Méditation(s) et thérapie(s)

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...
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yogi content
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par yogi content » dim. 22 avr. 2012 13:36

Ravie de découvrir ce sujet ! Pas très facile de s'y insérer maintenant, mais je peux tenter quelques contributions.
J'ai découvert la méditation avec un livre (le livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché), et j'ai commencé à pratiquer, seule, quotidiennement pendant presque 3 ans. J'ai commencé seulement quelques minutes par jour... et dans ma baignoire ! Cette pratique très peu orthodoxe m'a pourtant apporté beaucoup. Cependant, je ne recommande pas forcément à tout le monde de commencer seul. Comme il a déjà été écrit ici, être accompagné me semble bien préférable, pour éviter les dérives, les fausses pistes, ou autres dégâts. J'ai ensuite rejoint l'association de Sogyal Rinpoché où j'ai suivi des enseignements bouddhistes pendant plusieurs années. Enfin pour abonder dans le sens d'autres posts, je pense qu'il vaut mieux commencer par quelques minutes par jour, dans la position ou situation qui permet le plus facilement de s'y mettre, plutôt que de ne jamais commencer, ou de faire des séances plus longues mais plus rares. Mettre en place cette discipline est une étape difficile, il faut aussi savoir ruser pour s'y installer ensuite de manière plus traditionnelle.

Je crois aussi qu'une approche progressive est préférable, et j'entends par là une approche corporelle (par le yoga notamment). S'asseoir directement pour méditer n'est peut-être pas accessible ou adapté à tous. Les arts martiaux, le Qi Gong, le Tai Chi Chuan, sont autant d'approches par le corps qui me semblent très intéressantes. La sophrologie aussi que je connais bien (je la pratique régulièrement et ai une formation de sophrologue) est aussi une bonne approche progressive et sûre vers la méditation, mais peu de sophrologues l'utilisent dans cette voie je crains.

La méditation assise est une pratique, un entraînement, et non un but en soi. La finalité est bien de l'intégrer dans la vie courante à partir d'un certain niveau d'habitude. Le résultat en terme de gestion des émotions est particulièrement intéressant.

Bon, je ne voudrais pas trop répéter de choses déjà très bien dites. N'hésitez pas à poser des questions.

shunbabyx

Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par shunbabyx » dim. 22 avr. 2012 14:03

Hors-sujet
Pour répondre à Zyghna : c'est une méthode personnelle, tirée à la fois des enseignements du yoga (que j'ai pratiqué pendant un an, ou j'ai puisé les technique de respiration, et d'entrée par le corps), de la thérapie cognitive (pleine conscience, ou j'ai développé l'aspect mental de la méditation, la prise de recul émotionnel et la confiance en soi.) que j'ai suivie pendant 4 ans avec mon psychiatre qui m'a beaucoup poussé dans cette voix, car il est persuadé que j'ai les moyens de gérer les soucis émotionnels, il m'a donné des conseils et suivi ce que j'en ai fait, sans pour autant diriger ma pratique.
En fait j'ai suivi des pistes traditionnelles (yoga, et psy) puis je les ai adaptées au fur et à mesure de la pratique spécifiquement pour gérer les difficultés que j'avais.

Voilà je te laisse juger de l'endroit ou mettre le post. :smile: Désolée si j'ai posté au mauvais endroit.

Pour la précision, j'ai lu ton premier post, et je confirme que la méditation de pleine conscience est utilisée comme traitement dans le trouble de personnalité borderline. C'est la spécialité de ce professeur que j'ai cité : Frederic Resenfeld, qui soigne des patients atteints de ce trouble à la clinique des Lumières à Lyon.
C'est dans le cadre de ce type de thérapie que mon psychiatre m'a recommandé la méditation. Il voulait avant tout quelque chose qui puisse me soulager sans être invasif, ni médicamenteux.
Mon expérience est donc strictement spécifique, puisqu'elle s'inscrit dans le cadre d'une pathologie avérée, et de sa prise en charge médicale. Voilà si ça peut t'aider.
Par contre en tant que malade, je confirme que oui, c'est un outil très puissant, et une grande aide à la guérison, même su ça peut paraître décourageant au départ à cause du temps relativement long de mise en place.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Zyghna » dim. 22 avr. 2012 14:13

Ok je transférerai ton post. C'est pour cela aussi qu'on a fini par créer un topic parallèle, afin de bien différencier les différentes thérapies existantes de leur pratique au quotidien au cas par cas.

