L'inhibition intellectuelle

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...
Ianthe

L'inhibition intellectuelle

Message par Ianthe » mar. 9 juin 2015 19:33

Bonjour à tous,

J'ouvre ce sujet comme un appel à connaissance, bibliographie, témoignages autour de l'inhibition intellectuelle, complexe de l'albatros ou anorexie intellectuelle, phénomène qui peut survenir chez les surdoués.

Je viens tout juste de commencer mes recherches et tout ce que j'ai trouvé d'un peu intéressant, c'est ceci :
► Afficher le texte

Au plaisir de profiter de vos contributions.

un pas de coté

Re: L'inhibition intellectuelle

Message par un pas de coté » jeu. 11 juin 2015 23:13

Sujet intéressant qui rejoint l'effet pygmalion négatif abordé également par Terrassier "l'enfant va tendre à renoncer à l'expression de son véritable potentiel et se limiter à répondre à une demande qui le sous-estime (...)"
Je pense qu'il y a une erreur dans le texte de nos voisins belges. Il ne s'agit probablement pas d'Alice Nuller mais d'Alice Miller, brillante philosophe, psychologue, sociologue, chercheur (rien que cela !) qui aborde cette question du "pauvre enfant riche" dans un son ouvrage le drame de l'enfant doué

Ayame
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Ayame » ven. 12 juin 2015 08:22

Petite précision : bien que le nom peut porter à confusion, le livre d'Alice Miller ne s'adresse pas forcément aux enfants surdoués (d'après mes souvenirs, l'auteure parle des enfants "doués" en cela que leur grande lucidité leur permet de ressentir les besoins et exigences de leurs parents et d'agir en conséquence). Voilà une citation très facilement trouvable sur le Net :
Le drame de l'enfant doué, de l'enfant sensible et éveillé, mais pas forcément surdoué, consiste dans le fait qu'il ressent très tôt le besoin et les troubles de ses parents et s'y adapte. Il apprend alors à dissimuler ses sentiments les plus intenses, que ses parents supportent mal.

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Lelaelig » ven. 12 juin 2015 12:17

Merci Ianthe pour ce partage. Si j'avais déjà lu des articles sur ce sujet, je ne me rappelle pas d'avoir lu celui-là. Une idée nouvelle pour moi trouvée dans ton article :
Cette « fossilisation » intellectuelle survient donc à chaque fois qu'une expérience douloureuse et pénible n'a pu être mise en mots, et surtout à chaque fois que ce vécu mortifère n'a pu trouver d'écho chez une autre personne. Le sujet évite de puiser dans ses potentialités qui demeurent.

Ça appui une nouvelle fois sur l'importance de l'écoute bienveillante, voire idéalement l'identification suffisamment tôt et "l'encadrement".
Reste la question de savoir comment cette inhibition peut se rattraper à l'âge adulte.

Ianthe

Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Ianthe » ven. 12 juin 2015 17:09

Ca j'y ai réfléchi. Je pense que ça dépend beaucoup des cas, mais que dans celui décrit dans l'article, il s'agirait de combattre les raisons qui ont causé l'inhibition intellectuelle et de lâcher la grappe à son cerveau, relâcher la tension, s'organiser de sorte à pouvoir s'épanouir intellectuellement... :nesaitpas: Prendre son courage à deux mains, se mettre d'accord avec soi-même et fonctionner en ayant admis qu'il était débridé. C'est avant tout une question émotionnelle.

Après j'ai vu qu'il existait des centres pour ados en inhibition intellectuelle (et qu'au sortir de ces centres on avait boosté leur QI :lol: ) mais j'ai lu en diagonale, pas la patience de le faire plus en détails, et j'ai rien trouvé sur leur manière d'agir...
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/garsep/gauvrit.htm

J'aime bien : "NIETZSCHE disait que « l'intelligence est un cheval fou ; il faut apprendre à lui tenir les rênes, à le nourrir de bonne avoine, à le nettoyer et parfois à utiliser la cravache »."

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par téthys » mar. 14 juil. 2015 14:54

Bonjour Ianthe,
J'allais justement te donner comme lien celui de l'académie de Toulouse...
Du coup je te conseillerai seulement de lire cette page que tu as découvert toi-même.
Ayant vécu moi-même une inhibition intellectuelle (les années collèges) cela m'avait fait du bien de la trouver.

Pour ce qui est de mon expérience je trouve le terme "anorexie intellectuelle" plus approprié, d'ailleurs j'étais devenu squelettique et ma croissance s'est arrêté pendant trois ans. J'avais aussi de fréquentes migraines très douloureuses. Pour ce qui est du reste j'ai la flemme de la relire mais il me semble que le profil de l'étude correspondait bien: Résultat scolaire en chute libre, apparence d'un "débile" (avec le sourire permanent), isolement, sensation d'être un zombi qui déambule hors du temps, gueule de bois permanente...

