A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

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Douteur
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Douteur »

Bravo pour ta démarche :cheers:
Voici de quoi de détendre un peu:
https://www.youtube.com/watch?v=nxw2nq2Zh9k[/hr]
Bonne soirée. :rock:

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Pascalita
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Pascalita »

ZiggyStardust a écrit : ven. 14 janv. 2022 20:04 Pardonnez ce post bien étriqué mais ce soir, je suis dans un état second, ayant beaucoup de difficultés à assimiler ce nombre… Moi qui pensais avoir, dans le meilleur des cas, 125…
Tu as donc eu un résultat tout de suite, et même chiffré ! Génial ! Ça ne change rien au coup de bambou mais au moins, il n'y a pas la seconde période de doute et d'attente.

Remets-toi bien, et à bientôt alors ! :)

Laetib0638
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Laetib0638 »

Bonsoir, j'ai enfin eu le retour du test. A l'oral lundi, et par écrit, aujourd'hui. Je ne suis toujours pas tout à fait éclairée. Je n'ai pas de chiffre, comme j'ai pu le voir sur certains posts. J'ai un profil hétérogène dans chaque indice. De très bons résultats notamment en icv, raisonnement logico mathématique et spatial. D'autres se situant dans la moyenne (median ou moyen fort) ou supérieur. Ces résultats me donnent certaines réponses et à la fois, sans certitude. D'autres personnes ont elles eu le même genre de résultat/entretien post test? Bonne soirée !

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Fu
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Fu »

Salut Laetib0638,
Ça prend un peu de temps pour digérer les informations. Le QI final n’est pas très important, ou du moins pas aussi intéressant que les scores individuels, qui mettent en évidence les endroits où tu es forte, et ceux où tu l’es moins. Apparemment, tes trois points forts sont nettement au-dessus de la majeure partie de la population, ce qui n’est pas rien ! Ça peut te donner des pistes sur des choix de carrière ou d’activités dans lesquels tu vas exceller, de ce côté-là tu peux avoir des certitudes. L’effet peut varier d’une personne à une autre, moi par exemple, ça m’a beaucoup aidé à prendre confiance en moi — il y a encore du boulot :lol: —, une fois que j’ai accepté que ces chiffres étaient vrais. C’est important de se rendre compte des statistiques qu’il y a derrière ces valeurs, pas pour prendre la grosse tête mais pour se rendre compte que l’on a de très bonnes chances de notre côté, et le droit de s’affirmer dans certains domaines.

Laetib0638
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Laetib0638 »

Merci pour ta réponse Fu. 🙂 j'oscille entre un état un peu déçu, d'incompréhension, car je n'ai pas tout réussi et je ne suis pas vraiment ou du tout hpi (la psy me l'aurait dit ou cela serait écrit..)Malgré de très bons résultats sur certains indices et où lorsque je le lis ou écoute des témoignages de personnes hpi, je me retrouve. De l'autre côté, sur les indices où j'ai obtenue de bons résultats, j'ai du mal à me dire que cela est vrai et que je peux réussir dans une nouvelle voie professionnelle. Je met en doute tant les bons résultats que les mauvais. Ceux-ci sont ils vraiment ce qu'ils sont ? 😕

Nyguen Rubernic

Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Nyguen Rubernic »

Déjà la quarante-neuvième page, et je ne crois pas qu'elle demeurera la dernière bien longtemps.

Je n'ai bien sûr pas lu tous vos messages qui sont autant d'expériences enrichissantes que de raisonnements et d'interrogations prolifiques qui peuvent nous emmener bien plus loin encore. Je m'en excuse, mais le travail de lecture me semble incommensurable. Et je ne vais pas aider chacun d'entre nous à s'y retrouver puisque je vais de ce pas apporter ma propre pierre à l'édifice.

