Et quand le test dit non!

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement
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Mercador
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Re: Et quand le test dit non!

Message par Mercador » jeu. 28 janv. 2016 17:20

Et on fait quoi quand on a pas de QIT ? :)

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Daysofwonder
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Re: Et quand le test dit non!

Message par Daysofwonder » ven. 29 janv. 2016 08:22

Effectivement, mon intervention ne prend pas en compte le problème des QIT incalculables car indices trop hétérogènes! Mais au moins sans QIT il n'y a pas ce risque de se dire "oh j'ai 125, je ne suis pas surdoué, c'est sûr" ni "oh j'ai 135, je suis surdoué, c'est certain!" ;) Je crois qu'il y a un autre topic pour l'hétérogénéité cela dit: http://adulte-surdoue.fr/tests-psys/hau ... -t389.html

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Bradeck » ven. 29 janv. 2016 09:46

Et quand il n'y a pas de QIT, il y a malgré tout un avis du psy, qui doit dire si à son avis, basé sur l'obervation clinique, et au vu des résultats malgré tout, c'est oui / non / ne peut se prononcer.
Et l'on tombe alors dans des questionnements tels que ceux énoncés dans le fil mis en lien par Daysofwonder ^^
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Re: Et quand le test dit non!

Message par TourneLune » ven. 29 janv. 2016 09:50

De toutes façons il me semble que l'objectif de ce sujet est davantage de parler de "Quand le diagnostic dit non" et pas juste du résultat chiffré ....
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Daysofwonder » ven. 29 janv. 2016 10:09

Oui, il y a pas mal d'interventions de ce sujet qui auraient finalement plus leur place dans le topic http://adulte-surdoue.fr/tests-psys/qua ... t5822.html ;) (entre autres)

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Mercador » ven. 29 janv. 2016 15:00

Alors vous comprenez quoi de ça vous;
Par ailleurs, on ne peut exclure avec certitude que les difficultés affectives vécues par Monsieur XYZ aient eu un impact sur les résultats de la présente évaluation intellectuelle, notamment sur le plan de la vitesse de traitement de l’information (ralentissement psychomoteur).
Oui ? Non ? Patate poil ?

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Traum » ven. 29 janv. 2016 15:12

Que la dépression peut être une cause non négligeable de la chute de ton IVT, voire sur d'autres points du bilan.

Je n'aime toujours pas vraiment JSF, mais je t'invite à la relire dans TIPEH, paragraphe « Quand les profils ne sont pas directement significatifs ».
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » Mark Twain

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Mercador » ven. 29 janv. 2016 20:15

Dac merci, je vais relire ce bout lorsque je récupérerai mon livre. Je referai le test quand j'irai mieux, ça donnera un meilleur photo-finish.

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Laety777 » jeu. 10 mars 2016 12:05

Mon test a dit "non" hier avec quelques nuances.

Je ne me sens pas trop mal mais pas trop bien non plus.

Sur le coup: j'étais contente de ne pas être en dessous de la moyenne.
Aujourd'hui, a relire la synthèse, notamment avec cette notion de précocité dans l'enfance je suis perplexe.

Donc l'objectif est d'éclaircir ces points avec la psy, sur le coup j'ai compris, mais en faite heu... non.

Je ne sais pas encore si je resterai sur le forum car mon côté "dévalorisation" extrême et Eponge émotionnelle pourraient m'empêcher de m'y sentir bien.

Enfin, oui il y' a un sentiment quand même de "honte" et frustrations qui devraient de dissiper d'ici quelques temps je l'espère.

Car là, à J+1, je me sens quand même "bof" et toute molle et j'ai envie de pleurer de joie ?! (car faire partie de 30% de la population avec ce QI, c'est cool quand même !) ou pleurer de honte ou "je ne sais pas comment définir ce sentiment qui m'habite"... Décalage et caractéristiques non élucidés par le diagnostic "HP".

Je me serai accommodé avec un résultat plus clair sans ambivalences.

J'espère que mon témoignage n'est pas "trop" à côté de la plaque mais en tout cas il est sincère et à "chaud".