Pour ce qui est de "rattraper" son potentiel intellectuel à l'âge adulte je pense qu'il ne faut pas en faire une priorité, à mon avis il en restera toujours quelque chose, mais j'ai vraiment été surpris par la plasticité de mon cerveau. Je regrette juste de ne pas avoir consulté car j'ai gardé de très grande difficulté de concentration tout au long de ma scolarité: Dur de lire plus d'une page sans perdre le fil (parfois même un simple paragraphe). Mais maintenant je n'ai plus de problème de ce coté là.

Toute proportion gardée avec les horreurs des parcours qu'il présente, je me suis beaucoup retrouvé dans les livres de Cyrulnick (concept de la résilience...).

Je n'aime pas trop le petit coté "culpabilisant" de ton dernier message ("Prendre son courage à deux mains"...) c'est d'ailleurs pour cela que j'écris. Je pense que la pire des solutions est de chercher à "mettre la pression" sur la personne qui souffre: Elle en a toujours trop, ce qui lui manque c'est surtout de l'affection, de la confiance...

Bien sûr il ne faut pas s'enfermer, se laisser couler mais il faut accepter le rythme de la guérison.
Comme tu le dis il faut rechercher les causes de son mal-être, c'est fondamental pour se reconstruire. Donc trouver un thérapeute avec qui on se sent bien (et ne pas hésiter à en changer si le courant ne passe pas).
Mais je pense que la question du rythme est vraiment importante (notamment pour "lâcher la grappe à son cerveau, relâcher la tension"...). A mon avis, mais il faut que cela corresponde à la personne, changer une quinzaine de jours d’environnement, casser ses petites habitudes quotidiennes en s'expatriant en pleine nature ou à l'étranger est un bon moyen de se "retrouver" soi-même, pour comprendre comment l'on fonctionne.

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Mustaine
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Mustaine » lun. 14 déc. 2015 02:52

Je ressort ce vieux topic pour vous poser une question:
L'inhibition intellectuelle est elle un phénomène totalement inconscient, ou alors le début est conscient (je vais arrêter de m'intéresser à telle chose pour m'intégrer socialement) puis devient inconscient?
Je me demande si je ne serait pas un peu en inhibition intellectuelle, j'ai perdu beaucoup de mes capacités, et je me souviens qu'a un moment je ne suivais plus en cours, car je me posais trop de questions sur tout, je n'arrivais pas à suivre un film car je me questionnais sans cesse sur les incohérences, puis je me suis posé moins de questions et je suivais mieux les cours et les films! Etait-ce peut être le début de l'inhibition intellectuelle? Ou alors je me fais des idées?
--Mustaine--
:rock: :rock: :rock:

Ianthe

Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Ianthe » lun. 14 déc. 2015 15:18

Je n'ai que les sources déjà publiées sur ce topic, un autre membre répondra sûrement mieux que moi, mais si j'ai bien compris, le parallèle avec l'anorexie devrait suggérer que l'effort est assez envahissant Et difficile pour que s'y habituer et ne plus eprouver le mal etre originel soit long, voire très ... ça m'a l'air plus positif qu'autre chose que tu saches mettre tout simplement ton cerveau sur off pour profiter de moments de légèreté, vu comme tu en parles :)

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par fleueenn » mar. 29 déc. 2015 16:44

Mustaine a écrit :Je ressort ce vieux topic pour vous poser une question:
L'inhibition intellectuelle est elle un phénomène totalement inconscient, ou alors le début est conscient (je vais arrêter de m'intéresser à telle chose pour m'intégrer socialement) puis devient inconscient?
Je me demande si je ne serait pas un peu en inhibition intellectuelle, j'ai perdu beaucoup de mes capacités, et je me souviens qu'a un moment je ne suivais plus en cours, car je me posais trop de questions sur tout, je n'arrivais pas à suivre un film car je me questionnais sans cesse sur les incohérences, puis je me suis posé moins de questions et je suivais mieux les cours et les films! Etait-ce peut être le début de l'inhibition intellectuelle? Ou alors je me fais des idées?
D'après moi, l'inhibition intellectuelle est un phénomène conscient pour s'intégrer, puis si cela perdure cela peut devenir inconscient. C'est très important quand on est concerné d'aller voir un thérapeute au fait de la douance pour qu'il donne des pistes pour en sortir. Ou s'en sortir seul en lâchant les rennes à son intelligence. Y aller progressivement me paraît être une sage décision. Dur, dur de se débarrasser d'une mauvaise habitude. Bien sûr ce n'est que mon avis.

