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Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 25 févr. 2014 09:47
par andreaschiavone
Bonjour Sphax,
En ce qui me concerne, ce bilan vient plutôt en fin de parcours: 10 ans de TCC, beaucoup de travail et de progrès, sachant que dès le départ la psy a évoqué le HP, mais je bloquais sur l'idée faire un test. Comme un de mes enfants a été testé + il y a quelques temps et qu'il rencontre le même type de difficultés que j'ai pu rencontrer petite, j'ai commencé à me poser des questions .
Ceci pour dire qu'il y assurément du boulot pour "gérer" la douance, je le vois bien avec mon enfant. Il me semble que c'est une chance d'être identifié jeune. Enfant, cela permet aux parents de mieux adapter leur éducation, ado ou jeune adulte, celà peut aider à ne pas sombrer dans des questionnements du type " De quelle pathologie mentale suis-je atteint?" et d'apprivoiser ses spécificités afin d'exploiter son potentiel.

Pardon pour ce message mal écrit, un peu personnel et hors sujet.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 25 févr. 2014 14:31
par Nyx
Je pense que le diagnostic quel qu'il soit est bénéfique parce qu'on arrête de se poser des questions.
Rectification: on s'en pose toujours évidemment, mais on arrête de tourner en rond et on peut enfin avancer et explorer les différentes pistes de réflexions qui s'offrent à nous à la suite au résultat.

Mais pour que tout cela se passe bien, je répète ce qui a été dit mais on ne le dira jamais trop: il ne faut pas voir le test comme un examen qu'il faut réussir. Il faut partir du principe que ce que nous voulons c'est la vérité, nous voulons connaître nos points forts et nos points faibles.
Il ne faut pas avoir peur de ne pas être surdoué car ce n'est pas vraiment la question (enfin si un peu mais bon) ; la question est : qui suis-je? quelles sont mes aptitudes par rapport au reste de la population?
Et une fois qu'on a le résultat, on peut enfin comprendre ce qui nous différencie des autres :)
Evidemment on ne comprend pas d'un coup de baguette magique mais il y a tout un travail derrière comme dit Sphax.
Le résultat du test peut être le point de départ d'une introspection.
Le petit feu vert qui va nous permettre de commencer à jouer aux milles bornes mais après il va falloir toute une stratégie pour gagner la partie, et même si j'ai conscience que je viens de faire la pire métaphore de tous les temps je prends le risque ^^

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 25 févr. 2014 17:24
par FeverDream
Sauf que plus qu'un gain à la loterie, ca serait plus décrocher un gros job: une chance mais qui va demander de bosser et pas qu'un peu pour que ca donne quelque chose. Malheureusement le diag+ c'est pas vraiment un énorme cadeau gratuit qui change tout immédiatement...
Je comprends ce que tu dis, et je suis d'accord avec ça. Si le bilan conclu à un haut potentiel, ça ne veut pas dire que tout est réglé. Cependant, si être diagnostiqué surdoué est plus un "gros job" qu'un "gain à la loterie", je le considère personnellement comme un gain et je pense que si ce n'était pas le cas, personne ne chercherait à passer des tests ici. Déjà un gain de temps, et de ce fait, de santé/d'équilibre: parce que si c'est autre chose, il faudra explorer des voies plus ou moins encombrées et ce parfois, pendant des dizaines d'années, et après avoir trouvé le problème, d'autres années de travail où l'on devra travailler là dessus. Pour ceux qui ont déjà exploré pas mal de pistes pouvant expliquer ceci et cela avec un psychiatre/psychologue et qui se sont avérées négatives à chaque fois, on peut se retrouver face à une incompréhension, et au niveau professionnel, et au niveau personnel. Et le temps que l'on perd à ne pas trouver la source, c'est un champ de ruine qui prend forme dans sa vie.
Il ne faut pas avoir peur de ne pas être surdoué car ce n'est pas vraiment la question (enfin si un peu mais bon) ; la question est : qui suis-je? quelles sont mes aptitudes par rapport au reste de la population?
De base, c'est la question, mais en fait, je ne me demande pas vraiment "suis-je surdouée", et donc, quelles sont mes aptitudes par rapport au reste de la population (c'est intéressant à savoir, mais c'est pas vraiment important pour moi), mais plutôt "suis-je malade/folle?" et donc: quelles sont mes différences par rapport au reste de la population qui fait que je peux me sentir décalée? Et donc:
Et une fois qu'on a le résultat, on peut enfin comprendre ce qui nous différencie des autres :)
Pas si c'est une pathologie que la psychologue ne pourra mettre en avant dans son bilan.