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Za » jeu. 10 mars 2016 15:21

Ton témoignage n'est pas du tout à côté de la plaque, au contraire. Et tu a raison de chercher à éclaircir ces points qui semblent te troubler.

Il est bien compréhensible aussi que tu te sentes un peu "frustrée" par cette conclusion, parce que tu t'attendais à ce qu'un diagnostic positif puisse répondre à tes questions sur toi. Celles-ci restent donc au moins en partie en suspens, et j'espère que la psy pourra te donner des pistes, plutôt que de te fermer des portes :)
Tu nous diras !
En tout cas, tu as eu la preuve de ton intelligence, si tu en doutais.

Et au cas où ce serait nécessaire, je te le redis : quel que soit le diagnostic, ce forum te reste ouvert.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
J. Prévert

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Re: Et quand le test dit non!

Message par MattDallery » jeu. 10 mars 2016 17:25

Salut Laety.

Comme l'a dit Za, ta démarche consiste en un questionnement en profondeur et ce test fut un moyen d'y répondre en partie.

Maintenant, ce n'est pas parce que les conclusions au test n'aboutissent pas à un diagnostic HP que l'aide dont tu peux bénéficier sera différente, surtout au vu de ton niveau de performances au WAIS. Ce n'est pas un examen qui conditionne ton entrée dans une classe supérieure et à partir duquel ton avenir se joue véritablement. C'est juste pour évaluer ton niveau par rapport à la moyenne de la population. Ce résultat vient appuyer les hypothèses du psychologue dans sa pratique, rien de plus.

Et puisque tu te retrouves dans les ressentis qui sont partagés ici, pourquoi bénéficierais-tu d'une aide différente si besoin ? Parce que tu n'as pas été "diagnostiquée" ? Ca n'a pas de sens :-) Nous disposons chacun de moyens qui nous sont propres. Et deux personnes ayant le même QI ne vont pas réagir de la même façon dans une même situation donnée, ou penser de la même façon... De plus, s'il faut pour passer dans une certaine catégorie obtenir un score de 150 et que l'on obtient 149, est-ce que le psychologue va appliquer tel protocole plutôt qu'un autre ? Est-ce que cela veut dire que l'on est inférieur, que l'on vaut moins ? Bien sûr que non. Le fait de manier des cubes pour reproduire des formes géométriques définies ou de restituer dans l'ordre une série de nombres ne pourra jamais décrire ce que tu es. Il est vrai que certaines personnes sont très performantes dans ce domaine et obtiennent des scores stratosphériques... mais sur le plan relationnel, se révélent être de sacrés gougnafiers !! :-D La première chose à faire donc est de s'accepter et d'être bienveillant avec soi-même. C'est véritablement la première chose à faire.

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Laety777 » jeu. 10 mars 2016 17:38

Merci pour vos écrits rassurants. :)

Effectivement, ceci est mon tout premier "travail" : Changer le regard que je me porte et "harceler" ma psy de questions qui me troublent ;-).

"Je suis intelligente Yes Yes Yes et maintenant on y croit" :rofl: :clap:

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Re: Et quand le test dit non!

Message par MattDallery » jeu. 10 mars 2016 17:43

N'hésite pas à la harceler, elle est là pour ça et se fera une joie de répondre à ton enthousiasme :-)

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Laety777 » mer. 16 mars 2016 21:59

Après un éclaircissement avec ma psy...En faite, il se trouve que le test finalement dit "oui" mais que le chiffre est le reflet de ce que l'on appelle le syndrome de l'Albatros associé avec celui de l'imposteur.

