supériorité/égalité - le faux débat

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madeleine
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Re: supériorité/égalité - le faux débat

Message par madeleine » dim. 11 mars 2018 15:04

Allons bon !
Ton post semble tout droit sorti du Grand Méchant Monde ...
Il est également possible d'analyser les faits sociaux et d'obtenir un état du monde certes contre-intuitf pour certains, mais solidement étayé et qui démontre que globalement, les sociétés humaines sont plus tolérantes, plus justes et moins violentes que jamais.
Outre le dernier hors série du magazine Sciences Humaines, intitulé Comment va le monde ?, tu peux trouver un éclairage plus positif chez Johan Norberg par exemple, petit résumé sympa ici, ou chez Steven Pinker, professeur à Harvard dont le dernier livre est une somme de recherches pointues qu'il résume dans ce TedTalk bien sous-titré..
Je te suggère de lire ce fil Le paradoxe de la société actuelle, où ces notions ont été récemment abordées.

Il faut distinguer les faits des jugements de valeur :
"La difficulté de l'estimation des risques vient de la superposition de jugements de faits et de jugements de valeur.
Un jugement de faits s'exprime à partir de résultats, d'observations nettement identifiables. Les faits sont appréciés à l'aide de critères explicités. Des observateurs différents avec la même grille d'observation doivent aboutir à la même conclusion. L'estimation est à visée objective. Le référentiel est établi, il est reconnu.
Un jugement de valeur exprime des choix personnels, il repose sur des valeurs, des sensibilités. Ce jugement est relatif au choix de l'évaluateur. Notons que le jugement de valeur n'existe réellement que lorsque quelqu'un décide de dire ce que vaut l'écart. (L'analyse des risque, Gilles Deleuze, Jacques Ipperti, 2013)

Tu utilises enfin la notion d'écosystème ; c'est un concept totalement neutre du point de vue de la valeur, et qui n'est défini que par la densité des interactions. Les écosystèmes évoluent sans cesse, et ce qui produit une évolution du système est factuel ; le définir en termes de valeurs bien/mal, inférieur/supérieur sert à défendre une opinion mais on peut aussi bien tordre les faits dans l'autre sens, non ?
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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Khyd
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Re: supériorité/égalité - le faux débat

Message par Khyd » dim. 11 mars 2018 19:03

Bonjour,

depuis ma fiche de présentation j’ai été redirigé sur ce fil, que j’ai trouvé très intéressant.
Aussi permettez-moi de prendre part à votre discussion et de donner mon avis.

Je tiens à préciser que mon opinion répond à des règles très strictes de pifomètrie, dont vous trouverez le protocole en page 1 du sujet, et que dès lors, tout mon propos est directement contestable, voir déjà caduc, surtout si l’on tient compte du fait que je ne suis pas concerné par ce mal supérieur qui affecte la plupart d’entre vous. Merci d’en tenir compte.

Avant de vous ensevelir sous l’avalanche de mes idées pifocentrées et inférieures, posons la problématique qui sont les « stéréotypes, dont celui de la prétendue supériorité qui entrerait en opposition avec le principe de l'égalité. » tel que l’auteur du sujet l’a pifodéfinis. Si ça ne vous dérange pas, je vais arrêter avec les pifs, je ne comprends plus ce que j’écris sinon :’(.

Donc, le problème serait que l’on met les gens dans des cases, et que l’intelligence des uns, dans la case supérieure, susciterait une certaine jalousie de la part des autres, dans la case inférieure, alors qu’on a toujours dit aux uns et autres qu’il n’y avait pas de cases, alors qu’il y en avait.
Pour comprendre ça, il suffit de se poser la question de ce qu’est l’égalité, ou l’égalitarisme ; plus qu’un principe, ou une idéologie, j’y vois un idéal, autrement dit quelque chose auquel nous aspirons tous (parce qu’on a du pif…) et que nous avons tendance à émotionaliser, plutôt qu’à rationaliser.
Nous aspirons tous à une certaine égalité, mais qu’en est-il dans les faits ?