Par contre si tu as l'occasion de nous expliquer comment se passaient tes séances de méditation de pleine conscience, leur principe, etc, je suis preneuse.
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par shunbabyx » dim. 22 avr. 2012 15:28

Hors-sujet
Je ne sais pas si mon témoignage sur la pratique de cette méditation est vraiment objectif car je souffre d'un trouble borderline sévère, donc mon approche de cette méditation est particulière car elle est empreinte de cette particularité.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Zyghna » dim. 22 avr. 2012 16:28

Justement, la méditation de pleine conscience est avant tout une thérapie, et elle diffère en cela de la méditation bouddhiste. Dans le topic initial, je précisais que certaines personnes devaient être accompagnées par des thérapeutes dans la méditation sous peine de voir éclore des troubles.
La méditation guidée est une alternative largement préférable au traitement médicamenteux, même si ce dernier peut aider au début. Du coup tu es un joli cobaye de cette méthode ^^
Je serai intéressée par le fait de savoir comment ton thérapeute te l'a présenté, comment toi tu as réagi aux premières séances. Bref pas le comment tu fais, mais le ressenti de cette méthode par rapport à d'autres thérapies.
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par shunbabyx » dim. 22 avr. 2012 18:29

Au départ je ne cache pas que j'étais un peu sceptique sur la méditation, d'ailleurs le psy que je voyais à l'époque me parlait plus de relaxation que réellement de méditation. On faisait des séances où j'étais sensée vider ma tête et me détendre, mais c'était des notions très abstraites et la plus part du temps je me sentais mal, avec trop de choses difficiles en tête et pas assez occupée pour arriver à oublier, il avait beau parler et me faire " parcourir " un chemin sensé m’apaiser, je me sentais surtout perdue et seule.
Je ne voyais pas du tout ce que pouvais être la méditation, j'étais incapable de faire le vide ne serait-ce qu'une minute. Il a d'abord fallu dégager du temps, dégager un espace de travail, pour pouvoir avoir un moment ou je serais disponible psychologiquement, et physiquement pour essayer d'aborder cette alternative, mais ça je l'ai fait toute seule, sans le psy que j'avais laissé tomber, en prenant le temps de m'inscrire à un cours de yoga. Ce qui a déjà pris du temps d'un point de vue organisationnel, car les priorités que j'avais à l'époque n'étaient pas du tout les mêmes qu'aujourd'hui. Je n'avais pas du tout conscience du déséquilibre permanent dans lequel je vivais.
Du coup il a fallu beaucoup de temps pour me faire accepter une autre échelle de mesure qui ne soit pas centrée sur la performance immédiate (et ça j'ai réussi à le faire quand j'ai commencé la thérapie TCC).
J'ai du aussi apprendre à prendre du recul, à construire dans la durée, que parfois il faut attendre pour obtenir des résultats.

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La méditation m'a permis une prise de conscience de l'état de crise borderline (attaques de panique et dépersonnalisation, crises dissociatives) , et de sa durée temporaire. Maintenant, je sais que je fais une crise, j'ai réussi à mettre en place des réflexes (appeler des personnes de confiance, prendre un médicament à la bonne dose, penser à respirer etc ...), une conscience de l'état de crise : je sais au moins intellectuellement (même si émotionnellement ce n'est pas acquis) que mon état est temporaire et que la crise va finir, que ce n'est qu'un mauvais cap à passer.

