il y a effet d'attirance? Perso j'en connais peu et seulement au boulot pas perso, a part chez mensa évidement et on est pas si nombreux chez mensa (dont une partie pas testée).
Je ne connais pas tant d'adultes HPI que ça. Surtout si je n'inclus pas les "auto-diagnostiqués".
Par contre je connais pas mal d'enfants ou d'ados HPI, suite aux diagnostics de mes enfants, et par mon travail d'enseignantes. Ce sont d'ailleurs des parents d'élèves qui m'ont en premier parlé de "précocité intellectuelle " à propos de leurs fils, il y a maintenant une quinzaine d'années. La façon dont je leur ai répondu ce jour -là me remplit encore aujourd'hui de honte! Et ma réaction avait été de me jeter sur des bouquins pour ne plus me refaire prendre en délit d'ignardise (on va dire que ça existe) à ce sujet! Et puis ce petit garçon ressemblait beaucoup à mon propre fils...mais c'est une autre histoire)

Et définitivement OUI, "qui se ressemble s'assemble" fonctionne très bien, en tous les cas pour mes enfants. Ils sont assez décomplexés sur le sujet du HPI et en parlent parfois à leurs amis, et BINGO! certains amis se révèlent aussi concernés.

Je pense que plus le diagnostic est loin derrière nous et plus nous avons eu le temps de rencontrer d'autres adultes HPI. Même si ce n'est pas une quête pour moi, le fait d'être sensibilisée au sujet me procure une espèce "d'antenne", ou du moins une vigilance. Si le sujet est abordé d'une manière ou d'une autre par quelqu'un dans mon environnement je suis certaine de le remarquer.
Proxima a écrit : lun. 18 mars 2019 22:07 Une petite infographie pour éclairer les débats (humour bien sûr)
repartition-QI.gif
:rofl: Excellent!
bon par contre, ça manque de coqs cette histoire.

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Youpla
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Youpla »

Hors-sujet
Je complète un peu ma (longue) intervention :

Je ne connaissais rien à la douance avant de me faire tester. Aucun livre jamais lu, ni même de développement personnel, connais rien non plus au monde de la psychologie. Les rares choses que j'ai découvertes c'est après, par le forum et j'ai lu le TIPEH car il était mentionné maintes fois dans le fil "les premiers murmures"...
J'ai cherché un psy pour la première fois il y a quelques mois dans le but de me faire tester et j'y suis allée en le demandant expressément. Mes difficultés au boulot avaient agi comme un déclic.

Sur la part des surdoués :

J'ai osé demander ou fait parlé certains de mes proches que je "sentais" HPI et j'en ai découvert 5 (depuis novembre), tous testés (2 testés enfants, les 3 autres adultes). Je ne me suis jamais trompée jusque là.
J'ai des doutes sur beaucoup d'autres... Alors oui, sans doute que les HPI s'attirent mais ça reste quand même surprenant, de mon point de vue, dans le sens où ça en fait beaucoup pour 2 à 3% de la population.
Même si le modèle de la courbe de Gauss, si j'ai bien compris, est a priori en dessous de la réalité à l'extrême droite de la courbe.

Petite question :

Dans le cadre du travail (prof), j'ai entendu plus d'une fois parler de 2 à 3 enfants par classe qui seraient HPI.
Alors, une classe de combien ?
En REP, j'en ai autour de 20. Dans d'autres bahuts, j'imagine qu'on tape autour des 30. C'est quand même loin des 3%.
Il paraît que ce serait le pendant des enfants dans d'autres structures, genre IME etc.
Mais ça me paraît énorme quand même !

Alors, si quelqu'un en sait plus (et mieux), qu'il n'hésite pas à partager.
Et si on extrapole aux adultes, dans un boulot comme le mien, rien qu'au collège, j'imagine qu'on doit dépasser facilement les 3 %. Et dans pas mal de boulots, de milieux en fait... Une très grande majorité ?...

Ps : Merci pour l'infographie, suis trop sérieuse (et triste) en ce moment.

