Je suis un cinévorophile

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pixelvois
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Re: Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » jeu. 8 déc. 2011 20:10

Ca marche peut-être aussi comme uchronie : The time traveler's wife ( titre français : Hors du temps ou La femme du voyageur dans le temps )... il n'est pas question de modifier le futur, mais de subir des voyages temporels incontrollés. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais le scénario est respectable et la réalisation honnête...

La liste d'azerty :

vu :
>>> Chitty Chitty Bang Bang (1965) de Ian Fleming & Ken Hughes
une comédie musicale estampillée disney : sans surprise, un peu pourri, juste bon pour divertir des enfants, et encore...
>>> Dune (1984) de David Lynch
très chouette film ( quand on a pas lu le livre, sinon sûrement beaucoup plus léger )
>>> Brazil (1985) de Terry Gilliam
le meilleur de cette liste
>>> Retour vers le futur 3 (Back to the Future Part III) (1990) de Robert Zemeckis
comédie américaine sympa, pour peu que l'on soit de cette génération et que l'on veuille suivre la suite de la trilogie
>>> Delicatessen (1991) de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet
>>> La Cité des enfants perdus (1995) de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet ;
les 2 films de jeunet & caro : excellents
>>> Wild Wild West (1998) de Barry Sonnenfeld
vu sans souvenir particulier ( même pas si c'était décevant vis-à-vis de la série ) : ni bon ni mauvais ?
>>> La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003) de Stephen Norrington
chouette film
>>> Arsène Lupin (2004) de Jean-Paul Salomé
vu sans souvenir particulier ( même pas si c'était décevant vis-à-vis de la série ) : ni bon ni mauvais ?
>>> À la croisée des mondes : La Boussole d'or (The Golden Compass) (2007) de Chris Weitz ;
passable dans le genre fantastique / science-fiction; plutôt jeune public

pas vu :
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@Hermite :
J'mange personne... je sais même pas pourquoi je précise, mais "cinévorophile" c'est juste la contraction de "j'aime dévorer le cinéma" : faut pas chercher plus loin ;)

@Tous :
faites évoluer ce fil comme bon vous semble, je disparais une 15zaine pour cause de vadrouille...
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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Hermite » ven. 9 déc. 2011 16:42

Oui, il ne faut pas perdre son temps à répondre à mes bêtises de fou aggravé ! Je l'avais bien saisi plus sérieusement. C'était l'histoire d'un essai humoristique qui ne fait sourire que moi !

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Hêraklès » ven. 9 déc. 2011 17:41

Eh eh t'inquiètes Hermite, moi aussi je tiltais sur le titre cinévotophile. Je me demandais si pixelvois (qui se trouve etre un voisin aveyronnais) aimait les gens qui mangent des films. Moi ça m'a fait marrer.
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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Cyrano » sam. 10 déc. 2011 01:34

J'aurais pris cinévorophage...
Au sommet de la chaîne alimentaire..
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » mar. 10 janv. 2012 23:35

mouais... "cinévorophage" sans doute plus adapté comme mot... j'avais pas réfléchi plus que ça... "cinévorophile" c'était le barbarisme qui m'était venu comme ça, pour signifier amour sans modération ( avec excès même ) du cinéma : il me semle même avoir précisé que c''était une passion sans en être une tout à fait...

en tout cas j'ai fini mes tribulations ( est-ce le bon mot ? ;) ) et me voici de retour...
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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Fabs le vaurien » mar. 10 janv. 2012 23:37

bon retour alors :cheers:
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Cyrano » mer. 11 janv. 2012 08:35

:cheers: Et j'en suis fort-aise
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Tamiri » sam. 17 févr. 2018 00:36

Bon, une invitation à ressusciter ce fil ayant été lancée par son auteur, voici sur le ton de la confidence :

Je n'estime pas être quelqu'un qui connait une grande quantité de films, d'auteurs et d'esthétiques, mais une part importante de mes goûts m'entraine vers des univers pas forcément très connus, ce qui peut donner une impression de très grande érudition, alors même qu'il y a des pans complets de la cinéphile "classique" que je ne connais pas, ou très mal.

En fait depuis le départ j'ai une passion irrépressible pour les vieilleries et une fascination pour un cinéma qui m'ouvre une fenêtre vers la période de sa création, et donc me donne envie de comprendre quelle pouvait être la réception des films à leur époque. J'éprouve une fascination pour l'image animée, et m'immerge facilement et presque instinctivement dans le ressenti d'un moment aussi magique qu'au premier jour.

