Je suis un cinévorophile

Ici, partagez vos passions, vos dadas, vos marottes, documentez si possible, mettez-y de la vie!
Avatar du membre
pixelvois
Papa Ours
Papa Ours
Messages : 5977
Enregistré le : dim. 27 nov. 2011 10:50
Présentation : moi-jeu...
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : planète Mars en navet rond
Âge : 46

Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » dim. 4 déc. 2011 07:44

pixelvois a écrit :Je suis vraiment un fou de cinéma... cinévorophile si j'ose dire !
Alors je me permet de remonter un peu ce fil... ( mhhh )
Bon, après avoir écrit un post un peu long dans le topic Films à voir, et suite à la suggestion d'azerty, j'ouvre ce nouveau topic sur le cinema...

>>> Mais en guise d'avant-propos, parlons un peu de passion !

>>> Bizarement, je n'aurais pas songé tout seul à ouvrir un sujet particulier dans cette section : ou alors justement un avec un titre comme "je suis un passionné", genre "ma passion, c'est la passion"... :think: Ben, oui, ma priorité dans ma vie c'est d'essayer de faire ce que j'aime et dans la mesure du possible que cela ( quoi qu'il m'en coûte, même si c'est vraiment pas aussi facile que cà puisse paraître : c'est loin d'être une solution de facilité, croyez-moi ! ), un goût immodéré de la liberté, quoi ( "ma passion c'est la liberté" ;) ).
>>> Bref. :tmi: La plupart de mes activités relève de la passion, et d'une part je fini des fois par l'oublier ( quoi ? c'est pas normal ? pourquoi tout le monde y fais pas comme moi ? :wasntme: ), d'autre part y'en a pas vraiment une qui ressort comme la passion de mes passions. Aussi, merci azerty de m'en donner l'idée, même si cet avant-propos légèrement hors de mon sujet, montre que je ne sais pas vraiment commencer :(


*roulage de clope*
*allumage clope : scriik !*
*inspiration*



Genèse

>>> Tout à commencé pour moi par l'image. Le plaisir premier de dessiner. Le désir, le rêve d'enfant, de devenir dessinateur de BD. But dont je me suis écarté par la suite, en cherchant à intégrer l'école de bande-dessinée d'Angoulême : il fallait pour ce faire intégrer une école des Beaux-Arts pour y faire l'année tronc commun avant d'y postuler comme spécialisation. Et c'est là que je me suis un peu perdu en route : alors que je craignais que les Beaux-Arts ne me contraigne à un enseignement trop académique, je fus surpris de m'y trouver fort aise, et même en manque de cela finalement ( importance bien trop grande accordée selon moi à la conceptualisation et pas assez au "faire" pictural /classique : "" était le leitmotiv sous-jacent, et si je conceois qu'on puisse envisager un Art du discours, ou que le discours peut apporter un plus à une oeuvre plastique, j'estime que lorsque l'on choisi un moyen d'expression autre que les mots, ce n'est pas pour y revenir et encore moins le supplanter ). Toujours est-il que je m'y trouvais néanmoins si bien, que j'abandonnais l'idée de l'école de BD pour poursuivre aux Beaux-Arts dans le but prétentieux de devenir Artiste...

>>> Entre temps j'avais depuis ( très ) longtemps été séduit par le dessin animé ( côté réalisation s'entend ) et, par extention naturelle, par le film d'animation, puis un peu plus tard par l'image de synthèse. Mon attrait pour le cinéma "photographique" ( voilà, on y arrive 8) ) grandissant quand à lui progressivement, tout en ne restant à mes yeux qu'une forme particulière d'animation ( à base de photographie et mécanisation permettant de s'affranchir du rôle de l'animateur en faisant une prise de vue en temps réel ).


Premiers émois

>>> Je crois que les premiers films qui m'ont touchés, en petit garçon ( pour une fois ) tout ce qu'il y a de plus "normal", ont été des westerns ( j'en reparlerais, il est difficile d'en faire un tour d'apperçu qui ne soit pas long, voire très ou trop long, sans même chercher une exhaustivité impossible ) que je découvrais avec la délectation de l'interdit lors de dernière scéances chez ma grand-mère ou enfin autorisé pendant les vacances chez mon père. Certes le genre m'avait déjà captivé en BD ( Lucky luke, les tuniques bleues, Jerry Spring, Buddy Longway, Blueberry, etc. ), mais pas celui-là en particulier. En dehors de ce genre, c'est d'abord par l'entremise des plus ou moins "vrais" films de Disney ( malgrès leur qualité somme tout assez passable, ils étaient la continuité du dessin-animé que je connaissais et aimais : "Mary Poppins", "Un amour de coccinelle" ) que j'en ai apprécié de plus en plus d'autres.

