L'E.N. et les Enfants à Haut Potentiel : les dispositifs

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Mlle Rose
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Mlle Rose » jeu. 24 mai 2012 20:53

Je suis orthophoniste à bouseland dans le centre de la France. Je n'ai pas plus d'infos que ce que j'en ai entendu dire des parents et des enfants. Ils ne savent pas ce qu'ils font. Tout simplement. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, mais ils ne savent juste pas gérer. Le plus gros problème est de gérer avec les autres classes du collège. Cette classe, tous les gosses l'appellent la classe des grosses têtes, c'est là que les agressifs de tout poil piochent leurs souffre-douleurs.
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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LiF
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par LiF » ven. 25 mai 2012 16:14

Ca laisse rêveur...

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joran
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par joran » lun. 18 juin 2012 16:41

alors, pour rebondir dans une direction un peu différente, nous avons essayé pour le grand (la petite n'est pas testée), les rdv en début d'année, les "pas de rdv, on laisse faire et on verra"; et dans tous les cas, ça ne s'est pas bien passé.
là nous sortons d'1rdv en famille avec la psychologue scolaire qui me dit en fin de rdv "oui, mais ce qui me gêne, c'est que ce soit le wisc III" => enfant testé en 05/2010. une neuropsy nous a dit u'il n'était pas forcément utile de refaire le test. mais ell m'a mit le doute. qu'en pensez_vous? et concernant la crédibilité par rapport à l'école?
merci de vos avis.
ps l'elfe, l'adresse mail m'intéresse bien.
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Louise
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Louise » lun. 18 juin 2012 16:58

Aucun des enfants n'est testé.

Ils sont dans une école Freinet, qui est censée développer l'autonomie, et aider les individualités à se développer (disons plus que dans une école classique). Premier point pas mal (sauf que la 6è va fracasser, j'en ai peur), et 2è point.. pas plus que ça. Une classe hétérogène à gérer c'est une classe hétérogène à gérer. Je crois que les instits ne peuvent pas faire de l'individuel, et encore moins de l'individuel préventif.

Le grand finit son CM2... enfin, il l'a fini il y a 3 mois, et depuis il s'ennuie.
Il l'a dit à son instit, qui l'a renvoyé dans ses 18 m.
Il l'a dit à sa mère, qui a renvoyé l'instit dans ses 18m.
Bon, au final, on a passé un WE à définir avec lui des exposés qui collent au programme scolaire, mais sous des angles un peu rigolos/originaux, qui ont été validés par l'instit et qu'il fait dans les moments où ils sont censés avancer seuls et qu'il n'a plus rien à faire. Le rôle de l'éduc. nat. s'est limité (mais je me rends compte que c'est déjà ça!!!) à nous laisser bosser et à accepter nos propositions. L'année pro il va renter dans mon ex lycée. Plutôt élitiste, donc il devrait trouver matière à nourrir son cerveau sans se faire traiter d'intello à lunettes. Je vous dirai quoi.

Le moyen est en CP, et ne s'ennuie pas, il met le bronx. Pas de proposition, mais pas de rejet, l'instit et ses 30 ans de passif ont repéré le profil et tachent de faire avec.

Mais bon, moi ça me va. (Je précise aussi que je n'attends globalement pas grand chose de l'éducation nationale, hein, SURTOUT pas au niveau des apprentissages et du soin à ne pas considérer nos enfants comme des moutons... mais je crois que c'est mon passif d'enfant qui n'a considéré l'école que comme un terrain de jeu géant et un réservoir à copains qui parle)
Pour le moment, je ne suis instinctivement pas pro-aménagement spécial EIP (en tous cas, pas du côté de l'école!), mais j'ai besoin de laisser reposer et continuer de creuser sur le sujet pour argumenter.

