Douance et empathie

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Fabs le vaurien
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Re: Douance et empathie

Message par Fabs le vaurien » ven. 11 nov. 2011 23:22

sur le caractere inné de l'empathie

http://carl-rogers.fr/Les%20mecanisme%2 ... pathie.pdf

extrait L'empathie est un phénomène complexe et non un module unique. Les mécanismes de
traitement de l'information et les systèmes neuronaux qui les sous-tendent s'organisent au
cours du développement normal du cerveau. L'un des composants majeurs – la capacité
d'entrer en résonance arec les autres membres de notre espèce – est automatique et fonctionnel
très tôt (dès la naissance). Cela n'est cependant pas suffisant pour parler d'empathie, c'est un
élément précurseur nécessaire mais non suffisant. Donc dire que l'empathie est innée et
automatique est un peu rapide. Ce que je veux dire est qu'un développement normal conduit à
la manifestation de l'empathie (vers 3-4 ans pour les premières manifestations de
comportements véritablement prosociaux) sans nécessité d'un apprentissage explicite....



http://www.franceculture.fr/emission-l- ... 04-28.html
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Re: Douance et empathie

Message par TourneLune » ven. 11 nov. 2011 23:26

Il y a des gens ouverts d'esprit dans des familles complètement fermées... et inversement des gens fermés dans un environnement ouvert....
Ca suffit à prouver que ce n'est pas uniquement acquis.
Ensuite, évidemment que l'environnement joue.

Pour produire quelque chose, à la base, il faut en être capable ET rencontrer les conditions qui vont faire que....

Après, c'est sûr que si tu grandis sans jamais rencontrer personne...
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Re: Douance et empathie

Message par Cyrano » sam. 12 nov. 2011 07:50

C'est tout de même plus facile de se décentrer quand on est plongé dans une culture différente. Même si c'est loin d'être gagné. Je trouve que cette capacité relève de l'intelligence. J'ai observé, dans mes voyages, dans les endroits où j'ai vécu, des gens incapables de le faire, qui jugent à l'aune de leurs propres codes. Souvent, en découle une forme de sentiment de supériorité que je trouve détestable. Quand je suis arrivé en Martinique, j'ai compris très vite que j'avais affaire à une autre culture. J'ai donc ouvert mes chakras en grand. Il y a encore tant de gens qui balayent cela avec un "attends, on est en France ou pas ?" et qui se comportent en colonialistes de la première heure.

Quand j'arrive dans une culture différente, je fais Ctrl/Alt/Suppr et je me "spongifie". On y gagne le respect et la compréhension de l'autre.

Ça, c'est au niveau sociétal. Après, je pense qu'à l'intérieur de chaque culture, existe la culture personnelle de chacun. Et c'est là que Fabs entre en jeu. Dan ton métier, tu dois, je pense, arriver à décoder l'autre, trouver la bonne clé d'entrée pour l'atteindre.

Quant à savoir si cette capacité relève de l'inné ou de l'acquis, je dirais que c'est un mixe des deux. Mes plongées dans des cultures différentes, et comme je l'ai dit dans d'autres topics, ont profondément décentré mon échelle de valeur. Ensuite, et je le redis, je pense que cette capacité relève aussi de l'intelligence. Je considère même cela comme une preuve d'intelligence.
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
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Re: Douance et empathie

Message par TourneLune » sam. 12 nov. 2011 09:32

Cette empathie-là relève très certainement de l'intelligence. Ce qu'on prend en général pour de l'empahthie mais qui est plutôt de la sympathie s'apparente plus à un transfert affectif et je trouve que ça n'a pas grand chose à voir...
Tout au plus, comme beaucoup de choses, si la sympathie existe, la douance l'amplifie-t-elle peut-être....
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Re: Douance et empathie

