Le perfectionnisme

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Zyghna
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Le perfectionnisme

Message par Zyghna » dim. 2 mars 2014 00:34

Le perfectionnisme est un trait qui touche de nombreuses personnes, et les surdoués semblent particulièrement concernés. Certains arrivent à le gérer sans qu'il soit trop intrusif, et pour d'autres il est réellement handicapant.

J'aimerai réunir ici des textes qui traitent de ce sujet (des extraits ou des résumés, pour ne pas entrer dans les histoires de droits d'auteurs, ou alors des textes libres de droit ou des liens). Les témoignages pourront y prendre place, mais le but est surtout de proposer des pistes de réflexion pour comprendre ce perfectionnisme qui peut nous affecter, voire réussir à travailler dessus.

Le premier texte que je propose (j'en ai un sous le coude à retravailler de l'équipe de Dabrowski) pose le sentiment de honte comme élément responsable du perfectionnisme. Il est tiré du dernier livre de Brené Brown, la chercheuse-conteuse spécialiste de la honte, que nous avons déjà vu sur le site de TED.


Comme pour la vulnérabilité, une mythologie considérable s'est accumulée autour du perfectionnisme. Je crois utile de commencer par examiner ce que le perfectionnisme n'est pas.
  • Le perfectionnisme diffère de la recherche de l'excellence. Le perfectionnisme n'a rien à voir avec la croissance et l'épanouissement harmonieux. Le perfectionnisme est un mouvement défensif. Il fait croire qu'en agissant parfaitement et en ayant l'air parfait, on peut minimiser ou éviter la souffrance du reproche, du jugement et de la honte. Le perfectionnisme est un bouclier de vingt tonnes qu'on trimballe avec soi, convaincu qu'il protège, alors qu'en réalité il empêche de se faire voir.
  • Le perfectionnisme n'a rien à voir avec le fait de devenir meilleur. L'essence du perfectionnisme est de tenter d'obtenir l'approbation d'autrui. La plupart des perfectionnistes ont grandi en étant loués pour leurs comportements et leurs accomplissements (diplômes, manières, obéissance aux règles, apparences, performances sportives). Quelque part en chemin, ils ont adopté ce dangereux et débilitant système de croyances : "je suis ce que j'accomplis et la manière dont je l'accomplis. Faire plaisir. Accomplir. Parfaire". Les efforts sains sont centrés sur soi : comment puis-je m'améliorer? Le perfectionnisme est centré sur autrui : que vont-ils penser? Le perfectionnisme est une arnaque.
  • Le perfectionnisme n'est pas la clé du succès. Au contraire, les recherches montrent que le perfectionnisme freine l'accomplissement. Le perfectionnisme est corrélé avec la dépression, l'anxiété, la toxicomanie, la paralysie affective et les occasions manquées. La peur d'échouer, de se tromper, de ne pas répondre aux attentes d'autrui et d'être critiqué retient hors de l'arène, là où se déroule une saine compétition.
  • Enfin, le perfectionnisme ne peut éloigner la honte, car c'est une forme de honte. Là où on est aux prises avec le perfectionnisme, on est aux prises avec la honte.


    Après avoir utilisé ces données pour défricher les mythes, j'ai élaboré la définition suivante :
  • Le perfectionnisme est un système de croyances addictif et autodestructeur qui alimente principalement cette pensée : si j'ai l'air parfait et que je fais tout parfaitement, je peux éviter ou atténuer les sentiments douloureux de honte, de jugement et de reproche.
  • Le perfectionnisme est autodestructeur, tout simplement parce que la perfection n'existe pas. C'est un but inaccessible. Le perfectionnisme a davantage à voir avec la perception qu'avec la motivation, et il n'existe aucun moyen de contrôler la perception, quels que soient le temps et l'énergie qu'on y passe.
  • Le perfectionnisme est addictif, parce que quand on expérimente régulièrement la honte, le jugement et le reproche, on est persuadé que c'est par manque de perfection. Plutôt que de questionner la logique défaillante du perfectionnisme, on s'attache encore plus à la quête d'un comportement parfait et d'une apparence parfaite.
  • Le perfectionnisme prend au piège de la honte, le jugement et le reproche, et redouble leurs effets : "ce n'est pas ma faute. Je ressens ça parce que je suis insuffisant".

