Et SI le test disait non...

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Fabs le vaurien
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Fabs le vaurien » lun. 15 juin 2015 13:12

Bonjour Laurette !

hé ben si il te dit non..(enfin si les chiffres ne corroborent pas l'hypothèse d'une douance) , tu auras accomplis un truc formidable !
Tu auras ouvert des volets perceptifs en toi et sans doute que le détour par le chemin de la douance t'aura amené à faire escale sur certaines facettes (peut être inconsidérées jusqu'alors) de ton être ! Et sans doute que tu continueras à creuser le sujet de la connaissance de toi.

Evidemment, c'est compréhensible de douter comme tu le fais. Hélas, je crains devoir te dire que c'est très banal ici.. ce serait beaucoup plus inquiétant que tu ne te poses pas toutes ces questions.
De même que c'est évidemment plus sympa de se flatter l'égo avec un Wais qu'avec du prozac.. :1cache: ( à moins d'être SM de la DSM !! )

Ne t' inquiètes pas, même estampillée , le professionnel te paraîtra toujours incompétent, la douance toujours aussi abstraite..
Ce qui il y'a à retenir, c'est l'autorisation que tu te donnes à t’arrêter sur toi. Et j'aime à penser que le drame d'avoir atteint un objectif est d'avoir aussi dû laisser de côté tout le reste...

Que le test dise "oui" ou "non" ou "peut etre" ( :D ) , il ne demande qu'une chose: être replacé en tant qu’élément d'un tout dans le contexte d'une vie qui n'aurait pas pu être différente..mais qui par contre le sera à partir de MAINTENANT.

Ce qui compte ce sont nos actes, pas ce que nous sommes supposés être. et il faut vivre comme on pense plutôt que penser comme on a vécu.. :1cache:

► Afficher le texte


;)
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » lun. 15 juin 2015 14:15

salut Fabs!
Je savais que je pouvais compter sur toi!
Réponse rapide et efficace! quand ces mots de "réconfort" (que j'ai lus beaucoup) s'adressent directement à moi, ben c'est bizarre, mais j'ai + envie d'y croire!

hé ben si il te dit non..(enfin si les chiffres ne corroborent pas l'hypothèse d'une douance) , tu auras accomplis un truc formidable !
YES!!


De même que c'est évidemment plus sympa de se flatter l'égo avec un Wais qu'avec du prozac.. :1cache: ( à moins d'être SM de la DSM !! )
mais si tu as d'autres idées pour se flatter l'égo, je suis preneuse! :D

Ce qui il y'a à retenir, c'est l'autorisation que tu te donnes à t’arrêter sur toi. Et j'aime à penser que le drame d'avoir atteint un objectif est d'avoir aussi dû laisser de côté tout le reste...

Que le test dise "oui" ou "non" ou "peut etre" ( :D ) , il ne demande qu'une chose: être replacé en tant qu’élément d'un tout dans le contexte d'une vie qui n'aurait pas pu être différente..mais qui par contre le sera à partir de MAINTENANT.

Ce qui compte ce sont nos actes, pas ce que nous sommes supposés être. et il faut vivre comme on pense plutôt que penser comme on a vécu.. :1cache:

entièrement d'accord, je suis plutôt du genre à ne pas ressasser et à aller de l'avant. Je pense aussi qu'il y aura un avant et un après. pour l'instant, je suis dans le "pendant", entre deux eaux, et effectivement ce n'est pas très confortable même si plein de 'possibles"!

[i]
► Afficher le texte
[/i]

ça les bémols ça me connait (musicienne), mais si ça me plait à moi de croire qu'on peut me draguer pour mon intelligence :blonde2:

merci encore Fabs, et à bientôt!

désolée, mais à l'aperçu, je m'aperçois (!) que je ne sais pas garder en encadré tes phrases auxquelles je réponds... suis nulle.. je vais juste en changer la couleur pour que ce soit plus lisible..
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Re: Et SI le test disait non...

Message par emma » lun. 15 juin 2015 20:20

Si le test dit non (ce qui va bientôt m'arriver, alors je ne pourrais plus dire "si", là, je peux encore, je n'ai pas eu le bilan, na!),
J'ai fait une démarche extraordinaire, je me suis pris pour l'élue (bon y en a quelques autres mais quand même, 2%, hallucinant, non?), et je pense que je regarde trop la télé, ça fait longtemps que je n'ai pas ressortis les dvds de Buffy mais quand même!! Ça m'apprendra, en même temps, je suis avec moi dans ma tête, j'en ai parlé à personne, vous imaginer le truc, prétendre que, qui ça moi ? HaHaHa!! Bref, je les connais un peu quand même les autres, pas mieux que moi, ils pensent que surdoué veut dire surdoué! Non mais sérieux, ils sont bêtes ou quoi :rofl:

Je suis tombée sur une psy super sympa (Attend ce n'est pas fini, tu n'as pas le bilan!, _je vous ai pas dit on est plusieurs la dedans, c'est étroit mais on s'y fait), j'étais stressée, paniquée mais vite détendue grâce à la madame. (ce n'est pas ici qu'on raconte, je sais, attend un peu!!!!) Du coup, je n'ai pas passé un moment désagréable (sauf au moment de payer aie aie aie).