Message par Zyghna » sam. 12 nov. 2011 10:18

En ce qui concerne le caractère inné/acquis, je pense qu'il faut un terreau initial, mais que ça ne poussera pas tout seul non plus. comme dit Fab's, certains de ses collègues sont restés totalement hermétiques à la notion de décentrage (je ne sais pas si ça ce dit comme cela). Je connais des personnes qui voyagent énormément sac à dos sur le dos depuis près de 30 ans et qui n'ont toujours pas réussi à se décentrer.
J'ai souvent de nombreuses conversations sur les différentes moeurs, et mes interlocuteurs finissent par comprendre, mais ça ne fait pas pour autant tilt dans leur tête.
Je me demande souvent: soit ils ne sont pas prêts à remettre en cause leur système de pensée (trop fatiguant intellectuellement, pas de révélation subite), soit ils ne peuvent pas. En dans la majeure partie des cas, je penche pour la dernière solution.

Reste ensuite à savoir si l'empathie pourrait se développer plus facilement si on prenait en charge ce problème dès tout petit. Mais dans ce cas, les enfants sensibilisés ne risqueraient-ils pas de se sentir déracinés de leur propre culture? (je demande ça car plus je m'imprègne d'autres cultures, moins je me sens rattachée à la mienne, tout se détricote alors que je me reconstruis sur d'autres bases)
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Re: Douance et empathie

Message par Fabs le vaurien » sam. 12 nov. 2011 10:46

Zyghna a écrit : les enfants sensibilisés ne risqueraient-ils pas de se sentir déracinés..
voir pas du tout enracinés, flottants.
On peut questionner nos conditionnements mais il n'empêche que c'est sur ces balises-là qu on puise notre sentiment d'identité (semblable et différent) et qu'on peut se situer.
Pour se décentrer, il faut bien avoir été centré...

bref, je suis parfois étonné de lire des témoignages de personnes disant qu elles se sentent empathiques et donc ont envie d'aider les autres ( au meme titre que l hypersensibilté, le terme est galvaudé et peut etre dénué de son sens) parceque si ce n'est nullement exclu, l'empathie a plutôt pour intérêt principal d'aider correctement ou au moins prendre en compte l'autre. Ce n'est pas parcequ on est empathique qu on voudra aider. Par contre, l'etre peut aider à le faire. Ce nest pas non plus de l'agapé..(le syndrome mère theresa.)

(zyghna; on parle de décentration)
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Re: Douance et empathie

Message par Fabs le vaurien » sam. 12 nov. 2011 22:53

je me rends compte que je dois bémoliser mon précédent propos donc j'ajoute une précision.
l'empathie n'est pas forcement associée au fait de vouloir "le bien" de l'autre car elle s'avère être une arme redoutable aussi pour "nuire"(TourneLune disait un truc dans ce sens en tout début de topic)
Donc j'adhère à l'idée de déconditionner l'empathie de toutes considérations morales/altruiste/humaniste/bienveillante etc...Aider l'autre s'inscrit dans l'agir. L'empathie n'est pas un mouvement. C'est un postulat, un préalable.
après ce qu'on en fait....(cf pervers narcissique etc..).
Donc, je rejoins pas mal cyrano que l'empathie est une manifestation d'intelligence. Car certains prédateurs le sont tres certainement.

voilà, c’était ma parenthèse, parceque je trouverais dommage qu'on limite ce terme à la dimension coeur sur la main/meilleur copain...
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Re: Douance et empathie

Message par TourneLune » sam. 12 nov. 2011 22:54

Je crois que pour exercer une bonne torture, il faut une bonne empathie, en effet :D :D
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Re: Douance et empathie

Message par Zyghna » dim. 13 nov. 2011 10:29

Effectivement l'empathie est neutre, c'est le fait de comprendre l'autre, pas de vouloir l'aider ou le détruire. On parle le plus souvent de l'empathie dans un cadre positif, sans doute parce que cela flatte notre pseudo-humanité (forcément nous seuls en sommes capables...), et dans l'imaginaire collectif, cela se confond avec la sympathie.

