Asperger au féminin

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Callie
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Asperger au féminin

Message par Callie » dim. 20 déc. 2015 19:43

Bonjour
Je suis tombée sur ce site qui fait une longue liste des caractéristiques féminines du syndrome d'Asperger. En effet, la communauté scientifique s'interroge si le syndrome asperger plus diagnostiqué chez les hommes et plus exprimé chez les hommes ou s'il est simplement d'expression différente et sous-diagnostiqué chez les femmes.

Pour ma part, en lisant cela, je me demande si ces caractéristiques présentées ici relèvent réellement du syndrome d'asperger féminin ou simplement du haut potentiel non asperger (même si je sais que les deux forment probablement un continuum). C'est simple. Si cette liste est juste, je suis un stéréotype du syndrome asperger féminin sur certains points et pas du tout sur d'autres qui me semblent pourtant essentiels dans ce diagnostic (cf fuite et amitié où je ne me reconnais pas du tout).
Les caractéristiques de ce listing me semblent vagues et ambivalentes avec le surdouement ou quoique ce soit d'autre ( manie les chiffres, philosophe, grande penseuse, problèmes intestinaux (LOL), analyse l'existence et la signification de la vie sans arrêt etc...)
Qu'en pensez-vous ? Caractéristique du surdouement, du syndrome asperger ou un peu des deux ?
merci

http://deboutdanslesfleurs.blogspot.fr/p/blog-page.html
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FeverDream
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Re: Asperger au féminin

Message par FeverDream » dim. 20 déc. 2015 20:34

Samantha Craft possède un diplôme dans le domaine de l'éducation. Samantha Craft ne possède pas de doctorat en psychiatrie ou en psychologie. Elle a sa vie en titre de référence du fait qu'elle est une femme qui a le syndrome d'Asperger et qu'elle est mère d'un enfant qui a le syndrome d'Asperger.
Donc, rien d'officiel là dedans, et elle s'est basée sur sa propre vie. Sachant que chaque autiste est différent, ce serait difficile d'établir quelque chose à ce niveau là d'aussi précis que "philosophe continuellement". Je trouve aussi la liste assez vague, j'ai un doute quant à dire que ça puisse aider les professionnels dans un diagnostic. A côté de ça, pour certaines caractéristiques intéressantes, elle omet d'écrit pourquoi, et ça, dans un diagnostic d'Asperger, ça change tout.

Exemple:
4. Comprend difficilement la manipulation et le manque de loyauté
Oui, les Asperger ne sont pas doués dans la manipulation, et se feront facilement manipuler du fait de leur naïveté. Mais ça peut être le cas de beaucoup de monde. C'est le cas pour les Asperger parce qu'ils ont du mal à saisir les implicites sociaux, les expressions non verbales, et étant concrets, ils ont aussi du mal avec les mensonges, notamment.

Disons que c'est très simplifié, et très (trop?) concret. Maintenant, il est effectivement dit qu'il y a des ressemblances assez frappantes entre HQI et Asperger. Si un résultat peut être le même, la base, le point de départ, est différent.

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Yniel
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Re: Asperger au féminin

Message par Yniel » dim. 20 déc. 2015 20:45

Après discussions avec d'autres, il semblerait que le (T)HQI fasse penser à de l'aperger. Plus on est haut plus on se sent différent, pus on a tendance à s'isoler...
Perso tous les tests "en ligne" (donc peu fiables quand même) me donnent pour aspie à 95% de chances. Mais je sais que je ne le suis pas. C'est juste une partie de ma manière de me protéger des autres, et de vivre mon manque de confiance en moi. Comment oser aller vers les autres quand on ne s'aime pas soi même ?

Plus que de lister les points que l'on a en commun avec une liste sensée décrire ce que les aspies doivent avoir comme caractéristiques comportementales, il vaut mieux à mon sens faire la liste de ce que l'on n'a pas en commun.
Et savoir qu'on peut faire évoluer le reste.
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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » dim. 20 déc. 2015 21:07

Ca me rassure un peu. Je pense que dans le continuum aspie/HQI, je suis clairement "middle road" mais côté HQI quand même (2 psy me l'ont dit d'ailleurs). Donc j'ai des caractéristiques des deux. C'est certain. Je me bagarre souvent entre le besoin de diplomatie de mon interlocuteur et mon besoin de dire les choses avec honneteté.. Ca c'est un peu aspie quand même...
Pour autant, pour tout un tas de raison (sarcastique, ironie, second degré, implicite "lu" sans problème, faculté à comprendre les émotions des autres etc... etc..), je ne pense pas être réellement aspie.
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Re: Asperger au féminin

Message par FeverDream » dim. 20 déc. 2015 21:27

Callie a écrit : Pour autant, pour tout un tas de raison (sarcastique, ironie, second degré, implicite "lu" sans problème, faculté à comprendre les émotions des autres etc... etc..), je ne pense pas être réellement aspie.
A savoir que la base de la problématique "Asperger" est une altération significative dans le domaine social, communicationnel, avec des stéréotypies, sans quoi, pas de diagnostic Asperger, puisque ça reste de l'autisme. Mais, sans être autiste, les "traits autistiques" existent aussi.

