L'annonce de nos doutes aux proches

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.
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TourneLune
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par TourneLune »

Courageux, ça dépend de la situation et de ton parcours.
Parmi le peu de personnes à qui j'en ai parlé, un certain nombre a relié ça uniquement à mon parcours scolaire et la seule réaction a été : mais frère aussi non?, sans aucune prise de conscience de ce que ça impliquait. J'ai donc laissé tomber... A quoi ça sert de le dire, si le message vraiment important ne passe pas...
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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soazic
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par soazic »

disons, que dans la famille, je ne rentre pas vraiment dans le moule, car je suis plutôt sauvage et ne comprends rien aux conventions. Scolairement, je m'en suis sortie, j'ai un boulot etc...mais j'ai des années de thérapie (vu qu'être différent peut amener à de la casse aussi), et passer par la case thérapie n'est pas toujours entendable non plus.
Le dire c'est aussi s'exposer aux autres, et nottamment à ceux qui ne seront pas forcément bienveillants. Pour ma fille j'en ai parlé car son comportement a souvent été interprété et c'était insupportable. Me concernant, je pense que ne rien dire c'est aussi un moyen pour qu'on me foute la paix.

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TourneLune
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par TourneLune »

Si la bienveillance est absente, c'est en effet assez inutile. Les gens n'entendent alors que ce qu'ils veulent.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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marco
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par marco »

Comme Lady Space, je garde ça bien au chaud pour moi.

Ca fait deux mois que j'ai le résultat. Je l'ai dit à ma mère, qui a réveillé le sujet, à propos de mon fils aîné, qui m'a fait lire des bouquins, mis sur la voie. Je l'ai dit à ma femme, sans y passer des heures. Et puis c'est tout.

Mon fils ayant été repéré dans les hautes sphères du WISC, ma femme a eu l'occasion d'en parler en famille ou avec quelques amis proches, mais j'ai soigneusement fermé ma bouche à propos de moi, y compris auprès de ma meilleure et plus vieille copine à qui je dit tout normalement.

J'ai eu une discussion avec une collègue, dont les hasards nous ont amené tout près du sujet mais là aussi j'ai préféré éviter le sujet.

Je n'ai pas assez confiance en la capacité des gens à comprendre. J'ai bien vu que moi-même j'ai mis du temps à admettre de seulement étudier la question, même pour moi fils. Alors expliquer ça aux autres... : )

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Cyrano
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par Cyrano »

Je me rends compte que ma maman, sans doute mue par une fierté toute maternelle, en a parlé à pas mal de monde.
Ça n'a pas l'air de bouleverser quoi que ce soit. En tout cas, je n'ai rien remarqué de spécial.

On s'en fait peut-être une montagne de tout ça.
Disons que, comme tout le monde pensait que j'étais un ours asocial, grognon, pisse-froid et distant, ça a peut-être amené une explication.

Enfin, heureusement que je n'ai pas entendu les réactions familiales faites dans l'intimité des chaumières... :D
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.

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lady space
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par lady space »

"Enfin, heureusement que je n'ai pas entendu les réactions familiales faites dans l'intimité des chaumières..."

C'est exactement à ça que je pensais.

J'en ai assez vu dans ma belle famille, quand ma belle-soeur a fait part de la douance de son fils. Les remarques derrière son dos allaient de bon train et bizarrement, je n'en ai pas entendu qui cherchaient à comprendre le pourquoi du comment de cette histoire de la douance.
ça allait plutôt d'une jalousie mal placée, en passant par des moqueries jusqu'à l'hostilité à peine voilée.

Voilà donc pourquoi un "coming out" est hors de question pour moi dans cet environnement.
Jeder ist ein Ausländer - fast überall.
(Slogan allemand des années 70/80 qui rappelle que nous sommes tous des étrangers quasiment partout dans le monde, sauf dans notre pays d'origine.)

marco
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par marco »

J'ai aussi cette crainte. Les fois où j'ai evoqué ou entendu évoquer du bout des lèvres la question au sujet de mon fils j'ai pu constater que beaucoup de personnes ont l'air de coincer et de prendre ça comme de l'arrogance ou de la prétention.
Comme globalement je ne crois pas que ça apporte grand chose de le dire, je continue à fermer ma bouche.

