L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.
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Moltenhead
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L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Moltenhead » lun. 21 janv. 2019 21:12

Je me lance. Comme j'ai du mal à saisir quelles sont les limites de ce forum autant crash-tester.
Dîtes moi si ça n'a pas sa place - vu que ce qui suit peut effectivement s'apparenter à de la psychanalyse de comptoir. Mais j'ai l'intuition que ça peut-être utile alors j’essayes.

N'ayant pas trouvé de topique qui orientait la question dans le sens qui me taraude.
Il serait peut-être intéressant d'avoir des ressources sur le sujet.

Après avoir sur-consommé des et désinformations sur les dits "douants". Un caractère semble être souvent souligné : l'hyper sensibilité - sensorielle ou empathique.
J’avoue être surpris par certaines aptitudes qui seraient considérées comme "hyper". Une des dernières en date la capacité à isoler les fréquences musicales ou les motifs visuels. Surpris parce-que jusqu'à présent je pensais cela normale. Ayant côtoyé des jeunes instrumentistes et architectes pendant une période de ma vie, j'ai fais face à ces compétence et il me semble intriguant de l'associer à la douance - ou alors tous les instrumentistes et les architectes sont des douants ? :?
Je suppose que la distinction se fait sur la propension à développer ces capacités de façon "instinctive" et/ou avec une moindre répétition avant de les internaliser, mais c'est ce type de situation qui me fait douter de concept de douant dans son essence.
Mais mon intuition n'est pas très utile je présume et cette capacité est répété un peu partout donc je suppose qu'elle est suffisamment vérifiée.

En revanche concernant l’ "hyper-empathie" , y'a-t-il des études fondées sur le sujet ?
J'ai personnellement ces intuitions depuis l'enfance et n'ayant pas toujours vécue dans une grotte, une large part de nos contemporains se font des avis "instinctif" sur les situations qu'ils vivent et beaucoup sont capables de s'adapter à des attitudes / comportement diverses c'est même la base du relationnel. Comment cela ce produirait-il si l'ensemble de nos récepteurs sensitifs ne sont à l'action ? Ce serait juste une suite d'internalisation de motifs vécues ? Bizarre ...
Alors je me dis que ce qui pourrait différencier ces deux supposés extrêmes - "normaux et hyper", ne serait qu'un degré de conscience différents de ses propres mécanismes. Que ce qu'on appelle normal fonctionne de manière subconsciente et ce que l'on nomme comme hyper serait produit par la capacité à se détacher de son corps, à être capable involontairement de cette dissociation.
Mais je me perds encore en intuition.

J'aimerais - je ne vais pas mentir ça part d'un besoin maladif de compréhension, savoir comment vous vivez ces sensations et vos intuitions, voire vos connaissances sur le sujet. Et comment vous arrivez à les gérer, ou non.

Proposant l'expérience, je vais essayer de lancer le premier galet - peut-être fera-t-il des ricochets.
Quand quelqu'un s'approche de moi, je ne sens pas mes yeux bouger mais j'associe quelques détails ensemble souvent de manière chaotique et sporadique :

_ Ressentis involontaires :
volonté à charmer, stresse, apathie, assurance, tristesse, joie ... j'ai le sentiment de ressentir l'état de la personne en face, je vois les doutes les assurances, les croyances et parfois les motivations de la personnes en analysant implicitement les inflexions, les jaillissement, les tremblements, le type de regard - je vois aussi celle que je n'arrive pas à lire qui indique souvent une autre personne avec une forte sensibilité. Si je sens du stresse ou une émotion négative je dois faire un travail interne en arrière plan pour me calmer souvent lié à de la respiration, au contraire si je fais face à quelqu'un d'explosif dans lequel je ne sens pas de volonté néfaste je m'emporte facilement (ça produit même des effets physiologiques proche de certaines drogues, mais à basse intensité). Le pire étant la sensation de malveillance, je suis obligé de faire le vide sinon j'ai l'impression d'être physiquement compressé et proportionnellement selon le degré du ressentit.

