L'annonce de nos doutes aux proches

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.
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Kayeza
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Kayeza »

Boomerang a écrit :Je me demande comment vous faites pour réussir à en parler a vos proches. [...]Je me sens tellement peu proche de ma famille que jamais j'aurais le courage de leur en parler.
La réponse est sans doute là... :-) À mon avis, ce n'est pas une question de courage : si les membres de notre famille nous sont proches, dans le sens qu'on se sent lié à eux de façon positive, souhaitée et entretenue par nous, on aura "naturellement" envie de leur en parler (ça ne veut pas dire que ce sera facile, mais ce sera important, donc on fera ce mouvement). Mais si on se sent étranger parmi eux, il n'y a pas de raison particulière de leur en parler, vu qu'il n'y a déjà pas de partage sur d'autres sujets.

Après, je ne connais pas ta situation exacte, donc je vais dire est plutôt général : j'ai quand même remarqué que le fait de se mettre à nu était souvent bien mieux reçu que ce que j'avais craint. Se présenter aux autres tel qu'on est instaure une honnêteté dans la relation qui lui permet souvent d'évoluer vers du mieux. Avec humilité, bienveillance, simplicité...
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Boomerang
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Boomerang »

Mais alors est-ce normal de ne pas "aimer" sa famille ? De ne jamais avoir été proche d'eux sans même qu'ils nous aient "officiellement" fais du mal ?

Quand j'étais enfant, j'étais turbulent, hypersensible et hyperénergique, alors je suis conscient que je les ais fais souffrir. Peut être ais-je grandis avec une certaine distance que ma famille a elle même mis en place et qui fait que je ne me sente pas à ma place parmi eux aujourd'hui, mais aussi bizarre que ça puisse paraitre, je n'arrive pas à me souvenir si j'ai vraiment ressentis une quelconque distance supplémentaire par rapport à ma sœur (qui a toujours été bien plus sage que moi). Je n'arrive pas à me souvenir si ils m'aimaient moins. Pourtant aujourd'hui c'est comme si ça avait vraiment été le cas. Ils ne sont pas plus mauvais que d'autres parents ais je n'arrive pas à me sentir proche. C'est comme s'ils n'avaient pas leur place dans MON monde.
J'en suis conscient, même que parfois je m'en veux, mais ce mur est en béton armé et même pas une bombe ne pourra le percer. Peut être que c'est dommage, mais ça ne me manque pas.

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Azildorine
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Azildorine »

Attention, ça commence par du hors sujet...
  • L'hypothèse de la douance est apparue dans ma vie suite à la suggestion d'un de mes amis (diagnostiqué +). Je me suis renseignée sur le sujet, ai pleuré d'émotion en lisant des témoignages ici ou dans les livres... des mots que parfois j'avais moi-même prononcés ! Puis est venu le temps des "tests de QI sur le net vite fait pour voir". Et là, et bien... rien d'exceptionnel. Des résultats un peu au-dessus de la moyenne, sans plus. Pré-tests du Mansa bof, bof. Et pourtant, le "mode de fonctionnement" des surdoués correspond au mien (un fonctionnement qu'on m'a reproché, et que j'ai tenté de changer tellement je me trouvais monstrueuse, avant de savoir que certaines personnes n'avaient pas le même câblage que les autres ! Quel soulagement !). Du coup, je me suis demandée s'il y avait une étiquette (besoin d'appartenance) pour les "surdoués ratés", j'suis tombée dans les histoires de cerveau droit, tout ça. Merci beaucoup à vous pour avoir balayé cette piste, d'ailleurs ! :amour2:

    Pour être quand même sure, j'ai voulu en parler à mon psy. Je le vois depuis neuf/dix mois. J'ai voulu "tâter le terrain" en faisant des allusions rapides mais explicites lors d'un rendez-vous, mais lui rebondissait sur d'autres éléments. Je me suis dit qu'il voulait éviter le sujet pour le moment, on s'est concentrés plus précisément sur mes difficultés.
Pourquoi tout ce blabla qui trouverait mieux sa place dans ma présentation ? Tout simplement pour contextualiser la réaction de mes proches. Elle me retourne, et je me sens une fois de plus comme un imposteur. Vous allez comprendre pourquoi...

Lors de mon dernier rendez-vous, mon psy m'a (permettez-moi de dire "enfin", j'ai l'impression qu'il songe à ça depuis notre premier entretien) dit qu'il me pensait surdouée. Je lui ai répondu qu'il était vrai que je rencontrais beaucoup de difficultés en apparence liées à ça, mais que je n'étais pas assez intelligente pour que cela vienne d'un potentiel surdon (potentiel surdon, formulation amusante, n'est-il pas ? :lol: ). Il m'a répondu qu'il était beaucoup plus serein que moi là-dessus. Je lui ai dit que j'allais réfléchir.