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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par soazic »

oui de même. Je pense que j'ai peur aussi de perdre certaines relations et d'être perçue" autrement" et mise à l'écart alors que j'ai déjà du mal à m'intégrer. Et le mot "sur"doué laisse quand même entendre qu'on est au dessus alors qu'il n'en est rien.

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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par Herbe rouge »

Pomme-po-pomme ! Je viens rajouter mon petit témoignage au topic. ^^

De mon côté, ma famille sait et elle réagit plutôt comme chez Cyrano. Après je ne le crie pas sur tous les toits mais quand le sujet vient sur le tapis, il m'arrive de lâcher le morceaux et ça se passe très bien. Il faut dire que c'est souvent avec des gens très ouverts (est-ce dû au monde du bénévolat et artistique qui serait plus propice ? ) et qui sont curieux ou qui ont parfois des gens dans leur entourage qui ont des caractéristiques en marges de la population. Au début, ils le prennent souvent pour de la prétention malgré tout (apparemment c'est dût à ma façon d'en parler, fichtre mais que faire !) et ensuite ils se tournent vers leur propre cas (et ça se complique) ou ne s'en préoccupent pas plus que si je leur annonçais que ma couleur préférée est finalement le jaune.
L'exception c'est pour les gens dépistés surdoués qui quand je leur annonce que je le suis semblent devenir tout fous, tout contents. Ca me fait beaucoup de bien parce qu'ils le prennent bien, ne semblent pas s'en désintéresser systématiquement et c'est un gain d'énergie considérable pour en discutailler plus en détail. ^^

Pour ce qui est de l'angoise lorsque j'ai voulu l'annoncer les premières fois (après les tests donc) ce ne fût pas si dur que ça non plus en fait parce que j'étais tellement emportée dans mes émotions et mes questionnements qu'ils ont suivis toute mon évolution comme un feuilleton et ils ont eut toute la documentation qu'ils voulaient étant donné qu'elle s'empilait de tous côtés et que je la fournissais à qui m'écoutait en parler et voulait en savoir plus tellement je trouvais ce qui m'arrivait important et que je souhaitais qu'ils comprennent le plus précisément possible. Il faut dire que j'en ai franchement fait une obsession tellement ça me bouleversait. Encore maintenant ça me revient périodiquement. Du coup j'ai été angoissée par la réaction de certains parce que justement j'avais peur qu'ils me prennent pour une prétentieuse mais en même temps je me suis rassurée en me rappelant que de toute façon ce n'était pas tout à fait faux (j'avoue tout mes tords, oui je suis aussi un petit peu prétentieuse ! Waaah ! ) et en relativisant parce que c'est aussi justement ces dites personnes dont j'avais peur qui exagèrent tout de même souvent quand ils parlent de moi.

Après je fais mon possible pour répondre à leurs questions, calmer leur inquiétudes et être là s'ils ont besoin de moi.

Rakgi
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Rakgi »

Deux mois que je le sais et il y a que 5 personnes qui sont au courant (mon père, ma belle-mère et 3 amies).

Malgré tout, j'ai un énorme blocage d'en parler, je pense à une amie proche où je lui avais déjà évoqué mes doutes avant d'avoir le diagnostique; abordé le sujet était une chose difficile, je n'arrivais pas à exprimer mes pensées facilement.
Je pense que j'avais (et j'ai toujours) peur de la réaction de l'autre face à un tel sujet.

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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par sonny boy havidson »

La semaine passée, j'ai fait le pas d'aborder le sujet avec mon père qui était de passage chez moi. Il est vrai que ces derniers temps je demandais régulièrement à mes parents s'ils avaient des traces des tests que mon école m'avait fait passer sans leur demander leur avis, pourquoi je suis allé chez l'orthophoniste, chez le psychomotricien... Toutes ces questions ont un peu préparé le terrain et l'avait amené à réfléchir à tout ça et à tenter de relier ces choses entre elles alors que je leur en faisait parler sans leur dire pourquoi.

J'évite pour l'instant d'aborder le sujet avec ma mère ou ma sœur qui sont plus dans la réaction que dans l'écoute. J'évite d'ailleurs de trop en dire puisque je ne suis toujours pas diagnostiqué (je ne pense pas que le WPPSI soit une base suffisante pour se prononcer sur un enfant aujourd'hui âgé de 31 ans) mais comme les finances reviennent (encore merci à tous ces braves gens qui ont défoncé ma voiture et sans qui cette attente n'aurait pas été possible), ça devrait avancer.
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Chouquette »

Bonjour,

De mon côté, mes parents savent que je suis en questionnement mais je ne peux compter sur leur mémoire à long terme.

