Chronique du sexisme ordinaire

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Bulle d'o
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Bulle d'o » lun. 27 mai 2019 15:15

Mon beau-père me propose systématiquement le digestif (parce qu'il sait que je peux apprécier), ma fille m'écrit dans les poèmes "man, tu as la peau douce comme de la peau de loup", on me demande de l'aide pour débloquer les écrous des roues de voiture parce que j'ai "le coup de main".... On ne me sélectionne pas sur un job car on veut rééquilibrer au niveau "genre", on est impressionné quand je tiens mon chien sur un ordre simple et doux (assis) quand l'antagoniste rase le mur de peur (un labrador...), on me tient la porte quand je passe (et je n'ouvre de fait jamais les portes, j'attends qu'on me l'ouvre, homme ou femme :) ). Je n'ai pas l'impression qu'on me voit moins comme "femme" ou plus comme "femme" dans toutes ces circonstances, je le mets effectivement sur le coup de représentations diverses en fonction des gens, leurs projections, leurs acquis sociaux.

J'aimerais savoir dans le sexisme ordinaire, ce qui est aussi du cliché rencontré par les hommes, et où ils se sentent effectivement enfermés parfois?

Une amie dit de moi que pour elle, je suis une de ces images fortes du féminisme car je vis seule avec mes enfants et que quand il a fallut "quitter" je ne me suis pas posée la question de la dépendance à autrui, de la perte du niveau de vie (en gros). J'ai construit autrement. Pour moi, je suis "têtue" et "intolérante à la privation", et peu enclin à faire la part belle à l'autre.... Bon, je me suis améliorée, je vis "partiellement avec un autrui....", hein! Autrui qui part bien des aspects, sait lui, faire de la place. Questions de caractère, de tolérance, pas de genre.

Ça m'échappe cette question du sexisme ordinaire (et j'ai certainement tord). Je ne la ressens pas. Je trouve que vivre ensemble, chacun élevé dans sa représentation est déjà de fait, un élément qui fait que comprendre l'autre est difficile. Et parfois, les clichés, dans ces contextes - aussi pénibles peuvent ils être quand ils s'entrechoquent avec l'image qu'on voudrait avoir de soi, qu'on voudrait avoir des autres et de ce qui est de fait - sont peut être des repères pour réussir à atteindre l'autre dans un échange... même de façon inadaptée, en premier lieu.

Ces dernières années, ce que je trouvais par contre vraiment pénible et factuellement observable, était la notion de "charges mentales" incombant à la femme dans la gestion du quotidien. Et là, effectivement, en terme d'équité, je trouve ça lourd de sens. Lourd, car cela a des incidences "stress", "vigilance constante", "fatigue" et en plus, on peut même pas valoriser ça comme compétence professionnelle...

Je ne parle que du sexisme ordinaire, là, qu'il y ait du sexisme plus ciblé, plus insidieux, dans les "grands parcours de vie", notamment dans le champ professionnel, je ne l'ignore nullement.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par lady space » lun. 27 mai 2019 15:25

Hein ? Comment ça ? Éducation moi ? Comprends pas... :honte:

@Chuchu : en fait, ma belle-famille ne sait pas vraiment où me classer et c'est bien pour ça qu'ils ont mis trèèèèèès longtemps à, je ne dirais même pas m'accepter, mais à tolérer mes bizarrités. Ce qui n'est pas bien logique au passage, parce qu'il y a pas mal de femmes fortes dans cette famille, en tête la grand-mère qui avait viré son mari dans les années 40-50 parce qu'il picolait - attitude très rare à l'époque. Mais bon, l'immigrée que je suis ne respecte pas leurs codes de bonne conduite pour la simple et bonne raison que, soit je ne les connais pas, soit je n'ai pas l'intention de me laisser limiter dans mes choix par ceux que je connais et qui me semblent aberrants.

Et oui, il y a des Alsaciens très rétrogrades, mais pas tous heureusement.

