Le faux-self

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...
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Grabote
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Re: Le faux-self

Message par Grabote » lun. 15 oct. 2018 08:48

Alors ? y'en qu'on regardé ?
Perso j'ai surtout écouté, ça me saoule de regarder des gens parler pendant une heure, j'ai dessiné mes inktober pendant ce temps là !
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TourneLune
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Re: Le faux-self

Message par TourneLune » lun. 15 oct. 2018 15:06

Je n'ai pas suivi pour ma part, même si comme toi, j'ai du mal à suivre les videos sans faire autre chose en même temps.
Quant aux coachs, il y a très certainement des coachs plus utiles que certains psys, l'étiquette ne remplaçant pas les compétences particulières ;) Le problème de la coacherie, c'est que c'est un mic mac d'un peu tout et n'importe quoi, à chacun de faire son tri là-dedans et de rester méfiant envers ceux qui gagnent leur vie sur le dos du malheur des autres. On trouve de tout, le meilleur comme le pire.
Tu saurais nous résumer ce qui a été dit?
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Re: Le faux-self

Message par Grabote » lun. 15 oct. 2018 17:17

Bah, j'ai pas vraiment le temps, et puis j'ai des dessins en retard et je voudrais écouter d'autres conférences mais je vais essayer de faire une synthèse rapide tant que c'est frais, peut être ce soir ...
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Re: Le faux-self

Message par Grabote » mar. 16 oct. 2018 13:00

Bon ben comme personne ne s'est dévoué miraculeusement entre temps ,
je double post na! :huhu:
Donc, ceci est un résumé de l'interview de Marie Anna Morand "Des clés pour sortir du faux-self quand on est surdoué."
dans le cadre du congrès virtuel de la douance 2018.

Pour Marie Anna Morand il existe deux types de faux self : le masque figé et le caméléon ou faux self en creux.
Elle postule (avec raison à mon avis) que les deux sont issue d'un dysfonctionnement dans les relations éducatives pendant la petite enfance, ils se mettent en place progressivement comme stratégie de protection dans le cas de mode d'attachement insécure ou chaotique (cf théorie de l'attachement). En soit le faux self n'est pas forcément un problème et chercher à s'en débarrasser n'est pas pertinent pour MAM (j'espère qu'elle ne m'en voudra pas pour c raccourci ^^'). Il y'a des situations sociales dans lesquelles il est utile. Il devient un problème quand il n'y a pas d'autres postures possibles, quand on est tout le temps caché derrière son faux self, quand il s'est "cristallisé". À ce moment là, on peut avoir l'air très sociable mais en réalité, on est jamais vraiment en relation et cela génère un sentiment de grande solitude douloureuse. IL y a nécessité de s'en occuper car l'on sait qu'être en lien avec d'autres personnes est un besoin de base de l'être humain.
Comment se rendre compte que notre faux self s'est cristallisé ? Ne jamais être spontané-e dans la relation et/ou toujours dans le contrôle sont des signes patents de cette cristalisation ( elle n'a pas employé ce terme mais il me semble parlant)
Comment faire pour reprendre la main sur son faux self, ne plus le subir mais s'en servir quand on en a besoin ?
MAM conseille de commencer par choisir une personne à qui refaire confiance, une personne qui peut nous accueillir, nous rassurer, nous contenir pendant cette période de grande vulnérabilité. Prendre le temps de construire cette confiance, de la tester, de se rendre compte qu'on est pas forcément rejeté-e, critiqué-e, etc ... quand on est soi même, spontanément. Petit à petit, une véritable relation se tisse et l'on peut commencer à expérimenter cette nouvelle posture dans d'autres relations , la première servant de refuge, de lieu de réassurance en cas de besoin (le rôle que les parents sont censé jouer dans la petite enfance)... Les problématiques relationnelles sont actualisées. On n'est plus ce petit enfant en dépendance vitale vis à vis des autres, on peut choisir avec qui on est en relation, on peut s'en aller si la relation ne nous convient pas, on peut moduler la relation etc ..., bref, on peut en tant qu'adulte, assurer so-même sa sécurité d'une façon ou d'une autre. C'est un travail qui prend un certain temps mais qui porte ses fruits. (je peux en témoigner et certain-es qui me lisent depuis mon arrivée ici s'en sont peut être rendu compte ;-) )
Pour ancrer cette spontanéité, MAM conseille de pratiquer régulièrement une activité créative ( qui favorise le lâcher prise et la sensation corporelle comme le modelage par exemple , plutôt qu'une activité qui favorise le contrôle comme le violon).
Petit à petit, en libérant notre spontanéité, on retrouve le goût du jeu qu'on peut réintroduire au niveau relationnel.
Le niveau de tension baisse, toutes les relations ne sont plus vécues comme dangereuses à priori, on retrouve de la légèreté et surtout la joie d'être véritablement en relation avec d'autres êtres humains, qui apprécient eux aussi d'être en relation avec nous. Au début, on trouve ça un peu suspect (ça sent le vécu, hein?) et petit à petit, ben force est de constater qu'une réciprocité est possible avec certain-es et que ça nous avait cruellement manqué jusque là !
Le faux self devient un outil dans certaines situations sociales qu'on choisit ou pas d'utiliser.
Cette première personne de "confiance" peut être un-e amie ou un-e professionnelle.

