Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

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TourneLune
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Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » dim. 27 févr. 2011 15:52

Approche du féminin
Lorsque l’enfant surdoué est une fille. Spécificités du féminin à la lueur du bilan psychologique

edit: nouveau lien: http://www.sciencedirect.com/science?_o ... archtype=a
Si il ne marche pas, aller sur http://www.sciencedirect.com et chercher caroline goldman.

Caroline Goldman
Psychologue pour enfants, docteur en psychologie, enseignante. Université Paris 5 Descartes, université catholique de Paris, 23, rue du Montparnasse, 75006 Paris, France
Received 26 May 2010.
Available online 12 January 2011.

Résumé

Les enfants surdoués connus des praticiens sont généralement des garçons. Mon échantillon inédit de thèse, accueillant 26 jeunes surdoués âgés de sept à 16 ans dont la moitié a été recrutée dans un contexte de consultation et l’autre moitié, dans une institution scolaire tout-venant, donc non consultante et ignorante de sa supériorité intellectuelle, a permis de découvrir que les enfants aux hauts QI étaient en réalité également répartis entre filles et garçons, et que les filles n’allaient généralement pas mieux qu’eux sur le plan psychologique, bien qu’elles ne consultent pas. L’étude fine de leur profil, notamment grâce au bilan psychologique complet, a permis, en association avec ma pratique libérale ultérieure spécialisée auprès de ces fillettes et jeunes filles très brillantes, d’apprécier de nombreuses singularités les réunissant, des plus phénoménologiques aux plus inconscientes : à propos de leurs profils psychopathologiques variés, de leur statut d’enfant aînée de la famille, du couple uni que forment généralement leurs parents, mais surtout, du pacte anaclitique liant ces fillettes à leur figure maternelle perçue comme vulnérable, et de l’implication centrale des idéaux paternels sur le développement de leur pensée. Cet article mentionne et discute ces observations puis expose une vignette clinique chargée de les illustrer de façon vivante. Il a pour objectif de faciliter la compréhension et la prise en charge de ces filles surdouées dans un contexte de consultation.

Pas lu non plus car payant...
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fil

Message par Kretakano » mar. 8 mars 2011 13:39

leur statut d’enfant aînée de la famille, du couple uni que forment généralement leurs parents, mais surtout, du pacte anaclitique liant ces fillettes à leur figure maternelle perçue comme vulnérable, et de l’implication centrale des idéaux paternels sur le développement de leur pensée.
B****l !

Marre d'être un cas clinique !

(c'était la minute ronchon, pas la peine d'en tenir compte)

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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Grabote » jeu. 6 août 2015 21:39

Est ce que quelqu'un.e connaît ce site et/ou cette revue ?
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » jeu. 6 août 2015 21:51

Non mais Caroline Goldman est très axée psychanalyse, alors bon.... C'est pas trop ma tasse de thé. Le petit nenfant qui devient surdoué parce que ses parents sont pas comilfo.... ^^

J'exagère et il y a des choses intéressantes à lire dans ses autres écrits que j'ai pu lire mais pas suffisamment à mon gout pour trouver un moyen de payer.
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Grabote » jeu. 6 août 2015 22:14

Mais ça t'a paru sérieux comme travail ?
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » jeu. 6 août 2015 22:27

Sa thèse oui, enfin le travail de recherche etc sam. l'air réel. Mais j'ai pas pu finir ça faisait trop référence à œdipe and co, niant l'aspect inné de la douance.
Je n'ai pas lu ce texte là mais il doit être plus court.

En tous cas ça m'a semblé quand même assez sérieux dans la forme, même si j'ai du mal avec ce genre d'idées...
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par L34p3r » jeu. 6 août 2015 23:14

Avantage d'être encore étudiante, j'ai pu accéder à l'article en entier via mes identifiants de fac, je lis ça et je reviens éditer pour essayer de vous en donner un résumé résumant =)
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Za » ven. 7 août 2015 05:34

Ah , ça m'intéresse aussi, car malgré mes réticences par rapport à la psychanalyse, j'ai un peu l'impression de lire mon portrait dans son résumé... et pas par effet barnum...
Merci L34p3r !
En attendant j'ai trouvé aussi cet article du même auteur, en accès libre, pas encore eu le temps de lire mais ça sonne en effet très Œdipe et compagnie : surinvestissement de la pensée chez l'enfant surdoué.
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » ven. 7 août 2015 06:27

C'est toujours intéressant à lire et pi pour une fois qu'on parle précisément des filles... Parce que même œdipe c'est quand même bien centré sur les garçons...
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Grabote » ven. 7 août 2015 09:41

Euh ! chuis pas sur, j'crois qu'en psychanalyse, ça concerne tout le monde
d'ailleurs wikipédia dit à propos du "complexe d'oedipe" : Théorisé par Sigmund Freud dans sa première topique, il est défini comme le désir inconscient d'entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent rival du même sexe (parricide).

