Dépistage autiste - asperger

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...
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Judith
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Judith »

[mention]Hanuman[/mention] Excellente conférence, très instructive, merci de l' avoir signalée.

Chuchumuchu
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

[mention]Mikirabelle[/mention] Ce que tu disais sur la nécessité ou non de passer par un diag. CRA pluridisciplinaire est intéressant. Après comme je suis en Belgique je ne sais pas si les règles sont les mêmes. Ce que j'ai eu est un avis et pas un diag. parce que les psychologues (même spécialisé.e.s on dirait) ne sont pas habilité à en poser. Dans le libéral, je crois que seul.e.s les psychiatres y sont habilité. Mais les psychiatres spécialisé.e.s autisme ne courent pas les rues en Belgique, c'est d'ailleurs pour cela qu'il n'y a plus qu'un seul centre à faire des diag. adultes : l'autre centre recherche un.e psychiatre spécialisé.e depuis un certain temps (un an ou un peu plus je crois).

Si ça me permettait d'aller un peu plus vite et de désengorger l'accès aux CRA (enfin, SUSA en Belgique), je ne serais pas contre. Il faudra que j'en parle avec ma psychologue. Mais elle avait l'air de conseiller de faire la procédure SUSA, elle n'a jamais dit que seuls les diag. difficiles à poser devaient passer par ces structures.
Je ne prétends ni à l’exhaustivité, ni à une parfaite objectivité, deux qualités qui dans mon métier relèvent de l’illusion et du vœu pieux. — (Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons, Seuil, 2005, page 17)

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Hanuman
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Hanuman »

Fabs le vaurien a écrit : dim. 26 avr. 2020 00:23 Bon ce fil a grandi rapidement..il faut suivre.

Concernant le phénomène de "mode", j'ai un peu de mal à voir en quoi cela pourrait être attrayant de se taper toutes ces démarches, de se mettre à nu, de découvrir certains aspects ignorés de soi relevant du "pathos", de faire face aux professionnels qui te font état de tout ce qui chez-toi est "deconnant"..
Sincerement , je m en serais passé..
C'est plus une plaie qu'autre chose et j ai besoin de temps pour accepter et faire avec.
A choisir, je préférais l'exotisme du surdoué. ^^

Qu' il y ait des gens qui s' y réfugient volontiers pour se dédouaner, c'est certain. Mais tout le travail du diagnostic différentiel est là. Au CRA, la neuropsy me racontait qu'il rencontre parfois des hurluberlus bien malades et hors spectre tentant leur chance chez les autistes..

Du reste le diagnostic de TSA doit être inévitablement relié à la question de la RQTH, sans quoi je ne comprends pas.

Selon moi, même si c'est toujours intéressant de se connaitre, un diagnostic médical n'est pas du développement personnel mais une reconnaissance du sujet par la société, de la société pour le sujet.
Donc pour un adulte , le diagnostic est à relié avec ses conditions de vie, en particulier au travail.

Alors certes, les conditions de travail devraient être adaptées au mieux à tous mais on ne peut pas ranger tout le monde au même niveau.

Bref ce que je veux juste dire c'est qu' un diagnostic n'a de sens que si il ouvre des droits. Ce doit être la raison qui pousse à entreprendre des démarches.

Et se complaire dans de l auto diagnostic revient soit à s'attribuer des compétences qu' on a pas, soit ne pas reconnaître que peut-être des praticiens affûtés et avertis pourraient aussi nous dire le contraire de ce qu'on a voulu croire.
Un diagnostic ouvre simplement la voie à une thérapie. Et donc à une meilleure qualité de vie. Est-ce plus compréhensible dans ce sens là ?
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yokainoshima
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par yokainoshima »

Hanuman a écrit : dim. 26 avr. 2020 14:02 Un diagnostic ouvre simplement la voie à une thérapie. Et donc à une meilleure qualité de vie. Est-ce plus compréhensible dans ce sens là ?
Et c'est le fondement de ma démarche. Le diagnostic je n'en maîtrise pas les conclusions, en revanche, ce que je pourrais faire avec ces conclusions, j'en suis responsable.