Une anecdote : dans les lointaines années 1980, alors à l'école primaire, je regardais l'émission "Disney Channel" du samedi soir qui s'ouvrait généralement sur plusieurs courts métrages Disney d'animation traditionnels ; plus ils étaient anciens, plus je m'en délectais (l'émission avait le bon goût, chose rare pour une émission enfantine, de préciser les dates de sortie des films), et j'étais littéralement scotché par les courts en noir et blanc, de la période 1929 à 1935, que cette estimable émission osait diffuser (aucune autre émission de cartoons classiques, pas même le regretté "Ça cartoon" de Canal+, ne passait de noir et blanc à l'époque). Je reste encore aujourd'hui très attaché à l'étrangeté de ces petits films, et me suis également délecté, plus tard, de l'émission "Cartoon factory" d'Arte (années 1990) qui puisait largement dans les années 1920 et 1930, notamment du côté des frères Fleischer et d'Ub Iwerks.

Au collège, la maladie s'est confirmée principalement par le biais de la prof d'allemand qui m'a fait découvrir, initialement, L'Ange bleu et Metropolis. Contamination définitive qui m'a amené à explorer d'abord le cinéma allemand des origines aux années 1950, dans les conditions des années 1990 (marché de la VHS, rares diffusions à des heures impossibles à la télé, devenues un peu plus courantes à l'apparition d'Arte, et tout ce qu'il était possible de voir dans les cinémas indépendants, encore assez nombreux à Lyon dans ces années...). La curiosité s'est très rapidement portée ailleurs mais généralement vers la première moitié du XXe siècle : Gance, Griffith, Murnau, Eisenstein, Lang, L'Herbier forcément ; les primitifs français, passionnément (Méliès, Feuillade, Zecca, Guy...) ; et très rapidement aussi, un certain goût pour les canards boiteux : genres insolites de l'entre-deux guerres (par exemple, de la comédie musicale russe : j'en ignorais l'existence avant de tomber dessus dans un petit cinéma...), formes de transition à la jonction muet/parlant, films de propagande des dictatures des années 1930, avant-gardes diverses, "serials", documentaires anciens, nanars...

S'y ajoute une curiosité pour l'histoire technique du cinéma qui est un pendant de mon intérêt pour l'histoire des techniques en général.

J'ai construit mon environnement cinématographique au fil de ma curiosité sans jamais me préoccuper de légitimité culturelle et de besoin de connaître des "fondamentaux" ou d'équilibrer les choses dans un esprit de culture générale. Après une période où, étudiant puis "en devenir", je voyais plusieurs films par semaine (à Paris, où l'infrastructure le permet) en alternant le cinéma contemporain et mes chères "vieilleries" (à la Cinémathèque française...), je suis actuellement dans une sorte de sevrage car non seulement je suis dans une situation géographique défavorable et j'ai un travail qui se prolonge de temps en temps en soirée, avec des besoins de sommeil qui m'incitent à ne plus sortir le reste du temps - je garde mon énergie et mes sous pour les spectacles d'opéra qui supposent de changer de ville. Dans le même temps, le marché du DVD, sans être florissant, propose en matière de vieilleries des choses auxquelles on n'aurait jamais osé rêver du temps de la VHS : l'intégrale des films conservés de Méliès ou d'Alice Guy, des rétrospectives Cappellani ou Jacques Feyder, des films russes improbables, des nanars, et même, à titre de retour aux sources, une intégrale des Mickey Mouse en noir et blanc.

Encore aujourd'hui, en raison de ce mode d'entrée particulier dans le goût du cinéma, je conserve un "centre de gravité" chronologiquement un peu décalé par rapport à la plupart des gens que je rencontre. Bon, je pourrais aussi parler de ce que je vois en cinéma actuel, mais j'imagine que ça ne serait pas forcément très original.

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » sam. 17 févr. 2018 09:51

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
Bon, une invitation à ressusciter ce fil ayant été lancée par son auteur, voici sur le ton de la confidence
Sois-en remercié :)
C'est tout à fait dans cet esprit que j'avais initié ce topic, même si je ne sais pas par quel bout (re)commencer pour rebondir, malgré certains points que je crois partager... Alors je vais ( tenter de ) le faire de façon décousue, et on verra bien si ça fini par s'auto-organiser un tant soit peu :nesaitpas:

