A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

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Doloplus
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Doloplus » sam. 1 déc. 2018 18:26

Bonjour à tous,

Je vous livre ici mon expérience du passage du WAIS parce que je lis trop souvent des témoignages de personnes qui semblent déçues de leurs résultats malgré une, voire deux ou trois longueurs d'avance sur la courbe de Gauss qui s'éloigne d'elle comme un paysage de montagne au loin...
Berf, je suis peinée de lire que certains se sentent tristes ou déçus d'être à 130, 131, 132...140...145...150! Bon sang, vous avez une intelligence extra-ordinaire, une richesse incroyable sous le crane, un trésor que personne ne peut vous enlever. Alors jouissez de votre don hors du cummun :up: .
Comment, qui plus est ne pas se sentir encore plus nul, médiocre, bon à jeter aux chiens lorsque, comme moi, on est bien en deça de vos performances? Mais sans doute, me direz-vous (et vouz auriez raison) que quand on est pas surdoué, ben on n'a rien à faire sur un forum de surdoués. Mais l'esprit humain est capricieux, et parfois ça appaise un peu de s'imaginer que peut-être.. qui sais? Et si moi aussi j'avais cette chance? Et puis, on affronte (ou pas) le verdict face un psychologue qui vous présente des cubes bicolores, des matrices colorées, des codes et vous demande de parler de mots et de concepts...
Et puis, l'attente. Pénible, interminable. Des jours à se questionner, à ressasser ses échecs, à minorer ces fautes, à espérer quand même...
Et puis, la restitution. Les chiffres qui cloisonnent, qui enferment, qui stigmatisent. Le verdict. Oui ou non. Mais aussi vos points forts "bla bla bla" mais au final ne reste qu'un chiffre (enfin cinq plus exactement) qui se gravent, illustrant toute une vie à reconstruire entre honte et échec.
Voilà, le test n'est pas toujours une partie de plaisir, l'annonce des resultats non plus. Mais sans doute, la multitude des déçus a trop honte pour venir en parler.
► Afficher le texte

Alors, une fois encore. A vous, les heureux gagnants à la grande loterie myelinique, soyez fiers et jouissez sans culpabilité de votre haut potentiel. Vous êtes bénis par la Providence. Et, si vous le pouvez, concervez juste un peu d'humilié et d'indulgence pour la grande majorité de vos compatriotes moins dotés, qui sont justes honteux de savoir qu'ils ne vous égaleront jamais, quoiqu'ils fassent, aussi durs travaillent-ils. C'est aussi cette réalité que peut révèler un WAIS, et elle est difficile à admettre, elle blesse et fait honte.

Miss souris
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Miss souris » sam. 1 déc. 2018 18:44

Doloplus, je te réponds sur ta préz...

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PointBlanc
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par PointBlanc » sam. 1 déc. 2018 18:53

Difficile de te répondre sans te donner l'impression d'adopter une attitude condescendante. Je crois pourtant que ces réactions que tu évoques sont au fond très proches de la tienne.
Ceux qui ne sont pas à 150 peuvent parfois se sentir écrasés par ce qu'ils imaginent être une intelligence qui les dépassera toujours.
Ceux qui y sont peuvent tout autant rejeter un score supposé signaler des aptitudes dont ils ne voient les preuves nulle part, et dont personne, par-dessus le marché, ne semble avoir le mode d'emploi.
Parce que rien ne se passe. Il n'y a pas de magie. Passé les premiers moments d'euphorie ce n'est pas vraiment un feu d'artifice de réalisations, plutôt la frustration d'avoir déterré un trésor sur le rivage d'une île où on a fait naufrage. Il n'y a rien à en faire ; ça ne se mange pas ; ça fait à peine un sujet de conversation entre naufragés, chacun le cul posé sur son tas d'or, en fait.
Tu vois, l'erreur, c'est la même : celle d'avoir cru qu'on était sur le point de devenir quelqu'un d'autre, au moins de se connaître mieux, comme si ça pouvait vraiment arriver en assemblant des cubes.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par ^°Kagi°^ » sam. 1 déc. 2018 21:56

C’est une réponse merveilleuse PointBlanc :clap: et particulièrement susceptible d’aider tou-te-s celles et ceux qui ont un diag + ou - et souhaitaient secrètement autre chose que le diag qu’elles/ils ont eu.
Il n’y a pas de honte à avoir le chiffre qu’on nous a annoncé, Doloplus. Ça reste un chiffre, qui deviendra bientôt un point de départ.

