Le désir d'avoir un enfant

l'Humanité, L'Existence, la Métaphysique, la Guerre, la Religion, le Bien, le Mal, la Morale, le Monde, l'Etre, le Non-Etre... Pourquoi, Comment, Qui, Que, Quoi, Dont, Où...?
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kalimeris
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Ce topic est très intéressant, merci !
En lisant certains posts, je réalise que je n'éprouve pas ce besoin ou cette envie viscérale de porter la vie, de donner naissance. Pourtant, je suis actuellement dans un parcours de PMA, avec un projet de parentalité solide, minutieusement préparé afin de pouvoir accueillir un enfant dans les meilleures conditions. D'un côté, j'ai pu être rassurée sur nos capacités physiques, psychologiques, affectives, et matérielles à accueillir un enfant, mais de l'autre côté, l'angoisse demeure à l'idée d'être enceinte. Je me suis donc posé la question de savoir si j'ai réellement envie d'être parent, et la réponse à cette introspection est complexe. J'ai compris que mon angoisse provient de mon enfance, et n'est donc pas liée à la situation présente, ni à moi, ni à mon compagnon. Je ne parviens pas à mettre cette angoisse de côté afin de pouvoir analyser mon désir de porter la vie, s'il existe. Du coup, il y a, en même temps, une angoisse et un désir, le tout mêlé à l'idée de parentalité. En définitive, au fond de moi, je sais que je serai heureuse d'une grossesse, de porter la vie, et je suis également certaine que je serai un bon parent, mais je sais aussi qu'il est loin d'être certain que ce projet soit réalisable.
L'idée que ce projet n'aboutisse pas m'a beaucoup angoissée et attristée. Je parviens tout juste à entrevoir un autre avenir, sans enfant, après en avoir parlé avec mon compagnon. Cette éventualité m'attriste encore, mais j'essaye de dédramatiser, de me dire qu'il demeure ce très beau "nous", et qu'il ne faut pas vouloir toujours plus, d'autant que ce "plus" ne dépend pas de ma volonté *.

En ce qui concerne le désir d'enfant lui-même, n'étant pas capable de démêler ce qui vient de moi de ce qui vient de mon passé, je me fais confiance, je fais confiance en mes qualités humaines pour être un bon parent, en ma capacité à aimer, et je m'en remets à mon corps et à la médecine pour décider pour moi si j'aurai un enfant ou pas.
Cela paraît sans doute étrange de planifier un projet de parentalité sans désir viscéral de porter la vie, du moins sans la capacité d'identifier ce désir à travers l'angoisse provenant du passé, mais j'ai le sentiment que c'est une bonne décision, une décision juste pour tous, y compris et surtout pour l'éventuel enfant à naître parce qu'il sera accueilli dans l'amour. Finalement, pour moi, la condition première pour planifier une grossesse n'est pas le désir viscéral de porter la vie (je ne sais pas ce que c'est que de ressentir cela), mais la capacité à être de bons parents, la capacité à aimer, à protéger, à éduquer dans la bienveillance, et à être toujours présent-e pour notre enfant. Cette foi en ma capacité d'être un parent aimant n'était pas une évidence pour moi, car les images associées à la parentalité sont négatives, douloureuses, angoissantes, et même violentes. Il m'a fallu comprendre que ces images n'ont rien à voir avec moi, et cela n'a pas été facile ni évident, et je travaille encore là-dessus avec mon psychothérapeute.

En fin de compte, il m'arrive de faire le parallèle entre le choix de mon compagnon et le choix de la parentalité (si celui-ci se réalise), c'est-à-dire un choix qui se base autant sur la raison que sur les sentiments (et en utilisant la raison pour analyser les sentiments, démêler ce qui vient de moi de ce qui vient des autres ou du passé), et qui ne comporte pas en son sein de "coup de foudre" ou, en l'occurrence, d'un "désir viscéral de porter la vie". Je ne sais pas si c'est bien ou pas, c'est juste ainsi pour moi.

