du temps des premiers murmures...

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Sphax
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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Sphax » ven. 22 nov. 2013 23:18

SI on retrouve sa vie dans d'autres scénarii, on saisir la chance de lire ce qu'on a pas encore vécu. Je vois toute ces découverte comme des moyens d'éviter les écueils du futur.
Homo Sapiens, merveille de l'univers, dans l'Odyssée je suis juste le meilleur ami du chien.
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CortO
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Re: du temps des premiers murmures...

Message par CortO » sam. 23 nov. 2013 00:40

marmotte a écrit : Effectivement ça à l'air d'être très répandu par ici. Mais pourquoi???
Je dois dire que moi même je ne comprend pas cette réaction de fondre en larme en lisant et/ou écoutant ces descriptions de HPI adultes ou enfants.
Au fond je comprend assez bien cette réaction (aprés coup)

Bien sur il faut partir du principe que ce que l'on entend/lit nous fait penser "intimement" que cela nous correspond (même si ce n'est pas forcément vrai et si on ne se le dit pas consciemment).
A partir de ce moment là je pense que la réaction est liée
- d'une part à l'émotion d'entendre décrire une souffrance qui répond à la sienne,
- peut-être du regret dans certains cas (de ne pas avoir su avant),
- surtout (pour moi en tout cas) un IMMENSE soulagement. Pour moi les larmes sont surtout la traduction de la libération d'une tension vécue pendant des années (temporairement et partiellement, quand même faut pas exagérer!). Bref dans mon cas ce sont plutôt des larmes qui font beaucoup de bien...
Sauvageonne a écrit : Quand on se croit seul et unique, revivre sa vie dans d'autres récits revêt un côté fascinant. Ma question est : "Ça me fait avancer ou pas?"
Je ne pense pas que ce qui fait avancer ce soit de revivre sa vie dans d'autres récits, mais plutôt de comprendre sa vie au travers d'autres récits; de personnes qui envisagent les choses différemment ou bien qui ont progressé dans la compréhension et l'acceptation de ce qu'ils sont. Je suis frappé de lire dans ce forum des témoignages qui me rappellent ce que je vis ou ressent mais de la part de personnes qui l'acceptent ou même en font une force alors que moi j'ai toujours considéré ça comme au mieux une faiblesse ou une tare qu'il faudrait éliminer ou cacher.

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Sauvageonne » jeu. 28 nov. 2013 23:53

Ta force est de t'en rendre compte non? Le questionnement sur soi, la réflexion et la recherche pour mieux accepter les choses est une chance que nous avons en tant qu'humain. Mais forces et faiblesses sont intimement liées, on appelle ça l'insight en psy, le fait de pouvoir avoir conscience des choses pour mieux se parer dans la vie, mieux s'insérer .
Ce que je voie comme faiblesse (être humaine) devient des fois une force (je bosse en psychiatrie) et vice versa

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Melvill » sam. 30 nov. 2013 11:22

Bonjour à tous

J'ai toujours su que j'étais précoce (le mot employé à l'époque), dit, redit et "un conte dit par un idiot : plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien", l'inverse du murmure en fait.

"Diagnostic" à ma mère de la psy scolaire au milieu de la cour d'école : "6 ans d'avance intellectuelle, mais comme on va pas la mettre en 4e à 8 ans... Bonne journée madame" :ledoigt:

Pour moi, le murmure a été " et si ça avait un sens dans ta vie ? pas juste un truc que tu as gâché parce que tu es une salle flemmasse, Melvill, mais la clé d'autres questions que tu te poses ?"

En fait, est-ce qu'un diagnostic dit par un idiot n'est pas pire que pas de diagnostic ?

Et oui j'ai aussi pleuré comme une idiote en lisant mon premier livre sur le sujet. :lire2: :sweat: :'(
Après la séquence émotion on avance ! En fait j'aime bien l'expression "on se sort le pouce de la bouche" parce qu'elle est juste et en appelle une autre plus énergique :mrgreen:
There's no one to beat you, no one to defeat you except the thoughts of yourself feeling bad (Bob Dylan)

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par CortO » sam. 30 nov. 2013 17:49

Sauvageonne a écrit :Ta force est de t'en rendre compte non?
Oui oui, tout a fait d'accord! Je ne considère pas du tout ça comme une fatalité! C'est plutôt : "Bon sang mais c'est bien sur, on peut voir les choses comme ça aussi". Bref, ce que je lis est trés positif pour moi et je suis assez optimiste pour la suite. Mais y a du boulot!