@ bulle d'o : pour moi, le sexisme ordinaire c'est exactement ça - vouloir pousser les gens à correspondre aux stéréotypes au lieu d'établir l'échange avec la personne comme elle est.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Bulle d'o » lun. 27 mai 2019 15:58

@lady space Oui, je suis assez d'accord, mais tant que l'autre n'a pas "poussé" à faire rentrer dans ce cliché? Lorsqu'il a juste débuté un échange, j'ai l'impression qu'on parle déjà de sexisme. Je crois que je ne vois pas ce sexisme ordinaire pour cette raison là, je ne me sens pas poussée à correspondre, rarement avec des innconnus.

Quand par contre, l'autre s'évertue à le faire, là, effectivement, je défends mon point de vue puis me détourne souvent. Je trouve cela vain. Je le range rapidement dans le "sans profondeur".

_______________________

Dans mon cadre personnel, soit avec des gens que je connais, j'ai en plus l'impression, qu'on ne tente même plus de me faire rentrer dans une case mais ces cases lorsqu'elles existent, ne concernent pas, et loin de là, que le genre qui m'est attribué.

"Tu devrais, du fait de ton niveau social, tu devrais du fait de ton niveau d'étude, tu devrais du fait que tu sois parent, tu devrais du fait que tu ais cet âge là, tu devrais....".

Je rejoins TourneLune sur les petites phrases par contre telle que "ah, une nana au volant!".

Mais j'entends tout autant "ah, les hommes, monotache..."

Je n'arrive pas à voir, quelle est la prévalence d'un sexisme tourné contre les femmes, en somme, ni la prévalence d'un sexisme vs le rejet d'autrui de façon plus globale. Je trouve les gens peu tolérants les uns envers les autres, très prompts à se classifier. D'où le fait, que je me dis, que je ne ressens pas le sexisme ordinaire. Je ressens les inimitiés. Mais je suis hors-champ, là, pour le coup.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par madeleine » lun. 27 mai 2019 17:49

Bulle d'O a écrit : Ça m'échappe cette question du sexisme ordinaire (et j'ai certainement tord). Je ne la ressens pas. Je trouve que vivre ensemble, chacun élevé dans sa représentation est déjà de fait, un élément qui fait que comprendre l'autre est difficile. Et parfois, les clichés, dans ces contextes - aussi pénibles peuvent ils être quand ils s'entrechoquent avec l'image qu'on voudrait avoir de soi, qu'on voudrait avoir des autres et de ce qui est de fait - sont peut être des repères pour réussir à atteindre l'autre dans un échange... même de façon inadaptée, en premier lieu.


Je n'arrive pas à voir, quelle est la prévalence d'un sexisme tourné contre les femmes, en somme, ni la prévalence d'un sexisme vs le rejet d'autrui de façon plus globale. Je trouve les gens peu tolérants les uns envers les autres, très prompts à se classifier. D'où le fait, que je me dis, que je ne ressens pas le sexisme ordinaire. Je ressens les inimitiés. Mais je suis hors-champ, là, pour le coup.
C'est un point de vue que je partage très souvent ; il y a les clichés, les raccourcis culturels, et puis il y a les gens, les échanges ordinaires sans intention particulière et qui me laissent la liberté de me dire autrement que ce qu'ils attendent a priori. Ça crée des moments pop up :)
Mais ça heurte aussi, certaines femmes pensent que je veux dévaloriser leur culture et leurs choix ; j'ai souvent discuté avec celles qui veulent un monde genré ET respectueux de l'autre, dans sa différence. ..