Brené Brown. - Le pouvoir de la vulnérabilité. Paris, Guy Trenardiel ed., 2014, pp 152-154

Ce que je trouve intéressant dans cet article, c'est qu'il place le sentiment de reconnaissance au cœur même du désir de perfectionnisme, et que s'interroger sur les motifs qui poussent à ce désir de perfection peut permettre d'en apprendre beaucoup sur son propre fonctionnement et sur ses peurs (notamment de ne pas être à la hauteur de ce que l'on m'imagine que les autres attendent de nous). Au delà de cet extrait, je ne saurai que trop conseiller cet ouvrage pour les personnes qui ont des problèmes d'estime de soi.
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Re: Le perfectionnisme

Message par Invité » dim. 2 mars 2014 08:20

Merci Zyghna, c'est un sujet qui m'intéresse, j'essaierai d'y participer.

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Re: Le perfectionnisme

Message par Korydween » dim. 2 mars 2014 19:45

De même, ce sujet est passionnant. Merci. Ce texte aussi me parle d'ailleurs et le nom de ce livre est désormais sur ma to-read liste ! 
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Re: Le perfectionnisme

Message par maxmomo » dim. 2 mars 2014 21:09

Je n'ai lu que l'extrait que tu cites, Zyghna, si bien que ma vision est peut-être parcellaire, mais j'ai du mal à vraiment cerner la notion de perfectionnisme telle qu'elle est utilisée ici.
Je comprends qu'il s'agit d'une sorte de pathologie liée à un besoin de paraître parfait aux yeux du monde à cause d'une estime de soit trop faible pour pouvoir supporter ce qui serait perçu comme un reproche.
Cependant je trouve qu'il manque une description pratique du phénomène afin de différencier perfectionnisme et recherche de l'excellence.
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Re: Le perfectionnisme

Message par Joebar » lun. 3 mars 2014 10:01

La description a plus ou moins été donnée. La recherche de l'excellence est une action pour soi sans se soucier du jugement des autres. Le perfectionnisme est une action sur soi aussi mais le jugement des autres est au cœur de l'action, en est même l'initiatrice.

Pour illustrer, je prends l'exemple du jeu d'un instrument de musique devant du public. Dans le cadre de la recherche d'excellence, le jeu sera travaillé pour s'améliorer, pour obtenir plus d'outils afin de transmettre au mieux l'histoire, les émotions au public. Le perfectionnisme n’initiera le travail uniquement pour contrer l'anxiété générée par ce que l'on imagine que le public attend et de peur d'être mal jugé ou de se planter. Le problème étant que le perfectionnisme n'amènera pas la sensibilité nécessaire au partage de l'émotion. Le jeu du morceau sera parfait, mais plat.
C'est le principe de la vulnérabilité comme force. Le perfectionnisme tend à masquer la vulnérabilité, n'autorisant aucune sensibilité, émotion.

Mais Brené Brown l'explique bien mieux que moi dans cette vidéo que tu as déjà du voir par là dans le forum:
[BBvideo 425,350]http://www.youtube.com/watch?v=0PKSVv9GHT8[/BBvideo]
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Re: Le perfectionnisme

Message par Zyghna » lun. 3 mars 2014 10:20

Je vais être prise cette semaine, mais j'essaierai de résumer l'article liant TPD et perfectionnisme, qui explique comment se gère et se manifeste le perfectionnisme en fonction des niveaux.
Pour reprendre ta question Max, il est vrai qu'on peut avoir du mal à distinguer la recherche de l'excellence du perfectionnisme, surtout quand elle nous concerne intimement et que ce n'est pas forcément évident de décortiquer nos mécanismes. Joebar explique clairement la différence. Je rajouterai qu'on doit sans doute pouvoir être dans la recherche de l'excellence et perfectionniste et que cela se manifeste différemment suivant nos périodes de vie.
Je verrai si j'arrive à trouver des textes qui abordent cette différence.
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Re: Le perfectionnisme

Message par RandolphCarter » lun. 3 mars 2014 11:12

Merci Zyghna. Je n'avais jamais envisagé le perfectionnisme sous cet angle, je vais suivre le fil avec attention.

Juste une remarque en passant : contrairement à ce que dit Brené Brown à la fin de sa vidéo je n'ai pas souvenir d'avoir jamais envisagé que mes actes puissent être sans conséquence pour autrui, ça a d'ailleurs été extrêmement paralysant pendant toute une période de ma vie. Même le choix de ne rien faire, une totale retraite, j'en imaginais les conséquences. Ça a été le moteur, entre autres, d'un perfectionnisme maladif. Heureusement, je vais beaucoup mieux maintenant.
La réalité c'est ce qui refuse de disparaître quand on cesse d'y croire.
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Re: Le perfectionnisme