J'ai également réussi à utiliser cette méditation en EMDR, pour favoriser les efforts de concentration intenses que me demandent les séances pour retrouver la mémoire. Ainsi la mise en état hypnotique est grandement facilité par la méditation et les effets de la séance sont plus précis, plus fins et plus intenses (attention cependant aux effets secondaires que peut avoir l'EMDR, si on renforce ces effets par la méditation on peut avoir un résultat difficile à gérer d'un point de vue thérapeutique derrière, donc il vaut mieux faire appel à un thérapeute EMDR confirmé dans ce cas, c'est à dire de niveau 3.).
Grâce à la méditation, lors de la séance EMDR, je peux faire appel à mes ressources actuelles (donc celles d'une adulte construite au moins en partie) pour gérer des traumatismes anciens que j'ai vécu lorsque je n'avais pas les moyens d'y faire face. Ainsi je peux mieux mobiliser mes compétences d'adulte (notamment la résilience, le pardon, la compréhension, l'empathie) afin de gérer des situations qui ont provoqué il y a longtemps de la peur, de la souffrance, des conflits etc ... Le fait de faire appel à ces ressources quotidiennement ou au moins une ou 2x par semaine favorise leur mobilisation lors des séance d'EMDR, ça c'est évident. Plus on a l'habitude d'y faire appel, plus on gagne en aisance lors de situations difficiles.
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Le psychiatre comportementaliste qui m'a accompagnée dans le chemin thérapeutique a compris qu'il fallait m'accompagner en me donnant des outils, et qu'il ne fallait pas avoir une politique trop intrusive.
Au début de la thérapie, j'avais très peur du psychiatre, je ne voulais pas le laisser pénétrer ma sphère personnelle, alors il a posé des livres discrètement sur son bureau avec des titres qui ne pouvaient que m'attirer. J'ai commencé à lire ce qu'il posait sur le bureau, en fourbe d'abord en commandant les livres sur le net, puis après officiellement en le lui disant. Enfin j'ai accepté qu'il me recommande des ouvrages, puis qu'on discute du contenu, et de ce que j'en faisais après.
Après, il n'avait plus besoin de passer par le livre, j'avais assez confiance pour accepter un conseil oral. Donc il m'a parlé de la méditation, je lui ai parlé de ce que je faisais déjà, il m'a conseillé de continuer et il m'a proposé d'essayer de rajouter un élément supplémentaire dans la conscientisation. Nous n'avons jamais eu de problème de compréhension quand nous parlions. Il m'a dit que depuis le début de la thérapie, et malgré mon refus catégorique de la douance pendant 4 ans, il m'avait traitée comme si le diagnostique était posé, car pour lui il n'y avait pas de doute. Il a donc toujours adapté son niveau d'explication à mon degré d'exigence intellectuelle.
Il l'a récemment expliqué que la méditation est facilitée par les grandes facultés mentales que représente la douance. Qu'en gros un individu HQI aura beaucoup plus de facilité a avoir conscience des mécanismes abstraits qui entrent en jeu lors de la méditation, et qu'il retrouvera plus facilement " à l'instinct " les chemins qui y mènent.
Là il m'a conseillé le bouquin de Fred. Rosenfeld, et je dois travailler dessus, pour pouvoir savoir ou je me situe dans la thérapie par la méditation.

En tout cas, entre le jour où j'ai commencé à me dire " tient si j'essayais " et aujourd'hui, oui on peut dire que l'effet de la méditation est sans doute bien plus grand que tous les médicaments dont on m'a bourrée, ça c'est une certitude.
L'autre certitude c'est qu'il y a une évolution positive dans l'intégration de la personnalité grâce à la méditation, c'est certain la méditation influence la capacité de l'individu à s'unifier, et à avoir conscience de lui même et de ses capacités.

Pour l'expérience que j'en ai eu, c'est totalement bénéfique. Je n'ai jamais connu de meilleur remède, même si effectivement il demande de faire des efforts pour l'atteindre. Ce n'est pas prêt à l'emploi, c'est un outil personnel, qu'on élabore pour soi-même, ce qui demande du temps, et une remise en question parfois. Mais c'est réellement une très grande avancée dans la thérapie en ce qui me concerne. Même mon psy a salué mon évolution comme très encourageante pour une personne aussi gravement atteinte que moi. Son pronostique est très positif, pour lui il ne fait aucun doute que j'arriverais à avoir une vie quasiment normale et à m'intégrer à tous les points de vue, et il m'a avoué que ça arrive assez rarement dans une carrière de psy. Et tout ça, sans médicament.

Voilà si vous avez des questions, je veux bien essayer de répondre. J'espère déjà avoir apporté un petit peu de connaissance supplémentaire :mrgreen: .