Mais ce n'est pas parce que l'on comprend ce que pense l'autre qu'on a une quelconque obligation morale envers lui, la seule que l'on ait est envers nous. D'ailleurs quand on cherche à développer son empathie envers le monde, c'est dans le cadre d'une recherche personnelle avant tout, ce n'est pas pour soulager la société. Ce n'est pas de la compassion!
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Re: Douance et empathie

Message par pixelvois » dim. 27 nov. 2011 22:32

Pour moi l'empathie est avant tout la capacité à l'identification du ressenti d'autrui ( donc avec comme préalable une sensibilité certaine ) qui permet d'induire la compréhension de l'autre. L'intelligence ( qui peut devenir perverse selon comment elle est utilisée ) psychologique ne me semble pas nécessairement liée à un phenomène d'empathie; et l'empathie un peu trop prononcée peut devenir néfaste à celui qui la possède / subit : c'est plutôt ainsi que je ressens parfois la mienne, sans pour autant éprouver le besoin ( mais que je peux comprendre pour d'autres ) de la mettre complètement en sommeil, mais de la limiter un minimum pour me protéger ( sans y parvenir vraiment d'ailleurs ). Ce que je retrouve d'ailleurs dans cette partie du dossier pointée par le lien de Mûres :
L'empathie, au cœur du jeu social
L'être humain peut être doté d'une incroyable capacité d'empathie, tout aussi grande que sa faculté à la mettre en sommeil. (...) Serge Tisseron passe en revue les situations dans lesquelles une personne est tentée, pour se protéger, de limiter son degré d'empathie (...)
"Dans un monde où chacun triche, c'est l'homme vrai qui fait figure de charlatan." ( André Gide - Les faux monnayeurs )

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Re: Douance et empathie

Message par Fabs le vaurien » lun. 12 déc. 2011 09:50

Selon Carl Rogers, l'empathie consiste à saisir avec autant d'exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d'une autre personne et à les comprendre comme si l'on était cette autre personne.

Il s’agit d’un« processus d’identification délibérée avec autrui, comprenant une introspection accrue en même temps dans sa propre identité et dans celle du partenaire ». Cette idée rejoint bien la question de "décentration nécessaire" abordée plus haut.

L’empathie genere donc de l’affectivité, mais elle implique de savoir être distinct sans etre pour autant distant.
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Re: Douance et empathie

Message par Zil2blé » dim. 18 déc. 2011 00:47

Pour en revenir au premier post, je dois dire que ça m'a posé question:
En effet, je suis capable à la fois d'être hautement empathique et dans d'autres situations, de faire des gaffes énormes parce que je n'ai pas tenu compte des conséquences émotionnelles que mes propos allaient générer.
En réfléchissant à ces situations, je me suis dit que lorsque je fais l'autiste, c'est que je me refuse à tenir compte de l'état de l'autre, soit que je veut rester dans l'intellect, soit que je ne veux pas avoir d'aprioris sur cette personne (car quand on ne connait pas la personne, c'est parfois très compliqué d'imaginer sa réaction). Je sais bien que c'est un raisonnement débile basé sur une croyance fausse, et je travaille pour m'en débarrasser, mais cela peut encore m'arriver. Si ça peut aider Madame Chevêche à comprendre les personnes qui lui font ça... Il m'arrive de réaliser l'énormité de la situation au moment même où je suis en train de parler à la personne. Je vais jusqu'au bout mais je me sens vraiment un gros lourdingue et c'est sûrement les seuls moments dont j'ai vraiment honte (je me les remémore la nuit, je me réveille et me traite de tous les noms)

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Re: Douance et empathie

Message par guillaume29 » lun. 19 déc. 2011 22:04

Fabs le vaurien a écrit :Selon Carl Rogers, l'empathie consiste à saisir avec autant d'exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d'une autre personne et à les comprendre comme si l'on était cette autre personne.

