Hp ou hp + troubles?

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement
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Shelsy67
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Hp ou hp + troubles?

Message par Shelsy67 » mer. 26 déc. 2018 13:51

Bonjour,

J’auraIs souhaité avoir votre avis. Suite au diagnostic récent de ma fille puis de mon fils je me suis mise à me questionner sur moi même et j’ai passé la porte d’un psy qui fait passer les tests de qi. Seulement l’entretien ne s’est pas passé exactement comme je l’imaginais. J’ai pour la première fois joué cartes sur tables et j’ai évoqué le haut potentiel comme une variable que j’aimerais intégrer pour pouvoir avancer notamment professionnellement dans ma vie...Elle m’a alors répondu que le haut potentiel ne générait aucun souci et que quand bien même je le serais ça ne me servirait à rien de le savoir et que si j’éprouvais certaines difficultés à me stabiliser dans mon travail par ennui notamment c’était sans doute plutôt lié à des troubles de l’attentIon voir une bipolarité. Bien que je ne sois pas contre les diagnostics alternatifs je m’interroge tout de même. Pour elle le haut potentiel ne génère aucune particularité. Idem pour ma fille elle m’a dit que si elle perturbait la classe aucun rapport avec son hp mais sans doute un tda. Son imt est très élevé donc je ne sais que penser...

Pour vous est-ce que le haut potentiel explique certaines attitudes particulières ou il faut vraiment creuser plus loin à chaque fois... je pensais avoir trouvé un moyen de mieux me connaître mais maintenant je doute de l’intérêt de passer ce test si selon elle il ne m’apporterait rien. Elle m’a toutefois dit que si je souhaitais passer le test elle pouvait me le faire passer... comment être motivée par quelqu’un qui vous dit que ça n’a aucun intérêt mais bon on peut le faire quand même!

Bref je m’étale peut être un peu sur mon cas perso mais c’est surtout pour illustrer le débat. Le hp génère-t-il certaines particularités ou y a t il toujours autre chose responsable de soucis de stabilité pro, d’ennui, d’anxiété, d’agitation...

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par UnknownPlayer » mer. 26 déc. 2018 14:14

Bonjour, je pense votre psy vous dit de la merde.

Etre HPI est par essence une différence et dans la société actuelle, la différence n'est pas une force mais une faiblesse et donc HPI = différence = faiblesse.

Maintenant il existe plein de gens HPI qui vivent très bien cette différence et en font même une richesse, il faut le savoir et c'est important de le noter.

Cependant il existe aussi bcp de personnes pour qui la vie est tout simplement plus dure avec sentiment d'isolement, manque de confiance en soi etc etc...

Je pense que le fait d'être HPI peut aussi dans certains cas, quand les évènements de la vie s'y prêtent et surtout à la petite enfance, développer des troubles du comportement à l'aide de leur hypersensibilité (c'est mon cas puisque diagnostiqué HPI en 2015 ET Borderline cette année) mais évidemment impossible de savoir si je n'aurais pas été borderline même sans haut potentiel...

Pour revenir sur votre question, je pense que chaque personne est unique mais malgré tout, tous les HPI que je connais dans mon entourage font preuve d'ouverture d'esprit, de créativité, de vivacité d'esprit, d'une analyse de la situation souvent plus large et selon moi c'est pas un hasard.

Je pense qu'être HPI, c'est être confronté très vite à la norme et surtout au fait qu'on est pas dedans. Cet état de fait permet aux HPI de rapidement prendre de la hauteur et analyser la situation afin de mettre en place un "faux self" et ainsi "survivre" dans un monde qui parait "hostile", après tout comme tout être vivant et comme l'a très bien démontré Darwin, les êtres vivants, nous icompris, mettent en place très vite les schémas les plus adaptées pour survivre.

Pour finir, je pense que vous pouvez trouver de tout mais je pense que chaque personne est particulière.

Etre HPI n'est qu'un ingrédient dans la recette, d'autres ingrédients interviennent dans la cuisson, comme la génétique (on pourrait dire que c'est les outils avec lesquelles on cuisine), les évènements de la vie (traumas de l'enfance, abandonite etc...) et partant de ce constat, il existe aussi des HPI qui vont très bien grâce à une structure psychologique plus "saine" que d'autres et une génétique moins favorable au développement de troubles même si il ont cette faiblesse d'être différent de la norme.

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par blue hedgehog » mer. 26 déc. 2018 17:10

Loin de moi de me croire experte en psychologie mais...
@Shelsy67 je ne peux m'empêcher de tiquer quand je lis le compte rendu de la rencontre. Il est peut être intéressant de consulter qqn d'autre qui ferait partie de la liste magique des psys "approuvés" par les gens du site, les Asiens et Asiennes ;)
Enfin pour ce que j'en dis hein...
Une bougie offre sa lumière aux alentours, pendant qu'elle se consume. (Proverbe chinois)

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par madeleine » mer. 26 déc. 2018 18:46

Que ce soit pour passer un test de QI ou pour un processus thérapeutique, il faut que s'établisse une relation de confiance. Si ce n'est pas le cas, tout le monde perd son temps.
Hors de toutes considérations sur la position prise par la psy que tu as consultée, tu as toute liberté de chercher un praticien qui t'inspire confiance et ainsi ne pas risquer de mettre en doute son diagnostic.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Shelsy67 » mer. 26 déc. 2018 20:40

