Héros surdoués dans la littérature ?

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dédale
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par dédale »

Nombeko dans "L'analphabète qui savait compter" de Jonas Jonasson.

Résumé

Tout semblait vouer Nombeko Mayeki, petite fille noire née dans le plus grand ghetto d'Afrique du Sud, à mener une existence de dur labeur et à mourir jeune dans l'indifférence générale. Tout sauf le destin. Et sa prodigieuse faculté à manier les nombres. Ainsi, Nombeko, l'analphabète qui sait compter, se retrouve propulsée loin de son pays et de la misère, dans les hautes sphères de la politique internationale. Lors de son incroyable périple à travers le monde, notre héroïne rencontre des personnages hauts en couleur, parmi lesquels deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un postier complètement timbré. Elle se met à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. A ce moment-là, l'humanité entière est menacée de destruction.
Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible », Antoine de Saint-Exupéry

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Doodle
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Doodle »

L'héroïne Beatrice Prior dans la serie de romans Divergent de Veronica Roth (et dans l'adaptation ciné), mais c'est loin d'être la seule.
En fait c'est la definition même du divergent dans l'oeuvre qui est un synonyme probablement involontaire (mais qui sait) et cependant très précis du surdoué tel que decrit par les psychologues. Ca va jusqu'a une description de la pensée arborescente, la composante hereditaire, le multi talent, l'adaptabilité forte pouvant aussi créer un sentiment d'inadaptation et caetera.
Echauffement : 2 3 5 7, 1 3 7 9,... pouf, pouf... 3 9 ,1 7, 1 3 7, 3 9, 1 7, 1 3 9, 3 9, 7. Et ça rime !

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Doodle
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Doodle »

Et comme je m'en doutais, un petit coup d'oeil à la biographie de l'auteur la rend elle même suspecte de douance. Entre autres indices, elle publie Divergent à seulement 23 ans, premier roman, best seller (et potentiel de l'oeuvre confirmé par adaptation cinéma reussie également). Elle a également passé une partie de sa scolarité en "gifted class", à ce qu'elle dit. Bref, documentée ou instinctivement, le sujet ne lui est pas complètement étranger au moins.
Echauffement : 2 3 5 7, 1 3 7 9,... pouf, pouf... 3 9 ,1 7, 1 3 7, 3 9, 1 7, 1 3 9, 3 9, 7. Et ça rime !

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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Doodle »

Un peu plus loin elle fait passer des IRMs a son personnage principal pour comprendre le fonctionnement de son cerveau different et y'a tout un truc sur le cortex prefrontal et sur les neurones mirroirs. Clairement elle est documentée.
Echauffement : 2 3 5 7, 1 3 7 9,... pouf, pouf... 3 9 ,1 7, 1 3 7, 3 9, 1 7, 1 3 9, 3 9, 7. Et ça rime !

Carrot-Cake
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Carrot-Cake »

- Daniel et Lauren dans E=mc2, Mon Amour de Patrick Cauvin! C'est même le thème central du livre!
- Renée et Paloma dans L'Elegance du Hérisson de Muriel Barbery.

Je lis plus haut dans le topic que Peggy Oleson dans Mad Men serait une héroïne surdouée, et je ne comprends en fait pas pourquoi. Elle est en avance sur son temps parce qu'elle est ambitieuse et qu'elle veut excercer un métier pour lequelle elle a du talent mais qui encore réservé aux hommes. Mais pour moi c'est une féministe, pas nécessairement une surdouée.

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Azore
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Azore »

axolotl a écrit :Thérèse se marie "parce qu'elle a trop de choses dans la tête", elle espère que le mariage l'apaisera. Elle lit énormément, c'est une érudite. Elle finit par empoisonner son mari sans véritable raison, elle sait juste qu'elle est prisonnière d'un milieu étouffant dont elle aspire à s'évader.