Maintenant, je suis tout à fait prête à accepter les résultats, dont le sens où je ne chercherai pas à prouver le contraire (comme je n'ai pas cherché à prouver que j'étais schizophrène :lol: ), ni à remettre en cause le professionnalisme de la psychologue (que je trouve extrêmement compétente et dont je fournirai l'adresse une fois le bilan obtenu). Il me faudra certainement du temps pour encaisser, mais c'est clair que sans ça, ayant déjà explorer pas mal de pistes comme dit précédemment et pas toute seule en plus depuis plusieurs année (mais il m'en reste en moyenne 60 ans à vivre hein), je risque de vraiment ne rien y comprendre, et alors, je donnerai peut-être mon cerveau à la science :rock: .

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mer. 12 mars 2014 15:38
par raphie17
Réponse Vendredi prochain...Fort heureusement , je n'ai pas trop le temps d'y penser, quoique ...le fait d'être sur le forum à 15:09 au lieu de relancer mes clients me laisse à penser que ça me fait cogiter!
Je crois que j'ai peur.
Si le test disait "NON", je crois que je serais en colère. En colère contre moi d'avoir cru que j'avais une particularité sur le dos de laquelle j'aurais pu mettre pas mal de choses.
Je serais en colère d'être aussi empathique, et de ne pas pouvoir le maîtriser.
Si le test disait "NON", ça voudrait dire qu'il y a quelque chose depuis toujours chez moi qui cloche et qui dérange les autres puisque je n'ai jamais eu d'amis. Aussi loin que je me souvienne, de la maternelle au primaire, personne n'a été attaché à moi. Je n'intéressais personne. J'ai le sentiment d'avoir été et d'être transparente .
On a dit de moi que j'étais fofolle, nian- nian, bizarre, fayotte ( alors que j'ai toujours eu des notes très banales)
Mes 4 années de collège et ma première seconde furent les pires années de toutes ma vie. J'ai été moquée, abimée, malmenée, harcelée, frappée et je me suis construite dans l'indifférence la plus totale.
Même dans mon ancien milieu professionnel on me prenait pour un bisounours ( pourtant je suis une blonde d' 1m73!!)
Alors oui, si le test disait "NON" ça voudrait sans doute dire que je méritais tout cela.
Cela fait des années que j'agite les bras, que je fais le clown, que je buche comme une malade pour m'imposer dans ce monde de dingues et que quoique je fasse j'ai l'impression que cela ne suffit jamais .
Tout le monde vient se confier à moi mais personne ne donne le change.
Je n'arrive pas à partager mes idées, on me trouve toujours bizarre...Il paraît que je me pose trop de questions..
Alors Bordel, si c'est pas ça, si le test dit "NON" ça vient de quoi ?
Bref, moi ce que je veux c'est pas savoir si j'ai la capacité intellectuelle d'EINSTEIN . Moi ce que je veux, c'est comprendre pourquoi j'ai la sensibilité de Boris Vian et le charisme de Mme Patate!

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mer. 12 mars 2014 16:19
par Mlle Rose
Donc quand t'es surdoué t'as une raison de ne pas avoir d'amis, par contre tu mérites pas de te faire malmener, alors que sinon tu le mérites ? Ou j'ai pas compris ce que tu dis dans le fond ? :wasntme:

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mer. 12 mars 2014 17:11
par raphie17
;) Comment expliquer simplement sans faire de raccourci...hummm
En gros, si je suis hp = ça me donne une excuse! ( je ne dis pas que tous les hp ont des problèmes relationnels avec les autres, mais c'est un fait avéré pour la plupart...). Et même si ça ne résout pas tout, je pense que ça peut soulager...
Mais si je suis pas Hp = j'ai pas d'excuse donc du coup ça veut dire qu'il y a vraiment un truc dans mon "MOI", ma manière d'être qui cloche...
Pour autant, si je prends de la hauteur, je suis bien consciente que personne ne mérite d'être malmenée.
Mais en même temps, je suis peut être super insupportable???