Je me retrouve complètement dans sa description du faux self en creux et dans le processus et les outils qu'elle propose pour le "remettre à sa place". J'ai commencé par chercher un-e professionnel-le pour jouer ce nouveau "premier lien", j'ai mis un certain temps avant de la trouver puis de commencer à lui faire confiance. Le fait qu'elle m'aie prouvé ses compétences, ses valeurs, sa capacité à me contenir quand j'étais en panique ou en souffrance et que je la payais m'assurait cette base de sécurité, je veux dire qu'il n'y avait pas d'enjeu affectif qui aurait pu me faire réactiver mon caméléon. Après ce premier lien, j'ai commencé à en tisser de nouveaux et à me rendre compte qu'en effet quand je suis spontanée, bon ok ça ne plait pas à tout le monde et notamment à mes anciennes relations ^^' mais il y'a pas mal de personnes que j'apprécie et que ma spontanéité ne fait pas fuir, on dirait même que certain-es l'apprécie ! :wasntme:
Je sors peu à peu du tout ou rien, = protection maximale ou fusion totale, pour moduler mes relations en fonction des personnes et des situations, je me sens revenue dans ce que j'appelle "le mouvement de la vie", je retrouve le goût de faire partie du monde :ensoleillé:

Edit: comme scribens m'a avalé m'a première version, il reste peut être des fautes dans celle là malgré ma relecture .

Re Edit : ma participation à ce forum m'a bien aidée dans ce processus, merci à toutes les personnes qui le font exister !
Un dernier edit, promis , pour mettre en gras le titre de telle manière que le contenu soit plus facilement identifiable quand on remonte le fil.
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Re: Le faux-self

Message par Pascalita » mar. 16 oct. 2018 16:36

Merci pour le résumé, Grabote !

Et contente pour toi que la démarche t'ait aidée (effectivement, on sent le vécu ! :clin: ).

J'ai une question/remarque à la lecture de ceci :
Grabote a écrit :
mar. 16 oct. 2018 13:00
Le fait qu'elle m'aie prouvé ses compétences, ses valeurs, sa capacité à me contenir quand j'étais en panique ou en souffrance et que je la payais m'assurait cette base de sécurité, je veux dire qu'il n'y avait pas d'enjeu affectif qui aurait pu me faire réactiver mon caméléon
et notamment de la partie que je mets en gras.

Le fait de payer ne risque-t-il pas de mettre en doute la vérité de la relation, puisque c'est le fait de payer qui maintient le lien ? Et de mettre en doute aussi sa valeur d'indicateur et de référence pour les futures relations qui ne seront pas, elles, marquées par l'argent comme contrepartie de l'échange ?

Parce qu'il y a bien un aspect affectif dans toute relation, non ? (Hormis les relations contractuelles justement, et encore...) Si on cherche des relations avec autrui, si on postule qu'on en a besoin, n'est-ce pas justement pour l'affectif qu'on y trouve - ou qu'on y cherche, en tout cas... ?

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Re: Le faux-self

Message par Grabote » mar. 16 oct. 2018 18:37

Je comprends ton questionnement Pascalita, je crois qu'il n'y a pas de réponse qui vaille pour tout le monde.
En ce qui me concerne, j'ai besoin ( je parle au présent car je continue ma thérapie par séquence), c'est important pour moi de faire ce travail avec une professionnelle que je paye. J'ai besoin d'être quitte avec elle. Elle me donne du temps et de l'attention et j'ai besoin qu'il y' ait un contre don à son don pour me sentir libre, pour ne pas me sentir redevable, pour ne pas être tentée de me mettre à son écoute. Dans une époque plus lointaine, n'ayant pas d'argent, j'ai fait un échange de temps avec une psy (pas la même) et bien en très peu de temps, et parce que le contre don n'a pu se réaliser rapidement, nous sommes devenues amies et puis je suis devenue la psy de ma psy. Ça peut faire sourire mais en fait ce n'est pas drôle du tout, je l'ai très mal vécu et je me suis sentie très très seule comme si je n'avais même pas cette ressource là. Donc, pour moi le fait de payer ça fait parti d'un cadre qui me sécurise, c'est indispensable pour que mon caméléon se mette en veilleuse. C'est pareil pour mes autres pratiques qui participent à ma concilience, la danse, la gymnastique sensorielle, j'ai besoin de donner une contrepartie pour me sentir libre et m'approprier totalement ce moment. Après le fait de payer s'il est indispensable pour moi n'est pas non plus suffisant, cette psy j'ai mis du temps à la trouver. Il y a une vraie relation qui s'est construite entre nous, je sens parfaitement sa sympathie à mon égard et cela me fait du bien, mais ce n'est pas ce que je viens chercher chez elle, c'est un bonus je dirai, et je ne dirai pas que c'est une relation affective. C'est une vraie rencontre, qui se passe dans un cadre et ce cadre est clair pour tout le monde, c'est sécurisant pour moi. Je me demande si j'ai réussi à me faire comprendre ?
En parallèle avec ce travail psy, j'ai petit à petit commencé à refaire confiance prudemment dans le cadre amical et peu à peu comme je le dis plus haut à moduler ma confiance, j'ai encore du mal à recevoir du temps et de l'attention sans me sentir redevable.
Comme je le disais en commençant, je pense que selon les problématiques, on se positionnera différemment sur ce sujet. Je peux sans peine imaginer quelqu'un-e pour qui en effet, ce serait insécurisant de payer une relation de confiance .
Après, en y pensant, il me semble que dans beaucoup de cultures les actions de soins ou de soutient hors de la famille se font dans un cadre et font l'objet d'une contre-partie, d'un contre-don, ce n'est surement pas pour rien.