Si quelqu'un a lu le livre, peut-il/elle dire si on peut le classer dans cette liste ?
Je confirme ! J'ai d'ailleurs écrit un petit post là-dessus ;) : http://adulte-surdoue.fr/post145517.htm ... ux#p145517

Je vous en supplie : ne jugez pas le livre de Mauriac sur le film de Miller ! Thérèse est une femme exaltée, embrasée même (le feu est régulièrement convoqué à la fois comme la menace qui pèse sur les pins et comme la folie destructrice qui ronge le personnage). Son drame, c'est que son feu est étouffé par un milieu bourgeois normatif et traditionaliste. Effectivement, Thérèse m'a tout de suite évoqué le profil du surdoué car sa personnalité est complexe, contradictoire, violemment divergente en comparaison avec le milieu dans lequel elle vit. Imaginez-vous, mesdames, telles que vous êtes aujourd'hui, mais en 1924, mariée à un bourgeois landais terrien qui passe son temps à chasser et dont la personnalité est absolument transparente. Vous avez un rôle ultra-défini dont vous n'avez pas le droit de sortir, la famille et la préservation de sa réputation sont les priorités absolues, tout individualisme est réprimé. Vous vivez dans une région isolée, au beau milieu des pins qui cuisent au soleil et qui menacent de s'enflammer à chaque instant. Si je précise telles que vous êtes aujourd'hui, c'est parce qu'au-delà de l'intellectuelle née dans un milieu terrien, Thérèse est évidemment une figure de la femme moderne et le livre, l'histoire d'une émancipation. Mais je pense que dans le cas de Thérèse, ces deux aspects se confondent : soif d'indépendance, sentiment d'enfermement, révolte face à l'injustice sociale/culturelle, sensibilité extrême, intelligence dérangeante, etc.

Mais ce qui fait tout le sel du bouquin de Mauriac et qui est complètement passé à la trappe dans le film (sauf dans le dialogue final qui est comme par hasard la meilleure scène du film), c'est le problème du mobile : pourquoi Thérèse a t-elle empoisonné son mari ? Bien entendu, tous les éléments expliqués plus haut sont des circonstances qui ont favorisé cet acte, mais le cœur de la motivation de Thérèse reste opaque au lecteur comme au personnage. Psychanalyse oblige (Freud a publié L'Interprétation des rêves 20 ans plus tôt), tout le livre consiste précisément à approcher cette vérité sans jamais y parvenir tout à fait, et ce, grâce au génie de Mauriac pour le monologue intérieur. Le bonheur de ce bouquin, c'est de ne jamais savoir si Thérèse est responsable ou non de son acte. Car Thérèse n'est pas seulement une surdouée dépressive victime de son milieu, elle est aussi profondément destructrice, froide et amorale. C'est virtuose, haletant jusqu'à la dernière page et le style, mes amis, le style de Mauriac ! C'est comme boire successivement de l'eau glaciale et de la gnôle flambée, et ce, plusieurs fois de suite !

Comme souvent avec les "adaptations cinématographiques", le cinéaste n'a justement rien adapté du tout : il a "tourné les scènes" sans se demander par quel biais cinématographique il pouvait créer le même effet que Mauriac avec le monologue intérieur (qui ne peut pas être jeté tout cru sans assaisonnement à l'écran, vous en conviendrez). Tautou et Lelouche ne sont pas mauvais : ils sont plutôt bien, même. Mais la caméra est teeeeeeeellement paresseuse que leur performance est gâchée. C'est filmé comme un téléfilm France 2, à mourir d'ennui, sans audace aucune.

Bref, je suis complètement off-topic mais ça n'est pas grave. Ce qui est plus grave, c'est de voir le film et de ne pas lire le livre. En plus, avec la mode (que dis-je ? le monopole !) du polar en ce moment, Thérèse Desqueyroux plaira à beaucoup de monde, d'autant plus qu'il n'a pas vieilli du tout.
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Carrot-Cake
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Carrot-Cake »

Azore a écrit :
Bref, je suis complètement off-topic mais ça n'est pas grave. Ce qui est plus grave, c'est de voir le film et de ne pas lire le livre. En plus, avec la mode (que dis-je ? le monopole !) du polar en ce moment, Thérèse Desqueyroux plaira à beaucoup de monde, d'autant plus qu'il n'a pas vieilli du tout.
Ah, on m'en a imposé la lecture à l'école quand j'avais 16 ans, je n'avais pas particulièrement aimé... par contre j'ai lu la suite quelques années plus tard et j'ai plus apprécié (ça n'était pourtant pas drôle non plusà.