* je viens de lire le post de Napirisha : :) C'est magnifiquement dit : "mieux vaut vivre pleinement la beauté de ce qui est là que de se lamenter sur ce qui n'est pas" :ensoleillé:
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altima
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Je n en ai pas et je n en veux pas. Je n'ai jamais ressenti l'envie ou le besoin d avoir un enfant. Je trouve ma vie compliquée dans la société. Je n ai pas envie de devoir apprendre à quelqu'un comment y grandir, s y retrouver, s y épanouir alors que cela me semble complexe et une lutte permanente pour moi. Un jour on m a dit "Tu sais pas à côté de quoi tu passes" non, je ne sais pas , je n'ai pas envie de le savoir, et j ai répondu " toi non plus, tu ne sais pas à côté de quoi tu passes " je n'ai pas de regret car je me sens pour une fois, vraiment en harmonie avec moi-même. J'ai la chance d'être en couple avec un homme qui est d accord avec mon choix. J'aime assumer cette différence avec la normalité. Le désir d'enfant je ne le connais pas je n en souffre pas. Je ne vois pas pas ma vie autrement.
Arnaud
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Deux fous, font un enfant fou et la vie continue....
Après discussion avec Madeleine,
que je remercie, il me semble nécessaire de préciser ma pensé.
Déjà, je présente mes excuses à ceux qui on pu être heurtés par ce message maladroit.
Il me semble, que la vie, la vie de couple et la création d'un enfant dans ce monde, nécessite une douce folie.
Je comprends tout à fait le non désir d'enfants, qui me paraît souvent plus raisonnable. J'ai moi-même attendu 35 ans avant d'en avoir un.
Et donc, il me semble que cette douce folie est nécessaire à la continuation de notre espèce.
Merci de votre attention.
Nos cicatrices, sont les stigmates d'une vie bien remplie.
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ouadji
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J'ai beaucoup aimé cette phrase de cléo : "Je voulais un enfant, pour ne pas mourir"

Pourquoi faire des enfants? Une question que j'ai rencontrée de nombreuses fois dans ce fil. Une fois de plus, aucun axiome de ma part ici, je ne détiens aucune vérité. Il n'y a pas de réponse universelle à cette question. Discourir à l'infini dans d'interminables prolégomènes à l'acte n'apportera aucune réponse. Certains en veulent, d'autres en souhaitent, et d'autres peuvent aller jusqu'à la phobie à la simple idée que cela puisse être. Je comprends les uns et les autres. C'est une option de vie parmi le fourmillement des vies possibles. Toute argumentation qui sous-tendrait l'existence d'une réponse, dans un cas comme dans l'autre, serait pour moi de l'ordre du sophisme. Comme matière et antimatière, je reste heureux que la somme des comportements fasse partie de l'ensemble ℕ ... dans le cas contraire, ni vous, ni moi, ni plus personne n'existerait depuis bien longtemps, et personne n'aurait eu la richesse de pouvoir se poser cette question.
Je ne détiens aucune vérité, mes propos ne sont que le reflet de mes perceptions, par nature biaisées et imparfaites
Invité

https://www.youtube.com/watch?v=I1MYBndXw9E

Il y a 84 000 fois 84 000 (*) raisons humaines au désir d'enfant et tout autant de causes malheureuses qui font qu'un enfant naît sans être désiré. On peut donc gloser à l'infini, particulièrement si l'on est touché par le désir d'en avoir, ou, beaucoup plus rarement par le refus d'en faire.

Quoi qu'il en soit : L'enjeu collectif de la fertilité humaine me semble bien dépasser tous les enjeux individuels du désir personnel de progéniture.
Quant au refus de procréer aveuglément (selon son désir, qui est aveugle comme l'amour), il devrait être gravé dans l'éthique de chacun, dans les programmes scolaires, et dans le cœur de tous ceux qui réfléchissent à ce qu'est un enfant, à la responsabilité qu'il engage, et à l'avenir qu'on lui doit.

