A quand remonte votre sentiment de décalage, de différence..

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.
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Scott Yoon
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Bonjour, je viens mettre mon petit grain de sel mais rassurez-vous ça pique pas !
Moi ça fait seulement deux semaines que j'ai compris qui j'étais, par hasard j'ai écouté une conférence de Monique de Kermadec sur Youtube ( je cherchais à comprendre autre chose ) et puis sa description on aurait cru qu'elle me connaissait. Alors j'ai approfondi parce que ça fait six décennies que je cherche pourquoi j'ai des soucis rerlationnels tout en étant très pratiquable et avec d'immenses ressources créatives, plein de compétences dans tous les domaines artistiques, depuis toujours, de façon " naturelle ". ( Evidemment par exemple la musique j'ai étudié chaque instrument longuement ) " Il n'y a pas de secret : il faut travailler même si on a des facilités.
Enfin bref, sinon mon sentiment de décalage remonte à 62 ans, quand j'ai commencé à me sentir mal à l'aise avec ma soeur, ou plutôt l'inverse, car j'avais des jeux, à deux ans, de réflexion, et elle aimait surtout le chahut et hurler et sauter partout et moi elle m'emmerdait, ma soeur, ça s'est accentué au fil des années, elle m'a détesté depuis toujours et pourtant je suis très gentil. Donc pour répondre à la question : ça fait plus de soixante ans que j'ai le sentiment de différence, et en plus c'était criant que j'étais pas comme les autres mais je me suis toujours trouvé normal, sauf que j'ai jamais pu être accepté dans aucun groupe en tous cas pas longtemps et je ne claque pas la porte comme ça par lubie, juste parce que je " sens " qu'on ne m'apprécie pas et en plus on me rogne les ailes. Voilà.
carpediem636
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Bonjour tout le monde

La découverte de mon côté n'a pas été directe mais plutôt définie par ma maitresse de petite section maternelle.

Cette dame qui, je m'en souviens encore, avait en permanence un énorme chignon qui l'année durant a maintenu le mystère sur la réelle longueur de ses cheveux, s'évertuait à expliquer aux enfants de ma classe que les bébés naissaient dans des choux et des roses selon qu'ils étaient garçons ou filles... Moi, avec l'innocence de mes 3 ans, je lui ai rétorqué qu'elle disait n'importe quoi et j'ai tenté une explication qui m'a valu la convocation de mes parents (furieux) à qui la maitresse a dit approximativement (c'était il y a 42 ans, j'ai un peu oublié les termes exacts) : "votre enfant connaît beaucoup trop de choses pour son age, elle traumatise les autres enfants (rien que ça :o ) il va falloir lui apprendre à se taire ! "
Autant dire que ça n'a pas fonctionné immédiatement, j'ai récolté des "bavarde trop" sur mes carnets de notes jusqu'en CM2 :D
2 ans plus tard, en fin de grande section maternelle, la maitresse avait suggéré à mes parents de me faire sauter le CP parce que je savais déjà lire et faire tout ce qu'on attendait d'une enfant de CP, mais je n'ai pas voulu, je me sentais déjà trop différente des enfants de mon age, je ne pensais pas mieux m'en sortir avec des enfants plus âgés.
J'ai eu la chance d'avoir une enseignante merveilleuse en CP (Me Poirette) qui a très vite compris mon fonctionnement et qui m'a confié "l'organisation de la bibliothèque" dans laquelle j'avais le droit de me réfugier dès que j'avais fini mes exercices, c'est à dire très rapidement après la distribution. Ce fut une année de bonheur pour moi.
Les années suivantes ont été un peu plus compliquées personnellement mais l'école reste pour moi le lieu des bons souvenirs :)
Par contre l'entrée au collège...dur dur le décalage, bonjour les années caméléons ! :)