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Rachel » ven. 12 févr. 2016 11:56

''D'après moi, l'inhibition intellectuelle est un phénomène conscient pour s'intégrer, puis si cela perdure cela peut devenir inconscient.''
Oui, c'est ce que je ressens.

Je me sens concernée par ce sujet de l'inhibition intellectuelle. En fait, depuis que la question de la douance est revenue sur mon tapis à travers le questionnement d'un proche, je réalise que je me suis mise en mode off depuis plusieurs années pour justement profiter de la vie avec légèreté.
ça correspondu avec l'arrêt de mes études : j'avais le choix : entrer dans la vie active ou faire une thèse. J'ai choisi la vie active. J'ai fait ce choix car j'avais un peu perdu la ''foi'' dans la recherche historique (mon domaine) : j'avais l'impression qu'on pouvait faire une thèse sur tout et n'importe quoi, à partir du moment où on menait un argumentaire intelligent. aussi parce que je sentais qu'il n'y avait pas de place pour l'investissement dans une thèse au sein de mon couple et qu'il était temps que je ramène des sous !
Ce renoncement a correspondu à un arrêt programmé et conscient du fonctionnement foisonnant de mon cerveau. J'ai volontairement décidé d'essayer de vivre plutôt que de regarder les autres vivre et de me regarder essayer de faire semblant. J'ai voulu me plonger dans la vie, vraiment et pour cela, j'ai dû mettre une partie de mon cerveau en mode off.
Je peux dire que ça a marché : j'ai eu un travail, des enfants et je suis enfin vraiment tombée amoureuse. Je me suis aussi pas mal écarté de mon nombril !
Mais il me manque quelque chose. Et c'est bizarre mais j'ai l'impression que cela a eu aussi des conséquences psychomotrices. Je suis devenus maladroite... étrange.
Par contre, ma sensibilité exacerbée n'a pas disparu et c'est mon compagnon qui en fait les frais !
Aujourd'hui, avec la découverte de ce qu'est la douance, peut-être suis-je prête à ré apprivoiser le fonctionnement de mon cerveau ? A moins qu'il m'ait définitivement quitté ?

Comme tu le dis, Fleueenn, je vais essayer d'y aller mollo. qui va piano... Je vais laisser cela venir petit à petit, en parallèle des différentes démarches que j'effectue en ce moment pour recoller les morceaux.

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Laety777 » ven. 18 mars 2016 09:00

Je suis bien concernée par ce sujet.

Je ne me rappelle pas comment l'inhibition s'est "installée" tout ce que je sais aujourd'hui, c'est que j'en suis "victime" et je cherche à réveiller ce potentiel.

L'enfance:

Petite fille née "non désirée" dans un milieu défavorisé.
Nous faisions partit des "gens du voyage".
Sédentarisée depuis mes 6 ans mais avec des déménagements tous les ans.

J'avais des problèmes de vision et j'ai eu le droit aux lunettes de la grande soeur :(
j'avais un cheveu sur la langue ;)
Famille nombreuse et je suis la seule "pas aimée"
Les autres membres de la famille m'appelaient Cendrillon, heu, juste pour le côté ménage et souillon.
Ma mère m'appelait "mongole" "débile" et tout le monde riait.
Maltraitance affective et physique pendant mes 13 premières années.

Après ce fut l'adolescence chez la soeur de mon père qui m'a "sauvée".
J'étais toujours "différente".

Tout ce temps, j'ai l'impression d'avoir "oublié" tout ça.

Je ne me rappelle que de mes émotions et ressentis.
Je me pensais "fragile".
J'étais "heureuse" dans ma tête et je ne m'accrochais juste au fait que ma mère m'adresse la parole, fasse attention à moi.
Je le prenais comme de" l'amour".

TOUT le reste n'avait aucune importance. J'entends que je suis "ça" alors je dois être "ça".

Donc même si je dérangeais, j'existais.
Je m'en suis sortie et je ne sais même pas comment.

Pour l'école, je n'ai jamais été "aimée" non plus.

Quand mon fils a été diagnostiqué, tout mon monde s'est effondré et je ne savais pas "pourquoi".

Alors maintenant, je commence un thérapie pour me "valorisée" et avoir un "regard différent et bien-veillant" sur moi.
Et puis, il faut que je prenne "conscience" de ce potentiel et le forum m'y aide beaucoup ;).