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Azore
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Azore »

Carrot-Cake a écrit :Ah, on m'en a imposé la lecture à l'école quand j'avais 16 ans, je n'avais pas particulièrement aimé... par contre j'ai lu la suite quelques années plus tard et j'ai plus apprécié (ça n'était pourtant pas drôle non plus.
Je n'ai qu'une chose à te conseiller, Carrot-Cake : relis-le ! Je suis certaine que tu n'auras pas du tout le même regard. Parfois, le simple fait que la lecture soit "imposée" (le terme que tu as choisi en dit long :P ) peut tout gâcher. De plus, le même livre lu à 11 ans, à 16 ans, à 25 ans, à 40 ans ou à 60 ans n'est en fait pas le même ! On n'y cherche pas les mêmes choses, on ne s'identifie pas de la même manière aux personnages, on comprend adulte des subtilités qui nous avaient échappées parce qu'on était tout bonnement incapable de les sentir quand on était ado, et inversement, les histoires adolescentes ne sont plus vécues avec frénésie mais avec une nostalgie douce et bienveillante. :-) Il y a des livres qu'on lit toute sa vie : ces auteurs qu'on élit entre tous deviennent des compagnons de route, des guides, et souvent des amis intimes qu'on retrouve avec toujours autant de plaisir. :ensoleillé:
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Thibaud
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Thibaud »

- Harry Seldon dans le Cycle Fondation de Asimov,
- Beam dans la stratégie de l'Ombre (suite du Cycle Ender) de Orson Scott Card
- Cyrano de Bergerac
- Hercule Poirot
- Ambre dans le cycle Autre-Monde de Maxime Chattam
- Reid Malefant, et Cornélius Taine dans le Cycle des temps Multiples de Stephen Baxter
Le monde est sinistré, et moi j'écris ma sinistrose;
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Ekta »

Il me semble qu'il y a aussi le personnage de June dans "Dites aux loups que je suis chez moi" de Carol Rifka Brunt,
Et celui de Jean des Esseintes, dans "À rebours" de Joris-Karl Huysmans

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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Chacoucas »

On peut considérer Musashi une version sous éuquée et violentée du surdoué, dans "la pierre et le sabre" et "la parfaite lumière", de Yoshikawa?

Ou dans une autre version le narrateur traumatisé et sociopathe de "Choke" de Palahniuk?
Et en version softisée et socialisée, le grand père de "incroyablement près et extrêmement fort"? (le petit garçon c'est assez évident)

Dans ce cas je demanderais aussi pour la narratrice très spéciale de "lettres à la femme de ménage" de Desvaux. (moi faire de la pub? naaaaan... pkoi ça?)

Mais je suis assez sérieux sur les questions: on flirte avec le pathologique mais justement, ce statut "borderline" m'intéresse.

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Safari
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Safari »

Alors le premier nom qui me vient à l'esprit : Ignatius J. Reilly dans "la conjuration des imbéciles". Je n'ai pas une grande culture en romans (beaucoup de noms dans ce fil ne me disent rien mais on va se renseigner sur tous ces bouquins), donc c'est un peu le seul auquel je pense, mais il en vaut 10 tellement il est timbré, médiocre et brillant à la fois :lol:
Attention il est prétentieux et odieux celui-là mais quel personnage !

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[Littérature] Romans avec des personnages surdoués

Message par Asma »

1) La Solitude des nombres premiers de Paolo Giordano
« Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. »
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2) L'élégance du hérisson de Muriel Barbery
« Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision: à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »
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3) Louis Lambert d'Honoré de Balzac
« Louis Lambert est un génie repéré par Madame de Staël et envoyé par elle au collège de Vendôme. Il y rencontre le narrateur, un jeune homme qui devient très vite son ami. Séparés par la vie, ils n'ont plus de nouvelles l'un de l'autre, jusqu'à ce que le narrateur apprenne que Louis Lambert, dans sa quête de dépasser le simple stade d'être humain pour s'élever "au-dessus", est désormais déclaré "fou" par les spécialistes. »
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:lunettes9:

Back2Basics
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Re: [Littérature] Romans avec des personnages surdoués

Message par Back2Basics »

La fabrique du monde (Sophie Van der Linden)
"Et je me vois là, dans tout ça. Une petite chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l’usine parce que son grand frère entrait à l’université.
Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité.
Aujourd’hui en Chine. Mei, jeune ouvrière de dix-sept ans vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi.
Confrontant un souffle romantique à l’âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s’éveille à l’amour, à la vie et s’autorise, non sans dommage, une perception de son individualité."