_ Associations :
je vois sans le vouloir des motifs qui ressemblent à des caractères déjà côtoyés, expressions, tics, intonations, j’essaye d'éviter d'y attacher trop d'importances même si mon esprit me hurlent des catégories sociales, des parcours de vies. Ça se révèle souvent proche.

_ Digestion des réactions :
chaque petit évènement est une source de diagnostique involontaire, un silence sur certains sujets, évitement sur d'autres, activité ou passivité relationnelle et j'en passe, beaucoup de choses deviennent des sources de "lecture" humaine.

résultat : C'est un outil puissant qui peut me permettre de produire des expériences positives quand je suis auto-persuadé et confiant, mais terrifiant dès que j'ai une baisse d'humeur.

mes solutions quand ça par en vrille : respiration et tentative de "recentrage", focalisation sur un son, sur une odeur une musique et si le stimuli n'existe pas je le produit en chantant, sifflotant, répétant un geste, ou en ouvrant mon corps, en m’étirant.

Autre questions : Comment vous en parlez à vos proches ? D'ailleurs est-ce que vous le faites ?
Un exemple qui m'a laissé pantois sur la réaction d'autrui face à cette "chose" :
une soirée de 30naire, invité par une connaissance je ne connaissais personne, je socialise et puis à un moment de la soirée un des invités fait une crise respiratoire, il est 3h du mat' les secours vont mettre du temps à arriver, je ressens sa détresse, je pose ma main sur son dos pour sentir sa respiration je le regarde dans les yeux et je lui donne un rythme, quand il dévie je lui indique, je le rassure quand je le sens stressé. Le reste n'existe plus, le reste n'est pas important pas. Ça a duré plus d'une heure et demi en contre soirée, j'étais incapable de ne pas sentir sa détresse et de le laisser là, comme les autres. Les secours arrivent l'embarquent et là un petit choque, un des hôtes me dévisage et m'en veux en me disant : "C'est quoi ça ? T'es sophrologue ou quoi ?". Pas un merci. Du mépris. C'est typiquement le genre de truc qui me fait flotter ... je suppose que ça vous arrive aussi.

C'est partie en triple question, j'essayerais de faire plus direct à l'avenir. Mais voilà, si vous avez des méthodes personnelles pour gérer tous ça ou même juste votre manière intuitive de réagir ça pourrait être intéressant. Peut-être ?

edit: je vous reformate ça pour que ça devienne comestible quand j'ai le temps. Je me suis un peu emporté ...

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Re: L'hyperhestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externe

Message par Rianne » mar. 22 janv. 2019 14:54

Je vais pas pouvoir t'aider car ça ne m'arrive pas.
Ou alors c'est ma façon naturelle d'être du coup j'en sais rien (je sais juste quand quelque chose ne va pas ou n'est pas a sa "place", ce qui influe sur mes choix) :)

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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Huge » mar. 19 févr. 2019 21:53

Je pourrais éventuellement te donner un conseil sur l’hypersensibilité et l’hyper-vigilance, le moindre mouvement, couleur, différence de détails attirent ton regard. Je pense que cela pourrait marcher pour hyperesthésie et l'hyper-lucidité.
Lors des phases hypo-maniaques, la sensibilité et la vigilance sont exacerbées. Si tu ne veux pas devenir dingue, il faut trouver un dérivatif intellectuel ou une action complexe qui requiert toute ton attention. Je ne faisais que rarement du travail de qualité dans ces périodes mais cela me permettait d'éviter d'être submergé par les informations visuelles et auditives qui me submergeaient lorsque mon humeur explosait. L'avantage est que cela t'apprend à les gérer lors des périodes eu-thymiques, normales pour chaque maniaco-dépressif.
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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Damdoum » jeu. 14 mars 2019 11:57