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par yogi content » dim. 22 avr. 2012 20:11

Beau parcours Shunbabyx ! Je trouve ton témoignage particulièrement intéressant et encourageant. Bravo pour ta persévérance, tu as visiblement trouvé une voie qui te convient bien.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Zyghna » dim. 22 avr. 2012 20:41

Merci de ce retour d'expérience Shun, c'est intéressant de voir comment les psy peuvent aborder la méditation et la manière de la présenter aux patients.
Ce qui m'intéresse aussi dans ce cas, c'est que ce sont les thérapeutes qui proposent la méditation. C'est une démarche totalement différente d'une personne qui y va parce que ça l'intrigue ou l'intéresse et qui essaie de trouver une "école" qui lui convienne.
J'aimerai savoir si tu penses que ta pratique de la méditation a besoin d'être encadrée par un psy (notamment pour la présence des angoisses ou autre traumatisme qui ressortiraient pendant la méditation), ou penses-tu que tu sois capable de gérer les pensées qui te traversent toute seule quand tu médites?
Je te pose la question car dans ce que j'ai lu, la méditation non thérapeutique est souvent déconseillée aux personnes fragiles car elle peut amener à des états de nihilisme (sujet à venir, dès que j'ai fini l'article).
Mais ça, c'est aussi sans compter sur la douance.
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par shunbabyx » lun. 23 avr. 2012 08:59

Je comprends totalement ton questionnement Zyghna. En fait je pense que la méditation ne doit pas être proposée en début de thérapie en ce qui concerne les troubles de la personnalité.

Comme son nom l'indique la méditation de pleine conscience provoque un changement d'état de conscience. Lorsqu'une personne borderline change d'état de conscience elle est particulièrement vulnérable car c'est le même mécanisme qui provoque les crises identitaires. Il est donc nécessaire de faire un travail préalable avec le patient afin qu'il puisse se réapproprier les bases identitaires fondamentale avant de faire de la méditation, sinon il y a des risques de confusion d'état et ça peut provoquer des crises.

Il faut d'abord faire un travail autour de l'identité corporelle qui est la plus empirique et la plus " facile " à dessiner avec le patient. Le patient doit prendre conscience de son corps (ce qui peut paraître simple, mais ne l'est pas toujours), de ce qui fait partie de son corps, de ce qui n'en fait pas partie. Il doit prendre conscience de ses capacités physiques et de ses limites. Il est tout a fait possible de commencer à réguler des crises grâce à la conscientisation du corps qui ne demande pas encore de méditation. Cela aide le patient à prendre conscience de son état physique pendant les crises, ainsi le patient pourra adopter les tous premiers gestes réflexes qui vont l'aider. Par exemple lors de mes crises de tétanie, grâce à la conscience de mon corps, je me suis aperçue que tout mon corps n'était pas paralysé, je pouvais bouger mes doigts, et ainsi composer un numéro pour appeler à l'aide.
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La méditation demande une qualité de conscience importante, et le patient borderline est particulièrement affaibli dans ce domaine pendant les crises, il faut donc un entrainement très progressif à l'élévation de la conscience HORS PÉRIODE DE CRISE, pour habituer le patient à utiliser cette ressource et à y faire appel quand il est serein.

Il faut savoir que les périodes de grande fatigue, d'épuisement, de sollicitation émotionnelle intense, sont des périodes de fragilité importante pour le patient borderline, qui doit solliciter de manière particulièrement forte ses capacités psychiques pour lutter contre les intrusions de personnalité (c'est à dire l'apparition des conséquences de vécus traumatiques). Ce ne sont donc pas des périodes propices à l'introduction de la méditation.
Pour simplifier, il est nécessaire d'avoir un patient stabilisé (car l'état borderline n'est pas linéaire, il évolue par vagues successives plus ou moins envahissantes), déjà capable de conscientiser son corps hors et en période de crise, pour commencer à instaurer une conscientisation identitaire psychologique.

La méditation va permettre au patient, d'abord hors période de crise, de prendre conscience de son identité psychique, et des ressources psychiques dont il dispose, ainsi que de ses limites (comme pour le corps). Ensuite une fois cette conscience acquise il pourra utiliser ses compétences particulières pour résoudre des difficultés classiques de la vie courante, s'approprier les réussites qui en découlent pour valider mentalement la réelle possessions de ses facultés psychiques. Quand progressivement il prendra conscience non seulement de ses compétences, mais aussi de leur validité dans leur utilisation, il pourra expérimenter très progressivement l'utilisation de ses compétences dans des situations plus complexes comme la résolution des traumatismes.