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par pullman » ven. 13 déc. 2013 15:15

Bonjour à vous,

Je suis encore en questionnement quant à mon éventuelle douance ainsi ce que je vais écrire sera à prendre au conditionnel.
Je ne sais pas vraiment par quel bout commencer, je vais essayer d'organiser tout ça ...

Les premiers murmures ont commencé suite à la consultation d'une psychologue car j'ai une forte tendance à la procrastination qui me handicape de plus en plus.
Rapidement, elle m'a conseillé la lecture de "trop intelligent pour être heureux".

J'ai donc commandé le livre et j'ai consulté beaucoup de choses relatives au sujet sur le net.
Il est indéniable que cela m'a beaucoup troublé.
Ces lectures font vraiment écho à plusieurs événements de ma vie ainsi qu'à de nombreux traits me caractérisant.
Cependant je doute beaucoup de ce diagnostique, je ne sais pas vraiment à quel point cela peut coller avec moi, à quel point j'arrange mes perceptions pour que ça colle et que je puisse m'y reconnaitre.

Petite je n'ai pas souvenir d'avoir été particulièrement en avance. Je ne pense pas avoir parlé particulièrement tôt, il me semble avoir appris à lire en même temps que les autres enfants, en tout cas rien d'assez notable pour que l'entourage s'en étonne ou du moins évoque un étonnement devant moi (parents, instits, etc.).
A vrai dire, il y a tout un pan de caractéristiques touchant à l'enfance pour lesquelles je n'ai aucun souvenir et qui seront à éclaircir si je discute de cela avec ma famille.

Je notais toutefois un certain décalage avec les autres. Non pas que je me sentais particulièrement différente mais disons qu'ils m’associaient difficilement et que j'étais facilement mise à part sans être exclue totalement.
Je ne discutais jamais vraiment avec eux non plus, tout restait en surface.
J'étais effacée, ultra timide à en trembler à l'idée d'être remarquée.

J'ai toujours eu besoin de créer : Je dessine et peint depuis à peu près toujours. Vers 7 ; 8 ans j'écrivais des poèmes.
A présent je suis en grande difficulté quand il s'agit d'écrire. J'ai toujours besoin du mot exact, je ne sais pas par quel bout commencer et souvent j'abandonne. (ce texte par exemple me demande de grands efforts et beaucoup, beaucoup de réécritures ).
J'ai un besoin de perfection (inaccessible) qui me fige dans beaucoup de choses que je fais.

J'ai une hypersensibilité qui m'use au quotidien. Je ne supporte pas de voir souffrir autour de moi. Je prends les choses trop à cœur. Je suis vite blessée, heurtée.

Je fais souvent plusieurs choses en même temps, et j'en arrête beaucoup en cours de route pour commencer autre chose qui m'est venu à l'esprit.
J'ai en mémoire quelques situations où je répondais à côté par rapport aux autres .
Je cherche souvent midi à 14h, lorsque l'on me parle 1er degré, je recherche souvent un sens caché, un piège.
Je suis souvent comme absente, plus là. Ou encore, à certains moments je réponds au gens sans même m'en rendre compte, sans vraiment avoir pris conscience ni de la question ni de la réponse.

Concernant une pensée en arborescence ou linéaire, je dois avouer que je ne sais pas. Pour moi c'est impalpable, insaisissable.

Bon ça n'est pas exhaustif mais voici en gros ces murmures qui me suivent et qui me donnent vraiment envie d'aller creuser plus loin.

J'espère ne pas être trop à côté du sujet :D1

Aquilegia
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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Aquilegia » ven. 13 déc. 2013 19:23