Il y a certains symptômes très précis qui ne sont pas forcément aussi brut que sur le papier, dans la réalité. Les débats sur l'empathie des autistes (et par extension, comprendre les émotions des autres), par exemple, vont bon train. :rock:

En somme, il faut vraiment se reposer sur le socle du fonctionnement et voir son cheminement, plus que les détails qui l'entourent qui chemineraient vers un fonctionnement. Et je pense que c'est à peu près la même chose pour les HQI. Et de cette façon, dissocier les deux (ou les associer d'ailleurs!).

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Re: Asperger au féminin

Message par PointBlanc » dim. 20 déc. 2015 21:40

J'en pense que je viens d'apprendre que je suis une femme asperger.
Au moins à 70%.

En d'autres termes, je pense que l'exercice du listing de critères a carrément ses limites - que ce soit dans ce cas ou dans celui du haut potentiel.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?

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Re: Asperger au féminin

Message par kalimeris » dim. 20 déc. 2015 22:56

C'est vrai qu'il existe une pandémie effarante d'ignorance du syndrome d'Asperger chez les professionnels, en particulier chez les psychiatres, en particulier dans le domaine public (qui recrute via la formation classique, donc orientée psychanalyse, donc dénigrant l'autisme ou le considérant comme une psychose).

Cependant, je ne pense pas que cette liste puisse aider les psychiatres à diagnostiquer un syndrome d'Asperger, une liste comportant 154 caractéristiques et aucune explication. Peut-être des informations plus concises sur les TSA, accompagnées d'informations sur le CRA, ainsi que des recommandations de formations professionnelles (y en a t-il ? Les psychiatres du public vont-ils à des EPU comme les médecins généralistes ? Il faudrait créer des EPU pour la psychiatrie et les rendre obligatoires).

A présent, seules les équipes pluridisciplinaires aux CRA peuvent établir un diagnostic "autisme", et de nombreux Asperger passent à travers les mailles du filet avec de faux diagnostics* posés par les psychiatres freudiens qui, forts de leur morceau de papier jauni et de leurs livres imposants**, les maintiennent drogués et dépendants à vie, sans jamais mentionner l'autisme, le HPI, le CRA, etc... Absence d'intérêt, de curiosité, d'informations, excédent d'auto-suffisance, de facilité ???

* personnellement, j'ai déjà 3 diagnostics différents à ce jour ! Qui dit mieux ? Je ne sais pas si je devrais rire ou pleurer, mais il vaut mieux en rire. La neuropsychologue que j'ai vue, la première professionnelle que je rencontre et qui en connait un rayon (et pas de livres poussiéreux) sur le syndrome d'Asperger, me dit qu'il est courant pour un Asperger d'avoir reçu divers diagnostics psychiatriques.

** j'ai remarqué, surtout dans les interviews de psychiatres parlant d'autisme, une étrange corrélation entre le nombre de livres derrière l'interviewé-e et le nombre de bêtises proférées.

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Re: Asperger au féminin

Message par TourneLune » dim. 20 déc. 2015 23:01

?? C'est quoi une pandémie d'ignorance?

A la maison j'ai le livre aspergirl qui me semble plus intéressant que cette liste fourre tout.

Pour un diagnostic, rien ne vaut en effet un CRA si on veut vraiment creuser autour de cette hypothese. Sur le net on rencontre beeaauuucccooouuuopp de concernés, au moins autant si ce n'est plus que chez les psychiatres qui ont plein de livres dans leur cabinet (les ont ils seulement lus! Certains vaut peut être mieux pas d'ailleurs....)
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)

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Asperger au féminin

Message par kalimeris » dim. 20 déc. 2015 23:23

Face à une psychologue du public, à la mention du syndrome d'Asperger : "est-ce que vous tournez en rond pendant des heures ?" Aux psychiatres du public, j'avais l'impression de faire leur boulot, de leur rapporter les nouvelles informations que je glanais ici ou là. Les noms que je donnais (je le voyais sur leurs têtes) leurs étaient inconnus, de même que le contenu de leurs travaux. J'ai l'impression qu'ils ne savent pas ce qui se passe dans le domaine de la psychiatrie en dehors de la France (il faut pouvoir lire en anglais, est-ce la raison ?).

Les psychiatres ne reconnaissent pas l'hyperacousie. L'hyperacousie est considérée comme une hallucination auditive, donc un symptôme de schizophrénie. J'aimerais bien aller les revoir et leur montrer l'ordonnance de l'ORL et les résultats de mon test auditif. Aucun n'a pensé à m'en faire passer un ! C'est peut-être autant d'ignorance que d'auto-suffisance, et aussi un manque de curiosité. C'est peut-être l'effet Barnum que le psychiatre applique à ses patients.

En tout cas, ce sont des charlatans, des criminels, des dealers de drogues, qui profitent de la misère des autres en ayant le sentiment d'aider l'humanité. La psychiatrie aujourd'hui en France n'est pas si différente d'il y a 50 ans, sauf que l'enfermement des patients dits "anormaux" est chimique au lieu d'être physique.