A moi de réveiller ce potentiel ;-)

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Buxtehude » lun. 4 avr. 2016 14:23

Oui, 2 ans après, j'ai digéré. Le bilan disait "mais pourquoi ne faites-vous RIEN de tout ce potentiel créatif ?" Maintenant c'est ce que j'exploite, au mieux, pour avoir totalement changé de voie professionnelle et me consacrer entièrement à mon activité artistique.
Je ne sais pas si je suis HQI ou pas, mais qu'importe, je m'assume de mieux en mieux tel que je suis, cette découverte de moi aura été capitale. Merci de m'avoir tant lu et soutenu.
"Je peins… ce n'est ni beau ni correct. C'est exact. Je peins vrai. La vérité est effrayante." Louis Soutter

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Zyghna » lun. 4 avr. 2016 14:29

Merci pour ce retour Buwtehude: cela montre qu'un bilan n'est pas anecdotique même quand le diagnostic de douance est négatif. J'espère que tu t'éclates bien dans cet "après".
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Re: Et quand le test dit non!

Message par Grabote » mar. 5 avr. 2016 20:02

Merci pour ce partage Buxtehude :ensoleillé:
C'est chouette d'avoir de tes nouvelles, nous n'avons pas échangé directement il me semble, mais j'ai lu pas mal de tes posts et je suis contente de savoir que tu as bifurqué et que tu te sens mieux.
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Re: Et quand le test dit non!

Message par yamaryl » dim. 17 avr. 2016 13:44

Alors justement, moi, j'ai reçu un QIT malgré l'hétérogénéité. Bien sûr, un QIT est toujours mathématiquement calculable, mais la psy a bien insisté sur le fait qu'on ne pouvait pas le traiter de la même façon dans le cas d'une homogénéité que dans le cas d'une hétérogénéité.

J'ai reçu un QIT de seulement 121, mais me suis vu proposer malgré tout le suivi que le centre où j'ai passé le test propose aux HPs qu'il détecte. Ceci parce que j'ai une "zone de haute potentialité". En effet voici le résultat :

- Verbal : 133
- Raisonnement perceptif : 118
- Mémoire de travail : 109
- Vitesse de traitement : 94

Permettez-moi de détailler un peu...
Je n'ai jamais été vraiment inquiet pour mon QI verbal, mais plutôt pour le "raisonnement perceptif". Voici le détail de cette partie :

- Cubes : 10
- Matrices : 17
- Puzzles : 12

Je suis donc pile sur la moyenne pour les cubes, un peu au dessus pour les puzzles, et très au dessus pour les matrices. La psy a fait remarqué que 17 était également mon score au subtest "similitudes" du verbal, ce qui lui semble cohérent, car elle voit (et moi aussi) des mécanismes de pensée similaires dans les deux épreuves.
Il est cependant vrai que j'ai été "entraîné" aux matrices sur internet, mais elle ne croit pas que mon score aurait été très différent sans cet entrainement. Je suis tenté de la croire pour plusieurs raisons. Pour résoudre ce test, je n'ai utilisé que des "techniques" que j'avais découvertes assez facilement tout seul. Je n'ai pas dû utiliser de connaissance acquise d'une source externe. De surcroît ce subtest n'était pas chronométré. J'aurais donc eu le temps de découvrir ces techniques même si c'était la première fois que je faisais ce genre d'exercices.
À propos du chrono, il est intéressant de remarquer que mes performances aux tests chronométrés (ex: les cubes et puzzles) sont systématiquement significativement inférieures à mes performances aux tests non chronométrés (ex: les matrices).
Ce résultat aux matrices est donc cohérent, et "l'entraînement" n'a pas dû jouer un grand rôle.

La psy m'a parlé "d'AG" qui serait à 130. D'après ce que j'ai compris, il s'agirait du score sans la mémoire de travail ni la vitesse de traitement.

La psy a bien noté entre autres choses que l'enjeu que je mettais sur ce test était important (notamment : vais-je refaire des études? Oui si je passe les 120), ainsi que le fait que je suis actuellement sous traitement à la rilatine pour des problèmes attentionnels (j'ai passé le test sous rilatine). Dans mon comportement, elle a notamment remarqué que je me dévalorisais souvent.

Il y a donc une grande hétérogénéité, et une intelligence supérieure. Il semble probable à la psy que mes problèmes émotionnels aient fait baisser mes performances.