Par ailleurs,je ne suis pas sure de te comprendre quand tu dis
Pascalita a écrit :
mar. 16 oct. 2018 16:36
Si on cherche des relations avec autrui, si on postule qu'on en a besoin, n'est-ce pas justement pour l'affectif qu'on y trouve - ou qu'on y cherche, en tout cas... ?
Je crois qu'il faudrait peut être définir ce que tu entends par affectif ?
Je ne sais pas, comme je le disais, non, je ne vais pas chercher de l'affectif chez ma psy ou mon coach ou ma prof de gymnastique sensorielle. De la sympathie oui, c'est important sans être forcément indispensable, mais de l'affectif non, ce n'est pas sa place et ça me met mal à l'aise si j'en ressens trop. En y pensant, je me dis que c'était justement quand j'étais tout le temps en mode caméléon que je mettais de l'affectif dans toutes mes relations ... et c'était infernal.
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Re: Le faux-self

Message par TourneLune » mar. 16 oct. 2018 19:48

Merci Grabote, ça avait l'air intéressant ;)
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Le faux-self

Message par Grabote » mer. 17 oct. 2018 11:45

Avec plaisir ! Contente d'avoir réussi à transmettre son intérêt . :-)
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Re: Le faux-self

Message par O'Rêve » mer. 17 oct. 2018 14:30

Merci Grabote pour le retour. J'avais repéré cette conférence, et puis finalement, je n'ai pas eu l'élan de la regarder. Mais je suis ravie que tu en aies fait un résumé.
Grabote a écrit :
mar. 16 oct. 2018 13:00
Pour Marie Anna Morand il existe deux types de faux self : le masque figé et le caméléon ou faux self en creux.
Il me semble que dans la suite de ton message, tu évoques surtout le faux-self en creux, mais je me trompe peut-être, auquel cas je n'ai pas bien compris la différence entre les deux types. Est ce que Marie Anne Morand a développé plus en détail ces deux types?

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Re: Le faux-self

Message par Pascalita » mer. 17 oct. 2018 18:25

@Grabote :
Grabote a écrit :
mar. 16 oct. 2018 18:37
Pascalita a écrit : ↑
mar. 16 oct. 2018 17:36
Si on cherche des relations avec autrui, si on postule qu'on en a besoin, n'est-ce pas justement pour l'affectif qu'on y trouve - ou qu'on y cherche, en tout cas... ?
Grabote a écrit :
mar. 16 oct. 2018 18:37
Je crois qu'il faudrait peut être définir ce que tu entends par affectif ?
Oui, effectivement, et j'y réfléchis depuis hier parce que ça m'a perturbée moi-même aussitôt après l'avoir écrit.

Ma vision est peut-être simpliste, et elle n'est pas trop approfondie (et mériterait de l'être, je crois, et je vais de ce pas m'y pencher), mais j'essaie de l'expliquer.

Si nous sommes des êtres sociaux, c'est dans la mesure - je crois - où nous cherchons auprès des autres quelque chose qui me semble être de l'ordre de l'affectif : de l'acceptation, de la chaleur, de l'aide, du soutien, de la compréhension, de l'assurance ou de la réassurance, de la consolation, une connivence... en gros et de façon générale, de la sympathie - bizarrement, j'arrive précisément à ce mot que tu emploies en le distinguant de l'affectif et qui pour moi est pleinement de l'ordre de l'affectif.

Hormis dans les relations contractuelles, où l'argent est la contrepartie (ou une autre forme de contre-don). Et encore... Même là, il me semble que la dimension affective n'est pas absente de la relation - mais ça, après tout, c'est peut-être juste parce que moi, je l'y mets ; je dois bien admettre en effet que dans toutes mes interactions, j'ai envie d'être appréciée (en fait, je crois que je me promène avec dans le dos une pancarte "Aimez-moi"... et je me demande tout à coup si ce n'est pas hautement pathologique.... :think: ).