L’essentiel est ailleurs : dans le travail que l’on doit faire pour fabriquer avec ce que l’on a reçu un vrai chouette bout de vie.

Courage à toi Dolophus, pour la suite :ensoleillé:

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Doloplus
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Doloplus » dim. 2 déc. 2018 01:45

@ PointBlanc

Je te remercie pour ta réponse. Il me semble y lire de nombreuses questions identitaires (mais peut -être ne suis-je que dans la projection?) auxquelles le résultat de QI n'a rien apporté. J'ai bien conscience que cette évaluation n'est qu'un éclairage sur la personne concernée et qu'un individu est bien plus complexe et bien plus riche que son QI.
Pour autant, je pense qu'il serait dommage de ne pas prendre acte des capacités hors du commun que certains ont la chance de pouvoir mobiliser selon leurs besoins, envies, nécessités... Bref, selon les aléas de la vie.

Pour les autres, la très grande majorité des êtres humains au monde, ces mêmes aléas seront bien plus difficiles, pour ne pas dire impossibles à surmonter, malgré une ardeur, une volonté, une ténacité à toute épreuve pour s'en sortir.

Pour reprendre ta métaphore du naufragé. Celui qui trouve un tas d'or sur une île déserte, s'il est intelligent, pourra à force de réflexion et de travail trouver les moyens de faire du feu, de fondre ses lingots, de façonner des outils dont il se servira pour fabriquer un bateau. Avec son embracation, il pourra prendre le large et si les vents lui sont favorables (parce que ne nous leurrons pas, la chance est aussi un facteur déterminant dans le parcours d'une vie) il lui sera possible d'accoster sur une terre où il pourra, grâce à son or, qu'il refondra selon ses besoins, obtenir des richesses marchandes et répondre aux besoins qui sont les siens.
Alors bien sûr, rien ne se fera tout seul. Rien ne tombe du ciel pour personne, mais le naufragé qui n'aura pas trouvé d'or au départ aura beaucoup plus de mal à arriver au même résultat.
Tout ça pour dire que je pense d'être HP est une chance extra-ordinaire, rare et que cela m'attriste de lire les récits de personnes concernées qui ont, un peu, beaucoup, énormément de lingots entre les mains, et qui ne parviennent pas à s'en réjouir.

@ Kagi

Merci de ta bienveillance. Je te rejoins sur l'idée que l'essentiel réside dans le travail que nous devons tous faire avec ce que l'on a reçu, ou pas, pour se fabriquer une chouette vie. Mais c'est parfois difficile de voir son alter égo désolé de ne savoir que faire de son échelle, quand on meurt soi-même de faim et que l'on a repéré une pomme tout en haut de l'arbre que l'on ne parvient pas à cueillir malgré des efforts répétés jusqu'à l'inanition pour grimper dans l'arbre...

Quant aux chiffres donnés par le WAIS, oui ils me font honte, parce que j'ai toujours cru (à tord) qu'avec beaucoup de travail, d'acharnement, d'efforts, de renoncements, de souffrances il était possible de développer son intelligence et avoir une tête bien faite. Je réalise, à quarante ans passés, que tout cela n'a servi à rien. Que limitée je suis (peu importe l'échelle :huhu: ), limitée je resterai... C'est douloureux, mais cela n'a pas grand intérêt.

Quoi qu'il en soit, je pense que les souffrances humaines sont toutes réelles et légitimes.

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Malouuu
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Malouuu » dim. 2 déc. 2018 02:35

Je suis passée par ici un certain nombre de fois pour me rassurer pendant l'attente des résultats, mais j'ai juste compris à quel point j'avais donné de mauvaises réponses (je pense que c'est surtout parce que je ressassais). Ça m'a permis de tenir, j'ai lu presque tous les posts et je me suis dit que ça peut aider certains, donc je fais de même.

J'ai passé le test il y a trois semaines, je vais vous relater mon vécu. Je n'ai pas voulu poster avant d'avoir le résultat mais je ne voulais pas être influencée par ceux-ci non plus donc j'ai écrit ce texte à l'issue du test (dans les jours suivants). Ce que je rajoute une fois la restitution passée sera en italique et en bleu. Je ne savais pas si je le posterais si il s'avérait négatif mais je pense que ce n'est pas réellement important en fait. Donner une idée de son vécu, que le diagnostic final soit + ou -, est ce qui compte réellement pour ceux qui n'ont pas encore passé le test, pour pouvoir s'identifier (je pense).