Ce que l’on observe dans la nature, ou dans les rapports sociaux entre individus, ne semble malheureusement pas être du ressort de l’égalité, mais ne serait-il pas plutôt de l’ordre du rapport de forces ? qui aboutirait à un rapport inégalitaire de gagnant / perdant, dominant / soumis, supérieur / inférieur?
Et si l’égalité était elle-même soumise à ce principe ? Dans les rapports femmes / hommes par exemple, qu’est-ce que l’égalité sinon un outil rhétorique dont l’objectif serait de rétablir l’équilibre des forces face aux hommes inégalitaristes ?
Au final, tant qu’il n’y a pas d’égalité, il y a un idéal, et tant qu’il y a un idéal qui s’oppose à d’autres idéaux et conceptions de la vie, il n’y a pas d’égalité.
Pour vivre dans un monde égalitaire, ne faudrait-il donc pas supprimer toute opposition à cet idéal ?
Mais si l’on accède à cette solution dictatoriale dogmatique, que fera-t-on des gens qui s’en sentiront discriminés ?
N’est-ce pas profondément contradictoire avec le principe d’égalité ?
Utopie ?

Cet idéal, ou utopie, m’aura permis de mettre en avant la notion de rapport de forces, que je n’ai encore vues nulle part dans ce sujet.
Pour conclure : l’égalité serait-elle un faux principe qui s’oppose à des règles de rapport de forces beaucoup plus logiques ?

Voilà, je voulais poser le problème du faux débat à l’envers, sans forcément apporter d’éléments de réponse, j’espère l’avoir faits de manière cohérente^^’.
Sans doute le plus important quand on s’exprime pour la première fois sur un forum :s.

supériorité/égalité - le faux débat ?
supériorité/égalité - le faux débat ?

Et si nous étions tous égaux parce que pareils dans nos différences ? Et si nous pouvions tous porter un jugement de valeur sur les autres parce que se faisant c’est aussi soi-même que l’on critiquerait ? Et si nous pouvions faire des blagues sur les blancs, les noirs et les arabes sans que cela soit considéré comme raciste parce que nous ne sommes pas différents mais tous humains ?
Et si c’était l’acceptation de nos différences, de nos jugements de ces différences, de nos inégalités, qui supprimerait les inégalités ?

Tout le monde s’accorde à dire que les jugements de valeurs sont de l’ordre du stéréotype, mais le cadre qui vous permet d’en juger, à savoir l’égalité, n’est-elle pas en réalité la source de ces stéréotypes ?

Il faut toujours que j’en rajoute une couche désolé, là c’est fini^^.

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alcide
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Re: supériorité/égalité - le faux débat

Message par alcide » jeu. 30 août 2018 20:55

lady space :
« Bizarrement, cette diversité ne pose pas beaucoup de problèmes dans les domaines professionnels, artistiques ou sportifs. Seulement, quand on parle de QI, tous les poils se hérissent ce qui n'est pas bien logique. »

Ce n’est pas si illogique car il y a un lien entre savoir et pouvoir. Christopher Lasch, dans la révolte des élites, nous dit que les masses ne menacent plus l'ordre établi comme au bon vieux temps de la révolution russe. Actuellement, ce sont les élites qui sont dangereuses pour une société. Selon lui, les gens de gauche pensent que les élites sont composées de personnes qui détiennent le savoir. Un HQI aura plus de facilité qu’un autre pour acquérir un savoir et donc un pouvoir. C’est pourquoi cette différence de degré est si mal perçue ama.
Ça n’augure rien de bon: dans une société saine, l’intelligence est considérée comme une vertu et la ruse comme un vice. Dans notre société, c’est l’inverse qui se passe (le rusé prend l'ascendant sur l’intelligent). Les sophistes (publicitaires, experts organiques, etc) sont applaudis à la TV alors que le premier de la classe au collège se fait casser la gueule à la récrée (mon cas en 3e, après j'ai volontairement régressé).

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