Alors (pour finir mon raisonnement malgré tout), en prenant tout de même comme base qu'effectivement l'affectif n'entre pas en jeu dans le lien avec le psy/coach/premier lien, ce dernier entretiendra le lien, oui : aussi longtemps que tu le paieras pour ça et quoi que tu lui dises, quelle que soit la forme ou l'ampleur que prendra ta spontanéité. Mais en quoi cela te sécurisera-t-il face aux autres, pour lesquels la relation n'est pas basée sur une contrepartie financière ?

La question ne porte pas pour moi sur le fait de payer ou non un professionnel pour nous aider, mais bien sur le fait qu'une relation fondée sur cette base puisse être une plateforme ou un modèle pour la construction d'autres relations.

En fait, je dirais presque qu'au contraire, pour que cette personne puisse jouer ce rôle particulier de base de sécurité et de réassurance, le rôle des parents dans l'enfance (acceptation, soutien et amour inconditionnels de qui nous sommes), il faut que le lien ne soit pas subordonné à paiement...

Bon, je n'ai pas l'impression d'être plus claire... Excuse-moi si je fais des sacs de nœuds ou des confusions dans les notions.

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Re: Le faux-self

Message par Grabote » mer. 17 oct. 2018 19:18

@O'rêve, oui c'est vrai que je nomme plus le faux self en creux, mais il me semble, si j'ai bien compris, que les mécanisme et les enjeux profonds sont les mêmes pour les deux genres. Le masque figé montrera toujours le même personnage au monde, elle donne l'exemple du "rigolo de la bande", là où le caméléon s'adaptera au contraire à son interlocuteur, mais dans les deux cas, la personne est figée dans son fonctionnement et n'est pas en capacité d'entrer véritablement en relation. Elle est persuadée qu'elle sera rejetée si elle est spontanée et si elle montre d'autres facettes d'elle m^me dans le cas du "masque" ou si elle ose parler véritablement d'elle dans le cas du "creux".
J'espère répondre un peu à ton questionnement.
J'ai fait un résumé et pas un compte rendu, pas le temps pour ...

@Pascalita
Pascalita a écrit :
mer. 17 oct. 2018 18:25
... le psy/coach/premier lien, ce dernier entretiendra le lien, oui : aussi longtemps que tu le paieras pour ça et quoi que tu lui dises, quelle que soit la forme ou l'ampleur que prendra ta spontanéité. Mais en quoi cela te sécurisera-t-il face aux autres, pour lesquels la relation n'est pas basée sur une contrepartie financière ?
Bon pour ma part (et je me suis déjà beaucoup engagée dans ce débat), je ne considère pas que ma psy entretien un lien avec moi parce que je la paye, je la paye pour que nous travaillons ensemble sur mes liens avec les autres, que nous analysions ensemble ma façon de relationner et que nous la fassions évoluer. Pareil pour le coach coté pro, nous travaillons ensemble à faire évoluer mon activité et à trouver de nouvelles postures qui conviennent mieux à celle que je suis devenue et à celle que j'ai envie de devenir. Je le paye parce que je veux qu'il soit entièrement centré sur moi quand nous travaillons ensemble et que je n'ai pas envie de faire la même chose pour lui en contrepartie, et c'est pareil pour ma psy :P
Dans le cadre de la relation avec ma psy que je ressens comme sécurisée parce qu'elle a passé tous les tests :huhu: (je dis ça pour rappeler que la sécurité ne vient pas uniquement du fait que je la paye , surement pas), petit à petit j'ai pu m'exprimer pleinement sans avoir peur de sa réaction. Le fait de vivre ça régulièrement avec une personne que j'estime associé au travail de fond que nous faisons ensemble m'a profondément transformée.
EN y pensant , je me dis qu'un des points commun avec le travail que je fais avec le coach (qui n'est pas du tout dans le domaine thérapeutique), c'est que dans les deux cas, il y'a eu des moments où il a été nécessaire de déconstruire des fausses croyances que j'avais, sur moi, sur les situations, sur la vie, sur l'argent etc ...
Après ,dans les relations affectives le don et le contre don existent aussi mais se réalisent par la réciprocité de temps et d'attention, il me semble ...

Edit : j'ai beaucoup de mal avec le concept d'"amour inconditionnel", qui est à mon avis bien plus souvent un concept qu'une réalité ... Pour moi il existe chez les grand-es mystiques et quelques (rares) fois dans les familles. J'ai souvent eu l'impression que c'était un concept qui avait de gros effets pervers , soit en acceptant tout et n'importe quoi sous son prétexte, soit en s'aveuglant sur les enjeux des relations, j'avoue que quand je le lis ou l'entends, mes warnings s'allument ....
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Re: Le faux-self

Message par O'Rêve » mer. 17 oct. 2018 19:41

Oui, merci Grabote, ça répond tout à fait à mon interrogation. Je perçois mieux les deux types de personnages.