Personnellement, je me sens faite d'inné et d'acquis ;-)
donc tout les points de vue m’intéresse .
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par sandrinef » ven. 7 août 2015 10:01

En effet le complexe d'Oedipe concerne tous les enfants, ce n'est pas lié au sexe de l'enfant.
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » ven. 7 août 2015 10:11

Oui oui, il concerne tout le monde, n'empêche que 80% du temps, c'est décrit comme le petit garçon amoureux de sa maman et le papa qui les sépare...
Je schématise mais c'est quand même bien souvent présenté comme ça et notamment dans la thèse de Madame Goldman.
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par L34p3r » ven. 7 août 2015 11:56

Finalement pas d’édit, mais nouveau post, ça respectera la linéarité de la discussion =)

Comme j’ai gardé pas mal de citations, je m’acquitte du devoir de référence :
Goldman C. Lorsque l’enfant surdoué est une fille. Spécificités du féminin à la lueur du bilan psychologique. Evol psychiatr 2011; 76 (1)

L’auteur commence par revenir en introduction sur les problématiques de la définition du surdoué (passe en revue les différents termes en usage, mais aucun qui ne lui paraisse réellement propre à définir la réalité de ces personnes « à haut QI » « surinvestissant la pensée »). Elle revient ensuite sur la surreprésentation masculine dans les échantillons établis à partir des enfants consultants, une réalité trompeuse contredite par la formation de son échantillon de thèse (réunissant enfants et adolescents consultants et non consultants, repérés dans leur scolarité ou par leur lien avec un service hospitalier).

Elle s’intéresse dans une première partie aux caractéristiques spécifiques observées parmi son échantillon, (échantillon dont elle rappelle l’intérêt puisqu’il n’est pas constitué uniquement de consultants). Elle note par exemple une capacité d’adaptation scolaire et sociale plus élevée chez les filles (déduite en partie de la surreprésentation des garçons en consultations et confirmée par les profils manifestés chez les filles de son échantillon) qui se traduit par l’absence de véritable échec scolaire, d’agitation ou de réels problèmes d’insertion chez ces jeunes filles (même si évolution à l’adolescence).

Mais cette capacité d’adaptation ne signifie pas absence de souffrance parmi ces surdouées. Parmi les dix filles de son échantillon, deux vont plutôt bien (traduction personnelle de la locution « organisations névrotiques bien structurées ») mais j’avoue avoir peu de connaissance en ce domaine…), huit un peu moins bien (traduction de « dépression narcissique plus ou moins profonde »). Parmi ces huit, six « ont affiché des préoccupations limites à valence névrotique (avec des investissements hystériques possibles) et deux ont affiché des préoccupations limites à valence psychotique (associées à d’inquiétants glissements identitaires) ». (là je vous laisse la traduction hein).

L’auteur note l’importance des exigences parentales sur ces fillettes et jeunes filles (réelles pour huit, projetées pour deux), et s’étonne du nombre d’enfants ou d’adolescents (dans son échantillon) ayant été élevés par des parents non divorcés (25 sur 26). Les dix filles de son échantillon étaient également toutes des aînées (ou venant après un grand frère lui aussi surdoué). Les précédentes données lui permettent ainsi d’interroger (voire affirmer via des questions rhétoriques) le lien entre investissement narcissique parental et surinvestissement de la pensée chez ces enfants.