>>> La comédie française a alors eu un fort retentissement en moi : le premier boulversement, qui m'a sans doute ouvert la voie au polar et autres films d'espionnage, a été la série des grand blond avec Pierre Richard; les De Funès et autres Belmondo ayant participés guère moins conséquemment. Le premier acteur qui me marque particulièrement sans que je m'en rende vraiment compte et que je retrouverais plus tard, c'est Lino Ventura au côté de Bertrand Blier dans les tontons flingueurs.

>>> C'est dans cet état d'esprit que je rencontre alors un genre plus profond, avec des films qui furent les premiers à me marquer exceptionnellement comme Borsalino ( dont l'affiche, au mur de la maison de mon enfance, me captivait déjà depuis bien longtemps avant que j'ai l'occasion de le visionner ), Rocco et ses frères, Du riffifi chez les hommes... Mais là où j'ai un choc monstrueux c'est quand je vois, grâce à une sortie scolaire, l'adaptation des misérables de Robert Hossein dans laquelle je redécouvre Lino Ventura : au-delà de la révélation purement cinématographie, à la sortie de la salle, le temps de rentrer à l'école, et à peine une fois libre, je me précipite dans une bibliothèque, emprunte le livre en édition de la pléïade sous les yeux équarquillés de la bibliothéquaire, et le dévore en une semaine ( il n'y a que le chapitre faisant la description pierre par pierre de l'abbaye où Jean Valjean et Cosette trouve refuge que j'élude )... Victor Hugo m'avait déjà beaucoup ébranblé avec sa légende des siècles, mais je n'avais jusque-là pas oser affronter ce chef-d'oeuvre.

>>> C'est à peu près à cette époque ou à peine plus tard que je découvre avec fascination un autre acteur français formidable que je retrouverais plus tard dans plusieurs des superbes films de Bertrand Blier, et beaucoup plus tard dans des magnifiques films de Maurice Dugowson : Patrick Dewaere dans l'excellent Série noire d'Alain Corneau et le non moins formidable juge Fayard dit le shérif d'Yves Boisset dans lequel je remarque aussi Philippe Léotard.


La boulimie et le tournant de la maturité

>>> C'est l'époque du bahut, collège et surtout lycée; l'âge de l'émancipation. A partir de là je bouffe du cinéma tant que j'en peux. Difficile de dire dès lors quoi, et dans quel ordre, et de décrire le processus d'enchaînement ( déjà que pour tout ce qui précède, l'exposé reste à l'image de ma mémoire bordélique, chaotique, confuse, floue :P ).
>>> Dans le même temps je délaisse progressivement le dessin-animé "Disney", et c'est je crois avec l'étrange noël de monsieur Jack de Tim Burton que je renoue réellement avec le cinéma d'animation ( seul film que je sois non seulement retourné voir en salle, mais qui plus est à plusieurs reprises, en VO et VF ), bien que j'ai croisé quelques courts-métrages ( ou assimilé, tel les génériques des films de Jeunet & Caro, dont le premier m'a fait tomber amoureux du court en réalisant foutaises avec Dominique Pinon, encore un autre acteur français exceptionnel ) et continué à apprécier le dessin-animé télé au long-cours, depuis les premiers "mangas" arrivant en France dans les années 80 ( je suis de la génération Casimir - l'île aux enfants et Goldorak même si ta télévision à la maison n'était pas souvent autorisée, jusqu'aux Tex Avery, Hanna Barbera, et autres panthère rose.

>>> Rencontre aussi avec les court-métrages de synthèse ( 3D ) dont la technologie émergeante me surprend à me faire mentir, moi qui, intéressé par ailleurs par la micro-informatique qui apparaissait au début des années 80, en disais alors qu'il n'y avait aucun intérêt picturale pour l'animation. Et peu à peu, j'entrevois un formidable potentiel dans ces nouvelles technologies, en découvrant le travail de John Lasseter ( fondateur du studio Pixar ) ou la série les fables géométriques ( adaptation des fables de La Fontaine en 3D, et dites et adaptées pour le texte par Pierre Perret ) des petits français du studio Fantôme... Définitivement convaincu quelques années après l'étrange noël par le premier long métrage 3D toy story.