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Doonarrala » lun. 18 juin 2012 18:10

joran a écrit :
là nous sortons d'1rdv en famille avec la psychologue scolaire qui me dit en fin de rdv "oui, mais ce qui me gêne, c'est que ce soit le wisc III" => enfant testé en 05/2010. une neuropsy nous a dit u'il n'était pas forcément utile de refaire le test. mais ell m'a mit le doute. qu'en pensez_vous? et concernant la crédibilité par rapport à l'école?
merci de vos avis.
Surdoué avant, surdoué maintenant, surdoué toujours. Un bilan peut s'avérer utile, logiquement, si les résultats baissent, si problème (si un neuropsy juge cela utile, pour déceler d'éventuels troubles). Sinon, je ne vois pas en quoi cela serait pertinent. Il s'agit d'un mode de fonctionnement. Pas d'évaluer pour faire un classement chaque X année. L'objectif ici n'est pas la performance, mais la prise en compte, dans les limites du système (un système de massification).
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par joran » lun. 18 juin 2012 20:57

merci pour vos réponses. Ça réconforte. Mes seules attentes envers l'éduc. Nat. Est qu'elle ne démonte pas la personnalité de mes enfants. Donc je ne demande pas spécialement d'aménagements scolaires, mais simplement qu'on le (mon fils pour le coup) respecte dans son individualité. Sans pour autant lui donner des passes-droits concernant la vie en collectivité!
Enfin, c'est peut-être déjà trop.
Concernant les tests, je suis convaincue de ce que tu dis doona. Je pense exactement pareil. Ma question était plus dans le sens où l'éduc nat n'aurait-elle pas tendance à les prendre à la légère puisque wisc III et pas IV, et que leur connaissance de la spécificité est assez limitée?
Parce que, perso, les chiffres je m'en moque un peu. Je diarai que c'est sa survie psychologique en milieu scolaire qui m'inquiète.
Et que nous abons toutes les peines du monrde à communiquer avec les instits de cette école, et encore je ne parle même pas d'un début de commencement de compréhension!
Ça m'épuise tout ça. J'espère que les vacances vont faire du bien, trop l'impression d'un bras de fer permanent avec l'école.
J'avoue mettre des espoirs dans la rentrée 2013, en espérant que le changement de cycle et de mode d'enseignememt nous convienne mieux à tous les 3.
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par altima » lun. 18 juin 2012 21:21

Solenn a écrit : Une classe hétérogène à gérer c'est une classe hétérogène à gérer. Je crois que les instits ne peuvent pas faire de l'individuel, et encore moins de l'individuel préventif.
Je plussoie en tant qu'instit (hé oui il en faut). C'est difficile de gérer les gamins qui ne se coulent pas dans le moule d'eux-mêmes (et ouf il y en a qui résistent mais souvent ils finissent par en faire les frais :( ). Je repère les HP et m'adapte comme je PEUX, tout comme je m'adapte comme je peux aux enfants en grande difficulté ou avec un profil particulier.
Je sais qu'il y a des collègues qui sont plutôt fermés et ne veulent rien entendre hélas. D'autres croient savoir ce qu'il faut faire face à un surdoué.
Je sais aussi qu'il y a des parents qui croient que leur enfant est le seul E.T. de la classe et qu'on est des précepteurs capables (dans les contraintes du cadre) de faire du sur-mesure.
Bah non, on est dans du collectif et les règles du collectif c'est qu'on arrondit forcément les angles, on ratatine un peu ce qui dépasse...

Le grand finit son CM2... enfin, il l'a fini il y a 3 mois, et depuis il s'ennuie.
Il l'a dit à son instit, qui l'a renvoyé dans ses 18 m.
Il l'a dit à sa mère, qui a renvoyé l'instit dans ses 18m.
Bon, au final, on a passé un WE à définir avec lui des exposés qui collent au programme scolaire, mais sous des angles un peu rigolos/originaux, qui ont été validés par l'instit et qu'il fait dans les moments où ils sont censés avancer seuls et qu'il n'a plus rien à faire. Le rôle de l'éduc. nat. s'est limité (mais je me rends compte que c'est déjà ça!!!) à nous laisser bosser et à accepter nos propositions. L'année pro il va renter dans mon ex lycée. Plutôt élitiste, donc il devrait trouver matière à nourrir son cerveau sans se faire traiter d'intello à lunettes. Je vous dirai quoi.