Et si les test dit non j'aurai quand même eu des réponses, je me croyais en dessous de tout en tout et je sais déjà que je cartonne en certaines choses et que je suis très lente pour d'autres, c'est un big big progrès et depuis que je sais cela, j'avoue, je me sens pousser des ailes, comme si je m'écoutai penser d'un coup.
Bon, j'ai encore des réglages à faire car je me sens toujours pas dans le coup des conversations (pourquoi j'ai tout le temps envie de dire non, il ne faut pas faire comme si ou comme ça, ce n'est pas bien de dire ça, il faudrait prévoir si ou ça et patati et patata, qui reste dans me tête je vous rassure, j'avais bien compris avant de vous rencontrer ce que casse-couilles veut dire), mais on va dire que c'est à cause de ma lenteur.

Si le test dit non, il ne dit pas que je suis normale, ça me rassure aussi parce que ça voudrait dire que je suis passée à coté de ma vie, tout aurait pu être plus simple et je ne l'ai pas vu? Mais d'un autre coté me dire que j'était adulte surdoué aurait pu m'apporter des réponses...je n'en suis même pas sûre, il y a autant de surdoués que de façon d'être surdoué, j'ai l'impression. Et effet barnum ou pas, je m'y suis retrouvée (avant je me croyais autiste et puis je me suis auto-diagnostiquée non-autiste parce que je le raconterais un autre jour) et je suis un peu déçu d'avoir perdu mon pouvoir (oui je regarde trop la télé) mais ça ne faisait pas longtemps que je l'avais imaginé, c'est pour cela aussi que j'ai pas attendue trop longtemps avant que la certitude s'installe.

Bref il dit non, c'est pas le premier non de ma vie! Mais il dit : oui j'ai bien fait de sauter le pas*

*Mon compte en banque n'approuve pas cette phrase
:nesaitpas:

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Aïnoa » mar. 16 juin 2015 00:11

C'est sûr que cette démarche, passer un test, n'est pas évidente, et c'est parfaitement logique et normal (comme le disait aussi Fabs) d'avoir des doutes. Et heureusement!

Même un test qui dit non permet d'avancer.
Je sais, c'est facile de dire ça maintenant pour moi, mais je me les suis aussi posée toutes ces questions.
Mais oui, car ça élimine une voie. Même si on espère que ça nous apporte des explications. Bah il y en a d'autres.

Et puis laurette, dire que ça casserait ta "petite estime/confiance en toi", oui et non. Je comprends, mais au moins tu peux être fière de te chercher, de faire cette démarche que plein de personnes n'osent pas faire. :)

Je finirai juste par dire -il existe un topic spécifique- que même diagnostiqué on a toujours des doutes (que ce soit sur le diagnostic ou sur diverses autres choses).

Courage à vous!!! :)
:neuns: :neuns:
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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » mar. 16 juin 2015 12:46

Merci Aïnoa!
je suppose que j'aurai toujours des doutes, et pour tout d'ailleurs; mais je suis sûre (pour une fois!) que c'est comme ça qu'on (je) avance. Je ne sais pas si je suis "fière" de l'avoir fait; plutôt étonnée en fait! je m'épate des fois ;) ..... enfin jusqu'au "résultat"..
Je me sens si "petite" à côté de vous tous; ("Vous êtes grands et je suis toute petite"); j'attends avec impatience le bien que ça me fera quand (si?) je me sentirai plus légitime et que je pourrai partager plus, me laisser aller (vraiment) à être moi-même, laisser sortir sans danger la vraie Laurette qui est en moi :rock: !
je prends confiance doucement, mais comme d'habitude, en redoutant la grande claque au premier virage..
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Re: Et SI le test disait non...

Message par PointBlanc » sam. 4 juil. 2015 10:33

Je suis en vacances. Plus d'élèves, plus de réunions, plus rien. Il fallait s'y attendre, j'ai moins matière à laisser à l'arrière-plan la perspective du test, de sa passation, de ses résultats. Donc j'y pense - je ne dirais pas continuellement, mais j'aime autant ne pas compter les moments où la question refait surface dans la journée (pour la nuit, je n'en sais rien, je ne me souviens plus que rarement de mes rêves).

Je me concentre sur la question de la passation, et j'essaie autant que possible d'évacuer celle du résultat - dont je sais bien (je me connais) que je trouverai à m'accommoder quel qu'il soit.
S'il est négatif, j'ai par ailleurs assez de preuves de mes capacités pour ne pas les remettre en questions : elles seront simplement d'un autre ordre. J'aurai l'intelligence lente, paresseuse, sujette à des éclipses. Une sensibilité d'étang plutôt que de rivière.
S'il est positif, j'aurai ce début d'explication à mon isolement, en plus de la satisfaction d'avoir supposé juste. J'aurai par-dessus le marché celle de me sentir aussi bien armé que ceux qui, parmi mes connaissances, m'intimident par leur aisance à penser - quand bien même ils ne m'auront jamais, de leur propre aveu, trouvé stupide, plutôt le contraire. Mais c'est bien le seul point sur lequel ils me semblent - toujours, absolument, irrémédiablement - à côté de la plaque. La contradiction est patente, mais là, on touche aux nerfs : aucun raisonnement ne parvient pour l'instant à venir à bout de cette certitude-là : je suis stupide. Ou je suis un génie. Je ne supporte pas l'idée d'un entre-deux qui correspond pourtant de façon quasi certaine à la réalité. Je ne parviens même pas à intégrer - sinon dans mes rares moments de lucidité - que ce n'est pas l'objet du test. Je sais bien que quelle qu'en soit l'issue je n'en aurai sûrement pas fini avec ce grand écart qui n'a aucun sens - sinon qu'il manifeste de façon criante mon inaptitude à ne pas me toiser compulsivement avec des outils qu'on m'a mis dans les mains dieu sait quand et que je n'arrive toujours pas à lâcher.