Salut,
Décidément, il suffit que je revienne farfouiller sur ce forum pour tomber sur des sujets qui me donnent très envie d'intervenir :)
Idem, j'espère que le message va pas être trop fouillis en partant dans tous les sens
Pour moi, la notion de transfert est importante notamment lorsque l'on est très empathique avec les gens : il faut donc trouver une manière de pouvoir restituer ou faire sortir ce qu'on peut récupérer.
Par rapport à ton expérience, je ne peux qu'être intrigué par l'histoire de la personne que tu as "secouru" (quel est son rapport à son corps ? aux autres ? Dans quel état d'esprit cette personne est venue à cette soirée ? Pourquoi a-t'il réagi et par rapport à quoi ?...) qui pourrait expliquer son comportement : il existe encore une vraie déconnexion entre le corps et l'esprit chez certaines personnes qui ont du mal simplement à penser qu'une telle connexion puisse exister et du coup, ça fait peur. D'où peut-être la réaction de cette tierce personne vis-à-vis de ce que tu as pu réalisé...
Aussi, je crois qu'il faut rester vigilant avec tout çà et ne pas trop se la ramener au risque de faire à des expériences comme celles auxquelles tu as pu être confronté.
Perso, il m'arrive de faire le même type d'interventions que les tiennes mais je ne fais qu'à des personnes de confiance ou avec lesquelles je sais qu'il ne va pas y avoir de problèmes. On peut facilement être catalogué et être pris pour cible par des personnes pas forcément bien intentionnées...mais j'imagine bien que tu dois bien savoir de quelles type de profils je parle ;)
De même, je crois qu'il est aussi important d'exprimer ses ressentis quand on en a la possibilité car ça permet parfois de désamorcer bien des situations. Je suis en effet partisan de "tu ressens, tu dis". C'est d'ailleurs une des bases de la communication non-violente...à condition de bien analyser l'environnement et ces acteurs mais çà, tu dois bien le savoir aussi !
Ainsi, ça permet de moins te pomper d'énergie même si j'imagine que c'est bien plus facile à faire qu'à faire en fonction des situations auxquelles tu peux être confronté
Pour ce qui concerne les couleurs, ressentis, compréhension des situations, je crois que c'est à toi de voir si tu as envie de tout analyser, tout le temps ou bien de savoir penser à toi et te reposer pour mieux "digérer" et penser à autre chose : t'es pas obligé d'être tout le temps en mode analyse !
C'est important car il peut y avoir des risques à rester tout le temps dans un rôle auquel on se plaît à se conformer...(le fameux triangle victime/sauveur/persécuteur notamment qui est à éviter au possible !)
Enfin, pour ma part, j'interprète tout cela (être "facteur de changement") par le fait que j'adore et j'aime sincèrement les gens et qu'ils me passionnent tous autant qu'ils soient : je crois que le fait de s'intéresser profondément à eux est un gage de confiance et donc de possibilité qu'ils puissent aller mieux car pris en considération dans leur entièreté.
Voili voilou pour ce que j'avais à dire !
Bon courage et bon cheminement pour la suite !
“La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !”
A.Einstein ? Mon grand-oncle ? Un illustre nain connu ?

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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Proxima » ven. 29 mars 2019 21:26

Salut @Moltenhead ,

j'ai l'impression que tu décris un peu quelque chose que je ressens très fortement, mais que j'aurai exprimé differement. Quand je regarde quelqu'un, j'ai l'impression de ressentir instantanément quelle est sa personnalité profonde. Il ne s'agit pas d'apparence ou de préjugés. C'est comme une identité émotionnelle, et très riche, qui contient la nature de l'être et ses intentions. Ecrit comme ça, j'ai bien conscience que ça fait new age, ou divinatoire...

little.alien
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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par little.alien » lun. 8 avr. 2019 17:08