La deuxième partie de l’article procède d'une approche essentiellement psychanalytique, et reprend l’idée d’un « pacte anaclitique entre l’enfant surdoué et sa mère » (renvoie à A. Green et à La mère morte, en référence à la formule de Winnicott, article ensuite cité à de nombreuses reprises). Caroline Goldman envisage donc le cas d’un retrait de la mère, pour de multiples raisons possibles, d’où s’ensuit que « Les conséquences narcissiques de cette expérience traumatique sont majeures, l’enfant interprétant la déception de sa mère comme la conséquence de ses pulsions envers elle », avant de citer plus largement A. Green : « Performance et autoréparation se donnent la main pour concourir au même but : la préservation d’une capacité à surmonter le désarroi de la perte du sein par la création d’un sein rapporté, morceau d’étoffe cognitive destiné à masquer le trou du désinvestissement, tandis que la haine secondaire et l’excitation érotique fourmillent au bord du gouffre vide. ».
En parallèle de cette dépression maternelle précoce, Goldman note que sept filles sur les dix sont « munies d’une figure paternelle puissante et protectrice » qui imprimerait ses idéaux avec force sur la petite fille surdoué.


La troisième partie consiste principalement à exemplifier les propos avancés auparavant, au moyen d’une « vignette clinique ». L’auteur relate donc le bilan psychologique d’Eleonore, 12 ans, c’est-à-dire sa passation du test WISC IV, où elle est très à l’aise, puis de celui de Rorschach où cette aisance disparaît, remplacée par un inconfort qui se poursuit pendant le TAT. L’auteur donne certaines des réponses de la fillette aux deux derniers tests, pour en tirer, à la façon d’une sorte de commentaire de texte, des interprétations très psychanalytiques (si vous souhaitez plus de précisions, n’hésitez pas à me le dire, personnellement au bout de trois mentions du complexe œdipien, je décroche) qui confirment pour elle l’hypothèse des effets d’une dépression maternelle sur l’enfant (en sachant que l’histoire d’Eleonore s’y prête effectivement).

Je vous laisse la conclusion non déformée :
« ces fillettes de ma connaissance ont très tôt été amenées à devenir puissantes afin de prendre en charge, avec toute leur raison, non seulement les parties immatures de leur Moi, mais également celles, fragilisées par la vie, du psychisme maternel, dans un pacte anaclitique d’étayage inversé.
Mais la spécificité du féminin chez l’enfant surdouée ne se trouve pas ici. Elle tient certainement à ce second facteur, lui tout à fait original par rapport à la population consultante de garçons surdoués à laquelle nous avons généralement affaire : il faut également que la figure paternelle ait été présente, impliquée et exigeante sur le plan scolaire. Qu’elle ait montré la voie d’engagement de cette négociation pulsionnelle vers la pensée, pour tolérer la vulnérabilité maternelle et composer de façon constructive avec elle.

Voilà, l'article n'était pas immense donc j'espère que la perte d'informations due au résumé ne l'est pas trop non plus ^^

Sinon, je reste sceptique sur le lien de causalité établi à demi-mot entre "pression parentale", rôle de la figure paternelle, et douance chez la petite fille : il me semble qu’un lien existe de manière évidente mais j’ai du mal à l’envisager sous l’angle de la causalité (je me dis que pour beaucoup d’autres enfants, le « surinvestissement parental » ne donne pas nécessairement des enfants surdoués, et que peut-être, les enfants surdoués ont simplement une plus grande facilité, du fait de leur potentiel, à répondre favorablement à ce surinvestissement parental).
J'ai aussi beaucoup de mal avec l'interprétation psychanalytique des propos de la jeune fille, avec cette impression latente que Goldman oriente son interprétation de façon à la faire correspondre à ce qu'elle souhaite (pas forcément de manière volontaire, mais selon la propension de tout chercheur à ne souvent trouver que ce qu'il s'attendait à trouver, selon la métaphore du buisson proposée par Nietzsche)
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par madeleine » ven. 7 août 2015 12:09

Je partage tout à fait ton analyse.
Je trouve qu'elle esquive soigneusement d'ailleurs toute critique honnête des biais de son échantillon, ce qui invalide lourdement ses conclusions à mes yeux (et au vu des prénoms de ses jeunes filles, la trop grande homogénéité culturelle est un biais de taille !!).
Au final, ça n'apporte pas grand chose à la recherche sur l'éventualité d'une "douance féminine".
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par L34p3r » ven. 7 août 2015 12:23

Oui, d'autant que son échantillon de dix filles, même s''il a le mérite de comprendre à la fois des enfants consultants et non consultants est finalement très réduit, sans compter le biais culturel que tu mentionnes. Je viens de finir Les surdoués ordinaires, et c'est quand même autre chose en termes de précaution et de rigueur scientifiques.
Et comme tu le dis, ce qui reste gênant, c'est que l'article ne remplit pas vraiment le contrat avancé par son titre dans la mesure où on est loin de véritables "spécificités du féminin". Mais bon, je ne veux pas être exclusivement critique, par son existence, l'article a au moins l'avantage de s'intéresser au sujet, et qui sait, peut-être qu'il en motivera d'autres à l'explorer.