>>> Dès lors, l'animation 3D devient mon centre d'intérêt principal, et outre la boulimie extrème que j'en fais ( au moins pendant les premières années de production, avant que les studios n'en dégueulent des kilomètres commerciaux à ne plus pouvoir si ce n'est les digérer, du moins les avaler, nonobstant quelques perles ou meilleures réussites ) dès la fin de mes années lycée, cela devient mon outils / support de prédilection à partir de ma période Beaux-Arts. C'est également cette période Beaux-Arts qui m'apporte la maturité dans mon regard sur le cinéma, transformant cette boulimie filmographique en "cinévorophilie".

>>> Autant mes propres rencontres au lycée m'amènent à commencer à croiser plus et apprécier des films, réalisateurs et acteurs étrangers "classiques" ( mais de haute facture; en vrac et sans être exhaustif : les Monty Python sketchs & films, Easy rider, Running Marathon man, Serpico, Scarface, Les panthère rose version film qui furent à l'origine du personnage animé ou d'autres films de Blake Edwards, etc. ), autant j'en découvre par moi-même par le biais du hasard ou des choix ( toujours en vrac : Midnight express, Bunker palace hotel, Les incorruptibles, Heimat, etc. ), autant mes professeurs aux Beaux-Arts m'ouvrent définitivement en quelques films et réalisateurs essentiels, un champ de découverte énorme ( La jetée de Chris Marker qui inspirera à Terry Gilliam L'armée des 12 singes, Docteur Folamour de Stanley Kubrick, Othello ou Citizen Kane d'Orson Welles dont je découvrirai un peu plus tard les fabuleux Le procès et La soif du mal, etc. ) et surtout une acuité visuelle et intellectuelle essentielle qui nourrira et élèvera ma curiosité pour le cinéma et m'incitera à aller chercher et découvrir le travail des cinéastes et acteurs qui m'inspressionnent.


Conclusion momentanée et digressive

>>> Voilà ( azerty, tu l'as bien cherché ;) ). J'ai bien parlé de moi et un peu de cinéma... et surtout j'ai enfin renoué avec ma propension profonde à la "noctambulitude" en passant la nuit à fouiller mes souvenirs et les coucher ( eux ) sur le papier l'écran en essayant tant bien que mal de les organiser, après une ( relativement ) longue période obligé de me plier au rythme commun du salarié en horaire classique dû à un CDD pourtant achevé depuis quelques semaine mais dont je n'étais pas parvenu encore à m'extraire.

>>> Pour tout cela, merci de m'avoir déclenché cette auto-contrainte, en souhaitant que cela en intéressera néanmoins certains. "I'll be back" ( Terminator 1:1 ) pour parler plus de cinéma que de moi ( en tout cas plus en filigrane ) j'espère... car comme pour le post qui m'amena ici et maintenant, je suis loin, très, très loin, d'avoir tout abordé, et qui plus est quand je l'ai fait, cela a été de manière plutôt superficielle ( surtout sur la fin... n'hésitez pas à me demander plus de références ou d'info sur ce que j'ai cité un peu rapidement, si vous n'allez pas les chercher ailleurs ) : qu'il m'en soit accordé pardon ! :roll:

Pix. :P


P.S. : Trop fatigué pour tout relire dans le détail, je vous prie de m'excuser des probables erreurs ou confusions... Allez, je m'en vais dormir en décalé... |-)
"Dans un monde où chacun triche, c'est l'homme vrai qui fait figure de charlatan." ( André Gide - Les faux monnayeurs )

Shatzy Shell
Messages : 114
Enregistré le : dim. 4 sept. 2011 20:10

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Shatzy Shell » dim. 4 déc. 2011 11:54

Bonjour Pixelvois,


Quelle histoire!
Je suis une consoeur cinevorophile, quoi que moins -vorophile que -aste.
Ça m'a amusée de voir comment le début de ton parcours ressemble au mien.
La BD d'abord, puis le dessin animé, puis le cinéma pas pour ce qui est des passions mais pour ce qui est de la création.





Hors-sujet
Il y a juste une chose dans ton texte qui m'a fait bondir et me fait maintenant râler: arrêtez de dire qu'il est prétentieux de vouloir être artiste! :@
Il faut vraiment arrêter avec toute la mythologie autour des artistes, il faut arrêter d'être envieux aussi, ou de croire que l'artiste serait un surhomme ou une surfemme.

