Et SI le test disait non...

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red
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Re: Et SI le test disait non...

Message par red » mar. 1 avr. 2014 23:45

saliaskim a écrit :Je me suis engagé dans la procédure du test pour éliminer une piste, que ça soit positif ou négatif les deux camps m'apporteront quelque chose, et je n'ai pas le sentiment qu'un résultat positif m'apportera plus qu'un négatif, peut-être même au contraire. Le pire cas serait un diagnostic non probant. Du coup je ne me retrouve pas dans tes propos, Red, même si je comprends ce que tu as voulu dire je pense qu'il te manque un bout dans ta réflexion. Mais on est aussi tous différents
Bien sur, on peut ne pas se retrouver nécessairement dans mes propos et je ne les ai pas formulés pour cela d'ailleurs mais je vais clarifier ma position et la rendre synthétique, peut-être me suis-je mal exprimé.

Je rejette l'idée compatissante et dogmatique que l’échec au test apporte nécessairement un aspect positif. Et je précise bien là que je ne fais pas référence à l’échange que j'ai pu avoir avec Cad en amont sur le sujet.
Ce que je dis c'est qu'il existe une multiplicité des points de vues et que l’échec peut apporter un aspect positif mais en aucune manière de façon systématique.

Enfin, je rejette l'idée qui affirmerait que poser le diagnostique de la douance (de mettre un nom sur un phénomène voir un mal-être) n'a pas apporté soit soulagement, sens, explication, direction nouvelle ou autre et qu'il n' apporterait au contraire et dans une grande partie des cas que souffrance, peine, colère etc.
En effet sinon pourquoi vouloir faire le test des lors que l'initiative est purement personnelle?
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Re: Et SI le test disait non...

Message par O'Rêve » jeu. 3 avr. 2014 22:29

Durant la période où j’ai été dans l’attente de passer le test, puis dans l’attente des résultats du test, je suis passée par différentes phases. Je livre les différentes pensées qui se sont présentées et les émotions qui les accompagnaient (je laisse volontairement les temps présent ou passé que j’ai choisi lors des moments d’écriture, pour partager au plus près le vécu de ces différents instants).
  • Dans l’attente de passer le test…

« Et si le test se révèle être négatif ? »


Et bien, au début j’ai essayé d’éluder la question, de la repousser quand elle se présentait. Rien que de penser à cette éventualité et c’était un état de panique qui pointait le bout de son nez. J’étais submergée par la peur, et le seul moyen d’évacuer la panique, c’était de passer par les larmes. Puis au bout de quelques jours, j’ai commencé à apprivoiser l’idée que le test pourrait être négatif. Et dans mon cas, il s’agissait de donner du sens à ce sentiment de panique.


« Quel est donc l’enjeu du test ? »


En ce qui me concerne, il me semble qu’il n’y a pas un mais des enjeux.
Le premier enjeu que je pressens est lié à l’acceptation.
Accepter cette hypersensibilité qui est mienne. Ne plus chercher à la chasser, à faire comme si elle ne faisait pas partie de moi, à essayer de me travestir pour être « moins » au lieu de « trop ».
Accepter aussi mon besoin de quête de « pluri », de « complexes », et assumer l’ennui tenace face au « linéaire », « au cloisonnant ».

Le deuxième enjeu que je préférerais occulter a trait à une forme de reconnaissance de ma sphère intellectuelle. J’ai d’abord rejeté l’idée qu’il pouvait y avoir un quelconque lien avec un besoin d’être rassurée par rapport à « mes capacités intellectuelles ». Je dois pourtant accepter l’évidence que je ne peux pas faire l’abstraction de cette dimension. Il me semble en effet que je viens chercher une forme d’autorisation et/ou de permission (une permission que je n’arrive pour le moment pas à me donner, malgré les différentes aides envisagées). Car depuis toujours, j’ai le sentiment que l’autorité devant faire référence ne m’a pas reconnu dans mes aptitudes intellectuelles, ne m’a pas soutenu dans mon besoin d’intégration sociale et dans mon parcours professionnel.
D’ailleurs j’ai fréquemment eu l’impression d’être moins intelligente que les autres : moins intelligente que ma sœur, quand j’étais enfant ; moins intelligente que les autres étudiants quand je suis arrivée en école préparatoire puis en école supérieure. Et aujourd’hui encore, j’ai de grandes difficultés à m’attribuer une ou des capacités intellectuelles.

« Et si je me trompais ? »


Quand je me projette avec l’éventualité d’un test négatif, je ne peux m’empêcher de l’associer à la phrase « Et si je me trompais ». Cette phrase est très anxiogène, car si le test est négatif une partie en moi se remettra à douter sur ma capacité à me fier à mon intuition.
Et pourtant, une autre voix me dit que si le test est négatif, peut-être que cela m’aidera à accepter que je peux oser m’aventurer vers des territoires inconnus, que j’ai le droit de vérifier une hypothèse, que j’ai le droit de me tromper…sans honte, juste parce que j’ai ce besoin de vérifier et qu’à lui seul ce besoin est bien légitime !
Et si je ne fais pas partie des HP, j’espère que le partage de ressentis avec d’autres personnes m’aura permis de regarder et reconnaître des facettes de ma personnalité sur lesquels je n’avais pour le moment pas pu mettre de description ou des mots : j’entrevois des pistes à explorer, que je sois adulte HP ou pas…après tout chacun de nous peut se retrouver en certains points sans en être un. Pour autant il ne lui est pas interdit d’explorer ces facettes, qui ne sont pas seules réservées aux HP…j’ose en tout cas l’espérer.
S’autoriser, m’autoriser… voila ce que l’aventure HP je l’espère m’apportera (que le résultat confirme l’hypothèse ou qu’il l’infirme).