En tout cas, si jamais il y a d'autres articles sur des plateformes similaires auxquels vous ne pouvez pas accéder dans leur totalité, on pourra peut-être trouver un moyen de s'arranger en mp :vgeek:
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Thymée » ven. 7 août 2015 12:39

Ha cet article m'énerve au plus au point ! Il est complètement biaisait
Je suis complètement d'accord avec vous, j'aimerais savoir d'une part où elle a pris ses échantillons... Parcqu'elle ne mentionne nul part l'inné, l'effet de la culture et éducation autre que parentale (elle parle pas des neurosciences qui montrent que déjà à la naissance les cerveaux garçon-fille ont le même fonctionnement et que les enfants précoces sont déjà "visibles" alors qu'ils n'ont aucunes influences parentales). Elle ne parle également pas de l'hérédité où bien souvent lorsqu'un enfant est surdoué, les frères ou sœurs ont de fortes chances de l'être également et qu'il n'y a donc pas que des ainés..
Je doute que si elle faisait la même étude dans une autre région, pays, continent elle ait les mêmes conclusions...

En fait ça me fait penser à Freud qui a développer sa théorie de la psychanalyse à partir des sa clientèle, principalement composée de femmes bourgeoises d'une époque bien précise à savoir le début du XXème siècle remplie d'interdit et d'hypocrisie (dans ce milieu).
Désolée je suis une scientifique et faire des conclusions pleines de raccourcies m'exaspère.. et est anti scientifique...

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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par madeleine » ven. 7 août 2015 13:00

Thymée a écrit :(elle parle pas des neurosciences qui montrent que déjà à la naissance les cerveaux garçon-fille ont le même fonctionnement et que les enfants précoces sont déjà "visibles" alors qu'ils n'ont aucunes influences parentales).
Je n'ai pas encore rencontré d'article scientifique à ce sujet; pourrais-tu me donner tes sources stp, ça m'intéresserait beaucoup.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » ven. 7 août 2015 13:14

Huhu, vous me rassurez, même impression.

Si toutes les mères dépressives avaient des enfants surdoués, ça saurait... Quoi d'étonnant à ce que des enfants mis en difficulté par une cellule familiale un peu défaillante renforcent leur intellect si c'est déjà leur point fort? D'autres vont le trouver ailleurs et alors?

Bref, pas grand chose d'intéressant. Dans ses références, on trouve un truc sur l'institut catholique je sais pas quoi. Si c'est là qu'elle a été cherché son échantillon, ça explique peut-être pourquoi la plupart des parents sont encore en couple ^^ En tous cas, il y avait plusieurs explications possibles à ce point et elle ne donne que celui qui l'arrange.


Merci en tous cas pour ce résumé L34p3r, et pour les zones à traduire, j'avoue que j'ai pas réussi non plus, je me suis juste dit que sa tête, on devait tous être fous :D :D
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Za » ven. 7 août 2015 13:27

Pour ma part j'ai lu l'article sur le surinvestissement et j'ai décroché un peu avant la fin dans les analyses des productions des enfants... autant je trouve ça intéressant et porteur en vraie situation de psychanalyse (j'ai testé moi-même, ce n'était que des pistes sur lesquelles j'étais appelée à rebondir, ce qui me permettait d'envisager les choses sous un angle nouveau), autant ici je ne peux m'empêcher de penser qu'à chaque fois, tout est interprété pour pouvoir renforcer l'hypothèse de base émise sur le gamin... qui par conséquent ne peut jamais être remise en question !
J'ai aussi du mal avec les images ou taches qui sont censées représenter toujours la même chose (figure maternelle par exemple) chez TOUT le monde... Comment en être sûr ?