(*) c'est un chiffre symbolique de la tradition indienne qui représente l'infini
gaiflo
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Je trouve ce topic très intéressant, je vais donc y apporter ma contribution ;)
Alors je n’ai pas d’enfants mais oui j’aimerais bien en avoir plus tard. J’ai toujours su que je voulais des enfants mais pas maintenant, je viens seulement de commencer à bosser, j’ai pas les moyens et puis tout simplement je pense que j’ai d’autres choses à vivre avant et j’ai envie de profiter de la vie (voyages, sorties...) et de mon couple.
Pour autant j’ai du mal à imaginer ma vie sans enfants, depuis petite j’ai en tête la famille que je voudrais avoir (évidement les probabilités d’avoir cette famille est très faibles :tmi: ). Même dans les sims j’ai toujours préféré avoir pleins d’enfants plutôt que de m’occuper des carrières et de la vie de mes sims adultes, et je pouvais pas m'empêcher de refaire des enfants :rofl:
Par contre je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi j’en veux : modèle familiale? Envie de transmettre des choses?
Bon ça se trouve je resterai éternellement dans cet état de « j’en veux mais pas maintenant » et ne jamais en vouloir ^^
"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises", HP
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Modafinil
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J'ai un enfant mais je n'ai jamais eu aucun désir d'enfant.
J'aime mon enfant, il est l'Amour de ma vie, mais ne pas en avoir ne m'aurait pas manqué. Avoir un enfant n'était pas un projet de vie. Il est arrivé 1er dans un concours de circonstances :rock: Ma meilleure amie dit que c'est l'univers le vrai père, car il a fallu un concours de circonstances incroyable pour qu'un jour je décide d'avoir 1 enfant, arrêter la contraception... et tomber enceinte le lendemain :sweat:
J'ai détesté être enceinte, j'ai détesté avoir un bébé. Mais je n'ai jamais détesté MON bébé. La nature est bien faite...
Je n'aurai pas d'autre enfant, c'est certain : toujours pas d'envie et puis de toute façon je suis officiellement déclarée médicalement incompatible avec une grossesse :think:
Je pense que l'absence d'envie d'enfant vient de 2 raisons principalement :
- J'ai grandi seule (enfant unique) au milieu d'adultes, mis à part les enfants de mon âge côtoyés à l'école. Pas d'oncle, pas de tante, de cousins-cousines. Donc pas de bébés, de "petits" dans mon entourage éducatif (il faut dire famille, je sais, mais je ne suis pas à l'aise avec ce mot).
- Je me suis élevée toute seule, mes parents travaillaient tous les 2 (j'avais "la clé au cou" à 6 ans, je me levais seule tous les matins pour aller à l'école) et j'ai vite compris qu'un enfant n'a pas son mot à dire, quelque soit le sujet. J'étais donc pressée de devenir adulte, les enfants étant une "quotité négligeable" de la société.
“Avec un escalier prévu pour la montée on réussit souvent à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente.” Jacques Rouxel
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Gail
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J'ai 2 enfants et j'ai toujours su que je voulais en avoir.

Je le ressens comme faisant partie de mon côté animal, j'avais besoin de sentir la vie apparaître au plus profond de moi, de faire venir au monde cet être et de l'accompagner, le rassurer, l'encourager jusqu'à ce qu'il n'ait plus besoin de moi.

J'ai commencé à materner tout ceux qui étaient (vaguement) plus jeunes que moi dès la maternelle.
La première fois que je me suis sentie maman... j'avais 6 ans, à l'arrivée de mon petit frère ( je précise que mes parents étaient là et assuraient pleinement leur rôle). Je m'étais mis cette responsabilité toute seule sans vraiment mettre un nom sur la fonction. Ça a généré beaucoup d'angoisse et nécessité un petit tour chez la psychologue. C'est à la naissance de mon fils que j'ai enfin compris (avec la fatigue, je me plantais de prénom, je ne savais plus qui était ce bébé, très perturbant!)

Malgré cette envie très présente, j'ai mal vécu ma 1ère grossesse: entre la perte de contrôle sur mon poids et l'angoisse de devenir mère ( je flippe dès que je dois faire quelque chose que je n'ai jamais fait donc là :pale: )
Je me sens assez nulle comme mère mais mes enfants savent que je les aime et que je suis là pour eux. Ils sont ma plus grande fierté, mes chefs d'oeuvre en constante évolution !

J'aurais bien aimé avoir 1 ou 2 enfants de plus, mais mon mari, à l'origine, ne voulait pas d'enfants. Je lui suis déjà très reconnaissante de m'avoir donné mes 2 garçons, je ne vais pas pousser le bouchon plus loin!