Message par maxmomo » lun. 3 mars 2014 12:09

Merci Joebar. C'est un peu ce que j'avais saisi, et ton exemple du musicien est très parlant, mais un point reste obscur.
Zyghna a écrit : Je rajouterai qu'on doit sans doute pouvoir être dans la recherche de l'excellence et perfectionniste et que cela se manifeste différemment suivant nos périodes de vie.
Dans ton texte initial, j'avais l'impression qu'une séparation nette était faite entre les deux alors qu'il me semble que ces deux "forces" sont plus ou moins présentes et en conflit au même moment.
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Re: Le perfectionnisme

Message par sandrinef » lun. 3 mars 2014 12:41

Zyghna a écrit : La peur d'échouer, de se tromper, de ne pas répondre aux attentes d'autrui et d'être critiqué retient hors de l'arène, là où se déroule une saine compétition.
Le perfectionnisme a davantage à voir avec la perception qu'avec la motivation, et il n'existe aucun moyen de contrôler la perception, quels que soient le temps et l'énergie qu'on y passe.


Brené Brown. - Le pouvoir de la vulnérabilité. Paris, Guy Trenardiel ed., 2014, pp 152-154
Voilà le seul point avec lequel je ne suis pas d'accord à 100%.
Je pense qu'au perfectionnisme s'ajoute aussi la personnalité du sujet.
Être perfectionniste n'empêche pas forcément, à mon sens, le goût pour la compétition, le goût du risque.
Et justement ces aspirations-là peuvent être porteuses pour le sujet qui "souffre" de perfectionnisme, et au lieu de le limiter, cela peut l'amener à s'épanouir.

Il existe aussi un côté "obsessionnel" chez le perfectionniste, et cela représente une grosse dépense d'énergie psychique...
Le perfectionnisme est un frein, il n'est pas LE frein. D'autres composantes entrent en jeu.
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Re: Le perfectionnisme

Message par Joebar » lun. 3 mars 2014 12:48

Comment dire. Je crois que tout n'est que compromis et que tout existe en chacun. Ainsi comme tu le dis Max, et je le pense aussi, recherche de l'excellence et perfectionnisme sont plus ou moins présents et en conflit au même moment.
L'essentiel est de trouver son propre mécanisme afin d'intervenir pour que l'un ou l'autre ne devienne pas maladif.

Pour moi un équilibre est nécessaire. Un peu de perfectionnisme n'a jamais angoissé personne, et prévient du "bâclage". Etre dans la recherche de l'excellence à outrance est aussi maladif. On ne profite plus de rien, on travaille sans cesse pour s'améliorer.

En tout cas, je le vois comme ça.
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Re: Le perfectionnisme

Message par lady space » lun. 3 mars 2014 13:05

Très intéressant ce sujet.

La question de comprendre pourquoi certaines personnes se pourrissent autant la vie à courir après une notion impossible à atteindre me taraude depuis un bon moment et ton extrait apporte quelques clés.

Il y a juste un point qui me semble trop simpliste:
Zyghna a écrit :
[*]Le perfectionnisme n'a rien à voir avec le fait de devenir meilleur. L'essence du perfectionnisme est de tenter d'obtenir l'approbation d'autrui. La plupart des perfectionnistes ont grandi en étant loués pour leurs comportements et leurs accomplissements (diplômes, manières, obéissance aux règles, apparences, performances sportives). Quelque part en chemin, ils ont adopté ce dangereux et débilitant système de croyances : "je suis ce que j'accomplis et la manière dont je l'accomplis. Faire plaisir. Accomplir. Parfaire". Les efforts sains sont centrés sur soi : comment puis-je m'améliorer? Le perfectionnisme est centré sur autrui : que vont-ils penser? Le perfectionnisme est une arnaque.
On peut très bien tomber dans le panneau de la croyance "je suis ce que j'accomplis" sans avoir été l'heureux bénéficiaire de louanges. Ça fonctionne aussi quand on n'a essuyé que des remarques critiques ou, au mieux, du genre "pas mal, mais..."

Le résultat est le même: on cherche désespérément une approbation qui ne vient jamais (entre autres parce que nos parents ont été éduqués dans la fausse idée que féliciter un gamin risque de générer orgueil et autre grosse tête). Et comme l'approbation ne vient pas, on se dit que c'est logique parce qu'on n'a toujours pas fait assez bien. Et on en remet une couche qui ne sert à rien, bien sûr, vu que la perfection n'existe pas...

@ Joe: je crois que la différence entre recherche d'excellence (qui peut tourner au cauchemar aussi quand ça devient une obsession) et perfectionnisme réside entre autres dans le fait qu'il est possible de nuancer quand il s'agit d'excellence (quelque chose peut être excellent dans le sens où c'est remarquable, hors du commun, sans pour autant être parfait), alors que le perfectionnisme est un truc en "tout ou rien", c'est-à-dire, quelque chose est parfait ou pas.