J'en parlerai peut-être à l'occasion sur mon sujet de présentation si cela s'impose, mais disons que j'ai eu une vie assez décousue. Du haut de mes quarante-huit ans, j'ai un visuel sur un passé qui m'a amené par monts et par vaux à vivre dans de nombreuses régions de France et de Navarre : la région parisienne où je suis né, mais également la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, l'Alsace, la Bourgogne, l'Auvergne et l'Aquitaine (excusez-moi, je suis encore resté à l'époque des anciennes régions). J'ai également voyagé en Angleterre, en Irlande, en Belgique, en Allemagne et en Espagne. Et j'ai vécu à Tôkyô au Japon où j'ai été professeur de français. Toutes ces latitudes que j'ai traversées et que j'ai prises pour domiciles l'ont été pour diverses raisons : vie professionnelle, vie privée, appels de l'horizon qui supplantent toutes mes autres priorités. C'est en cela que ma vie a été décousue : je n'ai jamais voulu m'enraciner. J'étais un peu comme un marin : non pas une fille dans chaque port, mais un peu de moi dans chaque endroit. Et puis il y a bientôt trois ans, suite à une séparation, j'ai eu envie de prendre un nouveau départ et de planter mes pieds dans la terre une fois pour toutes. D'acheter un logement. Ce que j'ai fait l'an dernier. Je vous écris de chez moi. De ce home, sweet home où je réside avec mes deux chats...

Fort de ce nouveau départ, j'eus envie de retravailler sur moi comme pendant mon enfance et mon adolescence lorsque je dus m'accepter en tant que garçon. D'autres moments de ma vie, clairement tragiques, m'avaient forcé à faire ce travail d'acceptation de ces meurtrissures qui avaient creusé de profonds sillons dans mes chairs les plus intimes. Mais le pire était passé et j'allais enfin pouvoir me focaliser, non pas sur la guérison de ces blessures, mais sur qui j'étais vraiment en mon for intérieur. Et j'avais des doutes sur un éventuel haut potentiel.

Ni une, ni deux, à l'automne, j'en parlai à mon médecin-traitant sur Bordeaux. Je me sens différent, comme si je n'étais pas compatible avec les autres du fait d'un fonctionnement particulier. On me dit original ou quelque chose comme ça, dis-je, et je pense effectivement que mes proches qui me connaissent bien ont une certaine objectivité quand ils me disent ça... J'ajoutai à ce discours deux-trois exemples. Elle m'expliqua alors qu'elle n'avait aucune idée de « ce » que je pouvais être ou de ce qui pouvait expliquer mon sentiment de différence, mais elle me donna le numéro d'un psychiatre qu'elle me présenta comme un psychologue. Vous devriez en parler avec lui. Je l'appelle pour lui parler de vous et vous n'aurez plus qu'à le rappeler pour obtenir une consultation, me dit-elle avant de joindre les gestes à la parole.

Quelques jours plus tard, je me rendis à ce rendez-vous. J'expliquai donc ma démarche au psychiatre qui me posa un nombre incalculable de questions, non sans qu'il ait développé un laïus sur son impression de ne pas être la personne qu'il me fallait. Il chercha à connaître mon passé, mon contexte familial, mes goûts, mes études, mes expériences professionnelles, mes réussites et mes échecs, ma situation maritale, etc. Et au terme d'une demi-heure, il m'expliqua : Écoutez... Je ne pense pas être le professionnel qu'il vous faut. Vous êtes a priori tout à fait sain d'esprit, raisonné, mature et responsable : rien de ce dont vous avez besoin ne relève de mes compétences... En revanche, je décèle néanmoins quelque chose, mais je ne vous en parlerai pas car je peux être dans l'erreur, et de plus, je risquerais de vous faire peur. Je vous encourage plutôt à vous rapprocher d'un neuropsychologue et à lui demander de passer ce qu'on appelle un profil psychologique.

L'étape suivante fut rébarbative à souhait : trouver un professionnel habilité à faire passer un test de Q.I. pour obtenir son profil psychologique n'est manifestement pas une sinécure sur la Gironde. Mais je finis par en trouver une que j'appelai et avec laquelle je parlai pendant une petite dizaine de minutes. Il fut visiblement important pour elle de savoir si cette démarche était de moi ou si l'instigateur de ce rendez-vous était une tierce personne. Non non, c'est moi qui suis le seul décisionnaire. Je veux vraiment tirer au clair certaines impressions sur moi-même. Elle me parla du prix : 290,00 € pour trois séances (90 mn, 60 mn et 90 mn), ajoutant que ce n'était pas remboursé par la Sécurité Sociale. Le premier RDV fut pris pour le 13 décembre, le second pour le 7 janvier et le troisième et dernier pour le 17. Nous étions, à ce moment-là, au mois d'octobre. Le temps allait me paraître cruellement long...