Bonne journée et joyeuses fêtes à tous
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carine
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Bonjour,

je ne me souviens pas vraiment de mes années à l'école maternelle ou primaire... je crois, que je ne me sentais pas vraiment différente à l'époque, j'avais un petit groupe d'amis durant toutes ces années.
Au collège, époque qui coïncide avec un long moment de déprime suite au décès d'un bébé dans ma famille proche, je me suis refermée sur moi-même et mise à la musique. De là, j'ai expliqué ma différence par le fait d'être musicienne "classique" et donc avec d'autres centres d'intérêts que les enfants du même âge. J'aimais me sentir différente, ça ne m'a pas vraiment posé de problème, même si je garde de mauvais souvenirs de mes années collèges.
J'ai changé de ville pour le lycée, voulant rester seule, dans mon coin, sans personne qui viennent m'embêter...
Finalement, dans un lycée avec beaucoup de musiciens et d'artistes (théâtre, dessin...) : être différent était normal !
Les années fac se sont bien passées, on me trouvait parfois bizarre mais j'étais bien intégrée, j'étais en couple, je ne me posais pas de questions, j'étudiais...
Depuis 22 ans, je me demande toujours quel est mon problème... mais trouve mille explications à ma différence et je me suis réfugiée dans le voyage et des déménagements réguliers pour cacher mes différences... A chaque fois de nouveaux amis, des excuses pour la famille (besoin de voyage)... mais je prends conscience que je fuis toujours qqch... Après plusieurs années avec les mêmes amis, je m'ennuie, je me lasse et j'ai besoin de changements! Et mes meilleurs amis, restent de très bons amis, justement car je ne les vois que rarement et donc nous avons toujours beaucoup de choses à dire...
On dit de moi que je suis qqn de compliqué et en même temps, je crois que mes aventures fascinent les autres.

En résumé, mon seul sentiment de décalage ressenti comme négatif c'est celui d'être incapable d'accepter la routine et donc de me poser ou même d'avoir une relation de couple stable... et je commence à en avoir envie. Jusque là, je voulais profiter et voyager avant de me poser et je ne me posais aucune question. aujourd'hui je me rends compte qu'en réalité je suis incapable de faire "comme tout le monde"...

Bon dimanche !
Demosthene
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Je crois avoir vécu toute ma vie avec un sentiment de décalage. J'ai cherché à compenser, ça n'a pas bien fonctionné. Alors, et sur le conseil d une psychologue, j'ai cherché à être davantage en accord avec moi même, à gagner en cohérence : cela a mieux fonctionné du point de vue du regard d' autrui. Par contre je n'ai pas réussi à canaliser le sentiment de décalage. Qui ne s'est pas senti très seul au milieu d'un rassemblement "d'amis" ? Si n'a jamais eu, ou su vaincre cette impression de vide en étant avec les autres? Qui, enfin, ne s'est pas Senti immensément soulagé en se retrouvant enfin seule ? Ce que je cherche, c'est comment en finir avec ce comportement.
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Za
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Ancien Membre de l'équipe

Mais si tu admets toi-même que cela arrive à tout le monde, pourquoi vouloir "en finir" ?... N'est-ce pas une base de travail un peu extrême ?...
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
J. Prévert
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carine
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Demosthene a écrit :Je crois avoir vécu toute ma vie avec un sentiment de décalage. J'ai cherché à compenser, ça n'a pas bien fonctionné. Alors, et sur le conseil d une psychologue, j'ai cherché à être davantage en accord avec moi même, à gagner en cohérence : cela a mieux fonctionné du point de vue du regard d' autrui. Par contre je n'ai pas réussi à canaliser le sentiment de décalage. Qui ne s'est pas senti très seul au milieu d'un rassemblement "d'amis" ? Si n'a jamais eu, ou su vaincre cette impression de vide en étant avec les autres? Qui, enfin, ne s'est pas Senti immensément soulagé en se retrouvant enfin seule ? Ce que je cherche, c'est comment en finir avec ce comportement.

Bonjour,

Pour ma part, je réagis souvent comme ça, mais avant la connaissance de la douance, cela ne me posait pas réellement de problème... En fait, je pensais que tout le monde ressentais ça.... je partais dans mes pensées en attendant la fin de la soirée... Je me disais juste que c'était leur conversation qui ne m'intéressait pas et n'avais aucun problème à décrocher pour penser. Ou je mettais ça sur le compte de la fatigue.. |-) AU vu de la douance, maintenant je comprends pourquoi je n'aime pas voir mes amis trop souvent.... en espaçant les rencontres, on a plus de choses à se raconter et c'est intéressant.... Je sais donc, que c'est inutile que je me force à les voir plus souvent (j'ai d'ailleurs toujours eu peur de rentrer en métropole, car les relations avec ma famille se passent beaucoup mieux en les voyant 2 fois/An, maintenant je sais pourquoi!)

