Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

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Numa Woman
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Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

Message par Numa Woman » ven. 19 avr. 2019 20:45

Bonsoir !

Je partage avec vous un article qui me semble intéressant et, ce qui ne gâche rien, agréable à la lecture (pdf en fichier joint) :

Drillon Dominic, Botet-Pradeilles Georges, « Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? », Humanisme et Entreprise, 2014/2 (n° 317), p. 1-19. DOI : 10.3917/hume.317.0001. URL : https://www.cairn.info/revue-humanisme- ... page-1.htm

Je suis en plein tri, recherches, de sources intéressantes afin de servir ma problématique de mémoire (je pense que je la définirai mieux dans quelques semaines, mais pour le moment...) :
" Comment des profils à haut potentiel intellectuel peuvent être source de compétences distinctives et participer à la stratégie d’entreprises évoluant désormais dans un environnement en incessante reconfiguration ? "

Je pratique la brasse coulée au milieu d'ouvrages qui me semblent plus ou moins "justes" ou à minima intéressant sur le sujet depuis le début du mois. Cet article m'a redonné un peu d'oxygène :)

Ainsi, comme je le trouve suffisamment "bien", j'ose vous le proposer et solliciter votre avis à son sujet !

Qu'en pensez-vous ? :)

(Hâte de vous lire !)
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Miss souris
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Re: Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

Message par Miss souris » sam. 20 avr. 2019 18:36

Je ne suis pas du tout la mieux placée pour répondre puisque je n'ai passé aucun test, mais je suis frappée par ce qui est pour moi une suite de généralisations abusives, ou de contresens. Ou alors c'est ma méconnaissance totale de la psychanalyse qui m'empêche de saisir. Là par exemple j'ai cru comprendre pour les auteurs la douance est un phénomène acquis ? Je nage ...

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Bulle d'o
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Re: Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

Message par Bulle d'o » sam. 20 avr. 2019 19:03

Pour le coup, j'a pas réussi à avancer plus que pas très loin car j'ai bloqué sur une chose, et c'est une première dans mon cas : la psychanalyse est elle adaptée dans ses concepts (entre autre repoussée dans ses retranchements du fait de la technicité et observations apportées par les neuro-sciences) à porter une analyse pour le sujet/thème et socialisation des personnes à haut potentiel?

@Miss souris Je ne suis pas sur que ça soit un manque de connaissance en psychanalyse de ta part, je tique aussi un peu. Par contre, l'effet "liste de courses" se retrouve assez souvent en sciences sociales (sciences humaines) car défendre un point de vue dans la pluralité humaine, revient souvent à convenir de ne pas approfondir et donne cette impression de "listes de courses", ça n'en est pas une mais une pure "circonscription du champ" au profit de détailler l'objet même de l'étude/la recherche.

Ensuite, pour le coup, on parle de surdoués, et pas de haut potentiel (même personnes concernées mais concepts les approchant différents), car il a bel et bien s'agit de voir les personnes ayant "exercé en espace pro" des dons singulièrement soulignés, observés (mesurés?). Du coup, il me semble que l'on est sur une population bien plus réduite que ces 0,04 % cités au début de l'article. Ils parlent de ceux qui ont pu "explorer leurs potentiels". C'est très intéressants mais ça fait une très petite catégorie et c'est à prendre en compte en situation d'exemple dans le mémoire.

Si je débloque et que j'arrive à aller plus loin en lecture, je continuerai peut être la critique (que j'essaierai constructive) sur cet article.