Et tout est là, au fond. Le véritable enjeu du test, ce n'est pas pour moi de mieux me connaître : c'est d'accepter qu'un autre soit légitime à juger de quelque chose qui me touche d'aussi près, quand bien même ce quelque chose ne me définirait que partiellement. L'épreuve sera moins de passer ce test que de m'empêcher de discuter cette autorité. L'épreuve sera de déléguer le droit au diagnostic, de ne pas chercher la moindre raison censément objective qui m'autoriserait à l'invalider. Je le sais, j'en trouverai toujours - même la chaleur, la lumière, la voix du psychologue, n'importe : les conditions, pour une raison ou une autre, n'auront pas été favorables, on n'aura pas perçu ces accrocs, on n'en aura pas tenu compte, donc on n'est pas apte à poser quelque diagnostic que ce soit, puisqu'on n'est pas même capable de mesurer l'effet de ces distorsions. Mauvaise foi, évidemment : comment un psychologue pourrait-il ignorer tout ça ? Mais quelles sont les chances qu'il l'ignore malgré tout ? Qu'il ne soit pas, à ce moment-là, en état de le percevoir ? Est-ce que moi je perçois tout ce qu'il me faudrait percevoir quand j'enseigne ? Pourquoi en irait-il autrement pour lui ? Pourquoi serait-il infaillible quand je ne le suis pas ?

Et ça recommence.

Evidemment, en cas de résultat positif, je lui trouverai d'abord toutes les vertus du monde. Puis viendra le moment où même dans ce cas je lui en verrai moins. J'y viendrai forcément - parce qu'il s'agit de garder la main quoi qu'il arrive. Je veux obscurément continuer à me porter sur mes propres épaules et refuser toute occasion de refiler le fardeau à quiconque. Je crois que si j'aime autant mes élèves, c'est parce qu'ils me distraient de moi-même, en plus de l'image positive qu'ils m'en renvoient dans le même temps. Les deux à la fois. Comme coincé entre deux miroirs. Et je ne vois du monde que l'infime portion contenue dans le cadre.

Pas une mince épreuve. Vraiment pas.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?

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Re: Et SI le test disait non...

Message par sanders » sam. 4 juil. 2015 12:38

PointBlanc a écrit :S'il est négatif, j'ai par ailleurs assez de preuves de mes capacités pour ne pas les remettre en questions : elles seront simplement d'un autre ordre. J'aurai l'intelligence lente, paresseuse, sujette à des éclipses. Une sensibilité d'étang plutôt que de rivière.
Intelligence paresseuse je ne pense pas, je connais plein de personnes qui sont à l'autre extrémité de la courbe de Gauss et qui accomplissent chaque jour des efforts de réflexion dont je suis tout bonnement incapable. Le résultat importe peu dans ce cas de la paresse ou de l'effort d'action ;) .
PointBlanc a écrit : Mais c'est bien le seul point sur lequel ils me semblent - toujours, absolument, irrémédiablement - à côté de la plaque. La contradiction est patente, mais là, on touche aux nerfs : aucun raisonnement ne parvient pour l'instant à venir à bout de cette certitude-là : je suis stupide. Ou je suis un génie. Je ne supporte pas l'idée d'un entre-deux qui correspond pourtant de façon quasi certaine à la réalité. Je ne parviens même pas à intégrer - sinon dans mes rares moments de lucidité - que ce n'est pas l'objet du test. Je sais bien que quelle qu'en soit l'issue je n'en aurai sûrement pas fini avec ce grand écart qui n'a aucun sens - sinon qu'il manifeste de façon criante mon inaptitude à ne pas me toiser compulsivement avec des outils qu'on m'a mis dans les mains dieu sait quand et que je n'arrive toujours pas à lâcher.
On est un juge imparfait pour soi-même, les autres nous jugent aussi aussi de façon imparfaite, j'aime bien l'idée de la superposition de tous ces jugements, un mille-feuille qui donne un aperçu, comme des calques colorés qui les uns sur les autres donnent le ton ... sans qu'on sache par ailleurs ce que ça veut dire en fait :lol: .
PointBlanc a écrit :Et tout est là, au fond. Le véritable enjeu du test, ce n'est pas pour moi de mieux me connaître : c'est d'accepter qu'un autre soit légitime à juger de quelque chose qui me touche d'aussi près, quand bien même ce quelque chose ne me définirait que partiellement. L'épreuve sera moins de passer ce test que de m'empêcher de discuter cette autorité. L'épreuve sera de déléguer le droit au diagnostic, de ne pas chercher la moindre raison censément objective qui m'autoriserait à l'invalider. Je le sais, j'en trouverai toujours - même la chaleur, la lumière, la voix du psychologue, n'importe : les conditions, pour une raison ou une autre, n'auront pas été favorables, on n'aura pas perçu ces accrocs, on n'en aura pas tenu compte, donc on n'est pas apte à poser quelque diagnostic que ce soit, puisqu'on n'est pas même capable de mesurer l'effet de ces distorsions. Mauvaise foi, évidemment : comment un psychologue pourrait-il ignorer tout ça ? Mais quelles sont les chances qu'il l'ignore malgré tout ? Qu'il ne soit pas, à ce moment-là, en état de le percevoir ? Est-ce que moi je perçois tout ce qu'il me faudrait percevoir quand j'enseigne ? Pourquoi en irait-il autrement pour lui ? Pourquoi serait-il infaillible quand je ne le suis pas ?
Du coup, le passer chez quelqu'un qui connait bien son affaire, un bon mécano qui sait voir l'état de la bagnole quoi, ben ça peut aider je crois.
PointBlanc a écrit : Je crois que si j'aime autant mes élèves, c'est parce qu'ils me distraient de moi-même, en plus de l'image positive qu'ils m'en renvoient dans le même temps. Les deux à la fois. Comme coincé entre deux miroirs. Et je ne vois du monde que l'infime portion contenue dans le cadre.
Ça résonne chez bibi tout ça. En fait, la sanders, elle le voit plutôt comme une distraction essentielle. Une distraction qui la décentre du miroir. Une distraction qui lui permet de regarder autre que la bonne femme si souvent auto-centrée et qui a un besoin viscéral de cette image positive. Une distraction nécessaire qui la décoince de sa dépendance au miroir ...Bah, le savoir et l'accepter, aide à perdre un peu l'illusion d'altruisme qui peut être un piège de ces métiers tournés vers autrui, non ? Chaipuki disait qu'aider les autres est une manière détournée de s'aider ...