Pour sortir du discours perso, en parcourant ce post, je me suis fait la réflexion que ce qui complique les choses, c'est d'avoir le choix!
La contraception est un immense progrès pour la vie des femmes, des enfants et même des hommes. Mais, elle entraine une grande responsabilité!
Si on choisit d'avoir des enfants, alors on doit être de bons parents, assumer pleinement le choix.
Si on choisit de ne pas en avoir, il y a de fortes chances qu'on y arrive, donc mieux vaut être sur(e) de soi.
Et si, par hasard, un enfant arrive " par accident" cela parait incompréhensible pour l'entourage " parce que, quand même, de nos jours..."

Pour les enfants aussi, c'est plus lourd : quand on avait une ribambelle d'enfants, ils n'avaient pas besoin d'être parfaits, il y en avait bien 1 ou 2 qui permettaient d'assurer les vieux jours. Alors que, maintenant, on a 1, 2 ou 3 enfants sur lesquels reposent tous les espoirs...
"Si vous entendez un bruit de sabots, pensez à des chevaux, pas à des zeebres"
Aphorisme médical pour inciter les etudiants zélés à rechercher d'abord les diagnostics les plus fréquents plutôt qu'une maladie rare
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Mikirabelle
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@Gail je trouve que tu as très bien résumé ce "problème" de choix et de pression, aussi bien pour les parents que pour les enfants.
Le meilleur moment de la journée, c’est quand on va se coucher (Chanson Plus Bifluorée)
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Vakhtang
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En ce qui me concerne, je ne veux pas d’enfant.
Mon idée du bonheur correspond plutôt à une vie solitaire, sans relations interpersonnelles majeures, c’est-à-dire sans amour filial ou conjugal — je préfère les amitiés complices, sans intimité. De plus, je souhaite vivre avec un minimum de responsabilités et limitations. Je ne pourrais donc pas tolérer qu’un individu s’immisce dans mon existence — de manière définitive, qui plus est — et vienne structurer ma façon de vivre. Je crois que j’ai besoin de solitude existentielle. :emo:
Aussi, je ne veux pas créer une personne, mettre au monde une conscience ; je trouve cela terrifiant. Je ne voudrais pas non plus être responsable du développement psychologique d’un être humain. Sans compter les dégâts que ma personnalité pourrait faire sur un enfant ! :lol:
Je crois que je ne pourrais pas prendre en considération un être aussi intensément et faire passer autrui avant moi. D’ailleurs, je ne me sens pas capable d’amour.
Plus concrètement, je suis très exigeante quant à la gestion de mon espace et de mon temps. Ainsi, il est hors de question de devoir partager mon précieux logis sur le long terme ou de devoir coordonner mes besoins à ceux d’une autre personne — on mange et on se couche à telle heure, etc. Mais ça, en fin de compte, ce ne sont que des détails.
Étant une femme, je suis également allergique à l’idée d’enfanter — la grossesse, l’accouchement et tout ça. C’est pourquoi si je voulais un enfant — contradiction profonde avec tout ce que je suis mais passons —, je choisirais d’adopter.
Par contre, je veux bien un chat. Voire deux ou trois. :) Bien qu’ils risquent de structurer ma façon de vivre... :lol:
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Tartempion
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/mode humour noir ON
Un chat c'est beaucoup facile à donner à quelqu'un d'autre (voire même à faire disparaître) qu'un enfant. Parfois c'est même le chat qui peut décider de t'abandonner. Quoique l'enfant aussi d'ailleurs, mais je m'égare.
/mode humour noir OFF
L'erreur est humaine, mais un véritable désastre nécessite un ordinateur.

Les systèmes de croyances créent des filtres à travers lesquels le chaos se résout en ordre. Frank Herbert
dani
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J’ai horreur de sacrifier mon temps à autre chose qu’à satisfaire mon bien être et mon besoin de solitude (paradoxalement, rien n’est plus agréable de le faire en compagnie de mon partenaire, avrc qui je ne vis pas tous les jours : son respect de mes besoins me fait chavirer le cœur ...)

