Développer une méthodologie de travail.

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Carcharodontosaurus
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Développer une méthodologie de travail.

Message par Carcharodontosaurus »

Bonjour à tous,

Je ne sais si ce sujet à déjà été abordé. J'ai parcouru quelques topics et effectués quelques recherches mais je n'ai pas trouvé mon bonheur. Si ce sujet à déjà été débattu, le topic peut être clos après une petite redirection :)

Le sujet est relativement simple mais extrêmement vaste. Comme tout ceux habilités à poster dans cette section, j'ai été diag +. J'ai également de gros doutes concernant le syndrome d'asperger pour mon cas mais n'étant pas diagnostiqué, je ne me permettrai pas de l'affirmer.

Ma question est, comment travaille t-on ? Je veux dire, je suis chef de projet dans l'industrie pharma, biologiste, bac +5 et tout le toutim. Mais je n'ai quasi jamais eu à faire d'effort pour en arriver la. Flemme, paresse, procrastination sont mes maîtres mots. Je songe depuis 3 ans à une reconversion dans l'informatique, j'ai appris du python et de la datascience mais je n'ai jamais passé le pas. Mon quotidien professionnel est fait de stratégies pour en foutre le moins possible. A ma grande surprise, mes chefs sont pour autant contents de moi et, malgré l'impression de forcément manquer des trucs, je n'ai pas encore perdu mon job ni fait de grosse boulette. Cependant, si une mouche passe dans le bureau, j'arrête tout ce que je fais pour la regarder passer. Je ne réussi pas à apprendre la moindre procédure. Bref, vous avez compris, je suis un branleur fini qui a sa grande surprise à quand même un boulot. Mais a aussi le sentiment de gâcher son potentiel et de sérieusement remettre en question son avenir professionnel.

Je pense (et je crois que cela à été dit de fort jolie façon) que sans capacité à focaliser son attention, l'intelligence n'est rien. Elle n'est pour moi que la béquille (ou paradoxalement la cause racine ET la béquille à la fois) qui me permet de ne pas faire banqueroute sans pour autant faire le moindre effort.

J'aimerai réussir à devenir un employé efficient et dynamique, proactif, développer une conscience professionnelle (j'ai une capacité à me contrefoutre de tout hallucinante). J'ai parfois réussi à bosser un peu plus, mais je tiens 3-4 jours grand maximum et puis s'en va. A noter que je suis ultra-efficient quand stressé. Mais uniquement si la pression est suffisante sinon la loi du moindre effort règne. Et je ne pense pas qu'avoir un boulot qui me mette une pression dingue en permanence aurait de bonnes répercussions à long terme sur ma santé.

A noter que je ne suis absolument pas fier de cet état de fait. Je suis donc preneur de toute technique, approche, quand bien même personnelle et pas forcément extrapolable, qui permettrai de simplement me concentrer plus de 5 minutes consécutives sur mon travail. Voir même m'organiser ou, pourquoi pas, structurer mon boulot.

Avant que je ne perde mon emploi si possible :lol:

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Napirisha
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Napirisha »

Argh... Si seulement je savais.... Je lirai les réponses avec grand intérêt :grin:
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baptiste
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par baptiste »

En fait j'ai globalement le même problème que toi. Clairement quand je travaille en autonomie je passe 90% de mon temps à glander, seulement j'ai appris pendant les 10% du temps ou je travaille à être redoutablement efficace. Ça fait que pour les observateurs extérieurs le travail est fait et ils sont contents.

J'applique des règles non écrites et personnelles, après j'ai pas non plus la science infuse ou le monopole de la glande :

- limiter le zèle : plus on en fait plus on nous en demande, donc je me limite à ce qui est demandé, je fais pile mes objectifs, je rend mes travaux en limite de deadline et surtout je fais strictement ce qu'on me demande, surtout si c'est débile. Je garde toutefois un ou deux coup d'eclats dans ma manche pour quand je me sent observé ou sur la sellette.
- être organisé : quand on a un travail récurent à faire je le fais en cherchant la plus grande efficacité possible, j'établis des routines pour ne rien oublier, je cherche des moyens de gagner du temps.
- être discret, ne pas s'afficher à glander, ne pas prendre trop de place dans l'entreprise. Toujours paraître occupé.
- toujours paraître plus con que l'on est réellement, si on montre que l'on sait faire quelque chose, ça va devenir un truc récurent qu'on va nous demander.