Le jour de la première consultation, le rendez-vous se passa merveilleusement bien. Curieusement, il y avait une réelle harmonie entre la neuropsychologue et moi. Je me présentai pourtant très intimidé au départ, un peu comme un petit garçon qui arrive en cours d'année scolaire dans sa nouvelle classe. Elle me rassura très rapidement en m'invitant à m'asseoir de l'autre côté de la vitre placée sur son bureau en face d'elle. Elle me demanda si cela me dérangeait si elle retirait son masque et je lui répondis très sincèrement que non. J'ôtai le mien par là même pour être plus à l'aise (je n'en menais pas large à cet instant : à quelle sauce allais-je être mangé ?). Puis elle se présenta brièvement et revint sur l'objet de ma visite en enchaînant sur le déroulement des trois séances :

1/ Première entrevue pour faire connaissance, valider l'objet de la démarche, répondre à des questions, se mettre tous deux en confiance, etc. ;
2/ Deuxième entrevue pour effectuer le test de Q.I. ;
3/ Troisième et dernière entrevue pour les résultats, le debriefing et les questions éventuelles relatives à l'objectif que je m'étais fixé (pas en termes de résultats du test, mais en termes de démarche ; ce profil psychologique m'aura-t-il apporté quelque chose ?).

C'est alors que nous nous mîmes tous deux à bavarder. Très habilement, par un jeu de rapport conversationnel classique, elle en vint à me poser ici-et-là les questions dont les réponses l'intéressaient : bien sûr, les informations identitaires civiles (âge, situation professionnelle, etc.), mais également, à l'instar du psychiatre qui m'avait précédemment reçu, les renseignements sur le contexte familial dans lequel j'avais grandi, mes études, mon parcours professionnel, ma vie privée. Le mal-être de mon enfance, le divorce de mes parents à 11 ans, le décès de ma meilleure amie à 20 ans, le service national à 24 ans, la grossesse de ma compagne qu'elle a délibérément avortée à 41 ans, le décès de mon père à 42 ans, de nombreuses ruptures difficiles et bien d'autres douleurs ne furent que quelques mots évoqués en dilettante pour lui faire comprendre que j'avais surmonté autant d'échecs que j'avais connu de drames. Ma neuropsychologue eut l'air de sentir la force qui sommeillait en moi et qui m'avait permis de voir que, quoi qu'il m'en coûte, même si le verre n'est qu'à moitié plein d'eau, il est également à moitié plein d'air qui nous sert à nous oxygéner. Elle me confirma mon profil original et atypique et me demanda quelles étaient les passions qui pouvaient faire battre ce cœur : les arts et les sciences, principalement, répondis-je, un peu laconique. Je pris cependant le temps de développer, à sa demande. Je lui parlai aussi un peu de mes TOCs... Je reviens ici sur l'importance, une fois de plus, de mettre en avant le fait que je me sentais bien avec elle, un peu comme si nous étions sur la même longueur d'onde. Je me figure encore aujourd'hui que cela fait partie de son travail. Mais ses rires occasionnels étaient tout à fait naturels, spontanés. Elle se dévoila un peu, ce qui eut le mérite de me surprendre quelque peu. Et de me mettre encore plus à l'aise. Elle ajouta que nous aurions dû nous rencontrer à l'extérieur. Au terme de cette première entrevue, ma décision était entérinée jusqu'à son paroxysme : je devais faire ce test et elle était celle grâce à laquelle j'allais accéder à une meilleure connaissance de moi-même...

