Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

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Simplet
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Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Simplet » lun. 3 sept. 2018 11:28

Hello,

(Je suis au bon endroit ? oui ? non ? l'orientation n'est pas mon point fort, j'arrive à mal lire un GPS alors toutes mes excuses par avance si c'est le cas...)

J'ai un travail plutôt prenant, intellectuellement plutôt intéressant, socialement (et financièrement) valorisé, connu pour être exigeant au niveau des horaires.

Il n'est pas rare que je finisse mes journées à 22h ou 23h. Quand je suis occupée et que le sujet m'intéresse, il m'est arrivé de passer une partie de la nuit au bureau ou chez moi à travailler plusieurs heures sans manger et sans interruption, et sans me rendre compte du temps qui passe, jusqu'à des 2h, 3h... voire 6h du matin. Je suis reconnue pour ma puissance de travail et ma capacité à monter rapidement sur de nouveaux sujets.

Ca, c'est cool. Parce que les trucs compliqués et pas connus, c'est ce que je préfère.

Par contre, il arrive également que ma charge de travail soit beaucoup moins importante (normale, d'aucuns diraient...) ou que je sois sur des sujets que je ne trouve pas intellectuellement stimulants.

Et là je m'ennuie.

Terriblement.

Ca me rend barge, j'ai l'impression d'être un fauve en cage et le fait d'avoir l'impression d'être une métaphore aussi éculée m'agace d'autant plus.

Alors du coup, je vais réclamer du taf à mes chefs mais les trucs qui ne m'intéressent pas trainent, je les fais pas ou alors je commence et je m'arrête à partir du moment où j'ai "craqué" le sujet, etc. - et ça c'est moyen bien vu. Et du coup je m'ennuie toujours autant mais en plus je culpabilise...

Est-ce que ça arrive à d'autres personnes ?

Comment gérez-vous ça ?

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Fu
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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Fu » lun. 3 sept. 2018 13:32

Salut Simplet !

Je ne serais pas surpris que beaucoup de surdoués soient dans le même cas, j'ai cru comprendre que c'était une de leurs caractéristiques : hyper performants sur un sujet qui les intéresse, mais incapables de se forcer sur un truc qui les ennuie. Je comprends parfaitement ce dont tu veux parler, et j'ai le même vécu. En revanche, il est rare que je demande plus de travail quand je m'ennuie, car l'expérience m'a montré qu'on allait souvent me donner des trucs que je n'ai pas envie de faire, ce qui est pire que l'ennui pour moi. S'il m'arrive de demander du travail, c'est pour demander une tâche spécifique, que je sais pouvoir m'intéresser.

Quand je m'ennuie, je vais plutôt me tourner vers mes projets personnels, ceux qui sont compatibles avec une apparence de travail au bureau et face à un ordinateur. Au début j'avais mauvaise conscience, mais comme mon travail donnait toujours pleine et entière satisfaction je me suis fait une raison. Si ça dure trop longtemps, c'est un vrai problème et j'essaye de changer de travail ou de poste.

Les tâches qui ne me stimulent pas sont douloureuses, j'attends le dernier moment et je les fais vite et mal selon moi, c'est-à-dire « bien » pour la norme. Je n'hésite pas à signaler ce qui me plaît ou me déplaît de faire, juste pour info, histoire de voir quelle marge de manœuvre j'ai et si certaines tâches peuvent être données à d'autres personnes pour qui elles ne sont pas un problème. De la même façon, si un poste me demande de faire essentiellement des choses qui ne me stimulent pas, je n'y reste pas.

Enfin, pour les tâches stimulantes, j'essaye de me contenir et de ne plus faire de dépassement d'horaire. J'ai fait beaucoup de soirées au travail, voire des nuits et des week-ends, par passion, parce que j'aimais ce que je faisais et parce que j'en avais la possibilité. Mais il n'est pas normal de se donner ainsi à un patron (qui, par définition, nous paye déjà moins que ce que nous lui rapportons), donc maintenant j'utilise l'énergie qui m'a envahi pour me tourner vers des projets personnels, en quittant le travail aux heures prévues. Le travail abattu dans les plages horaires normales est déjà énorme quand l'énergie est là.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Simplet » lun. 3 sept. 2018 14:22

Salut Fu

Merci de ton témoignage.