Un peu parfait - ça ne peut pas exister par définition. Ce qui n'est pas un problème en soi, mais ça en devient un si le constat "pas parfait" est suivi de la conclusion "complètement nul", en oubliant pour le coup toutes les nuances possibles entre "parfait" et "nul à chier", telles que "vachement bien", "pas trop mal", "perfectible", "passable", "bof", etc.

Puis, l'idée de l'excellence supporte une approche progressive: on s'améliore petit à petit. Alors que la perfection est là ou pas, donc pas là vu qu'elle n'existe pas. Aux yeux de beaucoup de personnes, il est difficile d'imaginer la possibilité de s'approcher par petits pas de la perfection, but hors d'atteinte de toute façon - contrairement à l'excellence qu'il est parfois possible d'atteindre.
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Re: Le perfectionnisme

Message par Zyghna » lun. 3 mars 2014 13:57

L'approche de Brené Brown est un peu naïve à mon goût, dans le sens où l'on a l'impression qu'elle découvre toutes ces défenses d'un seul coup et qu'elle généralise souvent à ce qu'elle ressent. Elle est sociologue, pas psychologue, et ses livres sont destinés au grand public, fait pour toucher les gens et leur faire prendre conscience de leur potentiel. Il est donc logique de ne pas tous se retrouver dans ce fonctionnement.
Ce que j'apprécie chez elle, c'est que cette naïveté permet de revenir à des fondements simples. La question n'est pas tellement de savoir si on est plus dans le perfectionnisme que dans l'excellence, mais de s'interroger sur les raisons qui nous poussent à agir de telle ou telle manière. Quel message veut-on faire passer à travers notre production, à quelle image se conforme-t-on?
Le besoin de reconnaissance, d'appartenance, est omniprésent dans nos comportements. Que l'on cherche à se prouver quelque chose à nous mêmes ou aux autres revient au final. En avoir conscience est loin d'être négligeable.
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Re: Le perfectionnisme

Message par Joebar » lun. 3 mars 2014 15:21

Tout à fait lady, disons que l'explication de la différence, que j'ai tenté de donner, concernait essentiellement le rapport à l'autre comme décrit dans le premier message. La description que tu donnes de cette différence est plus dans l'acceptation personnelle du résultat. Et c'est très vrai aussi.
Zyghna a écrit :Ce que j'apprécie chez elle, c'est que cette naïveté permet de revenir à des fondements simples. La question n'est pas tellement de savoir si on est plus dans le perfectionnisme que dans l'excellence, mais de s'interroger sur les raisons qui nous poussent à agir de telle ou telle manière.
Connaître la(les) raison(s) est même le plus important si l'on souhaite avancer, quelque soit le domaine d'ailleurs.
Zyghna a écrit :Le premier texte que je propose (j'en ai un sous le coude à retravailler de l'équipe de Dabrowski) pose le sentiment de honte comme élément responsable du perfectionnisme.
Vite vite :P
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Re: Le perfectionnisme

Message par 256Cecile » lun. 3 mars 2014 15:30

Merci Zyghna d'avoir ouvert ce topic, notamment sur les liens et les nuances qui existent entre chercher à s'améliorer, à améliorer sa situation, sa vie (ce qui, de mon point de vue, peut aussi s'apparenter à de l'ambition) et vouloir être parfait à ses propres yeux et/ou aux yeux d'autrui (et les mécanismes autodestructeurs qui sont inhérents).

Quand on entre dans un processus de reconstruction de l'estime de soi (ce qui mon cas actuellement, mais je ne vais pas m'étendre ;) , la question qu'on est obligé de se poser, c'est où est le moteur. Pourquoi le moteur dysfonctionne? Dans quel(s) mécanisme(s) ou conditionnement comportemental s'est-on "enfermé" (au point qu'il fasse système, que le système en question soit bon ou pas pour soi). Par quoi (voire par qui !!!- on a souvent un juge en soi, même si être exigeant vis à vis de soi-même ne relève pas forcément et seulement du perfectionnisme) est conditionnée la valeur que l'on se donne?