Merci de tes interventions [mention]Hanuman[/mention]

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Fabs le vaurien
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Fabs le vaurien »

Hanuman a écrit : dim. 26 avr. 2020 14:02
Un diagnostic ouvre simplement la voie à une thérapie. Et donc à une meilleure qualité de vie. Est-ce plus compréhensible dans ce sens là ?
Pour moi non.
Il n'est pas nécessaire d'avoir un diagnostic pour entreprendre une thérapie. Sinon, un paquet de gens serait dans une salle d'attente existentielle.
Sauf si les thérapies sont prises en charge bien sûr..mais je n en connais pas.

Mais dans l'absolu , la thérapie tu l'engages de ton propre chef. Si il s agit d'attendre le diagnostic, ben je me questionne juste sur le raisonnement.
Un diagnostic est une chose importante et un processus violent, il s'agit de savoir ce qu on en fera..et pourquoi.
En tout cas, c est bien la première question qui me fut posée par les psychiatres que j'ai rencontré.
Bref , je bloque dans doute, mais pour moi, le diagnostic (procédure médicale) implique obligatoirement RQTH, peu importe les demandes derriere..
Parcequ-un diagnostic de TSA n est pas une ordonnance qu'on peut décider de ne pas suivre.
C'est l'acceptation de sa propre impasse et de son besoin de faire appel à un tiers social..

Une personne qui se pense autiste (à juste titre) mais qui n en souffre pas au quotidien, n'a aucun intérêt à obtenir un diagnostic. Le bon sens et la connaissance de soi sont déjà de très bon alliés pour contourner les difficultés.

C'est mon point de vue d'autiste pour le coup :)
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par yokainoshima »

[mention]Fabs le vaurien[/mention] Dans le cadre d'une thérapie pour aller mieux, le diagnostic permet de connaître la raison de certaines difficultés et donc de les adresser de façon plus adaptée. En tout cas, c'est mon approche.

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

[mention]Fabs le vaurien[/mention] [mention]yokainoshima[/mention] C'est vrai que bien souvent, quand on a un problème, les psychologues vont en premier lieu débusquer le trouble le plus visible de la personne : on va lui signaler qu'elle a des troubles anxieux, ou un Trouble Anxieux Généralisé (TAG) ou une dépression, ou un burnout, ou enfin une phobie sociale.

Le problème c'est que ce sont des approches incomplètes qui soignent les symptômes plutôt que leur cause. Ce qui veut dire qu'on va atténuer ces troubles là, pendant un temps, mais comme le problème principal n'est pas identifié, au final la personne va se retrouver de nouveau devant les mêmes difficultés et le parcours recommencera.

Et tant qu'il n'y a pas de diag., la personne elle-même peut rester dans le déni ou dans le doute. C'est quand même un gros choc de se découvrir autiste tout à coup.
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Fabs le vaurien
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Fabs le vaurien »

yokainoshima a écrit : lun. 27 avr. 2020 07:59 @Fabs le vaurien Dans le cadre d'une thérapie pour aller mieux, le diagnostic permet de connaître la raison de certaines difficultés et donc de les adresser de façon plus adaptée. En tout cas, c'est mon approche.
Je comprends bien. Mais pour moi cela reste purement théorique. Il y a énormément d enfabts en structure spécialisée dont on ignore le diagnostic ou qui est tout simplement impossible à poser.
Pour autant , ils sont accompagnés quand même.
Le diagnostic quand il arrive apporte un plus mais ne révolutionne pas la prise en charge parceque l l'observation et le bon sens avaient déjà donné des clefs. Pat contre si il s agit d'integrer des structures pour autiste, avec des financements Ad hoc , là oui c est nécessaire. Mais on revient à la reconnaissance handicap.
Pour un adulte autiste "leger", c est le même cheminement.
Le psychiatre qui a validé mon asperger m'a dit lors de l entretien finale ,que le diagnostic était fait pour moi depuis des années, et que j avais mis en place tout ce qu il fallait. Est ce à dire que mon ignorance ou mon incertitude quand a l autisme m a empêché de travailler sur moi et d enclencher des thérapies? Ben non.
Belle journée à tous. :)
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par yokainoshima »