Quand tu parles de projets perso qui collent avec l’apparence du taf, tu penses à quoi par exemple (à part poster ici, ce que je fais avec un air sérieux et concentré au possible...) ?

Je n’ai pas envie de trop changer de boulot parce que c’est toujours difficile pour moi de « m’integrer » dans un nouvel environnement. J’ai un peu usé toutes les possibilités de mobilité interne dans mon job précédent avant de ne partir (Par ennui donc...).

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Fu » lun. 3 sept. 2018 15:25

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Je crois avoir usé toutes les possibilités en interne, et depuis quelques temps je louche sur le porte de sortie. Mais ce ne serait pas pour intégrer une autre entreprise. Il y a probablement de quoi gagner ma croûte dans les projets personnels cités ci-dessus, mais je n'ai pas encore osé franchir le pas.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Fish » lun. 3 sept. 2018 18:43

Ca m'a longtemps concerné aussi, même si je n'ai jamais adhéré à mon travail au point d'y passer des nuits.

Je me suis définitivement résolu à accepter qu'un seul poste ne pouvait pas suffire à m'intéresser. Et j'équilibre en multipliant les activités.

Quand j'étais employé en CDI à temps plein (ingénieur dans un bureau d'études), je menais en parallèle une activité associative assez intense, genre 15 à 20h par semaine en plus des 40h du boulot. J'ai englouti des sommes considérables dans ces activités associatives (pas loin de 60k€ en cumulé). Au début j'avais de gros doutes, je me disais: est-ce bien raisonnable de dépenser autant de pognon - même si c'est mon pognon ? Ne devrais-je pas faire comme tout le monde et le placer sur des comptes qui rapportent, pour m'acheter une maison ? Rétrospectivement, ces heures passées et ce pognon dépensé m'ont mené au métier que j''exerce aujourd'hui, m'ont permis d'avancer au rythme où je voulais, sans avoir de comptes à rendre à personne. Et ça c'est super.

Comme Fu, j'ai aussi bossé pour des trucs perso au boulot: rédiger des articles Wikipédia, m'auto-former sur tel sujet ou tel logiciel, scruter leboncoin à la recherche de matériel utile pour mes activités associatives, surfer sur des forums... Mais c'est pas forcément simple, d'une part parce que de nombreux sites sont filtrés, d'autres part parce que la société pour laquelle tu travailles a toujours moyen de voir ce que tu fais sur ton ordinateur. Et puis on ne peut pas tout faire sur un ordinateur.

Malheureusement, l'état d'esprit en France fait qu'on ne peut pas ouvertement faire des journées de 5h quand la charge de travail est faible et passer à 10 ou 12h quand ça devient chaud. On peut difficilement demander un temps partiel au motif qu'on n'est occupé qu'à hauteur de 3 jours par semaine. La seule raison acceptée est souvent d'être au 4/5 pour réserver son mercredi à ses enfants.

Aujourd'hui, je suis intermittent du spectacle et ce statut me convient plutôt bien: je bosse de manière déclarée 800 à 1000h par an, soit entre la moitié et les 2/3 d'un temps plein. Le reste du temps, c'est pôle emploi qui me paie. Mes revenus ont été divisés par 2 par rapport à mon boulot d'ingénieur, mais j'ai plein de temps pour développer des projets perso, ou m'investir sur des projets qui m'intéressent, en lien avec le spectacle. Par contre, j'ai bien moins d'argent pour développer ces projets perso. Ce que j'ai gagné en temps disponible, je l'ai perdu en moyens financiers.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par gwladg » mar. 4 sept. 2018 05:35

Je suis comme ca aussi.