J'ai laissé passer quelques jours puis j'ai osé en parler à ma belle-mère. Elle m'a répondu que mon père et elle avaient remarqué que je "[pensais] différemment". :o

Pour l'instant, j'en ai parlé à personne d'autre. Je vais laisser passer les grosses échéances d'avril et voir pour faire le test en Mai. J'avais réussi à ne plus me tournicoter la tête avec ça, et à vivre assez sereinement avec l'incertitude, et là, boom. Combien de fois a-t-on pensé que j'étais mieux que ce que je suis ? A peu près toute ma vie. Mes proches, des professeurs, et d'autres encore. J'angoissais déjà par rapport à quelle pourrait être ma réaction face à un "non", étant donné mon mal-être. Mais maintenant j'ai aussi une sorte de "pression" extérieure. Alors oui, je sais que c'est pas un examen et tout. Ni même qu'ils verront ça comme un échec ou une déception, eux. Mais le jour où je réussirai à faire primer ma raison sur mon ressenti, ce n'est pas demain la veille. :wasntme:

Peut-être qu'il vaut mieux aller au bout de la démarche avant d'en parler autour de soi ? Finalement, c'est une interrogation très personnelle dont les autres, qu'ils soient passés par ce chemin ou non, ne peuvent pas percevoir tous les enjeux pour la personne qui se la pose. Y-a-t-il vraiment une réponse appropriée aux doutes que l'on exprime sur ce sujet ?

(Pardon si c'est trop hors-sujet... :1cache: )

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gramine
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par gramine »

Et Bien je constate à la lecture de ce topic que pour la plupart d'entre vous, vous en avez parlé aux proches: très souvent aux conjoints, souvent aux parents, parfois aux amis, quelquefois aux inconnus...
Je suis ravie de lire tout ça AVANT de dévoiler quoique ce soit à quiconque et il m'apparaît clairement qu'il faut digérer la nouvelle avant, qui est on ne peut plus fraîche pour ma part.
Mon questionnement principal va à mon conjoint, vraiment j'envie tous ceux pour qui il est naturel de partager avec sa moitié :-|
Je lui ai faits lire le texte qui m'a ébranlé il y a quelques semaines seulement, il s'est reconnu dans certains traits, je lui ai fait part de mes doutes et de l'envie d'en parler à ma psy et il m'a dit "fais!"...mais n'a jamais demandé de nouvelles, et je ne lui en ai par ailleurs pas donné!
Ma psy ayant été aussi peu enthousiaste ("ce qui est important c'est de vous connaître en fonction de votre histoire, de votre enfance...").
J'ai donc fait le cheminement sans leur soutien vers les tests puis aujourd'hui le résultat. J'ai parlé à la psychologue de cette problématique des proches. Pour les enfants cela m'apparaît clair et simple, pas de tests si l'épanouissement est au rendez-vous. Pour le conjoint... je n'ai pas encore la réponse donc je vais attendre de digérer un peu, mais j'ai envie d'en parler, faire les trucs en cachette c'est un peu navrant... :doh:

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Re: premières découvertes : attention aux pièges

Message par 291292 »

[message déplacé par la modération]

Je viens de penser à un autre "piège" mais je ne sais pas si cela en est un mais c'est le sentiment que j'ai eu quand je l'ai vécu.
C'est le fait d'en parler à ses parents, quand on habite chez eux que l'on dépend financièrement donc d'eux et qu'ils ne sont pas super riches. Par rapport au prix du test.
"Maman, il faut que je te parle ... Un jour peut-être que je vais passer un test juste comme ça, c'est super important pour moi, et ça coute environ 250 euros".
Le parent se demande quelle est cette histoire.
Alors circonstance oblige, il faut développer en deux mots : J'ai peut être trouvé une explication à certaines choses mais pour ça il faut faire un test chez un psychologue habilité pour ça."
Là, lorsque la réponse du parent est du genre axée sur l'aspect économique du truc agrémentée de "tu t'inventes des problèmes, concentre toi sur les choses concrètes", j'ai eu un sentiment de profonde incompréhension, colère et culpabilité (surtout si par exemple le parent dit : "mais on t'a amené voir plusieurs psy quand tu étais plus jeune ! Il fallait en parler à ce moment là ! " et regret de lui avoir dit.

Mais par réflexe, par envie de se faire comprendre, et aussi par culpabilité car en effet vu quelques psys (qui n'ont manifestement rien remarqué, mais peut être est ce parce que il n'y a rien), j'ai eu envie de lui exposer de façon beaucoup plus détaillée les choses que j'ai pu lire, mais aussi de façon sommaire pour qu'elle puisse comprendre.
Je n'ai donc pas pu m'empêcher de faire des liens et du tri d'information, et par là même, du coup forcément c'est comme si on se convainc soi même d'un truc qu'on sait peut -être archi-faux.
A ce moment là, j'ai essayé d'expliquer en deux mots que j'ai peut être trouvé une explication à certaines choses mais que pour ça, il faut faire un test chez un psychologue habilité pour ça.

Je me suis rendue compte que le parent n'a pas comprit la portée de la chose et que le mieux c'est de se financer par soi même ce genre de trucs. J'ai regretté donc sur le coup de lui avoir dit. Mais la aussi, euphorie du départ.