Je m'interroge beaucoup en ce moment que la question de l'approbation, plus précisément de la dépendance à l'approbation, voire de la prise en compte de la désapprobation ou de l'approbation, que je mettrais plus du côté de la confiance en soi (en creux) que du côté du perfectionnisme. Mais je ne fais que commencer...
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Re: Le perfectionnisme

Message par lady space » lun. 3 mars 2014 18:41

256Cecile a écrit : Je m'interroge beaucoup en ce moment que la question de l'approbation, plus précisément de la dépendance à l'approbation, voire de la prise en compte de la désapprobation ou de l'approbation, que je mettrais plus du côté de la confiance en soi (en creux) que du côté du perfectionnisme. Mais je ne fais que commencer...
Ces deux facettes sont intimement liés à mes yeux: quand on manque de confiance en soi, on cherche de quoi la renforcer dans le regard d'autrui et beaucoup dans ce qu'on pense que ledit regard sur nous signifie. Et quand on est perfectionniste, que l'on court donc après une pure conception impossible à atteindre dans la pratique, notre idée de ce que renferme ce regard est forcément biaisée. Encore pire, quand on oublie que la perfection n'existe pas, on se trouve nul parce que incapable de l'atteindre, ce qui porte un sale coup à la confiance en soi, et encore plus à l'estime de soi. Joli cercle vicieux...
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Re: Le perfectionnisme

Message par Rusch » mar. 4 mars 2014 14:41

Très intéressant!
Zyghna a écrit :le but est surtout de proposer des pistes de réflexion pour comprendre ce perfectionnisme qui peut nous affecter, voire réussir à travailler dessus.
J'ai l'impression que la pratique de ce forum est d'ailleurs un bon moyen de travailler dessus. Quand on poste un message au début, on le fait car on pense qu'il a un intérêt mais très vite la question:que les autres vont-ils en penser? surgie et peut illustrer ce perfectionnisme. Perfectionnisme qui se caractérise par la volonté de (très) bien faire comme cela a été soulevé dans le topic sur le chat et son usage mais également la difficulté de poster au début.
Puis on note l'esprit du forum, le côté direct des commentaires de certains membres avec plus de bouteille qui cherche justement à s'améliorer eux ou le forum. Ils acceptent la vulnérabilité générée par le regard de l'autre (qui est le plus souvent un inconnu) et une incompréhension possible, ne s'excusent pas de poster ou ne justifient pas chaque idée de peur qu'elle ne soit pas comprise comme elle le devrait. Vous apprécierez l'usage du "on" au lieu du "je" d'ailleurs :-)
Ensuite, l'évolution se fait en douceur vers des posts plus épurés dont le but est de partager mais sans se mettre de pression sur la perception potentielle des membres car la perfection n'existe pas et le but est le partage...
Ce qui finalement permet de "s'améliorer" en douceur et par la pratique. Le concept de vulnérabilité et ses ramifications est vraiment profond je trouve!

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Re: Le perfectionnisme

Message par Loubel » mar. 4 mars 2014 19:20

Je ne peux que confirmer ce qu'a dit Rusch.

En fait, parler d'un "perfectionnisme" me semble limitée du fait qu'un perfectionniste n'est pas un autre perfectionniste - il y a que la volonté d'être parfait dans quelque chose en particulier non? Car vouloir être parfait dans tout, est ce que quelqu'un peut l'imaginer être vraiment...? Ca semble tellement vaste que inimaginable...

Selon moi, l'état parfait est lié à la personne qui essaye de faire selon l'état le plus parfait qu'il connait de ce qu'il veut faire. Mais rien que ça, ça n'est pas une raison valable pour dire, qu'on ne peut être perfectionniste ou qu'on aspire au perfectionnisme?

Pointilleux (pointillisme^^), n'est-ce pas un meilleur mot pour décrire ce que veut dire parfait(&cie)?
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Re: Le perfectionnisme

Message par Rusch » mer. 5 mars 2014 13:05

Tu devrais aller faire un tour sur le topic: Determinisme et libre-arbitre, tes circonvolutions y ont toutes leur place :-)
Mais effectivement, c'est dure d'être une tâche quand on est pointilliste!

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Re: Le perfectionnisme

Message par Tipiak » lun. 14 avr. 2014 12:02

Très intéressant sujet.

Si la plupart des informations relatives au perfectionnisme paraissent plausibles, je ne peux m'empêcher de penser qu'elles pourrait peut-être être envisagées comme une partie de ce qu'on peut comprendre du perfectionnisme.

D'emblée, un autre point de vue que je propose est à prendre pour ce qu'il est : totalement subjectif :

Perfectionniste acharné devant l'éternel, pour moi le fait d'être perfectionniste de la façon dont je le suis et pour ce qui me concerne est sans aucun rapport avec le regard d'autrui.