Quand j'ai abordé le sujet du suivi par le CMPP avec ma mère car elle m'acompagnait aux rendez-vous, elle m'a juste dit la commune où j'étais suivie sans le nom ni l'adresse ce serait trop simple mais je l'ai retrouvé grâce à l'année 1976 car le deuxième établissement était plus récent. Elle ne comprenait pas cet acharnement car soi-disant j'étais sage et je travaillais bien à l'école.

Heureusement, j'ai pu obtenir une copie intégrale du dossier médical du CMPP y compris mes dessins en original et le peu que j'ai pu lire pour l'instant contredit ses propos. En fait, elle ne voulait pas que je découvre certains propos tenus.

Lorsque j'aurai l'explication de mon mode de fonctionnement si don ou surdon avéré, je sais d'office que j'en informerai uniquement mon père et son épouse car ils seront à même de me comprendre. D'après sa soeur, il avait le potentiel pour réussir mais pas la motivation. Pour ma mère, je préfère éviter, ça risquerait de remuer trop de choses de sa propre scolarité elle pourrait culpabiliser.

Voilà ce que je peux en dire en attendant la passation du bilan.
:-)

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Mushu
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par Mushu »

Prudence a écrit : Je ne sais pas s'il y a un post sur la maniere dont cette annonce peut-etre vecue par les pas-proches
Personellement, j'ai fait l'expérience de l'annonce du DYS, au boulot, [comme vérité érigé meme si j'etais encore en questionnement à l'époque (avéré maintenant)] pensant que ca allais arranger les choses. mais pas du tout, donc coté questionnement HP c'est clair que je me tais... ( :x ou presque et pour une fois ca me change)

par contre hier l'autre jour, j'ai fait une expérimentation d'anonce a une totale inconue, en fait j'avais RDV pour la première fois chez une facéthiopathe (jesaispasquoi) qui a une formation d'ergothérapeuthe a la base, pour me faire remetre les tensions nerveurse du dos en place.

Donc dans l'explication de ce qui m'amenais chez elle, elle m'a demander mes antécédants et mes causes de stress... et comme j'avais rien a perdre ne la connaissant pas et étant venu là dans une démarche d'aller mieux...
Je sais que j'aurais du me méfier vu sa réaction a l'annonce de ma dyspraxie du meme genre de ce qui suit (alors qu'ancienne ergothérapeuthe :?: :grattelatete: ) car cela a été assez mal pris de ca part.
► Afficher le texte
Moi j'avais pas prévu quand meme ce genre de réaction surtout de la part de ce genre de personne.

hier : Bon après en avoir re-discuté avec ma collègue qui me l'avait conseillé
(que je suspecte d'etre HP : bref la seule avec qui on en a causer au bloulot sans incopréhension),
il se trouve que cette personne travaille autant sur le corps et l'esprit et a justement cherché a me poussé dans mes retranchements pour "faire sortir" des trucs. Par contre là ou je l'ai mal pris quand meme c'est que je pense qu'elle a pas bien intépreter ce que je disais pensant que j'en fesais une affaire de prim importance, alros que c'etait de prim importance "en ce moment" du fait de la temporaité et pas du fait de la valeur... me sentant attaqué sur la valeur je n'ai donc pas trouvé cela juste et adéquat de ce part.
Bref tout ca pour dire que ca donne pas envie d'en parler en dehors du forum... :worried:

pour ce qui concerne les proches,
Bah j'ai parlé des premiers murmures à ma petite soeur qui pour le coup est donc comme moi de ce coté là
(dys et suspicion HP)