Et ne pas tout voir, est-ce si grave ?

Bon courage pour les derniers jours d'attente PointBlanc. Je te souhaite le moins possible de points noirs durant ceux-ci, pour le jour J et évidemment les jours K, L, M, ... Z, A, B, ....
Fabs le vaurien a écrit :Et j'aime à penser que le drame d'avoir atteint un objectif est d'avoir aussi dû laisser de côté tout le reste...


Ce qui compte ce sont nos actes, pas ce que nous sommes supposés être. et il faut vivre comme on pense plutôt que penser comme on a vécu.. :1cache:
Fabs, tu manies l'art de la formule avec une dextérité qui me laisse pantoise :rock: .
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » lun. 6 juil. 2015 15:19

PointBlanc a écrit :
Je ne supporte pas l'idée d'un entre-deux qui correspond pourtant de façon quasi certaine à la réalité. Je ne parviens même pas à intégrer - sinon dans mes rares moments de lucidité - que ce n'est pas l'objet du test. Je sais bien que quelle qu'en soit l'issue je n'en aurai sûrement pas fini avec ce grand écart qui n'a aucun sens -

Et tout est là, au fond. Le véritable enjeu du test, ce n'est pas pour moi de mieux me connaître : c'est d'accepter qu'un autre soit légitime à juger de quelque chose qui me touche d'aussi près, quand bien même ce quelque chose ne me définirait que partiellement.


Bonjour PointBlanc,
je reviens sur ce topic puisque c'est ce qui occupe 80% (et je dois être en deçà de la réalité..) de mon petit cerveau depuis plusieurs semaines (mois??...) déjà..
Je te rejoins tellement sur cette idée de d'entre-deux que j'appelle moi "tiédeur" et qui me dérange tant.
Sur la clairvoyance de cet "autre" à qui je vais "confier" la difficile tâche de me j(a)uger et de m'étiqueter: la psy.
Comment pourrait-elle réussir là où j'ai la sensation que (presque) personne n'y parvient?
Le premier contact m'a laissé une sensation de manque, de "raté", de "peux mieux faire", de "un coup pour rien" :(
Pas que ça se soit mal passé, pas du tout, mais j'ai tellement l'impression qu'elle aurait dû me poser d'autres questions, que j'aurais dû lui donner d'autres réponses... bref, que cet entretien n'a rien fait avancer, et que les tests seuls (le 27/07) vont maintenant décider de mon "sort"...
J'ai une autre interrogation, qui me préoccupe de + en +:
j'ai l'impression d'être en plein effet Barnum: je me reconnais dans (presque) tout, dans (presque) tous les témoignages, j'ai parfois l'impression que c'est mon portrait que je lis...
Mais voilà: c'est paradoxal: puisque j'ai parfaitement conscience que c'est un effet et un piège possible, c'est que je ne suis pas tombée dedans ....si ??
Et pourtant je redoute les conséquences de cet effet sur moi. Si je suis tombée dans les pièges, qu'est-ce que je risque?
c'est une vraie question "médicale". quelqu'un peut-il me dire les effets néfastes qui vont me tomber dessus quand le couperet va tomber Si le test dit NON?? comment les prévenir? les éviter?
Mes lectures ici ne suffisent pas (mais j'ai pas tout lu hein... j'arrive pas à me concentrer suffisamment..)
J'ai besoin d'être rassurée, oui, toujours; mais là j'ai surtout besoin d'un avis direct, franc et éclairé.
merci d'avance..

ps: si quelqu'un peut m'expliquer comment éditer en citant un message pour qu'il ressorte en encadré fond blanc (suis neuneu, j'y arrive pas :'(
merci :)
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Re: Et SI le test disait non...