Le moyen est en CP, et ne s'ennuie pas, il met le bronx. Pas de proposition, mais pas de rejet, l'instit et ses 30 ans de passif ont repéré le profil et tachent de faire avec.

Mais bon, moi ça me va. (Je précise aussi que je n'attends globalement pas grand chose de l'éducation nationale, hein, SURTOUT pas au niveau des apprentissages et du soin à ne pas considérer nos enfants comme des moutons... mais je crois que c'est mon passif d'enfant qui n'a considéré l'école que comme un terrain de jeu géant et un réservoir à copains qui parle)
Pour le moment, je ne suis instinctivement pas pro-aménagement spécial EIP (en tous cas, pas du côté de l'école!), mais j'ai besoin de laisser reposer et continuer de creuser sur le sujet pour argumenter.
Depuis l'an dernier on nous envoie des formulaires pour renseigner sur la présence éventuelle de HP dans nos classes. Il y a aussi plus de conférences qu'avant etc mais bon.
Je dois dire que j'ai du mal à voir mes collègues disserter sur le petit machin ou la petite machine HP prétendue ou avérée, tout en me sentant HP non reconnue durant mon enfance, et tout en en sachant plus qu'eux sur le sujet (en général. J'exclue pas le fait que certains soient aussi surdoués comme moi mais bon j'ai rien décelé de tel au radar alors qu'habituellement je sens plutôt bien).

Bref comme Solenn je pense qu'il est sage de ne pas trop attendre de lE.N. Si déjà les profs acceptent d'entendre le fait que l'enfant a un profil HP et a des besoins particuliers, c'est bien. Mais on ne peut pas attendre l'idéal étant donné qu'à 30 par classe et avec des programmes démentiels on rame.

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Jue
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Jue » lun. 18 juin 2012 21:33

Juste une petite chose, car j'ai été moi-même "de l'autre côté du miroir" : franchement, je ne jette pas la pierre aux profs et instit', la plupart fait sincèrement ce qu'elle peut - et quand on est devant une classe avec des surdoués, des handicapés, des qui s'ennuient, des qui essaient de suivre, etc. bah on est plus en mode "comment je gère ce foutoir" qu'autre chose.
Personnellement, je me suis retrouvé dans ce cas, et c'est à ce moment qu'on se prend un bon coup de réalité dans la figure (et du plomb dans l'aile : tous ses idéaux qui partent en fumée, c'est pas cool :( )... et qu'on mesure les limites de "l'éducation de masse" - qui est, néanmoins, mieux que rien (mais pas encore ça).

C'est à dire qu'on fini par se retrouver devant un problème cornélien :
Est-ce qu'il faut traiter les cas à part, et prendre alors le risque de les marginaliser pour de bon ?
Est-ce qu'il faut s'efforcer de les fondre dans la masse coûte que coûte ?
Après, il y a de véritables miroirs aux alouettes : la pédagogie différenciée, par exemple, très séduisante sur le papier... et irréalisable les 3/4 du temps dans la réalité (il faut se rendre compte du boulot que sa représente : il faudrait au moins être deux enseignants pour une classe pour que ce soit jouable).
Pour ma part, je suis partisan d'une présence supplémentaire dans certaines classes - genre une sorte de maître auxiliaire, je l'ai vu en GB et ça permet VRAIMENT une pédagogie différenciée sans isoler complètement les élèves différents du reste de la classe. Mais bon, encore faudrait-il qu'il y ait les moyens humains (autre débat)...
Et puis, il y a la formation du personnel enseignant... et je n'en parlerai pas, car je pense que je deviendrais carrément injurieux.
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Louise » mar. 19 juin 2012 07:40

En fait il faudrait que superprof capte toutes les spécificités et subtilités de ses élèves, et les fasse interagir entre eux pour chacun apporte sa pierre à l'édifice avec ses capacités, ce qui fait que la tête d'ampoule n'est pas le seul mis en valeur/avant. Ce qui suppose que nous vivrions dans un monde et que nous serions dans une institution qui ne met pas en valeur QUE les facultés intellectuelles (et encore je mets pas dedans musique et dessin, alors que la créativité FAIT partie des facultés intellectuelles).