Le jour du test, ce vendredi 7 janvier dernier, j'avais très mal dormi et me sentais à la fois impatient et excité. Je m'étais réveillé à 4 h 15, avais roulé pendant quarante-et-une minutes pour aller au boulot où j'avais embauché à 6 heures, avais repris la voiture à la débauche de 13 heures pour aller me garer à proximité du cabinet de la neuropsychologue (j'avais refusé de manger quoi que ce soit pour déjeuner) et avais attendu. Moi qui ne suis pas de nature anxieuse, j'étais stressé à cet instant-là. Bien plus tard, enfin en vis-à-vis avec la neuropsychologue, je me sentis un peu mieux. Elle sembla surprise de savoir que j'étais nerveux, moi qui avais montré un calme olympien lors de la première séance. Pour poursuivre, elle m'expliqua comment se déroulerait le test, ajoutant qu'elle allait taper sur son ordinateur ou écrire sur une feuille en même temps et qu'il ne fallait pas que cela me gêne ou m'offusque. J'acquiesçai. Le test se passerait sous trois formes de suites de questions : à l'oral, à l'écrit et sur son écran qu'elle ferait pivoter pour me montrer les énoncés. Le temps imparti pour répondre serait pris en compte. Ok, allons-y...

Les premières questions me parurent faciles. Au risque de paraître prétentieux, je lui posai la question entre deux types d'exercices si le niveau allait évoluer en s'accroissant. Elle rit et me rassura. Nous poursuivîmes donc. Et finalement, j'eus quelques difficultés sur certains exercices, souvent aux dernières questions qui, stress et fatigue aidant, me parurent trop complexes. Étrangement, dès les questions posées, je savais déjà si faire l'effort de chercher les réponses était dans mes cordes ou pas. Je ne m'estimai pas très bon en mémoire immédiate, et je donnai une mauvaise réponse en culture générale alors que je suis plutôt bon dans ces questions-là... d'autant plus que je connaissais la réponse qui n'avait pas daigné, à cet instant, montrer le bout de son nez. Je précise ici que j'avais largement été déconcerté par le déroulement du test de Q.I. puisque, en effet, je m'étais renseigné au préalable sur ce sujet et étais très souvent tombé sur des informations stipulant que le test me serait présenté sous la forme d'un Q.C.M. de 140 questions avec en moyenne 40 secondes pour répondre à chacune d'entre elles. Sachant que mon point fort est ma mémoire eidétique, ne pas avoir de support visuel sous les yeux fut déroutant pour moi.

L'épreuve dura près de trente-cinq minutes. Il s'agissait du test de WAIS IV. À son terme, je me sentis complètement vidé. Et très peu confiant. Je n'étais pas fier de moi. Pas satisfait. La neuropsychologue me demanda quel était mon niveau de fatigue entre 0 et 10. Le temps que je réfléchisse, elle me demanda si j'avais travaillé avant et je répondis par l'affirmative, ce qui sembla ne pas la surprendre... et le fait qu'elle ne sembla pas surprise me prêta à penser que mes résultats n'étaient pas bons à cause de ma fatigue. Contrarié, je rentrai chez moi. Peut-être hypersensible, je me mis à pleurer sur le trajet du retour, mais comme cela m'arrive de temps à autres lorsque j'écoute des chansons qui me transportent (et c'était le cas), j'ignore encore aujourd'hui comment je devais interpréter ces larmes.

Dix jours plus tard, le 17 janvier (c'était il n'y a même pas un mois, et ça me paraît déjà si loin dans le temps), elle m'expliqua quels étaient mes résultats. Pour vous en donner connaissance, je vais reprendre le texte conclusif qu'elle rédigea à la fin du document COMPTE-RENDU D'ÉVALUATION DU QUOTIENT INTELLECTUEL. Je cite : Bien qu'au niveau clinique, les éléments soient évocateurs d'un H.P.I., les résultats ne permettent pas de l'identifier (QIT=123). Néanmoins, il possède de très bonnes capacités intellectuelles (supérieures), marquées par d'excellentes capacités de raisonnement perceptif, notamment en lien avec une force au niveau des habiletés visuoconstructives, expliquant l'hétérogénéité de son profil. La sphère langagière est opérante, les capacités en mémoire de travail sont mobilisables et sa vitesse de traitement est rapide. Elle m'expliqua à l'oral que cette hétérogénéité dont elle parlait découlait de mes résultats en IRP (Indice de Raisonnement Perceptif) qui me situent à 128 alors que les autres sont à 112 (ICV : Indice de Compréhension Verbale), 114 (IMT : Indice de Mémoire de Travail) et 114 également pour l'IVT (Indice de Vitesse de Traitement). Ce qui me positionne au rang percentile de 94, ce qui me convient plutôt bien. La neuropsychologue ajouta qu'avec de tels résultats, je ferais un excellent architecte.