Premièrement, parce que je peux faire preuve de perfectionnisme pour des trucs parfaitement intimes que personne ne verra jamais. Peut-être qu'on dira que je me leurre, mais j'ai la certitude de le faire pour moi-même uniquement. Afin d'y voir plus clair, précisons que dans mon propos, la notion de perfectionnisme est relative aux domaines suivants : ménage / rangement, créations manuelles, activité professionnelle (tenue des dossiers, rédaction de documents, gestion-compta). L'immense majorité de ces trucs là n'est vue que par moi.


Secondement, en lisant ce topic, je me suis demandé si cela me correspondait, si le perfectionnisme était réellement une entrave dans ma vie, et pourquoi j'en faisais preuve : En vérité, j'ai plaisir à être perfectionniste et ne conçois pas de ne pas l'être, exception faite de périodes sporadiques lors desquelles j'inverse la vapeur et prends plaisir à tout faire de façon bâclée et malpropre. Pour résumer, on pourrait dire que je conçois le perfectionnisme comme le plaisir de ce qui est bien fait, esthétique et fonctionnel.
Néanmoins, cette notion de bien fait s'applique souvent à un résultat considéré comme perfectible, créativité, sens de l'observation et du détail, et pensée arborescente obligent. :rock:

Mais peut-être ne suis-je pas réellement perfectionniste ? :D1

Quoi qu'il en soit, je garde en général à l'esprit cette intéressante maxime : le mieux est l'ennemi du bien. :punch:
Nous ne te lècherons pas car tu es toxique!
Mais ma signature est toujours 20% plus cool, d'ailleurs je retourne sur mon bateau pêcher des colins, signé ton papa le Captain Igloo.

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Re: Le perfectionnisme

Message par Azore » mar. 15 avr. 2014 13:10

Joebar a écrit :Mais Brené Brown l'explique bien mieux que moi dans cette vidéo que tu as déjà du voir par là dans le forum:
Hors-sujet
Joebar, je ne sais pas comment te remercier. Je me promenais sur le forum quand je suis tombée sur cette vidéo que tu as visiblement repostée sur ce fil. La conférence de Brené Brown m'a bouleversée. J'ai repassé pas mal d'épisodes de ma vie en revue et j'ai réalisé que c'est effectivement dans les moments où j'ai le plus exposé mes failles que j'ai le mieux réussi, que je suis dans l'hypercontrôle depuis mon enfance et que je ne m'en suis jamais rendu compte ! Je suis sûre maintenant que ce que Brené Brown dit dans cette vidéo est la clé de ce qui me ronge et m'empêche d'écrire, de chanter, de vivre tout court, comme je l'entends. Je vais encore pouvoir avancer dans mon cheminement. Merci, vraiment, merci ! :blob10:
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Re: Le perfectionnisme

Message par Fynes » dim. 20 avr. 2014 15:15

Hors-sujet
EDIT: Suite à vos remarques et donc dans le souci de respecter l'esprit du forum et le fil de ce topic, comme vous pouvez le remarquer, j'ai volontairement édité mon post, tant que le délais me le permettait.
J'ose espérer qu'il y ait maintenant plus de cohérence dans ce dédale et plus en accord avec le topic.
Et merci pour scribens.fr, je cherchais justement, j'suis au courant pour mon orthographe (:
Le perfectionnisme a davantage à voir avec la perception qu'avec la motivation, et il n'existe aucun moyen de contrôler la perception, quels que soient le temps et l'énergie qu'on y passe.
Brené Brown. - Le pouvoir de la vulnérabilité. Paris, Guy Trenardiel ed., 2014, pp 152-154
Je suis pas "tout à fait" d'accord sur le fait qu'on ne puisse pas influer sur sa propre perception, je dis bien, du monde et des situation par notre propre expérience.
Tout ce qu'elle dit est enrichissant je ne veux pas la contredire dans sa spécialité, mais on verra plus loin dans mes constats qu'elle se contredit elle même sur ce point précis.
La perception est pour moi à la fois cause et conséquence du perfectionnisme.
Il y a plusieurs définitions de la perception. Celle dont je parle est la perception par l'expérience, propre à chacun. Subjective donc.
A moins qu'elle parle de la perception par les sens (visuelle, olfactive, auditive, gustative etc...), qui effectivement me parait inalterable.
Je ne vois pas sur quoi elle s'appuie pour dire qu'on ne peut pas la changer O_O

Personnellement je me base sur mon expérience et mon vécu, aussi modeste qu'il soit.
C'est une piste à exploiter, que j'ai exploité. (voir témoignage plus bas)
Sans trop m'avancer, dans ses œuvres elle donne surement des pistes pour changer la perception mais abordé d'une autre façon, indirectement, je ne l'ai pas lue.
Si je ne m'abuse, son travail et celui de psychologues c'est de changer la façon de voir le monde de leurs sujets, plus proche de la réalité, non ?
Et puis comme il a été dit elle est sociologue pas psychologue, nos comportements ne peuvent pas se définir ou traiter seulement avec un point de vue sociologique.