Voilà un peu mon témoignage et que l'aventure continue !!! ;)

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Khajib » mar. 12 avr. 2016 17:29

Je me permets d'écrire sur ce topic même si j'ai l'impression de ne pas vraiment le mériter. Je ne sais pas trop pourquoi... L'impression d'être un imposteur? Qui sait? Enfin bon je vais aller sur un autre sujet pour discuter de ça. Je digresse et il faut que je me recentre sur le sujet actuel.
Leticia Papillon a écrit :''D'après moi, l'inhibition intellectuelle est un phénomène conscient pour s'intégrer, puis si cela perdure cela peut devenir inconscient.''
Oui, c'est ce que je ressens.
D'après ce que j'ai pu lire sur vos messages, corrigez-moi si je me trompe, l'inhibition intellectuelle serait venue plus ou moins graduellement et aurait fini à la longue par s'installer et de consciente devenir réflexe.
Est-il possible d'après vous qu'elle s'installe de façon plus brutale? Je m'explique. Dans mon cas, j'ai eu un parcours scolaire que tout mon entourage a qualifié de plutôt brillant (même si j'ai l'impression d'avoir été très moyen et que j'aurais pu mieux faire). J'ai quand même réussi à aller jusqu'au doctorat. Enfin presque... (réflexion de ma femme:"T'as quand même réussi à aller jusqu'au doctorat! C'est pas donné à tout le monde! C'est bien que t'es intelligent!" :^) ) En effet, tout m'a explosé à la figure au milieu de ma troisième année. J'avais réussi à garder mon intellect "intact" et soudain tout ce flot de pensée devenait insupportable. Je me suis beaucoup investi dans cette thèse et mes résultats expérimentaux n'ont rien donné de concluant. Alors que j'avais dépensé de mon temps et de mon énergie en quantité! D'où une baisse de la motivation.
Enfin bref, pour revenir au sujet, j'ai fait une bonne grosse décompensation dépressive suicidaire et j'ai découvert le monde merveilleux de la psychiatrie. Cela fait neuf ans que ça dure et, depuis lors, je stagne dans les marais bourbeux de la stupidité et de la paresse intellectuelle. Mon cerveau tourne en sous régime. D'épisode thymique en épisode thymique, d'hospitalisation en hospitalisation, sans oublier tous les psychotropes différents que j'ai dû ingurgiter et qui ont assommé le peu de matière grise restante qui me sert aujourd'hui de cerveau, je n'arrive plus à redémarrer la machine. Une preuve à l'appui: j'ai retrouvé dans ma bibliothèque mon vieux manuel de physique de terminale S et je n'arrive plus à comprendre les oscillateurs harmoniques amortis et les circuits RLC!!
Y a t-il un espoir pour que mon cerveau refonctionne un jour?

J'espère que je ne vous ai pas importuné avec mes divagations... :worried:
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Silène » mer. 13 avr. 2016 07:46

Khajib, je vais grossir le trait, une façon d'interpréter le "fond" de la dépression avec idées suicidaires, c'est que tu est "mort" il y a 9 ans.

D'une part, une grosse partie de ta psyché a été détruite, il faut vraiment considérer que sur ces 9 ans tu as refais une partie des apprentissages de l'enfant, le prendre comme ça et être magnanime.

Mais toute cette partie qui est morte, inutile de commencer par "arroser" ici, ça ne poussera pas. Moins que de l'inhibition intellectuelle, ta psyché a probablement mis en place des gardes fous pour t'empêcher de reproduire les mêmes scenarios mortifères.
"La folie c'est refaire sans cesse la même chose dans l'espoir que ça fonctionne"

Donc ton cerveau refonctionne déjà, mais il ne refonctionnera jamais comme avant.
Tu es mort, je le redis, fais le deuil, renais et nourris le de choses qu'il aime, complètement nouvelles et différentes, ou les mêmes choses avec une autre approche.
Et remplace aussitôt que possible, avec l'accompagnement thérapeutique et la transition nécessaire, les cachets par des approches complémentaires (discipline quotidienne, respiration, relaxation, etc).

J'espère ne pas avoir dit trop d'aneries parce que je comprends que c'est sensible
Il est vrai qu'ici vous ne trouverez guère de perfection, sauf si on se met à rire
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par sandrinef » mer. 13 avr. 2016 07:58

 ! Message de : sandrinef
Silène a écrit :Khajib, je vais grossir le trait, mais tu es mort il y a 9 ans.
C'est un peu dur d'écrire cela à une personne qui se sent fragile...