Donc piège ou pas je ne sais pas mais c'est le sentiment que j'ai eu en essayant d'expliquer, avant d'avoir fait le test.

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PopieIsabelle
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par PopieIsabelle »

J'en ai parlé à mon ami ce week-end, je n'osais pas du tout. Pour les mêmes raison j'imagine: la peur d'être considérée comme prétentieuse parce que je doute. Alors je n'arrêtais pas de pleurer et de dire que c'était pas que je me pensais plus intelligente mais juste que je me trovuais différente et que je voudrais bien passer le test pour savoir maitnenant que la question était venue à moi. Il l'a très bien pris, mais je me sens toujours aussi illégitime dans ma démarche. Maintenant il faudrait que j'en parle à mes parents...

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Stella
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Stella »

Ton ami semble comprendre et te soutenir Popieisabelle, c'est bien. Mais concernant tes parents, on dirait que ça semble plus difficile, à toi de prendre le temps qu'il te faut et parles-en quand tu te sentiras prête si tu peux attendre ce moment.
Pour ma part, je n'en ai parlé qu'à ma meilleure amie jusqu'ici. Personne d'autre ne sait quelle démarche j'ai entrepris.
J'ai décidé d'attendre la passation du test et le résultat pour décider si j'en parlerai à mes proches ou non.

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Azildorine »

Je voudrais revenir sur mes déclarations précédentes, parce qu'en réalité j'ai maintenant connaissance d'un détail qui change tout. En fait, mon père avait déjà été diagnostiqué, tout comme un de mes oncles. Donc ils connaissaient le sujet, et il apparaissait probable que je sois dans cette lignée. Il a attendu que je lui donne le résultat pour me le dire, mais ça a forcément influencé sa réaction et celle de ma belle-mère, du coup.
(Désolée, je ne peux pas mettre ça en edit dans mon post précédant :oops: )

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Zyghna »

Hors-sujet
On demande l'édition pour éviter l’enchaînement de posts d'une même personne les uns à la suite des autres, ce qui n'est pas le cas ici ^^
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par noway »

bonjour !

Pour ma part, l'annonce du doute a été faite à ma mère et à mon chéri.
A ma mère car j'étais tombée sur un article (et je suis vraiment désolée de ne pouvoir le mettre en lien car je ne me souviens plus du tout où j'ai bien pu le dénicher :oops: ) dans lequel il y avait quelques questions posées aux parents afin de détecter éventuellement... bref, comme je souhaitais avoir des précisions sur des épisodes de mon enfance je l'ai appelée. J'ai d'abord posé les questions sans lui dire de quoi il s'agissait puis à la fin du "test" je lui ai dit.
Sa réaction ? Elle a rigolé en disant "ah alors tu es un enfant précoce !" en mode lol ..bon on en a pas trop reparlé depuis, mais ma tante avait émis l'idée il y a quelques années en parlant de mon cousin, et à l'époque ça nous avait bien fait rire (genre "mouais un peu trop facile comme explication pour se dédouaner...." ). Maintenant je pense à mon grand-pére, je pense à mon cousin, je pense même à ma mère...mais je pense que l'effet Barnum est vraiment pas loin alors méfiance, méfiance...
Et puis je me dit que je n'ai vraiment pas été une enfant difficile, je me suis adaptée à tout sans rechigner, sans crise ni rien..(sauf une ts quand j'avais 16 ans mais on n'en parle jamais, never, et c'est bien la première fois que j'aborde le sujet de nouveau..j'ai le coeur qui bat, tiens...vous êtes le réceptacle de ma confidence impromptue...comme quoi, je me sens bien ici..bref, pardon pour le hors-sujet..), donc tout ça pour dire, si le HQI était avéré par un test, je ne sais pas si je le dirais à mes parents car ça ne changerait rien..ça n'expliquerait rien je veux dire...

Et le chéri !! ahaha !! Il a toujours dit qu'il me trouvait "super intelligente" du coup quand je lui ai dit "tu sais peut être que..", il m'a dit que ça ne l'étonnais pas. J'ai juste essayé de comprendre la notion de "pensée linéaire" en lui posant des questions pour comprendre comment lui il fonctionnait. Il m'a expliqué mais en me disait que lui de toute façon "il était un peu con" alors bon...ca m'embête qu'il pense ça car même si il le disait en se marrant, je soupçonne qu'il le pense un peu quand même et ça me fait de la peine, et d'autre part, c'est une insulte pour moi !!! jamais je ne partagerais ma vie avec un con naméhoo!! :coleredefeu:

Pour les autres proches, je ne pense pas que je leur ferai part de quoi que ce soit, j'aurais plus l'impression de me la "péter" que d'expliquer quelque chose..attention, je ne veux pas dire que les autres membres du forum ont été mus par une quelconque volonté de se mettre en avant en le disant à leurs proches, je dis juste que pour ma part,cela n'expliquerais rien, donc silence radio !!!