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Re: [Ressenti] Qu'est-ce que le faux self (faux soi) et comment s’en défaire ?

Message par Jahroo » ven. 15 mars 2019 10:35

D'après ce que je comprend du faux-self c'est une construction de la personne qui se fait par une difficile confrontation à L'Autre et qui entraîne par la suite une dissonance en soi. Ce phénomène est, me semble-t-il, plutôt répandu dans les différentes approches psychologiques malgré des noms différents. J'ai tendance à le rapprocher du syndrome de l'imposteur ou du complexe de l'Albatros (on pourrait même en trouver des traces dans les stratégies de la motivation de Paul Diel). La forme est différente selon les écoles de pensée mais dans le fond ça revient à exprimer le fait que la personne ressente une identité altérée. Il en résulte le fait de ne pas se sentir en phase avec soi-même, que quelque chose sonne faux dans la personnalité. Il ne s'agit pas en quelque sorte d'un "masque sociale" car il ne s'agit pas de cacher quelque chose aux autres mais plutôt d'un "masque intérieure", on se le cache avant tout à soi-même.
L'interrogation sur ce comportement est assez commune après tout et personnellement je ne privilégie pas une approche plus qu'une autre pour traiter du sujet. D'ailleurs je n'en favorise pas pour les questions d'ordre psy en générale car il n'existe pas vraiment de solution universelle et chacun peut trouver du soutien pour aller mieux où bon lui semble (même par la religion pourquoi pas). Aujourd'hui la TCC à le vent en poupe, hier c'était la psychanalyse et demain...?
'Fin bref, cette question n'est pas l'apanage des surdoués c'est sûr mais ils ont quand même plus tendances à se poser des questions existentielles (enfin il me semble). Par contre,je ne saurai dire si elle à sa place dans la FAQ.
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Re: [Ressenti] Qu'est-ce que le faux self (faux soi) et comment s’en défaire ?

Message par Laurène Bancale » ven. 15 mars 2019 10:51

Houlà, on risque de démarrer un autre débat, là, mais je me sens obligée de réagir parce que ça me fait trop mal.
En gros, tu peux avoir deux approches avec la psychologie :
- Soit c'est "bon l'humain c'est compliqué, on peut rien calculer", et ça devient un supermarché où chaque théorie se vaut et ne dépend que des opinions personnelles de chacun (un peu de si, un peu de ça, en fonction de ce qui nous parle). Avec cette approche, en un sens, on se rapproche davantage de la philosophie.
- Soit c'est "le psychologue a vocation à soigner/soulager, et la psychologie a une responsabilité vis-à-vis de ses patients (qu'elle facture quand même 50 euros de l'heure) et on doit chercher à dégager un savoir aussi objectif que possible pour les aider au mieux". Par exemple, chercher la thérapie la plus efficace pour traiter la phobie sociale, en comparant des groupes de patients qui suivent différentes thérapies.

Les TCC ont effectivement le vent en poupe, mais elles ont le mérite d'être (pour certains troubles, dans certains cas) plus efficaces que d'autres thérapies ont jamais pu prouver l'être.
Personnellement, je suis loin d'être une ayatollah des TCC. A mon avis, on est encore assez loin de modèles thérapeutiques réellement satisfaisants - par exemple, pour la dépression chronique, on ne peut pas faire grand-chose à part limiter les dégâts. Mais je pense que partir perdant en disant "l'humain, c'est compliqué, on peut pas généraliser" est une erreur et - allons-y carrément dans l'opinion tranchée :devilish: - une forme de faute morale des psychologues vis-à-vis de gens en souffrance qui comptent sur eux pour aller mieux.
"La meilleure philosophie, relativement au monde, est d'allier, à son égard, le sarcasme de la gaieté avec l'indulgence du mépris."
Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées.

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Re: [Ressenti] Qu'est-ce que le faux self (faux soi) et comment s’en défaire ?

Message par Jahroo » ven. 15 mars 2019 11:25

Heu... la psychologie n'est pas soit l'un soit l'autre, c'est avant tout une science (donc avec une approche philosophique comme fondement) qui peut avoir une fonction thérapeutique (et c'est tant mieux!).
Je ne suis pas psychologue mais oui je préfère un psychologue qui analyse au cas par cas et qui soit capable de ne pas généraliser effectivement. Celui qui se baserai sur des généralités me ferais même peur. Il y a des grandes dynamiques certes mais la théorie de la relativité y est plus restreinte que dans d'autre domaine car le référentiel de base est celui de la personne.
Donc pour la partie " l'humain, c'est compliqué, on peut pas généraliser" oui s'est compliqué, oui on peut pas généraliser mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire ou qu'essayer serait se fourvoyer. C'est aussi se rappeler que différentes méthodes peuvent marcher. Par exemple: la biomédecine est elle meilleure que certaines médecines traditionnelle? Je connais des personnes pour qui l'hypnose est plus efficace que des médicaments, qu'en déduire?
Pour ce qui est de la faute morale, un psychologue qui croit en ce qu'il fait et au bien fondé de son approche n'en fait pas mais doit-il pour autant croire qu'il détient "La Vérité"? Non.
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Re: Le faux-self