Message par PointBlanc » lun. 6 juil. 2015 16:44

Hors-sujet
Pour les citations, il te suffit de vérifier que la borne [/quote] apparaît bien à la fin du passage que tu voulais citer. Tu as dû l'effacer par erreur.
Concernant l'effet Barnum, plus j'y pense et plus je me dis que le langage étant ce qu'il est, c'est-à-dire un outil très imparfait, en ce qu'il implique que nous prenions plus ou moins le mot pour ce que nous connaissons de la chose, nous sommes en gros condamnés à calquer nos propres expériences sur tout énoncé d'expérience un peu général. Si j'écris : "Je pense trop" (par exemple :D ), tu rapporteras forcément cette affirmation très vague à tous ces moments où il te semble, à toi aussi, que tu penses trop ; mais rien ne te dit que "trop penser" se manifeste de la même façon pour toi et pour moi. Pas plus que tu ne peux être certaine que quand je dis : "Quel beau rouge !" tu vois la même couleur que moi, quand bien même tu la trouverais belle toi aussi.
laurette a écrit :Mais voilà: c'est paradoxal: puisque j'ai parfaitement conscience que c'est un effet et un piège possible, c'est que je ne suis pas tombée dedans ....si ??
Il y a bien des pièges dans lesquels on tombe alors qu'on savait pertinemment qu'ils étaient là. Parce qu'on en a très envie. Parce que l'illusion qu'ils proposent est plus satisfaisante dans l'immédiat que les désagréments à long terme.
laurette a écrit :c'est une vraie question "médicale". quelqu'un peut-il me dire les effets néfastes qui vont me tomber dessus quand le couperet va tomber Si le test dit NON?? comment les prévenir? les éviter?
Etant dans le même cas que toi, je ne peux pas t'assurer que ma réponse sera aussi éclairante que tu pourrais le souhaiter. J'imagine que dans mon cas ça fera mal : je me sentirai humilié, médiocre, quelles que puissent être par ailleurs les informations objectives que je tirerai du bilan. Ce qui sera intéressant ensuite, ce sera de bien cerner pourquoi et de regarder les réponses en face. Parce que cette souffrance face à l'échec sera au moins autant "qui je suis" que le serait un résultat positif.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » lun. 6 juil. 2015 19:32

merci PointBlanc!
Il est vrai qu'il faut relativiser cet effet de reconnaissance dans les ressentis/sentiments des autres. je ne l'avais pas vu sous cet angle... parfois il faut me mettre les choses sous le nez...
Quant aux effets pervers que je redoute, je comprends ta réserve, nous en sommes surement au meme point.
La question reste posée et j'espère recevoir quelques avis/réponses ici.
AVIS à la population d'AS: HELP!!
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Judas Bricot » lun. 6 juil. 2015 20:30

Je pense que le résultat du test ne peut véritablement faire souffrir que si on le considère comme un but en soi.
En tous cas, c'est ce que je faisais il y a quelques temps encore. Si on le replace dans une globalité (une étape dans la recherche, la connaissance de soi), c'est déjà autre chose.
Je serai testé prochainement et cette idée ne me fait plus mal comme elle pouvait le faire il y a encore un mois.
Peut-être que je me suis fait une raison aussi...

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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » mar. 7 juil. 2015 13:21

Oui Judas,
comme je suis une grande fille raisonnable, je sais qu'il ne faut pas envisager le test (ou son résultat) comme un but en soi; enfin je sais... je m'en persuade disons. Le pbl est que tant que c'est pas fait, je me sens bloquée de l'intérieur. Pour moi ce n'est pas une fin mais une étape obligée qui déterminera la suite, obligatoirement. En attendant, je suis coincée avec cette question: j'en suis...ou pas? j'arrive pas à sortir de ça... et c'est des conséquences de cette obsession que j'ai peur; du retour de bâton. j'accepte l'idée de ne pas être surdouée, je pense que cela ne changerait pas l'opinion que j'ai de moi (un mélange de bon et de moins bon, comme tout le monde..) ni l'opinion des autres... sauf que cette hypothèse collerait si bien que je m'y accroche quand même...
Ou alors qu'on me trouve un "truc" sur mesure, qui non seulement "explique" tous ces "symptômes" et qui en plus pourrait (avec un travail sur moi, évidemment) me permettre d'améliorer ma communication, mon rapport aux autres et ma confiance en moi... après tout, je me fiche de comment ça s'appelle!!
oui, mais si c'est pas ça... je remballe, et je continue de me faner (encore plus vite) parce que j'ai pas d'autres pistes. j'entends par là, pas de dys, pas de "déséquilibre" avéré et notoire que je pourrais fouiller; rien qui me forcerait à repousser d'autres portes.... c'est déjà tellement difficile là..
Faut dire que je me sens un peu seule sur ce coup là... j'en pleurais presque hier, de voir que je n'avais encore reçu aucune réponse... Il est là le problème: ça me rend malade et j'ai peur des conséquences de cette obsession.
j'arrête, je me répète!
Non, je poursuis: Si je ne suis pas HP, je suis normale (normale étant donc, a priori, pour moi, l'état dans lequel je me trouvais avant tout CA..) et bien si cette normalité doit reprendre, doit être ma vie à l'avenir, et bien je dirais comme Benabar "si c'est la vie que je mérite, j'en veux pas". c'est terrible, puisque je m'en "contentais" bien avant... :1cache:
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Melkoa » mar. 7 juil. 2015 15:08