Le Le QIT dit donc non, actuellement, mais je serai suivi par ce centre spécialisé dans les enfants et adultes HP, et non envoyé vers un autre centre comme toute personne ayant reçu un diagnostique négatif sans ambiguïté.
Few men are willing to brave the disapproval of their fellows, the censure of their colleagues, the wrath of their society. Moral courage is a rarer commodity than bravery in battle or great intelligence. -- Robert F. Kennedy

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Re: Et quand le test dit non!

Message par dark-heroine » jeu. 30 juin 2016 21:15

Bonsoir à tous !

Je me permets d'ajouter ma contribution dans la discussion bien que j'ignore si je déterre le sujet ou non (j'écris depuis mon portable).

J'ai eu les résultats de mon test ce jour et il s'avère que la neuropsychologue m'a affirme que je n'étais pas surdouée, mais tout à fait dans la moyenne, aucun doute possible, et non dans la moyenne haute mais bien la moyenne...moyenne.

Je peux vous confier que si elle m'avait giflé, cela m'aurait fait le même effet..

Désolée si je m'exprime à chaud mais je n'aurai pas nécessairement envie de continuer à en parler par la suite.

Je ne distingue pas exactement les sentiments et émotions qui m'habitent. Je suis dévastée et je ne vois pas comment je vais passer outre maintenant.
Un mélange de honte d'avoir pu penser que je pouvais faire partie de votre élite.
Une immense frustration de ne pas savoir ce qui cloche en moi malgré la quasi totalité des caractéristiques dans lesquelles je me reconnaissais à 95%.

Que faire maintenant, comment rebondir et aller de l'avant avec ce cerveau qui grouille d'idées et de pensées qui ne trouvent pas d'explication rationnelle ?
Décidément je rate beaucoup de choses et même ça, ça ne fait pas exception.
Je sais que certains protesteront à cette dernière phrase mais c'est le sentiment que j'ai le plus sincère.

Je vois déjà une psy, je ne vois pas quoi faire de plus. Comme je vous disais en parlant de caractéristiques, je n'ai pas damis à qui en parler et ma mère ne sera pas d'un grand secours.

Je me sens encore plus incomprise qu'avant et je vois pas trop d'issue pour rebondir après cette annonce...

Je parle avec mon coeur, vu que c'est à peu près tout ce sur quoi je peux compter.

Merci de m'avoir lue.

Laura

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Re: Et quand le test dit non!

Message par W4x » ven. 1 juil. 2016 19:33

Tu n'es certainement pas la seule ici à essuyer cette "déception", ou plutôt désillusion, même si peu finalement l'ont annoncée ici... Il y a en effet de quoi être déstabilisée, mais c'est aussi quelque chose sur quoi se baser pour chercher plus en avant ce qui a pu faire que tu avais cette conviction, et ce qu'il en est en réalité.
Tu dis déjà voir une psy, est-ce la même personne qui t'a fait passer le test? Sinon il ne faut pas hésiter à lui demander des précisions je pense. En tous cas ta démarche, que ce soit ici ou pour le test, n'était en aucun cas présomptueuse... au contraire une tentative c'est plutôt positif, même si elle n'est pas fructueuse.
Être HP n'est ni un club ni une élite ;) si tu te sens bien pour discuter et échanger dans le coin, les portes ne sont pas fermées. Mais effectivement si tu souhaites vraiment creuser au fond des choses il te faudra voir du côté des psys que tu as vus ces dernières semaines, et chercher ce qui peut faire que tu as ce ressenti.
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Re: Et quand le test dit non!

Message par FelixBox » dim. 3 juil. 2016 21:50

Et puis j'ajouterais une chose, Dark-heroine. Un résultat positif ne répond parfois pas aux questions que l'on se pose. Passé le soulagement du résultat, il y a parfois une autre forme de désillusion. Certes ça peut redonner confiance, une certaine assurance, rassurer. Mais ça ne règle pas tout, voire parfois pas grand chose. Ce test est une manière d'orienter la recherche de soi dans un sens ou dans l'autre mais n'inscrit rien comme acquis. Je pense même qu'un diagnostique positif peut même induire finalement un retard conséquent dans la prise en charge si l'on se contente du résultat comme seule et unique justification de notre étrangeté.