voilà mon témoignage, désolée pour le pavé ! bises à tous
"bizarre", vous avez dit "bizarre"...comme c'est étrange"

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noway
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par noway »

Edit : juste par souci de clarté et de précision, j'ai retrouvé le test dont j'avais posé les questions à ma môman, c'est le test de Jean-Charles Terrassier le voilà : http://www.douance.org/caracteristiques/ident.htm
"bizarre", vous avez dit "bizarre"...comme c'est étrange"

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Sauvageonne
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Sauvageonne »

nanou99 a écrit :suivi de rires par ma mère .. "Mais enfin ça se saurait si tu étais surdouée, et puis tu manques totalement de logique en mathématiques
Exactement pareil, on a la même mère non?
Je me demandais aussi si d'autres parmis vous avaient ce problème en math:

Quand on donne la leçon puis l'exercice, c'est un jeu, j'adore!
Quand on doit chercher la logique, je suis archi nulle!
Plus c'est abstrait, moins j'y arrive!

Enfin c'est pas demain la veille que je le dirai à mes parents... Les reproches que j'ai à leur faire vont être sévères
Genre, les moqueries parceque je pleurais dès qu'on me faisait une remarque, les "tu en fais exprès ou quoi de ne pas comprendre, tu es débile?" Les "tu aurais dû faire médecine infirmiere c'est un sous-métier" ! Et j'en passe

Finalement si mon diag est + je me rendrai compte que non je ne suis pas nulle, débile, ou tordue!
Mais je dois ces qualificatifs à mes parents pas aux autres!

Sinon j'ai un collègue en questionnement au boulot, ça fait du bien d'échanger quand même, c'est sur, lui je lui annoncerai

Bon coming out à tous...ou pas!

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Aluan
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Aluan »

J'ai lu tout les posts depuis l'ouverture du sujet... et ça me conforte dans l'idée de parler de mes doutes au moins de personne possible. Je n'ai pas encore fait les tests, mais je pense qu'avant les tests je vais en rester à mon mari (avec qui j'ai déjà tenté une approche). Ensuite si le résultat s'avère être positif, j'en parlerai à mes parents, à la personne qui a suspecté chez moi un HQI, à deux amies proches, et éventuellement à mon petit frère (oui, oui j'ai déjà fait la liste des heureux élus!).

Pour mes parents je ne me fais pas de soucis: Ils sont très à l'aise avec tout ce qui concerne le développement personnel, psychologie, connaissance de soi etc. Mon père a un esprit analytique très développé (si surdouance il y a chez moi, je soupçonne de l'avoir hérité de son côté) et ma mère , bien que comprenant les choses moins facilement, n'hésite pas à lire sur les sujets qu'elle ne connait pas.

C'est du côté du mari que je me pose plus de question... il était avec moi lorsque tout a commencé, c'est-à-dire lorsqu'une amie m'a dit qu'elle me soupçonnait d'être surdouée. Mais il n'a pas bien compris sur le coup. Il faut dire qu'il est russe d'origine (on s'est rencontré en Chine, c'est une longue histoire) et qu'il se débrouille en français depuis quelques mois seulement. Oui je sais, je me suis un peu compliquée la vie en l'épousant ^^ (comme si celle-ci n'était pas déjà assez compliquée) Bref j'ai tenté une seconde approche plus tard, une fois moi-même bien renseignée sur le sujet. Sa réaction? Il a rigolé. Je ne sais même plus quel mot j'ai utilisé pour "surdoué", je sais très bien qu'il ne connait pas ce mot là, alors j'ai dû donner dans la périphrase explicative. Après quand il a vu ma tête :coleredefeu: il s'est de suite calmé et m'a expliqué: "Naaan mais tu crois que j'ai pas vu que ça t'inquiètes ce sujet? Les livres que tu lis, toussa...ce n'est pas si important en fait. Ok, tu es intelligente, je le sais bien, mais ça change quoi de le savoir? C'est pour ça que je rigole, excuses-moi si je t'ai vexé. C'est juste que, comme d'habitude, tu penses trop sur tout." (là j'avais envie de lui dire "baaaah justement, il est bien là le problème !") Bref, suite à ce discours, je suis restée silencieuse, car c'était soit :x soit :@ Comment tout lui expliquer, en un mélange d'anglais-français simplifié de façon à ce qu'il comprenne? Surtout lorsque chez moi ce n'est pas hyper clair non plus. Le lendemain je lui en ai reparlé, en lui expliquant en quoi cela pouvait expliquer tant de chose sur ma personnalité, que j'avais besoin d'être fixée (et donc de dépenser 200 euros dans un test, t'es d'accord chéri? :angel: ) que cela pouvait même être utile pour notre entente en tant que couple (j'ai rajouté cette partie là dans mon argumentaire pour qu'il y voit un avantage direct et concret). Mais je vois bien qu'il ne comprend pas. Il faut considérer la différence de culture aussi. Je ne sais pas de quelle façon sont considérés les surdoués en Russie. Quoiqu'il en soit j'ai décidé de ne pas insister pour l'instant, et de revenir à la charge si les résultats aux tests sont positifs. J'ai tellement du mal à lui expliquer les choses avec les mots limités qui sont à ma disposition, que je pense profiter de notre voyage prochain en Russie pour chercher en librairie s'il n'y aurait pas un bouquin en russe pour expliquer la surdouance, même si cela concerne les enfants ça serait déjà mieux que rien. Dans quoi je me suis embarquée moi... :violent1:
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Korydween »