J'ai aussi pralé du questionnement (suite au test Dyspraxique) a mes parents.
Pareque ya pas, je suis incapable de me taire!!!! :x et de garder un truc pour moi seule :call:
(mais j'y travail activemment :fouet: )
  • :arrow: mon père a bien pris la chose : "à et tu penses que moi aussi peut-etre ca serai possible que... :idea:"
    avec partages d'échos de murmures comme pour ma soeur.
  • :arrow: Ma mère la moins bien pris car elle c'est sentie exclue d'une part, puis vu qu'elle est très attaché a l'apparence superficielle des choses, le fait que l'on pourrais être "SURdoué" l'a renvoyé au fait qu'ELLE se sentait pas SUR de quoi que ce soit (ou de rien du tout comme on préfère).
Bref le SUR du mot qui fait peur, lui a fait peur et mes relations tendues d'avec ma mère qui c’étaient un peu apaisées depuis quelques paires d'années on commencer a refaire surface :violent1: .
Heureusement, les deux sont des jeunes retraités avec trop plein de truc en tete a faire, ce qui fait que je leur ai pas re-dit que j'ai passé le test et j'ai laissé l'affaire ce tasser pour qu'ils continuent d'oublier d'y penser.
donc je lance plus trop mon père sur le sujet de peur qu'il s'enflamme (comme moi quoi) et que ma mère se sente encore plus a l'ecart et nous mène a nouveau une vie pas possible :think: .

Le Hic c'est que donc j'ai plus de proche a qui en parler lorsque j'aurais les résultats.
  • :arrow: Au final ya plus que ma grand mère (maman de mon papa) qui est au courrant car, dans le doute, je préfère avoir qqn auprès de mois a l'annonce des resultats du test, au cas ou je le prenne pas si bien que je me l'etait immaginé.
Pis de toute facon elle m'a toujours trouvé géniale mamie :rock: (bon ok mamie ca compte pas :P )
  • :arrow: Y'aurais aussi ma soeur avec qui je pourrais en parler mais là en pleine crise d'adolecente existentiel qui arrive pas a passer ca fichue licence de bio pour faire prof par la suite car "ya pas apprendre par coeur juste pour le plasir c'est un enfer" (comme je la comprend)
et avec un EGO au moins gros comme ca... je suis pas sur que en plein passage puis ratrapage de partiel ca lui fasse du bien. mais si le resultat s'avère celui suspecté, alors je lui parlerai du forum surement bientôt...

bref tout ca pour dire que le
[quote="Mlle Rose"]Je crois qu'il est urgent.... d'attendre.[/quote]
est on ne peut plus bienvenu, et si je peux me permettre devrait presque etre épinglé
car rien que pour l'annonce du questionnement il s'aplique d'emblé!
et dieu sait que pour une impulsive et bavarde pipeltte comme moi c'est le conseil NUMBER ONE que j'aurais dû appliquer...
:ensoleillé: Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. :lire2:
"Live as if you were to die tomorrow. Learn as if you were to live forever."
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Louise »

Ouais bin moi j'en ai surtout parlé à ma moitié, et hop, premier skud. Attitude type "j'en ai rien à foutre", "je comprends pas, et j'ai pas envie de comprendre ta démarche" "je fais genre je comprends rien" "je veux surtout pas que tu dises que ça pourrait me concerner ou les enfants". Youhouu on est pas rendus. Je le soupçonne d'être en grosse grosse stratégie d'évitement sur le sujet, cause super concerné, m'enfin, pour le coup, je me sens pas soutenue hein.

Ma maman, pas encore dit que j'ai passé le test, vu qu'elle est en plein remuage intérieur/phase de choc à la lecture de TIPEH que je viens de lui filer.

Je compte en parler cette semaine au père de mon fils, pas par rapport à moi, il s'en fout et moi aussi^^, mais je soupçonne notre enfant ++. On a le CR de l'année avec l'instit' et je sais déjà ce qu'elle va dire en substance : les acquis, no problemo, au contraire, le comportement, c'est la cata, il est speed et il fout le bordel. Bref, une bonne occase de commencer à placer le sujet, quoi.

Mon collègue macgyver, je lui en ai parlé au moment de la lecture du bouquin et forcément ça lui a fait tilt.
Pis ma collègue de danse.

Pissétout, et je compte bien soigneusement taire le sujet...ou au moins soigneusement trier les interlocuteurs. (pour vivre heureux vivons cachés.)

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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Isatis »

Aha... Comme Mikxy, je suis trèèès bavarde.

Et dès les premiers questionnements, j'en ai parlé. Je me suis attirée des réflexions, de la part de gens que j'aime & qui me sont proches en plus, qui tenaient du très désagréable... Et en plus, je ne comprends pas pourquoi ils en arrivent à penser ça alors que la démarche, pour moi est claire comme de l'eau de roche (ou presque).