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Dicizit »

2 à 3 enfants HPI par classe, je crois en effet que c'est un peu exagéré.
A titre d'exemple, et pour ce que ça vaut, sur 22 ans de classes, ( effectif de 25 à 30 environ), 5 seulement testés /validés... Mais c'était sur les dernières années, alors que j'avais découvert la douance. Du coup, ça fait plutôt 1 toutes les classes et demi ou 2! C'est aussi ce que j'observe grossi modo dans les écoles où je travaille.

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Proxima »

Cela doit dépendre des régions aussi. La répartition socioculturelle n'est pas homogène.

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Youpla »

Justement, j'habite Lille...
Côté région défavorisée on est bien placé din ch'nord !

EDIT : mais c'est vrai que ça reste une grande ville et en dehors du boulot, je suis dans un milieu de musiciens, peut-être est-ce un milieu particulier aussi ?...

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par TourneLune »

Y a des gens pour écrire dans des bouquins qu'il y a 30% de surefficients dans la.population, surefficient étant l'équivalent de surdoué mais en fait non.
Bref tout dépend de ta source, on lit de tout, je viens de voir passer une infographie où on annonçait 70% des enfants précoces en échec scolaire....

En terme de sources plus fiables on parle de 2 voire 5 % des gens, donc il suffit de faire une règle de 3 pour imaginer ce que ça fait par classe, tout en gardant à l'esprit que ce sont des stats donc appliqués à des petits nombres ça ne vaut pas grand chose, qu'il y a des biais et qu'il y a sans doute aussi des enfants trop caméléons pour être détectables comme ça. Et que si adaptation des méthodes d'enseignement il y a, elle est très certainement profitable à plus que 2 à 5% des gens..

A titre personnel et de par mon expérience ici et ailleurs, je me méfie grandement des tendances à diagnostiquer les autres qu'on a tous, surtout au début. Je me suis rendue compte qu'on diagnostiquait surtout "ceux qui nous ressemblent" et que " ce qui nous ressemble" prend en compte énormément de choses notamment au niveau des valeurs humaines, qui n'entrent en fait pas en ligne de compte.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Grabote »

TourneLune a écrit : mar. 19 mars 2019 10:51
A titre personnel et de par mon expérience ici et ailleurs, je me méfie grandement des tendances à diagnostiquer les autres qu'on a tous, surtout au début. Je me suis rendue compte qu'on diagnostiqueur surtout "ceux qui nous ressemblent" et que " ce qui nous ressemble" prend en compte énormément de choses notamment au niveau des valeurs humaines, qui n'entrent en fait pas en ligne de compte.
+1 , j'ai eu cette tendance après le diag, et je dois avouer que je regrette un peu certaines discussions que j'ai eu sur le sujet et qui n'ont peut être pas aidé mes interlocuteurs. Je crois aussi que j'avais tellement besoin de trouver des personnes irl avec qui en parler et de qui me sentir comprise que j'étais un peu en mode "tête chercheuse" à essayer d’identifier ceux qui pourraient être concernés autour de moi. Au final, ben je crois que je me suis pas mal plantée à cette époque et qu'aujourd'hui, ceux que je soupçonne d'en être ne sont pas forcément ceux avec qui j'ai envie d'être en relation ... Là aussi, il y'a un genre "d'effet barnum" à ne pas négliger.
Par contre l'autre jour, j'ai rencontré une nouvelle voisine et quand je l'ai quitté après 2h de discussion à bâtons rompus avec l'impression qu'on venait juste de commencer et après avoir appris qu'elle faisait, de l'animation avec les enfants, et aussi de l'animation dite "stop-motion", de la peinture, de la sculpture, du jardinage, de la flûte traversière ... j'avoue que je me suis demandée si ... peut être ... Mais aujourd'hui, je ne ressens pas du tout le besoin de lui en parler.
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Rianne »