Aluan a écrit :Ok, tu es intelligente, je le sais bien, mais ça change quoi de le savoir?
J'ai eu à peu de chose près la même réaction de la part de mon compagnon quand je lui en ai parlé. Un mélange d'incompréhension et d’énervement avec un « de toute façon tout ce que tu veux c'est une case dans laquelle te ranger ». Petit à petit j'ai réussi à lui faire comprendre ce que je ressentais, non pas en lui mettant un livre entre les mains mais en en reparlant, comme ça, dans la conversation (comme une amie qui veut te faire cogiter sur quelque chose sans en avoir l'air, n'est ce pas Aluan ?  ;) ). J'ai presque banni les mots « surdouée » et « douance » de mon vocabulaire pour ne pas les lui balancer à la figure puisque c'est cette étiquette qui le gêne. J'ai travaillé sur le concept, sur ce que c'était que d'être « intelligent différemment ».
Et petit à petit il a compris que ce n'était pas qu'une case, que c'était plus profond et plus pressant que ça, au point qu'il m'a lui même poussé à prendre rdv en balayant du revers de la main le prix du test avec un « on peut l'assurer ».

Bon courage alors pour ton mari Aluan. Le problème de la mentalité est très certainement réel. Je pense qu'il est beaucoup plus facile de mettre ce genre de choses avec certaines cultures qu'avec d'autres...
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Tipiak »

Une fois de plus je vais avoir l'impression d'être à côté de la plaque, mais comme je suis cloué dans mon lit, autant occuper le temps agréablement.

En ce qui me concerne, les premiers murmures sont apparus de façon aléatoire : quelques bidules, on secoue un peu et boum ça fait des chocapics.
Et puis bon, il faut dire aussi que faire preuve de retenue n'est pas vraiment mon fort (Et j'adore le cassoulet, alors c'est une situation qui pue... :D)

Donc à un moment, j'ai fini par en parler (totalement impulsivement et non réfléchissement) à une personne de mon entourage avec qui je fais du sport. De part son métier, je savais qu'elle était un peu plus renseignée sur cette question que la moyenne des gens. Et aussi, je savais qu'elle ne me jugerait pas. Néanmoins, je m'attendais à une réaction de surprise de sa part, voire à de gentilles taquineries.
Moi qui adore surprendre en débitant un tas d'âneries plus incongrues et capillotractées les unes que les autres, comment vous dire que j'ai été très déçu : je me suis en effet vu répondre : "oui, c'est une bonne question, si tu en ressens le besoin ça peut ptêt t'aider de passer des tests".

Ouch! Dafuq! Donc en fait cette idée qui me paraissait si délirante lui paraît à elle tout à fait normale. Arg.

...... ensuite on a une ellipse temporelle de quelques semaines, le même genre d'ellipse que quant tu commences à jouer à wow une demi-heure, et qu'en fait t'arrêtes 5h plus tard parce qu'un chat affamé décide de camper sur ton clavier....

Là je suis en mode sous-marin fourbasse, qui veut gratter l'avis de l'entourage, mais sans donner le ticket de la vraie question.

Donc je passe un coup de bigophone à une copine, la seule dont j'ai eu l'impression qu'elle me comprenait réellement lorsque nous avions fait nos études ensemble.
J'aborde le sujet en lui demandant ce qu'elle en sait, prétextant un besoin professionnel (je travaille avec des modèles-réduits). Et là, grand blanc du silence de la solitude au téléphone. Puis elle m'avoue qu'elle est elle-même porteuse d'un gros potentiel de la rayure. Saperlipopette. Retour de franchitude oblige, je lui avoue à mon tour mon questionnement en cours. Là encore, réaction de pas-surprise-vas-y-teste. Et re-arg.

Mais bon, moi chuis du genre à penser que les études de cas c'est moisi, et que les études de cohortes en double aveugle c'est plusse mieux. (Comprendre : il me faut du archi-fondé-tangible-reproductible-spécifique-valido-sensible pour accepter de croire un truc). Donc deux avis semblant converger ne me suffisant pas, je décide de prolongater l'expérimentature.

J'en parle ensuite à une autre amie, exerçant une profession paramédicale, donc avertie sur le sujet. Là encore, même réaction pourquoi-pas-vas-y-teste. Et aussi : "moi aussi je me pose la même question, mais ma priorité n'est pas de faire le test, je travaille autre chose avec ma psy et ça me va." J'en sors frustré de ne pas savoir si l'hypothèse formulée à son sujet était valide ou pas.
Néanmoins, conséquence positive appréciable, cela nous a rapprochés au sein de notre groupe d'amis communs, et nous avons désormais une certaine complicité.