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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » dim. 20 déc. 2015 23:49

FeverDream a écrit :
Callie a écrit : Pour autant, pour tout un tas de raison (sarcastique, ironie, second degré, implicite "lu" sans problème, faculté à comprendre les émotions des autres etc... etc..), je ne pense pas être réellement aspie.
A savoir que la base de la problématique "Asperger" est une altération significative dans le domaine social, communicationnel, avec des stéréotypies, sans quoi, pas de diagnostic Asperger, puisque ça reste de l'autisme. Mais, sans être autiste, les "traits autistiques" existent aussi.

Il y a certains symptômes très précis qui ne sont pas forcément aussi brut que sur le papier, dans la réalité. Les débats sur l'empathie des autistes (et par extension, comprendre les émotions des autres), par exemple, vont bon train. :rock:

En somme, il faut vraiment se reposer sur le socle du fonctionnement et voir son cheminement, plus que les détails qui l'entourent qui chemineraient vers un fonctionnement. Et je pense que c'est à peu près la même chose pour les HQI. Et de cette façon, dissocier les deux (ou les associer d'ailleurs!).
La difficulté dans la lecture de l'ironie, du sarcasme et des émotions fait partie des signes ;) Trust me.

http://www.smith.edu/events/docs/collab ... SY-158.pdf
TourneLune a écrit :?? C'est quoi une pandémie d'ignorance?

A la maison j'ai le livre aspergirl qui me semble plus intéressant que cette liste fourre tout.

Pour un diagnostic, rien ne vaut en effet un CRA si on veut vraiment creuser autour de cette hypothese. Sur le net on rencontre beeaauuucccooouuuopp de concernés, au moins autant si ce n'est plus que chez les psychiatres qui ont plein de livres dans leur cabinet (les ont ils seulement lus! Certains vaut peut être mieux pas d'ailleurs....)
Meme les CRA ne sont pas toujours au point. Dans mon secteur en tout cas. Phagocyté par les amoureux du complexe d'oedipe :worried:
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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » dim. 20 déc. 2015 23:50

TourneLune a écrit :?? C'est quoi une pandémie d'ignorance?

A la maison j'ai le livre aspergirl qui me semble plus intéressant que cette liste fourre tout.

Pour un diagnostic, rien ne vaut en effet un CRA si on veut vraiment creuser autour de cette hypothese. Sur le net on rencontre beeaauuucccooouuuopp de concernés, au moins autant si ce n'est plus que chez les psychiatres qui ont plein de livres dans leur cabinet (les ont ils seulement lus! Certains vaut peut être mieux pas d'ailleurs....)
Meme les CRA ne sont pas toujours au point. Dans mon secteur en tout cas. Phagocyté par les amoureux du complexe d'oedipe :worried:
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Re: Asperger au féminin

Message par Za » lun. 21 déc. 2015 06:17

Callie a écrit :C'est simple. Si cette liste est juste, je suis un stéréotype du syndrome asperger féminin sur certains points et pas du tout sur d'autres qui me semblent pourtant essentiels dans ce diagnostic (cf fuite et amitié où je ne me reconnais pas du tout).
Les caractéristiques de ce listing me semblent vagues et ambivalentes avec le surdouement ou quoique ce soit d'autre ( manie les chiffres, philosophe, grande penseuse, problèmes intestinaux (LOL), analyse l'existence et la signification de la vie sans arrêt etc...)
Je suis exactement dans le même cas que toi et pourtant, je sais pertinemment que je ne souffre pas de ce syndrome, puisque tout comme toi je sais que la définition médicale de l'Asperger et plus généralement de l'autisme ne s'applique pas du tout à moi.

C'est le problème de toute liste de symptômes : effet Barnum garanti par la profusion des items. Par exemple, si on lit une liste décrivant les comportements des pervers narcissiques, on va forcément en trouver plusieurs dans notre entourage (en général, à peu près toutes les personnes avec qui ça passe "mal" ^^). On oublie juste le plus important, la définition : un pervers est quelqu'un qui prend plaisir à faire du mal à autrui. Et là, d'un coup, y a plus grand monde !
Je ne reviendrai pas sur les listes de caractéristiques du HPI... ;)

Pour les TSA, c'est pareil, le critère sine qua non est, en gros "trouble des interactions sociales et de la communication (notamment de la pragmatique, petite touche maison), assorti de comportements répétitifs et/ou d'intérêts restreints". S'il n'y a pas ça, on est pas autiste.

Pourtant, j'ai moi aussi cette sensation de continuum, et je sais que je partage des points communs avec certains tableaux d'Asperger. Mais c'est ainsi : il ne suffit pas de sortir fréquemment des discussions pour regarder dans le vague en dodelinant de la tête pour être diagnostiquée !