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mer. 12 mars 2014 17:29
par Tatou
Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, mais j'aime bien, j'ai les épaules fragiles : quelque soit le résultat, ton rapport aux autres (et réciproquement) ne changera pas comme par magie, en revanche c'est un éclairage nécessaire pour avancer dans la bonne direction, s'il le faut et si tu le souhaites.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mer. 12 mars 2014 18:01
par raphie17
Oui Tatou!!!!....C'est exactement ça que je veux : de la lumière!!!!
Genre: Eureka! J'ai enfin pigé !! J'ai une piste

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mer. 12 mars 2014 20:33
par Mlle Rose
Huhu, non mais surdoué c'es pas une excuse, et puis c'est dans ton toi aussi, pas dans celui de ta voisine Mme Michot :P
Après je t'embête, je vois un peu ce que tu veux dire, évidemment.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : jeu. 13 mars 2014 17:28
par Loupiote
Je pense que plus qu'une excuse, le fait d'être diagnostiqué surdoué apporte une raison, un motif, une explication à ses malaises. On a tous besoin d'explications, nous courrons tous après.

Maintenant, je ne sais pas si une fois détecté, on peut relire tout son passé, tous ses problèmes, tous choix, sous l'angle du surdouement. Le fait d'être surdoué influence-t-il tout ? Par exemple, j'imagine que tous les surdoués ne se ressemblent pas, et les vulnérabilités de chacun dépendent de son environnement, indépendamment de son surdouement. Pour prendre un exemple, si on est un enfant battu, surdoué ou pas, cela va affecter fortement et négativement toute notre vie.

Mais n'étant pas encore détectée ni suivie, et novice sur le sujet, je me trompe peut-être.

Une psychologue va m'appeler ce soir pour prendre un premier contact en vue d'un suivi. Je croise les doigts pour que le courant passe bien entre nous, ce sera déjà un début lol.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : jeu. 13 mars 2014 17:51
par Mlle Rose
Loupiote a écrit :Je pense que plus qu'une excuse, le fait d'être diagnostiqué surdoué apporte une raison, un motif, une explication à ses malaises. On a tous besoin d'explications, nous courrons tous après.

Maintenant, je ne sais pas si une fois détecté, on peut relire tout son passé, tous ses problèmes, tous choix, sous l'angle du surdouement. Le fait d'être surdoué influence-t-il tout ? Par exemple, j'imagine que tous les surdoués ne se ressemblent pas, et les vulnérabilités de chacun dépendent de son environnement, indépendamment de son surdouement. Pour prendre un exemple, si on est un enfant battu, surdoué ou pas, cela va affecter fortement et négativement toute notre vie.

Mais n'étant pas encore détectée ni suivie, et novice sur le sujet, je me trompe peut-être.

Une psychologue va m'appeler ce soir pour prendre un premier contact en vue d'un suivi. Je croise les doigts pour que le courant passe bien entre nous, ce sera déjà un début lol.
Tu ne te trompes pas du tout ;)
Bon courage pour la suite !

Re: Et SI le test disait non...

Posté : sam. 15 mars 2014 11:43
par raphie17
Bon bah du coup j'en suis !
Je vais pouvoir
1) changer mon profil en diagnostic +
2) peut- être trouver certaines réponses à mes questions
3) le dire à mon père et ma mère qui vont peut- être arrêter de culpabiliser parce qu'il n'y avait jamais personne à mes anniversaires! :1cache:
4) Continuer à me poser des tas de questions parce que je suis faite comme ça et que je ne peux rien changer!!
Je me sens armée pour affronter la suite :punch: 8)
J'ai l'impression d 'avoir obtenu la première des clefs de Fort Boyard : C'est génial!

Re: Et SI le test disait non...

Posté : dim. 16 mars 2014 22:01
par stok
*Edit : message déplacé vers ma présentation*

Re: Et SI le test disait non...

Posté : dim. 16 mars 2014 23:37
par alicesmartise
Hors-sujet
stok a écrit :Je me suis permis d'éditer la citation, parce-que dieu que j'en ai par dessus la tête que Einstein soit le symbole de l'intelligence. Quand il existe chez ses contemporains un modèle tellement plus pertinent
Il me semble que le choix d'une personne pour incarner une entité aussi vague que l'intelligence ne peut pas être plus ou moins pertinent tellement il est arbitraire ; si on joue à ça on peut trouver plus intelligent que Feynman et Einstein pour survivre en pleine nature, ou plus intelligent pour l'apprentissage des langues, il y aura toujours mieux.
Pardon, cette manière de « corriger » et le ton employé m'ont agressé les noyaux.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : lun. 17 mars 2014 00:26
par stok

Re: Et SI le test disait non...

