Valeur de l'adaptation

l'Humanité, L'Existence, la Métaphysique, la Guerre, la Religion, le Bien, le Mal, la Morale, le Monde, l'Etre, le Non-Etre... Pourquoi, Comment, Qui, Que, Quoi, Dont, Où...?
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Belgha
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » jeu. 14 févr. 2019 22:01

TourneLune a écrit :
jeu. 14 févr. 2019 21:22
Sinon, juste comme ça, c'est quoi pour toi l'absence d'adaptation?
Moi, m'dame, m'dame, moi-moi-moi ! Je sais la réponse !
Je peux répondre ?
Alors voilà : ne jamais s'adapter, c'est rester dans le vert, la zone de confort, celle où on est pas si mal, mais on stagne et on a clairement ou moins clairement, la conscience qu'on stagne.
J'ai tout bon, M'dame ?

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par TourneLune » jeu. 14 févr. 2019 22:09

:lol: ouais ok mais très pas obligé de répéter les conneries que je dis :D
Parce que même dans la.zone verte, en fait, on s'adapte. Juste ça nous est hyper facile ;)
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » jeu. 14 févr. 2019 22:45

TourneLune a écrit :
jeu. 14 févr. 2019 22:09
:lol: ouais ok mais très pas obligé de répéter les conneries que je dis :D
Ah bon, mais comment je pouvais deviner que c'était des conneries ?

Sinon, ta question, elle concerne quel type de non-adaptation ?
Le 3, ou le C ? Le scientifique, le philo ou l'individuel ? Si tu ne coches pas les bonnes cases, on va (continuer à) pas s'en sortir !
Tu comprends, ce ne sont pas les mêmes compétences… pas les mêmes formulaires à remplir, toussa-toussa…

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Jahroo » ven. 15 févr. 2019 02:31

Il me semble que, comme pour beaucoup de chose, il faut inscrire l'adaptation dans une dualité pour l'appréhender. J'ai tendance à croire que le vivant EST adaptation ET résistance. L’adaptation seule produirai un monde vaporeux qui n'offre aucune prise avec ce qui pourrait créer du sens. Il en va de même pour la résistance seule qui ne produirai qu'un monde compact. Pour revenir à l'humain, je dirais que nous ne sommes ni des girouettes ni des blocs de plomb.

Bon, pour retourner à des choses plus concrètes, j'aime bien ton découpage en différentes zones Tournelune. Par contre j'en choisirai des différentes faites selon la dynamique adaptation/résistance.

Du point de vue des relations humaines ça donnerait:

1. Zone de la tolérance : résistance très faible. On s'habitue progressivement aux choses différentes ou nouvelles et notre comportement/regard évolue sans trop
s'en apercevoir.
2. Zone de la convenance : résistance faible. On sait modifier notre comportement en fonction des situations car elle ne nous mettent pas trop en tension.
L'adaptation ne dure qu'un instant et à peu d'impact sur notre évolution générale.
3. Zone de la patience : résistance moyenne. On doit faire un effort pour faire des concessions et modifier notre comportement mais c'est le coût pour continuer à avoir une vie que l'on
considère acceptable.
4. Zone de la résilience: résistance forte. On subit l'environnement qui nous force, sans pouvoir se défendre, à modifier nos comportements. L'adaptation ne peut se faire qu'au prix
de fort renoncements qui créent des blessures profondes que l'on arrive à plus ou moins cicatriser dans le meilleur des cas.
5. Zone de la résistance: résistance très forte. L'environnement ne semble proposer que le pire des scénarios et ne souffre d'aucun compromis quitte à le combattre par la force.
L'adaptation tend vers 0.


Les zones ne sont pas à voir dans une évolution progressive mais à des niveaux d'intensité différentes et il y en a souvent plusieurs en même temps.
L'adaptation est un processus qui varie en fonction de nos résistances. La résistance correspond ici au besoin (ou au désir) de protéger nos valeurs personnelles; plus on touche des valeurs sensibles, plus l'adaptation est compliquée.