Silène a écrit :Et remplace aussitôt que possible les cachets par des approches complémentaires (discipline quotidienne, respiration, relaxation, etc).
Moi, j'aurais mis, "complète" au lieu de remplace, parce que dire à quelqu'un de stopper un traitement médicamenteux, c'est dangereux quand même... Nous n'avons pas vocation ici à dire aux gens ce qu'ils doivent faire avec leurs traitements...
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par kalimeris » mer. 13 avr. 2016 14:46

Khajib a écrit : Enfin bref, pour revenir au sujet, j'ai fait une bonne grosse décompensation dépressive suicidaire et j'ai découvert le monde merveilleux de la psychiatrie. Cela fait neuf ans que ça dure et, depuis lors, je stagne dans les marais bourbeux de la stupidité et de la paresse intellectuelle. Mon cerveau tourne en sous régime. D'épisode thymique en épisode thymique, d'hospitalisation en hospitalisation, sans oublier tous les psychotropes différents que j'ai dû ingurgiter et qui ont assommé le peu de matière grise restante qui me sert aujourd'hui de cerveau, je n'arrive plus à redémarrer la machine. Une preuve à l'appui: j'ai retrouvé dans ma bibliothèque mon vieux manuel de physique de terminale S et je n'arrive plus à comprendre les oscillateurs harmoniques amortis et les circuits RLC!!
Y a t-il un espoir pour que mon cerveau refonctionne un jour?
Oui bien sûr ! Le cerveau a des capacités régénératives incroyables. J'ai aussi été zombifiée par les médicaments et la psychiatrie, mais aujourd'hui mon cerveau tourne à plein régime. Ce qui m'a aidé à retrouver mes capacités : l'arrêt d'un neuroleptique, remplacé par un autre médicament à moindres effets secondaires.

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Rachel » mer. 13 avr. 2016 15:52

Non Khajib, je ne pense pas non plus que ton cerveau soit mort !
Tu as un mode de fonctionnement qui t'es propre et ce n'est pas une décompensation ou des médicaments qui peuvent le transformer en un autre cerveau !
Et ce n'est pas la ''quantité'' de matière grise qui compte mais les connexions qui se font entre elles et se multiplient à une vitesse qui t'es propre et que donc tu récupéreras lorsque ton traitement médicamenteux, qui est certainement nécessaire aujourd'hui, sera terminé.

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Khajib » ven. 15 avr. 2016 10:06

Tout d'abord un grand merci pour vos remarques que je trouve très pertinentes.
Silène a écrit :Khajib, je vais grossir le trait, une façon d'interpréter le "fond" de la dépression avec idées suicidaires, c'est que tu est "mort" il y a 9 ans.
Je ne sais pas si la Camarde a fait son office il y a 9 ans mais je peux quand même dire que, pendant les quelques années qui ont suivi l'effondrement, j'ai erré comme un mort-vivant.
Silène a écrit :Tu es mort, je le redis, fais le deuil, renais et nourris le de choses qu'il aime, complètement nouvelles et différentes, ou les mêmes choses avec une autre approche.
Idée intéressante. Concernant les éventuels projets que je pourrais imaginer pour mon futur proche, je sais qu'ils auront à voir avec le domaine scientifique comme pendant mes études mais avec une façon de faire différente et adaptée à mon état mental. Une chose est sûre, maintenant je connais mes limites donc j'essaierai de ne pas en faire trop et, de plus, cette fois je suis suivi par psychiatre, un psychologue et j'ai même un infirmier psy référent donc je ne suis plus tout seul.
Silène a écrit :Et remplace aussitôt que possible, avec l'accompagnement thérapeutique et la transition nécessaire, les cachets par des approches complémentaires (discipline quotidienne, respiration, relaxation, etc).
Euh... Je vais peut être éviter d'arrêter mon traitement comme ça sur un coup de tête. En revanche, j'ai réussi à m'ouvrir à des méthodes complémentaires alternatives. Par exemple, ma femme m'a offert l'année dernière un livre sur la méditation pleine conscience. Depuis je pratique régulièrement et je dois admettre que ça change la vie! Je ne vais pas m'étendre là-dessus ici car ce n'est pas le sujet du topic mais je pense que j'en toucherai mot sur un autre topic plus approprié.
Silène a écrit :J'espère ne pas avoir dit trop d'aneries parce que je comprends que c'est sensible
Ne t'inquiète pas pour ma sensibilité! :D J'ai traversé pas mal d'épreuves et comme ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, j'ai appris à prendre du recul vis-à-vis de tout ça et à pacifier mes relations avec mes émotions et mes pensées.
kalimeris a écrit :Oui bien sûr ! Le cerveau a des capacités régénératives incroyables. J'ai aussi été zombifiée par les médicaments et la psychiatrie, mais aujourd'hui mon cerveau tourne à plein régime. Ce qui m'a aidé à retrouver mes capacités : l'arrêt d'un neuroleptique, remplacé par un autre médicament à moindres effets secondaires.
Merci pour ton témoignage! Cela me rassure un peu. Le traitement que j'ai aujourd'hui est léger par rapport à ce qu'il était avant. Je ne prends plus que du dépakote et du xeroquel maintenant. Dans le passé j'ai eu pire comme le tercian qui assome pas mal et le risperdal qui a plein d'effets secondaires (je ne pouvais plus ni lire ni écrire à cause des problèmes d'accomodation et de tremblements).
Leticia Papillon a écrit :Non Khajib, je ne pense pas non plus que ton cerveau soit mort !
Ouf!! J'essaie actuellement de le stimuler pour lui donner une deuxième jeunesse. J'ai commencé à lire un bouquin sur le programme de physique de première année de classe prépa (j'aime les équations et savoir comment la Nature fonctionne). J'ai également en projet de lire "Les pensées pour moi-même" de Marc-Aurèle et "Éthique à Nicomaque" d'Aristote. Un peu de nourriture spirituelle ne me fera pas de mal.
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Cloctopus » ven. 15 avr. 2016 20:25