Et pourtant ... je l’ai fait et je le fais encore pour mes 3 enfants et parfois mes trois beaux enfants. Intérieurement il m’est arrivé de de râler d’innombrables fois quand j’avais à retarder la satisfaction de ces « besoins de base » qui me sont si chers . Ça doit être un miracle, mais paradoxalement je n’ai jamais regretté une minute d’avoir fait ce choix. J’ai en retour le bonheur de leurs sourires, les avoir un peu aidé à grandir et à trouver leur chemin, la douceur de de leurs baisers, de leurs petits mots de gratitude, d’un regard heureux, d’une réussite qui les fait flamboyer de bonheur

Ceci explique peut-être cela , mais sur le fond je suis une sauvageonne et le cela reste un mystère

(....même si la semaine dernière ils ont réussi à interrompre nos vacances en couple par de vraies urgences impromptues et que je les aurais volontiers vendus à bon prix :diabloo: )
Rien ne vous emprisonne excepté vos pensées, rien ne vous limite excepté vos peurs, rien ne vous contrôle excepté vos croyances. (Marianne Williamson)
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Bulle d'o
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Du désir d'enfant, je ne retiens qu'une chose : ça me dépasse mais j'en ai eu besoin!

Et aujourd'hui encore, une chose me gratouille.... Tant que c'est possible... c'est possible! Et pourtant, que mes désirs d'enfants sont déjà comblés, et qu'est ce que ça n'aurait pas de sens.... Mais.....

Bon vivement le plus possible.....
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

Les désorientés (2012) de Amin Maalouf
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Enuma
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Grande question.
Perso, je n'ai jamais eu l'envie d'avoir des enfants. Si je n'avais pas rencontré le père de mes deux garçons, pour qui c'était important d'en avoir, je pense que je n'en aurais sans doute pas. Pourtant je m'étais toujours projetée dans le fait de transmettre quelque chose à quelqu'un. Mais j'ai toujours su que je n'avais pas la fibre maternelle. Malgré ça, mes grossesses se sont super bien passées et bien que je n'ai jamais eu la folie des bébés, le lien avec mes deux petits se sont crées assez facilement. C'est stupéfiant ce que peuvent faire les hormones !
Au final, j'adore mes enfants. Bon, pas sure d’être la mère idéale par contre.... pas très patiente, surtout avec l’aîné qui est HP. Des fois je me dis qu'il finira par couper les ponts avec moi quand il aura 18 ans....
C'est parfois difficile de leur accorder du temps quand je ne trouve pas celui de me retrouver moi même.
fleueenn
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Bonjour tout le monde,
Ma petite contribution. Je ne veux pas attirer des âmes dans ce monde (encore pleins d’épreuves). Il n’y a plus de boulot pour les jeunes. (J’exagère bien sûr)
Plus d’argent. Trop d’impôts. Trop de pollution. Donc je n’aurais jamais d’enfant.
Sans compter que la planète est surpeuplée. Si tout le monde faisais comme moi ça purifierait la planète. C’est un autre débat.
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Adena
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Bah, on peut trouver un millier d'arguments rationnels pour ne pas faire d'enfant. On peut en trouver mille autres pour en faire. Je trouve que les arguments écologiques qui vont dans le sens d'une injonction à la non reproduction n'ont pas de sens.
Déjà parce que selon l'ONU et toutes les données démographiques connues à ce jour, on peut être à peu près sûr que la transition démographique est terminée à l'échelle planétaire, c'est à dire que le papy boom mondial va poursuivre son chemin pour nous faire monter jusqu'à 9 milliards d'humains, mais par contre, ce chiffre restera stable dans le temps, sauf catastrophe meurtrière majeure. Il y a aujourd'hui environ 2 milliards d'enfants dans le monde, il y aura dans cent ans deux milliards d'enfants dans le monde.
Ensuite, si on fait tous ces efforts écologiques, c'est pour les générations futures, non ? Du coup, si elles n'existent pas, c'est un peu ballot. L'idée de la transmission éducative, en particulier dans les foyer où les enjeux écologiques sont bien compris et ou des solutions sont expérimentées, est pour moi une composante essentielle d'un changement pérenne.
Enfin, dans ces conditions, se limiter à un enfant par foyer diviserait par deux la population mondial et deux enfants validerait simplement les prédictions démographiques existantes.
S'il y a autant de neurones dans un cerveau que d'étoiles dans la galaxie, on a pas fini d'avoir des idées brillantes !
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Réglisse
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fleueenn a écrit :
lun. 18 nov. 2019 11:14
Il n’y a plus de boulot pour les jeunes. (J’exagère bien sûr)
Plus d’argent. Trop d’impôts. Trop de pollution. Donc je n’aurais jamais d’enfant.
Sans compter que la planète est surpeuplée. Si tout le monde faisais comme moi ça purifierait la planète.
Merci pour cette bouffée d'eugénisme mâtinée de réflexions de comptoir. Par contre c'est plus en Asie du Sud-Est et en Afrique qu'il faudrait leur dire.