Puis j'en parle à un pote qui présente à mes yeux un certain nombre de caractéristiques... Là pareil "tu sais c'est quoi un test de QI? je cherche des renseignements pour le boulot" Et là il m'annonce qu'il a été diagnostiqué dans son enfance, et que même c'était bien fait pour la stupide enseignante qui le pensait déficient mental. A quoi il ajoute que "c'est juste un chiffre".
.... Alors, là, autant vous dire que la thèse du complot commence à s'incruster sévère dans ma cafetière. Oscour! Y sont partout! Suivie de : Oscour! Mon jugement est totalement barnumisé, retirez-moi ces lunettes par pitié!

Ensuite j'en discute avec une autre copine, qui est naingénieur, (toujours avec la même excuse moisie et sans annoncer mon questionnement) et dont j'ai toujours admiré l'intellect : Réponse : alors les tests, j'en ai jamais fait, sauf pour le boulot où j'ai tout fini plus vite que les autres, ce qui était bizarre, mais j'en parle pas parce que je me sens pas spécialement concernée par le sujet / j'ai pas envie qu'on pense que j'étale ma confiture sur toutes les tartines qui traînent"
OMG! La thèse de la complotitude se validifie. Tout le monde est surdoué en fait!

Cherchant d'avantage de réponses (on cherche rarement davantage de questions :D), je décide de consulter les arcanes de la mémoire maternelle, en posant des questions orientées sur mon développement nanesque :
"Non, tu n'as pas marché ni parlé tôt, bon par contre c'est vrai que tu avais du vocabulaire" , "non tu n'étais pas un roxxor de ouf de la mort en classe, tu avais des résultats tout à fait moyens. Alors c'est vrai que t'étais bon en Français, mais t'étais nul en maths.." -merci...
"Pourquoi tu veux savoir tout ça? Tu te demandes si t'es surdoué?" (Sous entendu : lol!)
(Bon il faut préciser que dans la même conversation, elle m'avait demandé des conseils de qui aller voir pour un test, pour la petite fille de la concubine de mon oncle, qui elle était manifestement bien potentielle de la zébrure haute.)



Conclusions :

A] Qu'attend-on du fait de parler de ce questionnement à nos proches?
(Dans mon humble cas, une confirmation ou non de mes doutes à l'aide de leur perception de ma personne)

B] Soyez - fourbes : le but est d'obtenir l'information désirée, pas de respecter la procédure habituelle d'obtenage d'information.

C] Faites comme les sondeurs commerciaux : choisissez votre échantillon de manière à obtenir la réponse souhaitée.
(Oui, ceci est bien du cynisme :angel4: )

D] La période des premiers murmures du questionnement avant le test est toujours une étape difficile, et même si éventuellement on pourrait compter sur un soutien de l'entourage, votre plus grand atout, c'est vous-même. Quelles que soient leurs natures, il y aura toujours des obstacles sur votre chemin. D'ailleurs, les légionnaires le savent depuis longtemps "sur toutes les routes, il y a des cailloux"...

E] je dois reconnaître que dans la vie, j'ai toujours eu l'impression d'avoir du bol pour un tas de trucs (Examinatrice du permis qui a la même date de naissance que moi et qui me souhaite mon anniversaire, celui-ci ayant eu lieu la semaine précédente, profs conciliants sur les retards de rendu de mes multiples travaux, etc.), et je me demande encore à quel point le fait d'être tombé sur un "nid" de hauts potentiels de la douance en est une.

Quoi qu'il en soit, courage à tous! Vous êtes forts, mais vous le savez juste pas! :)
Nous ne te lècherons pas car tu es toxique!
Mais ma signature est toujours 20% plus cool, d'ailleurs je retourne sur mon bateau pêcher des colins, signé ton papa le Captain Igloo.

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Sphax »

Moi j'ai été bien obligé de l'annoncer à mon père vu que c'est lui qui me l'a quasiment dit en reconnaissant des points commun entre moi et une description à la radio, puis en lisant le bouquin de JSF au point de me le passer avant même de l'avoir terminé. Mais ca n'a pas empêché pour autant l'incompréhension... Entre autres quand je lui ai dit que je voulais passer les tests du coup, mais que ca me faisait un peu peur de les "rater" et de ne pas l'être, il a répondu que j'avais peur de ne pas avoir la carte de membre et a éclaté de rire. J'ai passé ensuite un bon moment à lui expliquer le principe d'identité, le soulagement de me reconnaître dans le bouquin là où je m'étais toujours trouvé différent et donc la peur qu'on me prive de ca violemment en me renvoyant à la case départ (même si c'est pas vrai, c'était ma sensation juste après avoir lu le livre et encore maintenant un peu). Il a compris je crois mais ca a été long comme conversation.