Il s’agit d’un« processus d’identification délibérée avec autrui, comprenant une introspection accrue en même temps dans sa propre identité et dans celle du partenaire ». Cette idée rejoint bien la question de "décentration nécessaire" abordée plus haut.

L’empathie genere donc de l’affectivité, mais elle implique de savoir être distinct sans etre pour autant distant.
Merci pour cette info.

Je me suis brouillé avec mon précédent thérapeute car il ne voulait pas reconnaître cette ""faculté"" !

Or je lui expliquais que pour moi, ça posait des problèmes.

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Re: Douance et empathie

Message par Zil2blé » mar. 20 déc. 2011 14:34

Les thérapeutes sont avant tout des humains, avec leurs faiblesses.
Faut pas hésiter à changer de crémière.

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Re: Douance et empathie

Message par Mlle Rose » ven. 23 déc. 2011 11:00

Juste pour faire remonter le sujet, et répondre en partie à une réflexion de Narcisse ce matin, je me permets de m'auto-citer (un truc que j'avais écrit il y a longtemps)


Une piste pour surmonter le complexe du surdoué malheureux/inadapté social...

JSF aurait peut-être dû choisir un autre titre pour son livre phare... ou alors son point d'interrogation une fois posé, elle a pensé que ses surdoués lecteurs auraient compris le doute qui s'y cache. Il semble qu'elle n'ait pas mesuré que certains n'y verraient qu'un point final.
Trop intelligent pour être heureux. Point. Voilà, maintenant j'ai une bonne excuse pour pleurer sur mon triste sort.

Parmi les différents coupables de cette affreuse incapacité au bonheur, l'empathie exacerbée est souvent pointée du doigt, sur divers forums, mais aussi par les grands pontes de la question. Notamment dans un compte-rendu de réunion avec le Pr Revol , on trouve, décrit dans les troubles possibles, « le sur-don complique la vie : l'intuition entraîne l'empathie, et l'excès d'empathie amène l'anxiété et l'anxiété la dépression ». JSF et Adda, pour ne citer qu'elles, en ont aussi parlé, peut-être dans des termes moins tranchés (mais je trouve que ces mots résument bien la pensée générale). Elle est parfois appelée « hyper-réceptivité émotionnelle », et souvent associée à des difficultés à s'adapter socialement, à cause de la dépression qu'elle peut engendrer (je fuis les autres pour ne pas avoir mal).

Or certaines de mes récentes lectures sur le bonheur m'ont laissée perplexe, j'ai fait quelques recherches, quelques liens, j'ai vu quelques questions se dessiner face à de criantes incohérences...

Un premier article est venu conforter ce malaise que je ressentais déjà en lisant toutes ces méchantes accusations (car en moi, je ressentais plutôt l'empathie comme une force). Dans le Sciences et Avenir de ce mois-ci (voir dossier sur le bonheur et, entre autres, cet article), dans les 6 clés du bonheur (voir définition au début de l'article) on peut notamment lire : « Faire preuve d'empathie... Cette hormone (l'ocytocine) serait active dans toute bonne relation, qu'elle soit amoureuse mais aussi amicale, parentale, etc. Une expérience de l'université de Zurich (2008) a montré que dans des jeux d'argent, l'inhalation d'ocytocine favorise la confiance. Elle interviendrait également dans un autre comportement très spécifique aussi : l'empathie, la capacité à se mettre à la place d'autrui. En 2009, Jorge Barraza, du Centre de neuroéconomie du Claremonte College (Californie), a projeté des vidéos émouvantes ou non à des volontaires et a mesuré, lors des phases émotives, un accroissement de la sécrétion d'ocytocine de 47 %. « Nous montrons pour la première fois que l'ocytocine est la première signature physiologique de l'empathie », conclut la publication. Or l'empathie serait l'un des facteurs essentiels au bonheur de l'humain. Frans de Waal, professeur de psychologie à l'université Emory (Atlanta, EtatsUnis) qui signe L'Age de l'empathie, affirme : « Aider quelqu'un d'autre peut devenir un acte égoïste car celui qui donne en retire une récompense intrinsèque. C'est la beauté de l'empathie. Beaucoup d'actes sociaux que l'on entreprend nous font nous sentir bien. ». Un deuxième article trouvé par la suite fait aussi état du lien étroit entre empathie et rapports sociaux équilibrés. Il s'agit d'un commentaire du livre de Frans de Waal cité dans Sciences et Avenir, primatologue pour qui « sans l’empathie, les espèces sociales n’auraient pas survécu. »
Pensée intérieure : alors ocytocine et empathie seraient donc corrélées... et l'ocytocine étant aussi une hormone favorisant l'attachement et le bien-être il n'y aurait aucune raison neurobiologique pour que des personnes douées d'empathie se détachent à ce point du groupe social, ils auraient même tout intérêt pour leur bonheur personnel à s'en rapprocher... il faut que je cherche plus loin...(question à soumettre pour une idée de recherche : les personnes sur-douées, que l'on dit sur-empathiques feraient-t-elles partie de ces personnes ayant le profil AA ou encore, en plus d'avoir des récepteurs efficaces produiraient-elles plus d'ocytocine?")

