comment aborder leur douance avec ses enfants?

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lady space
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comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par lady space » lun. 19 déc. 2011 17:17

Je lance ce topic suite à la discussion apparue à divers endroits parce que je pense que la question mérite d'être traitée de façon plus détaillée.

On peut effectivement se poser la question de savoir s'il est pertinent d'expliquer leur douance à nos enfants suite au WISC.
Et je comprends bien la crainte qu'ils risquent de faire une sorte de "coming out" mal placé dans leur naïveté avec pour résultat encore plus de brimades et moqueries que ce qu'ils ne rencontrent déjà.

Après, le tout est de savoir aussi comment s'y prendre et quoi leur dire. Ils nous appartient en tant qu'adultes de trouver la façon adéquate de leur présenter la chose. Ce n'est pas pareil si on a affaire à un enfant de 5 ans, de 10 ans ou de à un ado.

Personnellement, j'ai suivi mon feeling et ma stratégie en vigueur depuis l'acquisition de la parole par mes enfants, à savoir répondre le plus honnêtement possible aux questions qu'ils me posent, dans un vocabulaire adapté à leur maturité du moment. Après le test de ma fille, j'ai donc expliqué au fur et à mesure qu'elle a une façon de réfléchir et de comprendre que d'autres n'ont pas ou pas encore. Que cet état de fait a des avantages mais aussi des inconvénients. Plus tard, on a dû parler de son décalage en termes de maturité de caractère aussi. Elle avait 10 ans à l'époque et elle n'a jamais parlé de sa douance en dehors de notre noyau familial, même pas aux grands parents, tantes, oncles, cousins. Elle a très bien dû sentir que ça n'allait lui apporter que des embrouilles et de l'incompréhension. Ce n'est qu'en 1ière qu'elle a rencontré des personnes en lesquelles elle a eu assez de confiance pour en parler un peu. Mais elle n'a jamais oublié qu'elle n'est pas tout à fait comme tout le monde et bien qu'elle n'ait pas étalé ce savoir sur la place publique, je pense qu'il a contribué grandement à sa confiance en soi. Si difficultés il y a, elle sait par quoi elles peuvent être causées et aussi qu'elle dispose de capacités qui peuvent l'aider à les surmonter.
Par contre, entre nous, le sujet n'a jamais été tabou, il donne même lieu assez souvent à des blagues foireuses du genre: "maman, t'es pas douée!" "non, SURdouée!!!"

Pour mes fils testés à l'âge de 9 ans, la question se pose différemment. Ils ont surtout le côté hyper-émotivité qui les différencie fortement des autres garçons, plus de bonnes capacités logico-matheux mais pas très hors-normes. Et ils n'ont pas posé de questions particulières non plus. Pour eux, il devait être suffisant que moi, je connaisse leur spécificités. On a dû en reparler seulement au cours de leur 3ième quand il fallait choisir les orientations.

Voilà pour mon témoignage - à vos questionnements!
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Cyrano » lun. 19 déc. 2011 17:31

J'ai une question subsidiaire :

Faut-il faire tester ses enfants si l'on constate des facilités certaines dans bien des domaines, mais qu'ils "semblent" épanouis dans leur environnement ?

Mon garçon, c'est une plaie avec son instit' donc je vais sûrement agir rapidement. Mais quid des enfants qui semblent aller bien ? Quand on considère que les filles s’adaptent mieux dans certains cas ? N'est-ce pas une erreur de considérer que ça va, alors que peut-être elles s'adaptent comme elle peuvent et masquent des choses ? Est-ce que je ne suis pas un papa gâteau qui se fourvoie ?

A l'école, j'ai été alerté quant à leur "précocité", mais je suis un peu paumé, et pas sûr du tout de faire les bons choix.
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Athanor » lun. 19 déc. 2011 18:36

Mon garçon va passer le test à la mi-janvier.
Quel qu'en soit le résultat, s'il ne pose pas de question particulière, on n'abordera pas le sujet s'il n'y a pas une demande de sa part. Mais s'il est demandeur, on lui expliquera, peut-être sans utiliser le mot "surdoué" qui peut être mal assimilé par un petit garçon de sept ans. Tout simplement en lui expliquant le mode de fonctionnement particulier qui nous caractérise.
Le test, on le lui fait passer car il a d'excellent résultat, assimile les choses souvent avant les autres, mais reste dans son monde au point d'être toujours en retard et de devoir retourner en soutien le mercredi, à son grand désespoir. De plus l'instite semble parfois péter les plombs et s'en prend assez durement à lui, selon ce qu'il nous dit. La directrice mise au fait de la situation nous a dit avoir vu en lui des signes révélateurs. Cela vient s'ajouter à d'autres facteurs que l'on a pu observer depuis sa naissance.
Cyrano a écrit :Faut-il faire tester ses enfants si l'on constate des facilités certaines dans bien des domaines, mais qu'ils "semblent" épanouis dans leur environnement ?
Tant que tout allait bien, nous n'y avons pas songé. Mais c'est la tournure des événements qui nous conduit à cette démarche. Après, sur l'apparent épanouissement, je pense qu'en conversant avec nos enfants, nous sommes en mesure de percevoir s'il y a un problème masqué ou pas. J'attends d'avoir des signes révélateurs avant d'entreprendre une action car si tout se passe bien, je préfère ne pas attirer l'attention de mon tit bonhomme sur d'éventuelles questions qui pourraient lui faire se poser d'autres questions, faire boule de neige et lui susciter de l'angoisse ou de l'inquiétude.
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par soazic » lun. 19 déc. 2011 18:56