Très intéressant comme topic ! Pour ma part, j’ai réalisé relativement récemment que les gens avec qui j’avais une sensation de « je-le-sens-pas » sans vraiment expliquer comment ou pourquoi, en général, mon expérience avec cette personne confirme mon premier ressenti.
Souvent je fais taire mon impression et je finis pas souffrir au bout du compte, parce que ces gens m’ont bouffé mon énergie ou piétiné ma confiance en moi (déjà pas bien ouf…). Alors, depuis que j’ai pris conscience de ça, je tâche de me fier à cette sorte d’instinct viscéral, ça m’évite des tracas inutiles :)

Ce qui est surprenant, c’est que même au travers d’un mail, je ressens un truc qui ne va pas. La formulation, les tournures, ça me suffit à déterminer si je peux accorder ma confiance ou pas, à cette personne.

Sinon, j’ai l’empathie dirais-je plus « courante », à savoir que ça me tord le bide de voir les infos en général, parce que je prends personnellement chaque violence subie dans le monde (que ce soit des famines, des guerres ou « moins grave » des ouvriers traités comme du caca, l’environnement bafoué, etc) bref, les injustices me touchent comme si je les subissais personnellement. D’où le fait que parfois j’ai besoin d’éteindre mon cerveau en lisant ou en regardant une série :)

Mariesand
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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Mariesand » mar. 9 avr. 2019 09:21

little.alien a écrit :
lun. 8 avr. 2019 17:08
Sinon, j’ai l’empathie dirais-je plus « courante », à savoir que ça me tord le bide de voir les infos en général, parce que je prends personnellement chaque violence subie dans le monde (que ce soit des famines, des guerres ou « moins grave » des ouvriers traités comme du caca, l’environnement bafoué, etc) bref, les injustices me touchent comme si je les subissais personnellement. D’où le fait que parfois j’ai besoin d’éteindre mon cerveau en lisant ou en regardant une série
Je rebondis la dessus little.alien car ça me parle.... cela fait des années que je ne regarde plus de films que je qualifie de "violents", mais le curseur est assez bas.
On m'a charrié pendant des années la dessus, car je refuse de voir ça, et quand je ne peux pas faire autrement, je hurle sur mon entourage, j'ai une vraie colère en moi car je ne comprends pas comment on peut prendre du plaisir à regarder (même sur écran) une personne se faire tuer ou torturer ! pour moi, cela s'apparente à du voyeurisme doublé d'un certain coté pervers. En plus, je ressens la douleur physique et psychologique du personnage en question, et cela provoque chez moi des angoisses.
Si un personnage est étranglé, je ressens ce maque de respiration, je me sens étouffer en plus de ressentir ce désespoir de mort imminente.
Ne supportant plus de vivre cela, j'ai décidé d’arrêter de visionner ce genre de films, on me rétorque que je vis dans un monde de bisounours.... certes.

Idem, bien sur, pour les informations. Je ne regarde plus, depuis longtemps, le journal à la télé. Pour plusieurs raisons : d'une part, ce besoin journalistique de faire de l'audimat et de provoquer l'image, le ton, l'information catastrophique qui va (forcément ça fonctionne) capter et happer le téléspectateur. Et d'autre part, je ne supporte plus ces images qui me choquent, je me sens impuissante face à l’injustice, la douleur ou la misère.
Je me souviens que mon père m'avait obligé à voir les images de cette petite fille morte en direct à la suite d'un tremblement de terre.... j'ai encore ces images en tète, et je n'ai jamais compris ce besoin de regarder ça en "spectateur". ça me rend malade.

Pour ce qui est des gens en général que je rencontre, c'est plus difficile pour moi de me rendre compte car j'ai toujours pensé et je pense encore, que tout le monde peut ressentir ça. J'ai l'impression de "voir" la détresse, la souffrance d'une personne en face de moi, ou de deviner sa problématique, de scruter les regards furtifs qui en disent long, d'ailleurs c'est souvent un jeu pour moi, quand je m'ennuie, je passe mon temps à deviner la vie de la personne, je scrute ses réflexions, son attitude, les mots employés, les expressions du visage, les regards.... mais je n'ai pas le sentiment de ressentir des choses plus que les autres. Je ne sais pas.

