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Re: Poétiquement vôtre

Posté : sam. 26 août 2017 07:35
par hosen
Demain
Est déjà là
Pâle rose
Rosissant l'horizon
Imprimé de nuages
Mauves à l'horizon
Éclairé d'aurore

Re: Poétiquement vôtre

Posté : sam. 26 août 2017 18:05
par Figoms
Un vieux poème. :)


Les fous de la vie


Cerbère et sa morale addictive aux abois
Crétin de l'horrible à l'insurpassable voie
Des assauts permanents qui produisent le talion
Des éternels perdants voulant l'imitation...

Licorne et ses devoirs audacieux touchèrent
L'organique de son champion solidaire
Des élus éclatants qui façonnent un brion!
De si joyeux vivants recherchant des fictions

Sorcière et son savoir exact, inflexible!
L'aventure de la vérité risible...
Des agréments ardents qui soulèvent et... mentions!
Des déesses au très grand pouvoir de l'attention

L'écrivain et son art honnête et allègre
Qui fait l'éclosion d'une opinion intègre
Des jugements sages qui cuisinent L'action
De la paix absolue, cerveau et sa fonction...

Monde et sa pureté magnifique et « l'île »...
L'autorité pour la charité facile...
Des entraves humaines qui abattent l'union...
Un avenir mortel, science d'ambitions!

Re: Poétiquement vôtre

Posté : dim. 27 août 2017 19:59
par Figoms
Un autre vieux poème. :elep1:
Le récit du progrès

Le pinceau imprime des monuments chantés...
La rage est la rigueur de nos étoiles osées
C'est un travail sombre, cet interdit fautif
La règle est de survivre au-dessus des passifs!

Des tempêtes vivantes aux zéphyrs contrariant
Aux encouragements des seuls acharnements...
Maladresse des plans, pouvoir du contresens...
Méchant est l'appel de l'innovation des sens

Nos oiseaux nocturnes s'entremêlent en gloussant!
Un déséquilibre se moquant des tyrans!
Survivant aux héros qui font docilement!
Ils diffament tout! Sauf l'humanisme violent...

Attendant la raison régulée aux lenteurs!
Pour peupler, ils forment leur propre directeur!
De malheureux périls sur la route des dieux!
Plafonnant eux-mêmes des trésors silencieux!

Plus loin que l'éternel, visions de déesses...
Les ententes volent et le surréel dresse...
Les rêves qu'animent la clarté des courants...
La règle de l'art, c'est l'épanouissement...

Re: Poétiquement vôtre

Posté : dim. 3 sept. 2017 09:56
par Pascalita
Vagues lentes glissant sans tapage,
Discrètes obstinées
A l’assaut paresseux de la plage,

Douce et inlassable invasion,
Eternelle translation
De la même infime nappe.

Surface étale et luisante
Où le soleil se regarde…
Même les nuages y voient leur image.

Pellicule transparente,
Vernis sans bulle et sans défaut
Sur un modelé brut…

Vagues de sable sous cellophane
Ondulant immobiles
Sur l’immensité plane.


L’eau fraîche sur les pieds nus.

Le petit claquement sec des coquilles.

Re: Poétiquement vôtre

Posté : dim. 3 sept. 2017 12:46
par Livingstone
La connaissance nait dans l'intimité des arbres et des rivages
- Oh ciel, qu'il était doux ce monde.

Re: Poétiquement vôtre

Posté : mer. 6 sept. 2017 17:52
par Zoroastre
Je tenais à ajouter mon grain de sable à la pyramide. Je suis entièrement novice donc je suis ouvert aux critiques.
Ciel bienveillant O Plafond de notre magnifique demeure
Qui surveille l'humanité à toutes heures
Ce que ton immaculée pupille repère
Me serre fort d'une tristesse délétère

Inversement, nous autres, malheureux mortels,
Rivons nos regards livides sur ta splendeur,
Époustouflé par tes nuages en dentelles,
Qui nous nappent de leurs enfantines candeurs

Quand d'étoiles brillantes se couvrent ta boîte,
Que ton élégance revêt l'eau qui miroite,
Mon âme d'étranger aperçoit sa planète.

Mais sur Terre, inachevé est mon existence
Car je dois mener la plus désirée des danses
Accompagner par le doux son de ton silence

Re: Poétiquement vôtre

Posté : sam. 25 nov. 2017 14:42
par Pascalita
Mon cri dans le silence
Et cette chose qui tout au fond s'éteint
Il ne reste qu'un vide immense
Et je ne suis plus rien

Re: Poétiquement vôtre

Posté : sam. 25 nov. 2017 16:01
par altima
Je traque l'absolu
Pour chasser la vacuité
Dévaliser les dealers d'adrénaline
Racketter les puits d'ocytocine
Et m'enivrer de vertiges idéaux

Pour l'un ravir une note
Pour l'autre courir le souffle court
Nourrir la trêve
Pour ne pas mourir lourd

L'égrégore insaisissable
Pourtant palpable
Et l'écho des voies
Au détour d'un mot
Des traits, des rives.

Palpitant en manque
Qui ne saurait survivre
Dans la tiédeur ambiante
Je saurai léviter s'il le faut
Tout porte à croire...