Pour le coup des CRA, j'avoue que ça me terrifie un peu ce que tu dis par rapport à l'infiltration psychanalytique... :(
Heureusement c'est pas le cas dans ma région.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
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Re: Asperger au féminin

Message par sandrinef » lun. 21 déc. 2015 10:40

Hors-sujet
kiplingi a écrit : En tout cas, ce sont des charlatans, des criminels, des dealers de drogues, qui profitent de la misère des autres en ayant le sentiment d'aider l'humanité. La psychiatrie aujourd'hui en France n'est pas si différente d'il y a 50 ans, sauf que l'enfermement des patients dits "anormaux" est chimique au lieu d'être physique.
Euh... Attention quand même à ce que tu écris... Nous ne somme pas là pour dénigrer ni fustiger quelque corps de métier que ce soit... Et tu as certes raison d'émettre une critique sur la psychiatrie en France,( soumise, n'est-ce pas, à certaines volonté ou absence de volonté politique d'ailleurs...).
Mais la psychiatrie, ce n'est pas les psychiatres. Il en est d'incompétents comme de très bien. Et cela m'ennuie que tu mettes tout le monde dans le même asile panier. :P
Effectivement la psychiatrie n'est pas si différente qu'il y a 50 ans si tu considères la découverte du premier neuroleptique (Largactil). Et l'enfermement (je dirais la contention, moi) est chimique ( on parle de camisole chimique), mais il peut aussi être physique, les deux n'étant pas en opposition mais pouvant être complémentaires.
Euh... Sinon les psychiatres qui se réclameraient tous de Freud et de la psychanalyse, tu as trouvé ça où? :lol: Ou bien c'est une supposition de ta part?
Je veux juste mettre l'accent sur le fait que la psychiatrie est imparfaite et lacunaire aujourd'hui en France, mais que tout n'est pas à jeter. Et les traitements permettent à nombre de personnes de vivre malgré leur pathologie, et de vivre dignement, de retrouver une vie sociale.
Donc, comme dans tout, ce n'est ni totalement noir, ni totalement blanc.
"Le Monde ne te doit rien. Il était là avant toi" M.Twain

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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » lun. 21 déc. 2015 11:37

*Za* a écrit :
Callie a écrit :C'est simple. Si cette liste est juste, je suis un stéréotype du syndrome asperger féminin sur certains points et pas du tout sur d'autres qui me semblent pourtant essentiels dans ce diagnostic (cf fuite et amitié où je ne me reconnais pas du tout).
Les caractéristiques de ce listing me semblent vagues et ambivalentes avec le surdouement ou quoique ce soit d'autre ( manie les chiffres, philosophe, grande penseuse, problèmes intestinaux (LOL), analyse l'existence et la signification de la vie sans arrêt etc...)
Je suis exactement dans le même cas que toi et pourtant, je sais pertinemment que je ne souffre pas de ce syndrome, puisque tout comme toi je sais que la définition médicale de l'Asperger et plus généralement de l'autisme ne s'applique pas du tout à moi.

C'est le problème de toute liste de symptômes : effet Barnum garanti par la profusion des items. Par exemple, si on lit une liste décrivant les comportements des pervers narcissiques, on va forcément en trouver plusieurs dans notre entourage (en général, à peu près toutes les personnes avec qui ça passe "mal" ^^). On oublie juste le plus important, la définition : un pervers est quelqu'un qui prend plaisir à faire du mal à autrui. Et là, d'un coup, y a plus grand monde !
Je ne reviendrai pas sur les listes de caractéristiques du HPI... ;)

Pour les TSA, c'est pareil, le critère sine qua non est, en gros "trouble des interactions sociales et de la communication (notamment de la pragmatique, petite touche maison), assorti de comportements répétitifs et/ou d'intérêts restreints". S'il n'y a pas ça, on est pas autiste.

Pourtant, j'ai moi aussi cette sensation de continuum, et je sais que je partage des points communs avec certains tableaux d'Asperger. Mais c'est ainsi : il ne suffit pas de sortir fréquemment des discussions pour regarder dans le vague en dodelinant de la tête pour être diagnostiquée !

Pour le coup des CRA, j'avoue que ça me terrifie un peu ce que tu dis par rapport à l'infiltration psychanalytique... :(
Heureusement c'est pas le cas dans ma région.
Je vois en effet beaucoup de patients asperger pour un suivi sur la communication (pragmatique etc...). Et parfois j'ai l'impression avec eux d'être bilingue asperger. Je peux comprendre leur monde de l'intérieur. Je peux comprendre le monde non asperger de l'intérieur. Je peux faire le pont. Les deux sont relativement logiques pour moi, avec leur logique propre.
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Re: Asperger au féminin

Message par FeverDream » lun. 21 déc. 2015 18:58

Callie a écrit :La difficulté dans la lecture de l'ironie, du sarcasme et des émotions fait partie des signes ;) Trust me.
Certes.
Ce que je veux dire, c'est que s'attarder sur des symptômes, plus que sur le fonctionnement global d'une personne, porte à confusion les professionnels. Quand un psychiatre établit un diagnostic, il ne diagnostique pas un trouble, mais bien une personne. Il faut faire attention aux détails, aux symptômes trop précis.

Un exemple très concret: Une personne Asperger, qui aura compensé, en apprenant notamment différentes expressions françaises, parviendra très bien à comprendre "J'ai un chat dans la gorge". Seulement, la première chose à laquelle elle aura accès sera le premier degré. Hors, ce qui éjecte, au départ, le diagnostic de nombreuses personnes Asperger, c'est justement cette vision trop étriquée de ce qu'est l'autisme: "Tu sais parler, donc, tu n'es pas autiste". "Tu comprends les émotions, donc, tu n'es pas autiste".