  • Dans l’attente des résultats du test
Quand je suis sortie du test, j’étais soulagée. Et j’étais fière de moi. Fière d’avoir voulu savoir, fière d’avoir osé vérifier. Fière de me confronter à des possibles. Fière d’affronter l’incertitude.
Mais alors qu’avant le passage du test, j’envisageais la possibilité d’être une adulte HP, les jours qui ont suivi le test, la balance a penché vers une quasi certitude que je n’étais pas HP.
Ma seule certitude était que je n’aurais pas pu faire différemment, que je me reconnaissais dans la manière dont j’avais répondu aux différentes questions et que j’accepterai le résultat quel qu’il soit. Mais en revanche, je n’ai pas trouvé tous les tests faciles. Si j’avais du me donner un chiffre à la sortie du test et les jours suivants, je me serais évaluée à une valeur entre 110 et 120.
Ainsi, j’ai passé une semaine en me convainquant que je n’étais pas une adulte HP. Sans doute pour mieux accepter le résultat, pour me préparer à l’annonce, pour être moins déçue, pour moins souffrir…Et parce que je ne voulais pas montrer que je serais affectée. Je pensais rester digne si je ne m’effondrais pas. Il me semblait plus acceptable de pleurer de soulagement, si les résultats se révélaient positifs.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par red » sam. 5 avr. 2014 13:19

C'est absolument mot pour mot ce que je traverse en ce moment et ce que je pense et ce que je fais.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par RandolphCarter » sam. 3 mai 2014 07:34

Quoi qu'il advienne j'aurai avancé : j'ai enfin renoncé à être quelqu'un que je n'étais pas et enfin accepté d'affronter (bien accompagné heureusement) un problème que je trimbale depuis trop longtemps, et chaque pas vers la découverte de mon vrai moi est un pas en avant.
La réalité c'est ce qui refuse de disparaître quand on cesse d'y croire.
P.K. Dick.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par red » sam. 7 juin 2014 13:57

La quete de soi est parfois longue. J'espere que tu trouveras ce que tu recherches
La pensée complexe est accessible à tous dès lors qu'elle est expliquée avec simplicité.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par RandolphCarter » sam. 7 juin 2014 16:46

Merci, moi aussi ! Mais si tous les tests me font des réponses de normand ça risque d'être long. :)
► Afficher le texte
La réalité c'est ce qui refuse de disparaître quand on cesse d'y croire.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par YohannD » sam. 14 juin 2014 12:17

Salut !

Alors pour ma part j'ai vraiment du mal à concevoir que le test puisse être négatif, et si il devait l'être, je ne sais absolument pas comment je réagirais ! D'un coté je suis stressé à l'idée de passer le test, et de l'autre j'ai vraiment hâte...

C'est très bizarre comme sensation, quand je me pose la question "Et si le test est négatif ?", la seule réponse qui me vient c'est "impossible!"...J'ai habituellement très peu confiance en moi :nesaitpas:

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Re: Et SI le test disait non...

Message par le31 » mar. 18 nov. 2014 18:03

Bonsoir,

Le mien de test est dans longtemps et en attendant j'ai repris à fumer, je ne pense qu'à ça, parfois je me dis que oui évidemment et ça m'aiderait à avancer et parfois je me dis que je suis complètement folle de penser ça.

Si le test disait non je pense que je mettrais du temps à m'en remettre car c'est ma psy. qui est presque certaine je suis HP et vu que je lui faisais énormément confiance et que jusqu'à son "annonce" j'avais l'impression d'avancer...

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Jng » ven. 6 févr. 2015 00:55

EDIT du 06/02/2015 à 10h42 : Ajout de 3 petits smileys suivant l'excellent conseil d' axolotl 3 messages plus bas.

C’est bien un post où on parle un peu de soi, hein ?
Non, parce que je ne voudrais pas continuer dans le nombrilisme exacerbé après ma présentation, mais j’ai trouvé le sujet particulièrement intéressant.

La lecture des témoignages des uns et des autres m’a fait, je pense, un peu évoluer dans mon cheminement intérieur sur cette fameuse question « et si je n’étais pas surdoué » .
Je me permets donc de vous livrer un aperçu de mes cogitations en espérant que peut-être cela pourra toucher certains comme certains témoignages m’ont touchés (mention spéciale pour le post de O'Rêve du Jeu 3 Avr 2014 - que j’ai commencer à lire en me disant « c’est tout le contraire de moi » mais finalement en avançant je n’en étais plus très sûr).