Message par Grabote » ven. 15 mars 2019 19:40

Un bel article (enfin je trouve) de Marie-Anna Morand qui développe bien sa vision du sujet.
Faux-self et difficultés relationnelles des HPI.
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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Jahroo
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Re: [Ressenti] Qu'est-ce que le faux self (faux soi) et comment s’en défaire ?

Message par Jahroo » sam. 16 mars 2019 03:40

@Holi

Si je compare Faux-Self et syndrome de l'imposteur ce n'est pas pour dire que c'est la même chose mais pour amener le fait que les 2 sont soumis à des dynamiques suffisamment proches pour pouvoir leur offrir un cadre d'analyse commun.

1) Croyance de départ : "Je ne mérite pas la reconnaissance de l'autre car j'estime qu'une partie de moi ne le mérite pas", elle ne correspond pas à l'idée que je me fais de ce qui est conforme au regard des autres. Pour le faux-self ça se figerai à priori d'abord sur la reconnaissance affective de la mère mais s'appliquerai ensuite à l'ensemble des relations sociales. Pour le syndrome de l'imposteur il n'y a pas à priori de fixation sur une personne mais c'est plutôt en lien avec l'idée de réussite selon l’environnement familiale et sociale durant la petite enfance.

2) Comportement/ mécanisme de défense: Je met en place une stratégie d’adaptation face à cette croyance. J'opte pour des changements au niveau de ma personnalité qui devraient supposément me permettre de rentrer dans une norme acceptable. La spécificité de la croyance de départ pourra faire naître l'un ou l'autre .

3) Mal-être : Je ne me sens pas en accord avec moi-même, mes actions ne reflètent pas ce que je m'imagine être ma vrai personnalité. On pourrait sans doute voir ici une forme de résistance face à l'adaptation :think:. En tout cas il y a l'idée que la personne considère qu'elle est en porte-à -faux avec elle-même et que cela l'empêche de s’épanouir. Les retentissements ne sont pas les mêmes car les enjeux initiaux ne sont pas identiques. L'un éprouve sa tentative de devenir conforme à l'idée qu'il se fait d'une norme sociale acceptable comme un frein à son épanouissement. Et l'autre éprouve le doute de ses capacités comme un frein à son accomplissement.

Donc voilà, ce n'est pas la même chose mais il n'y aurait pas incompatibilité à les faire rentrer dans un même champs d'analyse.

Ps: Je ne rentre volontairement pas dans le registre polémique du Soi, qui est pourtant à la base du Faux-self. Ce qui m’intéresse ce n'est pas l’explication théorique qui s'est occupée de décrire le phénomène mais bien le phénomène en lui-même qui s'y il avait été porté par d'autre aurait surement eu un nom différent. Ce n'est pas parce-que des questions sont développées par des courants de pensées critiquables qu'elles n'ont pas de légitimité. Au contraire, il est toujours important que d'autres cherchent à apporter leur propre interprétation. Des personnes se retrouvent sous ce concept et y trouvent une potentielle explication à leur mal-être. Effet Barnum? c'est possible. Mais il n'est pas impossible pour autant que des personnes inhibent des parties de leur personnalité dans une démarche d'adaptation et finissent par mal le vivre; c'est là le cœur du problème.

Voilà, tout ceci est surement écrit avec beaucoup de maladresse et peut contenir des choses susceptibles de me faire fusilier sur le champs. Ce ne serait pas voulu et tant pis si ça arrive mais la démarche qui est la mienne est de faire des passerelles entre les approches malgré mes faibles connaissances et des biais d'interprétation inéluctables.
Je me permet de conclure ici par une de mes croyances:
"Dans un univers en expansion, il est plus difficile de faire du lien que de participer à l'éloignement".
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Re: [Ressenti] Qu'est-ce que le faux self (faux soi) et comment s’en défaire ?

Message par Holi » lun. 25 mars 2019 15:32

Jahroo a écrit :
sam. 16 mars 2019 03:40
Si je compare Faux-Self et syndrome de l'imposteur ce n'est pas pour dire que c'est la même chose mais pour amener le fait que les 2 sont soumis à des dynamiques suffisamment proches pour pouvoir leur offrir un cadre d'analyse commun.
Il me semble que ce que tu décris dans ton post s'approche essentiellement du faux-self.
Je vais y revenir en détail, mais pour essayer d'être claire je vais commencer par "les définitions"

1) Autrement appelé le syndrôme de l’autodidacte, le complexe de l’imposteur identifié dans les années 70 par les psychologues Pauline Rose Clance (« Le complexe de l’imposture » chez Flammarion) et Suzanne Imes, est l’incapacité d’une personne à reconnaître son propre accomplissement, à s’attribuer ses réussites.
Ceux qui en souffrent vivent dans la terreur d’être démasqués et sont dans l’incapacité de s’approprier leurs propres succès qu’ils attribuent systématiquement à des facteurs extérieurs : la chance, le hasard, le malentendu.