Merci pour vos réponses. En fait j’avoue que je n’ai pas eu un bon feeling et que je ne compte pas poursuivre...car mon but ne serait pas uniquement de me faire tester mais bien de poursuivre en partant de cette base et ce quel que soit le résultat. J’ai eu le sentiment que pour elle le hp était plutôt un mythe. Certes elle ne nie pas que le qi puisse être élevé mais pour elle cela n’a aucune conséquence réelle si ce n’est des ´facilités’ d’apprentissage. Elle m’a dit que beaucoup de parents s’en servaient pour justifier le comportement de leur enfant mais qu’en fait ce n’était aucunement lié. Je suis la première à penser que ça n’excuse pas tout mais quand je prend l’exemple de mes enfants j’ai quand même la conviction que certaines particularités sont liées au hp et non à de l’insolence ou un trouble quelconque. Mais peut être est-ce moi qui fait fausse route... quoi qu’il en soit j’avoue ne pas encore avoir trouvé une thérapie qui me corresponde. J’ai testé un psy sans lui parler du hp et ce psy là et dans les 2 cas l’impression de patauger. Comme s’ils ne comprenaient pas ma demande (comprendre pourquoi je ne me trouve pas professionnellement, pourquoi je fais trop d’anticipation anxieuse...et comment travailler sur ces points), ni ne comprenait comment je fonctionne. Pourtant j’ai eu l’impression de prendre beaucoup sur moi pour jouer la transparence. Je ne juge pas les psys et peut être que ma façon d’exposer les choses n’était pas si claire que je le pensais mais je ne m’imaginais juste pas qu’il serait si difficile de trouver quelqu’un avec qui le courant passe... je ne m’attend pas à ce qu’on me dise ce que je veux entendre mais avoir la sensation que quand on me donne des pistes j’ai l’impression qu’elles puissent s’appliquer à moi et non pas qu’elles soient à côté de la plaque...ou alors c’est moi qui me trompe sur qui je suis réellement... à méditer :) après tout c’est un peu ce que je cherche savoir qui je suis pour savoir vers où aller.

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Calvinethobbes » mer. 26 déc. 2018 22:06

Bonsoir,
Il me semble quand même que les troubles attentionnels et la bipolarité ont d'autres symptômes que la difficulté à se stabiliser professionnellement et l'ennui au travail...Par exemple, quand il y a suspicion de TDA/H, il y a un test de Conners proposé en pré-diagnostic puis d'autres tests effectués avec un professionnel (neuropsy pour ce que j'en sais). La bipolarité est vraiment marquée par des alternances de phases maniaques puis dépressives (mes connaissances s'arrêtent plus ou moins là, si quelqu'un veut compléter ... :) )
Du coup, je rejoins les autres opinions exprimées, le diagnostic de la psy me semble un peu "léger". J'espère que tu trouveras quelqu'un pour répondre à tes interoogations (une liste de psys estampillés HP existe sûrement - j'ai vu passer une réponse en ce sens - et franchement, ça fait vraiment une grosse différence dans l'accueil fait aux questionnements !)

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Géocoucou » jeu. 27 déc. 2018 00:44

Il peut y avoir beaucoup de causes à de l'agitation et de l'anxiété, mais rejeter le surdouement à priori est inquiétant. Le 1er psychiatre que j'ai rencontré m'a dit aussi que le HQI (que je suggérais timidement) n'avait "rien à voir avec mes problèmes" => j'avais l'impression d'être face à un mur => je me suis rendue compte ensuite que ça avait beaucoup à voir, au contraire...

Il n'y a pas que ça, ce serait trop simple, mais quand même ça joue sur la construction et l'estime de soi, la relation, l'attention, etc. C'est important de rencontrer quelqu'un qui ne crachera pas sur le QI... et connaîtra vraiment les troubles associés. Autre exemple parlant : je viens de consulter une neuropsy pour des questions non résolues de TDAH : elle ne valide pas le TDA suite à un questionnaire mais me parle de "traits Asperger" éventuels... et me suggère d'éviter les sites d'information français sur ce dernier sujet, d'aller plutôt sur des sites canadiens, plus réalistes, pour me renseigner et réfléchir à la question. Révélateur des blocages locaux concernant le HQI et certains troubles psy (la neuropsy citée n'est ni française, ni canadienne).

Faites-vous confiance et consultez des professionnels informés... Je crois que @Mlle Rose peut vous orienter.
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Shelsy67 » ven. 28 déc. 2018 01:48

Merci les pistes qu’elle évoque me semblent en effet un peu rapides même si je n’exclue aucune possibilité pour le moment. J’ai cru comprendre qu’il y avait des listes de psychologues informés? Serait-il possible d’avoir des pistes. En mp j’imagine. Dans ma région (67) j’ai eu l’impression de trouver essentiellement des psys pour enfants à vrai dire.