Eh bien de mon côté, ce n'est pas du tout clair...des doutes...des doutes énormes...
Tout est partit du fait que mon aîné de bientôt 10 ans a, dès qu'il a commencé à lire (pas du tout de manière précoce) dévoré tout ce qui lui passait sous les yeux (il lit des livres de 600 pages en 2 jours), suivit d'un attrait pour l'école très "bof" (alors qu'il s'intéresse à 1000 choses et a une mémoire incroyable) et de remarques continuelles de la part de son enseignant. Il a donc été "diagnostiqué HP" il y a une année (ses frères semblent être du même bois) et depuis je lis...je lis tout ce qui me passe sous les yeux sur ce sujet et évidemment j'ai été confrontée à la question des adultes. Au départ je voyais mon mari dans certaines descriptions (il a sauté une classe à l'âge de 8 ans, entre autre). Jamais je n'aurais pensé être concernée par le sujet!
Voyez plutôt mon parcours: Scolarité compliquée avec 3 redoublements de classe échelonnés entre le secondaire et le bac. Changements de voies fréquents: vétérinaire, psychologue, infirmière (recalée aux examens car pas prête psychologiquement!), ergothérapeute, journalisme,...pour finir en biologie! Moi qui suis nulle en math, physique, chimie!!! Je me suis dis que comme j'aimais bcp la nature, que j'adorais comprendre ce qui m'entourait, c'était la voie à choisir!!! Complètement larguée aux exas, j'abandonne et commence une formation de technicienne de laboratoire que j'arrive à achever. Profession que j'exerce depuis lors, entrecoupée de déménagments dans différents pays et de congés maternité (trois)...Avec plus du tout d'enthousiasme pour ce job depuis mon burn out (il y a deux ans) et enfin un début de connaissance de soi!
Très à l'aise en expression orale et écrite (je sais, cela ne se voit pas trop dans ce post...) et en langues, pourquoi n'ai-je pas choisit un autre métier? Eh bien je me pose encore la question!!! Je suis d'ailleurs en train de m'investir à fond dans une ONG suisse qui oeuvre pour la protection de la nature et l'éducation à l'environnement. Une formation en ornithologie m'attend en 2014 et peut-être, sûrement (si je ne me dégonfle pas! Ce qui ne serait pas la première fois que je laisserais tomber quelque chose de prométeur par peur de l'échec!) une formation continue donnée par le WWF sur 15mois.

Oui, je me suis toujours sentie différente des autres, mais j'ai fait tellement d'efforts pour être comme tout le monde, que je ne sais plus qui je suis...Toute petite déjà je devais être un bon bébé sage car mon grand frère causait assez de "soucis" à mes parents! Alors au moment de l'adolescence, lorsque ce frère tyran s'est enfin calmé, c'est moi qui ai pris la relève et qui ai causé des inquiétudes à mes parents...Je me cherchais bcp sans jamais me trouver!

Dans le profil du HP, je me retrouve dans l'hypersensibilité, l'hyperesthésie, le moulinage, le décalage, la grande curiosité, la recherche du pourquoi et du comment, l'incapacité à me poser,...et encore d'autres choses, mais sûrement pas l'intelligence! Alors, Je fais quoi de tout ça? Eh bien pour l'instant je vais sur des forums de gens peut-être comme moi...ou pas! Et je me dégonfle en ce qui concerne un éventuel test (de toute façon on a pas trop l'argent car mon HP de mari se lance dans son propre business!) Quelle bonne excuse pour moi!

Désolée pour les nombreuses fautes d'ortographe...le correcteur n'est pas au point ce mon vieil ordi...

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Mlle Rose » ven. 13 déc. 2013 22:57

scribens.fr (parce que quand même ça pique hein... :think: )
Au-delà de l'orthographe, tu pourrais peut-être aussi écrire les mots en entier...
(Merci)
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Aquilegia » sam. 14 déc. 2013 09:32

Ceci ne résoudra pas les problème inhérents à la grammaire et à toutes les fautes que je ne vois pas passer...
Je viens de corriger. Est-ce suffisant? Si non, j'abandonne.

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Dicizit » sam. 14 déc. 2013 13:15

Pour moi, c'est tout à fait suffisant...
Pas besoin de quitter le navire!

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par W4x » sam. 14 déc. 2013 13:50

Hors-sujet
Scribens est un site fiable qui offre de très bons résultats, même au niveau de la grammaire justement. ;)
Mathematics is a game played according to certain simple rules with meaningless marks on paper. D.Hilbert

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par sanders » sam. 14 déc. 2013 13:59

Hors-sujet
Je confirme, scribens c'est :rock: , parce qu'en plus ce site donne les explications du "pourquoi c'est comme ça". Après, il faut l’utiliser plusieurs fois pour se familiariser avec les onglets dynamiques, ... toussa.
Mais un texte passé par scribens , s'il ne sera pas parfait (il laisse quand même deux ou trois trucs passer :protester: <--- ceci est du second degré) ne piquera pas en tout cas.

Je vénère Melle Rose par qui scribens arriva par ici ^^.
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par camomille » mar. 17 déc. 2013 21:22

Surdouance... monde totalement inconnu de moi jusqu'à mes 33 ans.
Est-ce que ce sentir "différente" peut être considéré comme un premier murmure ? Sans doute pas. Alors pour moi ce murmure fut celui d'un ami. Qui ne l'était pas à l'époque, d'ailleurs. Un épisode au boulot, en forme de grosse injustice, de ceux qui font sortir la Jeanne d'Arc en moi. J'ai pris des positions qui ont failli me coûter ma place, pour prendre sa défense contre le mastodonte (je bosse dans une GROSSE boîte...) alors que je ne le connaissais très peu à l'époque.
Sa fille est surdouée. Il avait donc lu et relu tous les manuels de référence... et ce fut la pièce manquante du puzzle qu'il avait silencieusement commencé à reconstituer.
Il m'en a parlé, j'ai réfuté. Mais... voilà, quoi... le doute était semé :grattelatete:

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Mariaflores » lun. 23 déc. 2013 06:57

Dès ma tendre enfance, j'ai toujours entendu dire que j'étais intelligente. Je me suis toujours autorisée à être originale, paresseuse et provocatrice. Je savais me rattraper habilement, grâce à mon cerveau, si les choses tournaient mal. Je n'ai pas été surprise par le résultat des tests au collège. J'étais effectivement au dessus de la moyenne et cela me plaisait beaucoup. J'en aurais voulu même encore plus... d'intelligence ! J'ai fait un parcours de belle paresseuse intelligente et ça allait très bien comme ça. Le problème, c'est quand j'ai eu mon fils. Les premières années, j'étais très fière car il était intelligent aussi. Mais, je fus très surprise et très déçue, vexée aussi, car il n'a pas du tout accroché à l'école. Il est intelligent, génial et inadapté. Les psy qu'il a vu ont dit qu'il était surdoué et que c'était l'école et les enseignants qui n'étaient pas adaptés. Sa scolarité a été un chemin de la croix. Je trouvais inutile et prétentieux de dire qu'il était surdoué. Ca faisait plutôt rire ! Maintenant, depuis peu, j'ai tout bien compris. LE DECALAGE que les moins doués ne peuvent pas comprendre. J'ai repris confiance en moi et en mon fils. Dur dur quand même !

Diarmuid
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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Diarmuid » dim. 2 févr. 2014 04:23

Allez, à la flotte!

Après je ne sait plus quelle naissance dans la famille, des gens « décalés » ont dis à mes parents « vous avez des enfants indigo ». C'est pas mon approche préférée mais soit.
D'ailleurs, la parenthèse « famille », comme ça c'est fait :
Un frère et une soeur qui ont 18 d'écart, je suis au milieu, grands-parents et autre morceau de famille dans la rue d'à côté. Tout ce petit monde est très soudé et ce sont tous des "têtes bien faites" comme on dit quand on ne sait pas. Cocon, éveil, affection, conversation, écoute, y'a tout ce qu'il faut, pas besoins de sortir et on s'y abrite quand le reste devient insupportable.

Maternelle, easy, le mot « surdoué » est murmuré à l'oreille de mes parents mais la consigne est de ne rien dire ni entreprendre. On me propose quand même un saut de classe, mais l'idée est finalement abandonnée, car j'aurais eu quelques mois seulement pour rattraper le programme de CP.
CP, je lis déjà, et dans ma tête en plus, alors pendant les heures de lecture l'instit me colle au fond de la classe avec des tangrams. Ce système s'est bien sûr étendu aux autres matières, sous réserve que je finisse les exercices « bonus » (made for me ). Bref, le panard. :ensoleillé:

Et puis... :punch:

Ensuite, y'a plus grand chose de bon et à partir du collège ça devient carrément l'enfer. L'environnement était lamentable, non seulement d'une pauvreté intellectuelle à foutre le vertige (profs comme élèves) mais ça puait l'injustice sociale et le désespoir à plein nez, c'était violent, crasseux et intolérable. Exit la joie de vivre, les vestiges d'innocence, les rêves, c'était un véritable vortex.
J'exagère mais pas tellement, et je l'ai vraiment ressenti comme ça à l'époque.Le salut n'est venu que d'une chose, la guitare. J'y ai investi toute mon énergie et le refuge s'est mué en une passion plus durable que les autres car thérapeutique depuis cette période. On enchaîne.
Je ne branle plus rien à l'école, les notes baissent graduellement jusqu'à un intolérable 14 de moyenne générale sur la fin. Paraît que je suis dilettante. (cf. TOUS mes bulletins de l'époque^^)
La déprime atteint de nouveaux sommets et je finis, avec l'aval de parents soucieux de ma santé mentale, par quitter le lycée pour finir le cursus en cours pas correspondance. Objectif avoué: investir le temps "scolaire" ainsi économisé dans la guitare.
J'abandonne définitivement l'année du bac, le bout de papier a trop peu de valeur pour moi et l'école trop mauvais goût. C'est décidé, quand je serai grand, je serai guitariste. :rock:

S'ensuivent 3 années faites de guitare et de petits boulots. Une période calme. Je lèche mes plaies, je fais le point sur ma vie et j'essaye de planifier une suite réaliste et pas trop déprimante. Ben pas menuisier en tout cas.^^
J'ai fini par me payer une année de bonheur musical dans une super école privée qui m'a apporté une méthode de travail en béton armé, a atténué mon sentiment de décalage (oui, dans ce milieu ils sont tous bien barrés, ça relativise) mais également mes velléités de devenir saltimbanque. Du coup avec une certaine pédagogie innée (que je m'explique enfin, du moins j'espère, parce que c'est sûrement pas les compétences sociales que j'ai développées pendant ma scolarité) je me retrouve prof de gratte à l'activité florissante et pas si mal dans ma peau en apparence.