je ne saurais répondre. On a fait testé ma fille car justement cela devenait douloureux à l'école, un ennui profond, tristesse et opposition. les instits avaient repéré ses capacités mais ne pouvaient guère l'aider. Comprendre d'où "cela" venait lui a fait beaucoup de bien, elle s'est sentie reconnue. Après, on n'en parle qu'entre nous (le peu qui a filtré dans la famille a été perçu comme "ils se la pètent").
De mon côté, j'ai eu une scolarité nickel (excellente quoi, sans vague, je me suis complètement conformée au moule) jusqu'en 5eme, sauf que j'étais déprimée, et que mes parents n'ont rien vu. Si j'avais su à cette époque de quoi il en retournait, être entendue et reconnue telle que j'étais réellement par un tiers, je pense que cela m'aurait fait beaucoup de bien.
Voilà, je suis partagée, comme d'hab'!!

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par marco » lun. 19 déc. 2011 20:50

Chez nous la question de la douance de mon fils aîné s'est posée en deux périodes.

D'abord il y a 3 ans, quand il avait 6 ans. On l'avait toujours trouvé très vif, langage très précis et riche, depuis assez tôt. Des phrases construites à deux ans et demi, curiosité, etc. etc. bref je ne vous refais pas le portrait.
Pour nous il était vif mais c'est tout. La première fois qu'on s'est posé la question c'est quand ma femme a eu une discussion sur le sujet avec un collègue dont le fils venait d'être dépisté.
Elle a acheté un bouquin de Sophie Côte. Moi ça m'a intéressé et gêné en même temps. Je l'ai laissé regarder ça et ait fait l'autruche. Bon, on a fini par ne plus en parler.

Puis cet été, c'est ma mère qui a ramené le sujet. Je crois qu'elle a entendu une émission avec JSF qui a fait tilt et remué deux ou trois bricoles : elle a été testé / dépistée, jeune ado, et puis plus rien. Elle a creusé le sujet et puis de fil en aiguille j'ai lu les bouquins qu'elle avait acheté, le premier consacré aux gamin, le deuxième étant TIPEH.

Bim bam boum... headshot.

Arrivé là on s'est dit que ça valait le coup de savoir. Ca se passe très bien à l'école. Mais on a pensé que puisqu'on avait un faisceau d'indices assez sérieux, ça pourrait valoir le coup de savoir. L'idée étant que si d'aventure ça devait se passer moins bien à l'école, on ait la bonne grille de lecture et qu'on réagisse moins bêtement que si on ne savait rien.

Le verdict est tombé en septembre.
Depuis je délivre quelques infos à mon fils, par touches successives. C'est assez homéopathique pour le moment, pédagogique. Quand j'ai l'occasion j'explique que son fonctionnement n'est pas le même que celui de la plupart des gens. Ce qui est bien c'est que je peux parler de lui et moi, pas seulement de lui, dire que tous les deux on est un peu comme ci ou un peu comme ça.

Il faudra qu'il sache, qu'il ait "the big picture", mais je préfère aller un poil doucement que trop vite.

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lady space
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par lady space » mar. 20 déc. 2011 09:41

A comparer avec mon propre vécu quand j'étais gamine dont personne ne soupçonnait une quelconque douance, je crois que nos enfants ont un avantage énorme (ou plutôt deux): la douance est connue, les connaissances et l'approche en cas de problème aussi; et surtout ils ne sont pas seuls - dans la cellule familiale, il y en a au moins deux qui "sont comme ça".

Je pense que ça aide beaucoup dans la construction de l'image de soi de savoir qu'on n'est pas seul à se poser certaines questions, qu'on n'est pas "faux" à ressentir certaines choses. J'imagine que ça doit être rassurant aussi pour un enfant d'être pris au sérieux, d'être aimé pour ce qu'il est en connaissance de cause par des parents qui cherchent sincèrement à comprendre et qui accompagneront leur enfant dans ses questionnements. Dans ce contexte, j'ai d'ailleurs constaté que ce n'est pas grave d'avoir à dire "je ne sais pas" à son enfant à un moment donné pour peu qu'on rajoute "on va chercher ensemble, si tu veux".