Il me semble que les violences faites aux femmes ont bien plus à voir avec la violence de chacun qu'avec le sexisme ou les repères culturels. Et là il faut faire feu de tout bois tant pour éduquer que pour prévenir.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Tamiri » lun. 27 mai 2019 18:29

Sur le plan des représentations mentales : effectivement, il n’y a pas de prévalence surdimensionnée des préjugés contre les femmes. Plus exactement, en toute logique, un cliché au sujet d’un sexe se retrouve en creux sur l’autre.
Cependant, en raison du passé culturel et notamment de la prégnance des structures patriarcales (conscientes ou inconscientes), il y a selon toute vraisemblance une réelle prévalence des points qui nuisent aux femmes, et en conséquence pratique une prévalence des comportements de nature à rabaisser, instrumentaliser les femmes ou à réduire leurs libertés.
La plus forte fréquence des agressions et des incivilités, connue par les données statistiques (quand bien-même elles ne seraient pas forcément exactes mais simplement représentatives en raison des biais possibles, notamment des réticences à signaler ou à porter plainte), est l’expression à la fois la plus visible et la plus caricaturale de cette situation.

Il n’y a donc pas à douter, de mon point de vue, du fait que le sexisme s’en prend par définition à pratiquement tout le monde, mais en pratique, s’il est plus fréquemment question des atteintes à la dignité et aux droits des femmes, c’est parce que le sexisme s’exerce (de manière très globale) plus fréquemment à leur détriment qu’à leur avantage.

Du reste, il ne s’agit évidemment pas de méconnaître la réalité des obstacles rencontrés par les hommes, et de ce point de vue j’ai l’immense « chance », par mon identité propre, de faire parfois les frais des préjugés qui s’attachent aux deux sexes, selon les situations, selon la façon dont les gens me perçoivent, etc... En l’occurrence le préjugé à l’égard des hommes qui me désarçonne le plus les fois où il me tombe dessus, c’est celui selon lequel l’expression des sentiments, surtout ceux qui sont associés à la « faiblesse », est censée être un défaut. Or j’ai la larme à l’oeil (très) facile et je ne vois pas pourquoi je devrais ravaler mes larmes.
Et pour revenir à mon propos de départ, dans ma propre expérience (qui est certes strictement individuelle et ne m’autorise donc aucune généralisation, comme celle de tout.e un.e chacun.e ;)) ce sont clairement les préjugés à l’encontre des femmes qui m’ont semblé les plus brutaux et les plus difficiles à contourner, qu’ils concernent une tierce personne ou moi-même. En je puis encore m’estimer heureux.se, n’ayant connu jusqu’à présent, pour « incivilités » autres que verbales, que le coup de la main baladeuse.

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Holi » lun. 27 mai 2019 20:14

Merci @Tamiri j'étais en train de réfléchir à une réponse et tu l'as parfaitement fait. :)
Et c'est même encore mieux parce que tu es un homme.
(attention ça n'est pas du sexisme) :clin:
La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Bulle d'o » lun. 27 mai 2019 20:17

@madeleine , oui je partage presque pleinement (je garde la pudeur nécessaire du non-transfert aux fins de maintenir le débat ouvert :) )

@Tamiri merci pour mon éclairage de lanterne, ici et ailleurs dans le coin. ça me donne envie de relire deux trois articles de sciences sociales, et si je trouve quelque chose sur le sexisme à l'encontre des hommes, qui induirait un autre regard, je partagerais volontiers!
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Tamiri » lun. 27 mai 2019 21:00

Holi a écrit :
lun. 27 mai 2019 20:14
Et c'est même encore mieux parce que tu es un homme.
Alors d’habitude c’est un truc que je ne me laisse pas dire sans protester. Je suis un chat stérilisé, je le clame et le revendique :D

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Loupiotte » lun. 27 mai 2019 21:28