Fin août je contact une psy faisant passer les tests de QI par mail. J'ai pris rendez-vous début septembre pour parler avec la psy en entretien préalable. Ça s'est bien passé au début mais quand elle m'a demandé de lui dire de vive voix pour quelle raison je venais, je n'ai pas osé lui parler des tests de QI (je lui en avais parlé par mail). En sortant je me suis sentie stupide d'être si...moi. J'ai pris un autre rendez-vous pour le mois d'après. C'est à ce moment là qu'elle m'a redemandé pourquoi je venais et je lui ai expliqué, c'était difficile (je n'aime pas parler de moi, du tout.). Je n'ai presque rien laissé échapper de peur que mes lectures sur le sujet fausse ma vision des choses (effet barnum il me semble). Une fois fini, elle m'a expliqué comment le test se passait, et m'a montré un exemple de compte-rendu. Elle m'a bien expliqué qu'elle faisait passer le test afin de mieux cibler les points forts et les points à travailler, et non pas pour donner un chiffre. Elle m'a laissé le temps de la recontacter afin de confirmer ma volonté de le passer. Deux semaines plus tard je lui envoie un mail (sans oublier de l'informer de mes doutes quant au test, au chronomètre qui est stressant pour moi et à l'utilité de tout ça), je prends malgré tout un rendez-vous pour arrêter de me fourvoyer. J'ai eu trois semaines de plus pour y penser.

Le jour J, rendez-vous à 13h après les cours. Je subis le stress physiquement, mais pas tellement dans ma tête, je suis ailleurs. J'arrive un peu plus tôt, en même temps qu'elle mais elle ne me voit pas et je veux lui laisser le temps de s'installer donc je patiente dehors (il n'y a pas de salle d'attente). C'est l'heure, elle me propose à boire, je demande un thé. Elle prend son temps, ça m'a un peu rassurée.
On commence. Elle m'explique qu'elle a son carnet avec elle pour faire les choses dans les règles, me rassure sur le chronomètre et me conseil de faire de mon mieux. Elle me fait passer les 15 sub-tests.

Comment j'ai vécu les différents subtests
► Afficher le texte
Elle terminait toutes mes réponses (ou presque) par un parfait ou très bien, je pense que c'est parce que je lui avais signalé un manque de confiance en moi (enfin je pense que je n'avais pas besoin de le dire pour qu'elle le remarque).

Pendant les semaines qui suivent je doute, je me dis que je n'irai pas à la restitution, je ne veux plus savoir. J'admet avoir envie d'être surdouée, pas pour être « plus » mais pour comprendre pourquoi. Ça serait confortable. Mais en fait je n'ai dit à personne que je passais le test, donc je n'ai personne à qui me confier. Je vous lis, j'écris, je réfléchis (beaucoup), et je fais des rêves dans lesquels on m'annonce les résultats. Plein de rêves, dans la plupart il n'y a pas de chiffre, je me dis que ce n'est pas ce que je recherche finalement. Heureusement je suis dans une liste pour être le futur BDE (en tant que trésorière), donc pendant toute une semaine (de campagne) ça me fait penser à autre chose. Je ressasse les différents sub-tests, je me dis que je suis débile que la plupart des réponses que je n'ai pas su donner je les connaissais, que j'aurais dû essayer de répondre même si c'était faux au lieu de dire « je ne sais pas ». Quand je répondais faux à une question je le savais, ça me déstabilisait et j'oubliais d'écouter la question d'après, donc j'avais faux aussi (notamment pour la mémoire des chiffres, où j'entendais et où j'essayais de tout redire machinalement, sans réfléchir, sinon j'oubliais les sons que j'avais entendus). En fait je me rends compte que je n'ose pas assez faire les choses, de peur de paraître stupide, ou à côté de la plaque, d'être jugée aussi (c'est ma hantise) alors que l'inaction c'est pire, les autres pensent que tu ne t'impliques pas. Mais je me dis que mon idéal de moi est trop parfait donc je me mets la pression et je me sens nulle, d'où le manque de confiance en moi.

La psy a noté que tous les subtests non chronométrés étaient très bons alors que ceux qui l'étaient l'étaient moins, elle me savait perturbée et déstabilisée par le chronomètre et le fait qu'on m'ait souvent dit que j'étais lente.