Je ne sais pas si tu peux "en finir avec ce comportement"... tu peux trouver les solutions qui te conviennent : les voir moins souvent, rester moins longtemps, expliquer qu'être en société te fatigue et que tu aimes ta tranquillité... changer de pièce 5' pour prendre l'air... penser aux choses qui t'intéressent pour ne pas avoir le sentiment de perdre ton temps... et ne pas te forcer à y aller quand tu n'en as pas envie...
Qqs pistes... il doit y en avoir d'autres...
Bonne journée
Différente
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Demosthene a écrit :Je crois avoir vécu toute ma vie avec un sentiment de décalage. J'ai cherché à compenser, ça n'a pas bien fonctionné. Alors, et sur le conseil d une psychologue, j'ai cherché à être davantage en accord avec moi même, à gagner en cohérence : cela a mieux fonctionné du point de vue du regard d' autrui. Par contre je n'ai pas réussi à canaliser le sentiment de décalage.
J'ai toujours vécu avec ce sentiment de décalage mais je n'ai jamais cherché à le compenser. J'ai toujours essayé de m'écouter, d'être en accord avec moi même, en commençant par prendre en main mes études et ma vie professionnelle depuis le lycée. Oui j'aurai pu être médecin mais ce n'est pas ce que j'avais envie de faire. Alors j'ai étudié les animaux, les végétaux en long, en large et en travers puis j'ai fait de l'ingénierie chimique et alimentaire pour terminer sur l'environnement. Je suis passée par quatre facultés différentes, j'ai découvert quatre villes différentes et quatre univers différents. J'ai savouré toutes ces connaissances que l'on m'a apporté !

Vivre MA vie avec mes convictions et mes valeurs, c'est ce qui me permet de canaliser ce décalage. Ajoute à cela le sport, ma bouffée d'oxygène. Lorsque je ressens ce décalage ça se traduit souvent par de l'énervement, envers les autres, envers le monde, qui monte en moi et que je garde parce que souvent je me tais et ne dis rien. Toute cette énergie je la relâche dans le sport, et HEUREUSEMENT. Non seulement, ça me décompresse, je libère tout, ça me vide le corps et l'esprit, mais souvent ça me permet de dépasser mes limites, c'est tout gagner. Il faut trouver des activités, des passions, dans lesquelles se réfugier.
Demosthene a écrit :Qui ne s'est pas senti très seul au milieu d'un rassemblement "d'amis" ? Si n'a jamais eu, ou su vaincre cette impression de vide en étant avec les autres?
Seule oui, très seule non, pas avec mes amis. Ils sont peu nombreux mais "bien choisis" si je peux me permettre de parler ainsi. Je leur fais confiance, ce sont des personnes avec qui je partage beaucoup de choses (sont-ils HP ? pour certains c'est possible). Et j'ai des connaissances, qui ne savent rien sur moi, je ne me confie jamais a eux, c'est ma façon de me protéger et de garder le contrôle, ça n'empêche pas que je passe d'agréables moments avec eux.
Demosthene a écrit :Qui, enfin, ne s'est pas Senti immensément soulagé en se retrouvant enfin seule ?
J'aime la solitude mais j'ai besoin des autres et j'espère trouver quelqu'un avec qui partager ma vie. Je me suis fait violence à 25ans en me lançant dans un sport collectif, je ne regrette rien.
Demosthene a écrit :Ce que je cherche, c'est comment en finir avec ce comportement.
Dans mon cas, c'est répondre à mes besoins qui me permet de trouver un équilibre. J'ai besoin de vivre MA vie donc je suis mes envies, mes valeurs, mes convictions et je me bâts pour obtenir ce que je veux. Ce n'est pas tous les jours facile, mais ainsi est la vie. J'ai besoin de me surpasser alors je me lance constamment des défis et j'ai plein de projets en tête (par exemple, je songe acheter une maison où l'intérieur et l'extérieur sont à refaire, ça occupera mes soirées et mes weekends lorsque je serais professionnellement stable). J'ai besoin de libérer la colère liée au décalage que je ressens alors je fais du sport, etc.