Du style : "Non, mais tu t'enfermes dans un truc là avec des étiquettes et c'est vachement inquiétant, tu comprends ?"
Non, non je comprends pas non... J'ai signé chez Raël et j'étais pas au courant, c'est ça ? :grattelatete:

Ou encore : "Oui c'est ça, et du coup, nous on est tous des abrutis."
... Heu... J'ai dit ça, moi ?
"Quand tu dis ce genre de trucs, ça nous exclus."
Ah. Bon. Fichtre.

J'en ai parlé à ma mère, vaguement, et elle... Elle est pas étonnée. Je soupçonne que mon psychologue, quand j'étais gamine, avait ptet émis l'hypothèse mais que mes parents m'ont pas fait testée à l'époque. Et mon copain, diagnostic + depuis qu'il est petit lui en revanche, il s'en fiche... Enfin, il s'en fiche. Il comprend le questionnement, et il me soutient même s'il pige pas pourquoi forcément... Parce qu'on a, pour le coup et si je suis vraiment HP/HQI/###Charcutier-zingueur en reprise d’études ### à pois verts, deux profils relativement opposés... Mais il m'a promis qu'il m'aimait quand même, alors du coup ça va.


Cela dit, la douche froide avec certaines personnes a été radicales et, encore une fois, je jurai "mais un peu tard qu'on ne m'y reprendra plus"... Ahem. Je rejoins donc certains témoignages, il faut attendre et choisir l'interlocuteur avec soin. Dommage que je n'ai pas su écouter ni Solenn, ni mon intuition, sur ce coup-là :doh:
Bienheureux les fêlés car ils laissent passer la lumière.
Audiard

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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Mushu »

Isatis a écrit :Aha... Comme Mikxy, je suis trèèès bavarde.
Meuhh nan, qui a dit ça? chuuuutt :x (faut pas le répété)
:ensoleillé: Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. :lire2:
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Nashira »

Bon annonce aux parents qui avait eu vent de la démarche, pas de soucis particulier, ils sont plus dans l expactatif pour le moment.

Ma tite soeur idem, elle connait pas trop le sujet mais du coup elle commence à s'y intéresser.

Pas de moitiée, que des tiers euh non même pas lol Ceci étant dit, ça simplifie la chose ...

Les amis, 2 sont aux courant de la démarche pas dans le détail cela dit, je compte leur annoncer assez vite dans la semaine.
Une amie récente aussi qui elle est au courant de la démarche exact, pas de soucis de ce coté là je pense, elle est ouverte d'esprit en plus et connait le sujet.
Le reste du noyau dur et bien on verra selon les réactions de chacun, j'ai quelque appréhension mais bon elles sont sans doute faussées.
Je crois le plus dur c'est d'expliquer pourquoi cette démarche et l'objectif, en faite.
Plutôt que le :

"Salut les gars je suis HPI"
"késako?!"
" Tu peut pas comprendre cherche pas ! "

Je schématise bien entendu :p
The Truth will set you free !

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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Emy »

Moi j'ai eu besoin d'en parler à ma petite sœur en premier, de mes murmures bien sur, et elle me soutient, elle me dit qu'elle ne serait pas étonnée, elle a même enumeré des qualités de quand j'étais petite, voir aujourd'hui que je ne vois pas mais bon vu mon état psychologique.... Bref.

Ensuite, j'en ai parlé à ma mère sans lui dire vraiment. Je voulais qu'elle me parle de mon enfance si y'avait eu des choses, si mes souvenirs et surtout les émotions qu'aujourd'hui je pense que je ressentais dans cette enfance (j'espère que c'est clair :s) étaient pas que des idées que je me faisais... Pour elle l'intelligence ça s'acquière et voilà. Oui j'étais comme ci, comme ça mais bon limite elle se souviens plus, je ne peux pas trop compter sur elle. Ça part toujours en dispute... Bref, encore.

Puis y'a mon meilleur ami. Lui il me comprend, il me laisse parler, vider mon sac, me donne des conseils et essaie de m'encourager dans ma démarche.

Puis ma Psy à qui j'en ai légèrement parlé au premier rendez vous et à qui j'ose plus poser de question la dessus car elle n'en parle plus lol, oui je suis bête je sais... Faut que je me relance.