Sinon j'ai eu la chance qu'un pote passe à la maison le jour où mon père m'a passé le bouquin, donc il était encore sur la table et directement il m'a demandé s'il pouvait me l'emprunter parce qu'il s'était reconnu dans une liste de traits surdoués et donc s'y intéressait. Du coup discussion avec lui et découverte de tout ca ensemble.

Pour mes autres amis je fais au cas par cas pour leur annoncer parce que je me sens de toute manière obligé de le faire, c'est des vrais amis donc je ne pourrais pas accepter de leur cacher quelque chose comme ca, j'aurai trop l'impression de leur mentir à chaque fois que je les vois.
Pour l'instant j'ai identifier des traits assez nets chez certains (dans leur histoire et nos discussions parfois sur à quel points certaines choses sont bizarres chez les gens ou plutôt combien nous on était différents de tous les autres) et à eux je leur ai présenté le truc comme j'ai pu et je leur ai conseillé de lire le bouquin vu que au pire ils apprendraient quelque chose d'intéressant et quelque chose sur un bon pote à eux et au mieux ils apprendraient un truc sur eux-même. Ensuite j'ai laissé chacun y voir ce qu'il voulait. J'ai juste encouragé un pote très fataliste et ayant perdu presque toute illusion sur la vie d'oser y croire suffisamment pour se faire tester et qu'il verrait bien ce qu'on lui dirait et qu'il en ferait ce qu'il voudrait après.

J'ai aussi abordé les choses différemment entre ceux que je savais en souffrance et à l'arrêt de ceux qui étaient plutôt heureux et avançaient dans leur vie.

Pour les autres potes je ne sais pas encore, j'ai encore rien dit et je ne sais pas si je vais attendre d'avoir fait le test ou pas (après tout que j'ai l'étiquette ou pas ca restera bien moi que je reconnais dans le livre). Mais il me faudra bien l'amener et les connaissant je sais qu'ils ne jugeront pas et accepterons sans problème.

Au final je crois que j'ai surtout eu la chance de rencontrer les bonnes personnes et de m'être entourés de gens surdoués ou proche de l'être et qui étaient plus différents de "la norme" que de moi. D'autant que j'ai toujours considéré qu'un ami c'est celui qui ose te dire la vérité en face et donc que c'est quelque chose de normal dans mes amis de pouvoir tout se dire, de se dire les choses, d'être franc et (plus ou moins) direct, ca aide!
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Re: L'angoisse de l'annonce aux proches

Message par 256Cecile »

Poisson-Rouge a écrit :Elle m'a dit que j'avais pas besoin de ça, que ça changerait rien à ma vie, qu'il fallait que j'apprenne à me construire moi-même etc etc .. Alors la colère est montée en moi déjà par le fait qu'elle elle soit comme ça et qu'elle ne m'ai jamais parlé du fait que peut-être qui sait, je serai surdouée et surtout SURTOUT par l'annonce du fait qu'elle s'en doutait depuis toujours. Elle m'a avoué avoir refusé me faire passer un test de QI malgrés l'insistance du psy qui m'a suivi pendant 3 ans (de 12 à 15 ans). Je suis terriblement en colère contre elle ! C'est légitime ?
Oui ta colère est légitime, et fondée. Mais il vaut peut-être mieux avoir un discussion houleuse qui est aussi une manière d'exister, que rien. Imagine que ta mère soit dans le déni, qu'elle te traite de "menteuse" ou qu'elle te dise "dégage, tu es bête, tu ne comprends rien à tout cela", quelles seraient les conséquences sur l'estime que tu as pour toi? Est-ce que le besoin de reconnaissance ne deviendrait-il pas alors un moteur? Quelle femme devient-on, de ton point de vue, lorsqu'on a eu une telle mère? Quand tu parles du fait d'avancer sans l'approbation de qui que ce soit, je comprends très bien de quoi tu parles. C'est une forme d'autonomie affective, d'affirmation de soi, il me semble, et c'est un apprentissage. Je suis passée par là, mais je ne suis pas toujours sereine par rapport à cela, partagée entre un "carapace-toi sinon tu vas encore avoir un problème relationnel" et un "affirme-toi même si tu es hors normes, tu respireras mieux"...et il y a encore des moments où je perds confiance en moi...
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Invité »

Après être passée par la présentation de Sauvageonne qui se heurte à l'incompréhension de ses proches, je me demande ce qui pousse à en parler?
Notamment à ses parents quand on est soi-même adulte?
Qu'espérer réparer avec ce mot magique: surdoué?
Quelle exonération derrière cela?

Je me questionne sincèrement.

Car je pense que c'est à chacun d'oeuvrer pour être accepté dans ce monde tel qu'il est, que c'est un peu plus long d'être accepté quand on est un peu plus différent que les autres,
et que brandir des doutes sur un diagnostic,
ou même un diagnostic,
est un peu facile....et illusoire sur la suite quand, de toutes façons, la relation est compliquée.

Quand on se connaît enfin, qu'on sait qui on est, on a rien à prouver et pas de panneau d'identité à brandir.