Rianne
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Rianne » ven. 28 déc. 2018 15:28

Je ne sais pas si ça explique les choses, si c'est un parmi de nombreux facteurs explicatifs ou si ce n'est pas lié du tout.
Je n'ai pas changé pcq j'ai été diag thqi, je me suis souvent senti à part mais surtout pcq les gens me faisaient comprendre que je pensais/ réagissais pas vraiment comme eux (sur certaines choses). Du style ralenti! Ou c'est clair dans ta tête mais pas pour tout le monde ! Ou encore que j'ai l'art de compliquer ce qui est simple! Le pire étant le "toi t'as un cerveau malade" en plaisantant.
Mais hormi les autres moi ça va lol
Alors oui je fais des minis dépressions cycliques mais c'est pcq je suis lucide, je pense, sur moi/toi/nous et que le sens commun manque de de sens parfois ... Du coup difficile de savoir si ta psy à raison ou tord.
Par contre je connais des hpi qui sont très bien dans leurs pompes.

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Pascalita
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Pascalita » ven. 28 déc. 2018 16:20

Je voudrais quand même juste apporter un petit bémol, après relecture notamment du message de départ : cette psychologue fait passer les tests, elle est donc réputée être informée sur le sujet. Et comme je l'ai lu dans un autre de tes messages, Shelsy, elle t'a été recommandée par une autre psychologue. Évidemment, ça ne garantit rien à 100%, mais enfin, c'est peut-être quand même une raison (s'il en faut une autre que juste le respect et le bon sens) d'essayer de ne pas s'emballer (et d'éviter les jugements à l'emporte-pièce comme j'en ai lu un, qui ne sont pas très "déontologiques" de notre part).

Peut-être faut-il remettre en perspective ce qu'elle dit, à savoir, si j'ai bien compris, que selon elle, le diagnostic de haut potentiel n'est pas la clef de ton mal-être au travail ?
Et ça, pourquoi pas, puisqu'elle a évoqué des troubles ? Et dans la perspective que tu as annoncée, qui est de résoudre ces problèmes au travail, le fait de savoir si tu es ou non hp ne serait peut-être effectivement pas pertinent si tu as un trouble tel que le TDA ou la bipolarité. Parce que si troubles il y a, ils sont à considérer en priorité.

Après, je n'étais pas dans le cabinet, pas plus que n'importe qui d'autre que toi, et il serait peut-être judicieux de lui reposer la question pour voir si elle est aussi affirmative et péremptoire que les propos que tu rapportes le dépeignent, et de lui demander de préciser les choses sur ces éventuels troubles.

Là où je rejoins complètement les autres, c'est que si le courant ne passe clairement pas et que tu n'as pas confiance, il vaut mieux éviter de continuer.
Mais tes questions sont multiples (mieux te connaître, te soigner, avancer dans ta vie professionnelle, aider tes enfants), ce qui rend peut-être l'appréciation de ta demande plus difficile pour le professionnel en face de toi.

Bon courage en tout cas, et j'espère que tu trouveras quelqu'un qui te conviendra et en qui tu auras confiance.

Edit : pour ce qui est de la question générale, le hp peut être un facteur de nos difficultés, ou un facteur aggravant dans nos difficultés. Mais il peut tout autant être un facteur positif dans nos vies, et un facteur positif dans l'amélioration de nos difficultés. Et donc, par exemple, ce n'est pas parce qu'un enfant est hp qu'il perturbera forcément la classe.
Il serait plus juste de dire que si le hp peut avoir quelque chose à voir avec nos problèmes, quels qu'ils soient, et s'il est un élément dans notre construction, il n'est pas la cause première et l'explication à tout.

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Shelsy67 » ven. 28 déc. 2018 20:39

Merci pour cet éclairage différent Pascalita. En fait cette psy ne m’a pas été recommandée par un autre psy. Je disais dans mon précédant message que la précédente voulait me conseiller quelqu’un mais je n’ai jamais obtenu les coordonnées car je n’ai pas poursuivi avec elle. j’avais l’impression de stagner et que l’air de rien les consultations ont un certain coût. Je ne dit pas qu’elle n’avait pas l’air de s’y connaître à cause des autres pistes mais j’ai eu un mauvais feeling car elle voulait à tout prix tester ma fille pour un tda alors que je venais pour moi donc ce n’était pas le sujet. A partir de là elle a extrapolé que ça pouvait également être mon cas. Je ne dis pas que je peux affirmer que je n’ai aucune maladie psychiatrique mais je n’ai pas aimé son approche j’avais l’impression qu’on essayait de me vendre des packages de test. Sinon sans donner trop de précisions c’est une neuropsy spécialisée justement dans le tda... je ne cherche à m’obstiner sur aucune piste juste à n’en écarter aucune. Après je ne sais pas peut être ai-je la mauvaise approche j’avoue ne pas être familière des thérapies. Je sais également que j’ai du mal à avoir un bon feeling en général donc c’est peut être moi qui complique les choses. Je suis quelqu’un de plutôt réaliste et je me suis demandée si c’était moi qui n’était pas prête à explorer toutes les pistes mais honnêtement j’avais vraiment la sensation que le portrait qu’elle essayait de dresser de moi au bout de 30 minutes ce n’était pas du tout moi. Peut être que j’en attends trop de cette thérapie au final... merci pour vos différents échanges en tout cas ça me permet de me remettre en question et peut être que je finirais par trouver ce qui me correspond.

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Pascalita
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Pascalita » sam. 29 déc. 2018 12:24

D'accord. J'avais mal compris, désolée, et ma réponse est à côté de la plaque.

Du coup, je comprends mieux aussi tes réticences. Et ton souci de prendre en compte toutes les pistes en même temps que ton hésitation, par honnêteté intellectuelle et souci de rationalité, à te fier uniquement à ton ressenti bien que celui-ci soit assez net.