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Re: Et quand le test dit non!

Message par lady space » lun. 4 juil. 2016 16:08

dark-heroine a écrit : Un mélange de honte d'avoir pu penser que je pouvais faire partie de votre élite.
Une immense frustration de ne pas savoir ce qui cloche en moi malgré la quasi totalité des caractéristiques dans lesquelles je me reconnaissais à 95%.
Je parle avec mon coeur, vu que c'est à peu près tout ce sur quoi je peux compter.
Je peux comprendre la déstabilisation de voir infirmée une hypothèse qui collait tellement bien.

J'ai juste envie de relever 3 points dans ce que tu écris :

W4X l'a déjà dit : être surdoué n'a rien d'une élite quelconque. Je pense que, si tu arrives à dissocier le mot "élite" de la notion de "surdoué", la sensation de honte devrait disparaître toute seule. Car il n'y a aucune honte à chercher à vérifier une hypothèse, peu importe le résultat.

Après, si tu te reconnais dans une grande partie des caractéristiques, ce n'est pas parce que le test te classe dans la norme, que tu n'as plus lesdites caractéristiques. Les surdoués n'en ont pas le monopole non plus. Il convient donc, à mon avis, de tenir compte de ces caractéristiques même si elles ne sont pas attribuées à une douance. C'est un peu comme si tu avais un problème de vue et que tu estimes ne pas savoir ce qui ne vas pas avec tes yeux vu que tu n'es pas surdouée et qu'il est donc impossible que tu sois myope. ;)

Puis, le dernier point : si tu peux compter sur ton cœur, c'est déjà bien. Pouvoir s'appuyer sur son ressenti, ses tripes, son cœur, est une capacité précieuse que tout le monde n'a pas - autant ne pas la mépriser.

Pour conclure, je peux imaginer que ce résultat ne répond pas à tes attentes et qu'il est difficile à digérer, que tu es déçue aussi d'avoir à chercher d'autres pistes.

Mais tout cela ne t'empêche pas de continuer d'échanger ici avec les gens avec qui tu te sens à l'aise et de participer aux sujets qui te parlent. Tu l'as dit toi-même : nous partageons quelques caractéristiques - autant les explorer ensemble ! :)
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Re: Et quand le test dit non!

Message par Bobo » dim. 4 sept. 2016 21:46

Je me permet de rebondir sur le post de Lady Space en réponse à celui de Dark-heroine pour évoquer en quelques mots l'ouvrage "Je pense trop" écrit par Christel Petitcollin, qui n'est pas psychologue mais coach en développement personnel et qui évoque le fait d'avoir aidé un grand nombre d'adultes surréficients mentaux (terme qu'elle préfère employer).
Je n'irai pas jusqu'à dire que ce livre m'a transcendé et il y aurait matière à critiquer mais il y aussi de bonnes choses et l'auteure défend notamment le fait que ce qu'elle appelle suréficience n'est pas corollé au résultat d'un test de QI.
Elle critique même le principe du QI et affirme que ça ne mesure pas l'intelligence et encore moins la surréficience. Elle déconseille de le passer à cause justement de la déception que cela pourrait engendrer et prétend que la surréficience est uniquement liée à un câblage neurologique différent, ou le cerveau droit prédomine. Selon elle, ce sont donc les "symptômes" qui définissent la surréficience et non pas un quelconque score au WAIS IV.
Quand elle cite ses sources je suis tout de même surpris puisqu'elle a finalement lu les mêmes livres que la plupart d'entre nous, mais ce qui est intéressant c'est qu'elle donne des conseils pour apprivoiser sa surréficience et en faire un atout.
Une chose est sûre selon moi, il est tout à fait possible d'avoir des scores différents au WAIS IV selon les périodes de sa vie et même en fonction de son état psychologique et/ou physique le jour J. Il est ainsi possible de ne pas avoir un score mirobolant tout en ayant toutes les caractéristiques de la douance et donc, diagnostic positif ou pas, d'avoir un score inférieur de plusieurs points (voir de plus d'un écart type) à ce qui en théorie devrait correspondre à notre "vrai" potentiel.
Loin de moi l'idée de remettre en cause la validité scientifique du WAIS IV, je pense qu'il est toujours significatif d'avoir un score élevé, mais je crois que la barrière des 130 n'est tout simplement pas aussi rectiligne qu'on le croit, tout comme la fameuse barrière des 145 à partir de laquelle on ferait supposément parti des THQI.
Aussi, c'est éminemment courageux de faire la démarche de passer le test et c'est sans aucun doute difficile à vivre de ne pas avoir la confirmation espérée mais finalement, est-ce le plus important ?
Si la psy consultée est compétente dans ce domaine particulier, elle pourra donner un avis pertinent sur la question et surtout aider la personne à s'orienter en fonction de son potentiel et en se basant sur ses observations et l'historique personnel qui lui a été relaté.
En conclusion, je pense que le choix de la psy est essentiel et son avis bien plus important que le score annoncé.
Enfin, plus que tout, il faut prendre soin de soi et apprendre à bien se connaitre afin de pouvoir s'épanouir tout en restant soi-même. Plus facile à dire qu'à faire cependant.