Des occasions d'être parent, j'en ai eues. Manquées ce furent, diraient Maître Yoda et Goldman, Fredericks and Jones. Un mal pour un bien sans doute...
Mais pour autant, si au-delà de notre injonction viscérale et narcissique à faire des gosses on pouvait essayer de voir le verre à moitié plein ?
Si envisager d'avoir des enfants c'est s'imaginer livrer leur innocence à une société capitaliste violente, à une pollution mondiale endémique, à des réseaux sociaux tant abrutissants que déshumanisants et à un consumérisme sauvage, alors oui il y a de quoi s'abstenir. Et il y aurait même de quoi s'abstenir depuis plus d'un demi-siècle alors...
La sinistrose ambiante est un fait, mais ses fondements constituent en soi une vérité indécidable, pas plus qu'il y a 20, 40 ans ou 100 ans. "C'était mieux avant", avant quoi ? BFM-TV ? (spoiler : oui). Et si, marqués malgré nous de cette empreinte indélébile, on en tirait quelque chose de positif pour les générations à venir? Élever un enfant c'est le protéger du mal des autres mais c'est aussi lui éviter d'infliger ce mal, et l'éduquer c'est lui faire comprendre pourquoi. Et à tout hasard si ça peut lui permettre de faire quelque chose de bien pour les autres (ou lui éviter la prison), alors c'est une déjà une bonne raison d'être un parent heureux (au-delà des raisons d'auto-duplication).
C'est très, très, bisounours mais c'est ce que le message nihiliste précédent m'inspire.
Je trouve au contraire que sur ce plan pour une fois les enjeux sociétaux, économiques, démographiques et environnementaux peuvent prendre le pas sur le conflit de générations.
TL;DR : Si c'est foutu, autant arrêter de procréer. Sinon, tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir.
C'était mon avis de nullipare... ;)
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Unesoprano
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Personnellement, si je suis nullipare et que je le resterai au vu de mon âge, et même si on ne sait trop où ira le monde, je suis en désaccord avec tes propos, fleueenn. Et ils m’ont dérangé. Je rejoins les propos de Réglisse, et j’aime bien également ceux d’Adena.

J’ai vécu un désir d’enfant. C’était fou, irrépressible, irraisonné, magnifique. Une exceptionnelle parole du corps. Une expression de la vie, en moi, vraiment superbe. Ce désir n’a pas pu s’incarner et si cet état de fait a été une difficulté et une douleur réelles, j’apprécie et aime aujourd’hui avoir pu vivre, éprouver, ressentir cette expérience. Une flamboyante forme de découverte de mon animalité, de ma féminité.

J’ai espéré longtemps que ce désir revienne avec un autre partenaire, qu’il puisse s’incarner avec quelqu’un. Qu’un petit d’homme naisse. Ce désir n’a pu se concrétiser dans mon existence et ce fut un deuil extrêmement douloureux, qui a pris beaucoup de temps. Deuil et douleur qui se sont confrontés régulièrement aux conventions sociales, au regard familial, aux divers regards et paroles de nombreuses personnes qui ne regardent que ce qui n’existe pas et jugent ouvertement sur des idées de normes idiotes, sans jamais prendre le temps de demander ou de se décentrer pour écouter et alors découvrir sur ce qui peut exister derrière d’être « une femme qui n’a pas d’enfant » (sic!!!). Pour moi, c’est un vide, un manque auquel j’ai dû faire face, issu d’un désir profond et inattendu, et non d’une pression sociale (et pourtant, qu’est ce qu’elle existe! Et combien je l’ai ressenti ensuite!). Et j’ai dû vraiment travailler pour trouver des chemins à emprunter pour continuer d’avancer malgré ce vide.