Heu... si ça se trouve c'est n'importe quoi mais là je vais me coucher :blond: .
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par madeleine » ven. 15 févr. 2019 06:28

Et sinon, je n'ai pas vu (ou pas compris) l'argumentaire qui va avec l'affirmation initiale :


Belgha a écrit :
S'adapter, c'est commencer déjà à crever (et pas du tout signe d'intelligence, soit dit au passage).

Peux-tu le démontrer, ou n'était-ce qu'une phrase ? Une extension de ta difficulté personnelle à t'adapter à certaines contraintes ou changements ?
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par dani » ven. 15 févr. 2019 08:45

Je trouve cette réflexion très intéressantes Jahroo
Jahroo a écrit :
ven. 15 févr. 2019 02:31
Du point de vue des relations humaines ça donnerait:

1. Zone de la tolérance : résistance très faible. On s'habitue progressivement aux choses différentes ou nouvelles et notre comportement/regard évolue sans trop
s'en apercevoir.
2. Zone de la convenance : résistance faible. On sait modifier notre comportement en fonction des situations car elle ne nous mettent pas trop en tension.
L'adaptation ne dure qu'un instant et à peu d'impact sur notre évolution générale.
3. Zone de la patience : résistance moyenne. On doit faire un effort pour faire des concessions et modifier notre comportement mais c'est le coût pour continuer à avoir une vie que l'on
considère acceptable.
4. Zone de la résilience: résistance forte. On subit l'environnement qui nous force, sans pouvoir se défendre, à modifier nos comportements. L'adaptation ne peut se faire qu'au prix
de fort renoncements qui créent des blessures profondes que l'on arrive à plus ou moins cicatriser dans le meilleur des cas.
5. Zone de la résistance: résistance très forte. L'environnement ne semble proposer que le pire des scénarios et ne souffre d'aucun compromis quitte à le combattre par la force.
L'adaptation tend vers 0.
Pour moi, le 5 n'empêche pas l'adaptation, pas du tout, mais elle est en effet très inconfortable. L'adaptation se fait dans les 5 expériences que tu cites, mais elle est ressentie de manière de plus ou plus douloureuse

Parce que l'on s'identifie à des croyances, des valeurs que l'on ressent comme "attaquées". Une adaptation me paraît "réussie" quand la douleur de l'adaptation s'atténue ou même disparaît, mais elle demande un profond changement de perspective, il faut modifier ses croyances, ajuster ses valeurs etc.. et cela demande en effet à sortir de sa zone de confort (et c'est ça qui peut être très "douloureux", plus que l'adaptation en elle-même).

Lâcher prise, c'est je crois "cesser la résistance", pour s'adapter d'une manière qui nous fasse nous "élargir" plutôt que de nous "restreindre" (je suis à relire "le pouvoir du moment présent" de Eckhart Tolle, ça m'influence certainement beaucoup, mais ça me parle réellement (attention toutefois à garder une distance critique avec les idées de l'auteur, mais là n'est pas le sujet)). Ce n'est pas ne "rien faire", ce n'est pas non plus de nier ses ressentis et ses émotions, mais c'est y faire face, les métaboliser pour faire un choix plus lucide d'adaptation ou de non adaptation (pour autant que le choix soit possible…bien des situations impliquent nécessairement une adaptation comme en cas de maladie ou de décès d'un proche), démarche qui nous mûrit de toute façon de par la remise en perspective de nos croyances et valeurs, nos priorités de vie, nos projets etc.. .(donc facile à dire, moins à faire :whew: )
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par O'Rêve » ven. 15 févr. 2019 13:54

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » ven. 15 févr. 2019 22:15

madeleine a écrit :
ven. 15 févr. 2019 06:28
Belgha a écrit :
S'adapter, c'est commencer déjà à crever (et pas du tout signe d'intelligence, soit dit au passage).

Peux-tu le démontrer, ou n'était-ce qu'une phrase ? Une extension de ta difficulté personnelle à t'adapter à certaines contraintes ou changements ?
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Jahroo » ven. 15 févr. 2019 23:52

dani a écrit :
ven. 15 févr. 2019 08:45

Pour moi, le 5 n'empêche pas l'adaptation, pas du tout, mais elle est en effet très inconfortable.
C'est ce que je voulais dire par "tend vers 0". Ma formule était sans doute très mal tournée. Pour tout dire, je ne suis pas sûr qu'il puisse y avoir réellement d'absence d'adaptation (ou de résistance) pour ce qui est des relations humaines, à moins éventuellement de vivre en ermites.