J’ai toujours trouvé plutôt sain d’avoir une approche assez cartésienne (au sens du doute) de la vie. Avoir peu de certitudes absolues, mais parce qu’on ne peut demeurer dans le doute permanent, attribuer à ses opinions, convictions, intuitions, des degrés d’assurance plus ou moins élevés.

Pourtant, il m’a toujours semblé évident et donc sujet à peu de doute, que j’étais plus intelligent que la grande majorité (et encore, je dis ça comme ça avec un euphémisme de bienséance pour ne pas paraître trop arrogant et prétentieux – vous m’aurez compris ;) ). En même temps, je me dis que je cours pas vite et je suis pas beau, alors probabilistiquement, il fallait bien qu’un truc positif me tombe dessus.

Alors si le test disait non ?
Et bien mon degré d’assurance quant à ma douance diminuerait évidemment, mais l’avis d’un seul professionnel, ne suffirait pas à renverser mon opinion. C’est son métier, c’est un pro, il est recommandé par quelqu’un de génial… certes, mais il ne peut me connaître comme je me connais moi-même.
Longtemps, j’en suis resté à cette analyse intérieure que je résume en exagérant à peine : bon ben ce sera + et si c’est – c’est que le psy est pas bon ou qu’il était, lui, en petite forme ce jour-là. ;)

Mais ce post me fait progresser (merci à tous),

Et bien si le test disait non… je pense que je voudrais un second test et si le second disait non alors j’aurais un vrai doute et au troisième négatif je pense très sincèrement que je n’aurais aucun mal à admettre l’évidence : « ok, bon apparemment, je ne réponds pas à la définition d’un surdoué… bonne chance à eux… moi c’est autre chose… quoi, je sais pas encore mais çà doit être encore mieux que d’être surdoué, parce que c’est quand même bien d’être moi ! ».

En tout cas c’est comme ça que j’espère réagir ; j’ai accumulé tellement de confiance en mes capacités aux cours des 10/15 dernières années que je ne pense pas que cela puisse provoquer une vraie blessure narcissique.

En même temps, je dois bien avouer que ça me ferait plaisir d’entendre que je suis TTTHQI (oui parce que un petit 133 ou 134, ça serait pas suffisant pour flatter mon ego - vanitas vanitatum omnia vanitas). ;)

Mais c’est vraiment pas l’essentiel dans ma démarche.

Si un psy me dit :
« Bon alors si vous êtes une grosse feignasse et bien c’est parce que vous réussissez des tests psychotechniques mieux que 98% de la population… ah et au fait, vos petits problèmes d’émotivité… pareil … voili voilou, ça fera 500 euros. Au revoir et … bonne chance, hein »
Ca va juste pas me servir à grand chose.

Par contre si un bilan psy et test de QI inférieur à 130 est le point de départ de quelque chose qui m’amène à repousser mes limites et à mieux canaliser mes émotions alors je n’aurais aucun regret… j’aurais plus qu’à devenir beau apprendre à courir vite en vivrai dans le meilleur des mondes possibles.

Jng

PS : ce post est passé entre les mains de scribens, si vous y détectez des fôtes, c’est pas moi, c’est lui !
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Aïnoa » ven. 6 févr. 2015 02:03

Petite remarque : il faut un intervalle de 2 ans avant de repasser une WAIS...
Hors-sujet
Et désolée, je vais rajouter une chose, malgré le fait que je ne voulais.
Je ne peux pas comprendre comment on peut être si présomptueux. Si le test est négatif, c'est pas moi c'est le psy!!!!!????!!!! :o Nan mais sans rire quoi?!? J'hallucine! Le gars il a quand même fait des études, s'est spécialisé dans la douance, a acquis les tests (qui coûtent chers), s'est formé à le faire passer, à l'analyser, à faire un compte-rendu...

Moi, si le test avait dit non, j'aurai été embêtée car j'aurais dû chercher une autre piste, mais j'aurais jamais osé mettre en doute le professionnel. Même si même maintenant, avec un test+résultats que je ne peux contester, j'ai toujours du mal à y croire...
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Même les beaux plumages, Peuvent être une cage" Les Cowboy Fringants
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Jng » ven. 6 févr. 2015 02:19

Aïnoa a écrit :Petite remarque : il faut un intervalle de 2 ans avant de repasser une WAIS...
Hors-sujet
Et désolée, je vais rajouter une chose, malgré le fait que je ne voulais.
Je ne peux pas comprendre comment on peut être si présomptueux. Si le test est négatif, c'est pas moi c'est la psy!!!!!????!!!! :o Nan mais sans rire quoi?!? J'hallucine! Le gars il a quand même fait des études, s'est spécialisé dans la douance, a acquis les tests (qui coûtent chers), s'est formé à le faire passer, à l'analyser, à faire un compte-rendu...

Moi, si le test avait dit non, j'aurai embêtée car j'aurais dû partir chercher une autre piste, mais j'aurais jamais osé mettre en doute le professionnel. Même si même maintenant, avec un test que je ne peux contester, j'ai toujours du mal à y croire...
Oui effectivement, ce n'est pas le sens de ce que je voulais écrire.
Merci Aïnoa d'attirer mon attention sur ce point.
Je vais apprendre à mettre des Smileys un peu partout, ça passera mieux.