Poursuivant mes recherches sur l'empathie et l'ocytocine, je suis tombée sur un article de Cerveau et Psycho révélant un autre lien dont je n'avais pas connaissance et qui a, lui aussi, soulevé en moi quelques questionnements. Sarina Rodrigues, de l'Institut de recherche sociale et de la personnalité et Laura Saslow du Département de psychologie de l'Université de Californie, et leurs collègues de l'Université d'État de l'Oregon, ont montré qu'une variation du gène codant le récepteur de l'ocytocine (OXTR) est responsable de notre plus ou moins bonne maîtrise du stress, ainsi que de notre degré d'empathie. Au delà de la dimension génétique que cet article implique, il existerait donc un lien entre ocytocine, stress (ou plutôt bonne gestion du stress), et empathie.
Pensée intérieure : tiens tiens, les personnes gérant le mieux leur stress sont aussi celles dont l'empathie est la plus développée... voilà qui va à l'encontre même de ce que dit Revol... serai-t-il possible que ce qui provoque l'anxiété chez les personnes surdouées ne soit pas l'empathie en elle-même mais des facteurs environnementaux?
Décidément cette ocytocine semble intéressante...(d'ailleurs, autre lien)

Et en vous, ça ne soulève aucun questionnement?

Je voudrais aussi que vous lisiez ceci. Oui, je sais, se servir de l'empathie comme cela, dans certaines circonstances, c'est un peu vomitif, et je ne pose pas ce lien pour faire ici l'apologie de la manipulation. Néanmoins avouez que l'empathie peut-être parfois bien pratique. D'après mon expérience, je continue à penser que lorsqu'on est doué d'empathie, il est simplissime de deviner les attentes de l'autre en face, notamment dans les entretiens d'embauche, pour les oraux des examens, à l'école, etc... et que cela aide grandement à s'ajuster lorsque c'est nécessaire pour se faufiler plus facilement dans la vie (bouhhhh la vilaine manipulatrice :fouet: )