Quant à les faire tester, je pense qu'il ne faut pas hésiter si on perçoit une souffrance et justement être attentif à cela pour les enfants qui ont l'air d'aller bien, leur faire comprendre très clairement qu'ils ont le droit d'être comme ils sont et qu'on les aime pour cela justement. Après, la meilleure chose qu'on peut faire pour eux c'est de nous prendre en charge nous-mêmes. Car derrière un enfant épanoui et souriant en apparence peut se cacher un petit être très seul et très triste qui prend sur lui pour préserver ses parents, qui essaie de correspondre à ce qu'il pense qu'on attend de lui.

Concrètement chez nous, ça c'est passé de la manière suivante: dans la vie de ma fille certaines choses se passaient mal, surtout dans la vie sociale à l'école et je savais qu'il pouvait y avoir un lien avec la douance. Mais le tableau n'était pas frappant, elle était sociable, souriante, les résultats scolaires normaux. On a donc discuté des problèmes qu'elle rencontrait (hostilité des camarades de classe, impossibilité de se concentrer dans une ambiance bruyante, de nombreuses fautes d'inattention) et on était d'accord toutes les deux à ce qu'elle passe le test, sans sa demande je ne l'aurais pas fait - elle avait 10 ans à l'époque!!!

Un peu plus tard, c'était mon tour pour le test et nous voyant faire, ses frères étaient demandeur aussi quelques mois après, re-test donc - ils avaient 9 ans!

Ceci pour dire qu'à cet âge relativement jeune déjà, on peut travailler en concertation avec ses enfants. Dans mes explications avant et après test, j'ai par contre insisté sur le fait qu'un chiffre de QI n'est pas une note mais une indication sur une manière de fonctionner. Et bien qu'en utilisant le mot surdoué parfois, j'ai surtout parlé de l'aspect "trop" - penser trop, sentir trop, ressentir trop.

D'après moi, l'essentiel pour nous parents est d'être à l'écoute, de répondre aux questions posées immanquablement un jour par nos enfants et d'aviser au fur et à mesure qu'ils avancent dans leur vie. Surdoués ou pas, les enfants ont des potentiels différents mais formidables et c'est notre boulot de parents de les aider à trouver les clés qui vont leur permettre de les exprimer.
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Zil2blé » mar. 20 déc. 2011 18:30

Merci pour tous ces témoignages
Ladyspace, ça fait du bien de voir comment ont évolué tes enfants plus tard... On voit bien aussi la différence entre garçons et filles.
Face à la question de Cyrano, c'est difficile de répondre. Chaque cas est unique!
Mais je me disais la même chose pour ma fille, car elle était très sociale, beaucoup de copines, bonne en classe, bref pas de problèmes. et puis finalement, voilà qu'elle nous dit qu'elle n'a plus envie de jouer à la récré, elle se cache quand ses copines la cherchent. Elle a demandé à passer le test. Donc, on va suivre.
Sinon, comme on est une famille où l'on parle beaucoup notamment pendant les repas, et que les enfants n'hésitent pas à nous poser des questions, on a vécu tout le chambardement de la découverte de la douance dans la famille tous les 4 ensemble. Lorsque j'ai annoncé les résultats de mon test, ma fille a fondu en larmes. Une fois calmée, ce qu'elle a pu nous dire c'est "Je ne veux pas être différente". On s'est dit qu'on avait peut être été trop "transparents" sur le coup, mais non, car il lui a fallu seulement deux jours pour digérer et retourner la situation en "je veux savoir"
Pour mon fils, ça a été dur pour lui de mettre le doigt sur sa différence. Pourtant, c'était très visible de l'extérieur. (C'est un garçon sensible, et il a de grande difficultés à aller vers de nouvelles personnes.) On s'en est voulu de mettre en valeur ce qu'il refoulait. Et puis non, finalement, il a repris du poil de la bête. Les questionnements ne sont pas finis et tant mieux. On a choisi de lui dire l'essentiel, en mettant bien en valeur les aspects différences de pensée, gestion de l'émotion et richesse des perceptions, avec des mots appropriés évidement. On va attendre les questions pour rentrer dans le détail. Ils ont une grande adaptabilité, mais il ne faut pas trop tirer dessus.

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Coccinelle » lun. 2 janv. 2012 16:36

Nous avons fait tester notre fils de 4,5 ans à l'époque, car il était vraiment très anxieux, de hallucinations hypnagogiques, des grosses crises...il a d'abord été suivi par une psy, qui comme notre généraliste (c'était le premier à me parler de précocité) pensait qu'il était précoce. A l'école, sont arrivés des problèmes de comportement et de relation avec les instit à qui on avait fait part des doutes du médecin et de la psy, mais qui ne nous ont pas pris au sérieux du tout.
Finalement, il a passé le test (c'est le WISPI) donc pas encore vraiment officiel, mais la neuropsy qui l'a vu pour les tests a été catégorique, ensuite s'est posé la question du saut de classe qui a été refusé, puis un essai de 3 semaines le matin en CP au début d'année, finalement il n'était pas prêt, pas assez scolaire et bien mieux intégré avec pleins de copains en GS et peu au CP...