C'est peut-être une occasion de faire le point sur tes attentes, c'est vrai, mais ça ne change rien au fait que la confiance est nécessaire, que le processus soit plutôt thérapeutique ou plutôt destiné à mieux te connaître.
Tu as essayé de contacter les référents régionaux ?

Rodrigan
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Rodrigan » ven. 18 janv. 2019 08:14

:zeebre: Salut !
Pour préciser un TDA ( H ou pas ) n’est pas une maladie psychiatrique ( que je sache ) mais un trouble d’apprentissage ( paraît-t-il le plus fréquent chez les HPI).
Dans mon travail j’ai vu et côtoyé des enfants HPI- TDA -H ... Je n’ai pas d’enfants ... Ça a été une identification immédiate . Il faut dire qu’un HPI TDA réussira des sub test qui n’appellent pas à une concentration à court terme ( où on arrivera à 130 ou plus ). Ça a été mon cas dans la passation du test. Ma mémoire à long terme est excellente mais pas celle à court terme ...
J’arrive à me concentrer dans les sujets de mon intérêt , un vrais TDA est en échec scolaire ... Il aura des difficultés même de compréhension... etc

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Ivanovic » ven. 18 janv. 2019 12:39

Salut,
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
Seulement l’entretien ne s’est pas passé exactement comme je l’imaginais.
Tout d'abord, et bouchez vous les oreilles les psys du forum :), les psys foireux c'est pas ce qui manque. D'après ma propre expérience le ratio est de 50% (paradoxe de Simpson assumé :) ):
  • 1ère consult - psychiatre renommé en pré-retraite: "Vous êtes dans le contrôle total" (diagnostic juste en 10 minutes de conversation)
  • 2ième consult - psychologue clinicienne: douance détectée, test passé mais thérapie EMDR innefficace (j'ai appris ensuite que pour les personnes ayant eu une enfance difficile, les mécanismes de défense parfois trop "puissant" ce qui rends l'EMDR useless)
  • 3ième consult - psychiatre dans un hôpital psychiatrique: "en fait vous êtes quelqu'un qui va bien" (si on oubli déprime, anosmie et perte d'intérêt pour la vie oui mais vous n'avez pas oublié mon chèque)
  • 4ième consult - psychologue clinicienne: "Vous êtes un être exceptionnel en relation étroite avec le magnétisme terrestre" (en sortant j'ai quand même vérifié si y'avais pas moyen de soulever des voitures avec ça mais non :'( )

Tout ça pour dire qu'il faut en consulter plusieurs et faire le tri à posteriori en fonction des compétences et affinité.

Ensuite, je vais y aller de ma note perso en me basant non pas sur mon ressenti personnel mais ce que j'ai pu lire (Jeanne Siaud-Facchin, Monique De Kermadec, Béatrice Millêtre, Christophe André).
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
j’éprouvais certaines difficultés à me stabiliser dans mon travail par ennui notamment
Classique (idem pour moi). L'ennui dépend du sujet mais surtout du contexte. Quelles sont les personnes que tu fréquentes au travail ? Te parlent t'elle de choses intéressante ou de leur chien, leur chat ou de tout autre banalité affligeante ? La clé d'après ce que j'ai pu lire est d'arriver à te positionner dans un contexte stimulant. En reprenant des études, en participant à des groupes de discussion sur tel ou tel sujet et/ou en trouvant un taf intéressant, tout simplement.
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
je pensais avoir trouvé un moyen de mieux me connaître mais maintenant je doute de l’intérêt de passer ce test
Douter est le mécanisme naturel du surdoué. C'est la résultante d'une intellectualisation active en permanence qui nous pousse à dire une chose une fois mais dès la deuxième itération, on remet tout en question. Est-ce une connerie ? Pourquoi ? D'après les auteurs que j'ai pu lire, il faudrait arriver à faire abstraction de cette deuxième étape. En effet, pour être réellement en mesure d'avoir tous les éléments pour savoir si oui ou non tu dois passer ce test, il te faudrait probablement plusieurs années au sommet d'une montagne au Tibet à focus uniquement ce problème.

Je dirais que si tu as poussé la porte d'un psy, il existe une raison qui t'y a amenée. Cette raison mérite probablement que tu t'y intéresses et creuse un peu le sujet. Passer un test peut-être l'une des pistes à étudier.
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
Peut être que j’en attends trop de cette thérapie au final...
On retrouve cela dans les lectures, les surdoués évaluent en permanence leurs psy et implicitement, exigent un haut niveau de compétence. Ce qui n'est pas forcément nécessaire mais pousse le surdoué à passer de psy en psy en cherchant une espèce d'oracle en mesure de lui indiquer la voie. Et au final, on fini par ne plus avoir confiance en personne et se retrouve sans aucune aide.

See ya !