Associal sur le retour, seul depuis toujours en dehors de la famille et de quelques potes « garde-fou », insomniaque, furieusement porté sur le calumet, self-estime au ras des pâquerettes, je vous garantis que la turbine à idée à beaucoup de mal à générer du positif. Et pourtant... je ne peux m'ôter de l'idée que tout ça est superficiel et pourrait guérir si je parvenais à me l'expliquer mais il manque un élément.
En famille, on parle ouvertement de nos nombreuses différences avec les autres, mais il n'y a jamais eu de terme et encore moins de « symptômes associés », seulement un désarroi partagé devant les incohérences du monde. Jusqu'à ce que l'aîné de la fratrie engendre une progéniture... spéciale, lise JSF et me fasse part de ses doutes nous concernant.

Voilà, la suite est d'une rare évidence, je prends des claques à répétition de google (et youtube, première approche avec MDK puis Raymonde Hazan, pour moi la cause est entendue) , j'assemble les éléments et je reprend espoir.
Me v'la donc à courtiser Mlle Rose pour une adresse sûre, pour être fixé, pour pouvoir embrasser les faiblesses et enfin goûter les forces de cette particularité au lieu de la subir.

Pardon pour le mélodrame, j'espère que ça reste digeste (et pas trop alarmant pour les parents d'ados surdoués :P mais un peu quand même!)
Après relecture c'est pas jojo tout ça mais en fait, depuis que je lis ce forum, tout baigne, c'est curieux quand même. :inlove:

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Mlle Rose » dim. 2 févr. 2014 14:40

Huhu des enfants indigo, à MDK à R.Hazan, à ici on peut dire que t'es quand même passé par toute la palette ou presque de tout ce qu'on a pu dire de pire ou de meilleur au sujet de la douance :D
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Diarmuid » lun. 3 févr. 2014 02:18

Et merde, bouton trop sensible, réponse perdue... La même donc.

Les enfants indigo c'était surtout pour mentionner un élément concordant mais je trouve la politique associée vraiment aberrante. Heureusement personne n'a donné suite. Bref.

MDK, super première approche, c'est assez vulgarisé pour que même un réfractaire à l'idée soit interpellé, assez vague pour que quelqu'un à qui ça ne parle vraiment décroche assez vite (je pense), et comme l'approche reste malgré tout très superficielle elle évite les éléments trop susceptibles d'être vraiment masqués ou influencés par le vécu de chacun, du coup j'ai trouvé l'ensemble très pertinent, et rassurant. (et je ne suis pas le seul)

RH, c'est un autre débat.^^ Ce qui m'a plu c'est pas tellement son discours mais le fait qu'on voit CLAIREMENT le côté "cheval fou" des ses idées/émotions et que c'est complètement assumé. Franchement elle m'a fait marrer, ça donne vraiment un ton moins dramatique aux choses. Après dans ses développements, on sent bien quand c'est entaché de son propre vécu et ça donne sévèrement envie de tout prendre un degré en dessous. En gros après MDK qui dit "t'es pas fou et rien n'est perdu" RH rajoute "et tu peux même être toi-même".

Je précise encore qu'il s'agit de vidéos, au mieux d'articles, je n'ai lu aucun des "bouquins référence" qui sont souvent cités ici. D'ailleurs pensez-vous que cela puisse apporter plus d'élément qu'une fouille méthodique de la toile? Quel(s) bouquin(s)?
J'ai peu vu JSF si ce n'est dans les commentaires des gens qui ont été alertés par ses livres. Comme sur YouTube elle est surtout représentée dans des émissions populaires avec son rôle "appeler les brebis égarées" et "prévenir tout le monde qu'il y en a plein la vallée" j'ai vraiment l'impression que son discours est trop vulgarisé pour apprendre quoi que ce soit de plus spécifique. Les commentaires que j'ai pu lire sur les bouquins rejoignent pas mal cette impression, d'excellentes affiches mais y'a pas la notice dedans. Devrais-je fouiller?