Sauf que ça c'est possible que au pays des bisounours avec superprof et wonder instit, et ça nécessiterait bien plus de moyens que l'éduc nat n'en a.

Ce n'est PAS ce vers quoi il faut tendre, c'est ce qu'il faudrait faire, sauf qu'à mettre en place des à peu près, des ersatz, simplement une partie de ces bonnes idées, à la place de ça, bin ça donne en effet, je pense, des enfants marginalisés, qui n'ont malheureusement souvent pas besoin de ça pour être exclus et se faire jeter des cailloux. cf exemple de Mlle Rose plus haut.
Ne prendre en compte QUE les spécificités de EIP et ne pas les faire interagir ni expliquer aux autres enfants en quoi ça consiste...comment pouvait-on imaginer autre chose? Double effet kiss cool, la classe est le souffre douleur de l'école, et ces enfants rejettent à leur tour le commun des mortels, s'enfermant dans le cliché de la grosse tête-premier de la classe, ne se sentant bien qu'avec leurs pairs. Bien joué pour la compréhension des êtres humains entre eux.

C'est quand même pas compliqué de prendre une heure de cours pour que tous les enfants fassent des petits exercices pour savoir si leur mémoire est visuelle ou auditive, s'ils sont mono tache ou pluri tache, comment ils ont tendance à gérer leur temps, qu'ils réfléchissent à leur mode d'apprentissage, de fonctionnement et s'aperçoivent qu'ils sont tous différents...en plus ça leur file des clés pour bosser ensuite.

Je m'aperçois que je sors du cadre donné par Doona pour ce topic, qui se voulait résolument positif, désolée pour mon ton navré ^^. Si tu veux que je l'édite et que je le déplace ailleurs, dis moi.

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Doonarrala » mar. 19 juin 2012 08:52

Cela fait un moment que le topic que j'ai ouvert n'a pas pris la direction que j'escomptais, mais cela fait partie du jeu des contributions.

Ce que tu dis, Solenn, correspond à quelque chose que je pense, mais sur le terrain, il n'est pas aisé de le mettre en place (plus facile à dire qu'à faire), d'autant plus quand on n'a pas la formation adéquate. Cela fait 2 ans que je réclame une formation de Gestion Mentale. Cela n'est tout simplement pas proposé au sein de mon académie.

J'ai tenté d'utiliser quelques points que j'avais intégré avec mes élèves, mais avec une classe nombreuse, je n'y suis pas arrivée (cela prenait trop de temps, sans compter mon manque de connaissances patent sur le sujet...lire La Garanderie ne suffit pas. J'aurai besoin d'un guide avec de l'expérience).
Évidemment impossible à faire avec mes 6 classes, mes 3 heures par semaines par classe, et mes 148 élèves.