Mariesand :tourne2:

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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Carcharodontosaurus » mar. 9 avr. 2019 10:15

Je rebondis sur ce que dit Marie Sand.

Autant je ne me laisse pas envahir du tout par mes émotions, bien au contraire. J'intellectualise tout ect. Autant je supporte l'ouie/la perception visuelle exacerbées/le toucher exacerbés. Autant regarder 95% des films m'est insupportable. Je n'y arrive juste pas. C'est trop tout le temps, c'est désagréable, un mauvais moment, je ne m'amuse pas voir me sens carrément pas bien. J'y survis mais ça peut travailler en arrière plan des semaines voir des mois pour un seul film. Je pourrai probablement me désensibiliser, ça ne m'interesse pas donc je ne le fais pas.

Du coup, je dois TOUJOURS expliquer à travers le prisme d'autres excuses que je n'aime pas les films, non, et que ce n'est pas parceque je n'en regarde pas et que je n'ai donc pas de culture cinématographique que je suis un profond ignorant. C'est mal vu de ne pas aimer les films.

little.alien
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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par little.alien » mar. 9 avr. 2019 11:05

Alors je sais pas si ça rentre dans le même cadre mais il m’arrive, les jours de fatigue de ne pas supporter les lieux « trop ». Comme les supermarchés. C’est trop coloré, trop lumineux, trop bruyant. Et du coup, pour les films, si c’est en mode « caméra tremblotante à l’epaule, je ne supporte tout simplement pas. La série des Jason Bourne, par exemple, je n’apprécie pas les films parce que c’est inregardable. Ça file la gerbe, ça fait mal au crâne, bref, nul ! Et tous ces films qui s’inscrivent dans la mouvance de « caméra à l’épaule comme si une personne atteinte de Parkinson tenait la caméra » et bien, je les évite.

Rianne
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Re: L'hyperestésie et l'hyper-lucidité, besoin de points de vue externes

Message par Rianne » mar. 9 avr. 2019 14:23

Ca ressemble tout de même à ce que vit une grande partie de la population HPI ou non, de ne pas supporter les films violents ou les infos anxiogènes :)
Perso j'adore les film d'horreur ou d'action (ou ca fait pan pan plaf tache de sang) et j'aime aussi les films gores. Les films d'épouvantes ne me font souvent ni chaud ni froid en terme de réaction mais j'aime les histoires qu'ils racontent. Par contre je chiale sur les truc qui touche a la mort réelle (même en film sisi !), genre le papa de machin il meurt ou le fils de truc... mais c'est pcq je projette immédiatement sur mes proches, ce qui n'arrive pas sur les autres types de films car c'est pas fait pour ça.
Par contre j'ai connu beaucoup de non HPI qui répugnaient les films d'horreur ou violent et qui ont la gerbe sur cloverfield 1. La sensibilité est variable d'une personne à une autre.

Le seul truc qui me dérange réellement perso c'est le trop de bruit, genre conversation croisée ou je sens que je sature vite et j'ai la tête comme dans un étau.
Pour les autres sens ca va : Les odeurs je les perçois souvent en avance sur mon entourage et je sens tout par réflexe (verre, couvert, mains,... ouai c'est trop étrange comme comportement), quand y'a trop de sollicitations visuelles (genre à la défense y'a un passage qui prend les couleurs du spectre visuel de manière alternée) ca peut me déséquilibré un peu ou me faire un peu tourner la tête, en gout je supporte rien d'épicé, piquant donc j'ai pas un gout de merde :p (mais du coup dès qu'un truc est un peu passé, je vomis direct lol) et je touche tout pour connaitre la texture (étrangement souvent avec l'ongle plus qu'avec la pulpe,... allez savoir pourquoi), je peux pas m'en empêcher.

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