Posté : lun. 17 mars 2014 09:15
par Pier Kirool
Stok sans te commander, le topic est consacré aux personnes dont le test a été négatif et non pas à exposer ses arguments pour ou contre la passation du test.
Cet exposé serait donc mieux à sa place, par exemple dans ta présentation. Si tu souhaites continuer à discuter de tes arguments pour ou contre, on le fera dans ta présentation si tu veux bien.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : lun. 31 mars 2014 19:59
par red
Si le test disait non, ce serait forcement une déception puisque si à la base, et dans beaucoup de cas nous avons fait le choix de le passer, c'est pour trouver une explication possible à une forme de mal-être ou de décalage.
Étant donné (meme si j'ai mon avis sur le sujet) que la douance est "quantifiable", elle devient par la même occasion concrète et presque une réalité palpable avec une méthode de diagnostique scientifique quantitative et qualitative.

Si vous deviez apprendre que vous n’êtes pas concerné par ce type de cas, vous replongez dans les méandres de l'univers des conjectures sans noms...

Re: Et SI le test disait non...

Posté : lun. 31 mars 2014 20:00
par red
red a écrit :Si le test disait non, ce serait forcement une déception puisque si, à la base et dans beaucoup de cas nous avons fait le choix de le passer, c'est pour trouver une explication possible à une forme de mal-être ou de décalage.
Étant donné (même si j'ai mon avis sur le sujet) que la douance est "quantifiable", elle devient par la même occasion concrète et presque une réalité palpable avec une méthode de diagnostique scientifique quantitative et qualitative.

Si vous deviez apprendre que vous n’êtes pas concerné par ce type de cas, vous replongez alors dans les méandres de l'univers des conjectures sans noms...

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 13:44
par Dok
red a écrit :Si vous deviez apprendre que vous n’êtes pas concerné par ce type de cas, vous replongez dans les méandres de l'univers des conjectures sans noms...
Pas tout-à-fait, mec ;) ! Il suffit de parcourir les différents sujets du forum pour s’apercevoir qu’un diagnostic positif à l’issue du test n’éteint pas la turbine cérébrale. Les questions sur l’origine de la vie, l’amour et ses aléas, le rapport à la hiérarchie, les liens qu’entretiennent l’autisme et la douance, le suivi des enfants HP… Les conjectures sont quelque part le propre de l’homme. Recevoir un compte rendu qui atteste d’un haut potentiel ne signifie pas pour autant la fin des interrogations.

Un diagnostic négatif te dit : « Non, vous n’êtes pas surdoué ». Toutefois, il te dit : « Oui, vous êtes sur la bonne voie, celle de la compréhension de vos émotions, questionnements, malaises, de votre fonctionnement, de votre vie. Le sentier que vous avez suivi ne vous correspond pas, mais ce que vous aurez parcouru durant cette randonnée vous aura permis d’en apprendre un peu plus sur vous ».

Quant au côté palpable de la douance, elle n’est à mes yeux, pas plus tangible que la non-douance. Dans le cas d’une personne testée, la méthode employée est identique quelle que soit le résultat. Si dans un cas, elle a permis de diagnostiquer un haut potentiel, elle peut dans l’autre, identifier un « ###morno-pensant### » ou un déficient. Dès lors, la place que tu occupes dans l’échelle de Wechsler n’a pas d’incidence sur le caractère concret de ton potentiel intellectuel.

J’ajouterai qu’il est compliqué, voire impossible, de palper ce qui a trait la conscience humaine parce que celle-ci ne peut s’inscrire dans aucun cadre quelconque. Chacun d’entre nous développe une humanité propre que lui-même ne peut comprendre parfaitement. Tant de variables entrent en ligne de compte. L’intelligence, qui en est une, se compose elle-même d’une multitudes d’ingrédients innés, acquis dont seule une partie est mesurable par les tests de QI (verbo-linguistique, logico-mathématique). Qu’elle soit de haut niveau, de bas niveau ou dans la moyenne n’empêche pas de découvrir les autres facettes qu’elle recouvre. Sans être un spécialiste des intelligences de Gardner, il ne faut pas être un génie pour comprendre que l’intelligence sociale (intra-personnelle, existentielle) revêt aussi une importance capitale dans la compréhension des liens qui nous unissent aux autres et au monde.