@O'Rêve
Merci de ton éclairage sur la partie physiologique. :)
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par madeleine » sam. 16 févr. 2019 08:23

Belgha a écrit :
ven. 15 févr. 2019 22:15
madeleine a écrit :
ven. 15 févr. 2019 06:28
Belgha a écrit :
S'adapter, c'est commencer déjà à crever (et pas du tout signe d'intelligence, soit dit au passage).

Peux-tu le démontrer, ou n'était-ce qu'une phrase ? Une extension de ta difficulté personnelle à t'adapter à certaines contraintes ou changements ?
Ni l'un ni l'autre, je crois, et rien de personnel. Juste une pensée latérale qui est en train, à ma grande surprise et grâce à toi, de porter ses fruits.
Ah oui une "pensée laterale" c'est l'adaptation locale de ce concept développé par un grand penseur américain contemporain sous le vocable de "alternative facts"...
Ces trucs-là ne portent pas de fruits, ils sont stériles. Ce qu'on voit fructifier ici c'est un effort désintéressé de créer une vraie pensée.

Thierry Vieville est chercheur à l'INRIA, et son programme de recherche se base sur l'hypothèse que, pour les systèmes biologiques ou artificiels, capacités et performances de leurs mécanismes perceptifs sont améliorées par l'utilisation de mécanismes adaptatifs paramétriques.

Voici le début d'un article que j'ai trouvé très utile comme cadre de réflexion :
T.Vieville a écrit : Définir l'adaptation.
La notion d'adaptation est absolument fascinante. C'est le concept à la fois le plus répandu dans les sciences de la vie ou de l'ingénieur et peut-être le moins bien défini des deux domaines. Et pourtant, il correspond à une idée très précise, facile à formaliser.

De plus, dans les systèmes biologiques c'est exactement cette propriété d'adaptabilité qui permet à des sous-systèmes élémentaires (réflexes) de former des comportements élaborés ... et aux animaux de survivre !

Pour le dictionnaire, adapter veut dire changer un ``comportement'' pour lui permettre de réagir dans de nouvelles ``circonstances''. Plus précisément il y a deux acteurs: (1) l'objet, c'est à dire ce qui est adapté (c'est souvent un mécanisme, un instrument, un dispositif, un réflexe ou un comportement) et (2) le sujet, c'est à dire le mécanisme qui adapte.

Mais une telle définition n'est pas suffisante. Prenons, par exemple, le cas d'un animal qui change de conditions de vie. Il est clair qu'il doit ``adapter'' son comportement au nouvel environnement dans lequel il est plongé. C'est ce qu'il fera, mais à partir de ce qu'il savait déjà faire avant c'est à dire d'un modèle de référence. Bien sûr, ceci a lieu seulement si il y est obligé par une variation de son environnement. D'autre part, il le fera dans un but précis, sa survie en l'occurrence.

Dans un processus d'adaptation, il y a donc en plus d'un objet et d'un sujet: un modèle de référence qui permet de passer d'un fonctionnement habituel et à un nouveau fonctionnement et une tâche à accomplir qui motive le passage d'un comportement à un autre.

Tout ceci a lieu dans un environnement dont une modification suscite le processus d'adaptation.