Bizarrement j'ai un ICV plus important que l'IRP alors que je pensais que ça serait le contraire. Comme je l'ai dit je ne suis pas douée dans les domaines littéraires, et pourtant c'est mon indice le plus élevé. Il y a autre chose que je ne comprends pas, c'est le score de mémoire, on me dit très souvent que j'étonne par ma très bonne mémoire mais le test ne l'a pas montré, donc je trouve ça bizarre. Peut-être qu'ils devraient mettre d'autres épreuves de mémoire afin de tester les différents types de mémoire (même si la mémoire sensorielle peut être difficile à évaluer – je ne me suis pas renseignée pour savoir si ça existait).

La restitution était concise, mais ça m'a suffit, la psy m'a éclairée quand j'ai posé une question. Elle m'a même conseillé des livres à lire pour en savoir plus, et préconisé de commencer un suivi psychologique pour travailler l'estime et la confiance en moi, apprendre à communiquer avec les autres, travailler sur la relation à l'autre afin de mieux le vivre et vaincre ma grande timidité. Elle m'explique que si j'avais confiance en moi j'aurais explosé certains scores, notamment en ce qui concerne la vitesse (je suis souvent revenue sur mes réponses données à la psy parce que je n'étais pas certaine, mais donnais les mêmes réponses une fois vérifié).

Pour tout vous avouer, avant la restitution j'avais envie d'être diag +, mais maintenant que je sais que je le suis, je n'en veux plus, c'est un peu bizarre. J'ai envie de le donner, de savoir ce que ça fait d'aimer les même choses que les autres, de réussir à être plus intégrée. En parlant de s'intégrer, la psy m'a dit quelque chose qui m'a marquée, elle a dit que si je ne suis pas à l'aise au milieu d'un groupe de personnes ce n'est pas parce que je n'arrive pas à m'intégrer, mais parce que je me pose des questions que les autres ne se posent sans doute pas, on n'a pas la même vision des choses. En gros, ce n'est pas de ma faute. Qu'en pensez-vous ? Sur le coup ça a fait monter les larmes mais plus j'y pense, plus je me dis que c'est peut-être un peu de ma faute quand même si je ne réussis pas à les comprendre. J'ai l'impression que ça m'est inaccessible.

Ma sœur était au courant que je me posais la question (j'ai enfin osé lui en parler) et était venue me rendre visite le jour de la restitution, je lui ai dit que j'avais passé le test une fois que c'était fini. Elle n'a pas trop réagi, juste un « c'était sûr » et une petite blague sur le chemin du retour.

Une très bonne amie avait dit quelque chose qui m'a fait sourire. On parlait de cases et je lui dit sur un ton humoristique que moi j'ai des cases en moins, et elle me répond « ce n'est pas que tu as des cases en moins, c'est juste que certaines cases prennent beaucoup de place et empiètent sur les autres ». Je sais pas si c'est juste, mais j'ai trouvé ça drôle de m'imaginer avec des cases à la place du cerveau et ces cases qui se battent pour prendre autant de place qu'elles peuvent.


Pour conclure sur une citation : « La simplicité est la sophistication suprême » - Léonard de Vinci

PS : C'est peut-être un peu long, devrais-je enlever quelque chose ?
"Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira." - Carl Gustav Jung

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par PointBlanc » dim. 2 déc. 2018 08:42

Doloplus a écrit :
dim. 2 déc. 2018 01:45
Pour reprendre ta métaphore du naufragé. Celui qui trouve un tas d'or sur une île déserte, s'il est intelligent, pourra à force de réflexion et de travail trouver les moyens de faire du feu, de fondre ses lingots, de façonner des outils dont il se servira pour fabriquer un bateau. Avec son embracation, il pourra prendre le large et si les vents lui sont favorables (parce que ne nous leurrons pas, la chance est aussi un facteur déterminant dans le parcours d'une vie) il lui sera possible d'accoster sur une terre où il pourra, grâce à son or, qu'il refondra selon ses besoins, obtenir des richesses marchandes et répondre aux besoins qui sont les siens.
Si ce n'est que l'or est un métal mou. Ce serait comme essayer d'abattre un arbre avec une hache en pâte à modeler. Et c'est là que la métaphore rejoint la réalité : non, on ne peut pas tout faire avec ces caractéristiques que les résultats du test nous reconnaissent, et qui ne sont certainement pas le tout de l'esprit humain. On ne devient pas, du jour au lendemain, une machine à inventer et à apprendre, un génie de l'adaptation, que sais-je. Ce que tu regrettes si amèrement de ne pas posséder, c'est un bien essentiellement symbolique, une part manquante que tu idéalises. Le haut potentiel n'est pas la condition indispensable à l'exercice de l'intelligence, ce n'est pas non plus la garantie qu'on accomplira de belles choses ; ça peut simplement vouloir dire qu'on se tourmentera de façon un peu plus raffinée que la moyenne.
Bien sûr qu'il y a des réalisations que leur génie place hors de portée même des volontés les plus tenaces. Mais il y en a aussi un sacré paquet d'autres qui doivent tout ou presque à la volonté et à la patience, et qui pour le coup sont largement inaccessibles aux intelligences dilettantes qui ne savent que passer interminablement à autre chose.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Unesoprano » dim. 2 déc. 2018 10:35