Comment je suis devenu stupide (Martin Page)
" - Tu veux dire, prononça lentement Ganja en mâchant des graines médicinales, tu veux dire que tu as été stupide d'essayer d'être si intelligent, que c'était à côté de la plaque, et que devenir un peu stupide, c'est ça qui serait intelligent... " Antoine a beau être diplômé d'araméen, de biologie et de cinéma, il n'en est pas plus heureux. Et, selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l'existence. Aussi décide-t-il d'arrêter de penser. Il envisage d'abord de devenir alcoolique, mais, dès le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s'intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l'attire décidément pas. Reste l'acte ultime : la crétinisation. Loin de tout moralisme, avec humour et détachement, Martin Page pointe les contradictions contre lesquelles nous nous battons tous, pour peu que nous tentions de réfléchir."

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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par W4x »

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Livingstone
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Livingstone »

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Petit éloge d'un solitaire, de Richard MILLET
Une biographie restituée au fil de la vie et d'où émane pourtant toujours une sorte d'absence, je ne sais pas, peut-être de ce qui ne peut être réclamé, quelque chose qui dans un style très différent fait pourtant penser à la tension fataliste de Mauriac. Hommage à son grand-père mort un peu après sa naissance, tissant avec retenue un lien qui n'est pas nommé, un livre court, très court mais bien écrit, écrit entre les lignes, difficile à restituer, et que je conseille, non pas parce qu'il entre dans ce topic, mais en soi, parce qu'il laisse quelque chose.
« l’effigie est verrou, l’idole prison, la figure serrure. Une seule clef peut faire tomber ces chaines : le signe. » M. Tournier

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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Asma »

Livingstone a écrit :Image

Petit éloge d'un solitaire, de Richard MILLET
Une biographie restituée au fil de la vie et d'où émane pourtant toujours une sorte d'absence, je ne sais pas, peut-être de ce qui ne peut être réclamé, quelque chose qui dans un style très différent fait pourtant penser à la tension fataliste de Mauriac. Hommage à son grand-père mort un peu après sa naissance, tissant avec retenue un lien qui n'est pas nommé, un livre court, très court mais bien écrit, écrit entre les lignes, difficile à restituer, et que je conseille, non pas parce qu'il entre dans ce topic, mais en soi, parce qu'il laisse quelque chose.
Intéressant ! Je vais noter...
Merci pour la proposition.
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par ckc »

Bon je ne sais toujours pas citer quelqu un dans mon message...
@Asma '' la solitude des nombres premiers'' un livre qui m avait beaucoup touchee pour la mise en place de tous les signes. Entre autres les chiffres.

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gabriailes
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par gabriailes »

City de Alessandro Baricco (une vraie merveille, d'après moi!)
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D'abord le titre. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l'empreinte d'une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j'avais dans la tête comme à des quartiers. Et j'imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines fois commençaient et mouraient dans un quartier, d'autres fois traversaient la ville entière, accumulant des quartiers et des mondes qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres et qui pourtant étaient la même ville. Je voulais écrire un livre qui bouge comme quelqu'un qui se perd dans une ville.

Des personnages - des rues - il y en a beaucoup : il y a un coiffeur qui le jeudi coupe les cheveux gratis, il y en a un qui est un géant, un autre qui est muet. Il y a un petit garçon qui s'appelle Gould, et une fille qui s'appelle Shatzy Shell (rien à voir avec celui de l'essence). Il y a aussi dans City deux quartiers, assez vastes, un peu décalés en arrière dans le temps. Il y a une histoire de boxe, et il y a un western. Le western, c'est quelque chose à quoi je pensais depuis des années. J'étais toujours là à essayer de m'imaginer comment diable on pouvait bien faire pour écrire la fusillade finale. Quant à la boxe, là c'est un monde dingue, superbe. Si en plus tu es quelqu'un qui écrit, tôt ou tard tu y viens. Mieux vaut tôt, me suis-je dit.


Mishenka de Daniel Tammet
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Moscou, mars 1960.

En Union soviétique, les échecs sont un sport national et le champion du monde, Maxim Koroguine, est le héros du régime. Avec lui, le jeu d’échecs est devenu une science de la logique. Surgit alors un jeune prodige de 23 ans, Mikhail Gelb, surnommé Mishenka, romantique et imprévisible. Pour Mishenka, les échecs sont un langage, une forme de poésie. On dit de lui qu’« il pense avec ses mains ».