Bref ça répond pas vraiment à ta question mais ça te permettra de moins culpabiliser.
A cause de mon mode de vie mon accès internet est sporadique donc pas de panique

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Bulle d'o
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Bulle d'o »

C'est fort intéressant de développer une stratégie de travail, je crois :

D'un premier côté : quand on "aime organiser le travail" car ça fait un truc joli, esthétiquement convenable pour soi, bref tout ça.....
D'un second côté : quand on en aurait besoin pour faire ses preuves sur.....

Mais en dehors de ça, si tout est efficient, pourquoi vouloir organiser du travail? Pour aller où?

Je trouve pas étonnant que glander fonctionne, tout en conservant son emploi, quand on est efficient. La méthodologie serait un moyen et non pas un objectif. Je crois que beaucoup de personnes se méprennent là-dessus, ce qui fait qu'ils parlent beaucoup de méthodo.... Mais si t'en as pas besoin, faudrait un but pour que ça devienne utile et de par le fait.... suffisemment intéressant pour s'y coller, non?
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

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Judith
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Judith »

Je ne sais pas si je peux t'aider, mais voici quelques suggestions, et un peu de ma propre expérience.

-Il faudrait déterminer d'où vient ton inattention, et la raison pour laquelle tu développes des stratégies d'évitement du travail au lieu de t'impliquer sérieusement dans ta profession. Ennui? Manque de sens? Autre chose? Il me semble que tu ne pourras pas remédier au problème sans en connaître les causes.
-Pour ce qui est de l'attention, il est possible de la développer par entraînement, avec des méthodes de type "pomodoro", en allongeant progressivement les plages de concentration. Les progrès sont automatiques, sauf en cas de pathologie.
-Dans tout travail, il y a des tâches qu'on aime et d'autres qu'on n'aime pas, c'est inévitable. On peut les hiérarchiser, et organiser ses journées sur la base de cette hiérarchie pour les dynamiser et éviter l'excès d'ennui.
Pour prendre mon propre exemple (je suis enseignant-chercheur) j'aime préparer les cours, en donner certains, et écrire articles et bouquins ; je n'aime pas beaucoup corriger les copies, ni donner les cours à des groupes d'étudiants peu motivés, ni effectuer les collectes de données préalables à la rédaction des articles. Je déteste franchement les tâches d'administration. Sur cette base, j'essaie d'organiser mes journées de travail en m'assurant que dans chacune, il y ait des tâches ingrates et des tâches plaisantes : j'utilise la seconde catégorie comme carotte, en m'interdisant d'y travailler tant que je n'ai pas fait (et bien fait) le boulot ingrat fixé pour la journée ou la demi-journée : cela dans la mesure du possible, puisque je ne choisis pas, évidemment, les horaires des réunions administratives qui m'enquiquinent. Mais par exemple, je ne rédige un article que si j'ai terminé auparavant la correction de mes copies. Le travail désagréable et monotone "passe" mieux si je sais qu'ensuite, il y aura quelques heures excitantes qui me dédommageront de mes efforts. C'est assez efficace dans mon cas, même si je n'échappe pas à certaines journées interminables, mais au bout du compte le boulot est fait.
-Il est aussi possible de rendre attrayantes des tâches désagréables en les détournant en partie : les réunions insupportables, qu'elles soient ennuyeuses ou angoissantes, peuvent devenir amusantes, si on les utilise à observer les collègues (sans malveillance), ou à travailler son attitude et sa participation comme on travaillerait un jeu d'acteur. J'emploie volontiers cette technique et j'en suis assez satisfaite.

Bon courage en tout cas!

Carcharodontosaurus
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Carcharodontosaurus »

Hello,

Merci de vos réponses ! Je vais essayer de faire dans l'ordre.

@Napirisha Pas facile hein ? Restons optimistes, une solution miracle nous guette peut être ahah

@baptiste Je me reconnais parfaitement dans ton discours. Frères de glande nous sommes. Toujours avoir l'air sérieux, occupé, parler pour le mot juste mais aussi se laisser paraître idiot parfois pour ne pas qu'on place de trop grosses attentes en nous, ect. Le parfait masque d'employé lambda ... Alors que tu répond aux questions de ton chef en scrollant sur un forum ... Tout n'est qu'apparence dans ce monde ! Ils sont contents, mais au fond de moi, une infinitésimale étincelle de conscience professionnelle se dit que quand même, la, ça fait un peu gros. C'est plus pour ma conscience que pour le bonheur de mes chefs dont je me contrefous lol.