Nous lui avons parlé de ce test, de ce que ça voulait dire: qu'il était très intelligent que ça expliquait aussi ce trop ressentir, que ça allait plus vite dans son cerveau (depuis il a arrêté de dire que toutes les bétises et colère etaient de la faute de son cerveau qui lui disait de faire certaines choses).
Il a continué à voir une psy pendant 3 mois, depuis ça va mieux, on réabordera le sujet quand il grandira, en attendant on en parle de temps en temps, on le remet aussi à sa place quand il se vente de sa grande intelligence (avec beaucoup d'insistance), on essaie autant que possible de lui donner goût à l'effort aussi (et ça c'est pas gagné), mais surtout on lui fait faire du sport individuel et collectif, car dans ce domaine il n'est pas surdoué juste normal et le vit plutôt mal, il n'est plus la vedette qu'il est habituellement quand il parle de dinosaures, de volcans, d'évolution, de mécanique etc...ou quand simplement il réussit tout les trucs intellectuels du premier coup sans le moindre effort... j'aimerais lui apprendre à se depasser et qu'il soit fier de lui quand après un effort il arrive un truc nouveau...et ça douance ou pas ça change rien!

On lui a aussi expliqué que son papa et sa maman était comme lui, qu'on pouvait comprendre ce qu'il ressentait qu'il n'avait qu'à nous en parler...la porte est toujours ouverte et il le sait.

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Zil2blé » lun. 2 janv. 2012 18:26

Je crois qu'on en arrive tous à la même conclusion: Trouver l'équilibre pour son enfant en évitant les écueils . Le plus grand pas est fait quand on sait comment l'enfant fonctionne et c'est plus facile quand on est passé par là.
On ne peux pas tout régler en une fois :
Il faut accompagner les difficultés au fur et à mesures qu'elles se présentent. Pour mon fils, ça commence un peu au CM2 car déjà il a pris des mauvaises habitudes. Quand on se repose sur sa mémoire par exemple pour ne pas travailler, au bout d'un moment, ça se fait ressentir. Les activités où ils n'excellent pas sont bien sûr à encourager.
@coccinelle,
quel âge a ton fils?

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Coccinelle » mar. 3 janv. 2012 10:38

il a 5,5 ans.....

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Lisa » mar. 3 janv. 2012 16:23

ici ca a été dur de parler de tout ca, parce que totu nous est tombé dessus en catastrophe, le moins qu'on puisse dire c'est que la precocité est arrivée dans la douleur. pour tout le monde...

l'école a été le lien ou totu est arrivé/s'est déclaré, la collectivité de totue façon.
chez nous, on est tous pâreils, donc..on ne voit rien de bisarre.
mais l'ecole a été dure pour le second, puis le dernier..je finissais par me demander masi quest ce que j'ai fais de travers?
(et pas que moi je pense... :mrgreen: ).

enn fait, l'école a pris de grandes solutions pour tenter d'e calmer le jeu, surtou pour le plus jeune , qui etait tellement opposant et refusait l'école.
on a fni par aller chez la psy pour le kabc, precocité.ouf..mais..c'est quoi ttou ça? pourquoi nous?..(le deuze avait été testé auss peu de tps avant mais lui se fiche un peu de tout ca et a d'autres souis en plus, donc on en discute pas vraiment.)

par contre pour le dernier, on a refait en urgence un wisc aors qu'il deprimait completement, (et pourtant il,a plafonné une grand epartie du test.)lui ne voulait pas etre different, il souffrait bcp.(et comme on a decouvert son profil thqi on a mieux compris.)
il etait (et est) a fleur de peau..

après bien du mal il est plutot "mieux" avec sa condition ajourd hui..a compris, et est enfin bien en classe grace au dispo ehpi.
mais avant ca a été dur..il accepte et relativise enfin, mais il a fallu un temps.

je leur ai parlé de ça a mometn des tests, et puis de tps entps quand ça vient sur le tapis (ben comme le dernier est en dispo hpi, c'est dur de ne jamais en parler mais ça va.)
on en parle souvent avec humour par contre aujourdhui.

je crois que c'est important de prendre bcp bcp d recul vis a vis de la precocité, la vie est tellement pleine d'autre chose que ça doit rester en toile de fond mais pas primordial.
souvent en tant que jeunes parents on fait cette erreur de tout voir à travers ce prisme...mais ça passe. (heurusemnt)

ils savent que je suis comme eux aussi, et asie aussi, on est un mélange de tout à nous 5. on peut s'épauler.
l'ideal etant de pouvoir en discuter d tps en tps pour relativiser, dédramatiser, et s'accepter tous.(et les autres.)
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par amalia » mer. 4 janv. 2012 22:06