Fabs le vaurien a écrit : lun. 27 avr. 2020 08:55 Je comprends bien. Mais pour moi cela reste purement théorique. Il y a énormément d enfabts en structure spécialisée dont on ignore le diagnostic ou qui est tout simplement impossible à poser.
Pour autant , ils sont accompagnés quand même.
[mention]Fabs le vaurien[/mention] Merci, en fait je focalisais sur les adultes du fait de la population du forum :honte:
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Mikirabelle
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Mikirabelle »

Fabs le vaurien a écrit : sam. 25 avr. 2020 23:51Non non , il y avait des questionnements mais pas de diagnostiqués à y prendre part. J en suis certain.
J’avais mis le lien vers ce topic pour indiquer que vous étiez déjà nombreux à vous poser des questions sur ce sujet à l’époque de la création du forum, mais effectivement, le diagnostic n'était pas encore passé par là. :clin:
► Afficher le texte
[mention]Chuchumuchu[/mention]
► Afficher le texte
Voici en France comment se passe officiellement le diagnostic :
https://handicap.gouv.fr/autisme-et-tro ... diagnostic

Comme l'a indiqué [mention]Hanuman[/mention] ici, il s'agit des recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé, qui indiquent que le diagnostic doit contenir 2 volets : un diagnostic médical nosologique (qui nomme d'après une classification) et une évaluation du fonctionnement pour identifier les ressources (et donc, en creux : les besoins) de la personne. La démarche est censée être pluridisciplinaire, et c’est toujours un médecin qui pose le diagnostic, sans quoi il n’est pas valide (donc, comme pour toi en Belgique, une évaluation par un neuropsy n’est pas suffisante).

"La démarche diagnostique est interdisciplinaire et comporte deux versants :
• un diagnostic médical selon les critères des classifications internationales
(CIM-10, DSM-IV- TR). Il se situe dans trois registres : la triade autistique, le retard mental associé, les pathologies et troubles associés. Prendre en considération la publication récente du DSM-5 dans la mise en œuvre du diagnostic ;
des évaluations du fonctionnement permettant d’apprécier les ressources d’une personne pour l’élaboration du projet personnalisé. Le « fonctionnement » se rapporte à toutes les fonctions organiques, aux activités de la personne et à la participation au sein de la société d’une manière générale (classification internationale du fonctionnement – CIF). Les facteurs environnementaux peuvent avoir une influence. Des personnes autistes se présentent avec des particularités dans leur fonctionnement dans les domaines des interactions sociales (un des signes entrant dans la définition de l’autisme), des fonctions sensorielles et de la douleur, des fonctions motrices, des fonctions cognitives, des fonctions émotionnelles, des fonctions de communication, du langage. Les difficultés du fonctionnement des personnes autistes se traduisent notamment par les comportements-problèmes.
Le recueil des éléments cliniques doit tenir compte des comportements dans divers contextes et, de ce fait, il doit inclure des observations directes ou rapportées par les différents intervenants."

https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap ... s_vdef.pdf (voir Annexe 2, page 54)

Les outils sont listés ici.

On distingue des intervenants de 1ère, 2ème et 3ème ligne. Le logigramme que l'on trouve dans les recommandations pour le diagnostic des enfants et adolescents indique à quel moment ils interviennent : https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap ... nthese.pdf
Ce que j'en comprends (exemple) : le médecin traitant (1ère ligne) peut détecter un problème. Il va faire passer des examens à l'enfant, par d'autres professionnels (orthophoniste...). S'il a toujours des doutes, il peut l'envoyer en consultation en Centre Médico-Psychologique (2ème ligne), mais s'il persiste un doute pour bien identifier le TSA (par exemple s'il y a présomption de diagnostic différentiel), un bilan ou des tests complémentaires au CRA (3ème ligne) peut finalement être demandé.