Il y a finalement cinq éléments en jeu et il semble raisonnable d'énoncer: l'adaptation correspond à un processus par lequel un sujet, lorsqu'il enregistre une variation de l'environnement, modifie les paramètres d'un objet, à partir d'un modèle de référence, dans le but d'accomplir une tâche spécifique.
Les reste de l'article est ici : https://www-sop.inria.fr/members/Thierr ... ation.html

Pour moi, s'il y a le mot "valeur" dans le titre de ce post, c'est parce qu'on pourrait s'interroger également à partir d'un référentiel éthique sur la manière, par exemple, dont les processus connus sont utilisés dans des buts pas toujours défendables.
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par InMedio » sam. 16 févr. 2019 08:59

Pour parler de ce que je connais à peu près, vous interventions sur les zones me rappelle Vygotski et sa zone proximale de développement.
Il s’agit assez simplement dans le cadre d’un apprentissage, d’une zone située entre celle où je peux agir sans aide et celle où je ne peux pas agir même avec une aide. À l’époque je percevais ça comme une marche : trop basse je la monte sans peine et j’ai quasiment pas progressé ; trop haute, la marche devient un mur et même en me faisant la courte échelle ou en me tendant la main d’en haut, je ne la monterai pas. Donc, la ZPD c’est la marche que je vais pouvoir monter avec de l’aide. Si Cyrano a choisi de ne pas monter bien haut mais tout seul, comme le lierre, il semble pourtant savoir qu’avec de l’aide il aurait pu monter plus haut. De l’aide il n’en voulait pas, c’était tout son panache.
Mais bon. Merci Belgha d’avoir suscité un vif éveil de messages par les tiens plutôt mystérieux :)
Les gens sont souvent tellement occupés à vivre qu'ils ne s'arrêtent jamais pour se demander pourquoi.
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » sam. 16 févr. 2019 22:29

TourneLune a écrit :
jeu. 14 févr. 2019 21:22
Sinon, juste comme ça, c'est quoi pour toi l'absence d'adaptation?
Non parce qu'une plante va être différente selon la terre dans laquelle elle pousse, quand bien même elle lui convient, etc etc.... (je peux faire plein d'exemples mais il me semble qu'un seul suffit. )
Pour moi le vivant EST adaptation, du coup, je ne comprends pas bien ce que représente pour toi l'absence d'adaptation.
Oui. Je ne crois pas avoir évoqué l'absence d'adaptation, mais je pense qu'un bon exemple serait le caillou.
Les cailloux refusent obstinément de s'adapter, et sont du coup réduits en gravier, puis en sable, puis en poussières. Parfois en pierres de taille, aussi, mais de plus en plus rarement. Ici, on vit au milieu des cailloux, donc on les connait, les bougres. Ils se reproduisent dès qu'on a le dos tourné. Tu avais cru en voir quatre, ils sont quatre-mille, et ils sont bien capables de t'attaquer si tu les abordes du mauvais côté.
Sinon, ta question rappelle en moi un souvenir qui remonte maintenant assez loin. J'étais luthier, j'avais une cliente, Catherine, qui avait une fille autiste et qui s'occupait d'enfants autistes. Elle leur apprenait à jouer de la harpe. Pas du pipeau, pas de la harpe celtique, de la vraie harpe de concert, avec les 7 pédales et tout. Et comme c'était trop facile, elle les faisait jouer en duos ou en ensembles.
La première fois que j’étais venu pour faire les réglages des instruments, ils étaient très méfiants, nerveux. Et très curieux en même temps. J'étais le "docteur de la harpe". Mais se rendaient-ils compte que leur instrument était malade ? Je l'ignore. Ce que j'ai pu constater par la suite, au fil de quelques années, c'est qu'ils étaient très heureux de ma venue, très patients (ou parfois un peu excités), et même très attentifs. Je me dis qu'ils avaient certainement ressenti la différence entre avant et après, et qu'ils l’appréciaient. (bien sûr, en tant que luthier, je fais partie de l'exercice)
Effectivement, l'adaptation est aussi une question de communication. Les autistes communiquent-ils ? Un peu, moyennement ? Je ne sais pas. Mais il y a des choses qu'ils saisissent au 1/4 de tour, et ils s'adaptent à celles-là sans problème particulier (pour ce que j'ai pu voir). J'ai pensé qu'il y avait probablement des domaines aisés pour eux, et d'autres inaccessibles. Et je me suis alors dit que cela pouvait peut-être en dire long sur les domaines en question. Est-ce qu'il y a eu des études là-dessus, ce n'est pas ici la place de cette interrogation.
Bien plus tard dans ma vie, une autre Catherine, ma compagne, s'est occupée d'autiste Asperger en primaire. Elle lui a donné les bases de la bureautique, comment organiser sa machine pour en conserver le contrôle, et aussi les moyens de comprendre comment progresser dans ce domaine. Son portable est devenu pour lui un outil indispensable, une sorte de médium vers le monde extérieur, un réceptacle pour ses blagues, sa documentation, ses devoirs, ses "travaux" d'imagination (histoires de pirates et autres), etc. Et le seul moyen à sa disposition pour pouvoir écrire facilement et de manière très lisible. Une extension de lui-même, mais peut-être un filtre aussi, un moyen de préserver la distance, très important, la distance, non ? Il est aujourd’hui en première.