@Bulle d'o C'est juste. et ça rejoint ce que j'allais répondre à @Judith . Je ne travaille pas car je ne porte aucun intérêt à mon job. Je suis biologiste de formation mais je me retrouve à faire de la logistique d'essai clinique, faute de poste en recherche en France. Le job n'offre aucune marge de manœuvre ou d'innovation et demande d'être extrêmement procédurier. Hors, la simple vue d'un formulaire administratif me fait sentir comme superman face à la kryptonite. De scientifique, l'entrée dans le monde professionnel m'a fait agent administratif. Gestion, suivi, procédures. Tout ce que je honnis depuis toujours est devenu mon emploi. Il y a un sens en sous main, pourtant. En théorie, faire avancer la recherche biomédicale. En théorie. En pratique... pourvu que ce soit rentable. D'où mes velléités de reconversion en dev ou datascience. J'espérais qu'avoir un projet me motiverai, ça a été le cas quelques semaines, puis le naturel à repris le dessus. J'aimerai réussir à cadrer mon avancée, à structurer mon apprentissage, définir une méthodologie pour garantir une assiduité. Mais tout va de mal en pis et, après ces derniers mois en télétravail, je ne fais plus que le minimum du minimum.

J'aime bien ton approche Judith. Garder le meilleur pour la fin. Je faisais ca en mangeant petit ahah. Le problème est que 100% de mon job est ennuyeux. Du coup, peste ou choléra first ? Souvent, ça fini soit en rêvasserie, soit en 28ème pause café, soit en pérégrinations interminables sur le net ...

D'un autre côté, mon honnêteté intellectuelle me force à reconnaître que je n'ai JAMAIS réellement travaillé. Le strict minimum pour pas avoir d'emmerde. Du coup, le marasme actuel fait déclencheur mais je pense qu'il y a un problème de fond. Ma soeur a été diag TDA/H récemment (A la pitié salpétrière, je ne sais qui elle a vu) mais j'ai du mal à y croire de mon côté. Je suis capable d'être concentré des heures et d'apprendre à grande vitesse, d'être extrêmement pointilleux et assidu, mais uniquement si le sujet est mon petit intérêt restreint du moment. Le reste n'a aucune importance et je suis infoutu d'y consacrer le moindre effort. Il me semble que les TDA/H ne sont pas capables de faire ça. J'ai lu qu'asperger pouvait conduire à des diag de TDA/H en premier lieu mais je ne suis pas certain que tous les asperger soient des glandeurs finis (je ne parle pas d'autres problèmes qui empêcheraient de trouver un emploi où de le garder, ce n'est pas mon cas).

Concrètement, quel est l'objectif de ma démarche ? Hé bien, m'assurer un avenir professionnel. Réussir à passer le pas de ma reconversion, pourquoi pas. Je commence des dizaines de projets que je ne termine pas. Mon job est une opération de survie pendant les 10% du temps où je bosse effectivement. A la maison, mon intérêt est accaparé par mes petits intérêts et j'en oublie les taches ménagères. C'est une forme de cycle infernal: Je dois faire X - Y est plus interessant, je m'y plonge - ne pas avoir fait X me rattrape - conséquences de ne pas avoir fait X, rattrape en urgence, culpabilité vs ma conjointe qui subit les affres de ma flemme ou mon boulot qui est vraiment fait de la façon la moins sérieuse possible sans pour autant passer pour un gland.

Globalement, on pourrait dire avoir les pieds sur terre ? Devenir une forme d'adulte responsable ? Ou bien faire le deuil sur toute aspiration et rester dans un job alimentaire. La dernière perspective n'est pas tout à fait réjouissante lol.

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Judith
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Judith »

Merci des précisions.
Juste une chose
Carcharodontosaurus a écrit :
lun. 29 juin 2020 12:49
je ne suis pas certain que tous les asperger soient des glandeurs finis
Je ne pense pas non plus. J'ai moi-même reçu un diagnostic de TSA, et je suis très travailleuse et impliquée dans mon métier (malgré des problèmes d'ennui récurrents et des intérêts spécifiques multiples). Je ne crois pas faire exception : il me semble que les autistes ont plutôt, en général, la réputation d'être de bons bosseurs. A vérifier...
Bon courage pour ta reconversion en tout cas!

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Gail
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Gail »

@Carcharodontosaurus Je me posais aussi des questions sur mes capacités d'attention.