Merci beaucoup pour ton message @Tamiri . Je suis entièrement d'accord avec Holi pour dire que tu as formulé très exactement ce à quoi j'étais en train de réfléchir en lisant les posts de Madeleine et Bulle d'O.
Autant dans ma vie quotidienne, je ne m'estime presque jamais victime de sexisme. Je crois que ça doit m'arriver une fois par an et encore...
Autant dans ma vie professionnelle, j'y suis confronté en permanence et ce, plusieurs fois par jour. Encore aujourd'hui d'ailleurs, mais ce serait long à détailler. Je travaille avec un public de quartiers très populaires et je trouve leur attitude à l'égard des femmes, élèves ou professeurs, très violente. Les clichés sont terribles et inculqués dès le plus jeune âge. Une fille a moins "de valeur" qu'un garçon et les élèves le répètent volontiers. Enceinte, on m'a même dit en classe "Vous attendez une fille ou un garçon ? J'espère que c'est un garçon car une fille, ce serait trop dommage quand même."
Le résultat des courses, ce sont des filles qui, en troisième, font des choix d'orientation bien en-dessous de leurs capacités car elles n'ont aucune confiance en elles et sont résignées alors même que leurs résultats scolaires sont meilleurs que ceux des garçons, qui eux, surestiment grandement leurs possibilités d'orientation malgré les avertissements et/ou conseils prodigués par le corps enseignant. En 3ème, je vois des filles éteintes, qui n'osent pas se mettre en avant. J'en ai vu tellement défiler, des filles qui veulent devenir "assistante de..." / "aide de..." / "adjointe de..." . Quand on leur demande pourquoi elles ne visent pas plus haut, pourquoi elles ne veulent pas carrément se retrouver au sommet de leur filière, elles répondent en masse "Non ce n'est pas pour moi", "je n'ai pas les capacités pour...", et autres phrases dévalorisantes similaires. Chaque année ça me fend le cœur et je trouve ça terrible de me dire qu'en tant qu'enseignants, nous déplorions tous la situation sans parvenir à y remédier... On aimerait tellement que les filles aient plus d'ambition alors qu'elles en ont les capacités. Elles pourraient ainsi changer les choses.

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » lun. 27 mai 2019 22:19

Les insultes sont assez parlantes aussi sur la place supposée des femmes : "femmelette" désigne un faible, "t'as pas de couilles" : tu n'as pas de courage. Ce qui est intéressant c'est à quel point ce genre d'insultes est envoyé aux hommes qui ne correspondent pas à l'idéal viril : ce sont des insultes qui visent notamment fréquemment les homosexuels car ceux-ci se "dé-gradent" en prenant la place d'une femme (je pense que c'est vraiment ça la base de l'homophobie). Du coup ça part clairement du postulat implicite que les femmes sont inférieures aux hommes.

Je dois avouer que j'ai trouvé dur de lire "sexisme à l'encontre des hommes", parce qu'ils sont généralement bénéficiaires de ce système patriarcal (la plupart du temps sans même le vouloir ou s'en rendre compte). Après bien sûr, ça implique également un mal être de leur côté puisqu'ils sont obligés de tenir leur rôle viril (justement pour ne pas subir le traitement ci-dessus, pour ne pas être traités "comme des femmes"). Ce qui peut aller très loin (s'empêcher d'exprimer ses émotions au point de sombrer dans la dépression, refuser de dire "J'ai mal" au point d'aller trop tard chez le médecin ...). Ce qui me fait peur c'est qu'on ramène tout cela à un 50/50 où finalement personne n'est mieux loti. Alors que comme Tamiri l'a dit : la valorisation professionnelle des hommes implique une dévalorisation professionnelle des femmes.

Les hommes ne font pas face à quelque chose d'aussi marqué historiquement et géographiquement à leur encontre, compte tenu de la diversité des formes que la domination d'un sexe prend sur l'autre : impossibilité de voter, pas d'autonomie financière, inaccessibilité des fonctions prestigieuses, inaccessibilité de l'éducation, des soins médicaux, enfermement dans la sphère domestique, mariages forcés, traite humaine en vue de prostitution, mutilations génitales, viols et agressions ...