Les documents de travail des recommandations de l’HAS laissent apparaître en filigrane (plus ou moins marqué) que les pratiques du terrain ne sont pas toujours celles qu’elles devraient être (surtout par manque de moyens), ce qui me conforte dans l’idée que le diagnostic n’est pas toujours posé avec les 2 éléments : diagnostic selon la classification retenue ET évaluations du fonctionnement.
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En fait en écrivant tout ça et en me relisant, je me rends compte que j'aurais dû me contenter de passer par le niveau 1 au lieu d'aller directement au niveau 3 :pale:
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Hanuman
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Hanuman »

Fabs le vaurien a écrit : lun. 27 avr. 2020 08:55
yokainoshima a écrit : lun. 27 avr. 2020 07:59 @Fabs le vaurien Dans le cadre d'une thérapie pour aller mieux, le diagnostic permet de connaître la raison de certaines difficultés et donc de les adresser de façon plus adaptée. En tout cas, c'est mon approche.
Le diagnostic quand il arrive apporte un plus mais ne révolutionne pas la prise en charge parceque l l'observation et le bon sens avaient déjà donné des clefs. Pat contre si il s agit d'integrer des structures pour autiste, avec des financements Ad hoc , là oui c est nécessaire. Mais on revient à la reconnaissance handicap.
Pour un adulte autiste "leger", c est le même cheminement.
Le psychiatre qui a validé mon asperger m'a dit lors de l entretien finale ,que le diagnostic était fait pour moi depuis des années, et que j avais mis en place tout ce qu il fallait. Est ce à dire que mon ignorance ou mon incertitude quand a l autisme m a empêché de travailler sur moi et d enclencher des thérapies? Ben non.
Belle journée à tous. :)
Par curiosité Fabs le vaurien il est possible de savoir quel type de thérapie tu as suivi, ou que tu n'as pas suivi dans le cadre de ta non-thérapie ? J'ai le sentiment que si je parle de gestion de boucle neurotypique, d'inférence bayésienne, de matrice interne/externe, de repérage des biais cognitifs usuels de l'autisme et d'autres outils que l'on met en œuvre concrètement pour assouplir la rigidité mentale autistique cela ne va pas matcher. Au risque de me tromper j'ai l'intuition que le diagnostic si douloureux que tu évoques n'a pas débouché sur une thérapie dédiée à l'autisme mais que l'on t'a relâché dans la nature en te disant "Nous on ne peut rien faire" masqué d'un "Vous êtes au top !". Si tel est le cas tu es passé à côté de thérapies spécifiques à l'autisme qui sont généralement très efficaces, y compris pour les adultes TSA et cela peut valoir le coup d'y jeter un coup d'œil. Pour éclairer le propos je me permets de rappeler que la psychologie c'est comme la religion ou la science, il y a des champs et des écoles doctrinales différentes et en matière d'autisme toutes ne se valent pas.

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Pataboul »

Hanuman a écrit : lun. 27 avr. 2020 20:27gestion de boucle neurotypique, d'inférence bayésienne, de matrice interne/externe, de repérage des biais cognitifs usuels de l'autisme et d'autres outils que l'on met en œuvre concrètement pour assouplir la rigidité mentale autistique
Tout ça m'est totalement inconnu. Tu voudrais bien développer un peu ou donner des pistes pour découvrir ces notions?
Je suis particulièrement curieux de l'approche bayésienne ou par les biais cognitifs, notamment.


[jard]La réponse d'Hanuman, détaillée et informative, a été déplacée ici, dans L'autisme, réflexions et découvertes.

Les messages suivants, bien qu'évoquant des thérapies, restent intéressants, dans ce cas précis, dans la question du dépistage et du diagnostic et n'ont donc pas été déplacés. [/jard]

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Fabs le vaurien
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Fabs le vaurien »