Quant à l'ermite, s'il refuse de s'adapter aux choses de la société des humains dont il fait normalement partie, il est tout de même bien obligé de s'adapter à la vie bien plus difficile de l'être isolé, coupé de tout, pour qui toute ressource vient de lui-même ou ne vient pas (Dieu y pourvoira, ça ne marche que très, très modérément pour les patates et les haricots ; il faut quand même y mettre beaucoup du sien). Produire soi-même sa subsistance est très ardu. Si l'animal trouve de quoi manger quasiment par terre partout où il marche, il n'en va pas du tout de même avec l'humain. Il devra aussi résister aux attaques de toutes sortes, les pires étant les plus minuscules, et c'est aussi très ardu et ça réclame une forte capacité d'adaptation, y compris au niveau des défenses immunitaires.

Tout cela ajoute donc de l'eau au moulin de TourneLune : c'est inhérent au vivant. Rien à dire.
Et, plus inadapté que le caillou, il y a le mort (un caillou, c'est quasiment immortel, s'il est assez malin pour se caler au bon endroit et se faire oublier - ce qui n'est pas très difficile : qui se souvient d'un caillou ?).
Voilà. Donc, dire que s'adapter c'est commencer à crever, bin non, pas de manière aussi catégorique. Loin de là.
N'empêche que ça peut se discuter…

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par TourneLune » sam. 16 févr. 2019 23:46

Ok, alors que penses -tu de:
Vivre c'est s'adapter et vivre c'est aussi crever un jour?
Bon ma culture scientifique m'interdit d'en déduire que s'adapter c'est crever mais bon on se rapproche un peu, non?
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » dim. 17 févr. 2019 00:09

TourneLune a écrit :
sam. 16 févr. 2019 23:46
Ok, alors que penses -tu de:
Vivre c'est s'adapter et vivre c'est aussi crever un jour?
Bon ma culture scientifique m'interdit d'en déduire que s'adapter c'est crever mais bon on se rapproche un peu, non?
J'en pense que c'est parfois cool de ne pas avoir de culture scientifique, tout compte fait ! :huhu:
Arrive-t-il que des scientifiques fassent dire à des non-scientifiques des choses que leur culture (et pas que) scientifique leur interdit ?
Ah, mais oui, j'ai vu le cas en ufologie (je n'ai pas envie du tout de parler d'ufologie, mais alors pas du tout ; par chance c'est hors-sujet et j'espère que ça va le rester).

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Grabote » dim. 17 févr. 2019 10:15

Est ce qu'il est indispensable de s'appuyer sur des théoricien-nes du sujet pour donner son avis ou ... ?
Allez je prends le risque ... d'enfoncer des portes ouvertes :P
En vous lisant je me disais qu'une adaptation qui "fait crever un peu" est une adaptation inadéquate,
et il y'en a plein des adaptations inadéquates qui font que je m'adapte , je survis, mais que ça m'éteint, au contraire d'une adaptation adéquate qui me permet de croitre et de me sentir plus vivante.
Pour moi la question de la "valeur " de l'adaptation n'a pas vraiment de sens, l'adaptation ça fait partie de la vie , c'est pas comme si on avait le choix, par contre, je pense que l'intelligence peut aider à s'adapter de façon adéquate, mais que ce n'est pas non plus systématique ... loin s'en faut !
S'adapter ça peut aussi passer par faire des choix qui modifie son environnement, comme nous ne sommes ni des plantes, ni des cailloux, nous pouvons nous déplacer, s'adapter c'est pas forcément à partir de là où on est né-e ...
Perso j'ai l'impression de m'adapter à ce forum, je m'en éloigne quand j'ai l'impression qu'il me nuit et m'éteint et je m'en approche et y cultive ce qui me nourri et me fait grandir ... :makak:
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par InMedio » dim. 17 févr. 2019 12:22