J'ai l'impression d'être en plein dedans. D'où, grosso modo, mon peu d'implication dans les "sujets sérieux" du forum... je n'ai qu'un vague souvenir de la célérité de mon cerveau, de son élasticité, sans retrouver ces sensations - mais je n'essaye pas vraiment de les "faire revenir".
Pour ma part, c'est lié à ma scolarité, je pense, à cette sensation de différence - les moqueries subies car oui, j'étais intelligente et éveillée, cultivée, "l'intello", la chose bizarre.. sans doute ai-je voulu occulter cette partie de moi pour être comme les autres. Aujourd'hui je n'arrive plus à faire d'effort intellectuel - c'est horrible. 2015 a été une année extrêmement difficile (boulimie, anorexie.. anorexie qui m'a rendue temporairement paralysée car mes nerfs ont été atteints, mon cerveau par la même occasion, je ne pouvais plus parler, etc, on va éviter de tomber dans le pathos, l'idée est là, j'en parce car c'est dans le sujet, l'anorexie serait l'aboutissement de cette démarche qui prendrait involontairement une ampleur démesurée). J'ai mis un peu de temps avant de retrouver ma motricité mais j'ai l'impression d'y avoir définitivement laissé un peu de matière grise... pourtant j'ai passé le WAIS pendant cette période et le diagnostic était bien là. Aussi cette piste, approfondie dans ce topic, m'interpelle vivement -et me fascine, de par la puissance de notre psychée.. (mais... si mon cerveau a totalement inhibé cette partie de mon fonctionnement, de manière si forte... et que malgré tout la douance est détectable, c'est qu'elle est restée encore plus forte ? Cela me dépasse.. )

Aussi, et de manière troublante, les termes se rejoignent, puisque l'on parle d'anorexie intellectuelle... cette "démarche" (inconsciente ?) d'inhibition intellectuelle m'aurait-elle échappée et serait devenue hors de contrôle ? Je n'arrive plus à faire l'effort de réfléchir, cela m'épuise. Pourtant l’enivrement de la réflexion effrénée et auto-nourrissante me manque.

Je me retrouve complètement dans ton témoignage, Leticia Papillon, du coup.

Bref, je m'excuse de ce message brouillon et uniquement empirique, mais je vais creuser la piste de mon côté avant de revenir apporter ma pierre à l'édifice (et puis remettre mes neurones en route petit à petit par la même occasion) ;)

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Rachel » ven. 15 avr. 2016 21:27

Ne t'excuses pas, tout part de l'empirique :)
D'après mes différentes lectures, deux affirmations contradictoires émergent :
- dans une période de forte dépression ou importante maladie, le QI baisserait
- un QI de surdoué reste un QI de surdoué quelque soit les circonstances et peut-être, plus que de QI.

J'en déduis que la première affirmation évoque peut être plus le chiffre du QI total qui peut varier selon l'état de la personne et qui peut donc être incalculable dans certains cas ou qui peut être calculable mais avec des sous-performance et que la 2e évoque plus le fonctionnement hors norme du cerveau du surdoué qui lui ne peut varier et reste détectable, malgré un QI sous-performant ou incalculable.

Quelque soit l'état, on est HP. Après, une forte dépression ou maladie ou une inhibition intellectuelle plus ou moins volontaire, forcément, ne nous permet pas de fonctionner de manière performante et je pense que ce genre de phénomène peut se constater aussi chez les personnes qui ne sont pas HP.

J'ai l'impression du coup qu'il s'agit plus d'un blocage psychologique que d'une réelle perte de potentiel intellectuel. Le blocage peut être cependant très puissant et tu as raison de faire le parallèle avec l'anorexie, les termes se rejoignent pour évoquer cela. J'ai quant à moi souffert pendant de nombreuses années de boulimie. Je sais que c'est beaucoup moins grave, notamment au niveau vital, que l'anorexie, mais il y a une démarche commune, la volonté de maîtrise et la perte de contrôle qui est évidente dans la boulimie, mais qui existe aussi dans l'anorexie puisqu'à un moment donné, on ne maîtrise plus rien, on n'a plus le choix que de ne pas manger, on entre aussi dans une spirale.