Hanuman a écrit : lun. 27 avr. 2020 20:27
Fabs le vaurien a écrit : lun. 27 avr. 2020 08:55
yokainoshima a écrit : lun. 27 avr. 2020 07:59 @Fabs le vaurien Dans le cadre d'une thérapie pour aller mieux, le diagnostic permet de connaître la raison de certaines difficultés et donc de les adresser de façon plus adaptée. En tout cas, c'est mon approche.
Le diagnostic quand il arrive apporte un plus mais ne révolutionne pas la prise en charge parceque l l'observation et le bon sens avaient déjà donné des clefs. Pat contre si il s agit d'integrer des structures pour autiste, avec des financements Ad hoc , là oui c est nécessaire. Mais on revient à la reconnaissance handicap.
Pour un adulte autiste "leger", c est le même cheminement.
Le psychiatre qui a validé mon asperger m'a dit lors de l entretien finale ,que le diagnostic était fait pour moi depuis des années, et que j avais mis en place tout ce qu il fallait. Est ce à dire que mon ignorance ou mon incertitude quand a l autisme m a empêché de travailler sur moi et d enclencher des thérapies? Ben non.
Belle journée à tous. :)
Par curiosité Fabs le vaurien il est possible de savoir quel type de thérapie tu as suivi, ou que tu n'as pas suivi dans le cadre de ta non-thérapie ? J'ai le sentiment que si je parle de gestion de boucle neurotypique, d'inférence bayésienne, de matrice interne/externe, de repérage des biais cognitifs usuels de l'autisme et d'autres outils que l'on met en œuvre concrètement pour assouplir la rigidité mentale autistique cela ne va pas matcher. Au risque de me tromper j'ai l'intuition que le diagnostic si douloureux que tu évoques n'a pas débouché sur une thérapie dédiée à l'autisme mais que l'on t'a relâché dans la nature en te disant "Nous on ne peut rien faire" masqué d'un "Vous êtes au top !". Si tel est le cas tu es passé à côté de thérapies spécifiques à l'autisme qui sont généralement très efficaces, y compris pour les adultes TSA et cela peut valoir le coup d'y jeter un coup d'œil. Pour éclairer le propos je me permets de rappeler que la psychologie c'est comme la religion ou la science, il y a des champs et des écoles doctrinales différentes et en matière d'autisme toutes ne se valent pas.


Bonsoir @Hanuman

Alors je me sens bien ignorant face à ça puisque je n'ai jamais entendu parler de tout ceci.

Pour te répondre.
J'ai suivi des thérapies comportementales et cognitives qui ont eu l l'intérêt de faire émerger les traits autistiques. C'est à dire que c'est au détour d'une TCC il y a une dizaine d'année qu'une psychologue m'a dit que je devrais peut-être me rapprocher d'un CRA.
Avec le CRA, je suis parti sur des outils similaires notamment au niveau de la hiérarchisation des pensées.
Le psychiatre m'a laissé entendre que les TCC n etaient pas efficaces avec les profils autistes puisque centrée sur un objet de phobie. Hors un autiste Asperger n est pas nécessairement phobique et ce sont surtout des conditions qu'il faut réunir autour.
Par exemple , je me pensais phobique des grandes surfaces ou du téléphone mais non, je peux me confronter à ce type de situations problemes si certains paramètres sont réunis.

Donc je n'ai pas d'accompagnement spécifique hormis ma psychologue spécialisée qui est plutôt comportementaliste et les permanences du CRA vers lequel je peux me diriger quand j'ai besoin de parler. Cela me convient mais je suis très intéressé par ce que tu pourrais apporter.
Mon principal problème réside dans mes anxiétés qui émergent souvent et que je peine à apaiser. En général elles s 'inscrivent dans mes mauvaises interprétations des situations sociales.

A te lire.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Hanuman »

Fabs le vaurien a écrit : lun. 27 avr. 2020 23:32
Bonsoir @Hanuman

Alors je me sens bien ignorant face à ça puisque je n'ai jamais entendu parler de tout ceci.

Pour te répondre.
J'ai suivi des thérapies comportementales et cognitives qui ont eu l l'intérêt de faire émerger les traits autistiques. C'est à dire que c'est au détour d'une TCC il y a une dizaine d'année qu'une psychologue m'a dit que je devrais peut-être me rapprocher d'un CRA.
Avec le CRA, je suis parti sur des outils similaires notamment au niveau de la hiérarchisation des pensées.
Le psychiatre m'a laissé entendre que les TCC n etaient pas efficaces avec les profils autistes puisque centrée sur un objet de phobie. Hors un autiste Asperger n est pas nécessairement phobique et ce sont surtout des conditions qu'il faut réunir autour.
Par exemple , je me pensais phobique des grandes surfaces ou du téléphone mais non, je peux me confronter à ce type de situations problemes si certains paramètres sont réunis.