Peut-être que c'était déjà bien présent à l'esprit de chacun.e, mais je souhaitais le rappeler. @Bulle d'o Ce n'est peut-être pas tout à fait ce que tu cherches, mais va peut-être voir du côté de la "masculinité toxique", comme c'est le terme utilisé pour parler de l'idéal viril enfermant (un idéal véhiculé notamment par des sites comme celui déniché par "Odieux connard", Fu avait posté un lien vers cet article il y a quelques temps).
Je ne prétends ni à l’exhaustivité, ni à une parfaite objectivité, deux qualités qui dans mon métier relèvent de l’illusion et du vœu pieux. — (Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons, Seuil, 2005, page 17)

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Bulle d'o » lun. 27 mai 2019 22:59

répondre : "t'as pas de gonade", neutre :)
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Fu » mar. 28 mai 2019 01:36

Oui, impossible de contester que le sexisme n’est pas du 50/50. Des fois on cherche à parler du sexisme dont sont victimes les hommes, disons pour être exhaustif ou par curiosité, mais l’écrasante majorité des cas montre un sexisme envers les femmes, l’effet de siècles de patriarcat. Et c’est tellement insidieux ou ancré que ça en fait peur.

Pour revenir un peu en arrière, le début de la BD sur le masculinisme m’a surpris, avec sa lecture négative des pères réclamant l’égalité des droits pour la garde des enfants. Pour les avoir étudiés au moment de mon divorce, je sais que les chiffres sur la garde (en réalité, la résidence) de l’enfant sont presque de 50/50, pour les pères qui en ont fait la demande. Il n’y a donc pas d’inégalité à combattre, malgré les idées reçues. Pour autant, considérer la peine de tous ces pères comme une manipulation motivée par l’argent ou le besoin de pouvoir me paraît simpliste. Et taire le fait que ces mêmes motivations puissent exister chez les mères me paraît simpliste également. Je pense que ces motivations peuvent exister d’un côté comme de l’autre pourvu qu’il y ait de l’hostilité — ce qui est fréquent — et, accessoirement, qu’elles ne sont pas incompatibles avec le fait d’aimer son enfant et d’être un bon parent. Je suis preneur de tout éclaircissement sur le sujet, car pour l’instant je m’interroge. :)

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 09:48

Merci @Fu Le problème, c'est plutôt que c'est le masculinisme qui s'est érigé en défenseur des droits des pères lors des divorces. Ils ont fait de cette cause l'un des chevaux de bataille du mouvement, et ils ne sont pas toujours très regardant sur les pères qu'ils défendent. Du coup les mouvements féministes ont tendance à ce méfier dès que la thématique est amenée. D'où notamment l'image de la manipulation motivée par l'argent ou le besoin de pouvoir : les associations travaillent beaucoup avec les foyers de femmes battues, et dans ces situations la garde des enfants est un vrai casse-tête, parce que le père violent (c'est déjà pas le père "normal") utilise effectivement ces moments de rencontre autour des enfants pour mettre la pression, et dans certains cas commettre des violences physiques qui peuvent aller jusqu'au meurtre. Difficile pour ces assos d'ignorer dès lors ce biais négatif : elles le rencontre fréquemment et les conséquences de ces situations peuvent être désastreuses. Même dans le cas où l'homme n'est pas violent avant le divorce, il y a semble-t-il un risque de passage à l'acte (je l'ignorais pour le coup, je viens juste de tomber sur un article).

Un des articles qui étaient dans les sources de la BD sur le masculinisme sur le profil de certains pères mascus : http://leplus.nouvelobs.com/contributio ... utres.html
Un article de l'Obs sur le risque de féminicide lors de la séparation : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vie ... icide.html

Très franchement il y a beaucoup a dire donc je vais certainement scinder en plusieurs posts, afin de revenir plus précisément sur les féminicides mais aussi le syndrome d'aliénation parental. Pour résumer en tout cas : bien sûr que la majorité des papas ne sont pas motivés par l'argent ou le pouvoir, mais les profils violents le sont, ce qui implique que les assos féministes y soient particulièrement vigilantes (puisqu'elles ont justement tendance à agir pour protéger les victimes de ces profils).
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par TourneLune » mar. 28 mai 2019 10:03

Mais du coup, à partir du moment où tu etablis une suspicion juste parce que diverses personnes sont de même sexe, c'est purement du sexisme...
Bonne idée pour le 2eme sujet.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
Jean-Christophe Grangé - Le Passager