Sans trop s'éloigner du sujet de l'inhibition intellectuelle, il y a une histoire de maîtrise là-dedans, de frein et de non acceptation de soi-même... à creuser.
Bon courage Cloctopus :)

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Math86
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Math86 » sam. 16 avr. 2016 17:55

Leticia Papillon a écrit :Ne t'excuses pas, tout part de l'empirique :)
D'après mes différentes lectures, deux affirmations contradictoires émergent :
- dans une période de forte dépression ou importante maladie, le QI baisserait
- un QI de surdoué reste un QI de surdoué quelque soit les circonstances et peut-être, plus que de QI.
Donc si je suis ton raisonnement tout dépend de ton état émotionnel donc du contraste entre le niveau d'hypersensibilité émotionnelle et celui de la confiance en soi.

je part du principe que les HP sont tous hypersensibles
Plus la confiance en soi est moindre et l'hypersensibilité forte donc la confiance en soi faussera le QI.
Et plus la confiance en soi et forte plus la notion de QI sera à son top.

Donc l'état émotionnel d'une personne HP dépendrait principalement de la confiance en soit et de son hypersensibilité. Je pense que si la personne broie du noir, elle fera de l'inhibition intellectuelle car l'hypersensibilité émotionnelle sera négative dû à son manque de confiance d'où la sensation d'être un imposteur

Pour ma part, l'inhibition intellectuelle s'est faite au moment de ma dépression d'y a dix ans pendant un an. Cette période est assez dur car je me suis mis dans la tête que je suis une grosse "merde" et que je suis capable de rien faire (pas de taff) et de voir tous mes amis de promo avoir un taff après, émotionnellement c'était trop dur.

Ensuite les émotions, j'ai voulu les brider et ça m'a complètement chambouler. D'après ma psy (qui croit que je suis un HP), elle pense que brider une partie de soi, bride aussi toutes les autres parties donc une certaine inhibition intellectuelle.
Est ce correct?
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par samjna » sam. 16 avr. 2016 20:06

Khajib a écrit : Je ne sais pas si la Camarde a fait son office il y a 9 ans mais je peux quand même dire que, pendant les quelques années qui ont suivi l'effondrement, j'ai erré comme un mort-vivant.
[...]
je n'arrive plus à redémarrer la machine. Une preuve à l'appui: j'ai retrouvé dans ma bibliothèque mon vieux manuel de physique de terminale S et je n'arrive plus à comprendre les oscillateurs harmoniques amortis et les circuits RLC!!
Y a t-il un espoir pour que mon cerveau refonctionne un jour?
Au passage, je connais ça en dehors de toute dépression et de médocs. Il m'est relativement souvent arrivé d'abandonner un domaine et d'y revenir de nombreuses années après et dans un premier temps, c'est assez cata. A peu près comme ce que tu décris.
J'ai même croisé naguère un supélec après 30 ans d'encadrement qui ne savait plus résoudre un système de deux équations à deux inconnues pour aider fifille. j'imagine que les circuits RLC, c'était pas top non plus.

Il m'a fallut souvent 2-5 semaines pour retrouver "des sensations" et si j'ai eu peu d'activité intellectuelle pendant un moment, il peut falloir de surcroit 2-3 mois avant de retrouver un régime de croisière.
En plus, et je trouve que c'est un avantage pour moi, ce que j'avais compris revient relativement vite mais ce que je savais sans comprendre est le plus souvent oublié: du coup, je sais où j'en suis.
Pas sûr que c'était un WISC !

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par soazic » dim. 17 avr. 2016 14:11

je m sens aussi concernée malheureusement (je vais finir par acheter le bouquin de Monique de K!), suis sous AD depuis un paquet d'années et ne trouve pas le levier pour sortir de cet état dépressif que je masque très bien au travail avec mon masque de bout-en train (en psy en plus). Je me suis forgée une sorte de carapace afin d'être moins perméable aux autres et cela m'a coupée aussi de toute vie sociale, et amoureuse. C'est assez handicapant, autodévalorisant de ne plus se sentir capable d'exploiter ses superpowers, repasser les tests je l'avais envisagée mais pas dans cet état.
L'impression de ne pas pleinement profiter du soleil. La méditation que tu évoques, je commence tout juste.