Petites précisions supplémentaires :
1. sociéterde = contraction de société de merde pour ceux qui ne pratiquent pas le langagerde
2. ce n'est pas le concept du surdoué plaintif qui me débecte, c'est le concept de la plainte en général (partout, chez tout le monde) et de la complainte, de l'auto-complaisance, lorsqu'elle est érigée en mode de fonctionnement. D'abord parce que je crois que la décadence de notre sociéterde pourrait venir un peu de là... auto-complaisance, déresponsabilisation, déficit de volonté et attente d'assistance extérieure au lieu de chercher des solutions en soi... créant à terme une société d'assistés, de je-m'en-foutistes, manquant totalement de dignité et d'exigence envers eux-mêmes. Ensuite pour des raisons plus intimes sur lesquelles je ne m'étale pas ici.
3. je n'ai pas redéfini l'empathie (il est question de l'empathie émotionnelle ici, pour ce qui est de l'empathie cognitive, il serait nécessaire de faire un autre sujet) car elle l'était dans certains des articles cités, je voudrais tout de même insister sur le fait que l'empathie ne signifie pas se confondre avec l'autre... qu'il ne faut pas oublier le "comme si" dans "comme si j'étais en l'autre", cela fait d'ailleurs peut-être partie du versant négatif de l'empathie chez certains surdoués : manque de dissociation avec autrui, tendance à la fusion, difficulté à trouver la limite avec l'autre.... ça me renvoie beaucoup aux symptômes de l'immaturité affective avec les soucis de différenciation d'avec la mère...il paraît que les surdoués sont souvent immatures de ce point de vue non? Un parallèle serait peut-être à faire avec cette manière si particulière que nous avons d'aimer, mais ceci est encore un autre sujet).
4. je ne donne pas de réponses, je ne pose que des questions et ce post a pour but de montrer que si, malgré une probable aptitude biologique à éprouver de l'empathie et à, de ce fait, avoir des capacités d'adaptation sociale accrues (et de meilleurs capacités de gestion du stress semblerait-il), nombreux sont ceux qui le vivent à l'inverse, il se pourrait que cela provienne de ces même facteurs externes dont je parle plus haut.

Pour résumer ma pensée, nous aurions comme nos congénères non surdoués des facultés à l'adaptation sociale, grâce notamment à un haut développement de notre empathie, néanmoins certains, peut-être en raison de facteurs environnementaux/éducatifs/traumatiques auraient inhibé ou rejeté cela, n'y voyant que des aspects négatifs. A ceux-ci je dis : peut-être devriez-vous penser que le problème n'est pas intrinsèque à votre douance ou supposée douance. Peut-être faudrait-il aller plus loin et considérer, dans votre parcours, ce qui a conditionné cela.

En d'autres termes, j'encourage à une réflexion globale sur la nécessité de faire le tri entre ce qui est directement lié à la douance dans nos maux, et ce dont nous sommes responsables/ce dont notre parcours est responsable. Parce qu'une fois que l'on en est là et que l'on ne cherche pas à agir contre une cause mal identifiée, on a peut-être quelque chance de voir son ciel s'éclaircir au final.
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: Douance et empathie

Message par Zyghna » ven. 23 déc. 2011 11:34

Tiens ça recoupe plusieurs autres sujets:
"La relecture du monde par Frans de Waal est passionnante. Il adhère totalement à notre devise, Liberté, Égalité, Fraternité. Les Américains ont développé démesurément la liberté, et ça ne marche pas. Les Européens, l’égalité mais cela ne marche pas non plus. Et tout le monde a oublié la fraternité. Il serait temps d’en faire une devise universelle en prenant bien soin d’équilibrer les trois composantes.".


Je ne peux qu'être d'accord avec ton compte-rendu Melle Rose. L'empathie est aussi pour moi une source de force, d'équilibre, de bonheur. Je ne vois pas en quoi cela pourrait être nuisible, sauf à vouloir s'enfermer dans sa bulle sans aucun contact avec l'autre. S'enfermer dans sa propre réalité en niant toute contradiction ou modification extérieure.
Qu'y a t il de plus gratifiant que d'aider quelqu'un et de voir son bonheur? Donner en attendant en retour que le bonheur de l'autre? C'est ce qu'on fait avec les enfants, voire avec les animaux de compagnie.

D'un point de vue personnel, je suis très empathique, même si j'ai longtemps refusé l'intrusion des sentiments des autres dans mon monde. Maintenant cela ne me pose plus de problèmes, je sais distinguer clairement mes sentiments de ceux des autres, c'est sans doute la maturité émotionnelle dont tu parles.
Et c'est logique ensuite que ça influe sur la gestion du stress: quand on comprend pourquoi on nous met la pression, il est d'autant plus facile de la gérer, de la réguler. C'est un jeu de miroir permanent entre nos réactions et l'Autre.
Je ne connaissais pas les gênes A et G mentionnés dans l'un des articles, mais c'est très intéressant... et pas forcément déterministe pour autant.