En conclusion, elle me demanda si j'étais satisfait de ces résultats, si cela corroborait mes impressions, si cela m'apportait quelque chose de positif. Nous devisâmes pendant encore vingt minutes suite à ces explications et à l'impression du document et m'expliqua qu'elle restait à ma disposition pour tout autre renseignement.

Avec le recul, je pense que je ne suis pas encore au bout de ma démarche : j'aimerais me mettre à l'épreuve en termes d'émotions, tester ma sensibilité et mon émotivité pour voir si quelque chose ne se trame pas de ce côté-là aussi. Mais avant d'aborder ce nouveau chapitre, je vais laisser mûrir les résultats de ce profil psychologique et prendre le temps d'en profiter. Et d'y réfléchir. Car je crois qu'il faut évoquer la pression certaine que des résultats positifs peuvent exercer sur nous. Nous sommes bien sûr toutes et tous libres de nos choix, mais mon instinct semble me dire qu'il faut que je fasse fructifier mes capacités cognitives supérieures et que j'en profite donc pour faire quelque chose à l'échelle de ce que je peux faire, et non simplement me conforter dans un certain métro-boulot-dodo peut-être confortable, mais si réducteur. En même temps, je vous confesse ici que le train-train quotidien fait du bien, enfin ! Cela ne fait qu'une petite année que je suis enfin stable, et je crois donc que je vais me laisser porter par la vie avant d'envisager retravailler sur qui je suis.

À coup sûr, c'est une épreuve de s'imposer de passer ce test : ce qui en découle peut effrayer, angoisser et bouleverser nos vies.

Mais n'est-ce pas là le principe même de l'aventure humaine ?

Post-Scriptum : j'ose espérer que ce témoignage apportera ses lumières à quelques-uns d'entre vous. De mon point de vue, si vous vous posez la question de savoir si vous devez passer ce test de Q.I. ou pas, c'est que vous êtes prêts à cela. Mais attention : c'est peut-être aussi une boîte de Pandore.

NémoFence
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par NémoFence »

Lors du premier entretien avec ma psychologue spécialisée en HPI, nous avons directement convenu de programmer un test lors du rendez-vous suivant car j'étais mûre pour cela. J'avais auparavant pas mal débroussaillé le travail sur moi-même à l'aide de diverses lectures et consultations de site internet sur le sujet.

Globalement, j'ai eu le sentiment d'un "C'est tout? Rien que ça ?" pour de nombreux exercices. Pour d'autres, je me suis laissée gagner par le stress, cela ce sent sur les notations qui pêchent un peu par rapport au reste, en restant globalement homogènes cependant.
J'ai trouvé intéressant de me retrouver confrontée à moi-même. Mes points forts n'ont pas été forcément ceux auxquels j'aurais pu m'attendre, et j'ai été contente de le savoir, pour améliorer ma confiance en moi sur ces points en particulier.
Quoi qu'il en soit, l'entretien préliminaire et un vrai entretien de restitution me semblent primordiaux. Le test de QI en lui-même ne fait pas tout : les versant émotionnel, sensitif, social, créatif et j'en passe ne sont pas évalués directement, d'où l'importance de trouver un psychologue avec qui le courant passe bien pour se faire bilanter de manière globale.

En tout cas, je ne peux que conseiller d'aller jusqu'au test lorsqu'on se pose la question d'une douance. Si c'est bien réalisé, cela permet dans tous les cas de mieux se connaître.

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Pascalita
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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Pascalita »

Merci pour ton expérience, NémoFence.

J'ai toujours un peu de mal, à titre personnel, à comprendre ce que veut dire "mûr" dans ce contexte... comme s'il fallait mûrir comme un fruit, et à ce moment-là le diagnostic tomberait - comme un fruit encore. Comme s'il eût pu ne pas être à un autre moment - parce qu'on aurait été... vert ? Je ne vois pas la logique : tout fruit vert mûrit et tout fruit mûr a été vert, mais on est dans ce domaine un processus d'un autre ordre.