Donc voilà, aux vues de certaines réactions je pense que je garderais cette chose dans mon jardin secret (s'il s'avérait que c'est bien cela bien sur).
D'ailleurs même pour mon fils qui va se faire tester en début de mois prochain, je sens déjà ma mère se la péter et de ne pas comprendre toute la complexité des choses... Mais la je ne pourrais guère l'éviter je pense.
Et un jour, la lumière fut...

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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Meggie »

C'est le seul sujet que j'ai trouvé contenant le mot "proches" dans le titre. Je n'ose pas en créer un nouveau, alors j'espère rester dans le sujet. Je pense rester dans le sujet.

A partir du moment où Copain a appris que j'étais en questionnement "paraît que je pourrais être babouine, ça pourrait expliquer des trucs", on en a un peu discuté mais je sentais une petite gêne de sa part. Il voyait que le sujet me tenait à coeur et ne savait pas vraiment comment réagir, peut-être ne savait-il pas trop quoi dire. Il faut dire que je n'arrivais pas, moi-même, à lui expliquer ce qu'un test de Q.I. pouvait m'apporter.
On a fini par mettre le sujet de côté après qu'il m'ai fait part de son soutien quant à mon angoisse et mon besoin de passer Le test (il n'a pas encouragé mon angoisse, hein, voyez c'que j'veux dire).

Test, résultats, bilan : Copain me demande le chiffre. Glups. Je lui dis, il plaisante et ne pose pas plus de questions.
Mais j'ai envie d'en parler !
Alors, profitant de vacances à deux, je lui en parle. Et je parle, et je parle et je parle. Je vomis mes émotions ainsi que des mots qui ne veulent rien dire. On débat un peu et là, je réalise que je suis incapable de tenir le débat suffisamment longtemps.

Après 3 ans de lectures sur le sujet, je n'arrive pas à exprimer l'Explication que le résultat du test apporte à un Décalage vieux de...toujours.

Il ne me critique pas, on en plaisante, je peux lui en parler mais j'ai l'impression que quelque chose manque.

Je me retrouve à lancer des idées comme "fonctionnement cérébral différent" et à sa question : "Ah, en quoi ? On en est sûr ?" ben, je sais pas quoi dire et je m'embrouille.

J'en reviens à ce qui m'a fait poster ici : j'ai trouvé un article d'un magazine, disponible sur internet. Même s'il ne parle quasiment que des enfants précoces, je trouve le début intéressant. Expliquant clairement et simplement ce que le diagnostic peut expliquer. Je me dis que ça pourrait intéresser Copain : comme ça vient d'un magazine, c'est toujours plus sûr comme source (même si...) que Wikipédia.

Seulement, au fur et à mesure de ma lecture, j'ai été masse choquée.

J'ai lu des choses comme : “Intellectuellement précoce” donne l’impression que l’enfant est simplement en avance pour son âge de développement. Là aussi, l’expression ne rend pas totalement compte de cette réalité.
Suivi de près par son contraire : Celui-ci (le Q.I. global) doit être au moins de 130 pour parler de précocité intellectuelle, et de 145 pour qualifier l’enfant de surdoué.

J'y ai lu encore d'autres choses qui contredisent tout ce que j'ai pu apprendre jusqu'à maintenant.

Que pensez-vous de cet article ? Avez-vous trouvé des lectures à transmettre à vos proches pour les aider à mieux comprendre votre démarche ?

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Joebar
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Joebar »

j'ai eu la même réaction pour essayer d'expliquer la chose à ma chérie... mais je trouve que ça n'est pas aisé de mettre en mots quelque chose de normal pour nous et surtout sans points de repère afin de comparer aux autres.

je lui ai donc donné les livres que j'ai lu, enfin celui de C. Bost (moins maladif je trouve), car je pense qu'il expliquera mieux que ce que je pourrais dire.... bon, elle doit s'en balancer, elle ne l'a toujours pas lu...

par contre, après quelques mois d'appréhension, je l'ai enfin dit à ma mère, qui s'en doutait mais elle a ajouté qu'ils n'ont jamais passé le pas de me faire tester quand j'étais jeune (manque d'infos peut être... bref, j'en sais pas plus) et en plus du bilan je lui ai passé le livre qu'elle s'est mise à lire dès le lendemain.
Par contre, on reparle de tout ça dès qu'elle l'a fini.

pour l'article, il faut que je le lise ;)
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Meggie
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Meggie »

Joebar a écrit :je lui ai donc donné les livres que j'ai lu, enfin celui de C. Bost (moins maladif je trouve), car je pense qu'il expliquera mieux que ce que je pourrais dire.... bon, elle doit s'en balancer, elle ne l'a toujours pas lu...
J'ai que le livre de JSF et je ne l'aime pas du tout, du tout. Ensuite, je ne me souviens pas qu'il parle des questions neurologiques de la douance (faudrait têt que je le parcours un peu plus sérieusement qu'en diagonale et caféinée (moi caféinée, pas la diagonale)).