Je suis preneur de tout ouvrage approfondi sur le sujet (je rince bien évidemment les sections "informations" du forum) ou de toute opinion sur ce que je pourrais encore vouloir découvrir/revoir en dehors de mon cas perso.
Dans l'intervalle j'estime que je me suis assez exhibé pour oser un p'tit mp (en tout cas en temps de lecture du forum, écriture, relecture, reformulation, réécriture après missclick, y'a déjà quelques heures de sommeil qui ont été sacrifiées)

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Pier Kirool » lun. 3 févr. 2014 09:40

Diarmuid a écrit :D'ailleurs pensez-vous que cela puisse apporter plus d'élément qu'une fouille méthodique de la toile? Quel(s) bouquin(s)?
1) Oui - oui- oui. C'est peut-être l'âge, mais je pense que c'est parfaitement justifié de lire les bouquins qui "posent" un peu plus les choses. Bon. Faut dire aussi que je n'ai pas fouillé méthodiquement la toile... Mais bon, on y trouve vraiment trop porte nawak, même si cela peut avoir des aspects positifs qui surnagent.
2) Trop Intelligent Pour Etre Heureux de JSF, le Monique de Kermadec (l'adulte surdoué), aussi. Le Cécile Bost et le Stéphanie Bénard, moins, déjà...
En utilisant la fonction rechercher tout en haut de la page, tu tapes livre et tu as les commentaires du forum sur un tas d'autres bouquins en plus...
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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Nahkmal » lun. 3 févr. 2014 11:55

Bonjour à vous,

En ce qui me concerne, bien qu'ayant été diagnostiqué jeune, c'est un peu délicat. Mes parents ont énormément appréhendé le début de ma scolarité en maternelle, ils s'inquiétaient pour moi car ils me trouvaient différent certes, mais dans un tout autre sens, j'avais (et ai encore) du mal à comprendre certaines choses banales, incroyablement simples au regard de la majorité, j'étais (et là encore je le suis toujours) souvent dans la Lune, extrêmement rêveur, bref mes parents ont d'abord cru que j'étais simplet et ont donc été très surpris quand les professeurs m'ont décrit comme élément moteur de la classe.

Je n'ai pas parlé spécialement tôt et j'ai appris à lire et écrire comme tout le monde à mon entrée au CP, au détail prêt que j'en assimilais les bases très rapidement et ai vite développé une lecture fluide sans comprendre pourquoi cela semblait si compliqué pour d'autres.

J'étonnais mes parents de jour en jour, en leur ressortant dans le bon contexte des connaissances relativement complexes pour mon âge apprises devant "C'est pas sorcier" (petit il était impossible de me décoller de la télé quand j'étais devant cette émission), en faisant une remarque pertinente sur la discussion en cours alors que l'on croyait mon esprit à des kilomètres de là, et bien d'autres choses dans le même genre.

À l'école tout me semblait très simple, trop simple, dès l'entrée en école primaire c'était un ennui constant tout en étant aisément premier de la classe (ce qui là encore, a surpris mes parents). Lors de mon année de CE1 j'étais dans une classe à double niveau CE1/CM1, la professeur donnait des exercices à un niveau pendant qu'elle faisait cours à l'autre, exercices que je finissais très rapidement et donc pour combler l'ennui j'écoutais le cours des CM1, ce qui fait que deux ans plus tard, quand je suis moi-même rentré en classe de CM1, l'ennui était à son comble, j'avais l'impression de connaître tout ce dont on parlait, je ne prétends pas que je me rappelais de tout le programme d'une année que j'avais écouté deux ans plus tôt, mais les grandes lignes étaient là dans ma tête, et donc l'ennui bien présent.

Me plaignant de plus en plus de cet ennui, mes parents se sont concertés avec mes professeurs et la psychologue scolaire, cette dernière m'ayant orienté vers une psychologue spécialisée afin de passer un test de QI. Suite aux résultats, qui ont en effet confirmé une douance, il a été décidé de me faire passer au niveau supérieur, je suis donc passé du CM1 au CM2 peu avant la fin du premier trimestre.

Je me rends compte aujourd'hui qu'à cette époque je ne comprenais absolument pas ce qui se passait, à mes yeux on venait de me faire sauter une classe parce que j'avais de très bonnes notes, c'est tout ce que signifiait pour moi être "intelligent".

Depuis mon saut de classe adieu le statut de premier de la classe (bien que je sois resté dans le peloton de tête encore un petit moment), dès mon entrée au collège les sentiments de différence et de solitude sont apparus d'un coup, j'ai fait face à d'énormes problèmes d'insertion, je me sentais absolument incompris, je voyais fréquemment un psychologue pour parler de tout ça. A commencé à se développer une certaine procrastination. Ces problèmes d'insertion se sont calmés quand je suis rentré au lycée, j'ai mis tous ces problèmes sur le compte d'une crise d'adolescence ayant commencé un peu tôt pour finir un peu tard.