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 10:11

Le besoin de contrôle est notamment central dans les affaires de féminicides, c'est pour ça que les féministes grincent des dents quand ont voit apparaître la mention "drame conjugal" ou un "crime passionnel" : la presse relai amplement une vision très romantique de ces meurtres, où l'homme désespéré par une énième dispute ou une possible séparation tue en désespoir de cause sa femme car "il ne peut vivre sans elle" et était "fou d'amour pour elle". En réalité c'est plutôt l'inverse qui ressort de ces histoires : lui se sentait valorisé par le pouvoir qu'il avait sur elle, du coup, à partir du moment où elle essaye de s'échapper, il tente par tous les moyens de consolider son emprise sur elle. Et si cela ne s'avérait pas suffisant, il la tue, car il ne supporte pas l'idée qu'elle puisse vivre sans lui.

Pour plus d'infos sur les féminicides, Libération a fait du très bon travail à ce sujet, notamment avec Titiou Lecoq qui est une journaliste plutôt calée sur le sujet. Par contre, âmes sensibles s'abstenir, c'est parfois assez dur à parcourir :
- Ce dossier notamment est une perle, il parle de la façon dont s'exercent les violences, de l'emprise psychologique, du moment de la séparation, de la problématique des enfants au milieu de tout cela, ainsi que du (mauvais) traitement médiatique et des solutions, très complet donc si vous voulez vous faire une idée globale du sujet : https://www.liberation.fr/apps/2017/06/ ... s-societe/
- Ce document-ci est intéressant pour interroger la fréquence des féminicides, il comptabilise les féminicides en France depuis 2017 : https://www.liberation.fr/apps/2018/02/ ... -chiffres/
- Celui-ci est le plus dur, il est complémentaire du précédent et s'attarde sur le modus operandi des meurtriers (globalement si je me souviens bien les meurtres sont opérés majoritairement à l'arme blanche ou l'arme à feu), la situation lors du meurtre et il personnifie les victimes en citant leur prénom : https://www.liberation.fr/france/2017/0 ... rt_1580445
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 10:29

@TourneLune Pas exactement : en fait c'est de nouveau le problème qu'on a évoqué quelques posts plus tôt sur les statistiques. Il est facile de prouver statistiquement que les hommes prennent plus souvent un digestif que les femmes, ou que les femmes sont moins nombreuses dans les métiers scientifiques. De même, il est facile de prouver statistiquement que les violences physiques sont majoritairement perpétrées par des hommes sur des hommes, ou que les violences sexuelles sont majoritairement perpétrées par des hommes sur des femmes. Là où ça deviendrait du sexisme (à mon sens en tout cas), c'est quand on ajoute l'idée que du coup, c'est "naturellement" comme ça : ainsi les femmes sont "factuellement" pas à leur place dans les métiers scientifiques, ou ainsi les hommes sont des êtres agressifs et violents "par nature". C'est dans cette généralisation et naturalisation que s'exerce le sexisme. Alors que l'objectif du féminisme constructiviste et des études de genre c'est de montrer que ces comportements ne sont pas innés mais acquis via des apprentissages différents de la sociabilisation par les filles et les garçons.

Après j'entends bien, la suspicion, méfiance des féministes à l'égard des hommes qui amènent cet argument du divorce et de la parentalité n'est pas souhaitable, mais j'aurai du mal à les blâmer tant que cela ne reste que du domaine de la vigilance et qu'ils/elles font la part des choses entre un gars qui amène l'argument innocemment sans savoir qu'il "avance en terrain miné" et un gars qui clairement a déjà des opinions bien tranchés et tient des propos que la réalité ne confirme pas. Et la part des choses peut être difficile à faire car comme le BD sur le masculinisme et l'autre article le disaient, tout le monde se dit féministe, et surtout les masculinistes, car s'avouer "contre une égalité des sexes" rendraient leurs propos inaudibles. Du coup ça devient vite le boxon pour s'y retrouver :D
Je ne prétends ni à l’exhaustivité, ni à une parfaite objectivité, deux qualités qui dans mon métier relèvent de l’illusion et du vœu pieux. — (Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons, Seuil, 2005, page 17)