N’ayant pas passé les tests, je te réponds ailleurs.
Nos têtes sont rondes pour que nos idées puissent changer de direction. Françis Picabia

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Doloplus » dim. 2 déc. 2018 11:51

PointBlanc a écrit :
dim. 2 déc. 2018 08:42

Si ce n'est que l'or est un métal mou. Ce serait comme essayer d'abattre un arbre avec une hache en pâte à modeler. Et c'est là que la métaphore rejoint la réalité : non, on ne peut pas tout faire avec ces caractéristiques que les résultats du test nous reconnaissent, et qui ne sont certainement pas le tout de l'esprit humain. On ne devient pas, du jour au lendemain, une machine à inventer et à apprendre, un génie de l'adaptation, que sais-je. Ce que tu regrettes si amèrement de ne pas posséder, c'est un bien essentiellement symbolique, une part manquante que tu idéalises. Le haut potentiel n'est pas la condition indispensable à l'exercice de l'intelligence, ce n'est pas non plus la garantie qu'on accomplira de belles choses ; ça peut simplement vouloir dire qu'on se tourmentera de façon un peu plus raffinée que la moyenne.
Bien sûr qu'il y a des réalisations que leur génie place hors de portée même des volontés les plus tenaces. Mais il y en a aussi un sacré paquet d'autres qui doivent tout ou presque à la volonté et à la patience, et qui pour le coup sont largement inaccessibles aux intelligences dilettantes qui ne savent que passer interminablement à autre chose.
Bonjour PointBalnc,

J'ai du bien mal m'exprimer car ce n'est pas du tout l'idée que je voulais partager. Bien sûr qu'un haut potetiel ne garantit pas une réussite solaire, une inventivité hors du commun, une existence extra ordinaire Ce serait d'une part trop simple, et d'autre part terriblement inique.
Pour autant, c'est tout de même un atout considérable qu'il serait dommage de négliger (nier? dénigrer?) qui peut être mobilisé selon le parcours de vie. Alors bien sûr, cela n'empêchera pas de faire avec les autres aléas de vie qui peuvent freiner une évolution, destabiliser, mettre à terre... Mais pourquoi ne pas regarder cette douance comme un outil supplémentaire, rare et précieux et peut-être s'autoriser à apprendre à s'en servir sans se couper un doigt (en autodidacte, parce que vu sa rareté, le mode d''emploi n'est pas trouvable sur internet)? Apprivoiser sa douance, la sublimer pour y puiser une source de satisfaction en cohérence avec ses besoins propres ne te semble pas possible?

Voilà, en tout cas, si mes propos ont pu te blesser, je te présente toutes mes excuses. Ce n'était pas du tout mon intention.
:f:

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Galou666 » lun. 3 déc. 2018 12:53

Je complète mon propos suite au debrief avec la psychologue samedi matin.

Beaucoup de stress en attendant les résultats, un stress très différent de celui du jour du WAIS IV.

Elle me demande comment je me sens : stressée, anxieuse, à fleur de peau ; qu'elle est ma plus grande peur : n'avoir ni réponse, ni piste. Je lui dis que cela fait 15j que j'essaie de me dire que je n'en suis pas et qu'il va falloir que je trouve d'autres pistes.

Ellle me refait un bilan de mon 1er entretien afin que je valide ce qu'elle a rédigé.
Puis elle commence le debrief à proprement parler : comment elle m'a perçue, comment j'ai passé les différents subtests... Puis un bilan global et en lien avec le 1er entretien.