Je réessaye à la rentrée prochaine, dans le cadre de l'accompagnement éducatif, avec un petit groupe d'élèves de 6e. Mais ce sera encore une fois du bricolage, avec les écueils et tâtonnement que cela suppose.
Par contre, j'ai réussi à défendre mon point de vue lors d'une réunion d'harmonisation entre école primaire et collège, et l'inspecteur du primaire a compris ce que je voulais et m'a dit essayer de trouver une solution. C'est pour moi un début d'avancée, surtout que des collègues m'ont par la suite dit que cela les intéressait. A la prochaine réunion, je remettrai le sujet sur le tapis.
C'est quand même pas compliqué de prendre une heure de cours pour que tous les enfants fassent des petits exercices pour savoir si leur mémoire est visuelle ou auditive, s'ils sont mono tache ou pluri tache, comment ils ont tendance à gérer leur temps, qu'ils réfléchissent à leur mode d'apprentissage, de fonctionnement et s'aperçoivent qu'ils sont tous différents...en plus ça leur file des clés pour bosser ensuite.
Pas compliqué? Eh bien, pour l'avoir tenté, dans les conditions de travail qui sont les miennes, je ne suis pas d'accord. Rien que pour faire les exercices, 1 heure de cours ne suffit pas . Certains auront fini, d'autres pas. Les élèves "dys" auront besoin d'une aide permanente, les élèves très lents aussi. Et le projet demande des heures de cours dédiés à cela sur plusieurs semaines, avec des petits groupes d'élèves.

Une fois les exercices effectués, il faut aider chaque enfant à intégrer cette information dans son quotidien scolaire. Voir avec lui quelles méthodes il a utilisé, avec quel succès, quelles méthodes il pourrait essayer, sur combien de temps, puis faire un nouveau bilan, pour adopter définitivement ces méthodes, ou les abandonner, puis repartir sur un questionnement pour trouver d'autres méthodes, qui s'adaptent à sa personnalité, à son environnement familial (les contraintes, comme le fait de partager sa chambre avec des frères et sœurs qui regardent la télé, etc). C'est du sur mesure. Et sur de longues semaines, avec des points bilans réguliers, pour chaque élève. (le temps passé avec chaque élève va varier; les plus en difficultés auront bien sûr besoin de davantage de temps de présence et de soutien)

Un enfant en difficulté sera ravi de savoir que son mode d'apprentissage préférentiel se fera plutôt par le canal visuel/ kinesthésique, par exemple (et que du coup, il n'est pas stupide, contrairement à ce qu'il pensait, mais simplement n'utilisait pas le "bon canal"), mais il faudra l'aider à intégrer cette information personnellement, dans ses apprentissages, et le guider sur cette voie. Tout seul, il n'y arrivera pas (à l'exception des élèves autonomes et bien suivis à la maison). Il faudra constamment lui rappeler d’utiliser ces nouvelles méthodes, et l'encourager (l'aide des parents serait bien précieuse).

Les problèmes que j'ai observés, et points sur lesquels je me suis cassée les dents: les nouvelles méthodes ne sont pas employées. L'enfant ne reste pas motivé longtemps, car il veut des résultats positifs tout de suite, ici et maintenant, sinon, il abandonne.
A mon sens, il faudrait un système de tutorat (donc plusieurs enseignants formés disponibles), un bilan effectué chaque semaine, avec la participation des parents.
Bref, gros problème de mise en pratique.
J'y crois, alors je continue comme je peux, mais franchement, c'est pas simple (pour moi, du moins).
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par lady space » mar. 19 juin 2012 09:17

Je vais relater un peu ce que j'ai vu faire de positif dans les différentes écoles (toutes publiques) fréquentées par mes 3 enfants:

Une maîtresse de moyenne section de maternelle qui donnait des fiches de travail supplémentaires quand elle voyait le niveau d'agitation de la classe augmenter. Comme c'était ludique, ça n'a pas choqué les enfants, au contraire même.

Une maîtresse de CP qui a fait venir ma voisine aux alentours de noël: "Vous savez Madame, j'ai l'impression que je ne peux plus apprendre grande chose à votre fils cette année. Qu'en pensez-vous si on le fait passer progressivement au CE1? Les après-midis d'abord, et si ça se passe bien, il terminera l'année complètement au CE1 et passera au CE2 avec eux." Le tout sans évoquer une éventuelle douance, juste sur la base d'un constat par une maîtresse capable de prendre du recul. La proposition a plu aux parents et cette transition s'est très bien passée. Accessoirement, cette façon de faire présente aussi un gain tout bêtement comptable pour l'EN.