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 10:37

Pour en revenir à ce que tu disais @Fu , oui, ce serait simpliste et irréaliste de dire que certains de ces comportements violents ne se retrouvent pas chez la mère. Dans le cas des mères violentes, elles ont moins recours à la violence physique pour une raison toute bête : en tant que femmes elles n'ont pas forcément une force physique suffisante. Ce qui n'empêche pas celles qui ont cette force physique de l'exercer, et celles qui ne l'ont pas d'exercer des violences psychologiques. J'ai mentionné que les violences sexistes ne sont pas du 50/50, mais elles ne sont pas tournées non plus à 100% contre les femmes, de même qu'en général les violences physiques (dans un contexte plus large que celui des violences sexistes) sont plus subies par les hommes que des femmes sans être tournées à 100% vers eux. J'espère que ça reste intelligible et que je ne m'embrouille pas trop xD
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 10:47

Du coup, je ne résiste pas à l'envie de dire qu'il existe des solutions à toutes ces violences, et que j'ai été très heureuse et impressionnée quand j'ai appris qu'il existait des associations pour responsabiliser les hommes auteurs de violences conjugales, et qu'en l’occurrence ce genre de structure marche apparemment très bien. Les auteurs de violences conjugales et/ou de violences sexuelles sont souvent récidivistes, ce qui rend cet accompagnement important et nécessaire. Ce qui m'avait impressionné c'était le taux de réussite de cet accompagnement. Je dois avouer que je ne sais plus trop où retrouver ce chiffre, mais il me semble que c'était de l'ordre de 80% des hommes accompagnés qui brisaient le cycle de la récidive. En Belgique, la seule (à ma connaissance) association à proposer cet accompagnement c'est Praxis : http://www.asblpraxis.be/ . Si un jour j'avais l'occasion j'aimerai bien parler à quelqu'un.e de la structure pour savoir comment ça marche. Il y a une association semblable en France, je l'ai découvert par hasard il y a peu par hasard via Télérama : https://television.telerama.fr/tele/pro ... actus_lilo
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 10:51

Pour Praxis, ils ont l'air de travailler en groupe, et je mentionne du coup qu'il y a bien des groupes à destination des femmes autrices de violences. Sinon, je laisse le syndrome d'aliénation parental pour plus tard, il est temps que je bouge un peu de l'ordinateur.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par lady space » mar. 28 mai 2019 11:27

J'avais regardé le documentaire de ton dernier lien, Chuchumuchu, et je l'ai trouvé très intéressant. J'ai l'impression que c'est une approche qui prend le problème par le bon bout car elle permet à la famille de l'homme violent de rester dans son logement, étant donné que c'est l'auteur des violences qui est placé dans cette structure. C'est un point qui me dérange depuis bien longtemps : je ne trouve pas normal que ce soient les victimes de comportements violents qui sont obligées de tout quitter, de perdre leur cadre de vie et leurs repères en plus de tout le reste. Puis, cette démarche de rééducation, de remise en question, est à peu près la seule chance qui existe pour empêcher des récidives, à ma connaissance en tout cas. Seulement, ce placement se fait sur décision d'un juge, en lieu et place d'une incarcération, si j'ai bien compris. La famille de l'auteur des violences a donc peut-être déjà dû passer par la case fuir le domicile/maison pour femmes battues. Et cette structure a l'air d'être assez unique. Je me demande si c'est en ces temps de restrictions budgétaires qu'on en verra des émules un peu partout...

Après, dans un registre de moindre gravité, du moins dans l'immédiat, je commence à me poser sérieusement la question de savoir comment agir face à toutes ces box qui parlent et autres objets auxquels on donne des ordres et qui ont des voix et des noms de femme, à l'instar d'Alexa, le truc de chez Amazon auquel on peut ordonner de jouer tel musique ou de couper la lumière. Ça aurait coûté quoi de l'appeler Alex ? Nom qui pourrait être celui d'une femme ou d'un homme. Et bien non, fallait lui donner un nom clairement féminin. C'est pareil chez Microsoft, Mercedes (bon là, c'est une voiture, mais elle pourrait quand même avoir une voix d'homme) et il y en a sûrement d'autres.