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Livingstone » dim. 4 sept. 2016 23:01

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Re: Et quand le test dit non!

Message par Za » lun. 5 sept. 2016 05:36

Bobo a écrit :"Je pense trop" écrit par Christel Petitcollin, qui n'est pas psychologue mais coach en développement personnel [...]
Quand elle cite ses sources je suis tout de même surpris puisqu'elle a finalement lu les mêmes livres que la plupart d'entre nous [...]
Elle critique même le principe du QI et affirme que ça ne mesure pas l'intelligence et encore moins la surrefficience.
Elle [...] prétend que la surréficience est uniquement liée à un câblage neurologique différent, ou le cerveau droit prédomine. Selon elle, ce sont donc les "symptômes" qui définissent la surrefficience et non pas un quelconque score au WAIS IV.
Je crois que tout est dit dans ces lignes.
Mme Petitcollin n'est pas psy, elle est coach, ce qui ne demande aucune formation particulière. Elle a lu, tu le soulignes, "les mêmes livres que nous", qui sont, je le rappelle, des livres de vulgarisation et qui peuvent contenir des éléments qui n'engagent que leurs auteurs.
Elle critique le principe du QI alors que vraisemblablement, elle ne le connaît que de l'extérieur, ou au mieux en tant que patiente, et ne sait sans doute pas exactement ce que les outils de mesure de QI sont censés mesurer, et qui n'est pas exactement, en effet, l'intelligence.
Enfin elle nous parle de "surefficience", terme construit de toutes pièces et qui ne correspond à aucune réalité scientifique mais uniquement à un ressenti personnel... et qui n'est pas probablement pas ce dont nous parlons ici derrière les termes douance ou haut potentiel.

NB : l'idée du câblage différent est là encore une "hypothèse" (en fait si on est rigoureux, non, même pas, mais passons) qu'elle fait sur la base de... absolument rien du tout. Cette vraie hypothèse est faite dans le cadre du haut potentiel, mais le haut potentiel n'est pas ce qu'elle décrit, à partir du moment où elle s'affranchit de ce qui définit ce dernier.

C'est un peu comme si, sur la base de mes lectures de TIPEH etc. (en faisant fi de ce que j'ai appris sur la WAIS et le haut potentiel en formation initiale), et sur la base de mon ressenti d'enfant indigo, j'écrivais un bouquin sur ce qu'est la transcendance intellectuelle et en quoi cela est dû à des mécanismes quantiques au niveau neuronal. Sans rire.
Note que ça ne m'empêcherait pas de pouvoir donner des conseils de bons sens concernant la gestion de cette transcendance au quotidien.

Au fait, cette dame prétend quand même que la surefficience permet de léviter.
Pour plus de détails, je te renvoie aux liens proposés à juste titre par Livongstone !
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
J. Prévert

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