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
J'ai construit mon environnement cinématographique au fil de ma curiosité sans jamais me préoccuper de légitimité culturelle et de besoin de connaître des "fondamentaux" ou d'équilibrer les choses dans un esprit de culture générale.
J'ai également toujours eu une farouche volonté de ne pas me préoccupper de cela, sans doute même un peu trop, et pas seulement concernant la cinématographie, mais bien tout ce qui a trait avec la culture (en) général(e), même si et sans doute parce que parmi les raisons de cela, se trouve une nette tendance à la paresse :honte: ( mais pas que non plus, oh, hé... bousculez pas trop le peu de certitudes que je peux avoir quand même, hein; car même s'il s'avérait qu'elles n'aient pas vraiment de fondements solides, ce sont les seules que j'ai -- de fondements ET de certitudes :geek1: )

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
j'ai une passion irrépressible pour les vieilleries et une fascination pour un cinéma qui m'ouvre une fenêtre vers la période de sa création, et donc me donne envie de comprendre quelle pouvait être la réception des films à leur époque. J'éprouve une fascination pour l'image animée, et m'immerge facilement et presque instinctivement dans le ressenti d'un moment aussi magique qu'au premier jour.
La "magie", c'est bien de cela qu'il sagit il me semble, et Méliès ( que tu évoques plus loin ), primo-utilisateur de cette nouvelle technologie initiée en grande partie par les frères Lumières, ne s'y était pas intéressé tout à fait par hasard, étant d'abord un illusioniste. A cette époque d'ailleurs, le cinéma était encore de l'ordre du spectacle vivant, entre les bandes son en live, la nécessité pour le public de se réunir lors de moments et en des endroits spécifiques, et Méliès étant de fait un des premiers auteurs multi-média au sens moderne ( par opposition au sens rétrospectivement plus ancien qui s'applique tellement bien à l'opéra -- réunion en une seule oeuvre des différentes formes/supports "classiques" de création artistique ) puisqu'il utilisera le cinéma pour "augmenter" ses spectacles de prestidigitation ( tiens, c'est drôle comme ce mot n'est pas si loin de "digitalisation", alors que je viens de mettre des guillemets à "augmenter" en pensant au concept de "réalité augmentée" dérivée de celui -- un peu incongru -- de "réalité virtuelle" qui me tiens particulièrement à coeur et surtout est, à mon sens, l'essence d'un multi-média absolu ^^ ). Pourtant, le cinéma s'est plus fait son propre espace par la suite, et cette idée de l'envisager comme un nouvel outil à disposition du spectacle vivant, sans jamais être totalement abandonnée, encore aujourd'hui reste très limitée, si ce n'est confidentielle...

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
les primitifs français, passionnément (Méliès, Feuillade, Zecca, Guy...)
:1cache: Honte à moi ( exagération volontaire -- cf. mon premier commentaire dans ce post -- mais pas non plus sans fondement ), je ne connais que le premier ^^

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
dans les lointaines années 1980, alors à l'école primaire, je regardais l'émission "Disney Channel" du samedi soir qui s'ouvrait généralement sur plusieurs courts métrages Disney d'animation traditionnels ; plus ils étaient anciens, plus je m'en délectais (l'émission avait le bon goût, chose rare pour une émission enfantine, de préciser les dates de sortie des films), et j'étais littéralement scotché par les courts en noir et blanc, de la période 1929 à 1935, que cette estimable émission osait diffuser (aucune autre émission de cartoons classiques, pas même le regretté "Ça cartoon" de Canal+, ne passait de noir et blanc à l'époque). Je reste encore aujourd'hui très attaché à l'étrangeté de ces petits films, et me suis également délecté, plus tard, de l'émission "Cartoon factory" d'Arte (années 1990) qui puisait largement dans les années 1920 et 1930, notamment du côté des frères Fleischer et d'Ub Iwerks.
J'ai loupé ça ( relativement malheureusement -- je m'en serais probablement délecté aussi ), mais faut dire que pendant les années 80 j'étais en pleine (pré-)adolescence et ( relativement heureusement ) je m'efforçais de trouver si ce n'est une accointance, du moins un minimum d'intérêt pour une vie "sociale" :monkey:

Pour revenir à << la fascination pour l'image animée >>, ce qui me fascine particulièrement là-dedans, c'est la faculté ( magique ) d'insufler une vie ( artificielle ) à l'inanimé, sans même qu'il ait besoin d'avoir un nombre élevé d'images par seconde qui se succèdent : les flip book ( folioscope en français ) en sont un bon exemple que certains d'entre nous ont peut-être expérimenté ( ça se prétait bien au gribouillages guy-degrenniens durant les -- trop -- longues et -- trop -- ennuyantes heures de cours :angel: dans les coins des cahiers d'écoliers ), mais au-delà, les tentatives de donner l'illusion du mouvement remontent à la nuit des temps, dès les première peintures pariétales en passant par des illustrations décoratives comme le vase de Shahr-e Sokhteh ou les histoires peintes par les égyptiens qui peuvent s'apparenter à de la pré-bande-dessinée, si ce n'est au pré-cinéma ( histoire du cinéma )... sans parler du théâtre de marionnettes ( pour rester dans l'illusion d'un mouvement artificiel ), un objet quelconque, un simple caillou, répétitivement déplacé et photographié un certain nombre de fois, en faisant se succéder la visualisation de ces prises de vues ne serait-ce qu'à une ( faible ) cadence de moins de 10-12 images par seconde ( estimée comme minimum requis afin d'avoir une illusion réaliste de mouvement pour l'oeil humain ), même une seule par seconde, insufle déjà l'illusion d'une autonomie naissante à l'objet ( par ailleurs, je trouve un charme certain à la cadence de 5 images par seconde, justement du fait que l'illusion du mouvement est -- déjà -- là, sans même chercher à tromper -- complètement -- notre oeil/cerveau ).

D'où, aussi, ma vision déjà exprimée:
pixelvois a écrit :
dim. 4 déc. 2011 07:44
Mon attrait pour le cinéma "photographique" ( voilà, on y arrive 8) ) grandissant quand à lui progressivement, tout en ne restant à mes yeux qu'une forme particulière d'animation ( à base de photographie et mécanisation permettant de s'affranchir du rôle de l'animateur en faisant une prise de vue en temps réel ).

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
S'y ajoute une curiosité pour l'histoire technique du cinéma qui est un pendant de mon intérêt pour l'histoire des techniques en général.
Je crois que ce biais là ( qui m'avait échappé au moment de rédiger le premier post de ce topic ) a profondément influencé mon goût immodéré pour l'image animée ( quelle qu'elle soit : à base de photographies ou de dessins, instantanée ou image par image ), lorsque je découvrais enfant ( je ne saurais plus dire à quel âge, tellement c'était très jeune, probablement vers le début du primaire ) une exposition sur les techniques à l'origine du cinéma ( lanterne magique et autres ) ou plus tard le principe de la camera obscura, et entre les deux, à plusieurs occasions la magie, encore elle, du principe et de l'application de la fixation de la lumière grâce à l'argentique ( initiation à la prise de vue et surtout au tirage avec mon père, et approfondissement plus tard au beaux-arts )... magie d'ailleurs un peu du même ordre que j'ai pu retrouver en travaillant pour le décor les techniques de moulage et tirage ( encore un mot qui coïncide :lol: ).

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
le marché du DVD, sans être florissant, propose en matière de vieilleries des choses auxquelles on n'aurait jamais osé rêver du temps de la VHS
Et le marché de la haute définition offre l'opportunité de se régaler de la graphie offerte par la finesse magique ( encore et toujours :wasntme: ) de la basse définition argentique qui rend à l'image son grain original ( c'est merveilleux aussi la finesse des détails que proposent les prises de vue moderne, mais y'a quand même un truc qu'on n'y retrouve pas, au même titre que les défauts et la non maîtrise totale d'un enregistrement analogique par rapport au numérique -- l'imperfection, c'est la richesse et l'imagination créative sans bornes de la vie :mrgreen: )...

Tamiri a écrit :
sam. 17 févr. 2018 00:36
Encore aujourd'hui, en raison de ce mode d'entrée particulier dans le goût du cinéma, je conserve un "centre de gravité" chronologiquement un peu décalé par rapport à la plupart des gens que je rencontre. Bon, je pourrais aussi parler de ce que je vois en cinéma actuel, mais j'imagine que ça ne serait pas forcément très original.
La question n'est pas nécessairement d'être absolument original à tout prix, mais plus de bénéficier d'un point de vue nécessairement original s'il est personnel puisque dépendant de l'unicité de chaque individu ;)