ça y est, rdv est pris pour ma fille, mais pour le moment elle ne sait rien ; elle est suivie depuis un moment par sa psy, qui la connait bien, mais ma fille se pensant hyper nulle, ne se doute pas qu'elle pourrait etre brillante ;

je ne lui ai parlé de rien, ne sachant pas le résult, mais je pense que je ne parlerais pas forcement de douance, mais de fonctionnement différent expliquant ses traits particuliers, dont l'hypersensiblité ;

par contre, je me pose la question notamment par rapport à son jumeau ; lui n'a jamais été "pensé" comme doué, il a toujours progressé tranquillement à son rythme, en décalage avec sa soeur, mais surtout avec un fonctionnement tres différent (il observe bcp puis se lance quand il se sent prêt) il se croit probablement assez quelconque et évite la comparaison avec sa soeur ;
mais visite à son instit ce matin : "réussit bien, dans tous les domaines, super sociable, hypercréatif, c'est rare pour son age ! on voit qu'il est souvent dans son monde, parfois il décroche, il a une vie intérieure tres riche" gloups et gloups...

et pour l'ainé, dont le profil me fait aussi de plus en plus penser à celui de sa soeur, meme si plus masqué par ce qui pourrait être de l'hyper adaptation et/ou un trouble anxieux important ;

bref, soit c'est moi qui me raconte n'importe quoi soit ...

mais la question est : dois je faire tester le jumeau, qui va tres bien mais qui se croit probablement moins bien que sa soeur (et qui se limite dans certaines choses, pour ne pas etre "dernier") ? pour l'ainé, ma décision est quasi prise "maman, j'en ai marre d’être aussi sensible"

comment avez vous géré ça dans la fratrie ? est ce arrivé qu'un soit HQ et et l'autre "normal" ?

pff..pas toujours cool d'etre parent.... maman et psycho hypersensible, je vous dis pas :worried:
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Mlle Rose » jeu. 5 janv. 2012 09:11

Pour avoir parlé de ça avec une psychologue de référence dans le domaine, je te dirais que tu devrais faire tester toute la fratrie oui, dans la mesure de tes moyens, parce que très souvent tous sont concernés et que même si aujourd'hui il n'y a pas de problème, ils peuvent survenir plus tard. C'est un outil de prévention, un moyen aussi de savoir mieux comment gérer les relations entre eux, temporiser les succès et les échecs des uns ou des autres.
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par lady space » jeu. 5 janv. 2012 09:46

Les miens sont testés tous les trois et on a toute la panoplie: mon ainée est HQI et parmi ses frères qui sont jumeaux un a un potentiel dans la limite supérieure mais sans dépasser le seuil des 130 alors que l'autre jumeau se situe à droite de la cloche mais dans la majorité. Ce qui donne trois caractères bien différents, avec chacun ses points forts et ses faiblesses et c'est surtout avec les points forts qu'on travaille pour les valoriser chacun à sa façon, donc en confiant à chacun des missions différentes qu'il est capable de réussir. En même temps, quand je vois qu'ils se heurtent à une difficulté, on essaie d'analyser avec eux d'où vient le problème et ce qu'on peut faire pour que ça ne se reproduise pas. Parfois l'explication a un rapport avec la douance et parfois pas.

Quant à la construction identitaire de jumeaux, c'est un sujet fascinant qui comporte ses propres écueils dont tu es certainement au courant, amalia. Ce qui était frappant au moment où ils ont passé le test c'était le fait qu'à l'école ils ont rencontré une certaine animosité de la part des autres garçons de leur classe parce qu'ils étaient en avance en terme de maturité "morale", à savoir ils savaient quand il fallait arrêter certains délires avant que ça ne dégénère et les punitions tombent. Les autres garçons n'ont pas vraiment apprécié que c'étaient toujours les mêmes qui prenaient des punitions et l'ont fait payer surtout à celui des jumeaux qui est le plus émotif. Lors des consultations autour du test, la psy a attesté aux deux une envie de grandir limitée et je comprends bien pourquoi les deux n'avaient pas vraiment envie de sortir encore plus du lot que ce qui était déjà le cas. Cette problématique s'est d'ailleurs estompée un peu avec le temps car l'avance de maturité se réduit un peu avec le temps.
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par amalia » jeu. 5 janv. 2012 21:03

merci de vos réponses ;

plutot rassurant et logique, mais c'est vrai qu'on a pris la mauvaise habitude de penser que le jumeau n'avait pas de pblme ; il est calme, autonome et nous laisse tranquille la plupart au point qu'on peut parfois "l'oublier" (en fait il garde bcp pour lui) ;

j'ai du mal à lui trouver un activité bien à lui : le judo, c'était pour lui, les 2 autres ont voulu en faire ; ce soir, je lui propose un cours de dessin, puisqu'il aime bien : le grand "je veux le faire aussi"...difficile en même temps de dire non, mais j'aimerais vraiment que le petit aie sa propre activité !

