Ce fameux bouton off

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Sam Hayton-Ray
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Re: Ce fameux bouton off

Message par Sam Hayton-Ray » lun. 15 janv. 2018 18:27

Je crois qu'on peut dépenser notre énergie autrement qu'avec la pensée.


Je suis un peu déconcerté quand je vois tous ces individus qui aimeraient "se mettre sur off définitivement" et qui prétendent qu'ils donneraient tout pour cela. Il me semble que beaucoup de médicaments feraient l'affaire.

J'ai même une solution non-médicamenteuse à vous proposer. Mettez-vous aux MMORPG ou au hack'n'slash en ligne. C'est très efficace.


Plus sérieusement je pense être comme beaucoup ici, mes pensées commencent timidement puis se mettent à s'enchaîner de manière jubilatoire, mais, inévitablement, j'en viens à un point ou un sentiment de fatigue et de perte de contrôle apparaît. Quand cela survient, je médite pendant un certain temps, et je recommence timidement.

J'émets (solennellement) l'hypothèse que pour éviter de se vautrer dans cette étape finale de fatigue, etc..., il faut que la pensée soit suivie d'une action. On pense, on agit, on pense, on agit. Je crois que les activités qui nécessitent la pensée et l'action (l'écriture, les échecs, la musique, j'aimerais en connaître davantage) vont être les plus agréables pour "nous". Dites-moi ce que vous en pensez d'après votre expérience.
Mais vous pouvez aussi m'appeler Jean Dewt.

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korosion
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Re: Ce fameux bouton off

Message par korosion » jeu. 8 mars 2018 14:33

J'aime assez ta façon de présenter les choses.

En effet une des périodes les plus épouvantables pour moi ont été celles des "gros" travaux dans notre maison, l'année dernière.
Faute de budget on a fait beaucoup nous-même, et je raconte pas les longues heures passées sur l'oreiller à faire et refaire les plans, les étapes à respecter, calculer les charges par cheville, faire des choix...

La phase d'exécution soulage bien entendu... sauf si on n'a pas fait tout fait tout bien comme prévu. Là, c'est parti pour des tours dans la tête pendant des mois.

Mais ça n'est pas propre à la personne HPI. Quand tout-un-chacun se couche en se demandant s'il a bien fermé la porte, il ne sera pas détendu tant qu'il ne se sera pas levé pour aller vérifier.

Le problème c'est que le cerveau du z.èbre a plus de chance de se dire, juste au moment de se coucher : "tiens, si j'essayais d'imaginer ce qu'il adviendrait du "moi" dans l'hypothèse où l'on parvenait (viablement) à me couper en deux de haut en bas, puis à reconstituer chaque autre moitié respective ?" :D

edit: c'est quoi cette auto-correction de l'équidé rayé ? °_°

o_laurent_o

Re: Ce fameux bouton off

Message par o_laurent_o » jeu. 8 mars 2018 18:35

Le bouton off pourrait avoir une forme totalement différente de celle à laquelle on pense. Dans mon cas, je me suis aperçu que mes pensées se calment lorsque je peux en parler avec un interlocuteur aussi émerveillé que moi. C'est un peu le principe de la méditation. Laisser venir à soi et en parler sans aller plus loi, juste en parler.

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Audette
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Re: Ce fameux bouton off

Message par Audette » sam. 28 avr. 2018 14:50

Ah ce fameux bouton off...

Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant ? (oups, je vais me faire des amis :huhu: ) Plus sérieusement, j'ai constaté que je procédais par cycle, en est-il pareil pour vous ? J'ai constaté que plusieurs phases se succédaient. Je m'explique :

1) Pensée carburant et consommatrice d'énergie mais relativement gérable. J'observe, j'analyse mais je survis.
2) Un détail, un sujet ou parfois aucun élément en particulier, déclenche une multitude pensées enchevêtrées et diverses. La machine est en marche, rien ne l'arrête.
3) C'est beaucoup trop, je ne gère plus rien, les penses se succèdent et défilent sans que je ne puisse les contrôler. J'ai mal à la tête, je passe du coq à l'âne encore plus que d'habitude, j’extrapole tout, je suis très féconde intellectuellement. Donc j'écris, je consigne, c'est une période ubéreuse.
4) Saturation totale. Néant, je m'écroule de fatigue. Je deviens alors totalement amorphe. Ma pensée est court-circuitée. Je suis incapable plusieurs jours d'affilé du moindre effort.
5) Je reviens au 1 etc...

Ma psy semble démunie par rapport à mon flux de pensée intarissable. J'ai récemment utilisé une petite métaphore pour mieux lui expliquer ce que je ressentais sans cesse : c'est comme si j'étais dans un train. Je suis assise, devant moi le paysage défile sous mes yeux. J'observe, je vois tout par la fenêtre. Mais le train va si vite que je n'ai même pas le temps de nommer et de réellement percevoir ce que je vois. Je sais que c'est là, je le VOIS mais je ne peux m'arrêter sur rien. Le train fonce, je ne peux rien freiner. Je suis spectatrice de ce que je vois (donc de ce que je pense) et n'ai absolument aucun contrôle.

Je ne connais pas le bouton off. Je le subis quand tout est tellement trop que je m'effondre. Mais je ne cesse en fait jamais de vraiment carburer. C'est comme avoir douze mustangs dans la tête.

Néanmoins, je conseille la sophrologie par exemple. Enfin, pour ma part cela m'a aidée un peu.
"Comme un ange... Un ange qui s'était brûlé les ailes au feu de ce qu'il ignore"

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