Donc pour elle, même si je n'atteins pas ce fameux palier de 130 (d'autant plus avec un QIT incalculable car trop hétérogène), elle n'a pas de doutes sur le fait que je sois surdouée. Le plus "faibles" résultats viennent de deux choses : ma dyslexie (là où j'ai "raté") amplifiée par mon passé familial (ma mère me parle toujours de normalité, d'humilité, que je suis normale, mon père grand matheux m'a toujours dis qu'il n'y avait qu'une manière de résoudre les maths, une seule logique...). En gros soit je suis à minimum 16, soit je suis à 10 (pas à 9 ou 11 non juste 10, tous mes scores en dessous de 16 sont à 10).

Au delà des résultats, son analyse m'a beaucoup remuée, car elle a mis des mots sur mon fonctionnement, m'a déjà fait comprendre certains de mes comportements.
J'ai aussi pu enfin me dire que mon instinct ne m'a pas trompé, que je peux me faire confiance même si je n'ai pas la démonstration. Elle m'a demandée ce que je ressentais et j'ai été incapable de lui apporter une réponse, je lui ai dis que j'avais trop d'émotions, complexes et simultanées pour lui donner une réponse.

Elle m'a dit que j'analysais tout et dans sa globalité et qu'en plus de ça j'avais une nuance d'émotions énorme ainsi qu'une nuance dans chaque terme que j'utilise (ce qui amplifie le décalage du fait que derrière un terme je mets plein de choses, choses que la personne en face ne reçoit pas). Mais que ma dyslexie vient perturber tout cela même si je compense très largement.

J'ai également parlé de mon fils et elle m'a conseillée de lui en parler (de ma démarche et du fait qu'on se ressemble) et de lui dire que si un jour il a envie il pourra également avoir cette démarche. Qu'elle pourra lui faire faire, mais elle m'a déjà également aiguillée sur une psy juste à côté de chez moi, si jamais je préfère quelqu'un d'autre.

J'ai encore du mal à réaliser, il va me falloir du temps pour tout digérer et voir comment je vais m'en saisir. Mais elle m'a déjà proposé des pistes (avec ou sans elle, elle m'a dit que les deux choix sont possibles).

J'ai aussi discuté avec elle de mon fonctionnement au travail, à savoir : travailler dans l'urgence, procrastiner beaucoup ou travailler sur tout autre chose. Elle m'a dit que j'avais besoin de cela, que c'était mon mode de fonctionnement normal. Que j'avais besoin d'urgence pour me motiver, et que je faisais des rendus très bons d'après ce que je lui avais dis. Donc qu'il ne faut pas chercher à rentrer dans un moule même s'il y avait forcément des pistes pour m'améliorer.

J'ai aussi parlé de mon conjoint, qui m'a beaucoup soutenue dans cette démarche. Elle m'a dit qu'il avait aussi beaucoup d'intelligence. Et c'est là aussi où j'ai compris que la douance au delà de l'intelligence c'est surtout une manière de fonctionner différente (oui oui je sais c'est évident mais j'ai un exemple sous mes yeux de quelqu'un qui est intelligent et pourtant lui ne se retrouve absolument pas dans la douance)

Bref au delà du résultats c'est surtout tout le travail d'analyse qui va beaucoup m'apporter. Et je me dis enfin, j'ai des explications, enfin je comprends...
Et je rajouterai que ma dyslexie, une fois que la dernière séance d'orthophonie a été passée, tout le monde a considéré que cela était résolu... En fait non et de le savoir, m'ouvre de nouvelles compréhensions et perspectives !

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Fu
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Fu » lun. 3 déc. 2018 14:12

Malouuu a écrit :
dim. 2 déc. 2018 02:35
PS : C'est peut-être un peu long, devrais-je enlever quelque chose ?
J'ai trouvé ça très bien, ne retire rien. C'est une bonne idée d'avoir ces deux versions, celle écrite à chaud et avec encore beaucoup d'interrogations, et l'autre écrite après avoir reçu les résultats. :)

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par pandamonium » lun. 3 déc. 2018 17:04

Bon fini le temps d'observation.
Je parcours beaucoup le forum depuis un moment mais ma contribution est pour l'instant de l'ordre de l'infime.
J'ai beaucoup de mal à parler de moi mais je me suis dit qu'il était temps que je parle de mon test.
Je l'ai passé il y a 2 semaines, ce qui fait que mon commentaire n'est pas vraiment une réaction à chaud.