Des ores
Des aurores
L'éternel recommencement
J'ai déjà décidé des abymes
J'ai déjà dessiné la cime

Gravir, s'époumoner,
Gratter, s'épancher
Et toujours retomber plus léger
Dans les miroirs
Des autres mêmes.

Re: Poétiquement vôtre

Posté : sam. 25 nov. 2017 16:02
par PointBlanc
Je cloue ma langue sur la porte
un avertissement
à qui est venu pour parler

Re: Poétiquement vôtre

Posté : lun. 27 nov. 2017 19:20
par hosen
Un pas

L'inconcevable
N'a pas de mot
Cloue donc ta langue
À la porte
Avant d'entrer

Re: Poétiquement vôtre

Posté : mar. 28 nov. 2017 16:20
par hosen
Deux pas

Sous un ciel de gaz
Ignorants plus encore
Que leurs machines
Les humains charroient
Le pesant fardeau
D'un obscur souci
Tiré de leurs désirs idiots

Re: Poétiquement vôtre

Posté : mar. 5 déc. 2017 00:35
par hosen
Trois pas

Ils parlent d'amour
Sans savoir
Ils aiment tant
Sans voir
Ils aiment trop
Trop tôt
Tant ils s'aiment
Eux-mêmes
Comme on ment
Jour après jour
À soi-même

Re: Poétiquement vôtre

Posté : lun. 11 déc. 2017 02:55
par hosen
Il pleut
Sur le carreau
Le bruit est bleu
Glissant et beau

Re: Poétiquement vôtre

Posté : lun. 11 déc. 2017 12:38
par Pascalita
Au soir tombant
Des ombres roses
Glissent sur l'océan

Re: Poétiquement vôtre

Posté : sam. 14 avr. 2018 08:18
par PointBlanc
Parle-moi :
Je te répondrai dans ta langue
Et je me ferai un visage
En quoi tu te reconnaîtras

Cependant que mon corps
Trempera dans la boue qui le nourrit
Que ma peau grouillera d'insectes
Qui lui prêteront vie

Que sous ses écailles de verre
La gelée de mes yeux se rivera aux tiens
Questionnant :

Comment fais-tu pour te croire toi-même ?

Re: Poétiquement vôtre

Posté : ven. 20 avr. 2018 10:16
par Audette
Deux âmes qui se rencontrent comme deux corps qui s’enlacent
Deux destins qui se lient et ne veulent former qu’un
Je veux vivre avec toi, de constance et d’audace,
Marcher à tes côtés, tracer notre chemin

Es-tu l’essence même de mon existence ?
Es-tu l’inconstance dans toute sa cohérence ?
Es-tu la reviviscence qui réveille mes sens ?
Es-tu la conscience grâce à laquelle je pense ?

La nuit n’est plus sombre, elle porte un nouveau voile
Dans son ciel ondule l’élan de mes passions
L’amour transcende et rallume mes étoiles
L’amour est création et il porte ton nom

N.B : J'avais écris ce poème pour mon cher et tendre, dont je suis aujourd'hui séparée. Mais j'aime toujours ce poème. Comme quoi l'amour a bien une dimension universelle.

Re: Poétiquement vôtre

Posté : lun. 21 mai 2018 13:18
par Pascalita
Sur le gravier crissant, sur l’herbe humide,
Les feuilles sèches et craquantes,
La neige vierge, la terre souple,
J’avance lentement ;
Consciente de chaque pas,
De chaque mouvement.

En moi-même et ce qui m’environne,
Je m’enfonce doucement ;
Sans hâte ni impatience,
Imperceptiblement.

Le paysage se referme et se resserre,
Par paliers que je franchis paisiblement.
Les arbres, les sons, le ciel et l’air ambiant,
Tout se mêle et s’entrelace,
Et m’étreint et m’embrasse.

L’univers se rétrécit, m’enveloppe et m’enserre
Cocon douillet, protecteur et rassurant.
Je descends vers des profondeurs familières,
Sans crainte ni défiance,
Plus loin, plus loin, plus loin.

Et puis tout s’arrête au-dedans et c’est le silence,
Instant infime et éternel, suspendu hors des heures.

Me voici sur le seuil de la porte intérieure,
Celle qui, à peine pressentie,
En est déjà franchie.

Je viens de changer d’espace-temps,
Et quelque chose s’est ouvert en grand.

Il n’y a plus ni dedans ni dehors :
Absorbés, fondus, dissous, amalgamés.
Et moi, il me semble que je m’évapore
Comme la brume au soleil de l’été ;

Réceptacle dépourvu de volonté
Où tout défile à son propre gré.

Lumière, nuages et impressions fugaces,
Tout me traverse, me saisit et puis me laisse,
Me creuse, m’évide et me transperce.

Les oiseaux chantent à l’intérieur,
Les ombres y jouent, y répandent leur douceur,
Les parfums s’y déploient et de la terre humide la lourde odeur.

Dans l’air qui dessine encore mes contours,
Je flotte en filigrane, je danse sur le vent.

Les bruits du dehors et les sons du dedans,
La brise dans les feuilles, le murmure d’un ruisseau,
Mon souffle discret, de mon pouls le battement,
La chaleur du rocher et les reflets dans l’eau ;

Sensations puissantes ou furtives,
Pensées limpides et fugitives ;
Tout n’est plus que conscience,
Tout n’est plus que silence…

Et l’unique battement
D’un seul et même cœur.