(Il faudrait créer un post sur le Bonheur s'il n'existe déjà ^^)
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Re: Douance et empathie

Message par lausoda » mar. 3 janv. 2012 21:59

Mon empathie me fait souffrir personnellement. Beaucoup.

J'arrive facilement à savoir ce que les autres éprouvent. Et surtout j'arrive à me mettre à leur place et j'essaie d'imaginer ce qu'ils attendent de moi. C'est pour ça que je redouble d'attention quand je sais qu'on attend quelque chose de moi. Je me retrouve totalement dans la phrase de Carl Rogers postée précédemment.

Je n'arrive pas encore très bien à gérer le fait que ce n'est pas pour tout le monde pareil. Pour l'anecdote perso : vis-à-vis de certaines personnes que j'estimais être des amies, je me suis rendu compte qu'elles n'en avaient rien faire de ce que je pouvais éprouver. Après une énième engueulade, je me suis rendu compte que c'est toujours moi qui allais m'excuser car j'avais des torts dans l'histoire. Elles aussi, mais elles ne sont jamais excusées (elles ne l'ont jamais fait par ailleurs) et n'ont jamais à aucun moment donné demandé ce que je pouvais éprouver. Tout ce qui les intéressait était ce qu'elles éprouvaient.

Le fait est que je souffre du fait que les gens n'arrivent pas à imaginer ce que je peux ressentir. Et doublement, quand je me rends compte qu'ils s'en foutent. C'est aussi pour ça que j'ai de plus en plus de mal à faire confiance.

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Re: Douance et empathie

Message par Zyghna » mar. 3 janv. 2012 23:13

tu attends peut être trop des personnes? prend ce qu'elles te donnent, le reste ne sera que bénéfice et bonne surprise. Même si tu tombais sur des personnes empathiques, ça ne signifierait pas pour autant qu'elles souhaitent s'investir.
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Re: Douance et empathie

Message par lausoda » mar. 3 janv. 2012 23:20

Oui j'attends beaucoup des personnes parce que je m'investis et je donne beaucoup. Il y a toujours un moment où j'en viens à faire les comptes et je me dis : à quoi bon?

Encore un point sur lequel je dois lacher du leste...

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Re: Douance et empathie

Message par Zyghna » mar. 3 janv. 2012 23:30

Oui, c'est ce que j'ai fait longtemps, avant de lâcher pas mal de lest, depuis ça va mieux ^^

Si tu ne l'as pas encore lu, je t'invite à lire ça:
http://adulte-surdoue.fr/psychologie-sa ... -t585.html
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Re: Douance et empathie

Message par Zil2blé » mer. 15 févr. 2012 20:52

Pour mes relations amicales aucun problème, mon empathie peut être aidante, mais en terme d'entretien d'embauche, je dois dire que j'ai navigué entre deux extrêmes. En fait, je pense que partout où j'ai décroché un boulot, j'ai eu affaire à un recruteur sensible qui a capté qui j'étais et de quoi j'étais capable. Par contre il m'est arrivé de passer des oraux horribles où dès le départ je comprenais que la personne en face de moi développait de l'antipathie à mon égard. Je crois qu'aujourd'hui, j'ai les clefs pour comprendre ce qu'il s'est passé. En fait, je me foutais la pression, et comme j'avais une vision de moi "dans la norme", j'essayais de me distinguer, alors qu'en fait j'en ai pas besoin. Résultat: J'en faisais dix fois trop. Et patatras... je passais pour un arrogant ou qq1 qui n'a pas compris la consigne. ça devrait se tasser maintenant.