Dans la même école, le directeur avait toujours un panier avec des "calculs magiques" dans une étagère, dans lequel pouvaient piocher les enfants qui avaient fini leurs exos avant les autres. Dans la même optique, certains manuels de maths proposent un "coin du chercheur" pour chaque leçon, histoire d'occuper les esprits plus curieux. Préparer des fiches en plus, ça représente du travail en plus pour l'enseignant UNE fois, puis ensuite un peu de temps et d'argent pour refaire des copies. Mais le gain en temps, en calme et donc en énergie vaut largement le coup. Et les élèves ayant fini leur travail mais n'aimant pas trop les calculs et coloriages ont toujours eu le droit de piocher dans des bacs à livres pour occuper leur esprit en attendant que les autres finissent à leur tour.

Une prof au collège ensuite qui donne des exos et termine ses consignes par: "et les multitâches ont le droit de sortir leurs écouteurs maintenant". Acceptation des différences de fonctionnement qui ne coute ni temps ni argent, suffisait d'y penser.

Après, il y a certaines stratégies qui peuvent s'avérer payantes, et pas uniquement pour les élèves HP, tout en étant gratuites:

- maintenir un niveau sonore plutôt bas pendant les cours, ça aide tout le monde à mieux se concentrer
- aérer les salles de classe régulièrement, ça profite aussi à tout le monde et c'est pourtant loin d'être généralisé (merci les profs frileux)
- si un élève dit ne pas avoir compris une leçon, la ré-expliquer dans d'autres termes et d'une autre manière
- les pas-multitâches vont avoir du mal à copier et comprendre une leçon que le prof est en train de mettre au tableau en l'expliquant en même temps
- les mémoires auditives vont avoir du mal quand on leur demande d'apprendre une leçon sur la seule base d'un document, ça ne prend pas beaucoup de temps de l'agrémenter d'une petite anecdote

Pour finir avec un exemple à ne pas suivre d'un prof de collège face à un élève qui voulait en savoir plus long sur un sujet: "Je ne vais pas répondre à ta question, ça n'est pas au programme." No comment...
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Jue » mar. 19 juin 2012 11:26

lady space a écrit :Pour finir avec un exemple à ne pas suivre d'un prof de collège face à un élève qui voulait en savoir plus long sur un sujet: "Je ne vais pas répondre à ta question, ça n'est pas au programme." No comment...
Oui, mais des fois on peut pas faire autrement (saloperie de programme, au passage) :-?
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par lady space » mar. 19 juin 2012 14:36

Ben si, on peut dire: "écoute, je n'ai pas le temps d'approfondir cette question avec toute la classe, le programme ne me le permet pas. Pour en savoir plus, je peux toutefois te conseiller tel ou tel livre."

Ça fait beaucoup moins excuse bidon pour cacher que le prof ne connait pas la réponse. Parce que c'est à ça que le refus m'a fait penser en premier. Et surtout face à un élève surdoué, un prof risque de se trouver confronté à des questions dont il n'a pas la réponse tôt ou tard. Autant l'admettre alors ou au moins temporiser du genre: "Je ne peux pas en parler maintenant, on doit boucler le programme, mais on peut en discuter une autre fois." Ce qui lui laisse le temps de se documenter si l'élève lui a posé une colle et présente en plus l'avantage que l'élève se sent pris au sérieux.
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Jue » mar. 19 juin 2012 18:33

Je cherche la petite bête, mais des fois on est fatigué et on a juste pas envie de faire une réponse élaborée, donc on peut balancer ce genre de choses sans y avoir vraiment réfléchi. Je veux pas trouver d'excuses, mais faut pas non plus tirer de conclusions trop hâtives.

Ceci dit, en général, quand je tombe sur quelqu'un qui veut aller plus vite que la musique je lui dis : "finissons ça d'abord, et on en discutera plus tard ou la prochaine fois" - chaque chose en son temps, sinon on se perd dans les détails.
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par lady space » mer. 20 juin 2012 07:13

Voilà!