Enfin ,loin de moi l’idée de te faire la leçon. Je suis aussi passé par-là. T’écrire ce message me permet d'ailleurs de recentrer la question de la douance dans mon quotidien. Le résultat de ton test aura autant de valeur qu’il soit ou non négatif. Tu en sauras davantage sur l’être que tu es et en cela, c’est déjà un résultat positif ! :ensoleillé:

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 14:05
par Loupiote
Moi parfois, je me sens tellement débile par rapport aux autres, notamment à cause de leurs réactions de rejet face à mes raisonnements ou à mes points de vue, que je me dis que si déjà le test me révélait un QI juste standard, ce serait une bonne nouvelle !
Ça m'éviterait peut-être de m’effondrer et de me remettre complètement en question face à la moindre critique ou incompréhension de la part de mon interlocuteur.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 14:57
par Tab
Et bien moi, si le test dit non, je pourrai enfin passer à autre chose ! ce n'est même pas moi qui me suis dirigée vers la douance, mais ma psy qui n'arrête pas de m'embêter avec ça... convaincue que je le suis. Ça fait deux fois que je sors de son cabinet énervée. Je ne supporte plus qu'elle me mette dans cette case de la douance où m'y sens totalement illégitime (et je le lui dit et redit à chaque séance, elle me répond que ma réaction est normale...). C'est elle qui sombre dans l'effet Barnum avec moi :lol:

Je prends donc la décision de me faire tester :nod: Au moins je serai sûre !

Et si le test disait non... alors que mon frère et ma mère ont été diagnostiqués il y a des années sans que je le sache ?? et bien ce n'est pas une catastrophe ! Je chercherai la cause du manque de confiance en moi ailleurs, et je suivrai enfin une thérapie plus adaptée à mon cas :rock:

Et si le test disait non... et bien j'irais poster dans "Et quand le test dit NON" :rofl:

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 19:19
par red
Cad a écrit :
red a écrit :Si vous deviez apprendre que vous n’êtes pas concerné par ce type de cas, vous replongez dans les méandres de l'univers des conjectures sans noms...
Pas tout-à-fait, mec ;) ! Il suffit de parcourir les différents sujets du forum pour s’apercevoir qu’un diagnostic positif à l’issue du test n’éteint pas la turbine cérébrale. Les questions sur l’origine de la vie, l’amour et ses aléas, le rapport à la hiérarchie, les liens qu’entretiennent l’autisme et la douance, le suivi des enfants HP… Les conjectures sont quelque part le propre de l’homme. Recevoir un compte rendu qui atteste d’un haut potentiel ne signifie pas pour autant la fin des interrogations.
Certes, c'est évident mais je ne pensais pas du tout à ce type de doutes. Les questions sur l'origine de la vie, l'amour etc ne seront pas plus éclairées par la douance c'est certain et même trivial.
Je pensais aux doutes relatifs à soi-même.
La plupart ont fait les tests pour avoir une réponse potentiellement possible face à un sentiment de mal-être ("oui vous êtes concerné par la douance ce qui peux expliquer beaucoup de choses/ non vous ne l’êtes pas, ça n'est pas la réponse chez vous"). Un diagnostique positif peut permettre d'apporter une forme de réconfort a travers une explication psychologico-scientifique à savoir le dépistage de la douance ("vous pensez vite? En arborescence? Vous êtes empathique à l’extrême etc: c'est normal!" Ah!! Ouf!! Je ne suis pas fou alors?" "Non non ce sont des caractéristiques types chez les surdoués")
Alors certes on peut toujours tempérer en rétorquant que cela n'est pas forcement vrai pour tout le monde mais posons la question à l'envers: chez ceux qui sont diagnostiqués positif. Admettons que des découvertes scientifiques invalident totalement et de manière définitive les tests et la douance même. Diriez-vous que cela ne vous replongerait pas dans les questionnement incessant sur vous? Ces mêmes questionnement qui vous ont amené à passer les tests...