Il faut une force intérieure très grande pour mobiliser un tel état de conscience quand on affronte des traumatismes. Cette force on peut en avoir une partie " naturellement ", mais elle vient surtout d'un entrainement progressif. Être capable d'être complètement submergé par des émotions comme la peur, la panique, la douleur, la volonté de se défendre, la réapparition de souvenirs qui semblent plus vrais que la réalité, et en parallèle arriver à mobiliser sa conscience sur notre état présent (on est un adulte, nous ne sommes pas en situation de danger, nous sommes en crise traumatique, nous avons les moyens d'y faire face), se souvenir qu'on a déjà utilisé par exemple la résilience pour vaincre des états de colère, que l'on a déjà utilisé l'acceptation pour vaincre la souffrance, que l'on a déjà utilisé la globalisation et la rationalisation pour vaincre la peur, fouiller parmi ces outils pour extraire ceux qui sont adaptés à la situation traumatique que l'on est en train de vivre en ce moment même, demande de maîtriser correctement ces outils en dehors des périodes de crise et d'avoir effectué un travail préalable conscient dessus.
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On comprend mieux dès lors que ce travail d'acquisition ne peut pas se faire sur une personne en proie à un état de grande fatigue, de stress, de dépression etc ... On comprend aussi qu'on ne peut pas obtenir des résultats " magiques " du jour au lendemain, et que pour arriver à un stade de pleine conscience complet, il faut un entrainement énorme, et un travail préparatoire qui peut demander plusieurs années.
La première chose à mettre en place dans la thérapie, c'est d'abord une relation de confiance avec le thérapeute, ensuite un travail sur la réappropriation de l'identité physique, puis de l'identité psychique.
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En fait j'ai eu de la chance, les éléments de la méditation sont venus progressivement, et presque naturellement au fur et à mesure de mon évolution, j'ai eu la chance de faire la découverte de yoga qui m'a mise sur la piste, et de rencontrer mon thérapeute qui, sans faire une fixation dessus, a su me donner les éléments qui m'ont permis d’accéder à une méditation sans danger.

J'espère que ce que j'ai écrit n'est pas trop rébarbatif et que c'est à peu près clair.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Louise » lun. 23 avr. 2012 09:28

shunbabyx a écrit :La méditation m'a permis une prise de conscience de l'état de crise borderline (attaques de panique et dépersonnalisation, crises dissociatives) , et de sa durée temporaire. Maintenant, je sais que je fais une crise, j'ai réussi à mettre en place des réflexes (appeler des personnes de confiance, prendre un médicament à la bonne dose, penser à respirer etc ...), une conscience de l'état de crise : je sais au moins intellectuellement (même si émotionnellement ce n'est pas acquis) que mon état est temporaire et que la crise va finir, que ce n'est qu'un mauvais cap à passer.
J'ai également été sujette à des attaques de panique, pas de la dépersonnalisation, même si je m'en suis approchée une fois ou deux et c'est tout simplement terrorisant (je crois que l'impression de devenir fou est pire que celle d'avoir l'impression de mourir/étouffer).
Et effectivement, admettre, être consciente que c'EST une attaque de panique, une crise, et savoir par là même qu'elle est transitoire et que ce qu'on craint le plus (devenir fou ou mourir) ne va pas arriver est une première étape (énorme) dans l'apaisement.

Chez moi la pratique de techniques relaxantes ou méditatives (je ne mets pas de termes précis parce que chez moi aussi c'est un mix personnel...celui qui marche empiriquement) est venue après ce constat, et cela me sert à enrayer la crise quand je la sens arriver. (parce que prendre un médicament qui agit sur le cerveau d"une manière ou d'une autre me panique plus que la panique elle même ^^, donc la solution devait forcément être sans médoc).