Merci beaucoup également pour l'info, je ne savais pas pour les 2 ans entre les tests mais effectivement cela a du sens si on ne veux pas avoir des résultats faussés. Et puis pour des raisons de budget, c'est sans doute mieux ainsi. :-)
Hors-sujet
PS : moi-même, dans mon domaine, je suis un professionnel qui a fait plein d'études, il m'arrive pourtant souvent de me tromper, et j'accepte même bien volontier que mes clients m'apprennent parfois des choses (heu... je dérive, je n'ai pas la prétention d'apprendre des choses à un psy, mais je me permettais juste d'évoquer l'hypothèse de pouvoir douter de son infaillibilité - surtout quand on tombe sur l'exception qu'est le "mauvais psy" et son diagnostic peux se révéler destructeur pour ceux qui n'ont pas un ego hypertrophié à l'image du mien). Et puis j'ai bon fond, alors je m'autorise parfois des postures présomptueuses. Désolé d'avoir choqué, j'espérais juste faire réfléchir.
Enfin pour info, moi ça me choque de lire "j'aurais jamais osé mettre en doute le professionnel", mais il y a sans doute un autre "topic" pour parler de ça.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par axolotl » ven. 6 févr. 2015 08:39

Hors-sujet
Jng a écrit :Je vais apprendre à mettre des Smileys un peu partout, ça passera mieux.
Tu peux éditer ton message pendant 24 h, donc tu peux ajouter quelques smileys (en indiquant en début de post que tu l'as édité, sinon on ne comprendrait pas le sens de la réaction d'Aïnoa).
A première lecture, j'ai bien senti des clins d'œil mais en même temps, j'avais des doutes, comme Aï. C'est vrai que des petits ;) pour les appuyer, ce serait pas mal.

On peut être très intelligent sans être HPI. D'ailleurs tu as toutes les preuves en main pour être confortée dans cette idée. Sauf que ce n'est pas facile à dire sans avoir l'air de se la péter.

Comme disait X, "la vérité est ailleurs". :P

Ici ?
Jng a écrit :Mais c’est vraiment pas l’essentiel dans ma démarche.
:D :miaou:

PS : bravo pour l'utilisation de Scribens. Il aura une bonne note. :lol: .
« J’aimerais pouvoir m’exprimer avec mes sens. Les mots sont parfois très handicapants. »
(Björk)

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Loefen » mer. 25 févr. 2015 13:18

Hum...
je suis en questionnement... donc, j'ai des doutes...
Suis-je adulte HPI ou pas ?
Je passe par des phases où j'en suis convaincue et où tout tend à le démontrer, puis mécaniquement, je démonte toutes les possibilités qui font que je pourrais l'être et je termine persuadée d'être tout sauf HPI, limite folle, limite stupide. C'est très perturbant :nesaitpas:

Alors si le test disait non ?

D'abord, avoir le courage d'aller le passer.
Et justement, le fait que le test puisse dire non m'ôte le courage de le passer. Foutu cercle vicieux.

Car si le test dit non... alors, cela voudra dire tellement de choses négatives en ce qui me concerne :

primo, je suis incapable de me connaitre, de me juger. Un abîme vertigineux s'ouvre sous mes pieds. Qui suis-je alors et en quoi suis-je placée pour le savoir ?
Deuxio, il va bien falloir trouver une explication à mon sentiment de décalage et elle sera sans doute terrible.

Et c'est sans doute le deuxio le pire à affronter.
Je redoute donc de m'affronter ?
N'allais-je pas mieux quand, finalement, je ne me posais pas toutes ces questions ?

Au final, si le test dit non, je me prendrai une sacrée claque dans la gueule mais je ferai face, comme toujours.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par savonnette » mer. 25 févr. 2015 21:49

Si ça peut aider, j'ai longtemps été dans ta position avec ce satané cercle vicieux de ces contre-arguments à l'infini... Mais au final, quoi qu'il arrive lors d'un test, ça ne changera pas qui tu es :-)

Un avis qui semble majoritaire quand on observe les conseils un peu partout (net, bouquins, psys et autres), c'est que passer le test semble apporter beaucoup même si la réponse est négative ou non concluante.

Si ça peut t'aider aussi, beaucoup de surdoués ne passent pas jamais de test et ont une vie heureuse quand même ! Dans l'association avec laquelle j'ai pris contact récemment, un test a été positif pour une personne de... 80 ans qui faisait ça non pas par malêtre mais simplement pas curiosité :-)

Ana

Re: Et SI le test disait non...

Message par Ana » mar. 3 mars 2015 17:29

Calypso a écrit :Certes être surdoué ne protège pas de la folie, mais comme le dit Arizona, ça peut éviter d'y sombrer du fait d'avoir enfin une réponse à ces questions obsédantes. Mais au delà de cela, c'est quand même rassurant de se dire que nos réactions "pas normales" ne sont pas dues à un pet au casque mais à un fonctionnement neurologique différent. On n'est pas anormal, mais on est différent. Ca change tout.
C'est exactement ce qui rend le résultat si important, pour moi en tout cas... Bien sûr, ça n'explique pas tout, ça ne protège en rien, mais ça rassure.
Quand j'ai dit à mes parents que j'allais aller voir un psy pour me faire diagnostiquer une éventuelle douance, la première chose qu'ils m'ont demander c'est: "Mais pourquoi faire? Qu'est-ce que ça va changer de savoir?"
Ma réaction a été explosive: " Mais ça va TOUT changer!!! ça va me permettre de me dire que je ne suis pas FOLLE, mais différente!"