Perso, a part dans mon travail ou j'ai croisé 3 ou 4 personnes (sur 15ans) qui peuvent être HPI (un testé et une avec un TDAH) dont les idées et les concepts qu'ils produisent sont souvent brillants et qui comprennent souvent tout extrêmement rapidement (et qui arrivent à me suivre et à me relancer même sur les sujets), sinon je n'ai jamais croisé d'autres personnes qui me semblent hors norme.
Et phénomène plus étrange encore même chez mensa, la plupart des gens que j'ai croisé me paraissent très standards...enfin la plupart j'aurai jamais misé un copec sur leur douance :/

Si il devait s'avérer qu'il y a beaucoup plus de gens testés (proportionnellement) qui sont >130, il faudrait recalibrer le test pour déplacer la courbe vers la droite (donc avoir des surdoués à 140 ou plus sur celle de maintenant)? Est ce ca qui est sous entendu quand certains disent qu'il y a 30% de surdoués ou plus maintenant (donc en fait que la grande majorité des 30% ou plus ne sont en fait pas surdoués) ?

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Youpla »

Je sais bien que ça peut être néfaste de "diagnostiquer" son entourage, je n'en parle pas à ceux que je soupçonne de l'être, à part à ma famille (pour les enfants de ma famille, j'en suis vraiment persuadée, ils sont tellement en avance sur tout, sans être forcés sur rien, parlent extrêmement bien très tôt, de sujets profonds, comprennent des notions abstraites très tôt et avec beaucoup de facilités, se font d'ailleurs repérer, pour une partie, par le personnel enseignant. Mais je sais que ça reste dans le domaine du doute).

Pour la pseudo-stat de 2 à 3 enfants par classe, je l'ai entendue par une animatrice dans le cadre d'une formation de l'éducation nationale, "pédagogie Freinet adaptée au collège" (qui vantait les mérites de ces adaptations sur tous les publics et qui permettait une belle différenciation).
Je suis certaine de l'avoir lue aussi mais je ne sais plus où...

L'histoire des 30% de surefficients, je crois que Tournelune fait référence à certains bouquins, du style "je pense trop" (à moins que ça ne soit un autre ?).
Dans "je pense trop", c'est l'histoire du cerveau droit contre cerveau gauche et ça irait jusqu'à 30% de personnes qui ont le cerveau droit qui prédomine...
Pas très sérieux sur le plan scientifique je crois, donc je n'irais pas jusqu'à 30% de surdoués même si 2% me semblent sous-évalué (et peut-être même 5% ?).

La règle de 3 pour la classe, c'est une approximation bien sûr car le groupe est très petit mais aussi biaisé par le fait qu'on ne trouve pas tous les enfants d'une tranche d'âge à l'école.
J'aimerais connaître des chiffres précis, si quelqu'un en a ?... (enfants scolarisés à la maison, enfants handicapés moteur, mental, dans des structures spécialisées etc). J'aimerais connaître le poids de tout ça et avoir une stat un peu fiable de la part des enfants surdoués à l'école, au collège, au lycée... Mais peut-être qu'on ne la connait tout simplement pas...

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Dicizit »

Attention quand même à tous ces chiffres.... Il y a beaucoup d'approximations, d'incohérences et d'erreurs!

Le seul qui me parait fiable, c'est le 2,1% qui a une valeur statistique ( cf courbe de Gauss, 2,1% au dessus de 130 de QI, même chose en dessous de 70. ).Point barre.
On ne pourra jamais dire quel est le pourcentage de HPI d'une quelconque population à moins de bilanter toute la dite population!

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Brianna »

Question de non-initiée à la cantonade (je suis nulle en stats, fouettez-moi si besoin), du coup : les HP dûment diagnostiqués mais avec un QIT incalculable car trop hétérogène, ils sont où sur la courbe de Gauss ? Vu qu'ils semblent répandus, ces profils n'augmentent-ils pas déjà le pourcentage de HP ?
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Rianne »

le QIT est toujours calculable je crois mais l'interprétation est difficilement faisable. Donc ils devraient se situer où est leur QIT en logique mais du coup je pense juste qu'ils ne sont pas placés sur la courbe car ca ne voudrait pas dire grand chose (le placement n'est pas présenté à la personne testé, j'entends. Pcq sinon je pense qu'ils sont bien sur la courbe avec un QIT > 130 calculé mais hétérogène dans les indices ou alors pas HPI avec QIT <130 avec indices hétérogène mais après y'a tjs le jugé du psy sur l'HPI ou pas. Mais je suppute beaucoup là).