Donc je n'ai pas d'accompagnement spécifique hormis ma psychologue spécialisée qui est plutôt comportementaliste et les permanences du CRA vers lequel je peux me diriger quand j'ai besoin de parler. Cela me convient mais je suis très intéressé par ce que tu pourrais apporter.
Mon principal problème réside dans mes anxiétés qui émergent souvent et que je peine à apaiser. En général elles s 'inscrivent dans mes mauvaises interprétations des situations sociales.

A te lire.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Fabs le vaurien »

Hanuman a écrit : tendance à se fixer des règles absolues et immuables ....sans intégrer qu'une règle n'est qu'un outil qui va dépendre du contexte. Ces règles absolues sont des biais cognitifs et l'autiste est une machine à créer des (ses) biais cognitifs qui une fois installés vont encore plus vriller le processus de prédiction. C'est aussi l'une des raisons des routines fortes que l'on retrouve chez les autistes et la raison de la difficulté face aux changements. Environnement réduit, maîtrisé, répétitions, diminution du risque, de la peur du risque (stress, angoisse)
Ca me parle.


Je me rends compte que je manque de souplesse de manière generale et suis vite déstabilisé lorsque les règles changent, lorsque je suis censé faire preuve d'adaptabilité ou de flexibilité.

Parfois j'ai l'impression de répondre à un cahier des charges internes, une panoplie de procédures, un arsenal de réponses et de maximes fourre-tout comme seules références d'échelles relationnelles et peine à y envisager de l'aléatoire et de l'émotionnel.

Comme si dans ma tête, j avais un glossaire et une notice générés par l expérience. Le but étant d'étoffer les réponses et de gagner en nuance je suppose.

Comme si je prenais isolément les informations en omettant de les aborder comme un ensemble..
Comme si je ne faisais pas les liens directement. Comme si il m'était impossible de lire entre les lignes.. de voir les évidences..

J’ai souvent le sentiment de prendre en pleine figure ces implicites qui ne semblent pas relever de l'évidence, me rendent naïf, vulnérable, impuissant, au mieux maladroit.
Ma psychologue a évoqué un problème de cohérence centrale, je crois que cela me correspond.

De plus en plus , je comprends qu il me manque une partie de la communication, que je ne semble pas savoir lire. (Tonalité, expressions faciales..
Silence)
Je sais que je ne percois pas les intentions ou sous-entendus des gens dès lors qu’ils ne sont pas clairement nommées.
De fait, je compose et tricote avec les éléments verbaux qui me sont donnés et associe certains signes non verbaux par le prisme de mon référentiel pas toujours au point..puisque j essaie de relier deux infos entre elle pour y mettre du sens.

Souvent ça genere chez moi de l anxiété. Soit parceque je comprends de travers et prête des intentions erronées aux autres, soit parceque je ne comprends tout simplement pas. Au mieux je fixe sur un détail en occultant tout le reste....

Mais le point positif dans tout ça.. mes proches m'expliquent de plus en plus ce que je n ai pas compris et je prends désormais le pli de demander moi-même quand j'ai un doute.

Le soucis est que je doute peu..je ne me dis pas que je peux me tromper et ai recours au soutien des autres qu en cas d anxiété ou de problème.
Mais je suis de plus en plus attentif lorsque quelqu'un me contredit ou me signifie mes erreurs. Un feedback qui me fait du bien et me rappelle que j'ai un TSA avant que je ne parte en cacahouète, et m'aide à progresser.

Mais bon, les moments où je me rends compte que je n ai encore une fois rien compris , me sont particulièrement douloureux.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).

Chuchumuchu
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Chuchumuchu »

Hors-sujet
La discussion est très intéressante mais on s'éloigne un peu du diagnostic, peut-être faudrait-il considérer plutôt que les derniers posts font partie du sujet sur les réflexions liées à l'autisme ?
Je ne prétends ni à l’exhaustivité, ni à une parfaite objectivité, deux qualités qui dans mon métier relèvent de l’illusion et du vœu pieux. — (Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons, Seuil, 2005, page 17)

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Pascalita
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Pascalita »

Un des messages d'Hanuman se trouve désormais sur le fil L'autisme, réflexions et découvertes.