Et avant de consulter ma psy, j'appelais ça "mon problème", "mon handicape". Et encore, il lui a fallu plusieurs mois pour me convaincre que non, je ne suis pas folle, pas psychopathe, pas dérangée, rien! Juste "atypique".
Et le test me dira si cette "atypicité", je peux l'appeler douance ou pas. Ou s'il va falloir lui trouver un autre nom.
C'est tellement important de pourvoir nommer les choses...
Même si les mots sont réducteurs et souvent peu nuancés, ils rassurent!
Et puis, la douance comme nom à ce "problème", c'est nettement plus valorisant que "socialement handicapé", "dérangé", etc!

Ensuite, de se rendre compte que l'on fait parti d'une "communauté" de personnes au fonctionnement plus ou moins semblable, ça permet de rassurer, mais aussi de résoudre certains problèmes souvent cachés, complexifiés par le temps et la peur de les rendre visibles aux autres... La peur de ne pas être normal et que les autres s'en rendent compte...

Je suis aussi d'accord que le fait d'être reconnu "doué" ne doit pas tout excuser ou expliquer, loin de là!
Mais cela permet sans doute (d'après ce que j'imagine et d'après les témoignages que j'ai pu lire sur ce site) de donner une CLE d'interprétation, une astuce pour dénouer, pour mieux s'apprivoiser, pour mieux s'accepter.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par PointBlanc » dim. 12 avr. 2015 08:50

Je passe donc le test dans trois mois. Et déjà depuis près de deux jours je ressemble à une araignée dont la toile vient d'être emportée par un œuf de pigeon.

Si le test disait non ? Au moment de prendre rendez-vous j'ai plus ou moins sciemment occulté cette éventualité - faute de quoi je n'aurais sûrement jamais eu la force de décrocher mon combiné. Mais l'effet s'estompe aujourd'hui : je comprends petit à petit que le risque existe et qu'il n'est pas négligeable. Je parcours compulsivement le forum : je pense à tous les "diagnostic -" dont on lit les posts au hasard des fils et qui ont déserté ou se sont désinscrits, à tous ces gens qui ont caressé le même espoir absurde, ont tiré des plans sur la comète, ont profité des quelques semaines qui les séparaient du résultat pour se sentir, sans doute, le plus longtemps possible "arrivés", ou "en famille", ou "compris" - "intelligents" aussi, "exceptionnels", mais ça, c'est moins avouable.

Et le résultat est tombé. Extinction des feux, Prométhée remballe son zippo. Comme on doit se trouver idiot dans ces moments. Comme il doit être difficile de faire la part des choses, de relire à tête reposée les posts bienveillants qui rappellent que même un résultat négatif ouvre des perspectives, d'oublier surtout tous ces autres où s'exprime un tel soulagement de savoir enfin, qui parlent de repartir et de renaître. Qu'il doit être douloureux de s'entendre dire : "Ce beau fruit ne sera pas pour toi. Tu en trouveras d'autres, tout aussi beaux, tout aussi bons même - mais de celui-là tu ne connaîtras pas la saveur. Tu ne sauras jamais si tu l'aurais trouvé agréable ou fade ; tu ne sauras jamais si son goût ressemble ou non à celui d'autres fruits que tu as mangés. Pas plus que tu ne pourras croire ce que nous t'en dirons, nous qui en connaissons le goût - parce que le langage que nous partageons ne saurait suffire à rendre compte de l'expérience qui nous distingue."

Cela soulève tellement de questions : de quoi au juste se sent-on frustré en cas de bilan négatif ? A quoi se sent-on devoir renoncer ? A l'intelligence ou à l'exception ? Bien sûr qu'on a tort - dans l'un et l'autre cas. Le test n'y est pour rien. Mais si dans ce projet de passation il ne se cachait pas une idée de cet ordre, la perspective de l'infirmation ne serait pas aussi pénible. Or elle l'est - ou l'angoisse de la passation est une énigme.

Car on aura été stupide : on éprouvera à bon droit la honte de s'y être cru, d'avoir fait siens les lieux communs de la douance - jusqu'au moment où il aura fallu rendre le masque au loueur de costumes et rentrer chez soi. De même qu'il faudra retourner (pour un temps en tout cas) au statut mortifiant d'exception sans témoins, d'exception anonyme, d'exception-au-même-titre-que-n'importe-qui - statut nettement moins emballant que celui d'exception-à-plusieurs-et-pour-une-sacrée-bonne-raison.

Je m'arrête là pour le moment. Mais je sens que je vais avoir souvent la tentation d'alimenter ce fil d'ici à juillet.

Edit : toutes ces vieilles trouilles qui remontent à la surface. C'est fascinant à voir. On dirait bien que j'ai déjà de quoi faire.
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Loefen
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Re: Et SI le test disait non...