Proxima
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Proxima »

Ben c'est comme à l'école, 18 en math, 4 en français => moyenne générale non significative.
Ma vision est que pour les profils hétérogènes, s'ils veulent se situer sur la courbe de gauss, la représentation se ferait par plusieurs traits.
De toute façon je pense que s'arrêter à un chiffre précis est assez réducteur. Les résultats en terme de fourchettes me paraissent d'avantage significatifs des performances au quotidien.
Pour un profil hétérogène, cette fourchette est simplement plus grande, avec des performances dépendantes du domaine d'intelligence.

Une représentation des résultats sur la courbe de gauss où chaque subtests principaux serait représenté par un dégradé (la fourchette) de couleurs différentes (les subtests) aurait l'avantage d'être plus proche de la chose testée.

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Ukyo »

Mais si on ne mettait pas les hétérogènes sur la courbe, celle-ci ne représenterait plus la totalité de la population considérée. J'avais compris que les adultes HPI hétérogènes étaient majoritaires parmi les adultes diagnostiqués HPI, donc courants au sein des 2.1%, et pas en général. Vous me mettez un doute, pour le coup.

Brianna a écrit : dim. 17 mars 2019 15:16 je pense par exemple au petit témoignage de J. Attali dans cet article du Point
Woah o_o y a du lourd... à la lecture des petits encarts "people", moi aussi il me manque le smiley "facepalm"... L'encart sur les Bogdanoff est hallucinatoire :
Igor se souvient qu'ils ont dialogué dès le berceau (...) Grichka confirme : « Nous avions 6 mois et nous avions inventé un langage des signes rudimentaire pour dialoguer avec nos mains (...) »
Et puis il y a l'impayable Jacques Attali interviewé dans la bienveillance la plus totale :
Avez-vous passé des tests ?
- Non. On me l'a proposé et j'ai refusé (...)
- Vous avez déclaré un jour vouloir faire de votre vie une oeuvre d'art. Est-ce lié à votre statut de surdoué ?
Le journalisme se porte bien, merci pour lui. J'ai failli mettre des balises "hors-sujet" mais s'agissant d'autodiagnostic et de manque de sérieux, je crois qu'on est raccord.

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Sinon, je crois qu'on est tous à peu près d'accord pour dire que s'autoproclamer surdoué avec aplomb et sans autre forme de procès n'est pas très sérieux et surtout pas très sain. Il faut quand même avouer que le coût financier important du test peut être générateur de frustration pour ceux qui ne peuvent l'assumer. À ce titre, j'en voudrais davantage aux coaches, gourous et autre prédicateurs peu scrupuleux qui sévissent sur Youtube ou ailleurs et embrouillent certains esprits.

Pour le reste, j'ai l'impression que ce genre de débat tourne souvent à la critique des ouvrages de vulgarisation comme celui de JSF, puisqu'ils ouvrent la porte à l'autodiagnostic sauvage. Mais la vulgarisation bénéficie à d'autres qui sont réellement concernés et ne l'auraient peut-être pas su autrement. N'est-il pas difficile d'avoir l'un sans l'autre ?

Le livre de JSF a sans doute des faiblesses (j'en ai moi-même perçu de mon point de vue de néophyte), mais certains reproches qui lui sont faits ne semblent pas tenir compte de l'ensemble du bouquin. Oui, il y a "ceux qui sont heureux" et un chapitre (pas le meilleur certes) leur est consacré, elle y admet qu'on les connaît moins et que de fait, par sa position, elle est essentiellement amenée à observer ceux qui vont moins bien. Et si, dans le bouquin, la question des difficultés rencontrées par l'adulte surdoué est centrale, JSF ne dresse pas un portrait de l'adulte surdoué fondé uniquement sur ces difficultés, elle décrit également ses caractéristiques et son fonctionnement cognitif singuliers. Après, si certains se reconnaissent uniquement dans la partie qui les arrange, c'est un biais assez classique qu'on ne peut pas tout à fait imputer à l'auteur...