Mais rien à faire pour se débarrasser de cette solitude et de ce sentiment de différence, de plus je sentais bien que j'étais complètement à la ramasse sur le plan social, je me sentais comme malade, je me suis demandé plus d'une fois si je n'avais pas le syndrome d'Asperger par exemple.

Après le lycée où j'ai obtenu mon bac scientifique (mention assez bien avec des notes très hétérogènes, de 6 à 16) en faisant toujours preuve d'une énorme procrastination (à un point où j'ai faillit redoubler ma seconde, j'ai du aller en commission d'appel pour éviter ça), j'ai fait une unique année de prépa pour tenter d'entrer dans une école de kinésithérapie, passer un concours dès la sortie de la Terminale avec une année d'avance est rare, réussir ce concours du premier coup est rare également, mais cumuler les deux est vraiment pas banal ce qui fait que je me retrouve aujourd'hui le seul élève de 18 ans au sein de mon école.

Solitude et sentiment de différence ont donc vite atteint un pic au sein de cet environnement où de par mon âge il était comme écrit sur mon front "je suis un petit intello qui ne connait encore rien de la vie". Pendant cet intense sentiment de malêtre ma mère m'a conseillé un livre sur les surdoués.

Ce n'est qu'à ce moment, qu'après l'avoir feuilleté, que j'ai compris presque 10 ans après avoir été diagnostiqué comme tel, ce que j'étais vraiment, ce que je suis vraiment. Toutes mes étranges sensations, tout ce qui était à l'origine de mon malêtre, tout était là, comme si on avait décrit ma vie, mais non, c'était bien les "surdoués" que l'on décrivait là et je m'y reconnaissais sur presque tous les points.

Donc voilà, désolé pour ce pavé et pour vous dire, j'ai beau avoir été diagnostiqué il y a longtemps, je ne me rends compte que maintenant de mon état!

Bonne journée!

Nahkmal

stok
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Re: du temps des premiers murmures...

Message par stok » lun. 17 mars 2014 10:44

Bonjour.
Je peux difficilement parler de ma douance (puisque non WAISisé à ce jour). Par contre je peux parler des premiers murmures. Toute ma vie (depuis mes premiers souvenirs !) j'ai entendu ma mère me murmurer à moi ou aux autres, ou à elle même, ce qui dans mes réalisations passées lui faisait croire que j'étais "particulièrement intelligent". Je ne sais pas si moi je correspond assez bien au profil du doué. Mon cas est certainement un peu atypique ici :-) Mais je dirais quelle y correspond assez parfaitement. A ces gens qui légitiment doivent se poser la question.

Ensuite il y a eu l'école. A l'école primaire j'étais scolarisé dans un "quartier difficile". Une cité. Un endroit où on réunit les gens qui n'ont pas tellement de moyens financiers. Hlm. Enfants livrés à eux même. Même si moi j'ai bénéficié d'un encadrement relativement bien structuré en comparaison de la majorité de mes petits camarades de classe. ( c'est à dire que j'étais livré à moi même, mais à 22h je devais aller au lit). Donc dans cette école primaire, à peu près chaque enseignant que j'ai eu m'a catégorisé comme "personne très intelligente". Ensuite il y a eu le collège. A peu près chaque enseignant que j'ai eu m'a catégorisé comme "personne très intelligente". (quoique mes résultats aient été assez ordinaires. Corrects mais sans plus). Ensuite au lycée, mon état général s'est aggravé sur plusieurs axes d'un coup. Ce qui a produit un effet lobotomisant : pendant deux ans j'ai observé les murs. Littéralement. Je me suis déconnecté à 100% du système éducatif. Et les enseignants se sont dit (et j'ai l'ai su par le biais des délégués de classe) : tiens voilà quelqu'un qui a peu être un fort potentiel intellectuel. Et peut être c'est là son problème. Ils en ont déduit que ça ne servait à rien de m'orienter. Ou de me faire redoubler. Que quand je voudrais je pourrais.

Après mon 3 de moyenne au premier passage du bac (S), j'ai décidé de le repasser. Et là miracle. J'étais totalement anonyme. Personne pour me trouver intelligent. (à part quelques camarades de classe). J'ai raté la mention assez bien d'une fraction de quelque chose. Armé déja d'un bac pour affronter l'age adulte.

Vous noterez qu'à ma connaissance personne n'a jamais envisagé de me faire passer un test de QI.