En lisant sur le sujet, je m'aperçois que naturellement, enfant puis ado, je pratiquais la pleine conscience, j'ai souvenir d'après midi entiers allongée sur mon tapis, à avoir la sensation de me fondre dedans, ou d'amener ma conscience à tous les objets de ma chambre (ou inversement, d'ailleurs). C'est marrant.
shunbabyx a écrit : Ce qui m'intéresse aussi dans ce cas, c'est que ce sont les thérapeutes qui proposent la méditation. C'est une démarche totalement différente d'une personne qui y va parce que ça l'intrigue ou l'intéresse et qui essaie de trouver une "école" qui lui convienne.
Mon compagnon va s'y coller (ce n'est pas du tout une démarche personnelle dans son cas, et je crois que sa sensibilité aux techniques de relaxation est proche de zéro), je pourrais vous faire un retour de son expérience aussi.
shunbabyx a écrit :J'espère que ce que j'ai écrit n'est pas trop rébarbatif et que c'est à peu près clair.
Rassure toi, ton cheminement est très clairement expliqué, on a envie de le lire de bout en bout. Je pense que ce témoignage est même un fort message d'espoir pour ceux qui sont dans la souffrance ou le doute.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Kayeza » lun. 23 avr. 2012 09:45

C'est très clair, je trouve. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous raconter ton parcours de façon aussi détaillée (et bien écrite :-).
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Zyghna » lun. 23 avr. 2012 20:45

(Merci de ne pas parler de vos pratiques personnelles sur ce topic mais de le faire dans celui concernant les pratiques, histoire que ceux qui sont à la recherche de méthodes ne se mélangent pas les pinceaux).

Merci pour cette explication Shun, ça confirme le fait que la méditation ne peut pas s'adresser directement à tous et qu'il est nécessaire de se tourner vers des professionnels si besoin.
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par yogi content » jeu. 9 août 2012 16:02

La période de congés a été favorable pour une pratique plus intensive et régulière de la méditation. Cette période me confirme que pour moi le principal bénéfice de la méditation depuis le début est de "gérer mes émotions".
En l'occurrence, et malgré maintenant plus de 15 ans de pratique, je constate encore des réalisations et des progrès (eh oui, je suis loin d'avoir atteint "l'illumination" !). Je me suis plus particulièrement appliquée à "vivre" mes émotions (souvent négatives je précise : tristesse, anxiété), ainsi que Kayeza le citait précédemment :
il y a aussi des gens (comme Chögyam Trungpa, et à sa suite Pema Chödrön) qui enseignent qu'il s'agit de tout observer et de tout accepter. Prendre les choses telles qu'elles sont, ne plus fuir, ne plus chercher quoi que ce soit de façon frénétique. Juste être avec les choses, avec les émotions, avec tout ce que nous sommes, ombre et lumière. Et donc ne pas chercher à se débarrasser de quoi que ce soit. Pouvoir être dans la peur, par exemple, sans pour autant se laisser emporter par elle. Etre en harmonie, comme tu dis.
Je fais le lien aussi avec "l'acceptation" (voir mon post post67654.html?hilit=intelligence%20du%20stress#p67654 ). La méditation se trouve être un moyen d'aller vers plus d'acceptation et de sortir du refus.

Pour moi le résultat est très bénéfique : les sensations et pensées négatives ne se gomment pas, elles ne s'amplifient pas non plus (pour ceux qui craignent de s'y confronter dans la méditation), la différence est que progressivement "je rentre en amitié avec moi même", au lieu d'être dans la lutte intérieure entre ce que je ressens et ce que je voudrais ressentir, et ça fait une grande différence !

C'est un témoignage personnel, et cet effet "thérapeutique" n'est sûrement pas automatique (bien que souvent décrit dans les enseignements), ni recommandé à tous. Je capitalise aussi sur mon expérience accumulée en la matière ce qui compte aussi, même si certains peuvent sans doute y arriver beaucoup plus rapidement.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par Kayeza » jeu. 9 août 2012 16:16

Merci pour ce témoignage encourageant ! "Entrer en amitié avec soi-même", voilà bien un noble but (et aussi le titre d'un ouvrage-clé de Pema Chödrön).
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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par yogi content » jeu. 9 août 2012 16:45

Oui, et c'est très doux "d'entrer en amitié avec soi-même" ! Enfin pour quelqu'un pour qui ça n'est pas naturel.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par moza » ven. 10 août 2012 14:44