En ce qu'il s'agit de l'empathie, le postulat est faux. Parce que, oui, les personnes Asperger sont capables d'empathie, et peuvent même reconnaître les émotions, lorsqu'elles leurs sont facilement accessibles. Si une personne Asperger se dit qu'une personne est triste parce qu'elle pleure, ça ne fait pas d'elle un faux diagnostic. Simplement qu'elle aura appris que quelqu'un pleure, cela est synonyme de tristesse. La difficulté qui réside, ici, est : le contexte (on ne pleure pas seulement quand on est triste), la façon non naturelle et instinctive de lui faire reconnaître et comprendre cette émotion.

A l'inverse, des symptômes présents ne sont pas synonyme d'autisme. Si on prend la théorie de l'esprit, et même les stéréotypies, elles peuvent tout aussi bien être déficiente, ou présente, chez une personne Asperger, qu'une personne TDAH. Si on ne prend pas en compte le fonctionnement de la personne qui fait arriver à ce résultat (déficit de la théorie de l'esprit), le diagnostic sera bancale et précaire. Cela mène aux diagnostics différentiels.

Diagnostiquer une personne autiste va plus loin qu'une simple liste de symptômes. C'est toute un vécu, une personnalité, des troubles peut-être associés, à prendre en compte. Ce qui a poussé à faire évoluer les diagnostics Asperger, c'est justement cette élargissement de vision de ce qu'est l'autisme.

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Re: Asperger au féminin

Message par TourneLune » lun. 21 déc. 2015 19:04

Je trouve que cette liste est effrayante et un gros fourre tout , plus susceptible d'amener des faux auto-diagnostics ou des gens qui arrivent chez le psy en sachant ce qu'ils veulent que de vrais pistes que les pros doivent bien connaitre.

Alors c'est sûr que tous les pros ne sont surement pas pointus dans le domaine mais, bon , cette liste, elle est.... :1cache:
Je la remets là pour ceux qui ont eu la flemme de cliquer
► Afficher le texte
Sinon, Kiplingli, pour moi une épidémie, c'est un truc qui se répand, une pandémie, ça se répand beaucoup et rapidement, alors l'ignorance qui se répand, je comprenais pas trop...
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)

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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » lun. 21 déc. 2015 20:16

FeverDream a écrit :
Callie a écrit :La difficulté dans la lecture de l'ironie, du sarcasme et des émotions fait partie des signes ;) Trust me.
Certes.
Ce que je veux dire, c'est que s'attarder sur des symptômes, plus que sur le fonctionnement global d'une personne, porte à confusion les professionnels. Quand un psychiatre établit un diagnostic, il ne diagnostique pas un trouble, mais bien une personne. Il faut faire attention aux détails, aux symptômes trop précis.

Un exemple très concret: Une personne Asperger, qui aura compensé, en apprenant notamment différentes expressions françaises, parviendra très bien à comprendre "J'ai un chat dans la gorge". Seulement, la première chose à laquelle elle aura accès sera le premier degré. Hors, ce qui éjecte, au départ, le diagnostic de nombreuses personnes Asperger, c'est justement cette vision trop étriquée de ce qu'est l'autisme: "Tu sais parler, donc, tu n'es pas autiste". "Tu comprends les émotions, donc, tu n'es pas autiste".

En ce qu'il s'agit de l'empathie, le postulat est faux. Parce que, oui, les personnes Asperger sont capables d'empathie, et peuvent même reconnaître les émotions, lorsqu'elles leurs sont facilement accessibles. Si une personne Asperger se dit qu'une personne est triste parce qu'elle pleure, ça ne fait pas d'elle un faux diagnostic. Simplement qu'elle aura appris que quelqu'un pleure, cela est synonyme de tristesse. La difficulté qui réside, ici, est : le contexte (on ne pleure pas seulement quand on est triste), la façon non naturelle et instinctive de lui faire reconnaître et comprendre cette émotion.

A l'inverse, des symptômes présents ne sont pas synonyme d'autisme. Si on prend la théorie de l'esprit, et même les stéréotypies, elles peuvent tout aussi bien être déficiente, ou présente, chez une personne Asperger, qu'une personne TDAH. Si on ne prend pas en compte le fonctionnement de la personne qui fait arriver à ce résultat (déficit de la théorie de l'esprit), le diagnostic sera bancale et précaire. Cela mène aux diagnostics différentiels.