2) Le faux self produit consciemment ou non un comportement dont le seul but est de se conformer à ce qui semble être attendu par l'autre en étouffant parfois la vraie personnalité.
Le faux self désigne une instance qui s'est constituée pour s'adapter à une situation plus ou moins anormale et contraignante.
Ce trouble dans la construction de la personnalité se développe dans la petite enfance pour répondre aux attentes (surtout celles de la mère) pour correspondre à l'image de ce que les autres attendent. Le but ultime du faux-self est d'être aimé, accepté.
Jahroo a écrit :
sam. 16 mars 2019 03:40
1) Croyance de départ : "Je ne mérite pas la reconnaissance de l'autre car j'estime qu'une partie de moi ne le mérite pas", elle ne correspond pas à l'idée que je me fais de ce qui est conforme au regard des autres. Pour le faux-self ça se figerai à priori d'abord sur la reconnaissance affective de la mère mais s'appliquerai ensuite à l'ensemble des relations sociales. Pour le syndrome de l'imposteur il n'y a pas à priori de fixation sur une personne mais c'est plutôt en lien avec l'idée de réussite selon l’environnement familiale et sociale durant la petite enfance.
Là il me semble que tu fais référence à un défaut d'estime de soi. Je ne pense pas que cela induise obligatoirement le syndrome de l'imposteur ou le faux self. Je ne suis pas sure non plus que ce complexe soit en lien "avec l'idée de réussite selon l’environnement familial et social durant la petite enfance".
Jahroo a écrit :
sam. 16 mars 2019 03:40
2) Comportement/ mécanisme de défense: Je met en place une stratégie d’adaptation face à cette croyance. J'opte pour des changements au niveau de ma personnalité qui devraient supposément me permettre de rentrer dans une norme acceptable. La spécificité de la croyance de départ pourra faire naître l'un ou l'autre .
Le complexe de l'imposteur n'est pas une stratégie d'adaptation, il ne provoque pas de comportement visant l'acceptation. C'est plutôt un ressenti d’insuffisance, une incapacité à apprécier "objectivement" ses réalisations.
Cela ne peut donc selon moi que s'appliquer au faux-self, en précisant que ce mécanisme n’est pas forcément conscient.
Jahroo a écrit :
sam. 16 mars 2019 03:40
3) Mal-être : Je ne me sens pas en accord avec moi-même, mes actions ne reflètent pas ce que je m'imagine être ma vrai personnalité. On pourrait sans doute voir ici une forme de résistance face à l'adaptation :think:. En tout cas il y a l'idée que la personne considère qu'elle est en porte-à -faux avec elle-même et que cela l'empêche de s’épanouir. Les retentissements ne sont pas les mêmes car les enjeux initiaux ne sont pas identiques. L'un éprouve sa tentative de devenir conforme à l'idée qu'il se fait d'une norme sociale acceptable comme un frein à son épanouissement.
Là encore je crois qu'il ne s'agit que du faux-self.
Jahroo a écrit :
sam. 16 mars 2019 03:40
L'un éprouve sa tentative de devenir conforme à l'idée qu'il se fait d'une norme sociale acceptable comme un frein à son épanouissement. Et l'autre éprouve le doute de ses capacités comme un frein à son accomplissement.

Donc voilà, ce n'est pas la même chose mais il n'y aurait pas incompatibilité à les faire rentrer dans un même champs d'analyse.
Dans les deux cas bien sur c'est un frein à un épanouissement personnel et il y a derrière un ego mal portant.

Je ne suis pas une spécialiste, ni de l'un, ni de l'autre, et je ne suis pas sure d'avoir été hyper claire, mais en résumé je dirais :
Que le faux-self est effectivement un effort d'adaptation permanent à l'autre, alors que le complexe de l'imposteur est une incapacité à évaluer sainement ses réalisations et capacités.
si quelqu'un veut compléter ou clarifier... ;)
Jahroo a écrit :
sam. 16 mars 2019 03:40
Voilà, tout ceci est surement écrit avec beaucoup de maladresse et peut contenir des choses susceptibles de me faire fusilier sur le champs. Ce ne serait pas voulu et tant pis si ça arrive mais la démarche qui est la mienne est de faire des passerelles entre les approches malgré mes faibles connaissances et des biais d'interprétation inéluctables.
Je me permet de conclure ici par une de mes croyances:
"Dans un univers en expansion, il est plus difficile de faire du lien que de participer à l'éloignement".
Surtout pas fusiller ou :violent: ou :tronco: non, non, non... Juste mon point de vue :)
La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte.
Marie Curie

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Re: Le faux-self

Message par Jahroo » mar. 26 mars 2019 17:39

@Holi
Merci pour les définition, c'est effectivement important.