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Doloplus
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Doloplus » ven. 18 janv. 2019 15:02

Bonjour Shelsy,
Ton message a sucité quelques reflexions personnelles que je te livre pour alimenter ta démarche introspective.
Shelsy67 a écrit :
mer. 26 déc. 2018 13:51
Bonjour,

J’auraIs souhaité avoir votre avis. Suite au diagnostic récent de ma fille puis de mon fils je me suis mise à me questionner sur moi même et j’ai passé la porte d’un psy qui fait passer les tests de qi. Seulement l’entretien ne s’est pas passé exactement comme je l’imaginais. J’ai pour la première fois joué cartes sur tables et j’ai évoqué le haut potentiel comme une variable que j’aimerais intégrer pour pouvoir avancer notamment professionnellement dans ma vie...Elle m’a alors répondu que le haut potentiel ne générait aucun souci et que quand bien même je le serais ça ne me servirait à rien de le savoir et que si j’éprouvais certaines difficultés à me stabiliser dans mon travail par ennui notamment c’était sans doute plutôt lié à des troubles de l’attentIon voir une bipolarité. Bien que je ne sois pas contre les diagnostics alternatifs je m’interroge tout de même. Pour elle le haut potentiel ne génère aucune particularité. Idem pour ma fille elle m’a dit que si elle perturbait la classe aucun rapport avec son hp mais sans doute un tda. Son imt est très élevé donc je ne sais que penser...
Un premier entretien qui te laisse un sentiment désagréable est un indice fort à prendre en considération dans ta démarche. Un travail et une évaluation psychométrique et/ou psychologique nécessite avant toute chose que le consultant et le professionnel se sentent suffisamment à l'aise dans la relation pour que les échanges soient fructueux. C'est aussi la rencontre de deux personnalités, deux humanités qui s'accordent, ou pas. Sans pour autant en conclure qu'il y aurait un "mauvais psy." et/ou "un mauvais patient".
Plus familièrement on dirait (de la part de l'un comme de l'autre) : "Celui-là [celle-là], je ne le [la] sent pas!", sauf que les enjeux ne sont bien évidemment pas les mêmes!

Le haut potentiel est un mode de fonctionnement cognitif particulier duquel peut découler un certains nombre de particularités, d'atypies. Pour autant, il est important de ne pas confondre corrélation et causalité. Le haut potentiel peut aussi être l'arbre qui cache la forêt. Il ne protège en rien des troubles psychopathologiques, des déficiences, des maladies. Il n'est pas non plus responsable d'une personnalité, d'un parcours de vie, d'une éducation plus ou moins stricte ou permissive.
La médiatisation galopante sur la question du haut potentiel peut parfois induire une vision un peu trop réductrice, avec ces listes à la Prevert de caractéristiques plus ou moins étayées scientifiquement (voir les travaux éclairants de N.Gauvrit à ce sujet) qui peuvent conduire à mettre sur le dos du haut potentiel des caractéristiques expliquées par d'autres éléments.
Faire la part des choses est une analyse complexe, et c'est là tout l'intêret de consulter une personne formée et compétence dans le domaine.

Pour les enfants, je pense qu'un certains nombre de parents
► Afficher le texte
sont prêts à chercher mille et une explications à l'origine des difficultés comportementales de leur progéniture, sans au grand jamais, remettre en question leur mode de vie et/ou d'éducation. Mon enfant est surdoué, c'est pour ça que bla bla bla... Mais n'oublions pas qu'il existe aussi des enfants-rois et EIP, des enfants maltraités et EIP, des enfants pris dans des conflits de parents qui se séparent et EIP, des enfants avec des troubles psychiatriques et EIP, des enfants avec des déficiences sensorielles et EIP...et j'en passe. Et toutes ces situations peuvent conduire à des difficultés d'adaptation scolaire. Limiter l'analyse au "simple surdon" est le meilleur moyen de ne pas aider l'enfant efficacement. Donc là encore, l'aide d'un professionnel formé est essentielle pour faire la part des chose, sans dogmatisme ni dans un sens, ni dans l'autre.
Shelsy67 a écrit :
mer. 26 déc. 2018 13:51
Pour vous est-ce que le haut potentiel explique certaines attitudes particulières ou il faut vraiment creuser plus loin à chaque fois... je pensais avoir trouvé un moyen de mieux me connaître mais maintenant je doute de l’intérêt de passer ce test si selon elle il ne m’apporterait rien. Elle m’a toutefois dit que si je souhaitais passer le test elle pouvait me le faire passer... comment être motivée par quelqu’un qui vous dit que ça n’a aucun intérêt mais bon on peut le faire quand même!
Ta démarche vers une meilleure connaissance de toi est juste et saine. Toi seule peut savoir ce qui est bon pour toi, mais je crois que tu sais déjà, en ton for intérieur, ce dont tu as besoin.
Shelsy67 a écrit :
mer. 26 déc. 2018 13:51
Bref je m’étale peut être un peu sur mon cas perso mais c’est surtout pour illustrer le débat. Le hp génère-t-il certaines particularités ou y a t il toujours autre chose responsable de soucis de stabilité pro, d’ennui, d’anxiété, d’agitation...
Chez certains oui, chez d'autres non. Tout cela relève d'une subtile homéostasie qui est propre à chacun. Quand les désequilibres ne sont plus compensés, les troubles émergent et deviennent source de problèmes. Pour retrouver la stabilité, l'étude de tous les paramètres est nécessaire. Les "soucis de stabilité pro, d’ennui, d’anxiété, d’agitation...etc" ne sont pas des problématiques unifactorielles. Ce serait plus simple, mais l'Homme est beaucoup plus complexe!