A voir :
http://www.editionslesliensquiliberent. ... livre_id=3
Passionnant: Il compare les relations managériales aux relations dominants-dominés de certaines sociétés animales.
Par exemple le management français est aujourd'hui conçu comme dans un groupe de macaques (le chef est très autoritaire et brime toute initiative chez ses subalternes) alors que dans le modèle chimpanzé, le chef a compris qu'il tirerait un bénéfice à laisser s'exprimer l'initiative d'un jeune mâle.
Donc, demain tous bonobos?

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Re: Douance et empathie

Message par Fabs le vaurien » ven. 2 mars 2012 15:35

Concernant ta question (edit: en fait celle de madame chevêche, du coup je me rends compte que je réponds la même chose qu'il y'à quelque mois), je ne pense pas que le trop plein empathique amène le besoin réciproque (et la frustration le cas échéant) pour la simple et bonne raison que l'empathie est un postulat de départ, une compétence. Elle ne donne lieu à aucun jugement ni considération morale. Juste une perception fine de la réalité de l"autre.

Après, plein de paramètres entreront en ligne de compte et la réponse émotionnelle et intellectuelle d'ailleurs sera ce qu'elle sera.

Y'a pas de trop plein d'empathie, il y'a une empathie qui est là, le trop plein materialise la gestion du mouvement relationnel dans l’interaction avec l'autre. Mais celui-ci ne prend pas sa source dans l'empathie en elle même, d'ailleurs il aura meme tendance à la déneutraliser au point où la capacité empathique initiale finira par donner lieu à une absence d'empathie manifeste face aux autres, parceque l'attente de réciproque est indicateur d'une relation conditionnée, et centrée sur soi du coup. l'autre n'existant plus en tant qu'individualité qui peut faire des choix propres.
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Re: Douance et empathie

Message par Fabs le vaurien » ven. 2 mars 2012 16:14

NB Des qu'il y'a de l'affectif....c'est quitte ou double. Parce que je suppose que dans la perspective du non amour pour quelqu'un (genre un gros con infect ), c'est tout de suite plus compliqué de voir les images de notre écran empathique qui amènerait peut être à relativiser notre perception, ou ne la confirmer que davantage aussi tiens.
Cela amène une autre question, l'empathie est-elle toujours plus développée chez l'enfant? Est-ce donc une capacité qu'on perdrait en grandissant? (hors surdoués)
C'est une histoire de trajectoire individuelle...
je pense pas qu'on puisse la perdre avec l'age...mais ne plus décoder avec objectivité les signaux envoyés peut être.
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Re: Douance et empathie

Message par Zyghna » ven. 2 mars 2012 17:58

Non les enfants ne sont pas tous doués d'empathie, ou du moins certains frises le manque total. Il n'y a pas une juste mesure "on est empathique ou on ne l'est pas", il y a de tout. Ensuite, faut-il encore accorder de l'importance à son empathie, l'écouter. Certains n'en sont capables qu'avec leurs proches, et pour d'autres c'est le contraire: dès que l'affect entre en ligne de compte, l'empathie disparaît (ou du moins est maquée).

Après, je ne sais pas s'il existe des tests ou autres permettant de mesurer cette empathie.

Ensuite peut-on perdre son empathie en grandissant, ou au contraire la développer, ou au fond est-ce une caractéristique qui n'évolue pas vraiment? Il commence à y avoir des études sur le sujet, mais quand on voit déjà la difficulté pour la définir, nous ne sommes pas prêts d'avoir toutes les réponses à nos questions.
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Re: Douance et empathie

Message par Zil2blé » sam. 3 mars 2012 16:25

Je pense que l'on peut non pas diminuer son empathie, mais se brouiller avec son empathie.
Par exemple si dès l'enfance tes parents, des adultes référents nient ce que tu dis percevoir des autres. Ils peuvent réussir à ce que tu ne croies plus en toi, à ce que tu n'analyse plus les autres qu'au travers de faits concrets et indiscutables...

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