Je ne me souviens à vrai dire que de peu de choses. Je pense que ma mémoire estompe grandement les événements qui sont pour moi émotionellemnent chargés.
Je me souviens que la psychologue avait une voix douce. Je me souviens de sa patience lors de ses explications.
Je me souviens du bruit des livrets lorsqu'elle les manipulait.
Je me souviens de ces petits cubes rouges et blancs à la texture mate.
Je me souviens du bruit que faisait le néon et je me souviens que cela m'a déconcentré car pendant que je réfléchissais, je voyais en même temps l'image d'un combat au sabre laser.
Je me souviens des moindres changements dans le visage de la psychologue qui traduisaient malgré elle, son avis sur ma "prestation".

Impossible de me rappeler en détails ce qu'elle m'a dit à la fin. Les mots se sont comme envolés.
Par contre je me souviens en sortant qu'il neigeait à gros flocons et que la rue était silencieuse.

Tardec
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Tardec » dim. 9 déc. 2018 21:05

Je vais reprendre ta présentation Kydix, elle me parait clair et efficace !
Je ne sais vraiment pas quoi dire, je suis au final déçu et peur de résultats faux..
J'ai accepté de faire le test wais après avoir passé le Mensa qui m'a donné un résultat élevé. <1% population. Mais ça me semble assez peu précis et semble se jouer à une ou deux questions.. donc j'ai voulu faire le wais..
J'arrive le jour en mangeant mes beignets et bonbons.. Plutôt décontracté en soi. Mais très vite stressé sur la première épreuve.

1er subtest : Cubes. je sais pas quoi en penser, j'ai bloqué sur le dernier car j'ai complétement zappé que j'étais en carré 3*3 et j'ai tenté des trucs. Cependant elle m'a aidé sur un ou deux (carré 2*2) (pendant le hors temps?), en me disant que c'était à un cube près. J'ai peur que ça fausse le résultat..
2e subtest : Similitudes. Bien galéré sur celui ci sur certains points.. J'ai beaucoup de mal à expliquer et mettre des mots.
3e subtest : Je suis allée jusqu'a la mémorisation de 8 chiffres.. Fun fact, j'ai fait un meilleur score pour redonner la série de chiffre à l'envers que à l'endroit.. J'ai testé une méthode de mémorisation complètement nulle aussi en plein wais :violent:
4eme subtest : Arithmétique. Bien passé.
5e subtest : Vocabulaire. Beaucoup de mal à expliquer certains mots.. Elle me disait de donner une définition différente quand celle que j'énonçais était pas recensé.
6e subtest : Puzzles visuels, un total de trois erreurs, c'était sympa mais tellement prise de tête.
7e subtest : Code. Aucune idée de si réussi ou non.. épreuve non finie. Dessiner le code actuel tout en regardant le suivant est un exercice difficile.
8e subtest : Matrices. Tellement plaisant, j'ai fait un petit parfait sur celui ci.. Cependant m'a demandé sur un j'étais sur de ma réponse (je dirai un des 5 premiers) et j'ai donné très rapidement une autre réponse. Dans les premières matrices, et m'a donné un indice sur le fait que les couleurs ne soient pas forcément utilisés mais je pense que ça ne m'a pas influencé sur le reste de l'exercice. Toute les matrices faites hormis ça.
9e subtest : Information. J'ai été décevant sur celle ci, répondu à pas mal de questions mais des erreurs grossières.
10e subtest : Symboles. Bien avancé sur celle ci, cependant dur à définir si c'est bien ou non.

Je suis très mitigé, et très anxieux, j'ai l'impression qu'elle m'a trop aidé.. du coup, j'ai peur que ça fausse complétement le test.. J'ai peur de voir un score limite ou quoi que ce soit et me dire que c'est pas représentatif.

Après, elle est habilité à passer le wais 4 mais bon.. Je sais vraiment pas quoi penser.
Cependant elle confirme le haut potentiel avant la restitution.

Arg.Arg.Arg. Vous en pensez quoi ? Vraiment peur de résultats faussé car trop guidés. (enfin trop, tout est relatif)

Hâte d'avoir la restitution cependant qui est dans deux semaines afin de pouvoir comprendre certains de mes points forts et me retrouver un peu dans mon parcours de vie.
Je suis plus anxieux de la suite, et surtout anxieux d'avoir un résultat erroné. Mais une part de moi me dit quand même que le résultat sera vrai..
La restitution me fait peur.. Et si j'essayai de me réfugier dans le diag+ pour mettre un mot sur tout mes questionnements, mes bouillonnements, ma sensibilité ? Et si j'avais juste une personnalité/caractère que je ne me supporte pas ? Recommencer à chercher d'autres pistes.. ça me fait vraiment peur.