Message par Loefen » dim. 12 avr. 2015 09:11

Wahou, PointBlanc... tu as retranscrit tout ce que je pense, c'est dingue... et, au passage, quel style dans l'écriture ! J'adore !

Ca y est, j'ai enfin trouvé le courage de décrocher mon téléphone pour prendre LE rendez-vous fatal ! Ce sera pour dans deux mois. En attendant, j'oublie toute cette histoire de possible douance. Le plus dur est fait, je peux me permettre d'attendre, sereine, que l'épreuve arrive. Dans deux mois, je me retrouverai face à une partie de moi-même. Quelque soit le résultat, je pense qu'un suivit psy sera nécessaire pour remettre les pendules à l'heure.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par Riffifi » mar. 21 avr. 2015 15:08

PointBlanc a écrit :Cela soulève tellement de questions : de quoi au juste se sent-on frustré en cas de bilan négatif ? A quoi se sent-on devoir renoncer ? A l'intelligence ou à l'exception ? Bien sûr qu'on a tort - dans l'un et l'autre cas. Le test n'y est pour rien. Mais si dans ce projet de passation il ne se cachait pas une idée de cet ordre, la perspective de l'infirmation ne serait pas aussi pénible. Or elle l'est - ou l'angoisse de la passation est une énigme.

Car on aura été stupide : on éprouvera à bon droit la honte de s'y être cru, d'avoir fait siens les lieux communs de la douance - jusqu'au moment où il aura fallu rendre le masque au loueur de costumes et rentrer chez soi. De même qu'il faudra retourner (pour un temps en tout cas) au statut mortifiant d'exception sans témoins, d'exception anonyme, d'exception-au-même-titre-que-n'importe-qui - statut nettement moins emballant que celui d'exception-à-plusieurs-et-pour-une-sacrée-bonne-raison.
Je m'arrête là pour le moment. Mais je sens que je vais avoir souvent la tentation d'alimenter ce fil d'ici à juillet.
Edit : toutes ces vieilles trouilles qui remontent à la surface. C'est fascinant à voir. On dirait bien que j'ai déjà de quoi faire.
Pas certaine que l'angoisse avant la passation soit une énigme même sans prendre en compte la question de l'intelligence et de l'exception. Un diagnostic est une forme de réponse, quel qu'il soit c'est bien un point de départ car il y a des mots sur lesquels s'appuyer, ce qui est parfois nécessaire pour avancer à un moment donné.

Comme tu le dis PointBlanc les lieux communs de la douance... sont des lieux communs. Les faire siens, les retourner, les abandonner, en repêcher quelques uns fait bien partie d'une réflexion sur soi-même, au-delà de la question de la douance (les lieux communs comme des outils). Le masque change d'aspect tout le temps, non ? ya rien à rendre, ce que tu mets sur ton masque est bien à toi d'une façon ou d'une autre.
Et ce serait dommage de rentrer chez soi en se sentant honteux au lieu de prolonger le bon moment qu'on passe avec des gens sympathiques :emo: à se creuser le vécu et le ciboulot.

Normal qu'il y ait des vieilles trouilles qui remontent, comme tu le pointes ça fait partie des trucs intéressants à creuser, y compris une fois le test passé. :diabloo:
Où que tu sois, creuse profond. En bas, c’est la source.
Laisse les hommes noirs crier : « En bas, c’est toujours l’enfer".

(merci Friedrich)

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Re: Et SI le test disait non...

Message par PointBlanc » mar. 21 avr. 2015 20:23

Salut Rififi,
Riffifi a écrit :Un diagnostic est une forme de réponse, quel qu'il soit c'est bien un point de départ car il y a des mots sur lesquels s'appuyer, ce qui est parfois nécessaire pour avancer à un moment donné.
Je crois que ce qui me blesse dans cette idée, c'est qu'autant je pourrais considérer un résultat positif comme la validation d'un idée que j'aurais eue au préalable, autant la suggestion de pistes que je n'aurais pas d'abord envisagées me renverrait à mon insuffisance. Ce serait comme me faire souffler la solution d'un problème que j'aurais échoué à trouver moi-même. J'ai toujours vécu ça comme une humiliation.
J'ai conscience du caractère complètement tordu de ma relation à l'échec, qui me rend chaque fois incapable de le circonscrire : il fait tache d'huile, s'étend à tout ce que je suis. C'est évidemment pathologique ; j'en connais les causes (un peu de dressage par-dessus une propension foncière à l'angoisse) et dans mes moments de lucidité - autrement dit dans les moments où je n'ai pas le sentiment de jouer ma peau - je le comprends très bien. Mais quand l'appréhension reprend le dessus, je suis temporairement coupé de la ressource de la distanciation. Je l'étais certainement au moment où j'ai écrit ce post auquel tu réponds. Là ça va (entre autres parce que juillet c'est loin).
Riffifi a écrit :Comme tu le dis PointBlanc les lieux communs de la douance... sont des lieux communs. Les faire siens, les retourner, les abandonner, en repêcher quelques uns fait bien partie d'une réflexion sur soi-même, au-delà de la question de la douance (les lieux communs comme des outils). Le masque change d'aspect tout le temps, non ? ya rien à rendre, ce que tu mets sur ton masque est bien à toi d'une façon ou d'une autre.
L'image du masque était maladroite - elle laisse penser qu'il y aurait en-deçà un "vrai moi", ce que je ne crois pas plus que je ne crois à l'existence d'Arlequin sans son costume ou d'un sourire sans visage. Pour le reste je te rejoins sur le fait qu'il ne puisse qu'en rester quelque chose et que ce quelque chose est toujours bon à prendre en ce qu'il constitue un jalon dans une série d'expériences.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par fleueenn » jeu. 30 avr. 2015 16:39