La contradiction
Pour en venir à Mme, elle dit elle même que ça perception à changée au début de la vidéo " Part de ma recherche qui a fondamentalement élargie ma perception" et donc en conséquence "réellement, concrètement changé ma façon de vivre" Atour des 6 min de la vidéo elle donne une autre affirmation, qu'elle avait une idée, une perception de la finalité. Mais qui s'est malheureusement avérée fausse, elle en a tiré des leçons et donc changé ça perception et refera pas deux fois la même erreur.
Pourquoi ça ne marcherait pas l'autre sens ? C'est à dire que ce qu'elle a vécu est l'effondrement d'une perception au départ positive. D'un autre côté, la honte est une perception négative, je pense que tout le monde convient. Donc pourquoi ça ne marcherait pas dans l'autre sens ? Effondrement d'une perception négative en en faisant l'expérience. Mais bien sur procéder de cette façon inclue d'autres facteurs, comme le courage et à quel degré on perçoit la honte, la peur du jugement.

La perception par l'expérience
(je ne prétend pas être spécialiste du sujet, je ne fais qu'étaler ma synthèse, mon actuelle "perception" sur le sujet, due à mes lectures des découvertes scientifiques, que vos débattements viendront enrichir, donc toute critique "constructive" issue d'une réflexion est la bienvenue. Tout ça c'est un mélange de preuves de théories et mon point de vue empirique ce qui donc en grande partie n'engage que moi, libre à vous d'en débattre)
On sait que chacun a son unique perception, un filtre entre la réalité extérieure et intérieure, ce qui se passe dans nos têtes. Les événements sont perçus différemment selon l'individu et son expérience, pas besoin de chercher bien loin pour le constater. (tout le monde le sait, plus ou moins de consciemment)

Notre perception est forgée par nos expériences et nos apprentissages, observations depuis la naissance surtout durant l'enfance et l'adolescence (qui peuvent fausser la perception de la réalité, il est là le problème, entre autre)
Pas étonnant que les sociologues et psychologues nous renvoient à ces époques là quand on les consulte (Je vais me contredire plus loin parce que j'ai jamais consulté pour mes soucis mais énormément documenté!)
Elle serait plus ou moins ancrée à l'age adulte mais tout de même modulable, néanmoins difficilement à l'age adulte quand ça concerne les perceptions comme la honte, la peur de l'échec et du rejet entres autres.

Si je suis sur d'une chose c'est que la perception n'est pas figée mais autan modulable la plasticité neuronale.
Les réseaux neuronaux, sont à la base de ce que nous sommes et que nous devenons, ce n'est pas un secret, en parlant de la personnalité.
Vous l'aurez compris, perfectionnisme, expérience et apprentissage, neurones, mémoire forment un tout. C'est par là qu'il faut chercher.

Ce qui nous mène à la neuroplasticité
Le cerveau est constitué de neurones et de cellules gliales étroitement interconnectées. L'apprentissage modifie la force des connexions entre les neurones (voir plasticité synaptique) et modifie les réseaux neuronaux en favorisant l'apparition, la destruction ou la réorganisation non seulement des synapses mais également des neurones eux-mêmes. C'est l'ensemble de ces phénomènes qui peuvent être regroupés sous le terme de plasticité neuronale.

Wikipédia
("Ouai d'accord c'est Wikipédia" mais Wikipédia cite ses sources aussi)

Si on en croit les découvertes, les neurones sont sujets à une réorganisation par l'apprentissage.
Ce qui signifie qu'on puisse apprendre et tirer des leçons de nos expériences et invalider des expériences ultérieures. J'en convient c'est hyper simpliste comme réflexion mais pas moins réaliste, on en a tous fait l'expérience, et on en fait tous les jours, consciemment ou inconsciemment. (ça peut sembler évident pour certains, moins pour d'autres, vous m'en excuserez)

Dérèglement entre la perception et la réalité ?
La honte est selon moi un dérèglement entre ce qu'on perçoit et ce qui est réellement, l'hypersensibilité dont beaucoup ici font preuve peut expliquer ce perfectionnisme destructeur. Ce que d'ailleurs Mme Brown essaye d'expliquer, je pense, je n'ai jamais eu l'occasion de la lire. Le but serait sans doute de rapprocher réalité et perception, par la prise de conscience, en refaisant l'expérience dans des condition favorables en se rendant compte que finalement c'était pas si douloureux, voir même gratifiant, tout dépend du contexte, des personne et notre propre état d’âme, car si on aborde la chose en laissant de coté l'émotion on en sera moins marqué, il y a qu'a faire l'expérience.
Pourquoi je parle d'émotion ? Notre mémoire, plus particulièrement épisodique (Endel Tulvig) celle de notre vécu, nos expériences, qui nous fait rappeler qui on est et elle est particulièrement affectée par l'émotion, on a tous des souvenirs vives des moment marquant où on a ressenti une forte émotion, qu'elle soit positive ou négative. Qui ne se souvient pas de sa première fois ? Exemple cliché vous en conviendrez.