NémoFence a écrit : mer. 22 juin 2022 16:52 Quoi qu'il en soit, l'entretien préliminaire et un vrai entretien de restitution me semblent primordiaux. Le test de QI en lui-même ne fait pas tout : les versant émotionnel, sensitif, social, créatif et j'en passe ne sont pas évalués directement, d'où l'importance de trouver un psychologue avec qui le courant passe bien pour se faire bilanter de manière globale.
Non, ces versants-là ne sont pas évalués directement, parce qu'à l'heure actuelle et jusqu'à redéfinition de ce qu'est le haut potentiel intellectuel, ils peuvent y être associés mais n'en sont pas des traits révélateurs. Donc je nuancerais sur un point : il est important de trouver un psychologue qualifié sur la question pour entendre l'émotionnel, le sensitif, le social, le créatif mais ne pas perdre de vue que le haut potentiel intellectuel est défini par des capacités intellectuelles. C'est à ce jour le seul point quantifiable, et donc le seul qui puisse permettre de poser quelque chose qu'on puisse nommer "diagnostic" et que le patient/client puisse prendre comme base de définition de la douance. Ce point-là ne doit jamais être perdu de vue, et un bilan "global" ne peut passer outre l'aspect cognitif, intellectuel. Ce n'est pas comme si on pouvait dire "ah oui, votre test ne vous place pas dans la tranche adéquate de la courbe de Gauss mais il y a l'émotionnel, le sensitif, le social, le créatif... vous n'êtes pas mûr pour le diag+ mais vous êtes surdoué" - sous-entendu "si vous l'aviez passé à un autre moment (où vous auriez été mûr), il aurait été positif".

Je ne comprends pas très bien en lisant ton post ce que tu entends par "débroussailler", et je suis tout à fait d'accord que le test n'est pas à passer à la légère (ce qui peut avoir des significations variables en fonction de la personne), mais si le test permet normalement effectivement de mieux se connaître dans tous les cas, il ne fournit souvent pas la réponse qui était attendue, recherchée. Et cela seul me semble devoir faire l'objet d'un sacré débroussaillage. C'est le conseil que je donnerais si on m'en demandait un, parce qu'à débroussailler, on peut aussi se retrouver à scier la branche sur laquelle on devrait rester assis.

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par NémoFence »

Pascalita a écrit : mer. 22 juin 2022 20:41 Merci pour ton expérience, NémoFence.

J'ai toujours un peu de mal, à titre personnel, à comprendre ce que veut dire "mûr" dans ce contexte... comme s'il fallait mûrir comme un fruit, et à ce moment-là le diagnostic tomberait - comme un fruit encore. Comme s'il eût pu ne pas être à un autre moment - parce qu'on aurait été... vert ? Je ne vois pas la logique : tout fruit vert mûrit et tout fruit mûr a été vert, mais on est dans ce domaine un processus d'un autre ordre.

NémoFence a écrit : mer. 22 juin 2022 16:52 Quoi qu'il en soit, l'entretien préliminaire et un vrai entretien de restitution me semblent primordiaux. Le test de QI en lui-même ne fait pas tout : les versant émotionnel, sensitif, social, créatif et j'en passe ne sont pas évalués directement, d'où l'importance de trouver un psychologue avec qui le courant passe bien pour se faire bilanter de manière globale.
Non, ces versants-là ne sont pas évalués directement, parce qu'à l'heure actuelle et jusqu'à redéfinition de ce qu'est le haut potentiel intellectuel, ils peuvent y être associés mais n'en sont pas des traits révélateurs. Donc je nuancerais sur un point : il est important de trouver un psychologue qualifié sur la question pour entendre l'émotionnel, le sensitif, le social, le créatif mais ne pas perdre de vue que le haut potentiel intellectuel est défini par des capacités intellectuelles. C'est à ce jour le seul point quantifiable, et donc le seul qui puisse permettre de poser quelque chose qu'on puisse nommer "diagnostic" et que le patient/client puisse prendre comme base de définition de la douance. Ce point-là ne doit jamais être perdu de vue, et un bilan "global" ne peut passer outre l'aspect cognitif, intellectuel. Ce n'est pas comme si on pouvait dire "ah oui, votre test ne vous place pas dans la tranche adéquate de la courbe de Gauss mais il y a l'émotionnel, le sensitif, le social, le créatif... vous n'êtes pas mûr pour le diag+ mais vous êtes surdoué" - sous-entendu "si vous l'aviez passé à un autre moment (où vous auriez été mûr), il aurait été positif".