ladyspace : comment ont ils vécu ces différences ? ils ne s'en servent pas pour déstabiliser l'autre ? bon, de toutes façons, je présenterai ça en terme de différence et pas de supériorité mais on sait jamais...
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par lady space » ven. 6 janv. 2012 10:18

Ces différences compliquent un peu la gestion des rivalités normales au sein d'une fratrie. C'est surtout ma grande qui par sa façon d'être a tendance à prendre beaucoup de place. On a donc dû la recadrer souvent quand elle était plus jeune, genre l'empêcher de couper la parole. Puis, elle était agacée aussi par la "lenteur" de ses frères qui n'en est pas vraiment. Je lui ai donc expliqué maintes fois que tout le monde ne va pas aussi vite qu'elle, que déjà ses frères ont 2 ans de moins qu'elle, que ce sont des garçons, donc susceptibles de ne pas acquérir autant de maturité qu'elle avait au même âge etc. Ce n'était pas facile, elle a tendance à s'emporter très vite et très loin et frisait parfois le mépris envers ses frères, mais son grand sens de la justice m'a bien aidé. Je me demande toutefois si mon fils le plus introverti n'a pas fait les frais de cette situation, bien que je m'efforce à être attentive et à tenir compte au mieux des besoins de chacun.

Entre les jumeaux la situation était différente: on les a vu expérimenter les acquisitions à tour de rôle - l'un observait alors que l'autre se lançait à marcher par exemple quand c'était le premier qui avait testé le 4 pattes avant son frère. Puis, à l'entrée au CP un des jumeaux trouvait que la présence permanente de son frère lui pesait, ce qui nous a conduit à individualiser encore plus pendant les vacances et le temps libre.

(J'ai l'impression de partir un peu dans le hors-sujet avec la problématique des jumeaux - on pourrait continuer cette discussion dans un fil séparé si ça intéresse d'autres membres ou par mp)
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par amalia » ven. 6 janv. 2012 19:41

merci lady space,

ça me rassure, je ne suis pas seule ;
certes la problématique des jumeauxd est particulière, elle s'accentue dans ce domaine aussi ;

moi, ce qui m'étonne bcp, et rassure, c'est l'évolution de mon fils, le jumeau : "lent" au démarrage surtout avec sa soeur en comparaison, j'ai vraiment l'impression qu'il prend sa pleine puissance progressivement ; mais c'est au fur et à mesure aussi que sa soeur se dévalorise :-(
ils sont séparés depuis la maternelle, pour permettre à chacun de trouver sa place
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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par loma » jeu. 26 avr. 2012 17:36

Bonjour tout le monde,

je voulais ouvrir un sujet concernant la fratrie, mais il me semble que ce sujet correspond à mes attentes.
J'ai donc 3 garçons, 10 ans, 7 ans et 4 ans et demi.
Moi même, je suis donc HQI.
Mon fils ainé est HQI, et a été le premier testé, car hyper émotif et brillant en classe. De manière classique, j'ai découvert que je ressentais les même choses, et ai donc passé le test.
Ensuite, il y a mes 2 autres fils... que faire ? Le n°3 semble être vraiment HQI, et ressemble bcp à son frère ainé, par la corpulence, par la parole. Mais en moins hyper émotif. Mais surement parce qu'on arrive mieux à lui répondre.
Le n° 2 par contre ne pose pas de problème apparent. Tout petit, ma hantise était de l'oublier dans un endroit. Dans la voiture, quelque part, tellement il était silencieux, cool, ne pleurait jamais...
Il a fait son premier caprice à 4 ans... Mais faut dire qu'avec les colères de l'ainé qui duraient au moins 1 heure tous les jours, il ne pouvait faire que ça...
Bref...
Du coup, je me demandais : faut-il le tester ? et s'il n'est pas HQI ? comment pourra-t-il le vivre ?
Et s'il l'est et qu'on le teste pas ?
J'ai demandé à mon conjoint ce qu'il en pensait, et lui me disait : ben non, on ne va pas le tester.
Mais si je l'avais écouté, je n'aurais pas fait tester mon fils ainé !

@amalia : c'est marrant, mon n°2 qui était très discret, l'est de moins en moins depuis que mon n°1 a arrêté sa crise journalière...