Laurette,

Je ne sais pas si mon cas peut t'éclairer ou pas, mais j'ai été récemment dans le même type de questionnement que toi... Au final en échangeant au premier rdv avec le psy, on en avait conclu que, concluant ou non, le test serait de toute façon utile : soit la douance expliquerait pas mal de choses chez moi, et, si ce n'était pas le cas, alors il y aurait forcément d'autres explications (liées au vécu, etc,) qu'il faudrait investiguer. Certes, cela n'aurait pas été le même travail, mais pour autant quel que soit le résultat ce serait instructif.
Personnellement, c'est ça qui m'a poussée aussi à "tenter" le test, et me disant que dans tous les cas j'en apprendrais sur moi-même (bon après si ça avait été un non à l'issue, je pense que je l'aurais mal vécu sur le moment, mais au moins je saurais qu'il y a un travail à faire quelque part de façon plus concrète!).
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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » mer. 8 juil. 2015 13:19

merci Melkoa,
en fait, il faut juste que je relâche un peu toute cette pression que je me mets toute seule... après tout, tout le monde s'en fout de ce que j'ai dans la tête...
j'en saurai plus fin aout. d'ici là, mon cerveau me sert quand même un peu :)
mais j'aimerais quand même trouver le bouton off... c'est épuisant. je me fatigue moi-même.
Mon intelligence? elle va de là..................... à de là.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Rostay » ven. 21 août 2015 19:55

Bonjour à tous !

C'est un merveilleux sujet que voilà !
En me baladant dans le forum, telle le Chaperon Rouge dans la forêt, je me perds et vagabonde dans de merveilleux endroits. Mais qui serait le méchant loup dans toute cette affaire ? La douance.

Cela effraie énormément quand on commence à se questionner. On passe par tellement de ressentis contradictoires. Au début on est heureux d'avoir trouvé une communauté dans laquelle on se sent bien, on est excité à chaque chose que l'on poste car l'envie de partager et si belle et forte. Puis les doutes nous envahissent, on pense appartenir à un groupe alors que nous ne sommes pas diagnostiqués. Narcissisme ? Complexe de supériorité ? Désaveu de sa normalité ?
Tant de choses où l'opprobre nous submerge... J'ai honte de me questionner, de quel droit puis-je penser avoir un quotient intellectuel plus élevé ? Parce que je me sens différente ? Que j'absorbe les informations comme une éponge ferait avec de l'eau ? Que je songe philosophie, que j'écris cette précieuse depuis mes 13 ans ? Que j'arrive à expliquer des phénomènes alors que j'en ai aucune idée cinq secondes avant ? Et que je me sens socialement exclue...alors qu'ici je me sens chez moi..?

Mon cerveau est un volcan bouillonnant qui ne cherche qu'à atteindre son paroxysme, son acmé. Mais je n'oserai jamais en discuter avec mes proches. J'ai peur de ce que je pense car c'est différent, ma mère me prend pour une "Madame-je-sais-tout-qui-sait-rien", car à 18 ans...qui sommes-nous pour savoir ? Alors on apprends à se taire, à s'enfermer dans cette bulle solitaire et de jouer. J'ai même arrêté de lire, arrêté de travailler ma mémoire pour m'intégrer. Oh, cela a marché. Mais il m'a suffit d'un livre...cet été...pour que tout me revienne...
500 pages lues en 2 jours, puis un autre livre de 200 pages, puis lisons un livre de phonétique, puis un autre sur la neurologie, oh et un livre de psychologie ! Le Bescherelle, les règles...apprenons les ! Analyser des textes littéraires ? Anaphore ? Zeugma ? Anadiplose ? Oh ! Rien que d'en parler j'en sourie !
C'est si bon d'apprendre, c'est euphorique comme sensation. quand nos petits neurones se nourrissent de leur drogue... Et quelle satisfaction d'arriver à retenir plein de nombres rien qu'en écoutant un reportage ou en lisant un magazine...

Suis-je surdouée ou simplement curieuse ? Qui suis-je ? Je vous aurai bien fait lire ce que j'ai écrit à 16 ans sur ce sujet mais mon message serait bien long...

Actuellement, je suis plus honteuse qu'autre chose, je ne sais pas s'il vaut mieux que je sache ou non, que j'en parle ou non. J'ai souvent l'impression que peu de gens peuvent comprendre.

Est-ce que cela changerait quelque chose de le savoir ? Me rassurer ? Est-ce vraiment utile ? Ou me déprimer de me rendre compte que je suis dans les normes auxquelles je n'arrive pourtant guère à m'intégrer ?

Et puis, soyons honnête 200 euros à 18 ans c'est tout mon argent de poche de l'année...

Merci de l'attention portée à ce message !
:) :) :) :) :)
Dostoeivski - Plus j'aime l'humanité en général, moi j'aime les gens en particulier.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Hybridée » ven. 28 août 2015 08:53

Je ne suis même pas sure de vouloir faire un test, à la fac, la prof de créativité (docteur en psycho du développement) nous expliquait que des tests moins réducteurs, moins généralistes, étaient en cours de recherche.

Mais quand j'imagine que j'ai une intelligence "normale", ca ne me m'angoisse pas, ca serait cool en fait dans l'idée ... Après tout, j'ai vu assez de personnes testées "normales" avec une belle carrière et des diplômes honorables, je ne pense pas que ce soit un souci, bien au contraire.

Mais alors ca signifierait que je suis mégalo ou que j'ai un autre trouble ... Bref, je serai obligée d'accepter que je me suis construit une fausse réalité ... d'un autre coté, me "remettre en place" serait une façon d'accepter le monde tel qu'il est ? de mettre la barre moins haut, donc un soulagement ? moins de résistance à la réalité, moins de souffrance ?