Bon courage.
HQI-Asperger

« Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? » - Pierre Desproges
Demosthene
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Hors-sujet
Hélas, j'ai réalisé ce que vous mentionnez :
- je vous peu mon entourage, familiale ou amicale,
- j'ai fait du sport en compétition (triathlon et marathon) durant de nombreuses années
- j'ai changé plusieurs fois d'activités, que ce soit loisir ou pro, au gré de mes appétits et de mes exigences de réalisation personnelle
- j'ai cultivé plusieurs réseau associatif ou professionnel, sachant que c'était mon maillon faible

Au final, je comprends que j'ai juste essayé de compenser, de donner le change, de satisfaire aux divers engagements que je dois satisfaire ... et au final, je constate que je ne n'ai rien résolu.
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Choupinne
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Pour moi c'est plus ou moins tout les jours en continu pendant ma formation en informatique. Quand on a le droit à un exercice, je le fait, ça marche, et je sors la tête de mon ordi pour voir les autres (qui sont loin d'être cons, on est tous ingénieurs) qui galèrent sur tout un tas de problèmes que j'ai résolu facilement.

Dans les projets en groupe, quasi systématiquement je m'occupe de ma partie, puis vais aider les autres à faire la leur.

Rien de bien grave, je ne me plaint pas, et personne ne me fait chier avec ça (j'essaie de rester aussi discret que possible, et me la ramène jamais quand ça a trait à mes "facilités"). Mais j'ai quand même une espèce de gêne en permanence quand je vois les autres buter sur des concepts qui me paraissent presque évident. Mon seul moyen de balayer cette gêne, c'est de me dire que après tout j'ai pas choisi, et j'ai bien morflé a cause des effets secondaires de la ###sempiternelle allégorie de l'hippocampe écervelé###. J'essaie autant que possible d'en faire quelque chose de bien, et d'aider les autres, pour me "racheter" quelque part ?

Et puis, aujourd'hui, la cerise sur le gâteau (qui m'a fait beaucoup rire :') ), les évaluations individuelles : je me retrouve avec la pire note en travail. Motif : "tu as du potentiel, mais tu pourrais faire encore mieux". Ben oui, ça fait déjà plusieurs semaines que je ne me cache même plus devant le formateur quand je fais du tétris ^^'

C'est l'histoire de ma vie, des profs qui se désolent parce qu'en bossant je pourrais faire plus. Ben ouais, peut-être, mais pourquoi faire ? Entre 12 de moyenne, et 16 de moyenne avec une heure de jeu en moins le soir, j'aime autant avoir juste ce qu'il faut pour avoir mon diplôme ! Certains disent "branleur", mais non, je place juste mes efforts la ou ils sont utiles !
"Il me fallait une bonne citation à mettre en signature, mais j'ai rien trouvé de sympa..."
- Choupinne
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Bulle d'o
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Amusant ce topic, je ne le connaissais pas. Amusant aussi, car "décalée", je ne me suis pas sentie avant environ une trentaine d'année et pourtant :

j'ai été une enfant seule en primaire (et première de la classe sur toute cette période donc ça met "seul"), une ado singulière, une jeune adulte qui dérangeait les autres et à qui on pouvait le renvoyer pleine poire mais.....

...malgré cela, ça n'est que quand j'ai été sure de mon expérience professionnelle et d'une certaine qualité de mon exercice, que j'ai commencé à me dire que "peut-être, étais-je "décalée".
Pourquoi? car avant, être zarb, ça me paraissait normal et je me disais qu'un jour moi aussi, je deviendrais "à l'aise", je pensais juste être "maladroite"/"better me in progress".

:)
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

Les désorientés (2012) de Amin Maalouf
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yokainoshima
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C'est marrant parce qu'à y réfléchir, je ne suis pas sure que je me sente moi en décalage. Je me contente de ... vivre. En revanche, ma façon d'être on me l'a souvent renvoyée à la figure et pas toujours en bien. J'ai souvent eu l'étiquette de la rebelle, solitaire, revêche, introvertie etc.

Ces derniers temps j'essaie de comprendre le pourquoi de certaines réactions et je vais d'étonnement en étonnement.
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albavega
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Pour moi, je pense que le déclic a eu lieu entre 12 et 15 ans. Je n'étais pas un bon élève ,hormis en arts plastique, analyse de texte ,lecture et rédaction. Mais je me rendais compte que j'arrivais à analyser des textes qui était souvent vu comme "pas de mon âge''. Je me posais des questions sur l'histoire tel qu'on nous l'enseignait, et mes questions ne trouvaient pas leur réponse.