J’ai longtemps pensé à l’adoption, mais ce qui primait, en moi, c’était évident, c’était que le ou les enfants s’inscrivent dans une histoire entre un homme et une femme. Sans le préalable, ou mon « prérequis » intérieur, ben j’en suis restée là.
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« Nos têtes sont rondes pour que nos idées puissent changer de direction. »Francis Picabia

«Ne méprisez la sensibilité de personne; la sensibilité de chacun, c’est son génie. » Charles Baudelaire
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sleepycomet
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Un sujet très intéressant, à l'instar de toutes vos contributions.

Étant une de ces mademoiselles Jamais, je me suis toujours interrogée sur les raisons qui pouvaient pousser les gens à avoir des enfants.
Je n'en ai jamais voulu et face à la pression des pairs, qui exigent moult justifications (surtout de la part des femmes), je me suis toujours défendue à grands renforts d'arguments déjà cités précédemment, cherchant à opposer la logique à un choix qui est fondamentalement viscéral.

Mais finalement, en parcourant le sujet, je m'interroge ; le non-désir d'enfant ne serait-il pas la cause d'un mal-être profond, d'un refus de ce monde et de la vie dans sa globalité ? Si lire vos témoignages était très éclairant et émouvant, j'ai pu constater dans certaines réponses que celles et ceux qui ne voulaient pas d'enfant faisaient parfois preuve de beaucoup de pessimisme, voire de nihilisme. Aucun jugement de valeur là-dedans, c'est aussi ma vision des choses parfois. Mais alors, est-on voués à renouer avec cet instinct dès lors que l'on trouve le bonheur, ou tout du moins, une certaine forme de bonheur ?

Je peux me tromper, car nombreux sont les exemples de childfree qui, passés 50 ans, n'éprouvent aucun regret et sont très heureux comme ça. C'est d'ailleurs ainsi que j'envisage ma vie. Pourtant, j'entends très souvent que je peux/vais changer d'avis, et bien que cette infantilisation à peine voilée ait le don de me mettre sur les nerfs, je me demande, non sans une certaine inquiétude : et si c'était le cas ? Car je ne me vois vraiment pas mère, je ne l'ai jamais senti dans mes tripes, je ne suis pas faite pour ça. Et si un jour je suis bien dans ma peau et dans ma tête, que je rencontre quelqu'un qui éveille ce désir de quelque manière que ce soit, j'aurais très peur de le regretter ensuite.

Voilà, aucune réponse dans ce que je raconte, uniquement des interrogations, mais si l'un.e d'entre vous souhaite rebondir, je pose ça là :)
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PointBlanc
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:D
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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:lol: ...et il se pourrait même qu'aux différents âges où il perd ses dents (l'enfant...vieillissant) qu'il bave bien plus que l'animal dégoulinant. :x
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sleepycomet a écrit :
mer. 20 nov. 2019 02:09
opposer la logique à un choix qui est fondamentalement viscéral
Consciemment, je suis incapable de VOULOIR un enfant.
Un jour (malgré les précautions prises) j'ai cru que j'étais enceinte... et c'était... MERVEILLEUX.

Je n'étais finalement pas enceinte... cela m'a attristé. Mais pour autant, j'étais toujours incapable de vouloir consciemment un enfant.
A cette occasion, j'ai touché du doigt le fossé qu'il peut y avoir entre la raison/volonté... et l'animalité qui sommeille quelque part dans les tripes et qui n'attend pas grand-chose pour se réveiller. Baisser la garde, se laisser porter :1cache: .
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PointBlanc a écrit :
mer. 20 nov. 2019 05:42
Je n'aurai pas d'enfants.
Un enfant adulte pèse plus lourd qu'un dogue allemand et vit beaucoup plus vieux.
Hors-sujet
Je connais beaucoup d'enfants adultes plus légers qu'un dogue allemand. Et ils ont aussi beaucoup moins d'appétit ;)
L'erreur est humaine, mais un véritable désastre nécessite un ordinateur.

Les systèmes de croyances créent des filtres à travers lesquels le chaos se résout en ordre. Frank Herbert
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