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par LiF » jeu. 26 avr. 2012 18:13

Ici la psy a conseillé de faire tester la fratrie quand on a fait tester le grand (pas pour détecter une précocité, on n'en avait jamais entendu parler mais pour prouver au collège qu'il n'avait pas de problème de comportement... bref).
On a donc fait tester la moyenne qui était bonne à l'école mais sans plus même si elle avait apris à lire seule en maternelle, avait du mal à se faire des copines mais pas grand chose de plus à signaler. Enfin, un peu avant ces histoires de test ont commencé des maux de ventre quand même et la maîtresse nous disait qu'elle passait les récrés collée à elle, mais on a mis un peu ça sur le changement de culture (nous c'est pareil, c'est dur de s'habituer)
Donc, en fait le test a révélé aussi une surefficience ++ et le fait qu'elle se gommait en permanence, et la psy nous a dit qu'il fallait absolument lui faire sauter une classe.
Ben on l'a écoutée et on a maintenant une petite fille en pleine forme, avec plein de copines et qui a retrouvé la joie de vivre.
Cela pour dire que je pense que tester les autres, même s'ils semblent ne pas avoir de soucis peut être une bonne idée. Après peut être que pour vous qui êtes déjà branché sur le sujet, les difficultés ne vous échapperont pas ?

Et enfin un contre exemple : on a aussi fait tester la plus petite, mais la psy n'a pas pu poser le diag. (l'IV n'a pas pu être bien évalué, je crois que miss tétue répondait oui non et n'a pas trop voulu papotter avec la dame... elle est un peu croisée avec un mulet).
La psy nous a juste conseillé d'être vigilants si elle s'ennuie et éventuellement de lui faire repasser le test. D'ailleurs, la maîtresse demande un saut de classe, et je sais pas s'il va pas falloir qu'on l'y recolle, pfff.
Donc pour elle un peu de regret, on aurait ptèt dû attendre qu'elle ait 6 ans. J'étais un peu embêtée quand même j'avoue, et j'ai eu peur qu'elle se sente à part, donc ben, je lui ai expliqué qu'elle était très intelligente mais qu'on ne savait pas de quelle façon elle fonctionnait. Je sais pas si ça l'a dévalorisée ou si elle s'est sentie mise à part...
Mais comme je vous le disais, on ne connaissait alors queudalle au sujet (je sais pas si c'est mieux maintenant mais bon). C'est donc plus simple de faire un choix quand on ne sait rien : on a juste écouté la psy :mrgreen:


Et pour en revenir au sujet de départ, nous on a essayé d'expliquer honêtement et franchement ce qu'on a compris, mais je suis de moins en moins sûre de capter quoi que ce soit de vérités en contre vérités qu'on peut trouver à droite à gauche.
On a acheté un bouquin qui s'appelle la précocité expliquée aux enfants, et ça a permis de lancer le sujet sur certaines difficultés. Je sais pas ce qu'en penseront les experts en la matière, ni si ce bouquin est "fiable" mais en tout cas il a le mérite d'ouvrir le dialogue. Et maintenant, c'est au fil des agacements et incompréhensions.

Pilou

Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Pilou » mar. 22 mai 2012 09:13

Merci pour ce topic !!
Je suis en plein dedans avec mon fils et cela me permet de voir que mes interrogations quant à comment lui présenter la chose sont nécessaires.
Du côté des parents (nous) plus on en apprend sur la précocité plus on s'interroge sur nous même (classique comme dit plus haut) sauf que nous avions jusqu'à présent notre propre petite théorie sur nos différences puisque nous sommes tout deux artistes et par conséquent un peu en marge de la société. Par conséquent nous avions trouvé tout un tas d' explications sur le "fonctionnement" de notre fils aîné au regard de cette sensibilité exacerbée, de notre façon assez particulière d'appréhender le mode et de la lui présenter, de notre encouragement à développer son autonomie et à penser par lui-même notamment.
Son mal être à l'école et par répercussion à la maison a été tel, que je me suis affolée en reconnaissant ce que j'avais vécu adolescente et id. pour le papa : on a consulté un psy spécialisé dans le domaine (pourquoi je ne sais pas...il y avait des points entendu à droite à gauche qui nous faisait soupçonner peut être une piste).

Pour mon fils de 4 ans et demi le test est prévu à la rentrée scolaire. J'ai un mal fou à aborder le sujet avec lui. Il est déjà suivi par ailleurs pour une maladie congénital et se sait différent des autres (dont son frère qui ne prend pas de traitement journalier). Ce que tu dis Zil2blé me rassure un peu et peut être devrai je moins hésiter à lui en parler ? mais me posant beaucoup de questions sur moi même, sur notre façon de faire, ( je suis en constante ébullition ce qui n'est pas exactement rassurant pour lui je crois) nous reprenons rendez vous avec le psy pour trouver avec elle les mots à mettre dessus, de façon distanciée et "neutre".