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Zeus » dim. 4 déc. 2011 11:58

Très intéressant, et le fait d'entrelacer les références et le cheminement personnel qui t'amène à la passion aussi.
Le fait de le voir par le prisme de ta vie rend la chose bien plus captivante.

Tu réfères à pas mal de films que je trouve en effet très bons, des trucs vraiment marquant, sachant que j'estime qu'un film sur mille sans doute sauve le cinéma. S'ils n'existaient pas, le cinéma serait une immense fanfaronnade, divertissante parfois, mais sans intérêt émotionnel ou intellectuel.

J'en viens à ma question, car il y en a une.
Saurais tu conseiller des films ayant pour thème la dystopie, l'anti-utopie, le futur qui part en vrille, du genre "Brazil" ?

J'étais tombé jadis sur un top-10 de ce genre de films sur le net, mais je préfère du conseil de première main.

Avatar du membre
Fabs le vaurien
Rang orange
Messages : 5589
Enregistré le : mer. 2 févr. 2011 22:20
Présentation : La première prez de l’histoire du forum
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : BZH
Âge : 38

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Fabs le vaurien » dim. 4 déc. 2011 12:07

azerty a écrit : Saurais tu conseiller des films ayant pour thème la dystopie, l'anti-utopie, le futur qui part en vrille, du genre "Brazil" ?.
soleil vert et la planète des singes par exemple.....ah mince cest pas mon sujet.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Zeus » dim. 4 déc. 2011 12:17

Fabs le vaurien a écrit :
azerty a écrit : Saurais tu conseiller des films ayant pour thème la dystopie, l'anti-utopie, le futur qui part en vrille, du genre "Brazil" ?.
soleil vert et la planète des singes par exemple.....ah mince cest pas mon sujet.
Si si c'est un sujet pour tous je pense, sauf les cinéphobes.
Je prends toutes les offres.

D'autres suggestions ?

Shatzy Shell
Messages : 114
Enregistré le : dim. 4 sept. 2011 20:10

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Shatzy Shell » dim. 4 déc. 2011 12:18

ou encore Farenheit 451 de François Truffaut d'après le roman de Ray Bradbury.
ou THX 1138, le premier long métrage de Georges Lucas, qui réalise des trucs très bien quand il a peu de moyens!
ou tout bêtement la trilogie des matrix...

Avatar du membre
Cyrano
Chaînon Manquant
Messages : 4681
Enregistré le : mer. 25 mai 2011 11:25
Présentation :
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Into the wild
Âge : 41

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Cyrano » dim. 4 déc. 2011 12:30

Un film désenchanté du génial Guédiguian.

Lady-jane.

C'est merveilleux de noirceur et de désespérance. Les personnages haïssent le monde. Et nous avec eux.
Ce film a résonné longtemps en moi.
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

Avatar du membre
pixelvois
Papa Ours
Papa Ours
Messages : 5977
Enregistré le : dim. 27 nov. 2011 10:50
Présentation : moi-jeu...
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : planète Mars en navet rond
Âge : 46

Re: Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » dim. 4 déc. 2011 12:41

Très rapidement, parce que je dois bientôt bouger, que je me suis levé y'a pas longtemps et que j'ai pas trop dormi...

@Fabs : vas-y tout le monde à voix au chapitre... je ne me pose pas dans ce sujet comme connaissance suprême, loin de là, et bien au contraire même : si ce topic peut servir à rassembler, partager et confronter nos connaissances sur le cinéma, j'aurais atteind mon but ! En plus, je suis d'accord avec les films que tu proposes...

@azerty : j'y réfléchirais quand je serais plus dispo, mais tout de suite je te citerais Idiocracy... C'est un très mauvais film dans sa facture, mais le postulat scénaristique de départ est tout à fait époustouflant et dans la veine de "l'anti-utopie, le futur qui part en vrille" ( même si y'a un putain de happy end à la con ). Pour ce qui est de la "dystopie", faut déjà que je regarde dans le dico, et là j'ai vraiment pas le temps... mais j'imagine qu'on est dans l'esprit de "l'anti-utopie" ?

@Shatzy Shell : +10000 ! Mais je reviendrais pour te répondre un peu plus en détail, quitte à faire un peu de hors-sujet ( c'est mon topic, et si je veux parler de l'Art et de l'Artiste au delà du cinéma c'est mon droit non ? ;) )... dès que j'aurais un peu plus de temps, et ce sera sûrement pas avant tard cette nuit, et plus probablement demain, vu le nombre réduit d'heures de sommeil de ce matin !