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Tamiri
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Re: Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

Message par Tamiri » dim. 21 avr. 2019 17:34

Mes impressions :

Le recours à la seule psychanalyse pose question au point que je ne vois pas du tout où les auteurs veulent en venir.
De manière générale, les questions méthodologiques et épistémologiques que pose encore la discipline me semblent toujours d’actualité (sauf développements récents dont je n’aurais pas encore entendu parler), au point que son appartenance au champ scientifique reste l’objet de recherches, pour ne pas dire de vives controverses. De ce fait, appuyer un raisonnement sur cette seule discipline représente le risque d’argumenter dans le vide.
Si l’on accorde à la psychanalyse le bénéfice du doute, et si on la considère par souci de neutralité comme une induction à laquelle un ensemble de pratiques et de succès thérapeutiques donnerait une légitimité empirique, il n’en reste pas moins aberrant, à mon sens, de faire totalement l’impasse sur l’éclairage neuroscientifique. Ce dernier aurait pour fonction, au pire, d’établir la bonne foi du raisonnement en le situant dans le champ scientifique ; au mieux, d’étayer le contenu par la convergence entre deux disciplines validant les conclusions.
Parce que bon, pour faire un parallèle, si je m’amuse à décrire le système solaire en ne travaillant qu’avec l’astronomie pré-copernicienne et avec la physique pré-newtonienne, je pourrais potentiellement aussi bien produire un schéma géocentrique qu’un schéma héliocentrique et estimer que les deux se valent.

Ensuite, l’échantillonnage de l’étude (puisque c’est présenté comme une étude) me semble aberrant.
Une poignée de « célébrités » historiques que l’on bombarde « surdoués » (juste après avoir admis qu’il n’y avait aucune mesure psychométrique avant 1905), et dont on sollicite ensuite les éléments biographiques ? Puis dont on voudrait tirer une généralisation ?
Ensuite, quelques exemples trouvés, si j’ai bien compris, dans les rangs de MENSA ?
Depuis quand cela constitue-t-il un échantillonnage exploitable ?

Enfin, l’objet même de l’étude, annoncé (ne serait-ce que par le titre), à peine esquissé par l’introduction et évoqué de manière tout aussi floue par la conclusion. On ne définit jamais ce que l’on appelle d’emblée les « organisations », même s’il transparaît que l’on entend par là les entreprises ou les administrations. L’un des deux auteurs est censé relever du champ « managérial », mais personnellement je n’ai pas vu quelle était sa contribution puisque la question n’est jamais abordée, l’essentiel du texte se concentre sur la tentative de définition générale du « surdoué » (le singulier étant ici de rigueur au vu de la tonalité de l’article), et ce n’est que dans la toute fin que l’on assiste à quelques considérations éparses et schématiques du type : « le surdoué » ne donne sa pleine mesure que dans les conditions qui lui sont spécifiquement favorables...
« Heureusement », il y a une pirouette finale : ce n’était en fait que l’introduction d’une étude ultérieure plus poussée, dans laquelle on prétend apparemment interroger le « rôle des surdoués » dans le progrès des sociétés, ni plus ni moins...

J’ai essayé de n’être point sarcastique et n’y parviens finalement pas. J’ai l’impression d’avoir « appris » deux ou trois choses qui relèvent toutes de la lecture psychanalytique de la douance... dont je ne puis rien faire, finalement, puisque de manière générale c’est toute la discipline que l’on échoue pour l’instant à faire entrer dans une pensée systémique déterministe. Ou alors il faudrait se satisfaire de peu. Or le produit de cette démarche, à en croire ce texte, n’est - comme le disaient @Miss souris et @Bulle d'o - qu’un catalogue d’idées reçues éculées dignes de la posture zébriste la plus schématique. On n’a pas du tout défini le second terme, les « organisations », au point que ça parait aller de soi - alors même qu’il faudrait vraisemblablement recourir à nombre d’autres disciplines (la sociologie, l’économie, l’histoire...) pour savoir de quoi l’on parle, même en admettant que l’on réduise le terme à la seule sphère des structures de production.
Au total, l’étude future reposerait apparemment sur des bases fantômatiques. Je ne vois vraiment pas où cela peut aller.

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madeleine
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Re: Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

Message par madeleine » dim. 21 avr. 2019 23:15

Tamiri a écrit :Je ne vois vraiment pas où cela peut aller.
A la poubelle ?
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Quelle place dans les organisations pour les surdoués ? Article de revue

Message par Numa Woman » dim. 21 avr. 2019 23:18

Merci à vous tous pour vos remarques et contributions !

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