Rianne
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Rianne »

Ukyo a écrit : mar. 19 mars 2019 21:02 Le livre de JSF a sans doute des faiblesses (j'en ai moi-même perçu de mon point de vue de néophyte), mais certains reproches qui lui sont faits ne semblent pas tenir compte de l'ensemble du bouquin. Oui, il y a "ceux qui sont heureux" et un chapitre (pas le meilleur certes) leur est consacré, elle y admet qu'on les connaît moins et que de fait, par sa position, elle est essentiellement amenée à observer ceux qui vont moins bien. Et si, dans le bouquin, la question des difficultés rencontrées par l'adulte surdoué est centrale, JSF ne dresse pas un portrait de l'adulte surdoué fondé uniquement sur ces difficultés, elle décrit également ses caractéristiques et son fonctionnement cognitif singuliers. Après, si certains se reconnaissent uniquement dans la partie qui les arrange, c'est un biais assez classique qu'on ne peut pas tout à fait imputer à l'auteur...
Je suis d'accord sur le fond avec toi mais tu oublies le titre du livre. Le titre est très important dans un livre, il accroche et résume la pensé du livre en peu de mot.
Il y a une nette différence d'intention entre par exemple "le surdoué ordinaire" et "trop intelligent pour être heureux" :)
Après je ne crache pas sur ce livre et ou je te rejoins c'est qu'il a aussi aider pas mal de monde (c'était d'ailleurs sont but je pense, s'adresser aux HPI avec des pbs), ce qui a fait du mal c'est la gouroutisation de la douance rayée après sur internet qui en a découlé et où on a transformé les maux normaux des humains en rayures d'intelligence supérieure... bref du marketing de la douance

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par TourneLune »

En même temps je doute que le surdoué ordinaire permette à des de se reconnaître alors qu'ils sont à des années lumière de ça.

En fait y a certes le bouquin de jsf et son ensemble mais surtout l'ensemble du système marketing qui a été créé suite à son succès et les abus qu'on a pu constater et qui ne sont pas franchement dans le bouquin....
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Brianna »

Ukyo a écrit : mar. 19 mars 2019 21:02 Mais si on ne mettait pas les hétérogènes sur la courbe, celle-ci ne représenterait plus la totalité de la population considérée. J'avais compris que les adultes HPI hétérogènes étaient majoritaires parmi les adultes diagnostiqués HPI, donc courants au sein des 2.1%, et pas en général. Vous me mettez un doute, pour le coup.
Oui, c'est tout à fait ce qui m'interroge. Les 2 et quelques % incluent-ils vraiment les profils très hétérogènes ? Car s'ils ne les incluent pas, ben dans ce cas on a bel et bien plus de HP en réalité que ce que laisse penser la courbe, puisque personne ici, je pense, ne conteste qu'on puisse à la fois être HP et avoir un QIT incalculable édit : j'aurais dû écrire "non significatif" plutôt, merci [mention]Rianne[/mention] (ou inférieur à 130 s'il est quand même calculé, forte hétérogénéité oblige, et donc hors du HP tel que le présente la courbe). Et en effet, sinon on exclue ces profils de la population étudiée. Ou bien on les place au niveau de leur QIT calculé quand même, donc hors du HP. C'est pas hyper satisfaisant.