A moins que les proches aient déjà démontré leur intérêt pour ces questions, pourquoi, donc, les alerter?

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Tatou »

cléo a écrit :(…)
A moins que les proches aient déjà démontré leur intérêt pour ces questions, pourquoi, donc, les alerter?
Donner des clefs pour une meilleure compréhension ? Le besoin de ne pas cacher quelque chose, que l'on vit comme important, à des gens qui nous sont proches ?

Invité

Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Invité »

Tatou a écrit :
cléo a écrit :(…)
A moins que les proches aient déjà démontré leur intérêt pour ces questions, pourquoi, donc, les alerter?
Donner des clefs pour une meilleure compréhension ? Le besoin de ne pas cacher quelque chose, que l'on vit comme important, à des gens qui nous sont proches ?
En effet, j'ai réfléchi depuis que je me suis posé cette question.
Mon entourage proche m'a toujours acceptée telle que j'étais et qui que je sois.
En fait je trouve dommage que les amis et/ou la famille qu'on aime n'ait pas cette bienveillance, et l'ouverture d'esprit qui va avec.
J'avais un peu oublié qu'on n'évolue pas toujours un environnement bienveillant :-/

(Je parle bien des proches, hein.Les autres...ben, les autres, quoi).

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Sauvageonne »

Oui finalement j'ai craquée bouleversée que j'étais de m'être pris tous les stéréotypes d'un coup lors de ma séance avec ma psy! Contrainte de repasser chercher mon fils chez mes parents, je leur ai avoué mon diagnostic que je voulais leur cacher. Finalement personne n'en parle plus maintenant, c'est oublié, ouf!

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Sphax »

Il y a aussi un paramètre important: être surdoué c'est être différent et c'est du même coup vivre et comprendre les choses de manière différentes. Donc quand on comprend qu'on est surdoué, ca représente quelque chose d'important qu'on peut avoir l'envie ou le besoin de dire immédiatement, naïvement convaincu qu'une telle nouvelle ne peut être entendue que comme on l'a entendue. Sauf qu'on est différent... Donc bien entendu les autres ne l'entendent pas comme nous, ne comprennent pas notre réaction et au final en ont un peu peur. Donc dans l'ensemble c'est important de le dire mais en sachant que les gens qui l'entendent ne réagiront probablement pas comme nous et pas comme on l'aimerait.

Sauvageonne, à mon avis c'est pas oublié, c'est en phase de gestation. Ils digèrent et ils reviendront probablement vers toi avec des questions. Ils prennent le temps quoi.
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par isil »

On ne sait jamais comment les gens vont réagir à ça et sa fait peur ! Pour ma part mon père s'en fiche, ma mère n'a pas été étonnée le moins du monde mais m'a dit "à quoi ça te sert le test et tout ça"... Du coup j'ai fait valoir le "c'est pour mon couple" pour ne pas dire "c'est pour moi". Là elle a mieux compris car mon frère s'est séparé de sa copine à cause de cette différence. Mais comment expliquer que je le fais aussi pour moi? Et bien je crois que ça restera entre moi et moi et c'est aussi bien comme ça !
Sphax a écrit :Sauvageonne, à mon avis c'est pas oublié, c'est en phase de gestation. Ils digèrent et ils reviendront probablement vers toi avec des questions. Ils prennent le temps quoi.
Je n'en suis pas si sûre Sphax, il y a des choses qui visiblement dérangent, et on oublie vite ce qui dérange... Mais j'espère que tu as raison, parce qu'être reconnu pour ce que l'on est par son entourage c'est vraiment important je pense.
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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Sauvageonne »

Je ne sais que penser, disons que ce qui importe est de trouver un soutien. Parmis mes proches ma meilleure amie ainsi qu'un collègue plutôt ressemblant au profil me comprennent bien. Les forum et ses témoignages sont un soutien d'un autre genre. Ce n'est finalement pas la première fois que je me heurte à un mur avec mes parents, par contre mon conjoint ne sais où trop se placer dans tout ça. Ce qui ressort de cette expérience c'est bien le dérangement que ça pose d'un point de vue du "moule" du conformisme et de l'éthique. Est-ce toujours bon de dire haut et fort ce qui dérange? C'est la que commence ma partie de faux-self alors?

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Re: L'annonce de nos doutes aux proches

Message par Sphax »

Pour ton conjoint il a probablement l'impression qu'il doit se sentir concerné tout en ayant l'impression de ne rien comprendre. Son rôle est de te soutenir et de t'aider, mais sans comprendre il est désemparé. Et puis si tu commences à remettre des choses en question, il risque de craindre que tu remettes votre relation en question aussi.

Du coup essaye juste de le rassurer sur le fait que c'est quelque chose que tu fais pour toi, que tu ne lui demandes rien actuellement et que dès que tu auras besoin de lui tu lui en parlera directement et sans détour et aussi que ca te touche toi mais pas ton amour pour lui ou votre relation. Ca ne pourra que l'aider à passer cette période et à accepter.
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