En espérant avoir pu t'apporter quelques éléments de réflexion. Je te souhaite surtout, une belle découverte avec toi-même.
:f:
« L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. »
Aristote

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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Shelsy67 » sam. 19 janv. 2019 20:41

Rodrigan a écrit :
ven. 18 janv. 2019 08:14
:zeebre: Salut !
Pour préciser un TDA ( H ou pas ) n’est pas une maladie psychiatrique ( que je sache ) mais un trouble d’apprentissage ( paraît-t-il le plus fréquent chez les HPI).
Dans mon travail j’ai vu et côtoyé des enfants HPI- TDA -H ... Je n’ai pas d’enfants ... Ça a été une identification immédiate . Il faut dire qu’un HPI TDA réussira des sub test qui n’appellent pas à une concentration à court terme ( où on arrivera à 130 ou plus ). Ça a été mon cas dans la passation du test. Ma mémoire à long terme est excellente mais pas celle à court terme ...
J’arrive à me concentrer dans les sujets de mon intérêt , un vrais TDA est en échec scolaire ... Il aura des difficultés même de compréhension... etc
Tout d’abord désolée à tous mais je vais répondre en fractionné, je n’ai aucune idée de comment citer plusieures personnes dans le même message.

Merci pour cette précision, j’ai plutôt une très bonne mémoire, de même pour ma fille (imt 125 qui n’est certes pas à 130 mais ne mets pas du tout un déficit en avant au contraire). Cela dit quand elle apprend des poésie ça prend des heures c’est ce qui amenait à se questionner entre autre... ses indices laissent penser que tout va bien mais son comportement non donc affaire à suivre. Pour moi honnêtement je n’y crois pas car la mémoire est plutôt mon point fort. Après peut-être que si la mémoire est bonne on peut ‘compenser’ en écoutant à moitié??? Je ne sais pas si je suis claire et j’avoue ne pas trop m’y connaître.

Shelsy67
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Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Shelsy67 » sam. 19 janv. 2019 20:54

Ivanovic a écrit :
ven. 18 janv. 2019 12:39
Salut,
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
Seulement l’entretien ne s’est pas passé exactement comme je l’imaginais.
Tout d'abord, et bouchez vous les oreilles les psys du forum :), les psys foireux c'est pas ce qui manque. D'après ma propre expérience le ratio est de 50% (paradoxe de Simpson assumé :) ):
  • 1ère consult - psychiatre renommé en pré-retraite: "Vous êtes dans le contrôle total" (diagnostic juste en 10 minutes de conversation)

    Le premier psy que j’ai vu de ma vie m’a dit exactement la même chose. Que la thérapie serait compliqué car il a la sensation que je contrôle tout ce que je dis. Pourtant je n’avais pas cette impression... j’imagine que c’est lié à mon côté j’essaye de dire ce qui correspond à ce que je pense en étant le plus fidèle possible.
  • 2ième consult - psychologue clinicienne: douance détectée, test passé mais thérapie EMDR innefficace (j'ai appris ensuite que pour les personnes ayant eu une enfance difficile, les mécanismes de défense parfois trop "puissant" ce qui rends l'EMDR useless)
  • 3ième consult - psychiatre dans un hôpital psychiatrique: "en fait vous êtes quelqu'un qui va bien" (si on oubli déprime, anosmie et perte d'intérêt pour la vie oui mais vous n'avez pas oublié mon chèque)
  • 4ième consult - psychologue clinicienne: "Vous êtes un être exceptionnel en relation étroite avec le magnétisme terrestre" (en sortant j'ai quand même vérifié si y'avais pas moyen de soulever des voitures avec ça mais non :'( )

Tout ça pour dire qu'il faut en consulter plusieurs et faire le tri à posteriori en fonction des compétences et affinité.

Ensuite, je vais y aller de ma note perso en me basant non pas sur mon ressenti personnel mais ce que j'ai pu lire (Jeanne Siaud-Facchin, Monique De Kermadec, Béatrice Millêtre, Christophe André).
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
j’éprouvais certaines difficultés à me stabiliser dans mon travail par ennui notamment
Classique (idem pour moi). L'ennui dépend du sujet mais surtout du contexte. Quelles sont les personnes que tu fréquentes au travail ? Te parlent t'elle de choses intéressante ou de leur chien, leur chat ou de tout autre banalité affligeante ? La clé d'après ce que j'ai pu lire est d'arriver à te positionner dans un contexte stimulant. En reprenant des études, en participant à des groupes de discussion sur tel ou tel sujet et/ou en trouvant un taf intéressant, tout simplement.

Mes collègues me parlent de tout et de rien mais socialement j’éprouve peu de difficultés, je suis plutôt bon public même si je ne partage pas toujours les mêmes centres d’intérêts. Pour ce qui est du contexte stimulant on va dire que ça devrait déjà être le cas. Sans m’étendre sur le côté perso...je suis chercheuse en biologie ce qui devrait me stimuler pourtant ce n’est pas toujours le cas. La reprise d’études je m’y suis mise il y a 2 ans mais je m’en suis également lassée et avec le recul j’ai l’impression que c’est la nouveauté qui est stimulante plus que l’environnement de travail.

Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
je pensais avoir trouvé un moyen de mieux me connaître mais maintenant je doute de l’intérêt de passer ce test
Douter est le mécanisme naturel du surdoué. C'est la résultante d'une intellectualisation active en permanence qui nous pousse à dire une chose une fois mais dès la deuxième itération, on remet tout en question. Est-ce une connerie ? Pourquoi ? D'après les auteurs que j'ai pu lire, il faudrait arriver à faire abstraction de cette deuxième étape. En effet, pour être réellement en mesure d'avoir tous les éléments pour savoir si oui ou non tu dois passer ce test, il te faudrait probablement plusieurs années au sommet d'une montagne au Tibet à focus uniquement ce problème.

Je dirais que si tu as poussé la porte d'un psy, il existe une raison qui t'y a amenée. Cette raison mérite probablement que tu t'y intéresses et creuse un peu le sujet. Passer un test peut-être l'une des pistes à étudier.

Même si je suis dans le doute je pense qu’indéniablement je finirai par passer le test. Non pas par certitude que je touche la bonne voie mais comme un besoin viscéral d’obtenir des réponses. Dès que quelque chose s’insinue dans mon esprit le seul moyen d’en finir et d’arriver à une conclusion et ce quelle qu’elle soit...
Shelsy67 a écrit :
ven. 28 déc. 2018 20:39
Peut être que j’en attends trop de cette thérapie au final...
On retrouve cela dans les lectures, les surdoués évaluent en permanence leurs psy et implicitement, exigent un haut niveau de compétence. Ce qui n'est pas forcément nécessaire mais pousse le surdoué à passer de psy en psy en cherchant une espèce d'oracle en mesure de lui indiquer la voie. Et au final, on fini par ne plus avoir confiance en personne et se retrouve sans aucune aide.

J’avoue avoir une addiction pour l’analyse des gens que j’ai en face de moi. C’est devenu un automatisme voir un jeu mais qui même s’il peut s’avérer utile me dessert dans ce cas précis.[/color]

See ya !
Encore merci pour cette réponse qui me fera sans doute avancer dans mon cheminement. Et désolée pour mon inexpérience en citation et le mélange des couleurs, je suis sur tel en plus :/.
Doloplus a écrit :
ven. 18 janv. 2019 15:02
Bonjour Shelsy,
Ton message a sucité quelques reflexions personnelles que je te livre pour alimenter ta démarche introspective.
Shelsy67 a écrit :
mer. 26 déc. 2018 13:51
Bonjour,

J’auraIs souhaité avoir votre avis. Suite au diagnostic récent de ma fille puis de mon fils je me suis mise à me questionner sur moi même et j’ai passé la porte d’un psy qui fait passer les tests de qi. Seulement l’entretien ne s’est pas passé exactement comme je l’imaginais. J’ai pour la première fois joué cartes sur tables et j’ai évoqué le haut potentiel comme une variable que j’aimerais intégrer pour pouvoir avancer notamment professionnellement dans ma vie...Elle m’a alors répondu que le haut potentiel ne générait aucun souci et que quand bien même je le serais ça ne me servirait à rien de le savoir et que si j’éprouvais certaines difficultés à me stabiliser dans mon travail par ennui notamment c’était sans doute plutôt lié à des troubles de l’attentIon voir une bipolarité. Bien que je ne sois pas contre les diagnostics alternatifs je m’interroge tout de même. Pour elle le haut potentiel ne génère aucune particularité. Idem pour ma fille elle m’a dit que si elle perturbait la classe aucun rapport avec son hp mais sans doute un tda. Son imt est très élevé donc je ne sais que penser...
Un premier entretien qui te laisse un sentiment désagréable est un indice fort à prendre en considération dans ta démarche. Un travail et une évaluation psychométrique et/ou psychologique nécessite avant toute chose que le consultant et le professionnel se sentent suffisamment à l'aise dans la relation pour que les échanges soient fructueux. C'est aussi la rencontre de deux personnalités, deux humanités qui s'accordent, ou pas. Sans pour autant en conclure qu'il y aurait un "mauvais psy." et/ou "un mauvais patient".
Plus familièrement on dirait (de la part de l'un comme de l'autre) : "Celui-là [celle-là], je ne le [la] sent pas!", sauf que les enjeux ne sont bien évidemment pas les mêmes!
Sans émettre de jugement sur le psy je pense effectivement qu’il y a des incompatibilités en dehors des aspects qu’on cherche à éclaircir ou non. Je sais que sans le vouloir j’analy beaucoup la personne en face de moi. De ce fait j’ai beaucoup de mal à trouver des gens avec qui ça accroche vraiment, mais je ne désespère pas de trouver (même si bien entendu l’idée n’est pas de faire tous les psys!)

Le haut potentiel est un mode de fonctionnement cognitif particulier duquel peut découler un certains nombre de particularités, d'atypies. Pour autant, il est important de ne pas confondre corrélation et causalité. Le haut potentiel peut aussi être l'arbre qui cache la forêt. Il ne protège en rien des troubles psychopathologiques, des déficiences, des maladies. Il n'est pas non plus responsable d'une personnalité, d'un parcours de vie, d'une éducation plus ou moins stricte ou permissive.
La médiatisation galopante sur la question du haut potentiel peut parfois induire une vision un peu trop réductrice, avec ces listes à la Prevert de caractéristiques plus ou moins étayées scientifiquement (voir les travaux éclairants de N.Gauvrit à ce sujet) qui peuvent conduire à mettre sur le dos du haut potentiel des caractéristiques expliquées par d'autres éléments.
Faire la part des choses est une analyse complexe, et c'est là tout l'intêret de consulter une personne formée et compétence dans le domaine.