yogi content a écrit : Je fais le lien aussi avec "l'acceptation" (voir mon post post67654.html?hilit=intelligence%20du%20stress#p67654 ). La méditation se trouve être un moyen d'aller vers plus d'acceptation et de sortir du refus.
Je ne peux lire, mais je suis intéressée par ce lien/cette discussion. On m'a conseillé une thérapie qui s'appelle "ACT" pour "acceptance and commitment therapy" en anglais. Et dans le même temps, on m'a recommandé de pratiquer la méditation de pleine conscience. J'ai donc deux bouquins pleins à la fois de théorie et d'exercices, l'un sur l'ACT et l'autre sur la méditation, et j'essaye de me motiver pour suivre mon bonhomme de chemin dans cette voie là. C'est aussi mon opinion que les deux semblent bien se compléter, que ce soit du point de vue de la méditation pleine conscience que j'avais pratiqué dans le cadre d'un régime - ils nous apprenaient à supporter la faim plus longtemps - ou via les exercices du bouquin sur la thérapie d'acceptance et d'engagement, qui comportent aussi des méditations de plusieurs types, où on cherche à prêter attention à ce qui se passe, rien que ca, pour un peu s'en distancier en l'acceptant.

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Re: Méditation(s) et thérapie(s)

Message par yogi content » lun. 13 août 2012 12:25

Merci de mentionner cette thérapie "ACT". Je me suis renseignée et vais commander un bouquin. Cela semble en effet complémentaire de la méditation de la pleine conscience.
Au plaisir de faire le point un de ces jours sur ce qu'on en tire ?

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sanders
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Re: Pratique de la méditation

Message par sanders » dim. 7 oct. 2012 09:45

Peut-être que ça peut intéresser quelqu'un :

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... OtsYVniGR8 Il s'agit d'une conférence donnée par Christophe André ( psychiatre) qui explique sa découverte puis l'utilisation de la pratique de méditation de pleine conscience dans le cadre de son travail dans l’hôpital où il exerce. J'ai trouvée intéressante assez sérieuse et simple l'explication qu'il donne sur les liens entre méditation et fonctionnement cérébral.

Je serais intéressée d'avoir votre avis ( même critique, la critique est pour moi constructive) sur ce qu'il dit à un niveau " scientifique " (
Hors-sujet
j'ai toujours eu du mal avec la science, ça m'attire et me fait un peu peur, du coup je manque souvent d'objectivité face à ces matières objectives, considérant parfois comme science ce qui n'est que pseudo-science parce que le langage utilisé est parfois plus simple voire simpliste et la technique euh :grattelatete: scientifisée séduisante par sa facilitée
)
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Re: Pratique de la méditation

Message par TourneLune » lun. 8 oct. 2012 10:16

Sincèrement, sa phrase, je ne la comprends pas....
De quoi parle-t-il là? On dirait qu'il en manque des bouts ou alors c'est incohérent.

La science n'est pas une pseudo-science, après, si il considère comme sciences des pseudo-sciences parce qu'elles s'abritent derrière un langage trompeur, c'est un peu son problème mais ça n'a rien de scientifique et ça n'a rien d'un argument contre les sciences.. C'est un gros blougui boulga...
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Pratique de la méditation

Message par sanders » lun. 8 oct. 2012 10:56

Tournesol a écrit :Sincèrement, sa phrase, je ne la comprends pas....
De quoi parle-t-il là? On dirait qu'il en manque des bouts ou alors c'est incohérent.

La science n'est pas une pseudo-science, après, si il considère comme sciences des pseudo-sciences parce qu'elles s'abritent derrière un langage trompeur, c'est un peu son problème mais ça n'a rien de scientifique et ça n'a rien d'un argument contre les sciences.. C'est un gros blougui boulga...


:oops: :oops: :oops: :oops: non c'est pas sa phrase, c'est la mienne!!! Christophe André n'écrirait jamais ça, moi oui!!!

C'est pour ça que j'ai mis ça off topic. C'est moi qui demande votre avis sur cette conférence que je trouve intéressante et c'est moi qui doute de mes capacités à discerner ce qui est fondé ou non dans ce que je lis ou regarde. Que ce soit du gloubiboulga ça ne m'étonne donc pas.

Je vais peut-être attendre de cuisiner un peu mieux que Casimir pour poster mes questions, histoire que ce soit plus clair ... je suis désolée :oops:
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Re: Pratique de la méditation

Message par moza » lun. 8 oct. 2012 12:39

@Melokine et Zyghna : merci pour les éclaircissements. En fait je crois que ce sera un MBCT, plutôt qu'un MBSR. On verra bien vendredi pour les détails, mais vos liens m'ont permis de trouver des explications détaillées un peu partout sur le net.
Apparemment MBCT, en détails et en français ça donne : Thérapie cognitive basée sur la méditation de pleine conscience (dans le but de prévenir les rechutes de dépression).