Grabote a écrit :
dim. 17 févr. 2019 10:15
nous ne sommes ni des plantes, ni des cailloux, nous pouvons nous déplacer
Les graines qui se disséminent, les drageons, les marcottes sont des manières qu'ont les plantes de se déplacer.
Pour les cailloux je suis bien moins calé mais rien que les mouvements des plaques tectoniques, les dunes ... C'est du minéral en mouvement.

Certes, du mouvement sans anthropo-analogie, sans volonté, un mouvement totalement déterministe, adapté à l'environnement. Les végétaux et minéraux font des propositions à leur environnement, mais c'est lui qui choisit.
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Grabote » dim. 17 févr. 2019 12:39

Certes, enfin, certain-es l'auront compris, je voulais surtout parler de nous les humain-es, en réponse à la phrase lancée par @Belgha qui a suscité ce fil. J'avais cru lire entre les lignes que souvent, on utilise notre intelligence à nous adapter à une situation/environnement mortifère alors qu'on pourrait l'utiliser à s'en extraire et à chercher une autre configuration plus propice à notre épanouissement, ce qui serait aussi une forme d'adaptation ...
Edit: perso, je pense malgré tout, que l'intelligence peut être un atout pour envisager d'autres possibles ...
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par pandamonium » sam. 13 avr. 2019 07:27

Bonjour,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les posts de ce fil et je me suis fait deux réflexions: La première est que tous vos raisonnement sont valides mais abordent différentes perspectives. La deuxième, c'est peut-être le sens du mot adaption qui pose problème.

J'ai eu l'impression en lisant les commentaires de Belgha que le mot adaptation était plus synonyme de renoncement de soi. Dans le sens où une personne est obligée de s'adapter et doit renoncer à sa nature, ou son caractère pour entrer dans un moule ou pour se conformer à une situation qui nuirait à la nature propre de l'invidivu.

Mais il est clair qu'il y a différentes formes d'adaption et vivre, comme l'a justement dit Tournelune, c'est déjà s'adapter. Et pour moi, le mot adaptation serait ici plus synonyme d'évolution.
Si la vie ne s'était pas adaptée à son environnement, elle n'aurait pas pu perdurer et n'aurait pas pu évoluer.

J'ai l'impression que l'adaption (comme la vie), c'est un fragile équilibre. Nous avons besoin de nous adapter un tant soi peu, ne serait-ce que pour vivre en société mais trop d'adaption à un environnement (néfaste ou pas) peut également être préjudiciable à l'individu ou même à un groupe d'invidu.

Pour revenir à la citation "S'adapter, c'est commencer déjà à crever ". Oui c'est valide mais seulement dans un contexte donné. On pourrait tout aussi dire "S'adapter, c'est commencer déjà à vivre" dans un autre contexte.
Après ça dépend ce que l'on entend par vivre (si on reprend les exemples botaniques), mais ça c'est un autre débat.

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Swinn » sam. 13 avr. 2019 09:12

La préservation vie étant la valeur téléologique supérieure en soi, on peut dire que s'adapter c'est simplement continuer à vivre.
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par choubidou wouah » sam. 13 avr. 2019 09:59

Pandamonium tu as raison, bien sûr, mais il me semble qu’il faut quand même rappeler que ce(lui) qui survit n’est pas ce(lui) qui s’adapte mais ce(lui) qui survit est ce(lui) qui est le plus adapté...
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » lun. 15 avr. 2019 16:00

pandamonium a écrit :
sam. 13 avr. 2019 07:27
J'ai eu l'impression en lisant les commentaires de Belgha que le mot adaptation était plus synonyme de renoncement de soi.
Renoncement est un mot fort, mais c'est de ma faute : j'avais utilisé aussi un mot fort dans ma petite phrase…
Au fond, on pourrait peut-être aussi le dire comme Krishnamurti - et @Animal : « Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade »
…et dans ce cas (celui d'une société malade, un cas purement imaginaire je l'espère), s'adapter ne serait probablement pas non plus un signe de renoncement de soi. Par exemple : "travailler pour vivre" ne serait pas un renoncement de soi.