Et en fait, je me rends compte que, peut-être malheureusement, ce qui justifie, pour moi, le plus le diagnostic, ces sensations abstraites et traits de caractère, c'est la neurologicité.
Et j'ai l'impression que pour Copain aussi.

Parce que sinon, ça veut un peu trop "test de personnalité". Et ça, Copain et moi on aime pas.

On est bêtes, hein ?

C'est têt plus simple pour moi d'expliquer que mon cerveau fonctionne différemment, physiquement, plutôt que de m'embourber dans des questions philisophico-existencielles.

Genre "je me sens différente", "ah et qu'est-ce qui fait ça ?", "ah...euh...ben...j'ai passé un test et j'ai eu un chiffre et des sous-chiffres et des mots", "...ahin...".

shunbabyx

Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par shunbabyx »

Petite contribution ...
C'est clair, archi-clair, au boulot je n'en parle pas, sauf quand on me demande pourquoi mon fils est scolarisé dans l'école où il est (qui n'est pas la plus proche et qui est privée). Je dis simplement que c'est un enfant précoce qui a besoin d'un encadrement particulier et ça passe comme une lettre à la poste.

Pour les proches, j'en ai parlé à mon conjoint et à ma mère. Mon conjoint s'est montré très gentil et m'a beaucoup accompagnée dans toutes mes démarches. Lui il n'est pas intéressé par la douance, (même si je le soupçonne lol), il a ce qu'il lui faut autour de lui et il va pas chercher 12h à 14h. Par contre il est content que j'ai fait une démarche globale (QI + personnalité), parce que ça m'a permis d'avancer énormément, et que du coup je vais beaucoup mieux. Lui n'est pas adepte des psy et autres trucs du genre, mais il adhère à tout ce qui peut aider. Du coup je me suis vraiment sentie entourée. On va dire qu'il a été (et continue d'être) bienveillant. Donc il ne lit pas de littérature spécialisée mais si il en trouve il me la propose (mais je la lis pas non plus lol).
Ma mère, elle a réagit différemment ... Elle a beaucoup apprécié ma douance, comme moyen de se dédouaner des difficultés que j'ai pu rencontrer plus jeune. " Ah ben c'est parce que t'étais une enfant précoce "... mouais, mais bon les troubles de la personnalités sont indépendants hun quand même :roll: . Du coup au début ça a été un peu douance à toutes les sauces, qui expliquait toutes les difficultés de sa fille et lui évitait à elle de se remettre en cause. Mais bon, comme j'ai un peu lâché l'affaire concernant le fait d'établir un dialogue constructif dans ce domaine, à la limite je préfère plutôt entendre ça que de me prendre tout dans la gueule. C'est la faute à la douance, pas la sienne. Ni la mienne (c'est déjà ça !).
J'en ai parlé à ma meilleure amie, qui au début a eu une réaction du type " t'es rentré dans une secte ?! ", ce qui m'a un peu énervée parce qu'elle connait le sujet et que son copain est HP +++. Du coup je me suis un peu énervée, et elle a fini par me dire qu'elle avait une copine qui avait passé les tests, et a qui ça avait monté le bourrichon, au point de ne plus voir les chose qu'à travers ce prisme. Et qu'elle avait peur que je devienne pareille. Après discution, les choses sont rentrées dans l'ordre, mais le sujet reste délicat, même si je ne l'évite pas (la flemme).
Et un ami de mon + chéri, que je trouve extrêmement intelligent, à qui j'ai soufflé l'idée :wait: (et j'ai récemment appris que depuis il se renseignait timidement sur la question :-) ). Quand je lui ai dit que j'avais fait cette démarche, ça l'a soulagé que quelqu'un l'ait faite avant lui, surtout qu'il m'apprécie et qu'il ne me trouve pas prétentieuse. Du coup ça le conforte dans l'idée de creuser cette piste.