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par cathtreca » ven. 1 juin 2012 13:55

Mon fils de 10 ans a l'opportunité de passer le test, mais je ne sais pas trop comment lui en parler.
Je ne voudrais pas lui mettre la pression, mais j'aimerais qu'il soit concentré.
Il ne rencontre pas de problème particulier, mais je pense que c'est une force de connaître son
mode de fonctionnement.
Je crois que j'ai un peu peur d'aborder le sujet avant les résultats, donc a fortiori avant de
passer les tests.

Comment avez-vous présenté ces tests à vos enfants?

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par loma » ven. 1 juin 2012 14:19

Alors, j'avais présenté à mon fils de 9 ans qu'il allait passer un test pour voir s'il était précoce, et si cela pouvait nous aider pour comprendre ses colères, car le fonctionnement chez les enfants précoces était différent.
Cela ne l'a pas gêné, je crois que ça voulait rien dire pour lui... il n'avait pas lu tous les bouquins ;)

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Coccinelle » ven. 1 juin 2012 14:42

mon fils était bien plus jeune, donc aussi plus facile pour moi à formuler.
Je lui ai simplement dit qu'il allait aller chez un psychologue qui n'était celle qui connaissait déjà, mais qui était très gentil aussi, pour lui faire faire quelques exercices rigolos, pour voir comment son cerveau marchait....lui qui à l'époque n'était jamais coopératif s'est volontier prêté aux jeux et ensuite je lui ai expliqué que ces tests mesuraient l'intelligence.

Je voulais pas qu'il ait de la pression, lui si anxieu en tant normal, n'avait pas l'air particulièrement stressé, je croyais sur le coup qu'il n'avait pas conscience des tests qu'il passait, mais pourtant il s'en rappelle, et surtout en sortant, en attendant les résultats, m'a dit que maintenant la maitresse allait le croire quand il disait qu'il était intelligent et qu'il voulait faire autre chose que ce qu'on lui proposait à l'école, donc il avait bien compris.

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par LuluPoudre » jeu. 30 août 2012 14:56

Ma fille comme certains le savent ici a été testée au mois de Mai. C'est surtout parce qu'elle souffrait de la séparation avec moi tous les matins et que l'école lui semblait insurmontable que nous avons du faire ce choix, sinon nous serions encore sans savoir.

J'en appelle à vos suggestions/expériences pour ce qui suit.

Nous ne lui avons pas mis la pression mais on lui a dit : " tu réfléchis d'une manière particulière, un peu plus vite et différemment des autres, cela s'appelle être surdouée".
Elle a 6 ans. Elle nous a gentiment renvoyés dans nos pénates en nous faisant comprendre que cela ne l'interressait pas.
Elle avait beaucoup de mal avec les amitiés, elle est souvent bien trop entière, trop excessive et du coup les autres la rejetaient. Nous avons changé d'école. Elle dans un enseignement spécialisé depuis 2 semaines. Elle est ravie de sa classe et elle s'éclate comme une dingue au échecs.
Elle semble s'épanouir mais nous hurle dès qu'elle le peut qu'elle n'est pas surdouée et surtout qu'elle ne veut pas l'être toute sa vie.
J'ai d'abord pensé qu'elle n'aimait pas sa classe mais franchement ce n'est pas possible de ce coté là, dès qu'on lui en parle elle semble briller de l'intérieur.
J'ai pensé ensuite que la différence se faisaient sentir au sein de l'école avec les classes "normales", peut-être lui a t on fait une réflexion ? Elle dit que non.
Du coup lors d'une crise hier je lui ai demandé si elle se sentirait mieux si elle apprenait que maman ou papa étaient aussi surdoués ? Elle m'a prise dans ses bras et m'a dit oui.
Du coup elle veut que je passe le test.
Avez-vous vécu ce rejet de vos enfants face au diagnostique ? Avez vous vous même rejeté cela enfant ?

Je précise qu'on essaye dans la mesure du possible de ne pas en parler à outrance. J'imagine que pour elle, elle est différente donc "à part" , moins proche de nous donc.
C'est assez angoissant parce que je me sens démunie et je ne sais plus quoi lui dire.
Si vous avez une idée je suis preneuse ...
Ce qui ne vous tue pas : ne vous tue pas...

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Re: comment aborder leur douance avec ses enfants?

Message par Coccinelle » jeu. 30 août 2012 15:15

Mon fils n'a pas eu de rejet, mais j'ai senti un soulagement de sa part de savoir qu'il était comme son papa, puis j'ai passé le test, et je lui ai dit un soir où il me prenait de haut, que moi j'étais comme lui.

C'est vrai que ça semble le rassurer de savoir que ses parents ont rencontré les mêmes facilités d'apprentissage, et les mêmes (même si c'est jamais pareil bien entendu) difficultés de gestion des émotions, de sommeil, et relationnel. Il y a un effet relaxant à avoir la même appartenance peut-être?

Mais ce n'est pas pour ta fille que tu dois passer le test, mais pour toi. Enfin ce n'est que mon avis.

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