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Re: Pratique de la méditation

Message par TourneLune » lun. 8 oct. 2012 16:35

sanders a écrit :
Tournesol a écrit :Sincèrement, sa phrase, je ne la comprends pas....
De quoi parle-t-il là? On dirait qu'il en manque des bouts ou alors c'est incohérent.

La science n'est pas une pseudo-science, après, si il considère comme sciences des pseudo-sciences parce qu'elles s'abritent derrière un langage trompeur, c'est un peu son problème mais ça n'a rien de scientifique et ça n'a rien d'un argument contre les sciences.. C'est un gros blougui boulga...


:oops: :oops: :oops: :oops: non c'est pas sa phrase, c'est la mienne!!! Christophe André n'écrirait jamais ça, moi oui!!!

C'est pour ça que j'ai mis ça off topic. C'est moi qui demande votre avis sur cette conférence que je trouve intéressante et c'est moi qui doute de mes capacités à discerner ce qui est fondé ou non dans ce que je lis ou regarde. Que ce soit du gloubiboulga ça ne m'étonne donc pas.

Je vais peut-être attendre de cuisiner un peu mieux que Casimir pour poster mes questions, histoire que ce soit plus clair ... je suis désolée :oops:

Excuse, c'est moi qui ai pas compris, j'avais zappé les parenthèses!
:oops: :oops:
Du coup, je suis plutôt d'accord avec toi. Perso, ce n'est pas la science qui m'effraie, mais la récupération de la science par des choses qui n'en sont pas.
En psycho et surtout en développement personnel, il faut se méfier du "scientifique" en effet. Autant on peut faire des études statistiques, avec des populations témoins etc, autant bien souvent, on cherche à donner un ton sérieux en rajoutant de "preuves indiscutables" qui n'en sont pas.
Zavez qu'à causer à Mlle Rose de PNL pour lui faire plaisir :P

Par contre, n'ayant pas encore pu visionner la vidéo , je ne pourrai pas trop te donner mon avis sur ce cas-là.
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Re: Pratique de la méditation

Message par Zyghna » lun. 8 oct. 2012 20:28

Christophe André est une valeur sûre en méditation de pleine conscience, ça fait pas mal d'années qu'il l'a pratique à Sainte-Anne à Paris et que ça donne pas mal de résultats.
Le recours au langage scientifique est une idée du Dalaï-lama pour s'adresser aux Occidentaux (notamment aux Français très frileux avec le mystique). Bref la pleine conscience reprend les principes bouddhistes mais au lieu de l'axer dans une optique d'Eveil et de croyance dans le dharma, elle vise le bien être psychologique et corporel de l'individu.

(Je transfère les derniers post dans le topic destiné aux différentes approches de la méditation).
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Re: Pratique de la méditation

Message par Melokine » mar. 9 oct. 2012 18:38

moza a écrit :@Melokine et Zyghna : merci pour les éclaircissements. En fait je crois que ce sera un MBCT, plutôt qu'un MBSR. On verra bien vendredi pour les détails, mais vos liens m'ont permis de trouver des explications détaillées un peu partout sur le net.
Apparemment MBCT, en détails et en français ça donne : Thérapie cognitive basée sur la méditation de pleine conscience (dans le but de prévenir les rechutes de dépression).
Yep, c'est bien ce qu'il me semblait. J'ai fait l'autre (orienté sur la gestion du stress) mais la base est commune. La bonne nouvelle c'est que, contre les ruminations, si tu accroches ça peut vraiment aider.
L'autre nouvelle, c'est qu'il faut être patient, ça peut prendre un peu de temps, mais en fait c'est un chemin intéressant en soi.

juste pour préciser, la traduction serait plutôt "Thérapie cognitive basée sur la méditation de pleine conscience" : la méditation n'est qu'une part (très large, certes) de la pleine conscience. Enfin tu verras tout ça bientôt :levi
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Re: Pratique de la méditation

Message par TourneLune » ven. 14 déc. 2012 23:10

Je change un peu de sujet et je vais être très pratique, mais pensez-vous qu'un stage pour débutant d'une semaine puisse avoir un intérêt pour commencer?
Avez-vous de bonnes adresses et niveau budget, combien faut-il compter?
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