Pour conclure, j'aimerai revenir sur deux/trois extraits du message initial de ce fil ( en faisant fi des fautes d'orthographes qu'il contient, ou en les corrigeant si elles me font trop mal aux yeux à moi-même :devilish: ) :
pixelvois a écrit :
dim. 4 déc. 2011 07:44
alors que je craignais que les Beaux-Arts ne me contraignent à un enseignement trop académique, je fus surpris de m'y trouver fort aise, et même en manque de cela finalement ( importance bien trop grande accordée selon moi à la conceptualisation et pas assez au "faire" pictural /classique : "" était le leitmotiv sous-jacent, et si je conçois qu'on puisse envisager un Art du discours, ou que le discours peut apporter un plus à une oeuvre plastique, j'estime que lorsque l'on choisi un moyen d'expression autre que les mots, ce n'est pas pour y revenir et encore moins le supplanter ).
Je ne sais plus exactement quel << "" était le leitmotiv sous-jacent >> que je voulais exprimer, mais en substance, j'étais surpris et triste que mes professeurs insistent autant sur la priorité à accorder au concept et au discours par rapport à la technique elle même... jusqu'à entendre explicitement qu'il valait << mieux une réalisation bâclée et un bon concept/discours que l'inverse >> ( sic ! ) Et de fait, au moins à cette époque là, rare étaient les étudiants sortant de 5ème année avec leur diplôme en poche ( déjà pas si nombreux ) qui savaient dessiner :(

pixelvois a écrit :
dim. 4 déc. 2011 07:44
Je crois que les premiers films qui m'ont touchés, en petit garçon ( pour une fois ) tout ce qu'il y a de plus "normal", ont été des westerns ( j'en reparlerais, il est difficile d'en faire un tour d'apperçu qui ne soit pas long, voire très ou trop long, sans même chercher une exhaustivité impossible )
C'était un ( bon ) peu présomptueux de ma part : non seulement je n'en ai pas ( encore ? -- j'en doute :1cache: ) reparlé, mais il me semble que je serais bien en mal d'essayer de le faire de façon suffisament approfondie... Tout au plus pourrais-je avoir des trucs qui me viendraient dans une discussion à batons rompus sur le sujet :tmi:

pixelvois a écrit :
dim. 4 déc. 2011 07:44
aller chercher et découvrir le travail des cinéastes et acteurs qui m'inspressionnent.
Jolie coquille :D ( ou pas, je dois reconnaître que je ne sais plus, mais avec le recul, ça a vraiment l'air d'un fait exprès, puisqu'il s'agissait bien de cela : qui m'inspirent et/ou m'impressionnent )

pixelvois a écrit :
dim. 4 déc. 2011 07:44
Conclusion momentanée et digressive

( ... ) J'ai bien parlé de moi et un peu de cinéma...

( ... ) "I'll be back" ( Terminator 1:1 ) pour parler plus de cinéma que de moi ( en tout cas plus en filigrane ) j'espère...
A priori ( avant de commencer la rédaction de ce post ) comme a posteriori ( maintenant que la rédaction touche à sa fin ), c'est bel et bien raté :vgeek: ( au moins pour cette fois-ci : l'espoir fait vivre :lol: )...
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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Kallio » ven. 8 juin 2018 08:16

Je reviendrai sur ce fil pour le relire plus attentivement plus tard. Comme je viens d'arriver, j'ai tendance à survoler les sujets dans un premier temps.

Je n'avais pas prévu d'intervenir avant un moment, mais là, j'avoue que j'ai bloqué sur l'uchronie, qui m'a immédiatement fait penser au "Crépuscule des aigles" que j'ai vu il y a des années et que j'ai beaucoup aimé. C'est un téléfilm américain de 1994, de Christopher Menaul, avec Rutger Hauer (mais que j'aime cet acteur). L'histoire se déroule dans les années 60 alors que c'est l'Allemagne qui a gagné le 2e guerre mondiale.
Voilà, voilà...

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par enufsed » sam. 9 juin 2018 22:07

Si tu aimes Rutger Hauer, je te conseille, si tu ne l'as déjà vu, Osterman Week-end de Peckinpah, un film où l'acteur apparaît fragile (mais après tout son rôle dans Blade Runner n'est pas sans une grande fragilité). ;)

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Re: Je suis un cinévorophile

Message par soazic » sam. 9 juin 2018 22:28

Super ce fil, c'est passionnant de lire les "parcours cinématographiques".

Kallio
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Re: Je suis un cinévorophile

Message par Kallio » dim. 10 juin 2018 10:21

enufsed a écrit :
sam. 9 juin 2018 22:07
Si tu aimes Rutger Hauer, je te conseille, si tu ne l'as déjà vu, Osterman Week-end de Peckinpah, un film où l'acteur apparaît fragile (mais après tout son rôle dans Blade Runner n'est pas sans une grande fragilité). ;)
Je ne l'ai pas vu, mais le sujet me plait. Merci pour l'info.
"Blade runner" est un de mes films références (avec "La chair et le sang") et je suis une fan absolue de "Ladyhawke" (mon coeur de midinette est tout bouleversé à chaque visionnage).

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