Diagnostiquer une personne autiste va plus loin qu'une simple liste de symptômes. C'est toute un vécu, une personnalité, des troubles peut-être associés, à prendre en compte. Ce qui a poussé à faire évoluer les diagnostics Asperger, c'est justement cette élargissement de vision de ce qu'est l'autisme.
Ca fait quand même partie du fonctionnement global vu que le DSM 5 définit l'autisme comme un trouble de la communication et des interactions sociales. Les particularités de communication verbale, non verbale et para verbale font partie intégrante du fonctionnement global !
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Re: Asperger au féminin

Message par kalimeris » lun. 21 déc. 2015 20:38

Ce hors-sujet est un vaste sujet en soi...
Hors-sujet
sandrinef a écrit :
kiplingi a écrit : En tout cas, ce sont des charlatans, des criminels, des dealers de drogues, qui profitent de la misère des autres en ayant le sentiment d'aider l'humanité. La psychiatrie aujourd'hui en France n'est pas si différente d'il y a 50 ans, sauf que l'enfermement des patients dits "anormaux" est chimique au lieu d'être physique.
Euh... Attention quand même à ce que tu écris... Nous ne somme pas là pour dénigrer ni fustiger quelque corps de métier que ce soit... Et tu as certes raison d'émettre une critique sur la psychiatrie en France,( soumise, n'est-ce pas, à certaines volonté ou absence de volonté politique d'ailleurs...).
Mais la psychiatrie, ce n'est pas les psychiatres. Il en est d'incompétents comme de très bien. Et cela m'ennuie que tu mettes tout le monde dans le même asile panier. :P
Ils/elles ne sont peut-être pas tous incompétents, mais quelle est la compétence de la psychiatrie au juste ? La psychiatrie est une spécialité de la médecine. Or, un médecin se base sur des tests et examens objectifs afin d'établir son diagnostic, qui est donc vérifiable par n'importe quel autre médecin, au contraire des psychiatres : il n'y a pas d'examens, de tests en psychiatrie, rien de vérifiable objectivement par d'autres médecins. Leurs "diagnostics" s'apparentent donc à des opinions personnelles, ce qui est prouvé par les multiples témoignages d'erreurs de "diagnostics", voire même d'une ribambelle de faux diagnostics (et mon exemple est loin d'être un cas isolé). Peut-on parler de compétences lorsqu'il est question d'opinions personnelles ?

En outre, ils/elles délivrent des médicaments dangereux et addictifs, et ils/elles ne s'en privent pas, des médicaments dangereux et addictifs délivrés sur des impressions personnelles qu'ils/elles nomment "diagnostics". La France est championne en prescription de médicaments psychotropes en Europe.

J'ai, en effet, du mal à distinguer la personne de la profession : peut-être les psychiatres sont-ils autant dupés que leurs patients et le reste de la population, mais ils/elles sont tout de même responsables de leur pratique, et du moins en partie, de leur auto-suffisance et de leur ignorance.

C'est la pratique de la psychiatrie que je remets en cause, en tant que pseudo-médecine arbitraire, toute puissante, et dangereuse, ainsi que sa place dans le système médical, sa collaboration avec l'industrie pharmaceutique, le favoritisme dont bénéficient les psychiatres, donc les médicaments, au détriment des thérapies. Pour toutes ces raisons, je considère la psychiatrie comme étant une pratique dangereuse et criminelle. Ce n'est pas parce que c'est légal et remboursé par la sécu que ce n'est pas moins criminel.

Le pire est que, peu importe le nombre de victimes, celui-ci est et restera sans doute toujours ignoré et décrédibilisé à cause de l'emprise de la psychiatrie dans l'opinion publique, la perte de personnes étiquetées "folles" étant d'ores et déjà consentie. Il n'y a jamais eu autant de "fous" et de "malades mentaux" qu'à notre époque. Il est également curieux que si peu de personnes "guérissent" de ces pseudo-maladies, et cependant, ces "médecins" persistent à vanter les vertus de leurs médicaments !
sandrinef a écrit : Effectivement la psychiatrie n'est pas si différente qu'il y a 50 ans si tu considères la découverte du premier neuroleptique (Largactil). Et l'enfermement (je dirais la contention, moi) est chimique ( on parle de camisole chimique), mais il peut aussi être physique, les deux n'étant pas en opposition mais pouvant être complémentaires.
L'enfermement aide t-il quiconque ? J'en doute. C'est une pratique barbare, déshumanisante. Au lieu d'aider les gens et de les écouter on les enferme et on les prive de leurs capacités cognitives. C'est criminel. Cette pratique barbare est légitimée par la peur de la population envers "le Fou" qui assassinerait des innocents dans la rue, une peur entretenue par les médias alors que de tels faits sont rarissimes. Le nombre de crimes violents et meurtres est en diminution en France, la majorité des crimes violents et meurtres ne sont pas causés par des fous, et l'immense majorité des patients psychiatriques ne sont pas violents, y compris chez les schizophrènes.