@Riffifi l'important c'est effectivement de mettre des mots sur ses maux et aussi de se connaître. Je suis sûre que tu parviendras a des résultats satisfaisants dans la recherche de toi meme. Ce qui est en soi une merveilleuse aventure. Et si douance il n'y a pas, c'est pas grave, tu trouveras d'autres réponses tout aussi valables. En espérant t'avoir un peu aidée au plaisir de te lire. :)

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Re: Et SI le test disait non...

Message par arizona » ven. 1 mai 2015 03:29

PointBlanc a écrit :Qu'il doit être douloureux de s'entendre dire : "Ce beau fruit ne sera pas pour toi. Tu en trouveras d'autres, tout aussi beaux, tout aussi bons même - mais de celui-là tu ne connaîtras pas la saveur. Tu ne sauras jamais si tu l'aurais trouvé agréable ou fade ; tu ne sauras jamais si son goût ressemble ou non à celui d'autres fruits que tu as mangés. Pas plus que tu ne pourras croire ce que nous t'en dirons, nous qui en connaissons le goût - parce que le langage que nous partageons ne saurait suffire à rendre compte de l'expérience qui nous distingue."
N'oublie pas que ce sentiment, chacun peut le provoquer chez un autre, et chacun aussi, à un moment donné le ressent.
Tout le monde. Celui qui se sent étranger dans un pays dans lequel pourtant il devra vivre. Celui qui n'a jamais connu l'Amour. Celui qui mourrait de pouvoir laisser son corps exprimer ses émotions, danser sur une scène, mais qui ne sait plus bouger son corps. La femme qui pleure de ne jamais pouvoir transmettre la vie. Des exemples, de ces désirs profondément ancrés mais irréalisables, il y en a mille.

Je crois comprendre que tu ressentirais un terrible sentiment d'échec si la réponse était non, et que la réponse est vraiment importante pour toi.
Mais la vie, ce n'est pas cela.
La vie, ce n'est pas mesurer ce que l'on a ou ce que l'on a pas. La vie, c'est apprendre à s'aimer, apprendre à être heureux, et à se défaire de ces désirs qui nous font battre les tympans de rage.

Je sais que tu sais tout cela.
Mais parfois, cela apaise de se l'entendre dire.

( et puis pense un peu... tu ne sauras jamais ce que c'est que d'être une femme, et tous les secrets que nous nous chuchotons entre nous... parce que le langage que nous partageons ne saurait suffire à rendre compte de l'expérience qui nous distingue. C'est pas bien plus terrible ça ?? :angel: )
Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini.
D'une chanson.

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Re: Et SI le test disait non...

Message par PointBlanc » ven. 1 mai 2015 08:48

Salut Arizona.
arizona a écrit :Des exemples, de ces désirs profondément ancrés mais irréalisables, il y en a mille.
Bien sûr. Mais dans le cas présent la difficulté n'est pas d'avoir à affronter un désir irréalisable : c'est de composer avec l'incertitude. Rien n'est irréalisable pour l'instant, puisque rien n'est posé. Une fois que les choses le sont, c'est plus simple (Enfin, tout dépend des choses. Il y a l'inacceptable aussi).
arizona a écrit :Mais la vie, ce n'est pas cela.
La vie, ce n'est pas mesurer ce que l'on a ou ce que l'on a pas. La vie, c'est apprendre à s'aimer, apprendre à être heureux, et à se défaire de ces désirs qui nous font battre les tympans de rage.


A s'en défaire, ou à vivre avec ? Que faut-il faire ? Éteindre la frustration, ou l'embrasser comme une part fondamentale de ce que c'est qu'être vivant et condamné à mort ?
arizona a écrit :( et puis pense un peu... tu ne sauras jamais ce que c'est que d'être une femme, et tous les secrets que nous nous chuchotons entre nous... parce que le langage que nous partageons ne saurait suffire à rendre compte de l'expérience qui nous distingue. C'est pas bien plus terrible ça ?? :angel: )
Déjà que je ne suis pas sûr d'être au clair avec ce que c'est qu'être un homme :rofl:
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Re: Et SI le test disait non...

Message par arizona » ven. 1 mai 2015 10:54

Ce ne sont pas des questions opposées que tu poses là. Pour s'en défaire, il faut vivre avec - et non pas contre. Pour éteindre la frustration, il faut l'embrasser. Une fois que l'on accepte réellement un état de fait, celui-ci disparaît miraculeusement.
Je parle bien sûr des violences que l'on se fait de soi à soi.
Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par PointBlanc » ven. 1 mai 2015 11:07

arizona a écrit :Une fois que l'on accepte réellement un état de fait, celui-ci disparaît miraculeusement.
Voilà.