Et si la discussion s'oriente plutôt vers les thérapies, pourquoi pas un nouveau fil ? (Il me semble qu'il en a déjà été question sur un autre topic, mais je ne le retrouve pas. Si ça évoque des souvenirs à quelqu'un... :clin: )

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altima
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par altima »

La dérive du sujet stricto sensu me paraît refléter le besoin impérieux d’ouvrir la discussion plus largement.
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Bref. J’ai rien à ajouter, mais comme j’ai envie de participer vu que je me sens moins bridée qu’avant et que je trouve vos réflexions bien rebondissantes, voici:

- la question de la mode: pour moi c’est une quête identitaire, qui traverse les temps et qui fait les choux gras de la psychiatrie. Il y a eu - attention, caricature - la névrose, le trouble bipolaire, et puis le XXIeme siècle est arrivé avec ses propositions d'étiquettes mélioratives au niveau de la santé mentale: HPI (rien que le nom est tellement pompeux), Asperger… (HPI n’est pas un trouble de santé mentale, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit). Pour moi ça c’est un truc inévitable, actuellement on est en plein dedans donc on a l’impression que ça devient la mode mais je suis sûre que les spécialistes en histoire n’y verraient qu’un effet loupe. Avant c'était pas cool d'être bizarre, on avait forcément un mauvais fond ou une base de folie. Aujourd'hui tu peux fièrement exhiber ton atypisme, en tout cas c'est ce qu'on veut nous faire croire...

- parlons effet loupe. L’avantage du TSA est qu’il peut se revendiquer de façon plus « officielle » vu l’étayage actuel nécessaire à l’établissement du diagnostic. Du coup, être encore plus à la marge peut être un avantage pour certains, l’identification étant plus précise, plus nette. Y’a des gens qui ont besoin de ça, dans leur démarche je veux dire (aucun jugement là-dedans). Biais cognitifs ah oui, on peut en parler..


- le diagnostic, je vous le sers avec ou sans RQTH? Avec ou sans suivi thérapeutique? Je comprends complètement ton point de vue ,[mention]Fabs le vaurien[/mention] parce que je commence à te/nous connaître et que si je cédais à mon impulsion de droiture, je me dresserais pour défendre le diagnostic comme préalable nécessaire à l’obtention de droits etc. Genre: c’est pas juste pour s’entendre dire les mots qu’on veut, c'est pas pour le plaisir etc. Et pourtant… je crois qu’il y a tellement de parcours différents, tellement de raisons, tellement de visions de soi et de son avenir, qu’on ne peut pas décider du bien-fondé d’une démarche par rapport à une autre. Chacun a des besoins uniques en terme d'accompagnement et de reconnaissance, et en plus comme déjà évoqué ça peut varier au fil des années et selon les contextes, d'où une réception du diagnostic forcément bien différente, plus ou moins recevable, audible, dont on va mesurer les tenants et les aboutissants en fonction de ce qu'on a déjà traversé.
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- suradaptation, camouflage : l’aspect tranchant des découvertes génétiques, voie de salut et voie de dérives eugénistes… Je me retrouve dans l’idée d’une adaptation à l’environnement qui fait que le dépistage est moins aisé. Ce qui peut aussi donner: être trop adapté pour être considéré autiste (et donc lésé par rapport aux droits afférents) et inadapté par rapport à la norme sociétale. La poule ou l'oeuf? N'oublions pas l'aspect épigénétique qui rentre aussi en jeu... ça me rappelle que avec ou sans diagnostic ou étiquette, nous sommes des êtres capables de s'ajuster et évoluer, naturellement. Quand l'environnement nous demande ceci au prix de souffrances, là par contre on va se pencher sur ce qui ne va pas chez nous. Bref: pour moi le travail c'est une forme d'encre sympathique qui vient révéler ce qui était déjà là, en exacerbant les réactions et troubles mis en jeu, pour se protéger, pour "fonctionner". Pas étonnant que pour la grande majorité des gens ici, c'est le taf qui soit devenu le levier d'une démarche diagnostique (à force d'être un poids, on devient levier, c'est fou).
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O'Rêve
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par O'Rêve »