Mais évidemment lorsqu'un système absurde et néfaste est mis en place, conservé, revendiqué, protégé, et ardemment défendu, c'est qu'il y a de l'argent, beaucoup d'argent, qui profite à de grands groupes puissants, en l'occurrence l'industrie pharmaceutique. Il ne faut pas chercher bien plus loin pour comprendre pourquoi ce sont les psychiatres qui sont remboursés par la sécu, ceux ayant le droit (et usant et abusant de ce bon droit) de délivrer des ordonnances de médicaments psychotropes qui sont bien plus chers que de l'aspirine et addictifs (c'est pratique pour fidéliser les patients/drogués)), et non les psychologues et psychothérapeutes, qui sont les seules professions à véritablement aider les gens.
Souces : médicaments psychotropes dangereux et addictifs -> le Vidal
et l'INSERM
Le Monde : Comment la psychiatrie et l'industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions

sandrinef a écrit : Euh... Sinon les psychiatres qui se réclameraient tous de Freud et de la psychanalyse, tu as trouvé ça où? :lol: Ou bien c'est une supposition de ta part?
En ce qui concerne l'influence de la psychanalyse dans la psychiatrie, j'ai, en effet, d'abord mon expérience, une expérience de plusieurs années pendant lesquelles j'ai pu constater le rejet systématique de la part des professionnels du secteur public à la mention des mots "thérapies cognitivo-comportementales". Et puis, lorsque j'ai commencé à chercher la réponse au pourquoi, j'ai trouvé quelques blogs, comme celui-ci, je reconnais que c'est un blog orienté, mais ces propos ont été les premiers à confirmer mon expérience :
Il est un fait que sur les 14000 psychiatres français, environ 9500 se basent sur la psychanalyse.

Pour prouver ces dires, on peut passer par le site de l'AFTCC (Association Française des Thérapies Cognivo-Comportementales), où, en cherchant les psychiatres membres, et comparant leur nombre au nombre de psychiatres au total (on peut le faire par ville), on se rend compte qu'ils/elles sont extrêmement peu nombreux.
Exemple : pour la ville de Bordeaux -> 8 psychiatres membres de l'AFTCC contre 200 psychiatres listés sur les pages jaunes. Ces chiffres sont à relativiser (il y a peut-être des doublons), mais cela donne tout de même une idée de la rareté de l'approche comportementaliste, la grande concurrente à l'approche psychanalytique, dans la psychiatrie.

Il y a aussi cet article du Monde qui date de 2010 :
Pour ma part, je pense que la psychanalyse, même fragilisée, dispose d'importantes ressources pour résister. D'abord parce qu'elle reste bien implantée dans les institutions psychiatriques. Il y a cinq ans, en étudiant un annuaire recensant environ 5 000 psychiatres, je m'étais ainsi aperçu qu'ils étaient 85 % à pratiquer la psychanalyse en cabinet privé. Cela prouve que celle-ci est encore considérée comme un véritable outil de soin, même s'il est vrai qu'elle est de plus en plus pratiquée en association avec d'autres traitements, médicamenteux notamment.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2 ... VidMbRT.99


D'autres articles du Monde : La psychiatrie m'a détruite
En psychiatrie, un usage abusif de l'isolement

Il y a aussi une injustice sociale qui s'ajoute à tout ceci : l'unique possibilité de s'en sortir étant d'aller dans le privé, cette possibilité n'existe donc pas pour les personnes pauvres, sans ressources personnelles ou sans aide de leur famille, ce qui est le cas pour la plupart des patients en psychiatrie. La psychiatrie est donc véritablement une machine à broyer des personnes déjà fragilisées par la vie et leur milieu social.

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Re: Asperger au féminin

Message par FeverDream » lun. 21 déc. 2015 21:21

Callie a écrit :Ca fait quand même partie du fonctionnement global vu que le DSM 5 définit l'autisme comme un trouble de la communication et des interactions sociales. Les particularités de communication verbale, non verbale et para verbale font partie intégrante du fonctionnement global !
Je dois mal me faire comprendre... Je ne nies pas l'existence des symptômes. Évidemment qu'ils sont le reflet de quelque chose. Mais s'ils ont font partie, ils ne sont pas le fonctionnement global. Ils sont, comme tu le dis, des signes, qui permettent de mettre un doigt sur le fonctionnement. Ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas se focaliser sur les symptômes : "difficulté avec l'ironie" par exemple. C'est le reflet d'un fonctionnement, ce n'est pas le fonctionnement. Ce n'est pas aussi évident sur papier, que dans la réalité. Une personne n'est pas qu'une liste de symptômes à laquelle elle correspondra ligne pour ligne de la même façon que son voisin. On ne peut pas dire "Tu comprends les expressions françaises, donc, tu n'es pas Asperger". Ça va juste plus loin que ça. Si c'était aussi simple, ce handicap ne serait pas si "invisible", et complexe à diagnostiquer que cela. Il est "invisible" et difficile à diagnostiquer, parce que les personnes Asperger s'adaptent, compensent mieux que les autistes de Kanner. Les diagnostics peuvent prendre des années. Il y a aussi les errances de diagnostics. Les diagnostics ressemblant de près ou de loin à Asperger ne manquent pas. Et ne parlons même pas des diagnostics d'Asperger au féminin...

Suis-je plus claire?