C'est dommage, parce que je suis certaine qu'au milieu de tout ça, il y a des pistes pour comprendre les éléments environnementaux qui entrent en jeu dans la douance. Je ne pense pas que le surinvestissement intellectuel ne soit qu'une illusion de psychanalyste ; j'ai bien l'impression d'avoir vécu ça, même si je me doute qu'on peut avoir des prédispositions.

Quant aux éléments neurologiques innés, il me semble bien aussi que ça a été confirmé par des études chez les bébés ; mais je suis aussi intéressée par les articles auxquels tu fais référence Thymée :)
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Thymée » ven. 7 août 2015 13:31

madeleine a écrit : n'ai pas encore rencontré d'article scientifique à ce sujet; pourrais-tu me donner tes sources stp, ça m'intéresserait beaucoup.
Je suppose que tu veux parler de la différence garcon-fille à la naissance.

J'ai trouvé un bon article apparu dans le monde qui parle de la plasticité du cerveau et donc qu'à la naissance le cerveau est identique chez les garçon et les filles puis évolue. J'ai pas d'articles de référence, j'en ai beaucoup entendu parler via mon boulot par des scientifiques (je travaille dans l'IRM), mais à partir de l'article que j'ai mis en lien et des articles qu'a du publier Catherine Vidal, je pense qu'il doit être assez aisé de trouver des articles de référence sur la plasticité cérébrale.
Mais si ça t'intéresse, je peux me mettre à la tache de trouver de bons articles :)

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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par TourneLune » ven. 7 août 2015 13:35

Ah oui, hésite pas non plus à créer des sujets pour qu'on puisse les retrouver facilement.

Je crois que personne ne nie l'existence du surinvestissement intellectuel. Mais pourquoi limiter la douance à ça?

Il est assez évident qu'un enfant qui nait surdoué et avec des capacités de compréhension et de manipulation intellectuelle de son environnement plus importantes va s'en servir s'il se retrouve en difficulté et donc les développer encore, quand un autre utilisera d'autres outils.

A vrai dire, c'est le vieux débat entre inné ou acquis alors qu'il s'agit bien évidemment d'inné ET d'acquis..... Je comprends pas que ce débat existe encore...
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Za » ven. 7 août 2015 13:44

TourneLune a écrit :A vrai dire, c'est le vieux débat entre inné ou acquis alors qu'il s'agit bien évidemment d'inné ET d'acquis..... Je comprends pas que ce débat existe encore...
Et si ce n'était que dans ce domaine... :wasntme:
Mais le débat est désormais moins "clivé", le problème étant surtout de savoir à quel point le développement futur est inscrit dans la "configuration" de base (point de vue "déterministe" qui est assez en vogue dans les neurosciences actuelles), et quels sont les facteurs environnementaux qui jouent dans ce développement.
En l'occurrence, à quel point les facteurs affectifs (je ne sais pas si c'est le terme adéquat, désolée) peuvent avoir une influence sur l'intellect.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par PointBlanc » ven. 7 août 2015 13:48

L'interprétation des réponses données par ces gosses au test de Rorschach dans l'article indiqué par *Za* est proprement sidérante. Il faut lire ça, et ensuite oublier l'école freudienne.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?

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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par Thymée » ven. 7 août 2015 14:08

Ok je m'occupe de tout ça !
Pour ce qui est de la douance chez les bébés, je vais aussi m'y atteler, ça ne m'étonnerait pas qu'il y ai déjà des choses sur le forum. Après je sais que Cécile Bost avait pas mal regarder et a mis en lien ses sources dans Talent différent.

C'est vraiment au coeur des questions aujourd'hui, d'après ce que j'ai pu lire, l'impact de l'inné et de l'acquis dans la douance. Je sais pas où en est les recherches sur ce sujet par contre. J'essayerai de chercher ;)

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Re: Approche du féminin Lorsque l’enfant surdoué est une fille -

Message par L34p3r » ven. 7 août 2015 14:15

PointBlanc a écrit :L'interprétation des réponses données par ces gosses au test de Rorschach dans l'article indiqué par *Za* est proprement sidérante. Il faut lire ça, et ensuite oublier l'école freudienne.
Les interprétations de Goldman vis-à-vis des réponses de sa patiente au Rorschach étaient exactement du même acabit, c'est à se demander comment ils arrivent à considérer leur approche comme véritablement scientifique...
"Ah, but I was so much older then, I'm younger than that now..."

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