A force de vous lire, je finirai bien par me fixer.

zeretina

Re: Et SI le test disait non...

Message par zeretina » ven. 28 août 2015 15:34

J' en suis qu'au premiers questionnements et la question du test se pose vaguement , pour l'instant

Si le test disait non, ce ne serait pas grave...
Disons que la surdouance pourrait expliquer beaucoup de choses ( d'après ce que je lu et les points communs que je peux avoir avec les surdoués)
Si je ne le suis pas, cela fait de moi une personne originale malgré tout ( c'est ce que tout le monde me dit, je veux bien le croire :D ) et mon vécu expliquerait ma personnalité, voila tout !

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Aïnoa » sam. 29 août 2015 01:19

Très bonne réflexion et très bonne approche zeretina!

Le test ne change pas qui l'ont est, il apporte une pierre à l'édifice (disons une pierre connue! car elle constitue déjà une personnalité).
Bien sûr, il est facile de dire ça quand on est déjà testé et dans l'affirmative.
Car on ne le cesse de le répéter, mais c'est vrai et important, une WAIS ne peut pas être "négative", elle peut effectivement conclure à une non-douance, mais ce n'est pas le raté. Car son but est de montrer le fonctionnement du cerveau de la personne testée. Elle est donc toujours positive, car montre cela, le fonctionnement cérébral.

Ce n'est pas parce qu'une personne est surdouée que c'est un génie, et inversement, ce n'est pas parce qu'une personne n'est pas surdouée qu'elle est idiote ou stupide.
Il s'agit juste d'un fonctionnement cérébral différent. Mais tout le monde a sa place dans le monde! :)
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Osalie » lun. 14 sept. 2015 13:59

Bon ben voilà j'ai commencé les premières démarches pour passer le test pour les vacances de la Toussaint.
Traduction:
J'ai demandé à une copine de voir pour un rdv avec sa neuropsy, avec qui elle a passé le test, surtout pour voir si c'était possible vu le peu de temps que j'ai pour la voir

Ceci dit, depuis quelques temps je me demande bien ce que je vais y faire...
Après de multiples lectures et m'être reconnue dans des caractéristiques, depuis quelques jours je ne me reconnais plus du tout dans ces caractéristiques, c 'est même le rejet total... contre-barnum ou réalité 'vraie"

Après tout, vu dans le "flou artistique" professionnel, social et personnel dans lequel je suis, tout information est bonne à prendre... apprendre!
Faut que je me prépare à des conclusions du type ce n'est pas structurel chez vous, vous êtes juste bordélique du cerveau, avec une mémoire à court terme microscopique, asocial, instable professionnellement parlant, tout sauf tenace donc il faut arrêter de rêver à l'impossible

Dans Neuropsy, il y a psy d'abord... et elle pourra peut être m'aider dans les difficultés (en plus des miennes) avec ma seconde fille.
Là j'ai un peu de mal à me préparer à m'entendre dire que je suis à coté de la plaque au niveau éducation, que si ma fille est capricieuse ou instable (tient comme sa mère!), grognon, insatisfaite chronique voire exigeante c'est "grâce" à mon éducation. Et l'effet deuxième enfant alors! (tous les parents disent que le 2ème c'est l'enfer)

Voilà c'est sûrement mon 10ème et dernier message, parce qu'une fois que je serai passée sous la moulinette de la psy, je ne me verrais plus écrire dans le ce forum dont je ne suis pas. Ceci dit, j'avais déjà du mal à y voir avant et ça ne me m'empêchera de vous lire.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Aïnoa » mar. 15 sept. 2015 00:53

Pour déstresser un peu, tu peux lire le topic intitulé "dans quelles caractéristiques ne vous retrouvez-vous pas?" ;)
Zen, dans tous les cas c'est une bonne chose de passe la WAIS, car tu apprendras des choses sur ton fonctionnement cérébral. Et ça ce ne peut qu'être positif! ;)
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Re: Et SI le test disait non...

Message par galou » mar. 15 sept. 2015 07:28

Osalie, tes doutes et tes craintes sont tout ce qu'il y a de plus normal quand on est entré dans la démarche de se connaître et de passer le test... Ne t'inquiète pas et surtout, comme le dit Aïnoa, le test te donnera des éléments de compréhension sur ton fonctionnement, donc c'est une bonne chose ;) Et si finalement le test disait non, toi, ne retiendrais-tu que ce non ?
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Osalie » mer. 16 sept. 2015 10:11

Je n'attends pas un résultat de test blanc ou noir, HP ou pas, mais plutôt dans une nuance de gris. Ce qui m'intéresse c'est justement de savoir comment je fonctionne.
Mais en effet je stresse, à l'idée qu'il en ressorte un QI faible. On a beau me dire que puisque j'ai réussi des études supérieures, mon QI devrait être supérieur à 100. J'ai un peu de mal à le croire pour mon cas, car j'ai du beaucoup bosser pour réussir mes études (ok avec une mauvaise méthode de travail mais bosseuse quand même). De toutes ces années d'études, il en ressort surtout pour mon compte que je suis la vraie "testeuse" des établissements d'études supérieures de France et Navarre! Je suis un modèle de médiocrité d'orientation. Je crois que c'est une explication à ce parcours que je cherche.