Ensuite, j'aurais bien voulu continuer à débattre sur le reste de ton message mais je n'arrive pas à "citer" et donc ça risque d’être très brouillon... Je vais essayer cela dit de répondre proprement.
Tu écris qu'un diagnostique négatif (synthétiquement, je précise. J'invite à lire tes propos directement pour plus d'exactitude) est un pas vers une meilleure compréhension de soi au final.
Je ne suis pas d'accord. C'est une vue de l'esprit, un angle de vue bien particulier parmi une multitude. Cela peut être au contraire une piste décourageante, ou une fausse piste de plus. On peut très bien passer une vie ou un temps à chercher quelque chose que jamais on ne trouvera. Les pistes éliminées une fois le temps écoulé (mort, fin d'une enquête judiciaire par exemple ou autre) n'auront alors aucune valeur. Certes on pourra me répondre qu'il y a du mérite mais cela n'apporte rien de concret. Pensons en guise d'exemple au cas des enfants disparus dont l’enquête est encore en cours. Évoquer des pistes et à chaque fois les invalider est épuisant pour les familles et elles ne voient pas ces pistes éliminées comme une forme d'avancée positive par élimination.
Cela peut être pareil pour l'individu qui tente de comprendre et de chercher l'explication d'un mal-etre psychologique.

Enfin, j’évoque la "palpabilité" de la douance à travers sa concrétisation symbolique. Alors je ne vais et veux pas dévier vers la phénoménologie mais la douance devient "palpable" symboliquement dans mon propos dès lors qu'elle revêt une réalité pour des individus et également pour une discipline ( la psychologie et ses psychologues). Elle se matérialise à travers un diagnostique d'un professionnel socialement, administrativement et juridiquement reconnu pour cela ainsi que par un compte rendu. En cela, la douance et la surdouance devient "palpable" ou concrète.
Exemple, vous avez 41 degrés de température, mal à la tête et vomissements. Vous n'allez pas au travail car vous êtes malade. Mais administrativement, la réalité de votre maladie est fonction non pas de sa réalité biologique mais de sa réalité sociologique. C'est votre médecin ( individu à qui on a donné le droit de vous exempter de vos taches sociales comme le travail) qui doit diagnostiquer et confirmer que vous êtes malade et qui mettra une réalité et un nom sur votre maladie. (cf les travaux de T. Parsons principalement pour ceux que le sujet intéresse). Votre maladie ne deviendra une "réalité" que lorsque le médecin la nommera . Voilà ce que je voulais dire par "palpable".


Pour conclure, je n'ai pas considéré ton argument sous un angle paternaliste. Loin de moi cet idée. Le débat est au contraire intéressant.
Cordialement cher camarade

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 19:45
par Dok
Bonsoir red,

Je ne souhaitais pas vraiment tempérer. Simplement te dire : "N'aie pas peur" (de façon maladroite sans doute). A l'issue du bilan, le psy ne se limitera (normalement) à te dire que tu as 84 ou 179 de QI. Il tentera de t'orienter vers ce qui peut t'aider à mieux vivre. Que le diagnostic soit + ou -, il évoquera avec toi des pistes pouvant t'apporter un zest de sérénité.
Les exemples que j'ai cité sont peut-être mal choisis mais tu verras que les questions sur soi demeurent (comment ai-je pu gâcher tout ce potentiel? Comment en parler? Et maintenant? Supérieur, d'accord mais est-il "normal" de se sentir si inférieur?...). Il est vrai sous un autre angle mais elles sont bien présentes et en évoquent d'autres qui à leur tour...

Si maintenant les test venaient à être invalidés, comment réagirais-je? Pour l'instant, ce n'est pas le cas alors je considère ce bilan comme balise de réflexion :ledoigt: :D

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 20:11
par red
desolé mais le temps que tu me répondes, j'ai complété et étoffé mon argument...du coup ça décale.

Re: Et SI le test disait non...

Posté : mar. 1 avr. 2014 20:34
par saliaskim
Je me suis engagé dans la procédure du test pour éliminer une piste, que ça soit positif ou négatif les deux camps m'apporteront quelque chose, et je n'ai pas le sentiment qu'un résultat positif m'apportera plus qu'un négatif, peut-être même au contraire. Le pire cas serait un diagnostic non probant. Du coup je ne me retrouve pas dans tes propos, Red, même si je comprends ce que tu as voulu dire je pense qu'il te manque un bout dans ta réflexion. Mais on est aussi tous différents