Cela dit, je me demande si le faux-self ne serait pas un autre avatar, très encombrant, de l'adaptation…


choubidou wouah a écrit :il me semble qu’il faut quand même rappeler que ce(lui) qui survit n’est pas ce(lui) qui s’adapte mais ce(lui) qui survit est ce(lui) qui est le plus adapté...
Tiens, mais oui. Nuance subtile mais de taille, qui implique donc une autre question, éventuellement : ce(lui) qui est le plus adapté est-ce/est-il-elle ce(lui) qui a fait le plus pour s'adapter ?

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par madeleine » lun. 15 avr. 2019 19:01

Ah non. Etre adapté quand l'environnement change c'est essentiellement un coup de bol.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » lun. 15 avr. 2019 20:42

madeleine a écrit :
lun. 15 avr. 2019 19:01
Ah non. Etre adapté quand l'environnement change c'est essentiellement un coup de bol.
Être déjà adapté lorsque l'environnement change, tu veux dire ?
Oui, ça ressemble en effet à un fameux coup de bol.
Mais je n'irais peut-être pas jusqu'à dire que c'est essentiellement cela. Il pourrait y avoir aussi des organismes avertis (génétique), voire prévoyants (conscience).
Bien sûr, on pourrait détourner la question en disant que c'est essentiellement un coup de bol d'avoir le matériel génétique ad hoc pour amorcer une adaptation à un changement d'environnement, alors que d'autres en sont démunis.
Être déjà capable de s'adapter (ou déjà adapté), c'est à dire au fond être en vie plutôt que mort, ce serait donc essentiellement un coup de bol. C'est peut-être cela que tu voulais dire ?
Ou bien répondais-tu à ma dernière question en disant que ah non, faire le maximum pour s'adapter ne conduit pas à des résultats plus probants que ne rien faire et attendre d'avoir du bol ?

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par madeleine » lun. 15 avr. 2019 20:55

Je répondais à la dernière phrase de ton post précédent.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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Re: Valeur de l'adaptation

Message par Belgha » lun. 15 avr. 2019 21:17

Grabote a écrit :
dim. 17 févr. 2019 12:39
Certes, enfin, certain-es l'auront compris, je voulais surtout parler de nous les humain-es, en réponse à la phrase lancée par @Belgha qui a suscité ce fil. J'avais cru lire entre les lignes que souvent, on utilise notre intelligence à nous adapter à une situation/environnement mortifère alors qu'on pourrait l'utiliser à s'en extraire et à chercher une autre configuration plus propice à notre épanouissement, ce qui serait aussi une forme d'adaptation ...
Edit: perso, je pense malgré tout, que l'intelligence peut être un atout pour envisager d'autres possibles ...
Oui. Tout bon, y compris les nuances.
(Bien sur, je n'avais pas imaginé tous les possibles de ce fil, car en effet ce n'était qu'une phrase "lancée", reprise "de volley" par madeleine. Et c'est cela le grand intérêt.)
Je pense comme toi que l'intelligence peut être un atout pour envisager d'autres possibilités (sinon je ne serais pas sur ce forum). L'intelligence ET la créativité, d'ailleurs.
Mais je me demande maintenant si tout cela ne serait pas essentiellement qu'une question de coup bol. Alors, peut-être, au diable l'intelligence et la créativité.
…à suivre…


Swinn a écrit :La préservation vie étant la valeur téléologique supérieure en soi, on peut dire que s'adapter c'est simplement continuer à vivre.
Réponse… :
pandamonium a écrit :Après ça dépend ce que l'on entend par vivre (si on reprend les exemples botaniques), mais ça c'est un autre débat.
Pour utiliser une formule galvaudée c'est même un grand débat. :huhu:

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