comme je le disais je ne suis pas fermée aux diagnostics alternatifs mais je ne pense pas que je pourrais établir un dialogue (démarche thérapeutique) avec quelqu’un qui ne cherche pas à prendre en compte toutes les facettes de ma personnalité. Je pense que les psys n’aiment pas voir des gens arriver avec des hypothèses mais de là à exclure qu’elles constitueraient le démarrage de quelque chose de productif, je trouve ça dommage

Pour les enfants, je pense qu'un certains nombre de parents
► Afficher le texte
sont prêts à chercher mille et une explications à l'origine des difficultés comportementales de leur progéniture, sans au grand jamais, remettre en question leur mode de vie et/ou d'éducation. Mon enfant est surdoué, c'est pour ça que bla bla bla... Mais n'oublions pas qu'il existe aussi des enfants-rois et EIP, des enfants maltraités et EIP, des enfants pris dans des conflits de parents qui se séparent et EIP, des enfants avec des troubles psychiatriques et EIP, des enfants avec des déficiences sensorielles et EIP...et j'en passe. Et toutes ces situations peuvent conduire à des difficultés d'adaptation scolaire. Limiter l'analyse au "simple surdon" est le meilleur moyen de ne pas aider l'enfant efficacement. Donc là encore, l'aide d'un professionnel formé est essentielle pour faire la part des chose, sans dogmatisme ni dans un sens, ni dans l'autre. je te rejoins sur ce point, je ne cherche pas à tout justifier par cela mais je crois que tout de même beaucoup d’enseignants méconnaissent le sujet. Je ne justiefierai jamais le comportement de ma fille par le hp si elle est insolente, manque de respect, perturbe volontairement la classe mais souvent je vois bien que ce qu’on lui reproche ne part pas d’un mauvais fond mais de sa façon de fonctionner, par exemple elle pense bon de donner des précisions sur certaines choses ou de réexpliquer à ses camarades..., je sais qu’elle ne devrait pas le faire et se plier au règles mais je sais que ça ne part pas d’une mauvaise intention, elle est comme ça...
Shelsy67 a écrit :
mer. 26 déc. 2018 13:51
Pour vous est-ce que le haut potentiel explique certaines attitudes particulières ou il faut vraiment creuser plus loin à chaque fois... je pensais avoir trouvé un moyen de mieux me connaître mais maintenant je doute de l’intérêt de passer ce test si selon elle il ne m’apporterait rien. Elle m’a toutefois dit que si je souhaitais passer le test elle pouvait me le faire passer... comment être motivée par quelqu’un qui vous dit que ça n’a aucun intérêt mais bon on peut le faire quand même!
Ta démarche vers une meilleure connaissance de toi est juste et saine. Toi seule peut savoir ce qui est bon pour toi, mais je crois que tu sais déjà, en ton for intérieur, ce dont tu as besoin. je pense que dans mon for intérieur depuis les premiers murmures j’ai besoin de savoir. Je ne saurais expliquer pourquoi car je sais que ça ne répondra pas à toutes mes questions existentielles mais je ne sais pas ce besoin de savoir tourne en boucle dans ma tête, comme une hypothèse que j’aurais besoin de vérifier ( mon côté scientifique ??)
Shelsy67 a écrit :
mer. 26 déc. 2018 13:51
Bref je m’étale peut être un peu sur mon cas perso mais c’est surtout pour illustrer le débat. Le hp génère-t-il certaines particularités ou y a t il toujours autre chose responsable de soucis de stabilité pro, d’ennui, d’anxiété, d’agitation...
Chez certains oui, chez d'autres non. Tout cela relève d'une subtile homéostasie qui est propre à chacun. Quand les désequilibres ne sont plus compensés, les troubles émergent et deviennent source de problèmes. Pour retrouver la stabilité, l'étude de tous les paramètres est nécessaire. Les "soucis de stabilité pro, d’ennui, d’anxiété, d’agitation...etc" ne sont pas des problématiques unifactorielles. Ce serait plus simple, mais l'Homme est beaucoup plus complexe!merci pour cette précision, je pense qu’il faut que je vois ça comme une pelotte de laine emmelée dont il faudrait que je trouve le bout pour pouvoir entammer le démélage et,depuis quelque temps, le hp me trotte dans la tête comme un point de départ et c’est comme si sans répondre à cette question ( que le résultat soit positif ou négatif), je ne savais plus trop comment continuer à la démeler

En espérant avoir pu t'apporter quelques éléments de réflexion. Je te souhaite surtout, une belle découverte avec toi-même.
:f:
Merci pour toutes tes remarques en tout cas ;)

Rodrigan
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Enregistré le : sam. 12 janv. 2019 17:44
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Test : WAIS

Re: Hp ou hp + troubles?

Message par Rodrigan » sam. 19 janv. 2019 22:29

Salut !
Un TDA chez un HPI n’altère pas la mémoire à long terme mais juste à court terme ( et encore un HPI arrive à compenser ).On passe d’une mémoire à long terme de 130 à une autre à court terme de 100 par exemple ( donc dans la norme )...
Je le sais car c’est mon cas ( et j’ai un très bonne mémoire ) .
Le côté HP est une chance , je ne crois pas que ce soit un trouble ou génère des troubles ou qui rend malade ...

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