Une (trop) grande partie de mon boulot consiste à saisir des dossiers et vérifier les dossiers saisis par les secrétaires. Je décroche très vite, en pensant à 10 trucs différents n'ayant rien à voir avec ce que suis en train de faire. (Ça en est risible, j'écoute les conversations téléphoniques des autres bureaux, je regarde ce qui se passe dans la rue, me ballade sur internet 2-3 fois par heure... même quand je suis motivée pour bosser!) Du coup, je revérifie ce que j'ai déjà fait, de peur d'avoir fait n'importe quoi en étant aussi peu concentrée.

A la WAIS, j'ai vraiment buté sur un des subtests de l'IMT. J'étais convaincue que la neuropsy allait parler de TDA. Mais, d'après elle, vu les différents résultats, c'est juste que je sous-performe quand je m'ennuie, ou, comme elle l'a écrit: "Gail semble davantage investie quand la tache est contextualisée et présente un intérêt "

Vu ce que tu décris, tes problèmes d'attention ont tout l'air d'être du même ordre.

La neuropsy m'a conseillé de fractionner ce type d'activité, d'en faire une épreuve de vitesse plutôt que de chercher l'endurance. Maintenant, je m'accorde des vraies pauses internet, genre 5 minutes sur AS si je fais 30 minutes de saisie. Ça marche déjà mieux.

Et depuis peu, je tente une méthode beaucoup moins avouable. J'utilise le strict minimum de concentration nécessaire pour saisir correctement et je focalise le reste de mon attention sur un "film intérieur". L'avantage est que ça limite les interférences liées au monde extérieur et aux questionnements intérieurs. Et, pour l'instant, le challenge de maintenir l'équilibre entre les 2 tâches m'enthousiasme donc je ne m'ennuie pas ET je suis plus efficace.
"Si vous entendez un bruit de sabots, pensez à des chevaux, pas à des zeebres"
Aphorisme médical pour inciter les etudiants zélés à rechercher d'abord les diagnostics les plus fréquents plutôt qu'une maladie rare

Carcharodontosaurus
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Carcharodontosaurus »

Hello Gail,

j'ai lu ton post. Je suis allé travailler 30 minute, j'ai été plutôt efficace. Je prend 5 minute de pause. J'ai un max de trucs en retard je vais tenter l'aprem comme ça, je te fais un retour bientôt :D

C'est exactement le même schéma et c'est vrai que je marche au challenge et au stress. Si il n'y a pas de pression je suis à l'ouest, si il y a de la pression je peux être ultra efficace. Mais faut vraiment pas mal de pression, ahem. Donc se mettre des challenge perso peut être une bonne solution. Je fonctionne comme ca au sport aussi. Très intense mais pas d'entrainement de plus de 45 min - une heure. Je vais essayer de copier l'état d'esprit.

Hmm j'ai du mal à maîtriser ce genre de technique. Généralement je fini sur le net sans m'en rendre compte à scroller sur une idée qui a supplanté les autres et absorbé mon attention. D'expérience des derniers mois, je controle pas assez ahah

Didine
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Re: Développer une méthodologie de travail.

Message par Didine »

Carcharodontosaurus a écrit :
lun. 29 juin 2020 12:49

D'un autre côté, mon honnêteté intellectuelle me force à reconnaître que je n'ai JAMAIS réellement travaillé. Le strict minimum pour pas avoir d'emmerde. Du coup, le marasme actuel fait déclencheur mais je pense qu'il y a un problème de fond. Ma soeur a été diag TDA/H récemment (A la pitié salpétrière, je ne sais qui elle a vu) mais j'ai du mal à y croire de mon côté. Je suis capable d'être concentré des heures et d'apprendre à grande vitesse, d'être extrêmement pointilleux et assidu, mais uniquement si le sujet est mon petit intérêt restreint du moment. Le reste n'a aucune importance et je suis infoutu d'y consacrer le moindre effort. Il me semble que les TDA/H ne sont pas capables de faire ça. J'ai lu qu'asperger pouvait conduire à des diag de TDA/H en premier lieu mais je ne suis pas certain que tous les asperger soient des glandeurs finis (je ne parle pas d'autres problèmes qui empêcheraient de trouver un emploi où de le garder, ce n'est pas mon cas).
Je me retrouve en grande partie dans les difficultés que tu évoques, mais je voulais surtout attirer ton attention sur le fait que tes descriptions n'invalident en rien l'hypothèse d'un diagnostic TDA/H, bien au contraire. La "chose" est vraisemblablement assez mal nommée : certains chercheurs et cliniciens préfèrent en fait parler de difficulté de régulation attentionnelle, plutôt que de déficit.

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