J'ai deja eu l'experience de bosser beaucoup (avec beaucoup de pression) et j'ai compris que ce n'etait pas satisfaisant pour ma sante. Je veux dire qu'au bout de plusieurs semaines tres intenses je craque. Donc je me mets moins dans une situation comme celle-ci.
La j'ai l'exces inverse, je suis en Nouvelle Zelande et la-bas le travail est plutot plus que tranquille (tres peu de boulot a la journee, pas de pression). Du coup apres plusieurs mois je suis un peu tombee au fond du trou (mais j'en suis sortie maintenant). Il me reste 5 semaines de travail donc j'en vois le bout! J'ai aussi deja rencontre le probleme de produire un travail satisfaisant pour mes superieurs mais d'etre "denoncee" par mes collegues parce que trop de temps passe sur internet par ex. La obligee de me justifier aupres de la hierarchie et franchement c'est pas un super moment a passer!

J'ai la chance d'avoir un metier assez multi-tache et de pouvoir bosser sur plusieurs projets differents en parallele. Mais oui quand quelques chose n'est pas assez interessant et surtout sans urgence/pression ca peut rester plusieurs mois sur ma to-do-list.
En ce moment je passe beaucoup de temps a developper mon blog voyage et a prevoir mes futurs voyages, ca m'occupe bien meme si j'ai aussi le sentiment de pas etre honnete vis-a-vis des employeurs

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Louise » mar. 4 sept. 2018 12:10

Fu a écrit :
lun. 3 sept. 2018 13:32

Quand je m'ennuie, je vais plutôt me tourner vers mes projets personnels, ceux qui sont compatibles avec une apparence de travail au bureau et face à un ordinateur. Au début j'avais mauvaise conscience, mais comme mon travail donnait toujours pleine et entière satisfaction je me suis fait une raison.
+1
L'autre avantage c'est que si tu procrastines assez longtemps, les tâches à défaut d'être intéressantes, deviennent urgentes et s'accumulent et cet aspect améliore très légèrement leur intérêt, suffisamment pour que je m'y mette.
Je suis à 80% j'abats autant, voire plus de taf que mes collègues à job identique (voire avec plus de dossiers), et toutes mes tentatives ou propositions pour rendre le job plus intéressants ont été refusées, de même que ma demande de congé professionnel.... du coup, pas vraiment de scrupule, non.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Jean-Louis » mar. 4 sept. 2018 14:23

Louise a écrit :
mar. 4 sept. 2018 12:10
L'autre avantage c'est que si tu procrastines assez longtemps, les tâches à défaut d'être intéressantes, deviennent urgentes et s'accumulent et cet aspect améliore très légèrement leur intérêt, suffisamment pour que je m'y mette.
C'est la seule manière que j'ai trouvé également pour avancer sur mon travail quand celui-ci ne me passionne pas. J'imagine que la décharge de stress liée aux conséquences de la non réalisation de tel ou tel travail apporte suffisamment de motivation pour le réaliser. Bon c'est pas le mieux, j'imagine, être motivé par la peur plutôt que par l'envie.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Dark Vadrouille » mar. 4 sept. 2018 14:32

La fameuse adrénaline de l'urgence ^^

J'ai beaucoup culpabilisé depuis que je travaille (11 ans cette année), se lasser dès que la phase de on n'apprend plus rien/les autres s'en cognent du boulot s'installe.

Sinon pour l'ennui, j'ai eu des scrupules au tout début à faire autre chose en attendant d'accumuler suffisamment de boulot, mais maintenant je ne me prive pas. Par contre c'est plutôt par des infos types loisirs que je comble mon boulot (le site en est un bel exemple).

Je refuse de proposer quoi que ce soit puisque l'on ne donne jamais crédit à mes idées, ou alors elles sont appropriées par mes collègues/responsables. J'aime beaucoup aider les autres, mais je déteste que ce soit à sens unique donc en fait je finis par rechigner à aider, ce qui n'aide pas à accélérer le rythme de la journée.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Simplet » mar. 4 sept. 2018 14:45

hé hé hé... je fais pareil.