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Curry » lun. 17 mars 2014 18:40

Comme stok, je n'ai pas passé de test de QI à l'heure où j'écris, et quoi qu'étant d'une génération où le surdouement n'est pas mal connu (enfin dans mon bahut je connais beaucoup de personnes testées ou ayant sauté une classe et il est admis par la plupart des gens que les surdoués existent et ne sont pas des Daniel Tammet en puissance), il n'a jamais été envisagé de mesurer mon degré d'intelligence. Ma mère étant instit, elle avait une idée très claire de ce que savent faire la plupart des enfants et avait entendu parler de précocité, de plus mes parents se savent intelligents, aussi a-t-on très tôt remarqué ma curiosité et ma bonne mémoire. Je me souviens d'une phrase assez malheureuse que j'ai entendu mon père prononcer "Ben *petite soeur de* Curry** elle est pas comme *Curry*, à trois ans déjà..." d'un air vaguement déçu. Du haut de mes 6 ans ça m'a paru assez déstabilisant, d'autant que je n'avais pas l'impression de venir de la même planète que ladite petite soeur. Mais j'ai continué ma vie relativement normalement, pas eu besoin de voir de psy avant mes 14 ans, je n'avais jamais supposé qu'on puisse me qualifier de surdouée. Et puis un beau jour une amie HP que j'impressionnais pas mal parlait de sa particularité et m'a dit que j'étais probablement concernée. J'ai alors enchaîné les recherches et me voici. Et beaucoup savent sûrement ici que c'est un peu troublant de se demander si oui ou non on est bien comme "ces gens". J'irai faire vérifier ça à l'occasion :)

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Tatou » lun. 17 mars 2014 19:20

Curry a écrit :Et beaucoup savent sûrement ici que c'est un peu troublant de se demander si oui ou non on est bien comme "ces gens".
Oui, je confirme… D'autant que les murmures ont été assez inaudibles pour moi, je n'avais jamais envisagé cette hypothèse avant qu'on me la mette dans le pif il y a 5 ans, jamais. Jusqu'à ce qu'il faille que j'aille vérifier, en essayant d'assumer l'outrecuidance de la question et de me bouger pour savoir. Après coup, il a entre autres été rassurant de constater qu'il n'y a pas de « ces gens », mais autant (plus ?) de profils qu'ailleurs, de forces et de faiblesses, de constructions différentes, bien loin de l'image diffuse que je m'étais construite passivement, avant.

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par Buxtehude » lun. 24 mars 2014 13:24

Le bruit du murmure qu'accompagne mes doutes me font même hésiter à taper ces quelques lignes.
Quelle est ma légitimité ici avant d'avoir un "vrai" diagnostic ?
Le murmure devient assourdissant, jusqu'à la migraine parfois.
Ce week-end, autour d'une tablée amicale, on me dit : "Mon frère a été diagnostiqué Asperger."
Du tac au tac je rebondis, me disant que c'est l'occasion ou jamais de livrer mes interrogations car j'ai face à moi un auditoire averti.
Après m'avoir écouté religieusement ils me font savoir (plus tard par ma femme que je "tanne" depuis plusieurs semaines à ce sujet) que je suis maniaco-depressif pour de bon. "De plus, une crise d'ego qui lui fait annoncer qu'il est surdoué, c'est tellement énorme ! Il faut qu'il se fasse soigner."
J'ai hâte de vous faire partager les prochains épisodes, à savoir pre-test et test, car il n'y a qu'ici que je puisse me livrer sans honte. Je ne vais pas tomber dans la suspicion du complot mais quand-même… remarquez, je suis peut-être schizo finalement ? (rire jaune…)
"Je peins… ce n'est ni beau ni correct. C'est exact. Je peins vrai. La vérité est effrayante." Louis Soutter

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par madeleine » lun. 24 mars 2014 19:25

Buxtehude, ici on ne te demande pas de "patte blanche", tout le monde est légitime pour s'exprimer, tant que c'est fait avec honnêteté et dans le respect des autres. Et il n'y aura ni jugement ni diagnostic sauvage.
Sois néanmoins prudent IRL.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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Re: du temps des premiers murmures...

Message par ragged » lun. 24 mars 2014 20:52

Buxtehude, courage ! L'attente est dure, comme le dis si bien Madeleine, prudence autour de toi, n'en parles pas tant que ce n'est pas validé...C'est entre toi et Toi .. !!

J'en sors juste, ça n'a pas été simple ! (voir le pavé qui va suivre dans quelques secondes...) :)

Good luck !
Tout commence aujourd'hui, tout continue demain...

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