Concernant le dépistage/diagnostic, j’ai découvert hier une étude relative au surdiagnostic de l’autisme (aspect déjà évoqué un peu plus haut dans le fil) dans les liens qui font suite à ces podcasts mentionnés sur cet autre fil : viewtopic.php?f=63&t=10665
(ou lien direct vers les podcats : https://www.metadechoc.fr/shocking-16-s ... bertin-hpi)
L’étude citée par la psychologue qui intervient dans le podcast numéro 3 est celle-ci :
http://www.psychomedia.qc.ca/autisme/20 ... lence-avis
Si certains sont intéressés par les échanges du podcast relatifs à l’autisme, mais ne veulent pas écouter la totalité de l’intervention, ils sont abordés entre les 10 et 20 minutes du podcast numéro 3. L’intervenante y évoque que certains aspects chez les hauts potentiels (en particuliers, les intérêts restreints, et difficultés sociales) peuvent rejoindre l’autisme.
Elle y mentionne aussi les différences entre haut potentiel et autisme. Elle donne également l’exemple d’une femme, diagnostiquée autiste suite à un premier diagnostic qui a été invalidé lors d’un second diagnostic.

En abordant cet aspect du surdiagnostic, loin de moi l’idée de susciter une polémique et de mettre en doute le diagnostic des personnes qui ont été diagnostiquées. C’est dans un objectif de compréhension et cheminement personnel que j’en viens à évoquer le podcast et l’article.
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Ce qui m’amène à ces différents questionnements :

-Dans l’article cité au début du message, j’ai du mal à comprendre ce que sont les pratiques diagnostiques mentionnées dans cette phrase :
« Les critères pour diagnostiquer l’autisme n’ont pourtant pas changé au cours des années qui ont vu cette différence s’étioler. Ce qui a changé, croit le Dr Mottron, ce sont les pratiques diagnostiques. »
Je ne comprends pas ce qui distingue les critères pour diagnostiquer l’autisme (qui n’ont pas changé) et les pratiques diagnostiques (qui auraient changé). Et ce, malgré l’exemple donné par l’auteur. Savez-vous de quoi l’auteur parle, à quoi fait-il mention ?

-On sort du cadre des questions sur le diagnostic, mais je pose ces derniers questionnements ici, car ils sont liés à ce qui précède dans le message. Selon la psychologue qui intervient dans le podcast, Laurent Mottron serait « une pointure » concernant l’autisme. J’aurais aimé savoir si vous partagez cette position, à savoir est-ce une personne incontestablement reconnue dans ce domaine ? Dans la continuité, quelles sont les personnes/personnalités qui portent/vulgarisent les informations scientifiques relatives à l’autisme adulte ? Enfin, est-ce qu’il y a des mythes pour l’autisme (comme pour la douance)?

yokainoshima
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par yokainoshima »

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Judith
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par Judith »

Hors-sujet
C'est vraiment un sujet sur lequel je connais très peu de choses, mais pour ce qui est de Mottron, son livre L'autisme, une autre intelligence a reçu des critiques nourries par des professionnels, telles que celle-ci.
Je mets mon intervention HS, car ni le livre ni la critique ne concernent uniquement la question du dépistage.

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par TourneLune »

J'ai lu hier un article de science et Vie sur le "surdiagnostic" surdoué/autiste et tdah avec ce monsieur dedans (et Nicolas gauvrit) je vais chercher le lien mais il est en accès abonné je crois.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par altima »

Tourne, tu crois que tu pourrais nous faire un petit digest?
Je crois que la revue Sciences Humaines a également fait paraître un dossier sur l'autisme ce mois-ci.

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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par TourneLune »

Franchement, c'est tellement à charge que c'est pas tellement intéressant.
http://www.science-et-vie.com/corps-et- ... stic-55421
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Dépistage autiste - asperger

Message par altima »

Effectivement. Merci pour le lien. ;)
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