En tout cas, ça me rassure : nous sommes Légion.

Fu, je ne sais pas ce que tu appelles une "machine à produire", mais là, je t'assure, c'est déjà pas mal impressionnant... C'est à cause de gens comme toi que je me dis qu'il ne sert à rien de me faire tester ;-)

Il y a toujours ce moment où j'hésite à dire aux autres gens que je m'ennuie - voire à aller voir mon chef en mode "patron ! j'm'ennuie !". Je suis dans cette phase...

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Dark Vadrouille » mar. 4 sept. 2018 14:57

Tu peux dire que tu t'ennuies mais dans la grande majorité des cas, tu te retrouveras avec toutes les tâches ingrates fuient par les gens.

Après ce qui est ennuyant pour l'un peut-être stimulant pour l'autre...

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par SoundOfSilence » dim. 16 sept. 2018 22:12

En ce qui me concerne je déteste bosser dans l'urgence. Il m'est déjà arrivé de m'investir particulièrement dans un domaine et alors même que mes efforts étaient reconnus et que j'étais en demande d'évolution vers ce nouveau domaine, cela n'a pas empéché ma hiérarchie de se cacher derrière le manque d'effectifs pour ne m'investir que sur des taches ingrates... Du coup j'ai compris la leçon. Tantpis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils perdent mais j'ai arrêté de m'investir autant dans mon boulot. Ca n'empèche pas que je sois toujours vu comme un bosseur (je ne peux pas m'empècher d'en faire un minimum). Mais du coup forcément je m'ennuie ferme et lorgne de plus en plus sérieusement vers la sortie. Je vais prochainement commencer par un bilan de compétences. Ca me permettra de savoir où j'en suis et où je devrais aller.

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Re: Gestion de l'ennui dans le milieu professionnel

Message par Sanael » lun. 17 sept. 2018 11:20

Je me reconnais vraiment dans cette notion d'urgence.
Toute ma scolarité mes projets les plus réussis ont été fait la veille au soir.

Je pouvais commencer un projet deux semaines avant, "m'avancer" comme mes camarades. Mais arrivé le soir avant de rendre le devoir, je recommençais tout car ce n'était pas assez bien. Je fonctionnais bien comme ça, avant d'arriver à la fac, où là ça fonctionnait pour des exposés, car mon talent d'orateur me permet de passer outre un exposé médiocre. Mais pour l'écrit, ça ne fonctionne pas, surtout en droit haha

Au travail, je comprends plus vite que mes collègues, mais je n'ai pas de job à responsabilité et donc vraiment rien d'intéressant à faire. Du coup je passe mon temps à essayer d'apprendre quelques mots avec les clients dans leurs langues d'origine. Histoire de tuer un peu le temps au travail.

Je sais que je suis capable de m'y prendre à l'avance pour un projet, comme pour ce projet d'anthologie poétique en 1ere au lycée, et de faire un travail (que je trouvais médiocre) plutôt bon aux yeux de ma prof de français qui l'avait bien noté en l'ayant commencé plus tôt que la veille parce que le sujet m'intéressait et que c'était plutôt passionnant de découvrir la poésie. Sinon, si je trouve le sujet barbant et inintéressant, alors ça il va falloir que je joue des pieds et des mains avec mon cerveau pour ne pas procrastiner et pour ne pas commencer la veille.

Au jour d'aujourd'hui je n'ai toujours pas trouvé comment combattre ce fléau, qui franchement me fatigue plus qu'autre chose x))))

J'espère que mes employeurs ne m'en voudront pas trop, je passe beaucoup de temps sur Internet quand même ahahaha, mais je travaille bien je crois ^^'
"While it's natural to be scared of change, you should never let that fear keep you from making changes" C.N.

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