Dans le fond, ta façon de t'exprimer revient au même: l'élève n'aura pas sa réponse, en tout cas pas tout de suite. Mais avec la forme, tu n'as pas claqué la porte au nez de l'élève et c'est ça qui est important.
Car ça ne fait de mal à personne de comprendre qu'il n'est pas seul au monde, qu'il y a des contraintes et qu'il faut donc apprendre à patienter. La demande a toutefois été entendue, c'est une marque de respect, et souvent, il n'en faut pas plus.

C'était là aussi que j'ai voulu en venir avec mon post: à défaut de pouvoir proposer une pédagogie adaptée et dans l'obligation de faire avec les moyens du bord, on peut au moins reconnaitre le vécu de l'élève.

Ça se fait bien pour les dyslexiques; j'ai souvent vu en conseil de classe des remarques du genre "On sait bien que c'est difficile pour toi, mais tu te débrouilles plutôt bien. Ne relâche pas tes efforts."

Et ça ne tient qu'à la personnalité de l'enseignant de faire pareil pour un surdoué: "On sait bien que tu t'ennuies quand tu as fini tes exercices avant les autres, quand on répète trois fois la même leçon et l'effort que tu dois faire pour rester tranquille et éviter ainsi de ralentir encore plus la classe. Ne relâche pas." Ou quelque chose de ce genre, en fonction d'où pêche le comportement de l'élève en question.
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Zyghna
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Zyghna » mer. 20 juin 2012 09:30

J'ai toujours eu la chance d'avoir le droit d'ouvrir mon livre quand j'avais fini mes exercices en classe (merci les profs compréhensifs), du coup je ne me suis jamais ennuyée à l'école.
Effectivement il y a l'art et la manière de dire ou faire les choses, mais c'est ça qui change tout auprès d'un élève.
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Jue » mer. 20 juin 2012 09:42

Zyghna a écrit :J'ai toujours eu la chance d'avoir le droit d'ouvrir mon livre quand j'avais fini mes exercices en classe (merci les profs compréhensifs), du coup je ne me suis jamais ennuyée à l'école.
Effectivement il y a l'art et la manière de dire ou faire les choses, mais c'est ça qui change tout auprès d'un élève.
C'est marrant, parce que ça c'est un truc qui ne m'est presque jamais arrivé. Au contraire, les autres finissaient toujours avant moi : il me fallait toujours 36 plombes pour comprendre les énoncés (et comprendre quelle réponse on attendait de moi)... ça m'avait valu un commentaire sur un bulletin du genre : "ne sait jamais ce qu'il faut faire" :D
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par soazic » mer. 20 juin 2012 10:27

je ne me souviens pas m'être ennuyée en primaire, juste que c'était facile et qu'on pouvait faire marcher à plein son imagination.
par contre au collège je me suis deconnectée.

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par cosmos » jeu. 21 juin 2012 15:11

Bonjour,
Mon fils finit sa 4e. Il est dyslexique en plus de sa précocité.
Une IEN responsable du projet EIP sur mon département est intervenue et a menée la réunion.
Ils (l'équipe enseignante) voulaient le faire redoubler... :evil:
Elle a rectifié le tir et dicté un PPRE.
Les profs étaient blancs et verts :twisted: pas joli, joli... Mais ô combien instructif de nôtre point de vue :angel:

Reste à voir si l'effet ne retombera pas sur le môme qui est fatigué d'ennui à force de devoir aller au collège :-|

Je peux détailler le PPRE mais pour le moment son utilité est d'avoir soulagé mon fils, il a retrouvé sa gaieté. La mise en oeuvre est prévue à partir de la 3e :mrgreen: :clap:

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Mlle Rose » jeu. 21 juin 2012 15:53

Bon, on va peut-être recentrer le débat.

Ce fil n'est pas là pour dire "moi ci, moi ça", mais pour montrer comment évolue l'Education Nationale par rapport au haut potentiel. Il est à la base là pour recenser les solutions pédagogiques possibles et éventuellement là où ça coince (il me semble que c'était le propos de Doona au départ). Rien n'empêche d'étayer par une expérience mais ce n'est pas l'intérêt du sujet.