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Re: Asperger au féminin

Message par TourneLune » lun. 21 déc. 2015 21:24

Moi je te trouve très claire et Callie, je trouve que tu barnumises à fond là.....
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)

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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » mar. 22 déc. 2015 09:05

Fever dream jai jamais dit que c'était les seuls critères diagnostics et que cetait comme ça uniquement, par petites touches, qu'on diagnostiquait un syndrome aspie. Je donnais juste des exemples histoire de simplifier mon propos. Ne soyons pas caricatural.
Il n'empêche que le DSM 5 est très clair au sujet de l'autisme et que c,est un trouble de la communication et des interactions sociales associé à des troubles du comportement et des troubles sensoriels (et non l'inverse). Le DSM a totalement revu le diagnostic dans ce sens suite aux dernières recherches sur l'autisme. Et que le fonctionnement global de la communication verbale non verbale et para verbale, qui n'est pas le meme suivant les âges (Dieu merci, bien sûr qu'on compense et apprend avec l'âge) est significatif de l'autisme. Mais c'est encore un domaine dans lequel on est relativement en retard en France étant donné qu'on considèré l'autisme encore comme un trouble psychiatrique uniquement et sur le versant comportemental uniquement dans le meilleur des cas . J'ose espérer que depuis la récente traduction du DSM 5, les choses évoluent à ce niveau.
Si tu veux un petit lien sur le sujet , je te le mets (en anglais)
Tiens Fever dream. Je ne sais pas si on peut plus clair que ce lien universitaire de guidelines dans le diagnostic de l'autisme https://depts.washington.edu/dbpeds/Scr ... eb2013.pdf
:emo:

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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » mar. 22 déc. 2015 09:13

Tiens Fever dream. Je ne sais pas si on peut plus clair que ce lien universitaire de guidelines dans le diagnostic de l'autisme https://depts.washington.edu/dbpeds/Scr ... eb2013.pdf
:emo:

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Re: Asperger au féminin

Message par FeverDream » mar. 22 déc. 2015 10:37

TourneLune a écrit :Moi je te trouve très claire et Callie, je trouve que tu barnumises à fond là.....
Ouf!

En tout cas Callie, pour en terminer: Je n'ai pas dis que tu parlais d'un seul symptôme, de façon isolé, et je ne te mettais pas, toi, en porte à faux. Je parlais de la focalisation sur les symptômes trop précis, vis à vis des professionnels, pour qu'une personne colle mot pour mot à la liste.

Désolée, j'ai du mal avec l'anglais. Je prendrais le temps de le lire. Mais, je sais bien ce qu'est l'autisme et son diagnostic, en particulier Asperger.

Je voulais juste rebondir sur : les troubles sensoriels n'est pas un critère de diagnostic dans Asperger. C'est un signe très parlant. Comme les troubles de la motricité fine par exemple. Et je ne sais pas où tu as lu pour les troubles du comportement, parce que, ce n'est pas le cas non plus. Les critères sont clairs : communication, relationnel, stéréotypies et ou/intérêts restreints.

En France, l'autisme n'est plus considéré comme un trouble psychiatrique, mais comme un trouble envahissant du développement (TED). C'est surtout que la psychanalyse est très fortement implantée sur notre territoire (ne pas aller dans un CMP en somme), mais surtout, parce qu'Asperger est moins bien connu que l'autisme typique (les amalgames étant rapidement fait entre les deux), et que les professionnels ne sont pas assez formés là dessus (même dans les CRA). Il y a encore des professionnels qui pensent que ça n'existe pas et que c'est un effet de mode... Ou que les Asperger ne savent pas parler, ni ressentir de l'empathie. Ou ce genre de choses à la con. Heureusement, de l'autre côté, il y a les spécialistes ! :rock:

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Re: Asperger au féminin

Message par Callie » mar. 22 déc. 2015 11:14

Hé non. L'appelation Ted est en retard sur le DSM 5 et ne tient pas compte des dernieres données de la recherche dans ce domaine.
J'arrête cette lancée dans la discussion ici. On tourne un peu en rond et au final on dit des choses très similaires en prétendant être opposées dans nos idees. Je ne pense pas que ce soit très constructif. On peut peut être reprendre une discussion plus constructive plutôt que de disputer inutilement ? Le ton est un peu dommageable. Aussi je propose de reprendre le fil sur de meilleures bases.

Édit : je viens de voir dans ta présentation que tu avais un diagnostic asperger. Du coup je ne savais pas que cette discussion pouvait remuer des choses aussi personnelles ;) desolee. Si j'avais su, j'aurais été plus claire et plus prudente dans mes propos. Je comprends mieux le ton. Tu veux qu'on en parle de façon plus calme et que je prenne le temps de mieux m'expliquer ou tu veux clore le sujet ? (Sachant que je m'exprime un peu à l'arrache et que du coup, je n'explique peut être pas assez de mon côté)
:emo:

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Re: Asperger au féminin

Message par FeverDream » mar. 22 déc. 2015 11:35

Pré-diagnostic en fait. :)

Je ne l'ai pas pris comme une dispute entre nous, ni l'ai mal pris, et ne suis pas agressive non plus, désolée si c'est ce ton qui est ressorti. J'essayais juste d'être plus claire dans mes propos pour être comprise. Pas de défauts de compréhension sur ce que tu as dit non plus, tu as été très claire. Je pense que tu pars de la globalité et de la synthèse, et que je pars sur les détails et les nuances.

Si tu as des informations quant à la requalification de l'autisme dans les troubles psychiatriques en France, pourrais tu envoyer un lien vers la source s'il te plait? Ça m'intéresse, je n'ai accès qu'au DSM IV de 2013 il me semble.

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