[edit]
@Cyrano : Rhhhââaa ! le seul Guédiguian que j'ai pas trouvé / vu !!! J'enrage... d'autant plus si c'est sur ce thème !

@azerty : oui, oui, tout le monde comme je disais plus haut ( je suis un libertaire convaincu ).
"Dans un monde où chacun triche, c'est l'homme vrai qui fait figure de charlatan." ( André Gide - Les faux monnayeurs )

Shatzy Shell
Messages : 114
Enregistré le : dim. 4 sept. 2011 20:10

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Shatzy Shell » dim. 4 déc. 2011 18:02

HAHAHA! Idiocratie oui! Débile à souhait, je me suis bien marrée malgré effectivement une certaine pauvreté scénaristique et de la mise en scène.
Sinon, je pensais aussi en passant à "Minority Report" de Steven Spielberg, et je dois avouer que quand on voit la réalité d'aujourd'hui qu'il y a beaucoup de choses qui ne sont pas loin des tendances de la réalité aujourd'hui...
L'entreprise "Précrime" et les lois que le gouvernement veut faire passer sur les recidivistes, mais par extension on peut imaginer beaucoup de choses sur "les profils dangereux", comment on peut enfermer des gens préventivement
Ou encore, les publicités qui s'adaptent de plus en plus à nos profils, comment nous scanner, nous profiler pour mieux s'adresser à nous. Comme les sélections amazon par exemple.. qui me sont parfois utiles, parfois effrayantes.

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Dystopie

Message par Zeus » dim. 4 déc. 2011 18:15

Juste pour préciser le "genre" dystopie (source: wikipédia, as usual)

Une dystopie — ou contre-utopie — est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s'oppose à l'utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose un des pires qui soit. La différence entre dystopie et utopie tient moins au contenu (car, après examen, nombre d'utopies positives peuvent se révéler effrayantes) qu'à la forme littéraire et à l'intention de son auteur.
Cette forme littéraire a été popularisée par Le Meilleur des mondes (1932) d'Aldous Huxley, La Kallocaïne de Karin Boye (1940), 1984 (1948) de George Orwell, Limbo (1952) de Bernard Wolfe, Fahrenheit 451 (1953) de Ray Bradbury, La Planète des singes (1963) de Pierre Boulle et Nous autres (1920) de Ievgueni Zamiatine.

Le mot dystopie vient de l'anglais dystopia, qui a été formé par l'association du préfixe dys- et du radical d'origine grecque, τόπος (« lieu »). Cette association a été conçue pour rappeler le terme utopie, auquel il s'oppose.
Le préfixe dys- est emprunté au grec δυσ-, et signifie négation, malformation, mauvais, erroné, difficile. Il a surtout une valeur péjorative. Il s'oppose ainsi clairement au préfixe εὖ- (« heureux ») que Thomas More avait en vue lorsqu'il a forgé le mot utopia. (« Utopia » constitue en effet une sorte de jeu de mots : la prononciation anglaise de l'époque ne distingue pas la prononciation des préfixes εὖ- (« heureux ») et οὐ- (« négation », « inexistence »). L'utopie est donc étymologiquement un lieu heureux et un lieu inexistant1). D'un point de vue étymologique, dystopie signifie donc « mauvais lieu », « lieu néfaste », un lieu en tout cas connoté négativement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dystopie

Avatar du membre
Cyrano
Chaînon Manquant
Messages : 4681
Enregistré le : mer. 25 mai 2011 11:25
Présentation :
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Into the wild
Âge : 41

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Cyrano » dim. 4 déc. 2011 18:23

C'est marrant je suis en train d'écrire une nouvelle qui ressemble à ça...
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

Avatar du membre
pixelvois
Papa Ours
Papa Ours
Messages : 5977
Enregistré le : dim. 27 nov. 2011 10:50
Présentation : moi-jeu...
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : planète Mars en navet rond
Âge : 46

Re: Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » mar. 6 déc. 2011 06:57

>>> Me voilà avec ma petite liste : dystopie ou pas, c'est plus ou moins dans la veine de Brazil de Terry Gilliam en tous cas.