Donc oui là dans ce cas, détailler le PPRE est intéressant. Quelle mesure, et pour quel problème, c'est intéressant. Le reste c'est pas le sujet.
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Doonarrala » jeu. 21 juin 2012 19:56

L'idée de départ était effectivement d'apporter un témoignage sur les tentatives de prise en compte, au sein de l’Éducation Nationale, de la spécificité de l'élève HP en soulevant les avantages et les inconvénients (car il y en a toujours).

J'aurai bien aimé ensuite pouvoir en faire une synthèse.
"Chacun a de bonnes raisons, intrasubjectivement valables, de penser ce qu'il pense, de dire ce qu'il dit, de faire ce qu'il fait et de ressentir ce qu'il ressent." (Daniel FAVRE)

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par cosmos » jeu. 21 juin 2012 21:25

Le projet EIP est suivi par des IEN dans chaque département.
C'est une de ces personnes qui a permis que la situation figée de mon fils prenne depuis la semaine dernière un nouveau départ théorique.
Dans chaque département des PPRE peuvent être mis en place. Les équipes enseignantes doivent s'y conformer.
Cette reconnaissance devant les enseignants est une avancée. La déscolarisation était en question à la maison.
MAIS : Quels feedbacks les enseignants vont-ils renvoyer au môme à la rentrée dans la mesure où depuis hier ils viennent de lui refuser une option pour l'an prochain (en donnant comme motif que les absences ne permettent pas de s'investir) Alors que le quota de demi journées d'absence autorisé a été accepté par les enseignants dans le PPRE.
J'en déduis qu'ils ont accepté contraints et forcés par la présence de l'IEN.
Ils ne partagent pas les connaissances du profil EIP. (FORMATION ?)

PPRE (avec équipe éducative prévue mi janvier 2013 avant le premier brevet blanc pour évaluer) :

- ne plus attendre d'attitudes, de regards prouvant qu'il écoute
-le laisser dessiner car il écoute quand il dessine
-plus d'obligation d'écrire; lui fournir pour chaque cours des documents en police arial 12 espacée.
-mise en place du tutorat (enseignant choisi dans une liste fournie par l'élève)
-15 demi journées d'absence autorisées pour souffler, en faire part au tuteur quand le besoin se ressent

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Louise » ven. 22 juin 2012 07:09

Moi je veux bien savoir ce que ça veut dire IEN et PPRE (à moins que ça soit décrit dans les pages précédentes, auquel cas je m'excuse ^^). J'imagine qu'il y a "plan personnalisé" dedans.
Ce sont des mesures "classiques?".
Le PPRE concerne tous les élèves ou pas?
(je sais, y'a google, mais je me dis si quelqu'un vient chercher de l'info ici, autant que ça soit condensé!)

Spontanément quand je lis ça je me demande en effet comment ça va bien pouvoir passer au niveau des élèves et au niveau des profs. Je suis curieuse d'avoir ton retour, vraiment, ça me laisse foutrement perplexe.

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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par Doonarrala » ven. 22 juin 2012 09:10

Il est vrai qu'il n'est pas facile de s'y retrouver dans la forêt de sigles utilisés dans les administrations françaises.

PPRE = Programmes Personnalisés de Réussite Educative

IEN = Inpecteur de l'Education Nationale
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Re: L'Education Nationale et les Enfants à Haut Potentiel

Message par cosmos » sam. 23 juin 2012 12:00

Concernant les élèves, il "suffirait" d'en parler intelligemment... expliquer etc...
Mais concernant les enseignants c'est plus complexe.
Je vois le principal pour en parler cette semaine.
La psychologue scolaire m'a proposé de prendre une copie du dernier bilan pour expliquer plus finement aux enseignants qui demanderaient. MAIS : demanderont-ils ?

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