Pour mon explication j'avoue m'être surtout basé sur des info glanées sur le net mais n'avoir pas trouvé grand chose de réellement satisfaisant niveau fiabilité. Donc effectivement, c'est peut-être un peu instable pour essayer de construire un développement pertinent . Et j'ai sans doute mal compris certains points :nesaitpas: .
Holi a écrit :
lun. 25 mars 2019 15:32

Là il me semble que tu fais référence à un défaut d'estime de soi. Je ne pense pas que cela induise obligatoirement le syndrome de l'imposteur ou le faux self. Je ne suis pas sure non plus que ce complexe soit en lien "avec l'idée de réussite selon l’environnement familial et social durant la petite enfance".
Effectivement je fais bien référence à un défaut d'estime de soi mais il ne me semble pas avoir écrit que cela induise obligatoirement l'un ou l'autre. Il peut prendre d'autre forme. Pour l'origine du syndrome, c'est l'explication que j'ai trouvé sur plusieurs sites et qui ne me semble pas farfelue. Mais je ne pourrai pas la poser en certitude.
Holi a écrit :
lun. 25 mars 2019 15:32
Le complexe de l'imposteur n'est pas une stratégie d'adaptation, il ne provoque pas de comportement visant l'acceptation. C'est plutôt un ressenti d’insuffisance, une incapacité à apprécier "objectivement" ses réalisations.
Cela ne peut donc selon moi que s'appliquer au faux-self, en précisant que ce mécanisme n’est pas forcément conscient.
Heu... Il me semblait que cela était une incapacité qui se répétait plus qu'occasionnellement et qui représentait du coup un mécanisme mis en place par la personne de façon inconsciente. Donc plutôt en lien avec un besoin de s'adapter psychologiquement à une situation à un moment donné et qui favoriserait un schéma dont elle aurait du mal à se défaire par la suite.
Mais bon si ça se trouve je me trompe totalement.
Holi a écrit :
lun. 25 mars 2019 15:32
Je ne suis pas une spécialiste, ni de l'un, ni de l'autre, et je ne suis pas sure d'avoir été hyper claire, mais en résumé je dirais :
Que le faux-self est effectivement un effort d'adaptation permanent à l'autre, alors que le complexe de l'imposteur est une incapacité à évaluer sainement ses réalisations et capacités.
si quelqu'un veut compléter ou clarifier... ;)
Moi non plus je suis pas hyper clair donc ça me va :huhu: .

Je m'interroge... Pour toi cette incapacité ne serait donc pas un comportement acquis (donc lié à un processus d'adaptation à un contexte) mais inné?
J'avoue que ma question n'est pas simple...
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Re: Le faux-self

Message par Holi » mer. 3 avr. 2019 11:13

Jahroo a écrit :
mar. 26 mars 2019 17:39

Je m'interroge... Pour toi cette incapacité ne serait donc pas un comportement acquis (donc lié à un processus d'adaptation à un contexte) mais inné?
J'avoue que ma question n'est pas simple...
La question de l'inné et de l'acquis :worried:....
Je dirais que c'est de l'acquis, mais "adaptation"? Peut être plutôt réaction.... Honnêtement je ne connais pas l'origine du complexe de l'imposteur. Est-ce qu'on sait toujours d'où vient un complexe de façon générale ? Ou est-ce propre à chaque individu ?
Il y a un fil si ça te tente, mais peut-être l'as tu déjà vu
viewtopic.php?f=43&t=226&p=2814&hilit=C ... teur#p2814
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Re: Le faux-self

Message par Jahroo » sam. 13 avr. 2019 00:34

Hors-sujet
Le soucis quand on essaie d'avoir un approche transversale c'est qu'on tend à s'éloigner facilement du sujet initiale...

Il me semble (mais je me trompe peut-être) que la notion de complexe est surtout développée par l'approche psychanalytique. En établir une origine exact serait donc effectivement fort complexe (c'était plus fort que moi :1cache: ) mais l'influence de l'entourage est, selon eux, souvent à prendre en compte. J'ai relu le sujet concernant le faux-self et certains témoignages le mentionne. Comme moi tu pencherais plutôt vers un processus acquis. Une réaction (qui ne relève pas de l'instinct ou du réflexe purement mécanique) est à priori toujours en lien avec l'adaptation face à une situation. J'avoue avoir du mal à trouver des exemples où elle ne rentre pas en compte pour ce qui est de ce registre.

Je ne dirais pas que j'ai la certitude de ce que j'avance ici et encore moins qu'il puisse s'agir d'une vérité. C'est simplement une hypothèse faisant suite à une réflexion et si ça ce trouve je suis totalement dans le faux.
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