Je dois même dire que je m'effondrerais si le test était au-dessus de 130, une impression de gâchis, d'être passée à côté de ma vie professionnelle. Je me souviens lorsque j'ai raté pour la première fois mon concours, m'être dit: "Si j'avais été surdouée, je l'aurais eu". Même si aujourd'hui après plusieurs lectures (dont ce forum), je sais que ce n'est pas une vérité absolue, que le surdoué est bien loin de l'image d'Epinal que les reportages des mois de juin du journal de 13h nous montrent, l'élève brillant de 14 ans qui a son bac avec mention. Mais quand même, il y a des choses qui ont la vie dure...

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Re: Et quand le test dit non!

Message par pounee » mer. 16 sept. 2015 10:55

Bon j'ai tout lu (ouf)…
Autant dire qu'au début j'étais encore plus mal à l'aise avec cette idée que la piste de la douance ne soit finalement qu'une voie sans issue. L'occasion était trop belle pour enfin mettre une étiquette facilement identifiable sur mon mode de fonctionnement. Mais nombreuses sont les personnes qui cumulent les maux propres à la douance et sont clairement au dessus de la moyenne… mais pas assez pour être considérées comme HP. Alors j'ai un peu le sentiment que c'est encore pire pour elles, un peu comme ces enfants d'immigrés (et je suis un enfant d'immigrés) qui n'ont pas réussi à s'intégrer correctement et se retrouvent rejetés des deux côtés. Ils sont entre deux, perdus dans les limbes, condamnés à errer.
Sans doute la pire des positions.

Du coup cette notion de frontière me dérange et m'effraye beaucoup.
J'ai terriblement peur au fond de moi, de découvrir que moi aussi je suis dans cette espèce de nomansland.
Comme le disait Fever ou Nyx, notre plus gros problème est que les autres n'arrivent pas à nous "ranger dans une caser". Ce qui est différent et inconnu dérange et effraye. Se faire diagnostiquer comme HP c'est avoir l'assurance d'être plus facilement reconnaissable et donc plus facilement accepter par les autres.
En tout cas, plus que si tu n'es juste "qu'une personne bizarre".

Je sais ce que vous allez me dire !
Le regard des autres n'a que peu de valeur… la vérité c'est que j'ai le sentiment que toute ma vie je me suis défini par rapport au regard des autres. J'ai joué des rôles pour me faire mieux accepter, je me suis travesti, même encore aujourd'hui. Et que cette peur terrible d'être rejeté m'empêche d'être moi-même, seul et nu… sans nul part où se cacher.
Sans doute que j'ai peur de ne pas pouvoir me cacher derrière cette étiquette.
Peur de me retrouver sans défense.
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Re: Et quand le test dit non!

Message par arizona » jeu. 17 sept. 2015 13:59

pounee a écrit :notre plus gros problème est que les autres n'arrivent pas à nous "ranger dans une caser".
pounee a écrit :Je sais ce que vous allez me dire !
Le regard des autres n'a que peu de valeur…
Non, j'allais plutôt dire : êtes-vous sûrs que les autres veulent vous/nous ranger dans des cases ?
Je n'ai pas cette impression.
Oui, parfois, ils disent en rigolant : mais t'es dingue, toi. Ce n'est pas bien méchant, c'est même plutôt sympathique. En tous les cas, quand moi je le dis, cela veut clairement dire : je t'aime bien, toi.
Et si cela est dit négativement, l'importance qu'a cette personne pour nous détermine l'importance de l'impact de ses phrases. Si quelqu'un que j'estime être un "gros gros con" me dit : toi et moi, on se comprend, on s'entend bien, je peux te dire que je me sens super mal soudainement. Comment est-ce possible ??? Je préfère de loin qu'il m'insulte, comme ça je l'insulte aussi, et tout le monde est content, ravi d'avoir pu dire à l'autre à quel point il est con.

Toujours est-il, je ne crois pas que les "autres", ( surtout, ne pas oublier que l'on est soi-même un autre pour les autres), passent leur temps à cataloguer, et ranger dans des cases... Ils apprécient, ou pas, ta compagnie, généralement cela s'arrête à ça.
Je ne vois pas l'interêt de plaire à tout le monde, étant donné que tout le monde ne me plaît pas....
Et quand tu es HP, quand quelqu'un te dit : t'es bizarre toi, (ou n'importe quoi d'autre, genre : t'es pas un peu trop sensible ? ) tu ne sors pas un badge où il y a écrit HP dessus...et à la vue de ce badge, l'autre s'écrie : ah ! pardon ! Je retire ce que j'ai dit. Ou bien : je comprends.

Non, tout se passe dans la tête : Mon test date d'il y a deux ans. Avant cela, quand on me disait : t'es bizarre toi, ma réponse la plus fréquente était : ouais, c'est chouette, hein ? Il suffit d'y croire, que c'est chouette. Et ça en persuade pas mal. Soudainement, ils se disent : ah ouais, ça a l'air chouette tiens. Evidement, si quand on te dit cela, tu renvoies des émotions négatives par rapport à ce que tu penses toi-même de toi, cela n'incite pas les autres à avoir une perception positive.
Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini.
D'une chanson.

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Re: Et quand le test dit non!

Message par pounee » jeu. 17 sept. 2015 16:20

Je relis mon post et je me rend compte que parfois je ferais mieux de m'abstenir d'écrire.
Pingouin dans ton champ, hiver méchant.

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