Je ne comprends pas très bien en lisant ton post ce que tu entends par "débroussailler", et je suis tout à fait d'accord que le test n'est pas à passer à la légère (ce qui peut avoir des significations variables en fonction de la personne), mais si le test permet normalement effectivement de mieux se connaître dans tous les cas, il ne fournit souvent pas la réponse qui était attendue, recherchée. Et cela seul me semble devoir faire l'objet d'un sacré débroussaillage. C'est le conseil que je donnerais si on m'en demandait un, parce qu'à débroussailler, on peut aussi se retrouver à scier la branche sur laquelle on devrait rester assis.
J'aime m'occuper de mon potager, ça se sent :clin: ?

Blague à part, je ne peux parler que de mon vécu personnel, mais je me suis reconnue dans le profil HPI plusieurs semaines avant de consulter, un temps que j'ai mis à profit pour me former sur la question et trier ce qui dans mon expérience se rapportait au profil et ce qui ne s'y rapportait pas, pour éviter les fausses reconnaissances. Je pense que ce travail préliminaire personnel m'a permis de réaliser le test de manière plus serreine que si je m'étais inscrite sur le premier créneau disponible dès les premiers jours (mes notes auraient été probablement inférieures du fait du stress, mais encore une fois, cela ne concerne que moi).

Et en effet, je suis d'accord avec toi sur les points que j'ai soulevé et qui ne sont pas directement liés au diagnostic (sensibilité, ect...), mais nous avons l'air d'être un certain nombre concernés par la question quand meme. Des recheches sur le sujet ne seraient pas inintéressantes à mener je pense, mais je ne suis pas neuropsychologue.

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Re: A vous qui avez passé le test: comment l'avez-vous vécu?

Message par Brunehilde »

NémoFence a écrit : mer. 22 juin 2022 22:51 Et en effet, je suis d'accord avec toi sur les points que j'ai soulevé et qui ne sont pas directement liés au diagnostic (sensibilité, ect...), mais nous avons l'air d'être un certain nombre concernés par la question quand même. Des recherches sur le sujet ne seraient pas inintéressantes à mener je pense, mais je ne suis pas neuropsychologue.
Pour répondre sur cette partie, la grosse difficulté de l'hypersensibilité c'est le fait de la tester. C'est très complexe de l'évaluer car la seule chose qu'on peut faire est récolter le ressenti du sujet, or il y a des tas de manière d'être hypersensible (introverti, extraverti, sensibilité complètement niée à tel point que la personne peut avoir l'air complètement "froide"...). il n'existe à ce jour pas de test vraiment fiable il me semble.

Et si on rajoute à ça le fait que certains parlent d'hypersensibilité comme de l'hypersensitivité ou de l'hyperesthésie (si je ne m'abuse c'était le point de départ de JSF, en tout cas c'est ce qu'elle dit puisqu'elle testait au départ des personnes avec des sens qui semblaient accrus et qui se révélaient être surdoués etc...), ça nous fait un joli amalgame et peu de possibilités de trier objectivement.

Quand au fait qu'on voit beaucoup de profils d'hypersensibles HPI à droite à gauche, et même ici, et bien ça peut être dû à pas mal d'autres choses, comme le fait que la combinaison HPI + hypersensible pourrait tout simplement être plus susceptible de pousser la porte d'un psychologue, ou d'exprimer leur différence.
Il s'agit bien sûr de spéculation de ma part, c'est juste un exemple pour démontrer que la grosse concentration d'hypersensibles ne prouve en rien que la majorité des surdoués le soit ;)
Pourquoi se préoccuper des chevaux à rayures quand on peut chevaucher des loups !
:guitare

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