Sinon les témoignages cités par le Point sont évidemment gravement cocasses pour certains, je suis bien d'accord of course (même si perso je ne mets pas Attali dans le même sac que les jumeaux zinzins, niveau délire). Mais au moins ils offrent un pendant à la thèse selon laquelle l'autodiagnostiqué serait un malheureux anonyme en manque de reconnaissance (lequel malheureux certes existe probablement aussi). Certains font d'autres sophismes, comme le rappelle notamment enfused. Du coup la réponse à la question initiale est plus contrastée quand même. Après je trouve qu'on n'a quand même pas grand-chose de bien palpable pour alimenter le débat, les authentiques autodiagnostiqués ne s'étant manifestement pas massivement ouverts sur les raisons de leurs certitudes, ni ici ni ailleurs :). Je propose personnellement de leur laisser le bénéfice du doute (même si eux ne doutent pas, donc ^^).
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Dicizit »

Ukyo a écrit : mar. 19 mars 2019 21:02 Sinon, je crois qu'on est tous à peu près d'accord pour dire que s'autoproclamer surdoué avec aplomb et sans autre forme de procès n'est pas très sérieux et surtout pas très sain. Il faut quand même avouer que le coût financier important du test peut être générateur de frustration pour ceux qui ne peuvent l'assumer. À ce titre, j'en voudrais davantage aux coaches, gourous et autre prédicateurs peu scrupuleux qui sévissent sur Youtube ou ailleurs et embrouillent certains esprits.
Bien résumé!

Nous vivons dans une société très normative et le besoin de ranger les gens dans des cases conduit à ce type de dérive. Il faut être quelquechose de bien identifiable pour exister aux yeux des autres! Alors pourquoi pas HPI, quitte à rester sur un auto diagnostic.

De la même façon on assiste à l'explosion des dys de tous poils, des TDA avec ou sans H et eux aussi se contentent de suspicions sans diagnostic. (Il faut dire que le diagnostic est plus difficile à poser que le test WAIS.)
Certains enseignants brandissent les troubles dys , de l'attention et même la précocité intellectuelle à la moindre difficulté, ça en devient inquiétant . C'est plus simple - pour certains d'entre eux parfois - que de remettre en question les méthodes d'apprentissages . C'est aussi plus simple pour les parents , peut être plus rassurant aussi sachant que la'"solution" est toute trouvée: orthophonie! ( pour dyslexie/calculie / orthographie tout du moins) et plus confortable que de brasser dans des problématiques familiales/ éducatives/ psy etc.

Alors peut être est-ce le même phénomène qui se joue avec la douance: "médicaliser" une difficulté, une différence, la rendre à nos yeux et aux yeux des autres plus acceptable. Et plus confortable qu'un travail sur soi de longue haleine. ( Même si l'un n'empêche pas l'autre bien au contraire!)

(À tous les orthos et aux dys qqch: je ne dis pas que les diagnostics des troubles et leurs remédiations sont inutiles! Je pense souvent au contraire à tous ces enfants qu'on a laissé s'éteindre au fond des classes car jugés nuls alors qu'ils étaient dys )

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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par Rianne »

TourneLune a écrit : mar. 19 mars 2019 21:58 En même temps je doute que le surdoué ordinaire permette à des de se reconnaître alors qu'ils sont à des années lumière de ça.

En fait y a certes le bouquin de jsf et son ensemble mais surtout l'ensemble du système marketing qui a été créé suite à son succès et les abus qu'on a pu constater et qui ne sont pas franchement dans le bouquin....
oui je suis d'accord. Je citais juste le titre de cet autre bouquin pour la comparaison de titre et l'intention qui en ressort ;)

cherubim
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Re: S'auto diagnostiquer surdoué, est-ce bien sérieux?

Message par cherubim »

Hors-sujet
les HP dûment diagnostiqués mais avec un QIT incalculable car trop hétérogène, ils sont où sur la courbe de Gauss ? Vu qu'ils semblent répandus, ces profils n'augmentent-ils pas déjà le pourcentage de HP ?
C'est aussi ce que je voudrais savoir. Merci d'avoir posé cette question. Toutefois, elle me semble un peu hors-sujet. Je crois qu'il faudrait ouvrir un nouveau fil pour cela, qui inclura bien sûr les réponses de Rianne, Proxima, et encore Brianna. [mention]Fish[/mention] , [mention]Louise[/mention], vous qui savez tout, ;) avez-vous un avis sur la question?
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles… William Shakespeare, (Comme il vous plaira)

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