Au final, le décalage aussi bien dans ma façon de penser que dans ma façon d'être avec les gens de mon âge se faisait de plus en plus sentir. Par conséquent, afin d'éviter l'isolement, j'avais l'impression de devoir me mettre à leur ''niveau''. Je rigolais bien, mais je m'ennuyais ferme et personnes autour de moi ne comprenais que je puisse lire Spinoza,Nietzsche ou m'intéresse à Goya ou Miro.


Ce qui a achevé de faire penser aux autres que j'étais un mec stupide, c'est que j'ai raté mon brevet et mon parcours scolaire fut chaotique alors qu'eux suivait un cursus normal et sans accidents.


Hors, vers mes 17 ans, j'ai rencontré celle qui est devenu mon épouse et donc son père . Un homme avec un niveau de connaissances que je n'avais jamais vu et je me suis rendu compte que j'arrivais à suivre sa conversation , à argumenté face à lui. J'ai aussi rencontré un autre homme qui m'a appris et expliqué aussi d'autre chose sur lesquelles je me questionnais. Tout cela m'a prouver que je n'étais pas plus bête que les autres ,mais que ma façon de penser et de réfléchir était juste différente.
La vie est un souffle, alors profite de chaque vent...
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Modafinil
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En ce qui me concerne, c'est plus 1 sentiment de différence qu'un sentiment de décalage.
J'ai peu de souvenirs d'enfance, mais je sais que je me suis toujours sentie différente. Je l'ai longtemps mal vécu, parce-que les autres se sont toujours appliqués à bien me faire comprendre que je n'étais pas comme eux (les enfants peuvent être cruels c'est comme ça). C'est sans doute à l'origine de ma misanthropie.
Cela dit, je n'étais pas une enfant solitaire puisque j'avais des amis : j'ai eu la chance de rencontrer d'autres enfants "différents" selon les critères du collectif, et aussi des "normaux" (toujours selon ces mêmes critères) qui n'ont pas eu peur du jugement de la meute (c'est comme ça que je vois "les gens').
J'ai été une enfant très sociable, devenue de plus en plus "sauvage" en grandissant (ça c'est le terme utilisé par mes parents) pour finalement être cet adulte que je pense serein et équilibré mais qui est incapable de comprendre et de faire face à la meute.
J'ai compris et accepté les raisons de cette "différence" (narcolepsie et hp), c'est 1 fait : je suis comme ça et je ne vois pas pourquoi je devrais faire semblant d'être ordinaire (comprendre "normal") alors que je suis extra-ordinaire (en dehors de la norme). Quelques consensus cependant : dire bonjour même si je ne le pense pas (j'ai d'ailleurs trouvé d'autres façons polies de saluer sans être hypocrite), dire aurevoir, dire merci... Et puis sourire quand il faut, regarder les gens dans les yeux quand ils me parlent (alors que je pense à tout autre chose pour ne pas m'endormir), etc.
Alors j'ai quelques surnoms amusants qui reflètent assez bien la façon dont je suis perçue par la meute (Dr House, Pti Larousse, IBM, Forest, et même Saylormoon ou Marie-Foufelle que seuls les chtis peuvent comprendre). Mais je me surprends parfois à les revendiquer car enfin si je n'en fais clairement pas partie, je suis reconnue par elle telle que je suis.
Et pour mon fils, qui a 14 ans aujourd'hui, le déclic a été le bilan Wisc vers 8-10 ans. Il a pu mettre une explication face à son malaise vis-à-vis des autres et il a trouvé ses propres solutions (après divers essais infructueux voire catastrophiques). Et lui n'a qu'un seul surnom pour l'instant : 42 (que j'ai compris très récemment).
“Avec un escalier prévu pour la montée on réussit souvent à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente.” Jacques Rouxel
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Petitsmartin
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Et bien moi ce sont plus les autres qui me font remarquer ma « différence ». Le nombre de proches qui m’ont dit une fois que l’on se connaissait bien « au départ je te trouvais très hautaine, finalement tu es quelqu’un de simple »
Mouais je n’ai pas l’impression de prendre les gens de haut, bien au contraire j’ai un énorme manque de confiance en moi. Mais force est de constater que c’est l’image que je dois renvoyer car on me la sortie à plusieurs reprises.

Après si on parle de mon enfance/jeunesse, ma mère ayant eu deux cancers, j’ai mûri un peu plus vite que la moyenne, ce qui fait que je n’avais pas forcément les mêmes délires que les personnes de mon âge.
Enfin en conclusion malgré l’énergie dépensée à essayer d’être comme les autres, c’est loupé.
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