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Didedine
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Didedine » ven. 14 déc. 2018 07:59

J'ai passé le test hier. J'en ressors avec un sentiment très mitigé. Sachant que depuis les premiers murmures, pas mal de temps s'est écoulé, j'ai eu le temps de mûrir le but de ma démarche. La restitution a lieu la semaine prochaine. Je n'aurai donc pas trop à patienter et, en attendant, mon boulot m'offrira suffisamment de tâches à accomplir pour m'occuper l'esprit.

Je vais reprendre la structure des deux témoignages precedents, qui me parait très claire.

1er subtest : les cubes. Je l'ai trouvé plutôt facile. Quand j'ai terminé le dernier, la psy à laissé entendre que j'avais été vraiment rapide. Je ne sais toujours pas quoi en penser... Surtout que j'adore ce genre de défi, ça me parait fausser la donne.

2eme subtest : similitudes. Je ne sais pas quoi en penser. J'ai en tous cas toujours trouvé une similitude, en prenant mon temps à la fin mais je suis visiblement arrivée au bout.

3eme subtest : mémorisation : je me suis bien plantée au début. Petit à petit ma technique a commencé à porter ses fruits mais je suis incapable de dire jusqu' à combien je suis allée. Je garde juste le sentiment qu'il y en avait beaucoup. Sentiment relatif, certes, mais je ne peux être plus précise. Je me souviens surtout qu'à un moment j'ai galéré, hésité, restitué ce qui était attendu et elle m'a dit "ha et bien on va encore en faire un alors". On s'est arrêté à l'exercice suivant.

4eme subtest : arithmétique. Je ne sais pas du tout ce que ça a donné, si ce n'est que j'ai demandé de répéter 4 fois certaines consignes.

5eme subtest : vocabulaire. Je suis allée au bout. Je connaissais tous les mots, mais ce n'est pas pour autant que je peux affirmer avoir été suffisamment précise.

6eme subtest : puzzles. Je ne sais pas si je suis allée au bout. J'ai bien aimé. J'ai commis deux ou trois erreurs mais je m'en suis chaque fois rendu compte, du coup j'ai corrigé. Pour l'une d'elle, la psy m'a dit de prendre mon temps car j'en avais encore beaucoup. Je suis incapable de dire si ma performance tenait le chrono ou non.

7eme : codes : je ne suis pas allée au bout. J'ai lâché un gros "Hooo" au moment ou j'ai du m'arrêter. La psy m'a dit de ne pas m'en faire et que, depuis qu'elle faisait passer des tests, il n'y a qu'une seule personne qui était arrivée au bout.

8eme : matrices : j'ai adoré. J'ai souvent fait confiance à mon intuition et je me suis autorisée la réflexion à voix haute. Encore une fois, je ne sais pas si je suis allée au bout ou non, ni à quel point c'était ou non "correct".

9eme : information : là, je crois avoir été particulièrement mauvaise. J'ai une mémoire des noms atroce et j'ai plusieurs fois "passé" car impossible de pouvoir répondre à la question.

10eme : symboles : je crois avoir été ni bonne ni mauvaise. J'aurais peut-être pu aller plus vite mais j'ai besoin de vérifier ce que je fais.

Après, j'ai eu des tests psychoaffectifs. Finalement, je pense que ce seront ceux-là qui éclaireront le plus mon fonctionnement. En faisant le lien avec mon passé, la psy à dit qu'elle comprenait mieux les réponses données au Rorschach.

Le tout a duré 2h45 pour 4h prévues initialement. Apparemment, c'était un test court. Je ne suis ni anxieuse ni impatiente d'obtenir les résultats. Je sais qu'ils viendront et en attendant, j'ai de quoi m'occuper. Je suis particulièrement contente d'avoir pris la décision de passer le test car je suis sûre qu'il me permettra de mieux me comprendre. Les quelques infos lâchées à gauche à droite m'assurent de disposer d'au moins une piste. Je savais mon histoire personnelle très influente, peut-être l'est encore davantage que je l'avais imaginée. Obtenir des pistes, trouver des outils pour avancer, calmer mes démons, sont aujourd'hui bien plus importants à mes yeux qu'un quelconque chiffre écrit sur un bout de papier.

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