Témoignage avec un peu d’ego
► Afficher le texte
Hors-sujet
Dernière chose très importante... la question d'infériorité/ supériorité... par pitié sortez vous cette idée de la tête personne n'est plus ou moins inférieur à l'autre, on fait tous parti d'un vaste ensemble. Nous occupons tous dés rôles différents selon notre niveau de connaissances et compétences. Mais il n'est pas légitime de dire que quelqu'un est supérieur ou inférieur, on est plus au moyen age les rois c'est du passé alors laissez les dans le passé et accordez vous avec votre temps, nous sommes en démocratie et plus particulièrement en France. Des gens sont morts pour afficher "Egalité, Liberté, Fraternité". Ne crachez donc pas sur cette liberté mais profitez (j'aime pas ce mot) en. C'est un autre débat qui n'a normalement pas lieu d'être. respectons le sujet principal du topic (:
Aujourd'hui avec tout ça en tête je me sens très bien, et c'est constant+, c'est peut être qu'il a une belle part de vérité là dedans ?
Ce sont quelques pistes de réflexion d'un grand ensemble dont je connais pas toute l'étendue et que personne ne peut se vanter de connaitre je suppose
J'ai du faire preuve d'un quelconque perfectionnisme pour pondre ce sujet.
Une recherche d'approbation, acceptation d'autrui ? Une réelle volonté d'aider ? Un besoin de m'exprimer ?
Surement un peu de tout à la fois. C'est l'extrémité qui est dangereuse. A méditer donc...

Je vais en rester là et voir ce que vous avez à dire. Merci d'avoir lu ces lignes et encore une fois indulgence à mon égard et corrigez moi si vous trouvez que j'ai tord sur certains points.:angel:

Au plaisir, Fynes
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Re: Le perfectionnisme

Message par Zyghna » dim. 20 avr. 2014 18:28

Heu ça serait cool de rester dans le sujet, qui est le perfectionnisme et non de débattre d'un peu tout et de faire des amalgames entre royauté et absence de liberté, et autres idées reçues sur le Moyen Âge. Une petite relecture ou un passage par scribens.fr serait aussi appréciable.
Et ce n'est pas une question de perfectionnisme en l'occurrence mais davantage une question de respect pour la ligne directrice du forum et tous les membres qui font l'effort de proposer des posts structurés ;)
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Re: Le perfectionnisme

Message par Fynes » dim. 20 avr. 2014 18:38

Je savais bien que j'aurais du m'excuser d'être hors sujet et ouvrir un autre topic.

Désolé pour le poste inapproprié mais il me semblait important de préciser l'ambiguïté de la perception qui a un lien étroit, à mon sens, avec le perfectionnisme et donc une piste.
Mais je suis parti bien plus loin que je ne le voulais je le reconnais !
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Re: Le perfectionnisme

Message par TourneLune » dim. 20 avr. 2014 18:41

Effectivement, Fynes, je crois que tu pars un peu dans tous les sens et tu ne restes du coup pas franchement dans le cadre du sujet.

Tes réflexions sont intéressantes et on peut noter un vrai effort, mais ce serait dommage qu'un manque d'enthousiasme de notre part te fasse rentrer dans ta coquille. Si tu prends le temps de lire un peu les divers sujets, tu verras que la plupart des divers thèmes que tu abordes dans ce messages est traité ailleurs et que tes réflexions y auraient leur place.

L'orientation de ce forum est assez claire et on est assez casse pied sur le fait que chacun fasse un effort pour rendre l'ensemble cohérent et rester dans le cadre des divers sujets, quitte à ouvrir des sujets si ce qu'ils voudraient aborder n'a pas de topic correspondant. Ca permet aussi à ceux qui arrivent après de continuer à participer à des sujets qui ne sont pas partis dans tous les sens et d'apporter leur pierre aux divers thèmes qui leur tiennent à cœur.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Le perfectionnisme

Message par Fynes » dim. 20 avr. 2014 19:02

Ça a le mérite d'être clair et vous avez raison, j'en prends note :)
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