>>> Il y a les films d'Enki Bilal Bunker Palace Hotel et le plus récent Immortel... le second est visuellement plus proche des BD mais scénaristiquement un peu moins intéressant ( c'est pas une nouvelle histoire quand on connait la trilogie Nikopol, mais l'adaptation est plutôt réussie ); le premier j'avais été vachement impressionné par le jeu de Jean-Louis Trintignant... on y retrouve l'univers de Bilal, sans être dans la BD.
Il y a aussi La jetée, "photo-roman" de Chris Marker : moyen métrage, entièrement monté avec des photos ( pas de plan filmé ). L'histoire se passe dans un futur qui part en c...lles. La trame du scénario sert de base au film L'armée des 12 singes de Terry Gilliam, avec un développement assez différent.

>>> Le procès d'Orson Welles est l'adaptation de la nouvelle de Kafka, et la source d'inspiration directe ou indirecte de Brazil, donc dans cet esprit "dystopique"

>>> Je propose aussi Le prix du danger d'Yves Boisset ( 1983 ) ou Running man ( 1988 ) ( Tiens, faut que je corrige, quand je l'ai déjà cité, je pensais à Marathon man un tout autre film ) de Paul Michael Glaser... Même trame du jeu de télé-réalité chasse à l'homme, deux sources littéraires différentes : respectivement, Robert Sheckley ( 1958 ) et Stephen King ( 1982 sous le pseudonyme de Richard Bachman ).

>>> Enfin, il y a Woody et les robots de Woody Allen... film d'anticipation faisant la part belle à "l'ogéhaimisation" du monde; je ne suis pas un fan de Woody Allen, et c'est le seul film de lui que j'ai réussi à un peu apprécier !

>>> Bon, et sinon, la dystopique, par définition donc, adaptation du Meilleur des monde : d'après wikipédia, téléfilm adapté en 1998 pour la télévision américaine avec Peter Gallagher ( et préparation d'une adaptation de Ridley Scott ? ). J'ai le vague souvenir d'une autre adaption, qui portait un titre différent...

Hors-sujet :
► Afficher le texte
"Dans un monde où chacun triche, c'est l'homme vrai qui fait figure de charlatan." ( André Gide - Les faux monnayeurs )

Shatzy Shell
Messages : 114
Enregistré le : dim. 4 sept. 2011 20:10

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Shatzy Shell » mar. 6 déc. 2011 16:44

Ceci était un post furtif, il fallait y répondre avant (ou pas d'ailleurs :wink: )

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Zeus » mar. 6 déc. 2011 16:55

Merci de toutes ces références.
J'irai chercher un peu tout ça.

Question "dystopie", n'y a t il pas aussi une série télé "Le Village" dans cette fibre ?

Il a eu un remake récent ? Ca vaut le coup ?

Autre sujet : l'UCHRONIE.

Ci dessous définition:
► Afficher le texte
Existe t'il des films sur ce thème ?
En littérature, je ne connais guère que "Le Maitre du Haut Chateau" de Philip K.Dick.

Avatar du membre
Fabs le vaurien
Rang orange
Messages : 5589
Enregistré le : mer. 2 févr. 2011 22:20
Présentation : La première prez de l’histoire du forum
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : BZH
Âge : 38

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Fabs le vaurien » mar. 6 déc. 2011 17:20

je ne sais pas, comme uchronie, je proposerais bien "la derniere tentation du christ" (meme si c'est un peu particulier)
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

Avatar du membre
Cyrano
Chaînon Manquant
Messages : 4681
Enregistré le : mer. 25 mai 2011 11:25
Présentation :
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Into the wild
Âge : 41

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Cyrano » mar. 6 déc. 2011 17:56

Je te propose un roman."la brèche" de Christophe Lambert. (Pas l'acteur hein...)

Une enquête policière dans l’Allemagne d'après guerre. Sauf que c'est le 3éme Reich qui est aux affaires.

Passionnant.