Je trouve que ça donne une vision complètement déformée de la réalité, vu que les hommes sont parfaitement capables de rendre service eux aussi. Et je trouve assez malsain d'habituer les gens à donner des ordres à un objet assimilé à un personnage féminin.

Quelqu'un sait s'il y a des pétitions qui circulent à ce sujet ?
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Fu » mar. 28 mai 2019 11:41

@lady space, il y a cette initiative déjà mentionnée dans la conversation par Proxima, il y a cinq ou six pages : http://adulte-surdoue.fr/viewtopic.php? ... 23#p294523. Voici le site officiel de genderlessvoice, dont il est question.

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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par lady space » mar. 28 mai 2019 12:56

Oui, j'avais vu celle-là. C'est con, je ne suis sur aucun réseau social, donc pas moyen de relayer la chose.

Mais je pensais plus à une initiative visant à faire changer les noms aussi.

Pour ma part, je ne vais certainement pas m'équiper d'un tel objet connecté, mais si je suis la seule à "boycotter" ces trucs (bon, pour Microsoft c'est mort, je ne peux pas boycotter - il me faut un ordi qui tourne sous windows parce que mon logiciel de traduction ne fonctionne pas sur les autres systèmes d'exploitation), l'impact sera plus que limité.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Holi » mar. 28 mai 2019 14:15

lady space a écrit :
mar. 28 mai 2019 12:56
Oui, j'avais vu celle-là. C'est con, je ne suis sur aucun réseau social, donc pas moyen de relayer la chose.

Mais je pensais plus à une initiative visant à faire changer les noms aussi.

Pour ma part, je ne vais certainement pas m'équiper d'un tel objet connecté, mais si je suis la seule à "boycotter" ces trucs (bon, pour Microsoft c'est mort, je ne peux pas boycotter - il me faut un ordi qui tourne sous windows parce que mon logiciel de traduction ne fonctionne pas sur les autres systèmes d'exploitation), l'impact sera plus que limité.
Bien déjà relevé le fait c'est un début. Je n'avais pas réalisé qu'effectivement toutes ces box ont des identités féminines :clin:

Pour une pétition tu peux peut être regarder si il y a quelque chose sur change.org
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par Chuchumuchu » mar. 28 mai 2019 14:44

@lady space Je n'ai pas eu la chance de voir le documentaire (j'aurai bien aimé mais quand je l'ai repéré dans Télérama, soit il était déjà passé, soit je ne pouvais pas le regarder), du coup j'ai juste eu accès à la critique Télérama. Je te rejoins parfaitement sur la prise en charge, même si en pratique c'est très compliqué de permettre à la famille de rester à son domicile. Et, là encore, comme tu dis, en ces périodes de restrictions budgétaires, ça m'étonnerait assez que ce modèle pourtant séduisant se développe très vite.

Je n'ai rien trouvé sur des pétitions à propos des objets connectés et de leurs voix féminines, par contre, visiblement l'UNESCO s'est récemment saisie de cette problématique et a publié un rapport, du coup tu trouveras peut-être plus de précisions et de pistes là-dedans : https://www.phonandroid.com/google-assi ... -lonu.html (le lien vers le rapport est dans l'article).
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Message par lady space » mar. 28 mai 2019 16:22

Je l'ai trouvé sur Youtube, en tapant "la maison des hommes violents Arras".

Puis, pour les objets connectés, tout le monde se focalise sur la voix féminine, mais il y a aussi les noms comme Alexa, Cortana, qui sont clairement des noms féminins. Pourquoi pas les appeler Alex, Curt ou George ? Ou même leur donner un nom pas du tout humain, comme la box Delta. Là au moins, c'est complètement neutre.
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