En compétition pour le titre mondial, le champion et son challenger s’affrontent, durant deux mois. Leur match est suivi par des millions de passionnés. Inspiré d’une histoire vraie, ce roman met en scène deux hommes, deux visions de la vie, la lutte entre la pensée et les émotions, l’art et la science, à un moment clé de l’histoire de l’URSS.

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Daysofwonder
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Daysofwonder »

Lila, dans la trilogie (en français) / tétralogie (en italien) d'Elena Ferrante, "Une amie prodigieuse".

Résumé du premier tome (copie de la 4e de couverture) :

"Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres, et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège, puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances."


Dès la 4e de couverture, donc, le terme "surdouée" apparaît, et on ne peut qu'être d'accord avec ce qualificatif au cours de notre lecture...

cherubim
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par cherubim »

Comme héroïne surdouée de la littérature, je crois qu'ici personne n'a cité Jane Eyre de Charlotte Brontë.
Comme il s'agit d'un personnage féminin, j'y tiens beaucoup. Mais bien sûr, même si Jane est allée à l'école, personne n'a eu l'idée, dans l'Angleterre du XIXeme siècle, de lui faire passer la Wais. C'est déjà bien beau qu'elle ait pu aller à l'école en étant orpheline et fille de pasteur pauvre!
Je crois également que l'auteur dudit roman, Charlotte Brontë, était probablement surdouée, ainsi que toute la fratrie Brontë, y compris Branwell, le frère méconnu. Malheureusement, leur longévité fut inversement proportionnelle à leur talent.
Toujours dans la littérature britannique féminine, si l'on remonte un peu, je m'autorise à penser que Jane Austen n'était pas sotte non plus.
Je m'aperçois qu'il me reste quelques souvenirs de mes études en fac d'anglais, autres que les voyages et les soirées au pub!
A part cela, je suis contente que certains aient pensé à citer L'élégance du hérisson, que j'ai lu récemment et qui m'a enchantée.
Le monde entier est un théâtre,
Et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs;
Ils ont leurs entrées et leurs sorties,
Et un homme dans le cours de sa vie joue différents rôles… William Shakespeare, (Comme il vous plaira)

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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par Gail »

Je suis surprise de ne pas voir apparaitre dans ce topic Ayla de la saga "Les enfants de la Terre" de Jean M Auel. En résumé, c'est l'histoire de la première HPI de l'humanité !
Cette hexalogie raconte l'histoire d'une petite homo sapiens recueillie par un clan d'hommes de Néandertal. Très romancé mais passionnant, la relecture de ce livre post WAIS m'a appris 2 choses :
- Ayla a toutes les "caractéristiques" d'une HPI
- Dans ma tête, je suis restée exactement la même qu'à 13 ans! :huhu:
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UnPosteur
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Re: Héros surdoués dans la littérature ?

Message par UnPosteur »

Erf, j'avais un truc en tête en voyant ce topic mais peur qu'il ait déjà été donné alors j'ai tout lu. Et effectivement, donné dans les derniers messages : Ignatius J. Reilly dans "la conjuration des imbéciles".

Du coup, je réfléchis un peu à trouver autre chose, sinon mon post ne servirait à rien - bien que la lecture du sujet aura eu le mérite de me convaincre du haut potentiel de la reine des neiges. :angel:

Je pense au narrateur des Carnets du Sous-Sol, et à Raskolnikov, le personnage principal de Crime et Châtiment. Ce sont, je crois, les incarnations de la facette la plus névrotique de la douance de Dostoïevski. Et non, je n'ai aucune preuve du haut potentiel de Dostoïevski mais pour moi il est évident.

Je donnerais bien des arguments (pour les personnages), mais faudrait que je relise les bouquins pour être sûr de ne pas dire n'importe quoi.

EDIT : Bon je suis quand même allé voir sur Wikipédia si ma mémoire ne me jouait pas des tours. A propos du narrateur des Carnets du Sous-Sol :
Cette inactivité dans l'action tranche avec le foisonnement intérieur: conscience et imagination. Dostoïevski ici livre une ouverture philosophique fondamentale : la vision de l'Homme dont la conscience ne constitue pas la grandeur (cf Blaise Pascal), mais un fléau. L'homme est d'autant plus malade qu'il est clairvoyant, il est d'autant plus clairvoyant qu'il regarde autour de lui et voit le Mal partout, il est d'autant plus fou puisque la présence de ce mal est une folie.
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