Edit : en fait non. Ce n'est pas l'état de fait qui disparaît, seulement le regard qu'on porte sur lui qui change. L'état de fait demeure - la souffrance, par exemple. La différence est désormais qu'elle n'engage pas tout l'être.

De sorte qu'embrasser la frustration ne revient pas à l'éteindre - plutôt à lui trouver sa place au milieu du reste, sans la laisser y faire écran. Mais elle est là, comme une douleur chronique à laquelle on ne prête plus vraiment attention.
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Re: Et SI le test disait non...

Message par laurette » lun. 15 juin 2015 12:51

Evidemment, et comme à chaque fois que je lis un topic ici, je me reconnais dans beaucoup de ces questionnements, ces doutes, ces tortures :(
Comme je l'ai évoqué dans ma présentation, je vois la psy pour un premier entretien vendredi après midi.
La première question qui me noue la gorge c'est: "et SI elle ne voyait rien en moi qui "justifie " ma démarche..."
Donc: la première question c'est: et Si je ne passais même pas la première étape et que je n'ai même pas accès au test??
Je n'ai jamais vu de psy, j'ai choisi celle là "au p'tit bonheur la chance", pages jaunes+ localisation + spécialisation annoncée.
Je n'ai pas eu la chance non plus de parler avec elle pour ressentir quoi que ce soit à son contact (conseils du forum) puisque c'est à une secrétaire que j'ai eu affaire pour demander timidement (et en tremblant) des renseignements et prendre ce rdv.
Bon alors, admettons qu'elle me donne un 2ème rdv pour passage de test.
Et si je rate le test! JE SAIS qu'on ne "rate" pas le test!! (c'était pour voir si vous suiviez :) ) mais je suis tout à fait capable d'être suffisamment stressée, tremblante, de perdre mes moyens (comme cela m'est souvent arrivé lorsque j'avais une échéance particulière qui avait un enjeu spécial pour moi), de ne pas me remettre de la fatigue de mes (très) mauvaises nuits de ces temps-ci, etc.. etc... bref, je crains de ne pas être moi-même complètement et donc, de biaiser le résultat.
Bon, admettons que je passe ce test dans des conditions suffisamment "stables" pour que le résultat soit fiable..
OK, mais SI le test dit non: je crois que je m'en remettrai difficilement.
Je m'explique: je sais que ce bilan m'apportera un éclairage nouveau sur ma façon de fonctionner, sur mon passé et certains "dysfonctionnements" (les miens?) pour me permettre d'apprendre à faire avec, de ne pas bloquer sur certaines choses que j'auto analyse sûrement très mal, pour améliorer ma perception de moi-même et des autres.
Sauf que, outre un égo malmené (parce qu'on croit tous avoir enfin trouvé LE truc qui expliquerait tout mais en en doutant tellement qu'on n'en dort plus), si le test dit non, c'est le peu de confiance que j'ai en moi qui va s'écrouler, et en même temps, le peu de confiance que j'ai dans les autres.
Mais oui! si cette petite intuition, ce petit murmure, ces souvenirs qui ressurgissent et apportent de l'eau à ce moulin ne sont que le fruit de mon souhait de trouver enfin des réponses et des pistes pour m'accepter mieux et me faire mieux comprendre des autres, alors je ne pourrai plus m'autoriser à croire en mon intuition, et là pour le coup, je perdrai le peu de confiance qui me reste en moi. Je passe sur le complexe de supériorité, "et comment as-tu pu croire une seconde que tu étais plus intelligente que les autres, ma pov'fille? " etc..
Bref, je cherche un trou de souris, et je m'y terre jusqu'à la fin de mes jours parce que je n'ai pas d'autre piste et que celle là me "bouffe" une telle énergie que je ne sais pas si j'aurais la niaque de repartir sur autre chose...
Et si le test dit non: j'aurais beaucoup de mal à accorder de nouveau ma confiance; cette hypothèse m'ayant été soufflée par un inconnu (voir ma pres.) que j'ai appris à connaître depuis et avec qui j'ai sympathisé, je me dis que si j'arrive à 45 balais pour m'entendre dire par une (et une seule) personne dans ma vie que :peut-être, il se pourrait que... ;même si cette hypothèse est corroborée par moult anecdotes et similitudes avec le profil HP, s'il s'avère qu'il s'agissait juste d'une méthode d'approche commerciale et/ou d'une médiocre tentative de drague, et bien j'avoue que je vais me refermer comme une huitre et que j'aurais bien du mal à laisser quiconque me baratiner à nouveau, au risque de rater plein de belles rencontres.
Voilà, je ne sais pas si ce que j'écris est totalement fidèle à ce que je ressens car tout cela est très perturbant pour moi en ce moment; je ne sais pas si mes mots seront suffisants pour vous faire comprendre où j'en suis aujourd'hui.
j'espère que certains "anciens" (donc sages) du forum me liront et trouveront quelques mots pour me rassurer...j'en ai bien besoin cette semaine :1cache:
a bientôt donc;





Mais si le test dit non,
Mon intelligence? elle va de là..................... à de là.

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