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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Khajib » dim. 17 avr. 2016 17:40

Math86 a écrit : Ensuite les émotions, j'ai voulu les brider et ça m'a complètement chambouler. D'après ma psy (qui croit que je suis un HP), elle pense que brider une partie de soi, bride aussi toutes les autres parties donc une certaine inhibition intellectuelle.
Est ce correct?
Je pense que c'est très correct. Ma psy me dit la même chose à mon sujet. Pour être plus précis, elle m'a rappelé que les adultes HP ont tendance à avoir un intellect qui fonctionne beaucoup à l'affect. Quoi qu'on fasse, si nous voulons déployer notre intelligence, il faut accepter que nos émotions puissent s’épanouir. Après, je ne dis pas que c'est facile. Pendant longtemps, j'ai enfermé mes émotions dans une boîte sous clé. En effet, certains affects peuvent être très destructeurs quand on est dans une situation de fragilité psychologique. Avec l'aide de la psy, j'ai appris à ouvrir cette boîte de Pandore. Du coup je me suis mis à la méditation pleine conscience pour mieux maîtriser tout ça. Depuis ça va un peu mieux et "je gère" :lol:
samjna a écrit : J'ai même croisé naguère un supélec après 30 ans d'encadrement qui ne savait plus résoudre un système de deux équations à deux inconnues pour aider fifille. j'imagine que les circuits RLC, c'était pas top non plus.
C'est plutôt effrayant... J'espère ne jamais tombé aussi bas. Je vais suivre tes conseils, rester patient et persévérant et peut-être qu'un jour mon cerveau retrouvera sa vitesse de croisière!
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Khajib » dim. 17 avr. 2016 17:57

soazic a écrit :C'est assez handicapant, autodévalorisant de ne plus se sentir capable d'exploiter ses superpowers, repasser les tests je l'avais envisagée mais pas dans cet état. L'impression de ne pas pleinement profiter du soleil.
Il est vrai que c'est très frustrant de savoir qu'on a une ferrari sous le capot et de rouler comme une R5... Commence peut-être par te remettre le pied à l'étrier dans des domaines que tu maîtrises déjà un peu. Ce sera peut-être plus simple pour commencer (ça fait beaucoup de peut-être, suis-je sûr de ce que je dis? :D ). En reprenant peu à peu confiance en toi, tu pourras aborder des domaines plus difficiles ou inconnus qui sait?
Un ami m'avait, pour m'aider, prononcer une citation de Lao Tseu: "Le voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas".
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Re: L'inhibition intellectuelle

Message par Math86 » dim. 17 avr. 2016 18:18

soazic a écrit :je m sens aussi concernée malheureusement (je vais finir par acheter le bouquin de Monique de K!), suis sous AD depuis un paquet d'années et ne trouve pas le levier pour sortir de cet état dépressif que je masque très bien au travail avec mon masque de bout-en train (en psy en plus). Je me suis forgée une sorte de carapace afin d'être moins perméable aux autres et cela m'a coupée aussi de toute vie sociale, et amoureuse. C'est assez handicapant, autodévalorisant de ne plus se sentir capable d'exploiter ses superpowers, repasser les tests je l'avais envisagée mais pas dans cet état.
L'impression de ne pas pleinement profiter du soleil. La méditation que tu évoques, je commence tout juste.
Avant 2016, cela faisait 4 années minimum où j'étais dans "un état dépressif" avec un masque d'un homme souriant, gentil, raisonnable. Sauf que 2015, l'année la plus dure pour moi, ce masque là n' a plus fonctionné et ça a vite changé dans ma vie pro, perso et intellec.
Tant que je pouvais avoir ce masque, je pouvais "me contrôler" mais l'année dernière, le dit contrôle a foutu le camp donc attitude agressive, colérique sur quasiment tout le monde. Cela a posé un problème au travail, mes collègues m'ont assez vite demandé ce que j'avais.
Une énorme colère qui m'a pas mal bloqué. Entre le taff et mes amis (qui m'ont fait les mêmes remarques), je suis allé voir ce super psy depuis début d'année.

Le problème, c'est qu'on se focalise trop sur notre état émotionnel et on voit trop de ces soucis au quatre coin des rues.
La seule parole sur ça de ma psy est de ne pas s'alarmer mais surtout notre état psychologique, et de n'être pas capable ses superpowers (comme tu le dis). On est normal quand même car même si les HP se sentent différent, ils sont quand même des humains avec bras , jambes, poumons, cœur, cerveau.

Il faut seulement essayer de relativiser. Plus facile à dire qu'à faire.
Du moins c'est ce que j'essaye de faire, et je suis moins en colère, j'ai un peu moins peur et mes émotions sont là mais elle me pourrissent moins la vie. C'est grâce aussi à ce que je fais à côté : sortie au soleil (luminothérapie), méditation, musicothérapie, les plantes (ça permet de se ressourcer et la nature c'est génial)
Faut juste trouver le juste milieu

Bon courage à toi
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