(désolé pour le HS dans cette section cinéphile)
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

Avatar du membre
pixelvois
Papa Ours
Papa Ours
Messages : 5977
Enregistré le : dim. 27 nov. 2011 10:50
Présentation : moi-jeu...
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : planète Mars en navet rond
Âge : 46

Re: Je suis un cinévorophile

Message par pixelvois » mar. 6 déc. 2011 23:41

Je ne sais pas si ça correpond à de l'uchronie, mais je pense au(x) film(s) de Jean Yanne : Les chinois à Paris au moins, et peut-être aussi Moi y'en a vouloir des sous... Tous deux expoitent des situations historiques existantes, et les détournent vers un devenir qui appartient à une fiction réaliste afin de dénoncer les travers de nos sociétés.
Y'en a sûrement d'autres... mais j'avoue que j'ai un peu du mal à cerner l'uchronie, même si je crois en avoir saisi le sens global !
"Dans un monde où chacun triche, c'est l'homme vrai qui fait figure de charlatan." ( André Gide - Les faux monnayeurs )

Avatar du membre
Cyrano
Chaînon Manquant
Messages : 4681
Enregistré le : mer. 25 mai 2011 11:25
Présentation :
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Into the wild
Âge : 41

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Cyrano » mer. 7 déc. 2011 06:53

L'uchronie, c'est tout simplement un artiste qui refait l'histoire, et qui nous montre ce que pourrait être notre présent, à l'aune de ce changement. Souvent, s'y greffe une critique du monde actuel.

Une des plus célèbres dans le genre science-fiction, c'est "retour vers le futur" de Zemekis.
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Zeus » mer. 7 déc. 2011 07:36

Dans le genre uchronie, il y a un courant Steampunk rétrofuturiste, qui consiste à imaginer une fin de XIXème siècle ayant atteint un niveau technologique avancé, un peu comme les romans de Jules Vernes. De ce que j'en sais, via la sf, la technologie diffère parfois de la nôtre et mélange les expériences un peu grotesques de savant fou aux grosses machines à vapeur ("steam") et à une ambiance Sherlock Holmes-Docteur Jekyll-Jules Verne, avec l'accent mis sur une brutale poussée technologique mais dans une ambiance XIXème siècle, haut de forme et redingote.

Voilà ce qu'en dit wikipédia:
► Afficher le texte


Là pour le coup, pas mal de références de films, même si peu de la liste ci dessous concernent le "steam punk" à proprement parler : La Ligue des gentlemen extraordinaires et Captain Sky pour ce que j'en sais.

Lesquels avez vu et conseilleriez vous ?

Liste :
► Afficher le texte
Quid des films pulps ou délibérément pulp ?

Shatzy Shell
Messages : 114
Enregistré le : dim. 4 sept. 2011 20:10

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Shatzy Shell » mer. 7 déc. 2011 16:22

azerty a écrit :
Lesquels avez vu et conseilleriez vous ?
Liste :
► Afficher le texte

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Zeus » mer. 7 déc. 2011 17:17

héhé
bien vu le système de notation
j'irais voir ceux qui te bottent en priorité
merci

Hermite
Messages : 354
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2011 03:40
Profil : Intéressé dans le cadre de ma profession
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Hermite » mer. 7 déc. 2011 17:38

Tu aimes les gens qui mangent des films ?

Zeus
Messages : 1407
Enregistré le : sam. 19 mars 2011 14:59
Profil : Intéressé pour une personne de mon entourage
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Zeus » mer. 7 déc. 2011 18:01

Hermite a écrit :Tu aimes les gens qui mangent des films ?
Tu les roules de plus en plus gros ou un truc m'échappe dans ta question ?

Shatzy Shell
Messages : 114
Enregistré le : dim. 4 sept. 2011 20:10

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Shatzy Shell » mer. 7 déc. 2011 18:55

azerty a écrit :
Hermite a écrit :Tu aimes les gens qui mangent des films ?
Tu les roules de plus en plus gros ou un truc m'échappe dans ta question ?
Je crois qu'Hermite fait référence au titre du sujet qui est un peu tordu, car effectivement je me suis faite la même remarque.
un cinévore -o- phile est une personne qui aime les cinévores.. Une espèce de bestiole qui mange des cinémas entiers parait-il... Très dangereuse en plus. En tous cas je suis rassurée, Pixelvois n'est pas un cinéphilovore, ni un cinéphilosaure. Bien que souvent, les cinévores soient cinéphilovores malgrés eux, les cinéphiles se trouvant souvent dans les cinémas.
:headbang:

Je sors ->

Hermite
Messages : 354
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2011 03:40
Profil : Intéressé dans le cadre de ma profession
Test : NON

Re: Je suis un cinévorophile

Message par Hermite » mer. 7 déc. 2011 19:08

De toute façon, il ne peut être quelqu'un qui aime les gens qui mangent des chinois ou quelqu'un qui aime les gens qui mangent des chiens vu l'ortographe, à moins que...

Répondre