Voilà c'est tout, donc réactions variées, même si j'en ai parlé à peu de gens. Et je compte pas spécialement en discuter plus autour de moi.

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Kan
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Kan »

shunbabyx a écrit : Et un ami de mon + chéri, que je trouve extrêmement intelligent, à qui j'ai soufflé l'idée :wait: (et j'ai récemment appris que depuis il se renseignait timidement sur la question :-) ). Quand je lui ai dit que j'avais fait cette démarche, ça l'a soulagé que quelqu'un l'ait faite avant lui, surtout qu'il m'apprécie et qu'il ne me trouve pas prétentieuse. Du coup ça le conforte dans l'idée de creuser cette piste.
Pour quelle raison en as tu parlé à un ami de ton chéri ? D'accord tu le soupçonnes de l'être, mais pourquoi lui en parler ?
Je me permet de te poser cette question parce que je n'en ai parlé à personne (à part ma femme) de mon coté. Pour mon cas personnel cela n'aurait aucun intérêt. Mais ton expérience m’intéresse puisque j'ai l'impression que cela va peut-être rendre service à l'ami de ton chéri.

shunbabyx

Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par shunbabyx »

L'ami de + chéri et moi étions en train de discuter sur le balcon, et il m'expliquait certaines difficultés scolaires, son isolement social à l'école, et l’extrême poids de la réussite familiale (tous de brillantes études et de brillantes carrière comparé à lui). Il me disait aussi à quel point il se sentait nul et incapable de quoi que ce soit, malgré les compliments que ses amis pouvaient lui faire sur ses capacités hors du commun (notamment l'apprentissage des langues, et une capacité de survie en milieux hostile assez exceptionnelle).
Il me disait que lui n'arrivait pas à s'attribuer toutes ses qualités, et qu'il avait l'impression de mentir malgré lui aux gens. Il m'a confié des soucis plus personnels (addictions et problèmes relationnels avec le sexe opposés), et l'enfer de son travail surtout d'un point de vue relationnel (un travail à la chaine en usine), jusque là nous ne parlions absolument pas de douance. Mais il s'est comparé à mon fils (qui était venu lui poser 20 000 questions sur ses nombreux voyages), comparant leur curiosité du monde, leurs questions etc ..., et il lui souhaitait de pouvoir garder cet curiosité et de ne jamais se faire casser par le système scolaire.
Comme il me disait vouloir faire une thérapie, car il avait déjà parcouru suffisamment de chemin pour accepter d'être aidé, je lui ai dit que l'intelligence (telle qu'on la définit sur ce forum) n'est pas forcément d'une apparence brillante. Et qu'au lieu de mettre en doute ce que les autres lui disent, ou de se prendre la tête à savoir si il a une vision de lui objective ou pas, il pourrait peut-être passer un test ce qui aurait le mérite au moins de trancher la question.
Si je lui ai dit ça c'est parce que à mon sens, cela lui permettrait de partir avec un élément extérieur à lui ou à son entourage et que ça pourrait être un point de départ pour briser les croyances nocives qu'il entretient à son propos et qui ne sont pas fondées.
Je lui ai dit ça on était en ... mai 2012, et là il en a reparlé à + chéri lors d'une balade en foret ... J'en déduis qu'il n'a pas jeté l'idée à la poubelle ...
Lui et moi partageons (je l'ai découvert en discutant avec lui) certaines difficultés communes, et sans faire d'amalgame, je pense qu'il aurait beaucoup à gagner au niveau confiance en lui, si il se savait au moins au niveau des autres (et pas déficient comme il le pense). Il pourrait peut-être envisager d'oser certaines choses sans en avoir honte ou se sentir déplacé.
Et vraiment honnêtement, je ne pense pas être capable de détecter la douance comme ça d'un claquement de doigt, mais ce gars est réellement impressionnant de culture, de centres d'intérêt et de capacités. Et c'est assez rare que je pense ça. De plus je ne suis pas la seule de cet avis. Nous sommes au moins 6 ou 7 à le lui avoir déjà dit (et pas des buses non plus). Donc au moins il a quelque chose de suffisamment étonnant pour qu'on l'ai tous remarqué, et tous rattaché à l'intelligence.

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Kan
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Re: L'angoisse de l'annonce de nos doutes aux proches

Message par Kan »

Merci Shun pour ta réponse et ta gentillesse.
J'espère qu'il fera la démarche.

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